Petit blabla : Bonjouur ! Alors, comme d'habitude, je rappelle que les personnages ne m'appartiennent malheureusement pas, à mon grand désespoir. Ensuite, je voulais tous vous remercier pour vos réponses sur le précédent chapitre ! Mais bon, au final, les réponses sont assez variées, donc j'ai décidé de faire un coup d'essai avec les deux chapitres en un, mais si cela ne convient pas, je reviendrai au format précédent :3 Donc voilààààà ! On commence avec un point de vue de Tom, et après, on passe à Harry =] Enfin, je réponds à une review, et vous laisse tranquille pour ce chapitre !
mamy 83 : Mais nooon, pas du tout, à vrai dire, je me demandais si je devais en faire un ou pas x3 En tout cas, merci de ta réponse ^0^
Mon Oméga me regarda pendant un long moment, les yeux ronds, et je finis par hausser un sourcil un peu perplexe, ne comprenant pas réellement pourquoi il paraissait tellement choqué par ma phrase. Je trouvais, personnellement, cette idée plutôt plaisante – et il fallait dire, assez rassurante, s'il l'on pouvait la qualifier d'ainsi. En tout cas, je ne m'étais pas attendu à ce silence… drastique. Harry en avait arrêté de bouger sa fourchette dans son assiette, semblant méditer ce que j'avais dit.
- Chaton ? Demandais-je au bout de quelque secondes.
- Présent, dit-il en secouant la tête. Je réfléchissais juste.
- J'ai remarqué ça. Tu vas t'en remettre ?
Les yeux de mon Oméga eurent une étincelle et il s'apprêta à se rebiffer, avant de remarquer mon sourcil amusé toujours haussé. Ceci le fit lever les yeux au ciel, et il eut un grognement en se remettant à manger.
- Dit comme ça, reprit-il après une bouchée, ça à quand même l'air plus simple. Mais, tant que j'y pense… ce n'est pas la première fois que tu vas à Gringotts, n'est-ce pas ?
- Non, pourquoi ?
- Comment tu fais ?
- Comment je fais pour quoi, chaton ? Dis-je, ne comprenant pas réellement le sens de sa question.
- Pour pouvoir entrer et ressortir de la banque sans que personne ne te remarque. Je veux dire, tu ressembles à une plus vielle version du toi du journal, donc je suppose que l'apparence que tu as aujourd'hui est la même que celle que tu avais au moment où tu as commencé à réunir tes Mangemorts, non ? Mais comme les sorciers vivent vieux, la plupart doivent savoir à quoi tu ressembles, donc si jamais tu arrives à la banque, ça doit créer une pagaille monstre, non ? Parce que, c'est pas non plus comme si tu étais cité par la presse comme étant le plus puissant mage noir de tout les temps…
Je restais un instant quelque peu stupéfait, avant de lâcher un léger rire que je masquai sous une toux maladroite, toujours pas totalement habitué à afficher mes émotions.
- Glamour, chaton, glamour, dis-je après m'être essuyé les mains. Les sorciers, s'ils se reposent presque entièrement sur la magie, ne s'attendent pas toujours à la voir sur les gens. Certes, un afflux de magie se fait ressentir, mais un glamour porté intégralement, s'il est bien fixé, passe inaperçu, car il se fond dans la magie de son porteur. Et puis… Gringotts est organisé de manière à laisser de l'intimité aux gens qu'ils le souhaitent – et s'ils le savent.
- Comment ça ? Demanda mon Oméga, les sourcils froncés. Il n'y a bien qu'un seul hall d'entrée, non ?
- Justement, non. En fait, Gringotts est une banque construite un peu comme un… comme un triangle, en fait. La principale entrée est celle avec le portail en bronze. Cependant, il en existe également deux autres. Une se situe sur le chemin de Traverse, l'autre, la moins utilisée, se trouve dans l'allée des Embrumes. C'est par ici que j'y rentre, comme la plupart de mes Mangemorts qui ne peuvent pas se permettre de s'afficher en public.
- Comme Fenrir, par exemple ? Demanda Harry avec hésitation.
- Oui.
Je hochai la tête, avant de reprendre.
- Mais pas que. Les Lestranges également, par exemple. Enfin, c'est une manière assez pratique d'éviter les queues interminables de la banque.
- C'est vachement pratique, ça !
- Assez, oui.
