Cinq mois s' étaient écoulés depuis le départ des Stark et Oberyn n' avait pas vu le temps passé. Il avait perdu toute notion du temps depuis que Rozenn était entrée dans sa vie. Elle avait tout bouleversé. Sa vie, ses habitudes, lui-même. Et bouleversait la vie des gens autour d' elle et elle avait bouleversée Dorne. Elle avait attirée un dragon, elle avait empêché le royaume de finir en cendres en allant chercher Cédric et elle l' avait convaincu d' accepter Tyrion parmi ses conseillers, ce qui est la meilleure décision qu' il a pris depuis des mois.
Le nain était très utile. Il avait une intelligence hors du commun et était un excellent négociateur. Il devait avouer qu' il appréciait sincèrement Tyrion. Lors de sa visite à Port-Réal, il l' avait vu se faire traîner dans la boue lors de son procès. Quand Oberyn avait été lui rendre visite dans sa cellule, il s' attendait à voir un homme amer et assoiffé de vengeance mais il n' avait rien vu d' autre qu' un homme cruellement blessé et brisé. Et pourtant, il a réussi à se relever. Il avait réussi à rejoindre Daenerys et maintenant le voila conseiller de Dorne. Il fallait reconnaître que le lutin avait une volonté qui surpassait celle des plus grands de ce monde.
Oberyn se dirigea vers les terrains d' entraînements. Ils y étaient presque tous. Ses filles, Cédric, Selwyn, Lorkas et Rozenn. Elle était assise et tenait Doran contre elle. Elle sortait de plus en plus avec leur fils. Au-début les sorties se limitaient aux jardins mais maintenant, elle l' emmenait un peu partout. Il voyait Lorkas se pencher et sourire au bébé. Depuis qu' ils avaient appris la grossesse de Nyméria, Lorkas passait plus de temps près de Doran.
Oberyn sourit à cette pensée. Obara devrait avoir son deuxième enfant dans moins de deux mois et Nyméria en avait encore pour cinq mois. Elle leur avait annoncé sa grossesse il y' a deux mois. Quelques jours plus tard, Lorkas l' a demandée en mariage et elle a acceptée. Mais elle avait insisté pour se marier après la naissance de leur enfant. Sarella l' avait gentiment accusée de ne pas vouloir être grosse dans se robe de mariée. Rozenn avait demandé à son couturier de créer la robe que Nyméria désirait.
Oberyn s' assit à côté de Rozenn et lui passa une main dans le dos.
_ Commet vont mes deux amours ? Demanda-t-il.
Elle lui sourit tendrement.
_ On va très bien, merci. Et toi ?
_ Très bien.
Rozenn lui tendit Doran et il le prit doucement. Il était encore un bébé mais les traits de son visage s' affirmaient petit à petit. Et il n' y avait aucun doute sur sa ressemblance avec sa mère. Oberyn lui tendit son petit doigt. Doran l' agrippait en souriant. Il pouvait rester des heures à regarder son fils sourire. Un sourire éblouissant et désarmant. Le sourire de Rozenn, bien qu' elle lui disait que c' était de lui qu' il le tenait.
_ Prince Oberyn !
Un homme courut en leur direction. Lorsqu'il s' aperçut de la présence de Rozenn il l' a salua aussi.
_ Lord Tyrion m' envoie vous chercher, il dit que vous devez immédiatement le rejoindre dans la salle de conseils.
Oberyn regarda Rozenn et ils se levèrent l' air inquiet.
_ Il faut que je ramène Doran à la nursery d' abord. Dit Rozenn.
_ Je peux le faire si tu veux. Intervint Lorkas.
Rozenn se tourna vers lui et sourit.
_ Merci beaucoup Lorkas.
Oberyn avait l' habitude de les voir si proches. Ils s' étaient rapidement liés d' amitié et même si au début, cela le dérangeait de voir Lorkas si familier avec elle, il avait finit par s' y faire. C' était dans sa façon de s' exprimer, le garçon ne connaissait pas vraiment les coutumes de politesse. Un peu comme Rozenn, à son arrivée ici.
