Salut tout le monde. Bon, alors voilà le chapitre 37^^ Désolée si j'ai mis un peu de temps à le faire mais il s'est révélé bien plus long à faire que prévu…, et vous comprendrez bien vite pourquoi… D'autant plus que bons nombres d'entre vous attendent les confrontations promises de Harry avec Peter… et Voldie…
Ce chapitre est dédié à tous ceux qui ont pris cette fic en cours de route et qui ont eu le courage de tout lire en bloc ^^
Ensuite, un GROS merci, pour leur review, à tous ceux qui ont pris le temps de reviewer le chapitre précédent, mais merci aussi aux lecteurs "silencieux" ^^, mais aussi à ceux qui prennent le temps de me faire remarquer mes incohérences (je ferai bientôt des MAJ de rectifications ^^, promis), mais les réponses aux reviews seront, toutes à la fin du chapitre. Sinon, mille fois merci encore à Tiffany pour son aide, mais aussi à Umbre77 sans qui je me demande bien ce que je deviendrais.
Sinon, comme toujours :
Le Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez est à JKR…, le reste est à moi...!
Titre : Lorsque les Maraudeurs deviennent plus qu'un mythe
Auteur : Cécilia
Chapitre : 37- Colère… Résumé ce chapitre serait beaucoup trop long…je vous laisse donc découvrir cela par vous même…
Résumé de l'histoire: A la suite d'un petit incident lors d'une retenue de Potions, Harry, alors en sixième année, revient à lui à Poudlard, mais près de vingt ans plus tôt… à l'époque des Maraudeurs. Sous l'identité de Harry Calaway, le voyageur temporel, coincer à cet époque jusqu'à la réalisation de la potion qui le ramènera chez lui, va vite entrer dans les bonnes grâces des Maraudeurs et des autres élèves de Gryffondor et entrer dans l'équipe de Quidditch. Passant ses vacances, en compagnie de Remus, Sirius et James, Harry va finir par favoriser la formation du couple qui est sensé devenir ses parents, malgré la mort des parents de Lily et de l'opposition offerte par le père de James. Le couple ne va cesser de devenir plus "soudé" par la suite, notamment grâce à une sortie assez mouvementée dans la forêt interdite, le bal d'Halloween et la fête organisée durant les vacances de Noël chez les Potter. Le Maraudeur finit par découvrir la véritable identité de Harry lorsque tous deux se font enlever par Voldemort lors d'une sortie à Pré-au-Lard et après être revenu, sains et sauf à l'école. Par la suite, Lily découvre, grâce aux médailles que portent James et Harry, à son tour le lien entre les deux garçons. James, quand à lui, semble être la cible première de Voldemort, alors que Peter passe définitivement, dans le camp de Voldemort. Peu après, James, Sirius et Peter partent pour les funérailles des victimes de l'attaque menée précédemment par les partisans de Voldemort contre une annexe du Ministère de la Magie. Durant leur absence, Lily fait part de ses inquiétudes, à Harry, concernant James. Lorsque les trois Maraudeurs reviennent, James s'excuse auprès de Harry pour son comportement. Par la suite, grâce à une potion de Lire-Mémoire, James découvre les évènements du 31 octobre 1981… Plus tard, Harry reçoit une nouvelle lettre de son époque que lit, malencontreusement James qui commence alors à taquiner Harry sur ses sentiments pour Ginny et Cho. Agacé, Harry finit par s'énerver mais tous deux se "réconcilient" rapidement. Harry, ayant surpris une conversation entre Peter et la Taupe, suit le Maraudeur, en douce, et assiste à une réunion de "l'arrière-garde" qui prépare un nouveau mauvais coup contre James. Peu après, Harry, Remus, Sirius et James partent dans la forêt, pour éclaircir le mystère de la taupe mais se retrouvent bien vite dans une situation peu enviable et découvre que les filles sont en dangers. James et Harry les retrouve, avant qu'une violente explosion ne survienne. Par la suite, on découvre l'attaque sous divers points de vue, à commencer par ce qui a mené les filles dehors puis les interventions de James et Harry qui se chargent de secourir les filles mais aussi de Remus et Sirius qui eux ont une petite prise de bec avec des Mangemorts. Voldemort est présent sur les lieux mais bat vite en retraite alors qu'il fait face à Harry, avec l'arrivée inopinée de Dumbledore. Mais si Amy s'en tire sans trop d'encombre de l'attaque, Elsa y laisse la vie et Lily est dans un état plus qu'incertain. Harry lorsqu'il est autorisé à quitter l'infirmerie, ne tarde pas à intercepter une conversation entre Peter et la Taupe mais qui est interrompue par l'arrivée inopiné de Sirius. Après une nouvelle intervention de la Voix, Harry se remet en question et tente le tout pour le tout pour aider Lily à se rétablir. Par la suite, Lily se réveille enfin et on assiste à un nouveau cauchemar de Harry, on découvre de nouveaux gadgets magiques et créatures, on apprend des nouvelles (pas franchement bonnes) de l'époque de Harry et… la voix lève le mystère, en partie, concernant son identité. Dans le chapitre 36, Harry a finalement pu prolonger son séjour à l'époque des Maraudeurs…Ces derniers recommencent les blagues. Krayak puni les élèves…, Lily découvre certaines choses sur Harry…, Remus commence à douter de Harry, etc… La tension se fait parmi le groupe des septième années de Gryffondor…
Bon, voilà, g fait le tour d'horizon de ma fic… alors, assez discuté et BONNE LECTURE
Céc.
PS : Ah oui, au fait… J'ai crû nécessaire de justifier certaines choses que j'ai écrites dans ce chapitre par quelques petites notes qui seront à la fin du chapitre ^^
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Chapitre 37 : ColèreHarry se réveilla brutalement dans son lit, le front douloureux et le cœur battant la chamade. Machinalement, il tendit l'oreille mais ne perçu que le silence, à peine troublé par les respirations régulières des Maraudeurs. Il s'en désintéressa donc et s'efforça de se rappeler du rêve qu'il venait de faire, en vain… Il avait beau faire, il ne parvenait pas à se souvenir de ce qui l'avait tiré de la sorte du sommeil. Néanmoins, le fait que sa cicatrice fasse, de nouveau, des siennes, n'était pas vraiment pour le rassurer, Voldemort devant très certainement y être lié. Aussi loin qu'il s'en souvenait, c'était bien la première fois qu'il était parfaitement incapable de garder en mémoire un rêve… Jusque là, il conservait toujours des bribes d'images ou des paroles à l'esprit mais là, rien. Pas le moindre indice qui aurait pu lui indiquer ce à quoi il avait rêvé… Une nouvelle colère du mage noir ? Une nouvelle attaque ? De nouveaux projets du Seigneur des Ténèbres ? Ou tout autre chose ? Harry aurait donné cher pour le savoir.
