Hey ! Bonjour à tous, après cette longue absence ! (1 mois déjà...)

Bon, je sais que ce qui vous intéresse, c'est le chapitre, donc, le petit blabla sur la publication particulière que je vais faire sera en fin. A tout de suite !

Bonne lecture !

EDIT 30/11/18 : Ce chapitre porte vraiment très bien son nom !


C'était bien la première fois depuis qu'elle était entrée à l'académie que Samui ne se souciait pas de la saint valentin. D'habitude, elle se faisait un point d'honneur d'offrir des chocolats à Omoï, Karui et Atsui. Mais là, elle n'avait clairement pas le temps. Rien que parce qu'elle était en plein examen. Et ce pour le restant de la semaine. Et qu'ensuite, c'était la dernière ligne droite avant le festival. Un programme bien chargé donc. Et plus aucun moyen de revenir en arrière. J-15 avant le festival.

Floraison

Omoï était tout content. Malgré tout le travail qu'elle avait à faire, Yuna lui avait offert des chocolats ! Ils n'étaient pas faits maison, mais c'était l'attention qui comptait. Cette preuve d'affection avait remonté Omoï à bloc. Et c'est sous le regard étonné de Samui et Karui qu'il s'était lancé avec entrain dans son examen de biologie. Et sa bonne humeur l'avait poursuivi toute la semaine. Épreuve de Japonais ? Pas de problème ! Problème de mathématiques ? Pas de soucis ! Travaux pratiques de physique ? Quelle rigolade ! Explication littéraire ? Comme sur des roulettes ! À la fin de la semaine, après leur dernière épreuve (histoire), Omoï rayonnait un peu moins. Mais il était toujours d'une absence de pessimisme déroutante.

Floraison

Fû s'étira avec délectation. Les examens étaient finis ! Enfin un peu de repos ! Toute guillerette, l'adolescente quitta sa salle de classe, sous le regard meurtrier d'Ibiki. Sa bonne humeur retomba immédiatement quand Sakura lui tomba sur le coin de la figure.

- Ogawa ! On a un énorme soucis sur la choré !

Et sans plus de cérémonie, la rose l'embarqua, direction la salle de danse hip-hop. En chemin, elles récupérèrent Nara, plus blasé que jamais. Pour une fois, l'enthousiasme de Fû lui faisait défaut. Le projet Floraison était déprimant. Tous le monde à l'académie se démenait pour le mener à bien. Sans aucune garantie de succès... Et l'adolescente détestait ça. Se battre, bien sûr que oui. Affronter un adversaire bien plus puissant que soit, ce n'était pas judicieux. Fû avait toujours gagné, parce qu'elle savait quelles batailles il fallait mener. Yuna ne semblait pas savoir choisir ses combats. Et la jeune fille avait peur que ça ne les mène tous à leur perte.

Floraison

Hiruzen était... perplexe. Sa journée avait été assez étrange. Trois coups de téléphone l'avaient rythmés, tous plus bizarres les uns que les autres.

Le premier, venait d'Asuma. Alors qu'il était en train de déjeuner avec Biwako, celui-ci leur avait téléphoné. Verdict sans appel, Kurenaï était enceinte de leur premier enfant. La joie des futurs grands-parents avait été palpable. Zenji et Chisame n'avaient jamais parlé d'avoir un deuxième enfant, ils étaient donc ravis de l'arrivée prochaine de ce petit Sarutobi. La naissance n'était prévue que pour septembre, mais Kurenaï prévoyait de prendre une pause dès la fin de l'année scolaire. Avec un avenir incertain à l'académie, c'était plus prudent.

Dans la matinée, il avait reçu un appel beaucoup plus curieux. De Danzo en personne. Dès que sa secrétaire le lui avait annoncé, il s'était méfié. À quoi jouait donc son vieil ennemi ? Avait-il trouvé un moyen d'empêcher le festival ?

- Danzo, salua prudemment le sénateur, que me vaut l'honneur de cet appel ?

Le Sarutobi entendit un ricanement à l'autre bout du fil.

