Chapitre trente-huit

Kate se laissait retomber sur le dos avec un sourire de satisfaction.

- Bon sang ! J'adore les réveils comme ça !

Rick vint se coller à elle en souriant, elle se lova contre lui.

- Même endormie, tu es trop tentante, murmura-t-il.

- Tu as l'air d'aller mieux !

- J'avais dû manger un truc qui ne passait pas, mentit-il en l'embrassant dans le cou.

- J'vais nous faire du café, annonça-t-elle en piquant un baiser sur ses lèvres.

- On pourrait rester au lit ! Grogna-t-il.

- Tu pourrais rester au lit, mon cher écrivain ! Contra-t-elle. Je dois travailler pour vivre moi ! Et si je ne me dépêche pas, je vais être en retard au poste !

- Non ! Non ! Tu penses bien que je ne vais pas te laisser y aller toute seule, qui te servirait ton café ? Répondit Castle en se précipitant hors du lit.

Il était hors de question qu'il laissât ce Demming tourner autour de sa Beckett ! Il n'avait qu'à arriver avant, elle était à lui !

Une nouvelle enquête leur tomba rapidement dessus, un célèbre chef cuisinier, Balthazar Wolf, avait été assassiné dans la cuisine d'un nouveau restaurant à la mode, dont la propriétaire s'avéra être une vieille amie de lycée de Beckett.

- Madison?!

- Beck?! Qu'est ce que tu fais ici?

- Je suis de la brigade criminelle! Je m'occupe de cette affaire! Expliqua la détective.

- Oh c'est vrai? T'es sérieuse?

- Oui!

Elles s'embrassèrent chaleureusement, sous le regard intrigué de l'écrivain.

- C'est dingue! Sourit Beckett.

- Mais qu'elle manière vraiment affreuse de reprendre contact, soupira Madison.

Beckett fit les présentations :

- Madison Keller, voici le romancier Richard Castle!

- Enchantée.

- Oui, moi aussi, appelez moi Rick. Comment vous êtes vous rencontrées?

- À l'école, on était dans la même classe au lycée. J'n'en reviens pas que la pire des rebelles du groupe bosse dans la police maintenant! Remarqua Madison, éveillant ainsi l'intérêt de Rick.

- J'vais avoir besoin d'informations sur tout le personnel, expliqua Beckett en ignorant les gloussements de son amant.

- J't'en prie Beck, tu crois qu'un de mes employés a fait ça?

- Il n'y a pas eu effraction, ça veut dire que le tueur connaissait le chef, ou qu'il avait les clés. Il me faut l'alibi de tout le monde, toi y compris... Désolée...

- C'est normal... Euh... Je comprends...J'étais à une fête jusqu'à la fin de la nuit, plein de gens m'ont vue la bas.

- Tu sais si Wolf avait des ennemis, si une personne lui voulait du mal?

- C'était l'super méchant que les gens aimaient détester! ... J'étais juge, c'est comme ça qu'on s'est rencontrés... Sérieusement?...T'as jamais vu la guerre des cuisines?

- Euh... Non, jamais... Je n'ai pas tellement le temps de regarder la télé...

- C'était pourtant toi qui passait des heures à regarder sauver par le gong à une époque.

- Oh... C'est vrai ça? Jubila Castle. Y a-t-il autre chose qu'elle passait des heures à faire?

- Castle! C'est une scène de crime ici, pas un lieu où tu fais tes recherches de romancier!

- Vous me le direz?! Murmura Castle à Madison.

- Il n'y avait pas un truc inhabituel chez Wolf ces temps ci? Rien du tout? Demanda Beckett après avoir lancé un regard noir à Castle.

- Si! Une chose! Wolf bossait d'habitude non stop, on n'arrivait pas à l'faire sortir de la cuisine...mais ces dernières semaines, il partait sur les coups de 15 heures et revenait vers 17 heures pour la mise en place. Il disait que c'était personnel.

Madison était partie chercher l'adresse des proches de la victime, lorsque Beckett en profita pour mettre les choses au point avec Castle.

- Non mais tu vas arrêter un peu ! Sourit Beckett.

- Quoi ? C'était une copine de lycée?! Ce qui fait qu'elle connaissait sûrement tous tes petits secrets...

- Creuse autant que tu veux, Castle, mes secrets sont bien gardés avec elle.

- Tu en es sûre?