Il soupira, se passant distraitement la main dans les cheveux. Il ne sut jamais combien de temps il resta ainsi, assis dans son lit, les yeux dans le vague, ses doigts parcourant distraitement la marque inaltérable qui se dessinait sur son front, mais un bruit soudain le tira vivement de ses réflexions. Les sens aussitôt en alerte, il tendit l'oreille et, dans un premier temps, ne perçu que le silence relatif qui lui était familier au beau milieu de la nuit. Il commençait à croire qu'il avait rêvé, lorsqu'un bruissement, à peine imperceptible, se fit entendre. Il fronça les sourcils, quelque peu interloqué. Un choc sourd…, un tintement… Quelqu'un se baladait dans le dortoir…mais qui ? Et pourquoi ? Plus par réflexe qu'autre chose, il glissa la main sous son oreiller et en sortit sa baguette (au moins, il l'avait toujours, en permanence, à portée de main) et se leva lentement, prenant bien soin de ne pas faire bouger les rideaux de son lit, tout en continuant à tendre l'oreille. Oui, il y avait bien quelqu'un qui se déplaçait dans la pièce… Furtivement, discrètement, mais présent… Harry, décidé à en avoir le cœur net, tendit précautionneusement la main vers les tentures écarlates qui entouraient son lit et se glissa silencieusement dans la pénombre du dortoir faiblement éclairé par la faible lueur de la lune qui s'y immisçait par les fenêtres. Ce faible éclairage était plus que suffisant pour permettre à Harry de distinguer les formes sombres des lits à baldaquin qui se dressaient dans la pièce… Un brusque mouvement sur sa gauche. Harry tressaillit et se tourna brutalement dans cette direction, la baguette en avant…pour voir une forme féline s'acharner sur une petite balle qu'il coursait avec un plaisir évident. Harry sourit. A le voir comme ça, il était dur à croire que ce chat si insouciant, si…félin, était sensé être un redoutable gardien chargé de la sécurité de James… C'était franchement déconcertant. L'animal, concentré sur son jeu, dérapa en voulant prendre un virage des plus serrés alors qu'il passait, à la poursuite de sa balle sous les pieds d'un fauteuil qui occupait le coin de la pièce, et heurta sourdement l'un des pieds du meuble. Harry, continuant à suivre avec amusement les déplacements du félin, abaissa sa baguette. Visiblement, Gaïa était tout bêtement à l'origine des bruits qui avaient attirés son attention car aucun autre mouvement ne venait troubler le calme qui régnait dans le dortoir.
Harry, définitivement rassuré à présent, du fait que le chat n'aurait pas manqué de réagir si quelqu'un pourvu de mauvaises intentions s'était introduit dans la pièce, regagna son lit, bien décidé à essayer de profiter au mieux des quelques heures de sommeil qui lui restait. Après tout, ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? Peut-être que, à son réveil, sa mémoire serait un peu plus disposée à lui restituer le rêve qu'il venait de faire. Il regagna donc la chaleur de ses draps, sans remarquer le léger mouvement qui parcourut les rideaux du lit de Peter, de l'autre côté de la pièce.
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Tous les élèves levèrent, dans un rituel quotidien, les yeux vers le plafond magique à l'arrivée des hiboux postaux dans la Grande Salle, en dehors de Harry qui, lui, ne prit même pas la peine de se désintéresser du contenu de son assiette. Après tout, il ne recevait jamais rien, du moins pas aux heures habituelles de l'arrivée du courrier. Et, considérant que la veille, un article était apparu dans les journaux pour annoncer, comme l'avait supposé Harry, la disparition des deux derniers Géléons conservés à la RMB. En ce mercredi matin, Harry était plus porté à songer au cours de potions qui commençait la journée et, donc immanquablement, au devoir sur l'Elixir de Wizgeen que le professeur Krayak leur avait demandé de faire lors du dernier cours. Harry grogna imperceptiblement à la pensée qu'il allait devoir travailler avec Queudver pendant trois semaines… Autrement dit, vingt-et-un jours de mise à l'épreuve de ses nerfs et de sa patience, à se coltiner le pire "partenaire" qu'il puisse être possible d'avoir… Krayak avait vraiment bien fait son coup, Harry devait bien l'admettre. Krayak n'avait pas l'intention de désavantager un de ses élèves en le mettant avec Pettigrow, de sorte qu'il avait laissé le rat avec un Gryffondor et c'était tombé sur lui…
A moins que ce soit tout autre chose… Après tout, bien que cette situation lui paraissait improbable, si Krayak était la taupe, il savait forcément que Peter était de leur côté et comme Harry était dans "les bêtes noires" des partisans de Voldemort, Krayak aurait pu faire en sorte de mettre l'un des membres de l'arrière-garde avec Harry, pour essayer d'en apprendre plus sur son sujet…
Harry soupira, jouant distraitement avec sa nourriture. La taupe… Il s'était promis de démasquer cet espion et il était plus déterminé que jamais à le faire. Bien que, par expérience, il savait que la taupe se dévoilerait probablement au grand jour, à un moment ou à un autre, Harry préférait l'empêcher de nuire au plus tôt. En plus de ce souci de taille, il n'avait plus eu de nouvelles de l'un ou l'autre de ses parents, mais il supposait qu'ils se manifesteraient quand la situation l'exigerait réellement. De toute façon, il était certain qu'aucun d'eux ne lui dirait le nom du traître. Mais, par où commencer ? Du peu qu'il en savait, il avait pu écarter, dès le début, les élèves mais aussi les membres du personnel qui étaient encore à Poudlard à son époque et les fantômes… Après tout, la taupe était un adulte, très certainement un professeur car il semblait très bien connaître les élèves et avait, ainsi, libre accès à la quasi-totalité du château. Pourtant, lorsqu'il avait, la veille, établit une liste (soumise à un sort d'illusion) des suspects potentiels, quelque chose l'avait gêné, et le gênait encore, dans ses déductions, alors qu'il supprimait la plupart des membres du personnel de l'école. Quelque chose n'allait pas mais il ne parvenait pas à mettre le doigt sur ce détail qui le tracassait… Peut-être était-ce dû au fait qu'il ne restait plus, à en croire sa logique, que Krayak et Van der Break ? Ou était-ce autre chose ?
Il revint brutalement à la réalité lorsqu'une main passa à quelques centimètres de son nez, juste devant son visage. Il sursauta et se tourna vers Sirius qui lui adressa un sourire moqueur.
« Bon retour sur terre, plaisanta le Maraudeur. Alors, pourrait-on savoir ce qui te rend aussi songeur ? »
Harry haussa les sourcils, pris au dépourvu par cette question des plus prévisibles, alors qu'il finissait de rassembler ses idées.
« Oh, je pensais au devoir que Krayak nous a demandé de faire… »
Sirius fit aussitôt la moue et les autres se tournèrent vers lui, Remus et Lily relevèrent les yeux les exemplaires de la Gazette du Sorcier qu'ils venaient juste de recevoir alors que James et Peter se désintéressaient du courrier qu'ils venaient tous deux de recevoir, par l'intermédiaire de leur hibou respectif.
«- C'est déjà tout trouvé, commenta James. Je ne pense pas, et ils n'en ont pas intérêt, que les Serpentard refuseront d'aller travailler à la Bibliothèque… Tout d'abord, c'est un endroit on ne peut plus neutre et c'est le lieu parfait pour rassembler des informations pour ce satané devoir…
- Dis surtout que ça te permettrait d'avoir l'œil sur Rogue et ta Lily, traduisit Sirius en haussant un sourcil d'un air entendu. Je mettrait ma main à couper que tu en sais bien plus que nous sur l'Elixir de Wizgeen, de sorte que je ne pense pas que tu trouverais beaucoup plus que ce que tu connais déjà sur le sujet. »
James grimaça.
«- Et bien dans ce cas, je crois que tu peux dire adieu à ta main, plaisanta-t-il. Pour ton information, Sirius, je ne connais de cet Elixir que les grandes lignes…, ce qui n'est pas assez pour obtenir ne serai-ce que la moyenne à ce devoir, ajouta-t-il en adoptant un ton plus sérieux. En fait, je suis même prêt à parier qu'on ne trouvera rien de plus sur le sujet dans les livres de la Bibliothèque…
- Dans la réserve, alors ?
- C'est fort probable. » approuva James.