- Je tenais juste à vous féliciter. Je dois bien avouer que votre manœuvre est particulièrement audacieuse. Une toile d'araignée tressée à la perfection. Je ne peux plus rien faire pour tuer ce projet dans l'œuf.

- La volonté du feu est capable de tout, répliqua calmement Hiruzen.

- Pas de convaincre le conseil d'administration de l'école. Aussi brillant votre projet soit-il, jamais il ne sera présenté aux militaires. Vous avez gagné cette bataille, mais c'est moi qui remporterait la guerre.

Et il avait raccroché. Laissant son interlocuteur dans la plus grande des incompréhension. Si le début de la conversation pouvait laisser penser que Danzo parlait du festival, la fin n'en était rien. C'est donc particulièrement perplexe qu'Hiruzen avait poursuivit sa journée.

Heureusement, le troisième appel téléphonique était venu expliciter cela. Celui-là venait d'Arame Sasaki. Cela faisait bien une demi-douzaine d'année qu'ils ne s'étaient vus ni parlé. Mais sa voix n'avait pas le moins du monde changée. Toujours aussi tendre qu'un fruit bien mûr.

- Bonjour Hiruzen, comment vas-tu ?

- Très bien et toi ? Et ta famille ?

- Tout le monde va excellemment bien. Tu ne devineras jamais ce que ma petite-fille a imaginé...

La phrase n'intrigua pas plus le sénateur que ça.

- Oh, tu sais, mon premier petit-fils est un sacré chenapan.

- Premier ?

- Mon cadet va être père.

- … Mes félicitations, susurra Arame.

L'amertume du ton n'échappa pas au vieil homme. Mais Arame ne lui laissa pas le temps de la réflexion.

- Le festival n'est qu'une façade. Ils veulent imprimer l'image de l'académie dans l'esprit des gens. La rendre indestructible. Et ensuite, proposer un autre projet de base aux militaires.

L'âge n'avait pas arrangé Arame, elle prenait de moins en moins de gants pour s'exprimer. Puis, ce qu'elle venait de dire frappa le sénateur.

- ...

Seul un couinement étouffé lui échappa, c'était donc de ça que parlait Danzo.

- Tu n'étais donc pas au courant soupira son interlocutrice.

Hiruzen soupira.

- Non, pas le moins du monde, et je me demande bien pourquoi...

Kakashi allait se faire tirer les oreilles, et Konohamaru aussi tant qu'à faire. Arame le briefa sur l'avancée du projet. Déjà terminé à l'heure actuelle. Accepté par les clans Hyuga, Uchiha et Sasaki.

- Quoi ?

- Je n'ai pas eu le choix, Haruna et Ren m'ont mis en minorité au vote.

- Ta fille ?! La dernière fois que je l'ai vu elle m'a tancé du fait de certaines de mes actions borderline.

- Elle ne comprend pas pourquoi je ne cherche pas à défendre l'académie.

Hiruzen non plus ne comprenait pas. Ce lieu, c'était l'œuvre de la vie d'Arame. Elle y avait insufflé toute son âme, tout son cœur, toute sa force. Alors non, Hiruzen ne comprenait pas qu'on puisse laisser tomber un tel projet.

- Je suppose que d'ici peu, un papier à signer me parviendra ? Ironisa Hiruzen.

- Oui, il faut bien que le sénateur apporte son appuis aux projets pour qu'ils aient plus de poids, répliqua avec amertume Arame.

- Tu veux que je refuse de signer, n'est-ce pas ?

- Non.

Le sénateur fronça les sourcils. Alors pourquoi l'appelait-elle ?

- Nul besoin que tu refuses. Danzo a six voix d'assurée, la sienne, et celle des actionnaires. Eux, en ont sept. Ils en auront six.

Et elle raccrocha. Hiruzen reposa le combiné lentement. Se protéger, encore et contre tout. Arame préférait piétiner elle-même l'espoir plutôt que de s'y raccrocher... Il ne comprenait pas pourquoi elle l'avait appelé. Souhaitait-elle qu'il fasse passer le message au CPFGM ? Toujours aussi énigmatique après toutes ces années.

