« Je suis en r'tard, il est déjà moins l'quart ... » AHEM, pardon.

Ce chapitre est un joyeux bordel.
Enfin, au début. Là je viens de le finir et il se tient. Vous me direz s'il est cool hein ! Il devrait vous paraître moins maladroit que le 34 ;p (ceci était un spoiler de FOU)
Eh oui ça se complique, c'est aussi bien comme ça non ?:)

Je n'arrive décidément pas à écrire autant que je veux. Je me suis fracturé l'épaule et c'est assez une horreur de taper à l'ordi (en fait, de faire quoi que ce soit). J'ai bientôt fini le chapitre 39 mais on peut considérer que je n'ai plus d'avance pour le moment ! Et j'ai de plus en plus envie de continuer ma seconde fic .. ! è_é

Réponse aux reviews ? :)

- KenMei-Chan : une nouvelle *-* Contente que ça t'ait plu et que tu m'aies suivi jusque là. Retour à Poudlard et retrouvailles de nos protagonistes ici (:
- Cocochon : et c'est pire aujourd'hui, j'ai oublié de poster ! Bravo pour ton exam et bonnes vacances ;) Haaan, ouais, et t'imagines, en colère ? « SEVERUS TOBIAS ROGUE VIENS ICI TOUT DE SUITE ! Qu'est-ce que c'est que ça ? » Oh, devrait y avoir du mignon … sur le dernier chapitre + les épilogues xD Moi, j'aime bien qu'elles soient longues. Ca fait super plaisir !
- Isa'ralia Faradien : Je t'avais posté un extrait sur ma page pour te remercier de me suivre ;) voilà le début de ce tome 6 …;) merci pour tout !
- Gabiie T : tu aimes mes phrases et tu me les piques (je parle de ton PS … haha ;p enfin je pense que vous allez pas être contentes si je vous mets pas la suite pendant 6 mois xD) Je suis contente que ça te plaise toujours, après tout ce temps. (L)
- Git : tu veux vraiment que je réponde à ces questions ? Spoiler, c'est mal... =p je suis contente que ça t'ait plu, et je te remercie de continuer à me suivre !
- Seven-Midori-Mori : merci pour les fav et tout ça, et pour le super mp encore :D Non non, le jap c'était l'horreur. Comme prévu !:) Mais je suis encore en vie et j'écris toujours ! Enfin euh... presque ! J'essaie disons, je me suis fracturé l'épaule *eh oui pas douée* Merci pour ton avis sur le chapitre 12, je sais pas, j'essaierai de le retravailler quand même euh... un jour xD merci pour tout !:)
- Dellia, Claire, Chloé, Micka, Mélody, Marie, Heytoilàbas(L)

Qui postera la 300ème review !? Mon dieu, MERCI.

Bonne lecture à tous:) je tiens aussi à vous dire que ce chapitre fait 6 pages word *wooouh victory* et le 39 est déjà plus long que d'habitude aussi.


Chapitre 38 : De retour chez les vert et argent

Hermione avait le coeur léger en prenant le Poudlard Express en cette veille de rentrée. Elle savait qu'au bout du chemin se trouvait ce qu'elle attendait depuis si longtemps. Après s'être inquiétée toutes les vacances, avoir été vigilante au moindre mouvement d'herbe au Terrier, elle rejoignait enfin l'endroit le plus sûr du monde, où elle pourrait dormir sur ses deux oreilles - et pourquoi pas même avec la raison de son tourment? Elle rit à cette pensée, et cela n'échappa pas à Harry ni Ron. Ce fut cependant ce dernier qui se hasarda à aborder la question qui fâchait.

- Contente de retrouver ton bien aimé? fit-il avec amertume.
- Oh oui! répondit-elle sans même sans même le noter.

Elle avait un petit sourire au coin des lèvres, celui de l'enfant qui va se coucher à la veille de Noël. Enfin, trop pressée pour passer tout le voyage à regarder par la fenêtre, elle sortit un des livres du professeur Rogue, qu'elle relisait pour la énième fois. Le premier sur lequel ses yeux s'étaient posés, en fait. Son manuel d'étude pour devenir Maître des Potions.

Ce fut la première fois que Ron et Harry le virent, cependant.

- Potions? S'étonna ce dernier. Tu sais que tu auras sans doute moins à faire pour impressionner le professeur Slughorn qu'avec Rogue.

Slughorn était le professeur qui allait assurer les cours de Potions cette année. À cette annonce, la jeune femme avait été prise d'une panique effroyable : qu'adviendrait-il de Rogue? Le temps passant cependant, elle s'était dit qu'il lui en aurait parlé, et c'est avec cette - presque - certitude que la jeune femme s'était rassurée tout le reste des vacances. Au moment présent, la Gryffondor se retint de sourire.