L'expression du Maraudeur alors qu'il prononçait ces mots n'était pas pour rassurer Harry. Visiblement les divers effets que pouvaient avoir cet Elixir n'étaient pas des plus plaisants…
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Finalement, le cours de Potions s'était bien mieux passé que prévu. Krayak avait obligé les élèves à se mettre par binôme pour leur permettre de s'habituer à leur nouveau partenaire et, disait-il, "favoriser ainsi une meilleure collaboration… Collaboration qui n'avait duré que vingt-cinq minutes avant que le cachot ne se transforme en un champ de bataille sans pareil, Sirius s'étant amusé à renversé le chaudron qu'il utilisait avec Rosier, sur le Serpentard qui s'était retrouvé, après s'être fait brûler par le liquide bouillonnant, à virer par toutes les couleurs au jaune vif (ce qu'ils préparaient ce jour-là étant sensé donner, au final, une potion de Ravalement qui permettait de nettoyer rapidement n'importe quelle surface et de la repeindre dans la couleur de son choix sans se fatiguer outre mesure). Peut-être Sirius avait-il brutalement songé que son partenaire avait besoin d'un décrassage supplémentaire, ou avait-il simplement envie, tout simplement, de se défouler sur un des Serpentard ? Toujours est-il que, ayant versé de la peau de caméléon en poudre dans le chaudron, il le renversa, délibérément, sur Rosier, éclaboussant les murs et les tables les plus proches par la même occasion. Et, avant que le professeur Krayak n'aie eut une chance d'intervenir, le Serpentard qui semblait n'attendre que cette provocation, avait contre-attaqué, en récupérant le liquide qui restait dans le fond de leur chaudron et qu'il jeta à la figure du Maraudeur qui devint presque aussitôt rose bonbon. Rogue, qui se trouvait un peu plus loin eut alors la bonne idée de se moquer, ce qui n'avait fait que piquer au vif Sirius qui, se retournant, vivement, avait prit une louchée de potion de Ravalement que Harry et Peter avaient, tant bien que mal, préparés, et le jeta à la tête de Rogue qui devint d'un beau bleu électrique. C'est alors que la situation dégénéra et que, très vite, tous les élèves trouvèrent refuge sous les tables alors que le cachot se voyait refaire une "beauté". Lorsque Krayak parvint enfin à calmer tout le monde en entrant dans une colère noire (ou peut-être étais-ce dû au coloris que sa peau avait à présent), la salle de cours était bariolée de toutes les couleurs possibles et imaginables à la suite des éclaboussures diverses qui s'était ensuivit. Après avoir enlevé cinquante points à Gryffondor, il administra à Rogue, Rosier et Cooper (qui avait été touchée par les projections de produit) une potion de décoloration puis, avec mauvaise grâce, en donna aussi à Sirius et à un Peter bariolé. Mais le cours s'était fini à peu près calmement, après cet accident et Harry n'avait pas eu trop de mal à se retenir d'étrangler Peter, du fait que le rat n'avait pas ouvert une seule fois la bouche de tout le cours, se contentant de donner à Harry les ingrédients qu'il demandait.
Mis, alors que les élèves quittaient, à la fin du cours, le cachot, le professeur leur rappela qu'ils avaient tout intérêt à commencer dès aujourd'hui, leurs recherches sur l'Elixir de Wizgeen.
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Les Gryffondor de septième année arrivèrent devant la salle d'Histoire de la Magie, pour croiser les Poufsouffle de cinquième année qui en sortaient d'un air encore ensommeillé.
« Bienvenu au royaume de l'ennui ! » plaisanta Sirius à mi-voix alors qu'ils pénétraient, à leur tour, dans leur salle de cours où les attendaient le professeur Binns qui flottait, comme à l'accoutumée, au dessus de la chaise du bureau professoral.
Une fois l'appel fait, le fantôme prit la parole de sa voix familièrement morne.
« Lors du dernier cours, nous avons terminé le chapitre sur l'évolution, à travers des siècles, des êtres de l'eau. De sorte que nous commencerons aujourd'hui le chapitre 24, consacré à l'historique de la créations d'animaux hybrides magiques au cours des derniers siècles. »
Cette annonce attisa aussitôt la curiosité de Harry, mais aussi de ses camarades, comme il le constata par un rapide coup d'œil autour de lui. Tous étaient désireux d'en apprendre plus sur ces fameux Géléons dont le professeur Brûlopot leur avait dressé un portrait des plus inquiétants quelques temps auparavant.
« Comme nous l'avons vu en deuxième année, l'élevage expérimental a été interdit, en 1965, par le service des animaux fantastiques du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Ainsi, toute création d'une nouvelle espèce est désormais illégale. Néanmoins, la plupart des créatures hybrides qui avaient été créées avant la promulgation de cette loi, sont, désormais recensées dans le cadre de la Magizoologie, au même titre que bien d'autres créatures du monde magique. On peu ainsi citer les centaures, les chimères, les… »
Les élèves soupirèrent imperceptiblement alors que leur professeur entamait son long monologue. Comme à l'accoutumée, seuls Lily, Amy et Remus prenaient des notes de ce que disait le professeur, alors que Harry, ayant finalement renoncé à tenter de suivre la tirade explicative du fantôme, dessinait distraitement sur un de ses parchemins, prêtant à peine l'oreille aux paroles tenues par le professeur Binns. Jetant un nouveau regard autour de lui, en quête d'inspiration, il aperçu James qui semblait plongé dans la lecture d'un document quelconque, alors que Sirius somnolait, affalé sur sa table, la tête entre les bras et que Peter lui dormait carrément. La grande partie du cours passa ainsi, calme et morne, pendant que le fantôme poursuivait son cours sans prêter la moindre attention à ses élèves et à l'indifférence que la plupart d'entre eux portaient à ses dires.
« Néanmoins, nous pouvons, à ce jour, citer un cas de créatures magiques non répertoriées dans les livres de Magizoologie, à commencer dans le célèbre libre de Norbert Dragonneau "Vie et habitats des Animaux fantastiques" que vous avez tous dû déjà lire dans le cadre de vos cours de Soins aux Créatures Magiques. Qui peut me dire de quel animal il s'agit ? »
Harry mit un peu de temps à réaliser que, pour la première fois de toute sa scolarité à Poudlard, il entendait le professeur Binns poser une question aux élèves… Jusqu'à présent, le fantôme s'était contenté de dicter ses cours sans jamais solliciter ses élèves. Et cet état de fait n'avait, visiblement, pas échappé à ses camarades qui, tous, à l'exception de Peter, fixaient à présent leur professeur avec un étonnement non dissimulé. Lily finit par lever la main.
«- Miss Evans ? l'interrogea l'enseignant.
- Le Géléon.
- En effet, confirma le professeur Binns en esquissant un bref sourire qui surpris plus encore les adolescents qui s'étaient habitués à l'expression impassible qu'il avait toujours conservée jusqu'à présent. Le Géléon est un cas particulier, raison pour laquelle nous nous attarderons plus particulièrement sur ces créatures. J'ai crû comprendre que le professeur Brûlopot vous a parlé, récemment, en cours, mais sur le plan général… Ici, nous verrons ce qui a mené à la création de ces félins et, par la même occasion, ce qui en fait des êtres à part. »
Il esquissa un signe de la main vers le tableau où deux dates s'inscrivirent aussitôt : "1937-1945"
« Le règne de Grindelwald, commenta le professeur. Du deux février 1937 au dix-neuf septembre 1945 pours être plus précis. Ayant étudié cela l'année dernière, vous êtes supposés connaître ces dates qui, à deux années près, pourraient coïncider avec la guerre qui parcouru, dans la même période, le monde moldu. Quoiqu'il en soit, le règne de Grindelwald a duré un peu plus de huit ans durant lesquels on a recensé près de 1 400 000 morts, 1 200 000 blessés et 100 000 disparus et prisonniers, soit une perte totale de 2 700 000 individus (1). Peut-être l'un des périodes les plus sanglantes de l'histoire de notre monde. Durant ces huit années de règne de Grindelwald, on estime que 80% des victimes étaient des populations "civiles" et que 10% d'entre eux étaient des moldus… Quel rapport avec les Géléons, me direz-vous ? Et bien, il se trouve que ces créatures sont à l'origine du massacre de 90% de ces individus. En effet, au sein des partisans de Grindelwald se trouvaient de brillants chercheurs d'origine moldue, mais aussi des magizoologues. Au début des années 30, avant même le début de son règne, Grindelwald demanda à ses chercheurs de lui constituer une armée de créatures qui n'aurait qu'un seul instinct : tuer. Des créatures redoutables, des combattants hors pairs qui n'hésiteraient pas à se battre jusqu'à la mort… Après près de quatre ans de recherches et d'essais infructueux, ses partisans créèrent, à en croire les comptes-rendus que nous avons pu retrouver dans le repaire de Grindelwald après sa défaite contre Dumbledore, par hasard une créature hybride principalement féline mais possédant une faculté de mimétisme hors du commun… Grindelwald, intéressé par cette trouvaille, chargea ses partisans de recourir aux plus redoutables félidés qu'il soit… Et c'est en 1936 qu'apparut le premier Géléon tel que ceux que nous connaissons aujourd'hui. Un croisement entre un guépard et un caméléon. Le premier représentant de la redoutable armée de tueurs de Grindelwald était né… En février 1937, il avait déjà près de 4 500 spécimens sous ses ordres, et près de 27 600, cinq ans plus tard… Mais, dans ce laps de temps, il fut confronté à un problème de taille quant à l'utilisation de ces créatures… Leur instinct les poussait en effet à tuer, sans aucune considération. Tout ce qui était vivant était une proie potentielle, que ce soit un humain ou même un autre Géléon. Grindelwald perdu ainsi près de 250 hommes et 900 de ses précieux "guerriers" avant de trouver un moyen, que nous ignorons encore aujourd'hui, pour contrôler ces animaux et les utiliser pour tuer ses opposants. »
Un silence pesant suivit sa déclaration, alors que les élèves de septième année de Gryffondor le fixaient d'un air incertain. Amy, elle, semblait légèrement verdâtre, alors que Lily était bien plus pâle que de coutume. Sirius, quant à lui, semblait suivre avec intérêt les propos du fantôme tandis que James, Remus et Harry fixaient, sans un mot l'adulte et que Peter émergeait de son sommeil. Et c'est sur ces entrefaites que la cloche sonna, ramenant les adolescents à la réalité.