Floraison

Yuna courut comme une dingue à travers le couloir. Elle essayait de concurrencer un cerf à la course. Exercice ardu en soi. Mais encore plus du fait de son genoux droit en vrac. Elle avait déjà dû se battre pour empêcher les médecins de lui interdire la pratique de l'équitation. Elle refusait d'avoir à abandonner encore une fallait choisir, son genou ou le plan ? Shikamaru rompit son dilemme en la rattrapant soudain et en l'entraînant dans une salle de classe vide. L'adolescente grimaça. Il n'y avait plus personne dans les locaux… Ça allait être tendu. En plus, ça lui rappelait quelques souvenirs très désagréables. Shikamaru s'appuya contre la porte et lui fit signe de s'asseoir. Trois mois qu'elle le sentait méfiant. Yuna n'était pas bête. Mais elle n'égalait en aucun point l'intellect de Shikamaru. Le plan fabuleusement génial qu'elle suivait, il n'était même pas de son fait ! On avait toujours besoin de Courage dans la vie. Alors, Yuna décida d'imiter Deidara. Elle s'avança nonchalamment d'une table, et s'y assit dans une grande envolée de jupe, accompagné d'un croisement de jambe plus que féminin. L'attitude eu l'effet escompté, Shikamaru avait une légère rougeur aux joues. Qu'est-ce que ç'aurait été si Yuna avait porté des chaussettes au lieu d'un collant… Shikamaru se racla la gorge, et essaya de prendre un air menaçant. Yuna lui renvoya un sourire moqueur.

- Maintenant ça suffit Yuna ! C'est quoi cette histoire avec le vote invalide d'Utakata ?

Il la vit battre des paupières, l'air un peu perdue. Et en plus, elle essayait de jouer à la plus maline. Ça n'allait pas se passer comme ça ! Ragea Shikamaru.

- On n'a plus de vote supplémentaire ! À quoi ça sert qu'on ait récupéré Hiashi Hyuga pour se retrouver à six contre six ? On a déjà perdu putain !

- Non ! Protesta la métisse, on a encore des cartes à jouer, pense au festival ! Et aux bases sur-mesure. On joue sur l'opinion publique et les besoins de l'armée !

- Pourquoi est-ce que tu as entraîné Sasuke à l'écart cet après-midi ?

Yuna sursauta. Et merde ! Elle qui pensait avoir été discrète. Plus qu'à improviser. Et quel coup en traître ! Sacrément rusé ce Nara.

- Disons que… lui et moi… on n'est pas vraiment parti sur de bonnes bases, du coup, avec tout ce qui se passe en ce moment, on ne peut pas se permettre de se disperser. Surtout que Uchiha-Hyuga-Sasaki, c'est l'alliance qu'il nous faut pour mettre un point final au projet.

L'adolescente était très fière de son improvisation magistrale. Jusqu'à ce qu'elle voit le petit sourire de Shikamaru. Mais que mijotait-il ?

- Et Utakata, pourquoi est-ce que tu lui rends visite toutes les semaines ?

Shikamaru adressa un sourire sardonique à Yuna. Si elle voulait jouer au plus malin avec lui, elle allait être servie. Le visage crispé, elle semblait chercher une réplique plausible à toute vitesse.

- Il m'apporte de l'aide dans mon travail scolaire, finit-elle par déclarer.

Sa phrase était dite d'un ton particulièrement convaincu, appuyé d'un regard fuyant pour simuler la gène de révéler des faiblesses. Mais tout son jeu d'actrice était démonté par les regards furtifs qu'elle lui jetait. Avoir fait du théâtre pendant deux ans avait bien servi Shikamaru dans l'analyse des comportements. Yuna mentait comme une arracheuse de dent. Et Shikamaru en avait marre. Ses appels à la prudence n'avait eu quasiment aucun effet envers les autres. L'adolescent avait l'impression qu'ils couraient la bouche en cœur vers une catastrophe. Et il n'avait pas réussi à percer le véritable plan de Yuna, il était à bout. Il voulait savoir.