- Il y avait une promotion dessus, se justifia-t-elle faussement. D'ailleurs je trouve ce livre bien plus intéressant que nos livres de cours. Il est présenté tellement différemment. Je suis certaine que vous aimeriez bien plus les Potions si vous le lisiez.
- Permets moi de douter, fit Ron.

Elle haussa simplement les épaules et se replongea dans sa lecture. Elle avait lu tous les livres qu'il lui avait apporté, certains même plusieurs fois, et avait hâte de lui en donner des nouvelles. Elle avait envie de le voir tout court. Elle avait cédé finalement. Elle ne trouvait même plus répugnante cette attraction pour lui. Elle voulait juste y céder.

Oui, c'était bien son premier amour. Elle réfléchit quelques secondes, et ne réussit pas à lui trouver des défauts. Ou peut-être que si. Cette manière qu'il avait de toujours vouloir l'éloigner, parce qu'il était « dangereux » … Mais c'était le seul. Il était courageux, attentif, intelligent et terriblement plus doux qu'on ne pouvait le penser …

Le livre reposé sur ses genoux, elle souriait bêtement à la fenêtre, ses yeux perdus dans le paysage.

- Tu es flippante, Hermione. On ne te reconnaît pas.
- Connais moi avant de me reconnaître et nous parlerons après, lui répondit-elle en le fusillant du regard.
- Tu pourrais nous dire qui c'est, tout de même !
- Et pourquoi ? Pour que vous vous assuriez que c'est un bon garçon ?
- On tient à toi, Hermione, fit Harry pour calmer le jeu entre eux deux.
- Je vous ai dit que je vous en parlerai. Je veux juste attendre … le bon moment.

Elle se détendit et se leva pour étreindre ses amis, sur la banquette en face. Ron la serra particulièrement fort. Il avait tenté, pendant les vacances, et alors qu'Harry n'était pas encore là, de lui soutirer des infos, par la douceur, mais elle n'avait rien dit. Cependant, elle avait senti de sa part une sorte de rapprochement...

Il finit par relâcher son amie et celle ci se rassit de son côté. Elle allait se remettre à lire quand Harry se mit à parler.

- D'après vous, qu'est-ce qu'il faisait, Drago, avec sa mère hier ?

Ils avaient improvisé une filature après les avoir vus se diriger vers l'allée des embrumes, alors que le chemin de Traverse était dévasté et presque désert. Seule la boutique de Fred et George marchait – et c'était une joie pour tous les élèves de Poudlard. Les gens avaient besoin de rire. Et pourtant, Harry, Ron et Hermione s'étaient lancés à la poursuite des Malefoy. Ils savaient tous trois que Lucius était en prison. Cependant, Hermione en savait plus que ses deux amis. Mais quelle raison avait elle de les retenir ? On avait confié une mission à Drago à Rogue, celle de l'aider, et elle, elle devait empêcher Harry et Ron d'intervenir. Mais elle ne pouvait rien faire au moment présent. Elle les avait donc suivis en s'excusant mentalement auprès du Maître des Potions.

Les Malefoy étaient entrés chez Barjow et Beurk. Harry frissonna en revoyant la boutique. Elle était un mauvais souvenir de deuxième année. L'allée des embrumes n'était pas plus remplie que le chemin de Traverse mais on voyait, en jetant un regard d'ensemble à la rue, des ombres dans les magasins, faussement fermés. On pouvait entendre, en tendant l'oreille, des murmures venant d'on ne savait où. Voldemort de retour, la rue était bien plus angoissante qu'à l'accoutumée. Ils étaient montés sur un toit pour observer ce qu'il se passait à l'intérieur, mais ils avaient failli se faire prendre.

- Et avec cette armoire, surtout, c'était carrément bizarre ! répondit Ron. Et qui étaient tous ces gens ?

Hermione grimaça imperceptiblement. Elle avait confiance en Rogue et Rogue avait confiance en Drago.

- Je pense que c'était une cérémonie, reprit Harry.
- Harry, arrête, le coupa Hermione.
- C'en est un, Hermione ! Malefoy est devenu un Mangemort !

La jeune femme avait peine à cacher son désespoir. Devant un Harry si haineux, elle n'avait aucune arme pour lutter sans paraître trop insistante. Lui dire qu'elle était amoureuse de Severus Rogue ? Elle aurait sans doute préféré se lancer le sortilège de Mort. Oh misère.