* * * * *
Harry se passa la main dans les cheveux et soupira, en jetant un bref regard à sa montre. 19h17. Autrement dit, une minute s'était écoulée depuis la dernière fois où il avait voulu savoir l'heure. Ca ne faisait que dix minutes qu'il était là, en compagnie du rat, et il en avait déjà plus qu'assez. Harry jeta un bref regard en coin à Pettigrow qui se tortillait nerveusement sur sa chaise, feuilletant un livre sans dire le moindre mot. Mais Harry n'avait pas tardé à réaliser que le Maraudeur n'était pas aussi absorbé par sa lecture qu'il ne le laissait paraître, ayant noté les coups d'œil furtifs que le rat jetaient, occasionnellement, dans sa direction. Harry secoua la tête et s'efforça de penser à autre chose : ce qui n'était pas trop dur à faire en vue de la situation présente. En effet, les sept binômes imposés par le professeur Krayak se trouvaient actuellement dans la pièce. Madame Pince, qui ne semblait pas vraiment apprécier ce rassemblement des deux plus grands groupes rivaux de l'école dans la Bibliothèque dont elle avait la charge, ne cessait de passer entre les tables. Harry supposait qu'elle aurait, de beaucoup, préféré les mettre tous à la porte mais elle avait dû être chargée, par l'un ou l'autre des responsables des deux maisons concernées, de faire en sorte que la situation ne dégénère pas. Harry ne pu s'empêcher de sourire à la vue de l'œil au beurre noir de Rogue qui avait fini par se laisser "convaincre" par James de ramener toute sa petite bande à la Bibliothèque ce soir-là. Il avait presque pitié pour le Serpentard, face à la surprotection dont faisait preuve James à l'égard de Lily, bien que Harry en comprenait parfaitement bien la raison. Mais à voir le traitement que le Maraudeur infligeait au Serpentard, Harry comprenait bien mieux, désormais, pourquoi le professeur Rogue s'acharnait autant sur lui, à son époque. Enfin, James n'aurait certainement pas frappé le Serpentard si celui-ci n'avait pas voulu jouer les malins…
Harry reporta vivement son attention sur le livre "Précautions en potion", de Gaspard Jérienbu. C'était le troisième grimoire qu'il parcourait et, pour l'instant, il n'avait rien trouvé d'intéressant sur l'Elixir de Wizgeen, en dehors de ce que James lui avait déjà sur le sujet.
« James n'a peut-être pas tort, tout compte fait. » marmonna finalement Peter en posant "l'Encyclopédie des breuvages magiques" sur la table.
Harry ne prit même pas la peine de lever les yeux vers le Maraudeur.
« Il aura toujours plus souvent raison que toi en tout cas. » grogna Harry.
Cette remarque suffit à réduire le rat au silence. Harry réprima un sourire satisfait et lui jeta un bref regard en coin par dessus son livre, notant le malaise grandissant du traître. Mais, en y réfléchissant, ce n'était peut-être pas très malin de sa part d'avoir agit de la sorte. S'il voulait éviter de mettre Queudver sur la défensive, il devait faire un effort à son égard, bien qu'il lui en coûtait de l'admettre. Et il devait à tout prix éviter d'éveiller à nouveau la méfiance de Remus à son égard. Si le lycanthrope s'était adouci ces derniers temps, Harry n'avait aucune peine à savoir qu'il ne faudrait pas grand chose pour qu'il recommence à avoir des doutes sur lui, quoique puisse dire James à ses amis. Harry n'aimait pas vraiment le fait d'obliger James à garder des secrets vis à vis de ses amis mais les mettre dans la confidence reviendrait à ce que Voldemort ne découvre aussi, par l'intermédiaire de Peter, sa véritable identité… et cela, il devait absolument l'éviter… Déjà, il soupçonnait Remus et Peter de faire des recherches sur lui, pour des motifs différents. Mais une chose était claire aux yeux d'Harry, Peter était prêt à tout pour entrer dans les bonnes grâces de son maître de sorte que Harry devait faire très attention à ce qu'il disait, ou faisait, en sa présence.
« A quel propos ? grommela Harry en s'efforçant, à contre-cœur, de prendre un ton plus aimable.
- Pour la réserve ! lâcha Pettigrow d'une voix incertaine.
- Non, tu crois ? » ironisa Harry.
Et voilà qu'il recommençait, avec ses propos acerbes. Trouvant refuge derrière son livre, il ferma les yeux, s'incitant à se calmer, respirant profondément. Quoiqu'il en soit, ces recherches promettaient d'être très longues…
* * * * *
Aux grand maux les grands remèdes… S'il voulait finir au plus vite ces recherches stupides sur l'Elixir de Wizgeen et éviter ainsi de mettre ses nerfs à plus rude épreuve qu'il ne l'était déjà, il fallait qu'il trouve le maximum d'informations possibles, au plus vite… Ainsi, il pourrait entreprendre au plus tôt la préparation de la potion demandée par Krayak et n'aurait plus à devoir travailler avec le rat…
Sur ces réflexions, Harry, incapable de trouver le sommeil, avait quitté son lit et parcourrait à présent les couloirs déserts du château, sous le couvert de sa cape d'invisibilité. Avançant d'un bon pas dans ces corridors qu'il ne connaissait que trop bien, il ne tarda pas à atteindre la double-porte, fermée, de la Bibliothèque… Jetant à un coup d'œil autour de lui et s'étant ainsi assuré que la voie était libre, il déverrouilla rapidement la porte et pénétra discrètement dans la Bibliothèque obscure, refermant précautionneusement la porte derrière lui. A la lueur de sa baguette qu'il continuait à garder sous la cape pour le cas où un fantôme surgirait soudainement d'à travers l'un des murs de la pièce, il se faufila jusqu'à l'accès à la partie interdite de la Bibliothèque, la Réserve… Il n'enleva sa cape qu'une fois parmi les rayonnages chargés de livres interdits à la plupart des élèves et pour lesquels nécessitaient, en principe, une autorisation écrite d'un professeur. Mais, Harry, à l'instar des Maraudeurs, s'y rendait clandestinement… Levant sa baguette, il entreprit de décrypter, tant bien que mal, les titres marqués sur la tranche des divers grimoires tous plus poussiéreux les uns que les autres. Tous, sauf un qu'il découvrit après plus d'une heure de recherches… Intrigué, Harry plissa les yeux pour lire les lettres grises et écaillés du titre : "l'Encyclopédie de l'univers de la magie noire", le fameux volume où James avait trouvé la définition de l'Omniscient… L'adolescent allait prendre ledit grimoire, lorsqu'un autre livre, juste à côté, attira son attention, principalement par sa taille démesurément petite en comparaison de la masse imposante de l'encyclopédie. Il saisit précautionneusement le mince livret et l'enleva du rayonnage, soulevant ainsi un petit nuage de poussière.