Ça craignait un maximum. Elle était coincée, seule, dans une salle de classe avec Shikamaru. Et il ne semblait pas vouloir la laisser partir avant d'avoir eu des réponses. Mais Yuna pouvait-elle vraiment tout lui révéler ? Que sa grand-mère les avait forcé à changer d'horizon en dernière minute ? Lui révéler qu'elle ne tirait pas les ficelles de ce plan ? Toute la vérité derrière cette histoire ? Elle avait déjà tellement blessé sa grand-mère...

- Yuna, à quoi est-ce que tu joues ?

La phrase piqua la métisse au vif.

- Je ne joue pas ! Répliqua-t-elle sèchement. J'œuvre pour sauver l'académie !

- Mais pourquoi à la fin ?! Ta grand-mère a fondé l'académie ! Et une cession, ce sont des choses qui arrivent. Pourquoi est-ce que tu tiens tant à empêcher cette vente ? Ce ne sont que des terrains !

- Justement non ! Rugit Yuna. Tu n'as pas idée de tout ce qu'il y a derrière la fondation de l'académie !

Shikamaru s'avança vivement et saisit Yuna par les épaules

- Dis-moi alors ! Cria-t-il.

Et il comprit qu'il venait de faire une erreur monumentale. Dès l'instant où il l'avait saisit, Yuna, s'était tétanisée. Les pupilles dilatées par la terreur, elle ouvrit la bouche pour hurler, mais seul un râle en sorti. Elle se mit à hyperventiler, des larmes coulant à flot de ses yeux. Shikamaru paniqua deux secondes avant de la faire asseoir sur le sol et de la forcer à poser sa tête sur ses genoux relevés. Pendant de longues minutes, seule Yuna cherchant son souffle troubla le calme de la salle. Penaud, l'adolescent lui massa le dos jusqu'à ce que sa respiration se régularise.

- Tu le regretteras Shikamaru, murmura Yuna.

Et elle lui raconta tout. Au final, le Nara ne s'en sentit pas tant dévasté. Cela ne lui donna qu'encore plus la rage de vaincre.

Floraison

Haruna regardait paisiblement les vagues s'écraser sur la grève. Elle était à la fois terriblement fière de ses enfants, et en colère contre eux. Ils s'étaient attaqué à des problèmes d'adultes, des problèmes qui ne les regardaient pas. Des problèmes dont Haruna n'avait jamais entendu parler. Et ça la blessait énormément. Comment sa mère avait-elle pu lui cacher ce que faisait Yuna ? Malgré les années passées, certains aspects d'Arame lui échappaient encore.

C'est pour ça qu'elle était venue au bord de la mer. Le mouvement inlassable des vagues l'avait toujours calmé et aidé à réfléchir. Haruna s'était toujours battue. Elle n'était jamais plus fière que lorsqu'elle était victorieuse suite à un combat de haute volée. Dans son métier, ses loisirs, ses passions, sa vie sentimentale, la japonaise était une battante. Et ça, elle ne l'avait certainement pas hérité de sa mère. Haruna se battait toujours bec et ongles, jusqu'à la victoire ou qu'elle n'ait d'autre choix que de lâcher prise. Mais jamais elle n'avait abandonné comme sa mère le faisait. Pourtant, au vue de sa jeunesse, Arame semblait être une battante.

S'il fallait comparer sa famille aux pièces d'un échiquier, Haruna aurait sans le moindre doute pris sa mère comme reine. La pièce la plus puissante de l'échiquier, celle à utiliser avec le plus de précaution. Son père pour roi, à protéger à tout prix. Michel et Ren auraient été des tours, des pièces très mobiles. Yuna, ne pouvait être représentée que par un fou. Quant à Haruna, elle s'inscrivait au rang des cavaliers. Arame semblait être une battante, mais si pour sauver le roi, il fallait abandonner, elle le ferait. C'était sans nul doute la seule et unique chose sur laquelle Haruna et Arame étaient encore d'accord. Danzo ne devait pas approcher de Yûki.

Au bout du compte, elle était très fière d'avoir transmis ce trait de caractère à ses enfants. Maintenant que la bataille était en marche, il fallait serrer les dents et avancer. Haruna se détourna du bord de mer. Appuyé contre le capot de la voiture, Michel se redressa.