Ils se dirigèrent vers le château et tandis que Lorkas montait à la nursery, Oberyn et Rozenn partirent rejoindre Tyrion. Il n' était pas seul. Avec lui se trouvait le mestre et un autre des conseillers. Ils avaient tous une mine grave et sombre.
_ Que se passe-t-il ? Demanda Rozenn inquiète.
Aucun d' entre eux ne prononça un mot pendant quelques secondes. Tyrion finit par lever la tête vers eux.
_ Stannis est mort.
Oberyn sentit sa respiration se bloquer et Rozenn s' accrocher à son bras.
_ Il a été retrouvé égorgé dans le donjon rouge et le tueur n' a pas été attrapé. Termina Tyrion.
Rozenn s' assit mais ne lâcha pas Oberyn qui s' assit à son tour.
_ Obara et Cassana ? Demanda-t-il ?
_ Leur sécurité a été augmentée. Répondit mestre Caleotte.
Oberyn pensait évidemment à leur sécurité mais il se demandait dans quel état devait se trouver Obara. Elle avait une petite fille et était enceinte de son futur enfant. Et maintenant elle avait perdu son mari.
_ C' est arrivé quand ? Demanda Rozenn.
_ La lettre a été envoyée il y' a trois semaines, le jour de la mort de Stannis. Répondit Tyrion.
Trois semaines. Trois semaines qu' Obara se retrouvait seule à Port-Réal. Il y' avait sûrement des gens qui étaient là pour elle mis personne qu' elle ne connaissait vraiment.
_ Que va-t-il se passer maintenant ? Obara va devoir revenir ici ? Demanda Rozenn.
Oberyn savait qu' il devait se poser les mêmes questions que Rozenn mais il était comme anesthésié. La seule chose qui le rassurait sur la présence d' Obara à Port-Réal était Stannis. Il n' était peut-être pas le meilleur ami du roi mais il savait qu' il aimait Obara et qu' il ne laisserait rien lui arriver.
_ Obara est peut-être enceinte du futur roi. Si elle accouche d' un garçon, elle sera reine régente jusqu'à ce que le garçon soit en âge de gouverner. Dit Tyrion.
_ Et si c' est une fille ?
_ Les frères de Stannis sont morts et ils n' ont pas d' enfants. Ce sera donc à la fille aînée de Stannis de gouverner le royaume. Et dans ce cas-là aussi, Obara sera reine régente.
_ De part son mariage avec Stannis, Obara est considérée comme la mère de Shreen. Dit Rozenn.
Oberyn entendit Tyrion confirmer. Il n' avait même pas pensé à Shireen mais effectivement ce n' est pas Cassana la fille aînée de Stannis.
_ Je pense que vous devriez aller à Port-Réal. Dit le mestre.
_ Oui. Nous devons allez la voir. Dit Rozenn.
_ Je veux dire pour l' aider à gouverner princesse. Obara va se retrouver seule face aux conseillers de Stannis. Qui sait si ils seront aussi loyaux envers elle. Et les gens malveillants envers elle ou ceux qui convoitent le trône risque de saisir cette opportunité.
Oberyn sortit immédiatement de sa torpeur. Il sentit à nouveau son coeur battre normalement et son visage reprendre des couleurs.
_ Vous voulez que nous quittions Dorne ?
_ L' un de vous au-moins.
Oberyn était sur le point de répondre mais Tyrion prit la parole.
_ Mestre Caleotte a raison. Vous avez une place au conseil. Et si les gens voient qu' Obara ne manque pas d' alliés importants, ils l' accepteront.
_ Elle est déjà acceptée. Objecta Rozenn.
_ Elle était acceptée comme la femme de Stannis. Elle est reine mais les décisions revenaient à son mari. Maintenant qu' elle est réellement en charge du royaume, les gens risquent de réagir différemment.
_ On parle de plusieurs années à Port-Réal. Même si c' est Shireen qui gouvernera, elle ne sera pas en âge avant des années. Dit Oberyn.