- C'est logique, son père est un Mangemort, et il suit son exemple ! Je suis sur que ça doit le rendre très fier
- Harry, tu ne peux être sûr de rien.

Il la défia du regard.

- Pas encore.

Il se leva précipitamment, visiblement en colère.

- J'ai besoin d'air.

Hermione soupira.

- Tu penses que … commença Ron.
- Je n'en sais rien. Cependant … (Elle essaya de paraître convaincante) Tu sais comme moi que Malefoy est un lâche. Je ne pense pas qu'il pourrait être un Mangemort.

Elle aurait préféré être certaine que ça n'était pas le cas. Mais Severus ne lui avait rien dit. Elle se contentait d'obéir, sans savoir – pour le moment.

Le train arriva à la nuit à Préaulard, sans qu'on n'eut revu Harry. Hermione quitta le wagon pas très rassurée. Ron eut le bon goût de ne rien dire, ou tout au moins, de la rassurer en lui disant qu'il devait déjà être sorti. Ensemble, ils prirent le chemin vers l'école et finirent par se retrouver dans la Grande Salle, où Hermione ne trouva ni trace d'Harry, ni même de Rogue. Elle pensait qu'elle croiserait son regard à la première seconde où elle entrerait, elle pensait qu'il l'aurait guettée, mais il n'était même pas là. La jeune femme se sentie frustrée, et encore plus inquiète pour son ami. Elle s'assit avec Ron et Ginny en bout de table, surveillant la porte. Cependant, au moment même où la nourriture apparut, les yeux de Ron, déjà pas très présents sur la porte contrairement à ceux des deux amies, s'en détachèrent complètement, et il se mit à manger.

Hermione le regarda, exaspéré, et reprit son inspection de la porte, un long moment, jusqu'à n'en plus pouvoir. Elle se mit à le frapper avec le livre de Potions, qu'elle avait à peine lâché.

- Par la barbe de Merlin, Ron, ton meilleur ami a disparu et toi, tu ne fais que manger !
- Regarde derrière toi, espèce de cinglée, fit l'intéressé la bouche pleine.

Hermione se tourna brusquement, tout comme Ginny. En effet, le Survivant était là, mais pas en parfait état.

- Il est couvert de sang ! S'exclama la plus jeune des Weasley. Pourquoi il est toujours couvert de sang ?

Hermione ne dit rien, abasourdie. Quand ? Comment ? Qui ? Elle avait trop plein de questions à poser. Cependant, elle ne voulait pas l'en accabler maintenant. QUOI QUE. Elle s'était bien trop inquiétée.

- Où étais-tu !? la materna-t-elle à la manière de Madame Weasley. Et qu'est-ce qu'il t'est arrivé !?

Il avait contre son nez un tissu plein de sang, et ne parvenait apparemment pas à stopper l'hémorragie.

- Plus tard, répondit-il sèchement.

La jeune femme se rendit compte qu'elle avait fait tout le contraire de ce qu'elle s'était promis. Mais elle aussi tenait à lui, et le voir se ramener dans cet état après plusieurs heures d'absence avait été plus qu'elle ne pouvait supporter. Elle sortit donc sa baguette et la pointa sur le visage de son ami qui, confiant, la laissa s'en approcher. La rouge et or murmura un sortilège et, instantanément, le sang coagula et cessa de couler.

- Ca ira mieux au moins jusqu'à la fin du repas, tu pourras aller voir Madame Pomfresh.
- C'est très bien Hermione. Merci.

Il lui fit un sourire auquel elle eut du mal à répondre. Comment pouvait-il rester si calme ? Et comment pouvait-il penser aux autres dans cette situation ?

- J'ai raté quelque chose ? Demanda Harry.
- Non, répondit Ron. Le choixpeau nous a dit de rester forts dans cette période difficile. Enfin c'est facile à dire pour lui. C'est un chapeau.

D'un coup, les conversations cessèrent et tout le monde se tourna vers la table des professeurs. Dumbledore venait de se lever et allait commencer son discours. Hermione jeta un coup d'oeil vers la place habituelle de Rogue et ne l'y trouva pas. Elle balaya cependant toute la table et finit par croiser son regard brûlant, posé sur elle. Elle déglutit. Ses yeux lui avaient manqué. Cette manière qu'il avait de la regarder – même si aujourd'hui semblait plus intense que jamais – lui avait manqué. Elle essaya par ses yeux de lui faire passer un message, auquel il répondit par un un début de sourire. Se pouvait-il qu'il ait compris sa question ? Elle fronça les sourcils et il hocha la tête, pour confirmer. Puis il se détourna vers Dumbledore.