- Peu importe ce qu'elle sait sur moi, parce que moi je sais encore bien pire à propos d'elle! À cette époque là, on était toute une bande, et on s'éclatait.

- Et c'est quoi, s'éclater?

- Et bien, si tu ne le sais pas encore, je pense qu'il est trop tard pour te l'apprendre.

- La personne à contacter, c'est David Nicolaides !

Ils rentrèrent au poste et reprirent leur enquête dans la bonne humeur. Jusqu'à ce que Beckett ne reçoive un mystérieux appel auquel elle répondit en souriant un peu trop.

- Beckett !

- …

- Oui, d'accord ! Quand ?

- …

- Demain soir ? C'est parfait !... Oui, pas de problème !

Demming, sans doute ! C'était normal, après tout, il lui avait laissé entendre qu'elle était libre ! Mais elle… Comment pouvait-elle ne pas lui dire qu'elle avait quelqu'un dans sa vie ? Elle avait pourtant l'air d'être heureuse avec lui ! Elle vivait avec lui ! Bon d'accord, c'était parce que son appartement avait explosé et elle n'avait pas caché son désir d'en trouver un autre… Mais elle n'en parlait plus… Elle avait même décoré sa chambre, on ne repeignait pas une pièce si c'était pour déménager au bout de quelques semaines !

Il était encore à ruminer ses pensées, lorsqu'ils retournèrent interroger Madison à propos d'une femme qui avait apparemment une liaison avec la victime.

- C'est Sandra, elle vient avec son mari tous les samedis, expliqua-t-elle en regardant la photo que Beckett lui avait montrée.

- Elle est mariée? Demanda la détective. Domingo, lui, nous a parlé d'une relation intime...

- Bon sang, ce serait une violation de nombreux codes sanitaires! Souligna l'écrivain.

- Tu ne connais pas son nom de famille ? Demanda Beckett non sans lui avoir envoyé un regard bien noir.

- Non, mais cette information doit être notée quelque part... soupira Madison.

- Comment tu te sens? Demanda Beckett qui avait remarqué le trouble de son amie.

- J'suis bouleversée, et je n'ai pas le temps de pleurer en fait. Wolf était un ami et que ça me plaise ou non, je dois trouver qui peut remplacer mon chef, je ne sais toujours pas qui a commandé le gâteau que Wolf préparait et j'ai un gros gala de charité demain soir, chez Rocco Di Spirito, si je n'y vais pas, les gens finiront par penser que comme Wolf est mort, mon restaurant l'est aussi... Tu devrais venir avec moi, j'aurai un peu de soutien moral et on pourrait reparler du bon vieux temps!

- Oh! Je... J'voudrais bien, mais j'suis prise! Regretta Beckett, ravivant ainsi la colère de Rick.

- T'es prise? Regretta Madison.

- Moi, en revanche, je suis totalement disponible, pour un peu de soutien moral et je meurs d'envie d'aller chez Rocco Di Spirito! Annonça Castle sous le regard atterré de Beckett.

- Un charmant conteur! Sourit Madison. C'est ce que le médecin m'a conseillé! Merci Rick!

- Sauf si c'est un problème... Dit Castle en regardant sa muse.

- Non! ... Non... Il n'y a pas de problème! Bafouilla-t-elle un peu perdue.

Pas de problème ? Mais bien sûr qu'il y avait un problème ! Qu'est ce qu'il lui prenait ? Proposer à son amie de l'accompagner au restaurant alors qu'ils vivaient ensemble ?! Le dîner avec Elie Monroe ne lui avait-il pas servi de leçon ? Ou alors il était pathologiquement incapable de refuser une invitation à dîner de la part d'une jolie fille ?

- Qu'est ce qu'il t'a pris de proposer à Madison de l'accompagner à son gala ? Demanda Beckett dans la voiture.

- C'est ton amie ! Elle a besoin de réconfort ! Et comme tu seras prise demain soir… Je fais d'une pierre deux coups ! J'aiderai ton amie et je ne m'ennuierai pas !

- …

Elle fronça les sourcils, légèrement décontenancée.

- C'est ton amie ! Pas une actrice prête à tout pour avoir un rôle, tu n'as pas à t'inquiéter !

- Mais je ne m'inquiète pas ! répondit-elle en déglutissant. Non… Je… Je suis surprise, c'est tout…

Un peu qu'elle était surprise, elle n'arrivait pas du tout à comprendre l'attitude de son écrivain. C'était comme si il essayait de la provoquer. Comme si elle avait fait quelque chose de mal ! Mais elle n'arrivait pas à savoir quoi.