Harry essuya du plat de la main la couverture du petite livre et lu l'inscription manuscrite qui s'y étalait : "L'Elixir de Wizgeen : danger concret ou réputation infondée" écrit par un certain Emilia…Rogue… Harry haussa un sourcil, perplexe. L'auteur de ce livre devait avoir un lien de parenté avec l'élève de Serpentard… L'adolescent feuilleta machinalement le carnet dont les pages étaient recouvertes d'une écriture qui lui rappelait étrangement celle de son futur professeur de Potions. Ce devait être l'une de ses fameuses thèses écrites que les élèves de septième année souhaitant se spécialiser dans certaines disciplines devaient réaliser. Harry en avait déjà entendu, vaguement, parlé mais n'y avait, alors, pas prêté grande attention. Mais tout laissait à croire que les Rogue étaient prédisposés à l'art des potions…
Harry sourit et glissa le petit carnet dans sa poche tout en continuant à déambuler parmi les étagères surchargées : au moins, il ne serait pas venu pour rien.
* * * *
Il était près de trois heures du matin lorsque Harry quitta enfin la Bibliothèque, refermant soigneusement la porte derrière lui, et il avait réussi à dénicher trois autres livres qui pourraient contenir des informations intéressantes sur le sujet imposé par Krayak. S'étant, une fois de plus, assuré que la voie était libre et qu'il était bien couvert par la cape d'invisibilité, il repartit en direction de la tour de Gryffondor. Chemin faisant, il aperçu Nick-Quasi-Sans-tête qui s'entretenait avec le Moine Gras au sujet de Peeves mais les deux fantômes disparurent bien vite au travers d'un mur, alors que le spectre de Poufsouffle décrivait à son collègue la dernière blague de l'esprit frappeur. Poursuivant sa route tout en se demandant pourquoi Peeves prenait un tel plaisir à énerver Rusard, Harry se figea en entendant un miaulement qu'il aurait pu reconnaître entre mille au détour d'un couloir qui s'ouvrait sur sa gauche.
« Gaïa ? » s'étonna-t-il dans un murmure à peine audible.
Presque aussitôt le félin surgit dudit couloir, le poil hérissé. Mais il se figea aussitôt, braquant son regard intelligent vers l'endroit où se tenait, sous sa cape d'invisibilité, Harry. Le félin tigré miaula plus amicalement et vint se frotter contre les jambes de l'adolescent qui ne pu s'empêcher de sourire : ce matou était vraiment hors du commun. Au moins, désormais, il avait la certitude que les chats étaient parfaitement capables de voir à travers les capes, lui qui s'était toujours interrogés sur ce fait lors des escapades nocturnes durant lesquelles il était tombé sur Miss Teigne, à son époque. Il s'accroupit et caressa longuement le félin qui ronronna de contentement.
« Dis donc toi, tu ne devrais pas être auprès de ton maître plutôt qu'à roder dans le château ? » commenta Harry à voix basse.
Le chat baissa la tête et coucha les oreilles dans une mimique "honteuse" qui fit sourire l'adolescent. Mais brusquement, sans aucun signe avant-coureur, le chat se tourna vers l'une des extrémités du couloir et se hérissa, feulant sourdement. Intrigué, Harry tendit l'oreille et ne tarda pas à entendre des bruits de pas…qui se rapprochaient. L'adolescent eut juste le temps d'attraper le chat et de se plaquer contre le mur le plus proche avant qu'une silhouette vaguement familière ne passe vivement à sa hauteur et ne s'engouffre dans le couloir d'où était arrivé le félin tigré qu'il retenait fermement. Curieusement, le chat était resté silencieux, bien qu'il frémissait d'une colère sans pareil. Harry, déterminé à savoir ce qu'il se tramait, relâcha le chat qui se précipita à la suite de l'individu, rapidement suivit par l'adolescent. Celui n'eut guère à aller loin, cependant, avant d'entendre un miaulement contrarié suivit par des éclats de voix, un peu plus loin.
« Tires-toi, Gaïa ! »
Harry se figea, en apercevant la forme sombre jeter quelque chose au chat qui l'évita lestement et qui partit sans demander son reste, le poil plus hérissé que jamais, alors que Harry sentait une colère froide l'envahir en identifiant la silhouette : le rat était de sortie. Autrement dit, quelque chose de peu plaisant n'allait pas tarder à se produire… Pettigrow, se désintéressant rapidement du félin tigré, reprit sa route en marmonnant quelque chose à propos de ce chat qui n'arrêtait pas de se trouver sur son chemin, sans remarquer la présence de Harry qui lui emboîta le pas. Ils se trouvaient dans un couloir qui ne contenait que des salles désaffectées. Il n'y avait donc aucun risque que quiconque ne vienne interrompre une conversation…compromettante. C'était, par conséquent, un endroit idéal pour une rencontre de mauvaise augure.
Presque aussitôt, une ombre émergea d'une des pièces qui donnaient sur le couloir.
«- Enfin, vous voilà, Pettigrow, commenta, à voix basse, le nouveau venu, alors que Harry s'immobilisait à distance raisonnable. Vous n'avez pas été suivit j'espère.
- Non, assura le traître sur le même ton. Les autres dormaient quand j'ai quitté le dortoir et je n'ai rien vu de suspect en venant, en dehors du stupide chat de James. »
Son interlocuteur, que Harry supposa être la taupe, acquiesça discrètement.
«- Alors, qu'avez-vous appris sur ce Calaway ?
- Pas grand chose, avoua Pettigrow. Il ne se montre pas très loquace à mon égard. Néanmoins, j'ai découvert quelque chose qui pourrait intéresser le Maître… »
Queudver baissa alors la voix de telle sorte que Harry eut beau tendre l'oreille, il ne pu entendre ce qu'il se disait.
«- Vous en êtes certain, Pettigrow ? s'étonna la taupe.
- Oui. Aucun doute là-dessus. » assura le rat.
Harry fronça les sourcils.
«- Très bien, j'en parlerai au Maître dès ce soir. Et, à l'avenir, recourrez donc à des méthodes plus…discrètes lorsque vous aurez des informations de ce genre à communiquer au Maître. Dumbledore est plus attentif que jamais à ce qui se passe dans le château… Pas plus tard qu'il y a trois jours, plusieurs enseignants ont aperçu cet imbécile de Lucius dans les couloirs du château, grogna la taupe d'une voix sourde. Je lui avais pourtant bien dit d'arrêter de rassembler ses anciens condisciples pour des broutilles… Ce petit prétentieux n'en fait qu'à sa tête mais le Maître s'est chargé de le rappeler à l'ordre. Quoiqu'il en soit, Pettigrow, continuez vos recherches sur ce Calaway et évitez d'attirer l'attention sur vous.
- Oui. » certifia Queudver d'une voix qui se voulait la plus ferme possible.
Le silence retomba entre les deux conspirateurs alors que la taupe semblait jauger Queudver d'un œil critique, se demandant probablement jusqu'à quel point il pouvait avoir confiance en ses dires. Peu après, les deux formes sombres se séparèrent, partant dans une direction différente. Harry se plaqua contre le mur lorsque Peter passa à sa hauteur et retint sa respiration, tout en suivant le traître des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision.
