Hello à toutes et à tous!
Voilà un nouveau chapitre tout beau, tout chaud, un peu plus court que ce qui était prévu au départ mais j'ai préféré le point de vue de Fili pour un prochain chapitre qui sera en plus. J'ai eu un peu plus de mal à me mettre dans cette fic cette fois-ci parce que je suis un peu accaparée par Dessine-moi comme une de tes françaises qui touche bientôt à sa fin, ce qui me soulage autant que cela me rend triste. Les auteurs sont des schizophrènes. ^^
Mais avant le chapitre en lui-même, je tiens à répondre aussi aux reviews.
Je ne voudrais pas paraître lourde ou autre, mais ça serait bien aussi si les personnes qui lisent cette histoire ou la découvre laissent un petit commentaire pour donner leur avis. C'est vrai qu'on écrit avant tout pour nous, mais il ne faut pas se leurrer si on publie nos histoires c'est aussi pour avoir des avis et pour pouvoir s'améliorer.
Alors, un petit mot même si c'est pour émettre une critique, ça fait toujours plaisir et surtout c'est toujours pris en compte.
Aliena Wyvern: Laisse Thorin à Béa, sinon tu risque de te prendre des coups de poêle à frire et de voir ton compte en banque être piraté. Ainsi que ton compte fan fiction! ^^Au fait trouve la référene à Bad Moon Rising dans ce chapitre.
Julindy: j'ai été très touchée par ton analyse du dernier chapitre. Merci car ça me motive comme pas possible des remarques comme ça.
Tillie231: c'est sûr que Loki, on aime ou on déteste ce personnage. Contente que la scène de torture te semble réussie. C'est toujours un peu délicat ce genre de scène: si tu en fais trop, c'est ridicule et cliché. Et s'il n'y en a pas assez, ça ne suscite rien chez le lecteur. J'ai bien commençé à lire ta fic. le deuxième chapitre m'a pas mal remué. J'espère que ça ne lui arrivera jamais. Un point qui m'a plu en particulier, c'est sa relation aux journaux et à Internet qui change totalement et qui était vraiment bien mené. je trouve que chacune de tes histoires est meilleure que la précédente. Tu t'améliores énormément.
Chapitre 38
De la fidélité et de l'engagement
"Béatrice, calme-toi !" s'agaça enfin Sherlock qui n'en pouvait plus de voir sa cousine faire les cent pas dans la cuisine en attendant que Jaime, Mycroft et Gandalf aient terminé leur conciliabule.
Cette dernière fit volte-face, les cheveux en pétard, le visage blême et les yeux injectés de sang brûlant d'une fureur contenue à grand peine. Ses mains se fermaient et s'ouvraient dans le vide sans qu'elle ne s'en rende compte.
Sherlock soupira. Il quitta son tabouret en bois et son expérience à partir d'une cervelle prélevée avec délicatesse par Molly sur l'un des cadavres dans la cours. Smaug n'avait pu s'empêcher de se sentir assez émoustillé quand il l'avait vue manier sa scie à os avec une aussi grande dextérité.
"Si jamais, ça réagit au nitrate d'argent, tu me préviens." demanda-t-il à la médecin légiste.
Concentrée sur sa propre expérience, Molly se contenta de vaguement acquiescer. Smaug se trouva d'un sentimentalisme écœurant quand il se surprit à trouver la vision de la jeune femme penchée sur un œil coupé en deux touchante. Il s'approcha subtilement de sa compagne et respira avidement son parfum.
"Je rêve ou tu viens de me renifler ?" releva Molly sans pour autant quitter son microscope.
"J'avais juste besoin de ma dose." lui souffla-t-il à l'oreille avant de rejoindre sa cousine dans le salon.
Béatrice agaçait maintenant le reste de l'équipe. Elle oubliait dans sa peur qu'elle n'était pas la seule à aimer Lucas. Elle ne parlait pas mais sa présence dans la pièce cristallisait toutes les tensions. Il suffisait de pas grand chose pour mettre le feu aux poudres.
"Comment ont-ils pu savoir ? Merde, on a pris toutes les précautions." s'énerva Fred en tapant dans ses poings et en se relevant brusquement.
"C'est évident." déclara Peter "Il y a une taupe parmi nous."
Béatrice se figea brusquement. Intérieurement, Sherlock pesta, pour la première fois de sa vie, contre le manque de subtilité des gens. Oui, il était mal placé pour juger et oui il s'en moquait comme de l'an 40.
La jeune femme blonde se tourna lentement vers Peter et le regarda avec un air interrogateur qui se voulait surpris. Mais Sherlock connaissait chacune des expressions de sa cousine. Elle avait eu ce même air avec lui à maintes reprises quand ils étaient enfants. Bien souvent ça se terminait, dans le meilleur des cas, par une bataille au pistolet à eau où il finissait perdant et mouillé comme un chien.
"Est-ce que vous sous-entendez que l'un d'entre nous, après tout ce que nous avons vécu ensemble, aurait décidé de rejoindre le camps de l'ennemi ?" demanda-t-elle avec un calme trompeur.