Le lendemain, Rick s'amusait à geler divers aliments avec de l'azote liquide dans la cuisine du loft, tandis que Martha le regardait d'un air désespéré.

- Sortir avec une vieille amie de Katherine! C'est vraiment une erreur!

- Je pense que ça ne dérange pas Beckett... répondit distraitement Castle.

- Chéri! Soupira Martha consternée par tant de naïveté.

- Tu me passes une pomme?!

- Mais enfin, qu'est ce qu'il t'a pris ?

- Beckett a un rendez-vous ce soir !

- Un rendez-vous ? Avec qui ? Et puis si elle t'en a parlé, c'est qu'il n'y a rien à craindre !

- Justement ! Elle ne m'en a pas parlé ! J'ai surpris la fin d'une conversation téléphonique ! A mon avis c'est ce Demming ! Quel sale petit mielleux celui-là !

- Ne t'inquiète pas papa, tu es irrésistible ! assura Alexis en arrivant au même instant.

- Ouais, n'empêche que ce Demming est taillé comme Ken ! Soupira Castle.

- Mais Kate n'est pas une poupée Barbie ! Contra Alexis. Et puis elle est folle de toi et totalement engagée dans votre relation !

- Ah ! Tiqua Martha ! Je ne dirais pas totalement engagée !

- Grand-mère !

- Bah quoi ? Je ne vois pas de bague à son doigt ! Donc techniquement, elle est libre comme l'air !

- Merci mère, pour tout le réconfort que tu m'apportes ! Grinça l'écrivain. Et si on changeait de sujet ? Alexis, comment ça avance tes préparatifs pour ton Week-end ?

- Arrête de froncer les sourcils Alexis, ou ton père va te figer comme ça! Fit Martha devant la grimace de sa petite fille.

- Il n'en aura pas besoin, je viens de voir que je dois étudier des coupes au microscope, pour mon examen de chimie! Je ne peux pas emporter un microscope dans les Hamptons! Soupira la jeune fille.

- Tu veux annuler ton week-end entre amies? Demanda Castle.

- Si je reste, je vais regretter la plage avec les filles et si je vais à la plage, je vais regretter de ne pas réviser!

- Ne me regarde pas comme ça ! répondit Martha. Moi, j'aime bien penser qu'on peut tout avoir! Si tu hésites à ce point là, alors fais les deux!

- Ou alors, proposa Rick, d'ici ce week-end, je trouverai un moyen de faire des prouesses avec ce Thermos d'azote liquide! Pour qu'il devienne une vraie machine météo, je ferai pleuvoir, tes amies devront annuler leur voyage, tu n'auras pas à choisir et après on sera les maîtres du monde! Ah ! Ah ! MOUAHAHAHAHA!

- Ça ne m'aide pas! Soupira Alexis.

- Mais ça défoule!

- Tu ne devrais pas te préparer pour ton dîner? Demanda Martha.

- Tu ne devrais pas être avec Chet? Répliqua-t-il en prenant sa montre… Oh... Si je pense que je devrais...

Sa montre lui glissa des mains et atterrit dans le bol d'azote liquide.

-Oh!... J'ai figé le temps !

Beckett sortait des toilettes, lorsqu'elle tomba nez à nez avec son amie de lycée.

- Maddy?!

- Oh Salut!

- Tu es... Ravissante !

- J'voulais vous offrir ça! Expliqua Maddy en lui tendant un panier rempli de douceurs. C'est ma façon de tous vous remercier de tout ce que vous faites.

- Oh... On ne fait que notre boulot... Mais on est toujours contents d'avoir des... cookies! J'adore ce genre de cookies! se réjouit Beckett.

- Ah! Super! … Beck... Tu t'souviens quand on était dingues du même mec?

- Ouais... Brent Edwards... C'était un vrai canon! Sourit Beckett au souvenir du jeune homme.

- Oui... Tu t'souviens également de ce qu'il s'est passé en dernière année? Ajouta Madison.

- Oui... Pourquoi?

- Ce dîner, avec Rick... Si vous êtes tous les deux... Parce que je ne voudrais pas que l'histoire se répète encore une fois...

- Castle?... Oui... Euh... Oui... On est ensemble! Mais je t'en prie, ne le répète pas à tout New York! Je ne tiens pas à faire la une de la presse people ou à avoir une horde de journalistes collés à mes talons !