Mon Oméga eut un sourire en secouant la tête, repoussant légèrement son assiette qu'il avait fini. Ce faisant, la lettre qu'avait apportée Rosy glissa légèrement sur mon bureau, et Harry l'attrapa, la faisant glisser dans ses mains avec interrogation alors que je fronçai les sourcils.
- Il n'y a pas d'expéditeur, remarqua-t-il après l'avoir retourné.
- Puis-je ? Demandais-je en tendant légèrement la main pour récupérer la lettre.
Mon Oméga me regarda un léger instant avec étonnement, avant de me tendre la lettre sans poser de question, et cette confiance m'ébranla un léger instant. Non, je n'étais définitivement pas habitué à cela. Certes, mes Mangemorts me faisaient confiance, mais je l'avais… chèrement acquise. A contrario, Harry, lui, m'avait … accepté, directement. Enfin, il y avait eu évidemment certaines choses à éclairer, mais nous étions passés par là. Revenant sur Terre, je passai une main au-dessus de la lettre en fermant les yeux pour capter les moindres particules de magies de la lettre. Il n'y avait pas la moindre note d'agressivité ou de méchanceté dans ce qui s'accrocha à ma magie, et s'il n'y avait pas non plus d'amour fou, cela me semblait neutre. Même, agréable.
Rassurant.
Et il n'y avait définitivement aucun sort visant à blesser à l'ouverture de l'enveloppe. Je rouvris lentement les yeux en rendant la lettre à mon Oméga qui eut un sourire quelque peu crispé.
- Alors ?
- Vas-y, dis-je en souriant, la déposant dans ses mains, touchant brièvement les doigts de Harry.
Je sentis très clairement un frisson le traverser de part en part, et je laissai intentionnellement ma peau un peu plus en contact de la sienne. Mon Oméga ne se dégagea pas, au contraire, il approfondit brièvement le contact entre nos mains, avant d'ouvrir l'enveloppe. La lettre qu'il en sorti portait une écriture minuscule et rapprochée, et il ne restait presque aucun espace blanc, que ce soit au verso ou au recto que je voyais par transparence. J'hésitai un instant sur la démarche à suivre, puis décidai de me reposer contre le dossier de mon siège, tentant de ne pas envahir les pensées de mon Oméga pour lire la lettre en même temps que lui.
Mine de rien, je ne comprenais pas réellement pourquoi, mais si mon Oméga me faisait confiance, de mon côté, et bien… c'était également le cas. Je me surprenais à chaque fois à le penser, mais c'était réel. Sinon, j'aurais définitivement lu cette lettre avant lui. En attendant, une grande vague de soulagement traversa Harry, si puissante que je la ressentis jusqu'au bout de mes orteils.
Je croisai les bras sur mon torse, totalement intrigué, et je dus me retenir de ne pas glisser discrètement dans ses pensées.
Au bout de quelques minutes, mon Oméga releva la tête, et je remarquai tout de suite ses yeux brillants. Pas brillants comme d'habitude. Non, ils étaient brillants parce que Harry retenait des larmes. Je sentis quelque chose se coincer dans ma gorge et je fronçai les sourcils, me penchant à nouveau en avant.
- Il y a un problème ? Demandais-je.
- Non, murmura-t-il, c'est juste que… c'est Hermione.
- Et ?
- Elle…
Harry eut un petit rire en secouant la tête avant de renifler, passant une main sur ses yeux pour essuyer les larmes qui menaçaient de sortir.
- Bill lui a expliqué ce qu'il s'était passé et – et bien, c'est Hermione, donc elle connaissait déjà les légendes, en plus, d'après elle, dans le monde moldu, il y a beaucoup de…
Mon Oméga fronça les sourcils, reprenant la lettre pour rechercher quelque chose.
- Fanfictions ? Sur des … fandoms, ou dans certains… UA, et bien, il y a des Omegaverse.
- Chaton…
- Oui ?
- Peux-tu parler anglais ?
Harry redressa la tête avec un sourire sur les lèvres en secouant la tête.
- Je ne comprends pas non plus la moitié des mots. Le fait est qu'elle connaît pas mal de chose, même si elle admet que certaines choses sont contraires à d'autres. Enfin, après que Bill lui ait expliqué ce qui c'est passé, et elle a pris Remus entre quatre-yeux pour en discuter avec lui. Et visiblement, il en a bavé, mais… elle paraît plutôt fière d'elle. C'est Hermione, quoi…
Le garçon eut un petit rire et je sentis une pointe de jalousie assez agaçante me traverser le coeur. C'était assez désagréable.