- Nous y allons ? Demanda-t-il.

Haruna lui lança un doux sourire.

- Oui, il est plus que temps de rappeler que la famille Sasaki est un clan de guerrier.

Floraison

Udon piquait du nez dans son assiette. Le début de semaine avait été plus qu'épuisant. Les examens terminés, il avait fallut nettoyer de fond en comble toute l'académie. Les élèves y avaient littéralement passé des journées entières. Mais ils étaient très fiers du résultat. Ils devaient cependant se dépêcher. Il ne leur restait plus que quatre jours avant le festival. Et il fallait encore installer toutes les décorations. Et Udon commençait à se demander s'ils allaient y parvenir.

- On a rendez-vous à quelle heure demain ? Demanda-t-il pâteusement à la tablée.

Konohamaru bailla, Hanabi releva la tête et cligna des yeux, le coude de Matsuri glissa dans son assiette quand elle tourna la tête et Moegi fit une onomatopée non référencée. Seul Atsui avait assez d'énergie pour sortir son agenda.

- Alors, demain c'est rendez-vous huit heure. La moitié de la classe va s'occuper de la salle, et l'autre moitié des activités.

- C'était pas après-demain les activités ? Interrogea Hanabi.

- Ça a changé, on fait tout en même temps, mais les groupes de travail sont réduits.

- On n'aura jamais terminé à temps, se lamenta Moegi.

- Faut pas dire ça, protesta Konohamaru.

- Dodo... Bailla Matsuri.

Cette nuit-là, l'académie connue son activité nocturne la plus faible de tous les temps.

Floraison

Kurama vagabondait gaiement sur son territoire. Cela faisait longtemps qu'il avait comprit comment s'échapper de la grotte d'arbres mort où on l'enfermait la nuit. Il prenait cependant garde à y retourner avant le lever du soleil. La femelle rousse était bien trop dangereuse à provoquer. Toute la nuit, Kurama parcourut la forêt, vagabondant de-ci de-là. Chassant un lapin pour s'amuser. Il l'attrapa, puis le laissa partir. Il n'avait pas faim, pas la peine de le tuer. Et puis, ce n'était pas comme si la femelle rousse avait besoin qu'il lui ramène à manger. La dernière fois, elle l'avait puni pour ça. Alors qu'il voulait juste rendre service ! Parfois, Kurama se demandait pourquoi il restait. Puis, sa nuque le tirait, le rendant incapable de bouger rapidement la tête. Et, il pensait aux renardeaux, le blond et les roux. À toutes les caresses qu'ils lui faisaient, et les câlins... Alors Kurama restait, parce que sa meute, elle était pas si mal !

Floraison

Matsuri recula d'un pas et jeta une vue d'ensemble à la salle. Après une semaine acharnée de travail, l'académie était fin prête pour le festival. La salle de photographie avait été divisée en deux, un côté pour présenter des photos, et l'autre pour faire des photos souvenir pour les visiteurs. Les élèves de Kumo en photographie seraient chargés de couvrir le festival. Des journalistes d'Iwa feraient de même à la télévision et à la radio.

- Tout est en place ? Demanda Nii.

- Oui professeur, clamèrent les élèves.

- Bien, vous avez tous vos périodes de permanence ?

L'assemblée acquiesça bruyamment. Pour sa part, Matsuri s'occupait du club photographie le lundi matin et mercredi après-midi. Le mardi après-midi elle devait assurer une présence au club de couture. Jeudi dans la soirée il y avait la représentation de danse moderne. Et le vendredi matin, elle était en charge du projet de classe, un parcours d'obstacle organisé dans leur salle de classe. Le reste du temps elle avait quartier libre. Elle pourrait donc profiter du festival. L'adolescente soupira. Elle se sentait épuisée aussi bien physiquement que nerveusement. Ils avaient tous tant œuvré pour sauver l'académie. S'ils échouaient... Non, il ne fallait pas penser. Ils allaient réussir. Parce qu'ils n'avaient pas d'autre choix.