- Mais alors?... Ce dîner...

- T'en fais pas. Je ne sais pas ce qu'il a en ce moment, mais… Il est bizarre… Enfin ! Passez une bonne soirée!

- Tu es sûre ?

- Oui ! Tu as besoin de compagnie et Rick saura te distraire ! Assura la détective.

Rick et Madison étaient attablés, lorsque Rocco Di Spirito vint les saluer.

- Madison ! J'suis vraiment désolé! Wolf était un ami, commença le chef.

- Merci Rocco! Répondit-elle. Je te présente Richard Castle!

- J'devrais vous mettre une bonne raclée! Tonna-t-il soudain juste avant de se mettre à rire, soulageant ainsi l'écrivain. Pourquoi avoir tué Derrick Storm?! J'adorais, mais cette Nikki Hard aussi est géniale!

- Fondée sur mon amie Kate Beckett! Précisa Madison. Je devrais te la présenter, vous devriez bien vous entendre!

- Avec plaisir, si elle est aussi intéressante que le personnage du roman... répondit Rocco. J'suis déjà sous le charme.

- Ah! Ah ! Grimaça Castle.

- Un fabuleux chef! Sourit Madison.

- Vous... Vous trouvez que c'est le genre de Beckett, ce type? Demanda Castle.

- Ben euh… Beck n'a pas de genre très précis... Elle est sortie avec le guitariste d'un groupe de rock, un étudiant en médecine et un français qui était d'une famille noble, ça j'en suis sûre... Avec qui elle est maintenant?

- Oh... Personne... Il y a juste un type quelconque qui lui tourne autour, je ne crois pas que ça ira loin... répondit vaguement l'écrivain.

- C'est vrai? Ce n'est pas ce qu'elle m'a dit! Contra Madison.

- Et qu'est ce qu'elle vous a dit? S'inquiéta Castle.

- Que c'était du sérieux!

- Du sérieux ?

- Du très sérieux ! En fait… Je crois ne l'avoir jamais vue aussi accro à quelqu'un !

Lorsqu'il rentra de son dîner, Castle trouva Beckett profondément endormie. Il n'osa pas la réveiller et se coucha à ses côtés. Il soupira lorsqu'instinctivement elle vint se blottir contre lui.

- Je n'arrive pas à imaginer ma vie sans toi, murmura-t-il. S'il faut que je fasse du sport pour avoir la carrure de Demming, je le ferai, mais je t'en prie, ne me quitte pas !

Lorsqu'il se réveilla le lendemain, elle était déjà partie. Il soupira et se prépara pour la rejoindre au plus vite.

- Bonjour ! dit-il en arrivant deux cafés à la main, près du bureau d'Esposito. Beckett n'est pas là ?

- Elle va revenir, Demming avait quelque chose à lui demander, répondit Ryan.

- Demming… grogna l'écrivain.

- Salut Castle ! Lança Beckett en s'emparant de son café.

- Demming n'était pas venu avec du café ? demanda Esposito.

- Si, mais celui-ci est mon café ! répliqua Beckett en désignant son gobelet.

- Tu sais que ça me réchauffe le cœur, quand tu dis des trucs comme ça, sourit Castle.

- Hé ! Castle ! On est là ! Avertit Esposito, alors que Rick dévorait sa muse du regard.

- Oups, fit Castle en haussant les épaules.

- Que voulait Demming ? Demanda Ryan.

- Oh… M'inviter à dîner ! Quel pot de colle ! répondit-elle en se tournant vers le tableau blanc pour se remettre au travail.

- Tu n'as pas déjà dîné avec lui hier ? Provoqua l'écrivain.

- Bien sûr que non ! Où vas-tu chercher des idées pareilles ? Dit Kate en se tournant vers lui complètement abasourdie.

- Bah… Euh… Enfin… Tu avais des projets…Alors…

Les gars, sentant le vent tourner, prétextèrent une urgence de dernière minute pour s'éclipser.

- TU AS CRU QUE JE SORTAIS AVEC DEMMING ?! S'écria-t-elle alors qu'elle venait de comprendre l'attitude de son petit ami. C'EST POUR ÇA QUE TU ES SORTI AVEC MADISON ?! TU VOULAIS TE VENGER !

- Me venger… euh… Non… Euh… Enfin… Si… Peut-être… Bredouilla l'écrivain en reculant sous les assauts de Beckett, qui lui enfonçait l'index dans la poitrine.