- Tom ?
- Quoi ?
- Il – Hermione, c'est comme ma sœur. On a eut des débuts difficiles, mais après, on s'est trouvé sur la même longueur d'onde. Elle m'a toujours soutenu, mais elle était aussi toujours là pour me faire garder les pieds sur terre ou me soutenir pour que je ne boive pas la tasse.
Mon Oméga fronça les sourcils, semblant se perdre un instant dans ses souvenirs, avant de secouer la tête.
- Enfin… je suis presque sûr que sans elle, je n'aurais pas tenu.
Je n'eus pas besoin de traducteur pour comprendre que par là, Harry voulait dire qu'il ne serait pas vivant. La douleur qui m'étreignit le coeur fut bien plus puissante que la pointe de jalousie précédemment, et j'eus une légère grimace que je m'empressai de cacher alors que mon Oméga relevait la tête.
- Il y a un problème ? Demanda-t-il avec incompréhension.
- Je me disais juste que si Mademoiselle Granger te rejoint ici, mon manoir va se transformer en réserve à Gryffondors.
- Hein ? Il y a beaucoup de Gryffondors parmi tes Mangemorts ? S'étonna mon Oméga.
- Et bien, dis-je en haussant les épaules, si une bonne moitié d'entre eux sont des Serpentards, les trois autres maisons de Poudlard ont des effectifs à peu près équivalents, même si les Gryffondors sont de plus en plus nombreux.
- Mais – mais je croyais que seuls les Serpentard pouvaient être des Mangemorts…
J'eus un instant d'amusement face à la phrase de Harry, avant de me rendre compte que oui, par Merlin, il était totalement sérieux en disant cela. Je fronçais les sourcils, croisant mes mains sous mon menton.
- Chaton… une Maison ne détermine pas tes idéaux politiques. Certes, les Poufsouffles sont en minorité parmi mes Mangemorts et ceux-ci rechignent à donner la mort parce qu'ils n'aiment pas du tout cela, mais je ne vois absolument pas l'intérêt de réduire mes Mangemorts pour qu'il n'y ait que des Serpentards. Premièrement, cela serait idiot, puisqu'une fois sorti de Poudlard, la maison n'a presque aucune importance, et de plus, les qualités des Serdaigles, par exemple, sont très appréciables lorsqu'il s'agit de logistiques ou de calculs. Certes, les Serpentards sont bons dedans, mais ils n'excellent pas. Il en est de même pour mes Mangemorts sortant de Gryffondor. Ils sont souvent assez… impulsifs, mais sont les plus aptes à mener des offensives. Bien sûr, ce sont des traits… caricaturaux des maisons, mais la diversité permet de réduire les faiblesses.
Harry resta silencieux un instant, semblant méditer un instant, avant de pousser un profond soupir en reposant la lettre de sa camarade.
- Tout est tellement compliqué, finit-il par dire, tripotant machinalement une de ses mèches de cheveux.
- Pas compliqué. Différent, nuançais-je.
Il eut un léger rire qui s'évanouit dans l'air, avant de s'étirer comme un chat. Je restai un instant fasciné par le spectacle sous mes yeux, l'observant sans la moindre gêne. Mon Oméga avait définitivement repris le poids qui lui manquait, et il était… et bien, il était beau, comme cela. De plus, je savais que les bleus sur sa peau avaient presque tous disparu, la rendant encore plus magnifique.
Enfin. Je me recentrai sur l'instant présent, demandant à Harry s'il souhaitait un dessert. Personnellement, je n'en voulais pas, mais je préférais savoir ce qu'il en était pour lui – ne savait-on jamais, peut-être aurait-il encore faim après des jours trop nombreux à mon avis à avoir mangé trop peu, même s'il ne pouvait faire autrement.
- Non merci, je suis repu, dit-il avec un léger sourire tout de même gêné, et je levais les yeux au ciel.
- Pour la énième fois, Harry, je ne vais pas te forcer à manger si tu ne peux pas.
- Et sinon, cette après-midi, il y a quelque chose de prévu ?
Je haussai un sourcil face à la tentative totalement… grossière pour changer de sujet, mais finalement, je décidai de laisser passer cela – mais je comptais bien revenir là-dessus plus tard, et il ne pourrait définitivement pas couper à cette discussion.