Rozenn posa sa main sur la sienne.
_ Obara a besoin de toi. Elle a besoin de conseillers loyaux et de personnes bien intentionnées mais là maintenant elle est une femme qui vient de perdre son mari et qui se retrouve seule avec bientôt deux enfants. Elle a vraiment besoin de toi.
_ Tu sais ce que cela signifie ? On ne se verra pas pendant des années. Je ne te verra ni toi, ni Doran pendant des années. Non.
Oberyn se leva. Il ne s' était jamais senti aussi déchiré que maintenant. Bien sûr qu' il désirait partir maintenant retrouver sa fille et être là pour elle. Mais pour cela, il devait laisser sa femme et son fils derrière-lui. Cela lui demandait plus de force qu' il n' en possédait. Il voyait que Rozenn était sur le point de pleurer. Il savait qu' elle en supporterait pas plus que lui la séparation, mais jamais elle ne lui demanderait de rester avec elle. Pas alors qu' Obara avait autant besoin d' aide. Cette pensée le fit aimer sa femme plus que jamais.
_ Vous pouvez nommer un prince régent.
Le mestre avait parlé tout doucement mais tout le monde l' avait clairement entendu.
_ Un prince régent ? Demanda Rozenn.
_ Cela ne s' est pas fait depuis des années mais c' est possible. Quand un prince se trouve dans l' incapacité de régner et qu' il n' y a personne pour prendre la relève, comme un frère ou une soeur, le prince désigne un régent. Dit le mestre.
_ Et qui pourrait être régent ?
_ N' importe qui. Si vous et le prince exprimiez la volonté de nommer quelqu'un régent, il le sera. Jusqu'à ce que vous décidiez de reprendre votre position.
Rozenn avait l' air abasourdie par cette nouvelle. Mais pour Oberyn c' était comme une lueur d' espoir. Il n' avait jamais pensé à expliquer cette loi dornienne à Rozenn parce qu' elle lui était seulement sortie de la tête. Sur plusieurs siècles de règne, les Martell on du utiliser cette règle une ou deux fois.
Après le choc, Rozenn regarda Oberyn. La compréhension se lisait sur son visage. Oberyn lui fit un petit sourire. Ils devaient le faire. S' il voulait aller voir sa fille tout en gardant sa femme et son fils auprès de lui, ils devaient choisir un régent. Mais qui ?
_ Mes filles ne peuvent pas régner. Dit Oberyn.
Ce n' était pas une question de confiance mais ses filles ne connaissaient strictement rien à la politique. Elle ne s' y étaient jamais intéressées, de près ou de loin. Comment pourrait-elles diriger Dorne ?
_ Vous comptez donc choisir un régent ? Demanda le conseiller.
Oberyn jeta un coup d' oeil à Rozenn.
_ Nous devons discuter en privé, s' il vous plaît. Dit Oberyn.
Les trois hommes quittèrent la pièce laissant Rozenn et Oberyn. Rozenn se leva dès que la porte se ferma.
_ Oberyn.
Elle se colla à lui et il la serra très fort.
_ Je ne peux pas te laisser ici. Ne me demande pas çà. Toi et Doran vous venez avec moi.
_ Je ne veux pas rester sans toi mais tu te rends compte de tout ce que cela va causer ? Tu pense que le peuple de Dorne acceptera un régent ?
_ Si c' est notre décision, ils s' y feront. On ne choisira pas n' importe qui.
Rozenn semblait aussi triste que soulagée.
_ On est égoistes en ce qui concerne notre relation. Dit-elle d' une petite voix.
_ Oui.
Il ne pouvait pas le nier. Il se sentait capable de tout sauf d' être loin de Rozenn. Tant pis si pour cela il devait prendre des mesures drastiques.
_ Il y a Ebène aussi. Il ne restera pas seul ici. Il va nous suivre et on ne pourra rien faire là-dessus.
_ Ce serait plus un avantage qu' autre chose.
Si la population se retrouvait face au dragon de Rozenn, ils seraient peut-être moins tentés de se retourner contre Obara.