- COMMENT AS-TU PU CROIRE UNE CHOSE PAREILLE ? EST-CE QU'A UN MOMENT ? J'AI FAIT QUELQUE CHOSE QUI AURAIT PU TE LAISSER CROIRE QUE J'ETAIS CAPABLE D'UNE CHOSE PAREILLE ?

- Non… Euh… Non, tu as raison… Ta colère est légitime…

- UN PEU QU'ELLE EST LEGITIME ! NON MAIS…

- Qu'est ce qu'il se passe ici ? Demanda le capitaine Montgomery en sortant de son bureau.

- Rien chef ! Castle a encore photographié ma scène de crime ! Mentit Beckett en levant les yeux au ciel.

- Vous n'avez pas encore compris que vous risquiez de vous faire arracher la tête en faisant ça ? demanda Montgomery à l'écrivain.

- Je sais, mais ce cas était trop cool, fit Castle penaud.

- Et bien tachez de vous en souvenir la prochaine fois, Castle, parce que sinon, ami du maire ou pas, je vous priverai de scènes de crime.

- Oui, Capitaine…

Il soupira lorsque le capitaine regagna son bureau et se retourna vers Beckett, juste à temps pour la voir monter dans l'ascenseur. Il se pressa pour la rejoindre et dut se jeter entre les portes pour l'empêcher de partir sans lui.

- Tu aurais pu m'attendre ! Grogna-t-il en se massant l'épaule.

- Pourquoi ? Tu veux surveiller mes faits et gestes, maintenant ? Claqua-t-elle furieuse.

- Ok. Je reconnais que je ne l'ai pas volée celle là !

Elle ne répondit pas et se concentra sur l'enquête en cours. Tout s'accéléra, lorsqu'ils découvrirent que deux semaines avant sa mort, Wolf avait rompu avec sa maîtresse, vendu ses parts du restaurant familial, payé ses dettes parce qu'il voulait changer de vie et demander en mariage une femme dont il était secrètement amoureux. Ils découvrirent également que la femme à qui le cuisinier destinait cette bague, n'était autre que la fiancée de son meilleur ami et que celui-ci avait fini par l'assassiner.

- On rentre ensemble? Demanda-t-il doucement en approchant du bureau de sa muse.

- Rentre tout seul, Castle, je vais finir ma paperasse.

- Je peux attendre…

- Pas la peine, j'en ai pour un bon moment encore ! Et puis, j'ai prévu de passer voir quelqu'un après.

- Quelqu'un ?...

Il avait aussitôt pensé à Demming, mais le regard noir de sa petite amie le dissuada de prononcer ce nom. Elle était très fâchée et il devait reconnaître qu'elle en avait parfaitement le droit.

- Madison ! Je vais prendre un verre avec Madison ! Précisa-t-elle bien qu'elle ait été un instant tentée de le laisser psychoter toute la soirée.

- Oh ! Mais tu n'as pas de compte à me rendre ! répondit-il soulagé et honteux.

- Bah tiens ! Grogna la détective.

Castle rentra donc seul et dépité ce soir-là.

- Oh ! Oh ! Toi, tu as fait une bêtise ! Remarqua Martha.

- Où est Kate ? Demanda Alexis.

- Elle avait de la paperasse à finir, soupira Castle.

- Ça aurait pu attendre demain, dit Martha. Alors, pourquoi n'est-elle pas rentrée ?

- J'ai sous-entendu qu'elle était allée diner au restaurant avec Demming hier soir !

- Papa ! Je t'avais dit qu'elle n'en avait rien à faire de lui ! Elle a passé sa soirée avec moi à m'aider à préparer mon examen de chimie ! Grâce à elle, je vais pouvoir aller avec mes copines dans les Hamptons ce week-end !

- C'était toi le mystérieux coup de fil qu'elle a reçu ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

- Parce que ce n'était pas moi ! Je lui avais parlé de mon dilemme l'autre jour et elle m'a dit que ses cours de chimie remontaient un peu trop pour pouvoir m'aider efficacement, mais qu'elle verrait ce qu'elle pouvait faire. Le coup de fil, c'était Lanie, qui a accepté de venir nous aider ! On a passé une super soirée et je suis prête pour mon examen de lundi grâce à elles !

- Mais quel imbécile je fais !

- Ah ça, tu l'as dit ! Répondirent en chœur sa mère et sa fille.