« Pettigrow, je te jure que s'il arrive quoi que ce soit à James ou Lily, ou même n'importe qui d'autre, dans les jours à venir, tu le regretteras très cher. » siffla Harry entre ses dents avant de quitter, à son tour, les lieux.
* * * * *
Deux jours s'étaient écoulés sans qu'aucun événement, aussi infime soit-il, ne vienne perturber la monotonie quotidienne qui semblait s'être instaurée au château depuis la dernière blague des Maraudeurs. Ce vendredi-là, après le cours de Défense Contre les Forces du Mal, le professeur Van der Break, avait tenu à garder un moment Harry dans la salle de classe, pour une raison qui échappait totalement à l'adolescent, en dehors du fait que l'enseignant n'avait eu de cesse de commenter ses talents déconcertants dans cette discipline.
Quoiqu'il en soit, il était près de quinze heures et demi lorsque Harry pu enfin quitter la salle de classe, après s'être entendu répété, pendant près de quarante minutes, qu'il avait "tes gabazidés zdubéviandes", pour reprendre les termes du professeur. Harry marchait donc seul dans un couloir, tout en marmonnant contre les pertes de temps sans intérêt, lorsqu'un hululement joyeux on ne peut plus familier retentit derrière lui, le tirant de ses réflexions. Ce cri, il aurait pu le reconnaître entre mille… Déconcerté, l'adolescent se retourna, pour apercevoir, à sa plus grande surprise, une chouette blanche qui venait, indubitablement, dans sa direction.
« Hedwige ? » s'exclama-t-il avec perplexité.
Aussi étrange que sa présence puisse paraître en ces lieux, Harry ne pouvait qu'admettre que sa chouette l'avait retrouvé ici… Le rapace hulula à nouveau avec enthousiasme et vint se percher sur son épaule, lui mordillant affectueusement l'oreille.
« Hedwige ! répéta-t-il, déconcerté, tout en caressant la tête blanche de l'animal. Mais que fais-tu là ? Comment… »
Pour toute réponse, le rapace lui tendit sa patte gauche à laquelle était soigneusement fixée une lettre. Harry sourit et déchargea rapidement sa chouette de la missive, avant de passer la main sur le doux plumage du rapace qui le fixa de ses yeux ambrés et intelligents. S'étant immobilisé au beau milieu du couloir, Harry alla s'asseoir sur le socle d'une des armures installées dans ce couloir et ouvrit l'enveloppe en parchemin sur le devant de laquelle son prénom apparaissait en toute lettre, écrit visiblement par Ron. Harry sourit et en sortit un parchemin qui ne contenait que quelques mots.
"Salut mon vieux,
Je suppose que tu as dû être surpris par l'arrivée d'Hedwige… Moi je l'aurai été en tout cas. Mais, avec l'accord de notre directeur préféré, on a décidé de te l'envoyer, en espérant que ça la calmerait… Elle était vraiment invivable ces derniers temps… Pour tout te dire, plus personne n'osait s'aventurer dans la volière, de peur de se faire aussitôt agresser par ta chouette… oui, agresser… Ton absence et son inactivité forcée la rendaient, visiblement, complètement folle… Bien sûr, elle ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait pas te rejoindre mais elle s'obstinait. Du coup, on a essayé de la mettre dans sa cage mais là, madame a refusée de toucher à la nourriture qu'on lui donnait et faisait un bruit infernal… Du coup, pour le bien de tous, Dumbledore a suggéré de lui donner de cette fameuse potion qui t'a, accidentellement, envoyé dans le passé pour te l'envoyer. Peut-être pourra-t-elle t'être utile là où tu es ? Mais surtout, ça la calmera…
J'en resterais là pour cette lettre mais je pense pouvoir affirmer que tu ne tarderas pas à recevoir des nouvelles de tout le monde, par Fumseck. On pensait te l'envoyer par le biais d'Hedwige, mais tu n'aurais pas pu nous la renvoyer avec la réponse.
J'espère qu'on te reverra bientôt, et en pleine forme,
Ron.
PS : Au fait, ne t'en fais pas, cette lettre est, comme les précédentes, soumises à un sort d'illusion."
Harry sourit, rangeant distraitement sa lettre dans l'une de ses poches, et caressa sa chouette, qui n'avait toujours pas quitté son épaule, qui lui mordilla doucement un doigt en réponse.
« Alors, l'affreuse, il paraît que tu rendais la vie de tout le monde invivable ? plaisanta-il à l'adresse de sa chouette qui hulula en ébouriffant ses plumes d'un air hautain. Je te manquais tant que ça ? »
Le regard accusateur que lui adressa alors l'oiseau lui apporta aussitôt la réponse. Visiblement, elle lui en voulait d'être parti sans elle…
« De toute façon, maintenant que tu es là, tu ne vas pas avoir d'autres choix que de rester avec moi, Hedwige, commenta-t-il. »
Le rapace claqua du bec puis commença à lisser ses plumes. Harry sourit et quitta son siège improvisé.
« Ce n'est pas tout ça mais je ferai bien de rejoindre les autres. » déclara-t-il, avant de repartir en direction de la Tour de Gryffondor.
* * * * *
Lorsque Harry pénétra dans la Salle Commune, Hedwige toujours sur son épaule, il n'y trouva que Remus. Celui-ci ne prit même pas la peine de lever les yeux dans sa direction, plongé dans sa lecture, bien que Harry se doutait qu'il était parfaitement conscient de sa présence.
Harry hésita un bref instant sur la conduite à tenir mais opta finalement pour laisser Remus tranquille et en profiter pour cacher la lettre qu'il venait de recevoir. Sa décision prise, il s'avança donc en direction de l'escalier menant aux dortoirs des garçons.
« C'est ta chouette ? »
Harry sursauta, pris au dépourvu, et se retourna vers le Maraudeur qui, installé dans un des fauteuils les plus proches de la cheminée, n'avait pas pour autant levé les yeux de son livre.
« Euh, oui. »
Remus se décida enfin à se désintéresser de sa lecture et jeta un regard intraduisible à Harry puis reporta son attention sur le rapace blanc perché sur l'épaule de son maître.
« C'est un bel animal. » commenta-t-il finalement.
Hedwige ébouriffa son plumage, comme pour donner raison à sa remarque, ce qui fit sourire les deux adolescents.
«- Et intelligente, en plus de cela, continua Remus. Comment elle s'appelle ?
- Hedwige, répondit Harry en caressant la tête de sa chouette. Mais s'il est vrai qu'elle est particulièrement intelligente et fidèle, elle a aussi un fichu caractère…
- Je ne sais pas pourquoi, mais je dirai que ta chouette devrait bien s'entendre avec Lily… Elles ont le même caractère. » répliqua Remus sur un ton quelque peu amusé.
Harry esquissa un mince sourire à cette remarque.
«- Mais, il me semble pas l'avoir vu, ta chouette, jusqu'à présent, reprit Remus en reprenant une expression plus inquisitrice, voir même soupçonneuse.
- Oh, c'est normal étant donné qu'elle était restée chez moi. Elle n'était pas sensée pouvoir me rejoindre ici, admit Harry sur un ton des plus anodins. Mais cette tête de mule menaçait de semer la terreur là-bas… Aïe ! HEDWIGE ! Je plaisantais… » s'écria-t-il alors que la chouette le gratifiait d'un coup de bec offensé à la joue.
Remus éclate d'un rire franc face à la mésaventure de son camarade.
«- Et susceptible, de surcroît, conclut-il sans se départir de son sourire.
- Ouais, à mon plus grand malheur, soupira Harry en se massant la joue. Mais elle était devenue si insupportable que mes amis ont crû bon de me l'envoyer ici… »
Le Maraudeur acquiesça d'un signe de tête, tout en fixant pensivement le rapace blanc.
«- Intelligente, obstinée, susceptible, autoritaire, acariâtre…, énuméra-t-il. On croirait plus que jamais entendre une description de notre très chère Préfète-en-Chef, ajouta-t-il sur un ton quelque peu sarcastique.