- J'avais pensé que nous pourrions aller te trouver une nouvelle baguette. La tienne a été brisée lorsque mes Mangemorts lors de ta… capture, et malheureusement, elle est irréparable d'après Ollivander.
( donc voilà, ici, c'est le chapitre suivant, avec le point de vue de Harry (pouf, deux chapitres en un, c'est pas beau la vie ? ))
J'accusai le coup, fermant douloureusement les yeux. Quelque part, je le savais bien, je le ressentais presque, mais j'avais gardé l'espoir qu'elle n'était pas brisée. Ma baguette, lorsque j'étais chez les Dursleys, c'était la certitude que tout n'était pas qu'un rêve, que oui, j'étais bien un sorcier, et que oui, je pourrais m'en sortir. Elle avait toujours été là, et maintenant – et bien, maintenant, elle n'était plus. Et par Gryffondor, cela faisais mal, tout de même.
- Ce n'est qu'une baguette, Harry, dit mon Alpha, et je sentis sa perplexité et dans le ton de sa voix, et dans sa magie.
- Je sais, dis-je en secouant la tête, rouvrant les paupières pour le regarder. Ce n'était qu'une baguette mais c'était – c'était ma baguette.
Visiblement, cela n'éclaira pas plus Tom, qui fronça imperceptiblement les sourcils d'incompréhension.
- Certes, chaque baguette à sa volonté propre, qui s'accorde plus ou moins avec son possesseur, mais je dois avouer ne pas bien comprendre… ton affection pour une baguette, chaton.
La manière dont il prononça le mot affection me tira à un sourire. J'avais l'impression qu'il parlait d'un concept qui lui était totalement étranger – et pourtant, au vu de notre lien, je pouvais affirmer sans me tromper qu'il en ressentait.
- C'est juste que, quelque part, je me sentais attaché à elle, expliquais-je maladroitement, avant d'y renoncer en voyant que Tom avait l'air de ne pas du tout me suivre. On va donc chez Ollivander ?
- Si tu le souhaites. Nous pouvons aller chez Ollivander ou faire un saut aux États-Unis.
- Aux …
Par Merlin ? Les États-Unis ? Je sentis ma mâchoire claquer de surprise en s'ouvrant.
- Qu'est-ce que – pourquoi les États-Unis ? Et comment peut-on y aller, d'abord ? On prendrait l'avion ?
Mon Alpha haussa un sourcil, et je pus clairement l'entendre se demander où diable j'avais été chercher cela.
- Harry… nous sommes des sorciers. Nous transplantons, je te rappelle.
Par Merlin. Est-ce que c'était possible de traverser tout l'océan Atlantique en se transplantant ? Cela paraissait foutrement incroyable.
- Mais qu'est-ce qu'on irait faire aux États-Unis ?
- As-tu entendu parler de Violetta Beauvais ?
Je fronçais les sourcil, sentant une de mes oreilles de chat se pencher légèrement. C'était qui, elle ? Et… et c'était quoi, ça ? Je sentais me coeur se tordre légèrement, et ce n'était absolument pas agréable.
- Non, dis-je fixant Tom. Qui c'est ?
- Elle était une célèbre fabricante de baguettes de La Nouvelle-Orléans. Cela fait quelques années désormais qu'elle est à la soi-disant à la retraite, mais en fait, c'est simplement qu'elle trie désormais ses clients sur le volet après avoir eu quelques problèmes, mais elle a une dette envers moi et ne me refusera pas une baguette.
- Et pourquoi elle ? Demandais-je, fronçant encore un peu plus les sourcils en croisant les bras sur mon torse.
Mon Alpha pencha imperceptiblement la tête sur le côté, avant qu'un sourire ne se peigne doucement sur son visage alors qu'il se pencha par-dessus son bureau, posant ses coudes sur la table pour entrecroiser ses doigts, posant son menton dessus.
- Serait-ce de la jalousie, chaton ?
- Quoi ? Grognais-je en retroussant le nez. Pas du tout !
…
Peut-être un peu, mais j'estimais en avoir le droit. Par Merlin, c'était mon Alpha, pas celui d'une… d'une fabricante de baguette de l'autre bout du monde ! Les iris grenades de Tom pétillèrent vivement, et son amusement m'agaça sans que je ne puisse réellement dire pourquoi. Je me renfonçai dans mon siège, le foudroyant du regard en reniflant.