_ D' accord. Dit simplement Rozenn.
Elle était aussi abattue que lui. Ils allaient quitter Dorne, les filles. Ils allaient vivre à Port-Réal. La ville qu' Oberyn détestait le plus au monde. L' idée d' élever son fils dans cette ville horrible e répugnait mais au-mois, il élèverait son fils. Il le verrait grandir.
_ Tu a l' intention de nommer qui comme régent ? Demanda Rozenn.
_ J' en reviens pas de dira çà mais je pensais à Tyrion.
Il se surprenait lui-même de penser au nain pour diriger Dorne à leur place mais c' est celui qui avait le plus de compétences.
_ Je pensais à lui aussi au début mais je pense qu' on devrait l' emmener avec nous. Dit Rozenn.
Il la regarda étonné.
_ C' est notre meilleur conseiller, Rozenn. Que tu ne veuille pas qu' il dirige c' est une chose mais le retirer de Dorne, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
_ Il a vécu des années à Port-Réal. Il connait mieux que nous et Obara les gens qui s' y trouvent. Et je ne pense pas que la population l' ai oublié. De plus si les gens voient qu' un Lannister, le plus intelligent, est de notre côté, ils seront plus enclins à nous accepter.
Oberyn réfléchit quelques minutes à ce que venait de dire Rozenn. Elle avait raison sur le fait que Tyrion était le mieux placé pour s' y prendre avec la population de Port-Réal. Il connaissait les habitudes du royaume son fonctionnement mieux qu' eux. Mais priver Dorne de leur prince et leur princesse puis de Tyrion serait un coup dur. Il s' était passé du petit Lannister depuis toujours mais sa présence ici améliorait les choses.
_ Je ne sais pas. Tu proposerai de nommer qui alors ?
_ Mestre Caleotte.
Oberyn la regarda quelques secondes.
_ Il est apprécié et respecté par tout le monde. Il participe aux réunions depuis des années. Il est tout à fait capable de gérer les choses. Et contrairement aux autre conseillers, il n' a pas peur de prendre de grandes décisions.
Elle avait raison. Le peuple de Dorne accepterait même mieux mestre Caleotte que Tyrion.
_ Je pense aussi que tu devrais demander à l' une des filles d' assister aux réunions. Même si elles apprennent sur le tas le fait qu un membre de ta famille s' implique dans les affaires de Dorne en notre absence rassurerait peut-être les gens.
Il ne pouvait s' empêcher de sourire intérieurement. Malgré le chagrin et l' angoisse, elle parvenait à garder la tête froide. Ce qui n' était pas son cas. Il se rendit compte que bien qu' elle soit plus jeune que lui, elle avait plus souvent que lui subi des émotions difficiles. Et elle avait appris à les gérer. Il avait combattu sur des champs de bataille, il avait tué plus d' hommes qu' il pouvait en compter et sa douce épouse était plus forte que lui émotionnellement. Mais il l' avait toujours su. Il se rappela les premières impressions qu' il avait eu sur elle. Il avait rapidement compris que malgré sa douceur et sa sensibilité, il y' avait un feu brûlant en elle. Une férocité et une force incroyable. Il ressentait une fierté immense d' être marié à une femme aussi merveilleuse. Il savait que beaucoup de femmes étaient jalouse de Rozenn. Une jeune fille venue de nul part, qui a eu la chance de s' attirer l' amour d' un prince. Un conte qui fait rêver un nombre incalculable de jeunes filles. Mais la vérité c' est que c' est lui qui a eu de la chance. Rozenn aurait pu avoir qui elle voulait. Tout le monde finissait par fondre en sa présence mais elle l' a choisi lui et il savait que ce n' était pas du à son statut de prince. Rozenn n' avait pas une once de malhonnêteté en elle.
Ils iraient à Port-Réal et ils y seraient heureux. Ce sera difficile au début mais tant qu' ils seraient ensemble, tout irait bien. C' était peut-être naif de penser de cette façon mais il en était persuadé. Et si elle voulait emmener Tyrion, ils emmèneraient Tyrion.