Floraison

Le gérant du salon de thé était le seul rescapé des événement pré-académie. Son salon était l'ultime vestige d'un autre temps. Autrefois situé à plus d'une heure de marche de toute civilisation, il n'était plus désormais qu'à dix minutes à pied du Cœur. Cependant, dissimulé comme il l'était par les arbres, Aux douceurs d'Aimi, restait perdu loin de tout. Le son des voitures ne passait pas la barrière des arbres. Le salon de thé était un véritable havre de paix. De nombreuses personnes y venaient pour pouvoir déguster des thés uniques. Le gérant était réputé pour réussir en quelques questions à déterminer le thé parfait pour son interlocuteur. Simple petit bâtiment au départ, le salon s'était agrandi au fil des années, serpentant entre les arbres, il était en parfaite harmonie avec la forêt. Cela faisait longtemps que le propriétaire du magasin ne gérait plus seul son commerce, mais il se faisait un point d'honneur d'être disponible pour ses clients. Assis à l'entrée du magasin, il bavardait avec ceux qui venaient le trouver. Certains ne venaient qu'épisodiquement, et d'autres étaient plus régulier. Le recteur par exemple, venait tous les vendredi à la même heure, et restait près d'une heure à discuter avec le gérant. Un autre client régulier était Utakata. Lui, il venait tous les jours, encombré de livres, il travaillait sa thèse tout en buvant du thé. Sauf ce soir-là. Il déprimait, seul dans son coin, sans un seul bouquin à ses côtés ni son fidèle ordinateur. Le gérant s'assit sans un bruit en face du thésard.

- Comment avance ta thèse mon garçon ?

- Bien, répondit platement Utakata.

Le vieil homme laissa passer un silence avant d'insister.

- Qu'est-ce qui ne va pas alors ?

Un soupir rempli de lassitude échappa à Utakata.

- La fondatrice de l'académie, Arame Sasaki là... Elle a ressorti une vieille règle... Celle-ci rend la parole du conseil des étudiants nulle.

- Nulle ?

- Oui, je n'ai plus le moindre poids au sein du conseil d'administration de l'école. C'est fini, à six contre six, c'est le recteur qui gagne.

Et Utakata déballa toute l'histoire, y compris à propos des bases militaires. Ce n'était pas prudent, mais il était au fond du trou. À la fin, il semblait encore plus d'humeur à se noyer dans son thé.

- Tu ne peux peut-être pas voté, mais ça ne veux pas dire que tu es impuissant, déclara finalement le gérant.

- Comment ça ? Demanda avec morosité l'étudiant.

- Tu peux toujours assister au conseil. Et y faire une plaidoirie.

- Mais je ne sais pas faire ça !

Utakata se figea, comme frappé par la foudre. D'un haussement de sourcil, le vieil homme l'encouragea à poursuivre.

- Je ne savais pas faire ça, mais on m'a entraîné... C'était donc pour ça, murmura le jeune homme.

Vivement il se leva.

- Merci beaucoup, jeta-t-il précipitamment.

Et il s'en fut. Toujours assit sur la banquette, le vieil homme sourit sereinement. La guerre était loin d'être gagnée. Mais c'était en bonne voie.

Floraison

Particulièrement intrigué, Itachi tenait son invitation à la main. D'après ce qu'il y lisait, il était cordialement invité en tant que membre de l'Akatsuki, à la cérémonie de remise de prix en tant que nominé dans la catégorie meilleur groupe d'ami... Itachi avait vaguement entendu parler de ça, mais il ne pensait pas que Yuna réussirait à mettre en place cela. Sans qu'il comprenne pourquoi, elle avait insisté auprès du CPFGM. Ils avaient dû finir par trouver un terrain d'entente. Même si l'Uchiha craignait un coup fourré derrière cet événement. Mais bon, il était désormais trop tard pour tout arrêter. Plus qu'à foncer.


L'académie est dos au mur. Maintenant, tout est joué, et tout reste à faire. En espérant que vous ayez aimé ce chapitre. J'ai mis vraiment beaucoup de mon ressenti dans celui-ci. Parce que, pour moi aussi, c'est la dernière ligne droite.

Kissoux !

EDIT 30/11/18 : Comme le dit Itachi : Taïaut !