Celui ci présentait le nouveau professeur de Potions, puis annonça que Rogue était le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Il y eut des murmures, quelques applaudissements forcés, ainsi que certains vraiment sincères venant de la table des Serpentards. Hermione fut de celle qui l'applaudit, affichant sur le visage une mine contrite, alors qu'elle était terriblement heureuse pour lui à l'intérieur. Elle cacha un sourire alors que lui, en faisait un, très fidèle à lui même, plus de suffisance qu'autre chose. Mais en fait, ce poste qu'il avait toujours convoité n'avait aujourd'hui aucune importance pour lui. Tout ce qu'il voulait, c'était elle. Il savait qu'il la verrait beaucoup moins cette année que l'année précédente, et qu'à la fin … certainement...

Il voulait profiter d'elle le plus possible. Il l'avait prévenue dès le début que cette relation était dangereuse, mais elle avait souhaité continuer. Maintenant, avant de sombrer dans l'enfer, il voulait tout d'elle. Il avait une inextinguible envie d'elle ce soir – et ce depuis quelques jours déjà –, pour leurs retrouvailles, et après toutes les peur qu'il avait eues pendant ces « vacances ». Il voulait se rassurer près d'elle, être certain qu'elle était encore là – pour le moment.

L'on quitta le banquet et chacun retourna à sa salle commune ou à ses appartements. Malgré son envie de retrouver son amant, Hermione ne pouvait quitter Harry sans savoir ce qu'il lui était arrivé. Elle fut hébétée en apprenant quilui avait fait ça. Drago Malefoy. « Le garçon qui ne demandait qu'à être pardonné. » Et puis quoi encore !? Non, Hermione ne pouvait cautionner ça. Mission ou pas, elle ne pouvait laisser Drago s'en prendre à Harry ainsi, et il fallait qu'elle en parle à Severus. Ils se quittèrent un peu avant minuit où Hermione monta dans son dortoir, et redescendit quelques minutes après. Elle sortit en douce de la salle commune, puis alla emprunter le passage secret le plus proche, jusqu'aux appartements de Severus. Elle espérait qu'il n'aie pas déménagé après tout, il était toujours directeur de la maison Serpentard. Et puis il l'aurait prévenue, si ça avait été le cas. Enfin, elle serait fixée en prononçant le mot de passe … Ce qu'elle fit.

Le portrait pivota et elle entra, pour faire rapidement face à un Severus visiblement très fatigué et nerveux. Il tenait dans sa main un verre de Whisky Pur Feu et la bouteille n'était pas loin. Ses yeux étaient fixés sur la porte, révulsés, tellement qu'il mit du temps à reprendre pied avec la réalité lorsqu'il vit du mouvement. Il se leva soudainement, laissant tomber son verre, ce qui eut pour réflexe de stopper la jeune fille. Elle tressaillit, et encore plus en le voyant s'approcher d'elle si résolument. Etait-il … ivre ?

A son grand soulagement cependant, Severus Rogue ouvrit ses bras et y enserra Hermione. Une chose était sûre : il n'était pas dans son état normal alors qu'il prononçait :

- J'ai cru que vous ne viendriez pas …

Il la relâcha, posa ses mains sur ses épaules et plongea dans ses yeux.

- Pourquoi avez vous été si longue, Miss Granger ? Je vous attends depuis si longtemps !

Hermione se sentait mal à l'aise, mais reprit du poil de la bête.

- Parlons-en, d'ailleurs, fit-elle en se détachant de l'étreinte de l'homme. Il se trouve que j'étais en train de discuter avec Harry, Ron et Ginny dans la salle commune de Gryffondor et Harry nous a raconté une histoire … Une histoire pas si incroyable, puisque le protagoniste – un antihéros – nous est bien connu … Lui comme ses faits d'ailleurs … Sauf que moi, j'avais choisi de croire, selon VOS dires, qu'il était meilleur que ça !

Elle avait pointé un index accusateur vers lui et il semblait avoir dégrisé totalement.

- Oui, reprit Hermione, VOTRE Drago Malefoy, que vous avez choisi d'aider dans sa mission, a frappé Harry !