- D'ailleurs, en parlant de Lily…où sont-ils donc tous passés ? » demanda Harry, changeant ainsi de sujet, quelque peu étonné qu'aucun des autres élèves de septième année ne soit dans les parages.
Remus haussa les épaules.
«- Hum, d'après ce que j'en sais, Sirius et Amy sont…, disons "occupés" dans le dortoir des filles, commença-t-il sur un ton lourd en sous-entendu qui fit sourire Harry. James et Lily sont partis faire un tour. Et Peter…
- J'envisage d'aller à la Bibliothèque. » compléta la voix du quatrième Maraudeur.
Les deux autres se tournèrent vers lui alors qu'il descendait l'escalier en colimaçon menant aux dortoirs des garçons, les mains dans les poches, et sans sa robe d'uniforme. Harry haussa légèrement un sourcil et se désintéressa bien vite du rat, alors qu'Hedwige, dans un hululement sonore, quittait vivement son épaule pour aller se percher au sommet du panneau d'affichage qui occupait un coin de la Salle Commune.
«- Je voulais retenter ma chance dans les recherches sur l'Elixir de Wizgeen, se justifia Pettigrow, sans prêter la moindre attention au rapace blanc.
- Oh, à ce propos, j'ai trouvé quelques grimoires qui pourraient être intéressants, commenta Harry. » avant de poser son sac, qu'il avait jusque là porté sur son épaule libre.
Là, il fouilla parmi ses affaires et en sortit le dernier grimoire qu'il avait déniché, quelques nuits plus tôt, dans la Réserve : "Les potions les plus redoutables de ces cinq derniers siècles." Cela fait, il tendit, en conservant une impassibilité déconcertante, le livre à Peter qui lui jeta un regard en coin et eut un moment d'hésitation avant de s'emparer rapidement de l'objet.
«- Où as-tu trouvé ça ? s'étonna Peter.
- J'ai tout simplement suivit la suggestion de James, répliqua Harry en esquissant un petit sourire satisfait. Et si j'étais toi, profites donc d'être à la Bibliothèque pour lire le chapitre 24… »
Sur ces mots, Harry se détourna de Pettigrow tout en réfléchissant à un quelconque prétexte pour s'éloigner au plus vite de lui sans attiser la méfiance de Remus qui gardait le silence et dont le regard ne cessait de passer de l'un à l'autre. Par chance, se fut Hedwige qui lui apporta cet échappatoire inespéré en revenant se perché sur son épaule avant de lui mordiller l'oreille, se rappelant ainsi à son maître.
« Oh, oui, Hedwige, excuse-moi, j'allais t'oublier. » s'exclama Harry en souriant au rapace.
Sur ce, il prit rapidement congé des deux Maraudeurs et gagna rapidement son dortoir qui était, du coup, on ne peut plus désert… Sitôt dans la pièce, la chouette s'éloigna à nouveau de son maître et vint se poser sur la table de chevet de l'adolescent qui en fut quelque peu surpris. Elle venait juste d'arrivée ici et se comportait déjà en habituée des lieux. Jetant un rapide coup d'œil autour de lui, Harry constata bien vite que les Maraudeurs, à en croire les effets scolaires jetés négligemment sur les lits de James et Sirius, étaient sûrement tous passé au dortoir à la fin des cours…
« Je ne te remercierai jamais assez pour cette diversion inopinée, Hedwige. » souffla Harry d'un air amusé en gagnant son lit.
Là, il sortit de sa poche la lettre qu'il venait de recevoir et la rangea dans ses affaires, parmi le courrier qu'il avait reçu durant son séjour dans le passé.
« Par contre, Hedwige, je suis désolé pour toi mais il te faudra attendre le dîner pour avoir quelque chose à manger… Je n'ai pas vraiment envisagé que tu viendrais me rendre visite, de sorte que je n'ai rien à te donner pour l'instant. » annonça-t-il en remettant de l'ordre dans ses affaires.
Pour toute réponse, la chouette recommença à lisser son plumage immaculé. Harry sourit et tira de son sac "L'Elixir de Wizgeen : danger concret ou réputation infondée". Des quatre livres qu'il avait empruntés, ce carnet était, de loin, le plus intéressant, en plus d'être le plus récent. En effet, le livret avait été écrit en 1955, alors que les trois autres grimoires dataient plutôt de la fin du dix-neuvième siècle. S'installant sur son lit, il entreprit de feuilleter l'objet, bien décidé à boucler au plus vite sa part des recherches. Néanmoins, il interrompit bien vite sa lecture, mû par un désagréable pressentiment. De sorte que, plus par acquis de conscience qu'autre chose, il sortit sa Carte du Maraudeur de ses affaires. Ainsi, il eut la confirmation, et ne pu s'empêcher d'en ressentir un certain soulagement, que ses camarades étaient tous dans le château… En fait, en dehors de Peter qui se trouvait bel et bien à la Bibliothèque, Remus, Sirius, Amy, Lily et James se trouvaient tous dans la Tour de Gryffondor, désormais. Quelque peu rassuré, il effaça la Carte et la cacha à nouveau dans sa cape d'invisibilité, avec le reste de ses affaires.)
Il venait juste de reprendre sa lecture de " L'Elixir de Wizgeen : danger concret ou réputation infondée", lorsque la porte du dortoir s'ouvrit vivement sur James dont un bras était passé autour des épaules de sa petite-amie.
«- Eh, Harry, alors qu'est-ce qu'il te voulait, Van der Break ? s'enquit le Maraudeur en l'apercevant et en se laissant choir sur le bord de son lit et en attirant Lily sur ses genoux.
- Pas grand chose… Il m'a gardé dans sa salle de classe pendant près de quarante minutes pour commenter mes "talents" en Défense Contre les Forces du Mal, résuma Harry en s'asseyant sur le bord de son lit.
- D'accord, se moqua James. Il était grand temps qu'il s'en rende compte, alors qu'on est déjà au mois de mai…
- Mieux vaut tard que jamais, tu ne crois pas ? intervint Lily, blottie contre son petit-ami, avant d'apercevoir Hedwige qui, à l'arrivée des deux adolescents, avait cessé de nettoyer ses plumes pour les fixer avec curiosité. Oh ! cette chouette est à toi, Harry ?
- Oui, confirma-t-il en caressant le rapace blanc. Elle est arrivée tout à l'heure.
- Mais ? Je croyais que… » commença James, visiblement décontenancé.
Harry sourit face à l'étonnement non dissimulé du couple et se hâta de répondre à la question que se posait, visiblement, le Maraudeur.
«- Mes amis ont crû bon de la satisfaire en me l'envoyant pour éviter qu'elle ne terrorise tout le monde, là-bas. D'après eux, elle était devenue insupportable.
- D'un certain côté, c'est une preuve de fidélité que ta chouette aie tant tenu à vouloir te rejoindre, commenta Lily.
- Oh, pour ça, je n'en ai jamais douté un seul instant depuis que je l'ai, répliqua Harry en souriant légèrement. J'ai confiance en elle. Le seul reproche que je pourrai lui faire, c'est sa trop grande susceptibilité et son sale caractère… NON, HEDWIGE ! »
James éclata de rire, tout comme Remus l'avait fait un peu plus tôt, alors que la chouette blanche gratifiait son maître d'un coup de bec offensé, mais il se reprit bien vite face au regard réprobateur que lui adressa Lily.
«- La preuve, conclut Harry lorsque le rapace se fut à nouveau calmée en frottant sa main malmenée par l'animal.
- Je ne sais pas pourquoi, mais ça me rappelles quelqu'un, observa James sur un ton légèrement taquin.
- James, s'indigna Lily en réalisant finalement ce qu'il sous-entendait et en levant les yeux vers lui.
- Mais je l'aime, ton p'tit caractère, Lily jolie, assura-t-il en lui souriant.
- Seulement mon caractère ? répliqua la jeune fille sur un ton quelque peu moqueur.