- Le fait est qu'elle reste une des meilleure fabricante de baguette du monde, meilleure que Ollivander d'après la plupart des Américains qui sont passés en Grande-Bretagne. Et non, Harry, me coupa Tom avant que je n'aie le temps d'ouvrir la bouche sûrement pour protester – je ne le savais pas réellement moi-même -, nous n'avons pas eu de relation autre que pour parler de composants de baguette.
Mouais… Je sentis une certaine pression dans mon corps diminuer légèrement mais ce n'était tout de même pas agréable, et je masquai une grimace. La… légèreté avec laquelle mon Alpha prenait ça me – et bien, oui, cela m'agaçait. Principalement parce que je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qu'il se passerait s'il en venait un jour à se rendre compte que je n'étais que… moi. Oui, j'étais peut-être un Oméga, son Oméga, mais je restais un adolescent, et au final, c'était tout. En plus, je ne pouvais désormais m'enlever de la tête l'idée que mon Alpha était bien plus vieux que moi – par Merlin, nous avions plus d'un demi-siècle d'écart ! Et cela voulait dire qu'il y avait tout une partie de sa vie qui pouvait revenir à tout instant. Et que peut-être, en revoyant des gens qu'il avait connu des décennies plutôt, qui avaient eu des années pour perfectionner leur magie, il se rendrait compte que je n'étais qu'un débutant.
- Chaton.
Je relevai la tête brusquement, me retrouvant à quelques millimètres de mon Alpha.
- Euh – Tom ? Demandais-je avec incompréhension, avant de me faire couper par ses lèvres qui accrochèrent brutalement les miennes.
Une brusque vague de… de je ne savais pas tellement quoi me traversa, me coupant le souffle. J'eus le brusque réflexe de me reculer, mais Tom agrippa ma nuque, me gardant contre lui alors que sa langue se glissait contre mes lèvres. Je fermai lentement les yeux, faisant taire mes doutes peu à peu, répondant avec tout de même une légère hésitation à son baiser qu'il menait sans le moindre doute. J'avais l'impression qu'il y avait quelque chose de différent, comme si mon Alpha était énervé de quelque chose. Et je devais avouer que je ne comprenais pas réellement où était le problème.
- Tu es mon Oméga, grogna-t-il contre mes lèvres, ne les quittant pas d'un pouce. Arrête de douter de mes choix.
- Mais -
Je n'eus pas le temps de prononcer autre chose que mon Alpha reprit mes lèvres presque agressivement. Je laissa échapper un gémissement, totalement emprisonné dans son baiser, mais j'y répondis sans même y réfléchir. Ma magie s'emportait pour rejoindre celle de Tom, et je sentais la sienne faire de même, me faisant gémir sans contrôle. J'avais la sensation de me perdre en lui totalement, et c'était foutrement bon. Mon Alpha avait glissé ses doigts dans mes cheveux, les tirant légèrement alors que le bout de ses ongles râpait contre mon cuir chevelu. Je perdais peu à peu mon souffle, mais je ne voulais pas que tout cela s'arrête, pas alors que j'avais la sensation que Tom tentait de me garder conte lui – de me garder avec lui. Mais il finit par relâcher ma bouche lentement même si avec réticence, collant nos fronts ensemble.
Ce fut à cet instant-là que je remarquai que j'avais posé mes mains sur la table pour rester stable, et j'en enlevai une pour la poser avec hésitation sur la joue de mon Alpha. Il s'y appuya imperceptiblement, mais à ce geste, je me sentis tout simplement rassuré. Comme si cela suffisait à dire que non, même s'il y avait mieux, je ne serais pas relégué au rang de père porteur – ou mère ? Je n'avais pas la moindre idée de comment j'étais censé être qualifié.
- Cesse un peu de te dévaloriser à chaque instant, Harry. Ce n'est pas sain. Alors maintenant, nous allons transplanter à l'autre bout de l'Atlantique, acheter ta baguette, revenir ici et nous aurons ensuite du sexe pendant toute la nuit et tu comprendras que je ne te laisserai pas partir. Et j'espère que ce programme te convient, parce que nous partons.
J'eus un foutu glapissement alors que je nous sentais transplanter, fermant les yeux.