"Aucun de le compagnie n'aurait trahi Thorin Ecu-de-Chêne. On ne peut pas douter de vous mais..."
"Mais les nains ne font finalement pas confiance ni à un ancien elfe, ni à un ancien batelier et encore moins à un ancien dragon." le coupa Béatrice avec un regard glacial.
Pour la première fois de sa vie, Balin se sentit rougir sous le reproche déguisé. Tant bien que mal, il essaya de rattraper les choses:
"Je ne doute pas que Sherlock, Mary et Greg veuillent se débarrasser de Moriarty. il vous menace plus que nous même. Mais Loki..."
De nouveau, Béatrice le coupa:
"Nous y voilà...Loki, bien sûr. Toujours lui." se braqua-t-elle en croisant les bras.
Elle ne dit rien de plus, se contentant de rester debout au milieu du salon, sous les regards des anciens nains qui devaient lever les yeux vers elle puisqu'elle était avec Sherlock, la seule à n'être pas assise. Une bûche craqua dans la cheminée en déployant une gerbe d'étincelles.
"C'est facile d'accuser Loki. Après tout, c'est le dieu des mensonges. Tout sera toujours de sa faute. Ce sera forcément lui le traître, n'est-ce pas ? C'est un menteur, n'est-ce pas ? Mais...dois-je vous rappeler que nous sommes tous des menteurs dans cette pièce ? Nous cachons ce que nous sommes vraiment chaque jour à notre entourage. Nous mentons continuellement pour un oui ou pour un non. Chacun d'entre nous pourrait être un traître aussi bien par choix que par nécessité. le seul d'entre nous qui ait le moins de raisons de nous trahir, c'est justement Loki, parce qu'il n'a pas de point faible qu'on puisse atteindre. Si je dis que Loki est digne de confiance, c'est qu'il est digne de confiance."
"Et si j'étais vous, je ferai confiance au jugement de notre cambrioleur." déclara une voix grave derrière elle.
Sherlock et Béatrice se retournèrent. Jaime, Mycroft et le général Erik Lensherr avaient fini leur réunion. Derrière eux, sortit l'aide de camps du général, portant le matériel nécessaire à une vidéo-conférence. C'était une jeune femme sensiblement du même âge qu'Harry, Mitchell et Béatrice avec un visage aux traits qu'on pouvait qualifier d'aristocratiques et une longue chevelure blonde tirant sur le bronze toute ondulée. Si tout le monde portait son attention sur le général, Harry jeta un rapide coup d'oeil à la jeune femme...avant de l'oublier et de se concentrer sur la réunion.
"Nous avons confiance en elle, Gandalf..." commença Peter
"Alors vous devez croire en Loki Laufesson. Nous savons tous de quoi était capable notre cambrioleur. Il y a plus de force et de ressources en lui,... pardon en elle que vous ne l'avez cru au premier abord. De ce que j'ai appris, c'est vous ma chère Béatrice qui avait convaincu Loki de vous aider ?"
Béatrice ne semblait pas s'être détendue avec l'intervention de Gandalf. Elle restait méfiante car elle était la dépositaire des secrets de Loki et pour rien au monde, elle ne le trahirait. Elle se contenta d'acquiescer.
"Et bien, le hobbit que j'ai connu a bien changé..." se contenta-t-il de répondre
"Allez vous réincarner et grandir en compagnie d'un dragon et du gouvernement britannique, vous..."grommela Béatrice "Mais maintenant que Loki est lavé de tout soupçon par votre bienheureuse intervention, auriez-vous l'aimable obligeance de nous dire ce que vous avez à nous dire, en vous magnant le train ? Nous avons un agent en territoire ennemi."
Elle se moquait d'insulter un supérieur et son ancien ami. Gandalf n'avait pas pris la peine non plus de la retrouver. C'était une raison suffisante pour se défouler sur lui. Derrière lui, elle remarqua Mycroft qui soupirait de son comportement mais qui ne semblait pas décider à lui reprocher quoi que ce soit. le gouvernement britannique avait été le seul dans leur entourage à découvrir leur état. Il lui avait fallu de longs mois pour y croire puis d'autres encore pour aborder la question avec son frère et sa cousine. Il n'était pas une personne qui se laissait dicter sa conduite par ses sentiments mais le regard si adulte, si âgé et si emprunt de méfiance et de résignation qu'avaient porté sur lui ce jour-là Sherlock et Béatrice l'avait pousé à les protéger de tout danger. Alors si aujourd'hui, Béatrice semblait décidée à remonter les bretelles à un général, il ne l'empêcherait pas mais il assurerait ses arrières.
"Et cet agent, je suppose qu'il s'agit de Thorin Ecu-de-Chêne ?"
Elle acquiesça sans en dire plus. le général Lensherr soupira. Ce nain avait toujours eu une conception de la survie assez limitée. On aurait pourtant pu penser qu'avoir une famille puis un compagnon l'auraient poussé à revoir ses priorités. Il n'en était rien apparemment. Et aujourd'hui, l'ennemi avait entre ses mains une carte maîtresse.