_ D' accord. On va en discuter avec eux.
Il leva le visage de Rozenn et l' embrassa amoureusement. Quelques minutes plus tard, il fit revenir les conseillers et leur expliqua leur décision.
_ Vous voulez que je retourne à Port-Réal ? Demanda Tyrion.
_ Vous êtes le plus apte à nous aider là-bas. Vous avez gagné le respect des gens lors de la bataille de la Néra. Dit Rozenn.
_ Et ils ont craché sur ce respect lors de mon procès. Le peuple de Port-Réal n' a aucune loyauté. Répondit le nain.
_ S' il vous plaît Tyrion. Vous connaissez des gens, vous savez quelles personnes sont dignes de confiance et lesquelles ne le sont pas.
Tyrion semblait hésiter mais finit par céder.
_ Ils cèdent tous devant ma femme. Pensa Oberyn avec amusement.
_ D' accord, mais je ne veux pas la chambre moisie qu' on m' avait donné.
Rozenn rit de bon coeur.
_ C' est promis.
Mestre Caleotte avait été émue à le demande d' Oberyn d' être le régent. Il avait essayé d' argumenter mais il s' était laissé convaincre par leurs arguments. Tout le monde avait approuvé le fait d' intégrer l' une des aspics aux réunions. Après en avoir discuté, leur choix s' arrêta sur Sarella. Leur premier choix avait été Nyméria mais ce n' était pas le moment avec sa grossesse. Tyerne n' avait pas la maturité pour ce genre de chose. Ce sera donc à Sarella de siéger aux réunions. Ils se mirent d' accord pour partir dans deux jours. Le temps de préparer leurs affaires, de faire une annonce officielle pour la régence de mestre Caleotte.
Au bout d' un moment, tout le monde quitta la pièce. Oberyn emmena Rozenn dans les jardins. Il avait besoin de se trouver à cette endroit, avec elle. Il l' emmena à la fontaine blanche et la prit sur ses genoux. Cet endroit lui manquerait tellement. Il ne comptait plus le nombre de fois ou il s' était assis sur cette fontaine avec Rozenn. Come si elle lisait dans ses pensées, Rozenn le rassura.
_ Nous trouverons un endroit à nous à Port-Réal. Rien qu' à nous.
Il sourit et l' embrassa. Il réalisa petit à petit que dans deux jours ils allaient quitter Dorne pour des années. Leur maison. Doran ne grandira pas chez lui. Oberyn ne pouvait s' empêcher de culpabiliser.
_ Doran considérera Port-Réal comme sa maison d' enfance. Dit-il.
_ Ce n' est pas grave. Il sera encore enfant quand nous reviendrons ici. Et il aura peut-être un petit frère ou une petite soeur.
Oberyn sentit son coeur faire un bond.
_ Tu accepterais d' avoir un autre enfant ? Là-bas je veux dire ?
_ C' est toi ma maison. Je sais que je suis chez moi à Dorne mais tant que je suis avec toi tout ira bien. Peu importe ou on se trouve.
Oberyn sentit l' émotion l' envahir. Il ne savait pas si c' était du à la souffrance et la solitude que devait ressentir, le fait de quitter Dorne et ses filles ou l' amour débordant qu' il ressentait pour Rozenn ou si c' était le mélange des trois mais tout son être vibrait. Rozenn le serrait fort contre elle.
_ Je t' aime mon amour.
_ Moi aussi je t' aime. Plus que tout. Répondit-elle.
Ils restèrent un moment l' un contre l' autre. Rozenn finit par se lever et tendit une main à Oberyn.
_ Il faut l' annoncer aux filles.
Oberyn soupira et se leva. Il craignait la réaction des filles. Il y' aurait des cris, des larmes, de la négociation. Il les connaissaient par coeur et savaient que la conversation allait durer des heures.
Mais aussi difficile que ce serait, il savait que ce n' était rien en comparaison de ce qui les attendaient.