Et Tom nous fit enchaîner cela deux fois. Trois fois. Quatre fois. Cinq fois. Et six fois. Après la sixième, lorsque nous ne repartîmes pas, je me séparai de lui brusquement, faisant fit du léger mouvement qu'il fit pour me retenir, et alla régurgiter le repas que je venais d'avaler. Tout de suite, les lasagnes étaient bien moins bonnes dans ce sens-là, et je sentis des larmes me piquer le coin des yeux alors que mon estomac semblait décidé à exprimer tout son mécontentement sans me laisser le droit de protester contre ça.
Bon sang. Je détestais toujours autant vomir. Une main chaude se posa dans mon dos, le tapotant doucement, mais je n'eus pas le temps d'adresser un simple sourire ou regard de remerciement à mon Alpha qu'un nouveau hoquet me prit. Un bout de lasagne se coinça dans mon œsophage et je me penchai en avant en toussant, tentant de le dégager, et il fut accompagné d'une nouvelle cascade de nourriture. C'était absolument dégueulasse. Et le pire, c'est que cela me donnait encore plus envie de vomir.
Mais finalement, mon estomac semblait avoir désormais apaisé sa colère, et même si je restai encore plusieurs secondes penché en avant, je ne régurgitai pas une nouvelle fois mon repas – de toute façon, je ne devais plus en avoir beaucoup dans mon ventre.
- C'est bon, chaton ? Demanda mon Alpha, une note d'inquiétude pointant à travers sa voix.
- Ne… ne refais jamais ça, grognais-je pitoyablement en me relevant, ma tête tournant un instant, et je crus voir des étoiles.
- Et bien, j'ai le regret que te dire qu'après un aller, il y a un retour.
J'eus un geignement en roulant des yeux avant de les fermer. Par Merlin. Tom marmonna un sort, et l'odeur désagréable qui montait à mes narines disparut, puis, quelques secondes plus tard, mon mal de tête et le ventre ne disparurent. Je restai immobile une demi-seconde avant de rouvrir les yeux, tombant dans le regard mi amusé – mi concerné de mon Alpha.
- Ce n'est absolument pas drôle, râlais-je en croisant mes bras sur mon torse.
- Je te crois.
Tom passa doucement ses doigts le long de ma colonne vertébrale sans vraiment avoir l'air d'y penser, et je remarquai à ce moment que nous étions vraiment très proches.
Par Gryffondor. Ca aussi, c'était définitivement quelque chose qui avait changé avec lui. J'avais toujours détesté avoir quelqu'un de physiquement trop proche de moi. Je voulais dire, être en contact avec quelqu'un, cela m'avait toujours dérangé. J'avais la sensation que cela m'étouffait. Que j'étais sale. Les grandes claques que Weasley me donnait toujours dans le dos me faisaient frémir de dégoût, et je tentais en permanence d'échapper à son bras qui se posait sur mes épaules. Mais là…
Là, ce n'était absolument pas la même chose, au contraire. Tom était proche de moi, mais même s'en m'en rendre compte, je m'approchai encore plus. J'avais en fait l'impression de graviter autour de lui, et de ne pas pouvoir m'empêcher de le toucher. Et quand j'y réfléchissais un peu, il n'y avait pas réellement eu un moment où nous étions dans la même pièce sans que nous nous touchions. Sauf, peut-être, lorsque nous étions devant ses Mangemorts. Mais bon, là… c'était tout de même assez différent.
- … Harry ? Je peux savoir ce que tu fais ?
Je redressai brusquement la tête, sortant de mes pensées, pour me rendre compte que je n'étais plus qu'à quelques millimètres de la tête de mon Alpha, qui avait définitivement un air amusé sur le visage.
- Je sais que je suis attirant, mais -
- Mais je ne vais pas rester des heures à poiroter pour que Messieurs, tout aussi Alpha et Oméga qu'ils soient, finissent par mettre un pied dans ma demeure pour que je puisse aller finir ma journée de travail. Alors, bougez vos charmants postérieurs, et plus vite que cela !
J'avais brusquement sursauté, et Tom avait également eu un moment de stupeur, et je tournai ma tête vers l'endroit d'où avait surgi la voix. Une vielle femme colorée se tenait au pied d'une maison on ne peut plus moldue, totalement conforme aux maisons moldues anciennes dont j'avais l'image lorsque je pensais au sud des États-Unis.
- Ah, les jeunes, soupira-t-elle. Je vous jure, toujours en train de se peloter, c'est pas possible. Enfin. Je vous attends à l'intérieur.
…
…
Et la dame retourna dans sa maison, laissant la porte ouverte.
Wow. Quelle femme.