"Il serait grand temps que Lucas North revoit l'ordre de ses priorités. Il nous a déjà causé beaucoup d'ennuis. Je doute que ses supérieurs le couvrent encore..."
"Est-ce à dire que vous allez l'abandonner à son sort ? Encore une fois ?" le coupa-t-elle furieuse
"Non mais vous ne devez pas perdre non plus de vue notre objectif..."
"Gandalf, vous avez toujours fait en sorte d'épargner le plus de vies possibles. Auriez-vous changé d'opinion en vous réincarnant ?"
"Ne m'insultez pas, Bilbo Sacquet !" gronda-t-il menaçant
Dans le foyer, la lumière du feu diminua brusquement et une ombre menaçante sembla émaner du magicien. Ainsi donc, lui non plus n'avait pas perdu ses pouvoirs et derrière son visage de vieillard bonhomme, il restait un être d'une grande puissance.
Mais Béatrice n'avait pas peur de lui. Elle n'avait peur que pour Lucas.
"Alors montrez-vous digne de mon respect ! Personne ici n'oublie que nous devons vaincre définitivement Sauron mais personne non plus ne veut voir l'un des siens être sacrifié. Si vous choisissez de les abandonner à leur sort, je préfère encore aller offrir mes services à Sauron plutôt que de perdre l'homme que j'aime encore une fois." le provoqua-t-elle
"Bilbo Sacquet! Où est votre bon sens ?"
"Dans votre fondement, Gandalf LeGris!" répondit-elle avec aplomb, choquant tous ses compagnons.
"Béatrice ! Surveille ton langage !" ne put s'empêcher d'intervenir Mycroft
"Occupe-toi de tes fesses Mycroft ! Vous savez combien de temps j'ai passé à le pleurer Gandalf ? Quatre-vingt neuf ans en comptant cette vie. Quatre-vingt neuf ans à souffrir de l'absence puis de l'absence même de souvenirs. Vous savez ce que cela fait de vivre en étant hantée par un souvenir qu'on arrive même pas à se remémorer correctement, en sachant qu'on a perdu une personne qui était nécessaire à notre vie mais sans parvenir à retrouver ses traits ou à comprendre pourquoi son absence vous empêche de vivre pleinement ? Je vais mieux depuis que je l'ai retrouvé, ma mémoire est revenue partiellement. je refuse de l'abandonner à son sort en sachant que je peux l'aider tout ça parce que j'aurai dû obéir à des ordres inhumains."
La jeune femme termina sa diatribe enflammée en fusillant le magicien du regard. Elle n'avait pas peur de ses tours de magie et elle le lui faisait bien comprendre. Si Sherlock ne la retenait pas par l'épaule, nul doute qu'elle serait allée le secouer comme un vieux prunier.
Mais Gandalf ne semblait pas impressionner par l'un ou par l'autre. Au contraire, ce fut un sourire nostalgique qui vint répondre à la provocation de la jeune femme.
"Les hobbits...vous continuerez sans cesse de me surprendre. Maintenant que votre côté Took s'est exprimé, vous me laisserez bien terminé de vous exposer notre plan ?" lui demanda-t-il
Un peu décontenancée par sa réaction inattendue, Béatrice hocha mécaniquement la tête.
"Bien, vous serez les seuls à pouvoir agir. Vous allez devoir récupérer l'agent North avant que mes hommes n'interviennent sur le terrain. Pour l'instant, nous devons bénéficier du fait que Sauron n'ait pas encore contacté ses hommes, ce qui ne saurait trop tarder, surtout si nous avons une taupe parmi nous, taupe qui semble plutôt bien renseigner sur nos agissements. Nous nous occupons d'elle. Combien d'entre vous sont aptes à aller sur le terrain ?"
Dwalin, John, Fred, Ross et Jimmy s'étaient levés.
"Mary est déjà sur place. Elle pourra toujours nous couvrir." déclara Ross en allumant une cigarette.
Béatrice et Sherlock les rejoignirent au grand dam d'Eric.
"Bilbo! Vous allez vous faire tuer !" s'agaça-t-il
"J'aurais préféré avoir Galadriel en face de moi." lâcha la jeune femme en levant les yeux au ciel "Au moins, elle m'aurait dit "si vous ne le faîtes pas, personne ne le pourra."
"vOus avez déjà fait votre part." lui rappela-t-il
"Je fais ce pourquoi Thorin Ecu-de-Chêne m'a engagée. Je suis le cambrioleur."
"Et tu regardes trop Docteur Who." déclara Jaime en les rejoignant. "Je suis avec eux."
Gandalf soupira.
"Soit!" céda-t-il "Quant à l'agent North, ramenez-le...si vous le pouvez. Béatrice, s'il s'avère avoir été brisé..."
"Je sais." le coupa-t-elle, ne voulant pas en entendre plus.
Elle refusait d'envisager cette possibilité. Lucas n'était pas perdu. Elle l'aurait senti dans le cas contraire.
Et voilà!
A mardi prochain. N'oubliez pas la petite review qui fait toujours plaisir.