Rogue resta interdit quelques secondes, le temps de digérer l'information. Drago était allé jusqu'à frapperPotter ? Ca changeait la donne, en effet …

- Ecoutez Miss Granger, répondit-il précipitamment, je ne suis en aucun cas responsable des actes de Monsieur Malefoy. Ma mission est de l'aider dans la sienne, ça s'arrête là. Je n'ai pas à faire de baby-sitting. Il arrive aux gens d'en venir aux mains et c'est ce qu'il s'est passé entre Monsieur Malefoy et Monsieur Potter, voilà tout.
- Voilà tout ? s'indigna Hermione. C'est un peu simple quand on possède des baguettes magiques !
- Le père de Drago est en prison à cause de votre ami !
- Malefoy est en prison à cause de lui même ! Rien ne l'a obligé à rejoindre les Mangemorts !
- Être un Mangemort comme il l'était, entre ombre et lumière, était le meilleur moyen pour lui de préserver sa famille. C'est un sacrifice, Miss Granger, que vous le croyiez ou non. Être sous les ordres du Seigneur des Ténèbres n'est pas de tout repos,, et signifie l'assujettissement à vie.
- Une servitude volontaire !
- Et dans quel but, Miss Granger ? Chaque Mangemort vous dira que sa cause est juste. Parce qu'aspirer à la tranquillité et à la sécurité est légitime. Vouloir être heureux est légitime. Avoir son jour de gloire aussi est légitime. Chacun trouve sa manière d'arriver à ses fins.
- Mais ils ont tort !
- Et ils pensent que vous avez tort aussi. C'est un cercle vicieux. Je ne vous ferai pas entendre raison et vous ne pourrez leur faire entendre raison non plus. Je ne cautionne pas les actes de Lucius Malefoy ni de sont fils. Mais chacun ont leur but. Celui de Drago est respectable : ce qu'il veut le plus au monde, c'est que ses parents soient fiers de lui. Y a-t-il un quelconque mal à ça ? Ne travaillez vous pas, depuis votre plus tendre enfance, dans ce seul but vous aussi Miss Granger ? Toute sa vie, alors que Drago a tenté d'être digne de son père, Potter lui a volé la vedette. Où se serait situé votre point de non-retour, Miss Granger ? Il me semble que vous même avez frappé Drago il y a de cela trois ans maintenant. Drago aura tenu trois ans de plus.

Hermione ne trouvait rien à redire. Il semblait avoir réponse à tout. Bien sur que c'était légitime mais les moyens qu'ils employaient, tous autant qu'ils étaient, étaient … illégaux ! Et dangereux et malsain !

Elle fit quelque pas en arrière pour s'aider du mur pour se soutenir et il l'approcha. Elle n'avait plus peur désormais. Enfin, plus de lui. Mais de Drago, beaucoup. De ce qu'il serait prêt à faire pour plaire à son père.

- Monsieur, ce que va faire Drago...
- ...est confidentiel, la coupa-t-il.
- Je dois savoir.
- Je ne vous dirai rien.
- J'ai toujours pensé que vous étiez … sincère avec moi...
- Je le suis, répondit-il alors qu'elle continuait :
- ...mais je ne pourrais continuer cette relation basée sur des cachotteries et des mensonges, finit-elle.

Rogue se tut quelques instants, puis prit le visage de la jeune fille entre ses mains, levant son menton. Leurs yeux se croisèrent et il put remarquer que le regard de la rouge et or était fuyant, pas assez déterminé. Celui du vert et argent en revanche, était brûlant, profond, scrutateur et empli d'un désir incommensurable. Elle fut déstabilisée par ce regard et il en profita. Il fondit sur ses lèvres qu'il dévora, peu longtemps sans réponse, tout en caressant son corps avec tendresse. Elle frissonna, et finit par passer ses bras autour du cou de son professeur. Il la souleva par les hanches comme si elle était une plume, et la conduisit jusqu'à son lit, où il l'allongea, se coulant sur elle dans le même temps. Leurs baisers, tout comme leurs caresses, s'intensifièrent leur souffle se fit erratique et, au dessus d'elle, il commença à la déshabiller lentement, recouvrant petit à petit ses parties récemment dénudées par des milliers de baisers brûlant.

Leur première relation intime avait été un cap difficile à passer mais, malgré ses souvenirs douloureux, il n'imaginait plus se passer de son corps. Le moindre de ses baisers le lavait de toutes les impuretés commises par son père, de toutes ses propres erreurs, et le remplissait de bonheur. Il aurait aimé que cela dure toute la vie mais elle venait de lui donner son premier avertissement. Pour le moment, elle n'avait aucune conscience de l'ampleur que les choses allaient prendre et ses paroles n'étaient que des paroles en l'air. Elle n'avait pas la force psychologique de le quitter, pas maintenant : le problème était trop infime encore dans son être. Mais lorsqu'elle comprendrait, elle saurait avoir le courage des Gryffondor.

C'est sur cette pensée douloureuse qu'il commença à lui faire l'amour, avec l'énergie du désespoir.