- Pas uniquement, rectifia James en l'embrassant sur le front. Mais je t'aime plus que tout, toi… et ta personnalité.
- Qu'est-ce qu'elle a ma personnalité ? » riposta Lily d'un air faussement vexé.
Harry éclata, à son tour, de rire face aux taquineries mutuelles des deux adolescents. Ceux-ci échangèrent un regard entendu.
«- C'est une impression où il se moque de nous ? commenta James.
- Il se moque de nous, confirma Lily alors que Harry reprenait brusquement son sérieux en notant l'expression conspiratrice du couple.
- C'est bien ce que je pensais… »
Harry, fronçant les sourcils, eut juste le temps de se baisser pour éviter l'oreiller que lui lança le Maraudeur, mais ne pu échapper au deuxième, qu'il se prit en pleine figure.
«- EH ! protesta-t-il.
- Ca t'apprendra à respecter tes aînés ! lui répliqua James, l'air le plus sérieux du monde, bien que ses yeux brillaient malicieusement derrière ses lunettes.
-Aînés ? Tu plaisantes, j'espère ? riposta Harry, en ramassant les deux coussins. Je te signale qu'on a le même âge, là…
- Eh, dois-je te rappeler qu'un garçon qui se respecte ne tape pas les jeunes filles… et qu'on ne frappe pas quelqu'un qui a des lunettes ? fit judicieusement remarquer le Maraudeur.
- Et vous trouvez que c'est très fair-play d'être à deux contre un ? riposta Harry, amusé. Même si c'est une jeune fille et un binoclard, ce n'est pas une raison…
- Tu sais ce qu'il te dit le binoclard ? » cingla James, sans se départir de son expression moqueuse.
Et la petite dispute amicale se termina dans une pagaille intégrale alors que les deux garçons se chamaillaient allègrement dans une bataille d'oreillers sans merci. Après un instant d'hésitation, Lily finit par prendre partie pour son petit-ami et se jeta dans la mêlée de sorte que, bien vite jusqu'à ce que les coussins se soient vidés de leurs plumes qui jonchaient à présent le sol du dortoir. Mais, bien décidés à ne pas en rester là, les trois se rabattirent sur tout ce qui pouvait être lancé sur les autres… les couvertures, les vêtements, les livres, tout y passait, et cela dans l'hilarité générale et sous les hululements courroucés d'Hedwige qui avait préférée survoler le "champ de bataille" qu'était devenu le dortoir. Finalement, Harry finit par capituler, sous les assauts des deux autres, et se laissa choir sur son lit, hors d'haleine.
«- Ca va, vous avez gagnés…, lâcha-t-il, en reprenant son souffle. Pour cette fois…
- Eh, Harry, faut te faire une raison, plaisanta James. Tu es peut-être excellent en duel magique mais tu es nul en combat d'oreillers…
- C'est sûr que, en tant que Maraudeur, tu es passé maître dans cette discipline, se moqua Harry.
- Chacun sa spécialité, commenta fièrement James alors que Lily lui remettait correctement ses lunettes qui étaient de travers sur son nez. Merci p'tite fleur de mon cœur. » ajouta-t-il à l'intention de la jeune fille en passant un bras autour de sa taille.
Celle-ci sourit et l'embrassa brièvement, avant de jeter un regard au dortoir.
«- C'était bien joli tout ça mais nous ferions mieux de remettre de l'ordre dans ce capharnaüm…, observa-t-elle.
- N'empêche, ça m'étonne qu'on ait pas encore vu Sirius et Rem débarquer, commenta James.
- Certainement pour la simple et bonne raison qu'il ne me semble pas que tu aies annuler le sort d'insonorisation que tu as lancé sur le dortoir lors de ta dernière dispute avec Sirius, supposa Harry, en esquissant un geste distrait de la main vers ses affaires qui reprirent aussitôt leur place d'origine.
- C'est bien possible. » concéda James.
Tous trois finirent de remettre de l'ordre dans la pièce, en discutant de tout et de rien.
* * * * *
Le dîner était déjà bien entamé lorsque Peter surgit dans la Grande Salle, hors d'haleine.
« Eh ben, qu'est-ce qui t'arrive ? s'étonna Sirius lorsque Pettigrow se laissa choir à la table de leur maison. On croirait que tu as vu Krayak ? » plaisanta-t-il.
Les autres sourirent et jetèrent un bref regard vers la table professorale où le responsable des Serpentard discutait avec le professeur Van der Break.
« Oh, non, c'est juste que je n'ai pas vu l'heure passé pendant que j'étais à la Bibliothèque… Et comme j'étais en retard…
- Mais ce n'était pas une raison pour courir jusqu'ici. » répliqua Sirius en souriant d'un air moqueur, avant de vider d'un trait son verre de jus de citrouille.
Harry haussa un sourcil mais jugea préférable de se passer de commentaire et reporta son attention sur son assiette, tout en songeant que le rat avait crû bon de courir par crainte que quelqu'un ne découvre qu'il n'était pas à la Bibliothèque… Après tout, rien ne prouvait qu'il y était vraiment resté… Harry, n'ayant pas eu l'occasion de jeter un nouveau regard à la Carte, il ne pouvait pas être formel quant aux activités de Pettigrow durant les quelques heures qu'il avait passé à la "Bibliothèque"… Le plus simple aurait probablement été de demander à Madame Pince mais Harry n'était pas vraiment emballé par cette perspective, d'autant plus que la bibliothécaire ne prendrait sûrement pas la peine de lui répondre…
« Peter, qu'est-ce que tu t'es fait à la main ? » s'exclama soudain Remus.
Les autres, y compris, Harry, se tournèrent aussitôt vers Queudver qui cacha précipitamment ses mains sous la table, ce qui intrigua quelque peu Harry… avant qu'il ne se rappelle l'hésitation du quatrième Maraudeur lorsqu'il lui avait passé "Les potions les plus redoutables de ces cinq derniers siècles." Et qu'il avait les mains dans les poches lorsqu'il était descendu dans la Salle Commune.
«- Rien, mentit le rat. Rien du tout.
- Ne dis pas de bêtise, Peter, insista Remus en fronçant les sourcils. Tu ne jugerais pas nécessaire de cacher tes mains s'il n'y avait rien… »
Peter voulu dire quelque chose mais se ravisa.
« Oh, c'est pas grand chose, bafouilla-t-il en baissant les yeux vers la table. C'est juste une coupure. »
Il n'eut guère l'occasion d'en dire plus car, au même instant, les Langues de Vipère passèrent près de leur table, les gratifiant d'un sourire goguenard au passage.
«- Quels crétins, grogna Sirius en suivant les Serpentard du regard. Il n'y en a pas un pour sauver les autres…
- De toute façon, ils sont irrécupérables, tous autant qu'ils sont. » répliqua James.
Et la discussion reprit de plus belle, sur des sujets bien plus anodins. Néanmoins, Harry constata que Peter, qui avait semblé ravi de la diversion inespérée provoquée par le passage des Serpentard, n'intervint qu'à de très rares occasion durant le repas et conserva sa main gauche sous la table. Et le comportement de Peter ne plaisait pas du tout à Harry qui s'efforça de suivre la conversation de ses camarades. Il préparait quelque chose, mais quoi ? Harry aurait payé cher pour le savoir…
* * * * *
Harry observa un moment sa chouette alors que celle-ci se hâtait de manger les morceaux de viande qu'il avait mis de côté durant le repas. Celle-ci, à voir la façon dont elle s'était jetée sur cette nourriture ainsi offerte, ne semblait pas avoir mangé depuis un moment. L'adolescent était à nouveau seul dans le dortoir, avec pour seule compagnie, le rapace blanc qui ne semblait pas décidé à quitter les lieux de sitôt, tandis que les autres étaient restés dans la Salle Commune de Gryffondor. Profitant de ce moment de tranquillité, Harry reprit le carnet contenant l'étude d'Emilia Rogue sur l'Elixir de Wizgeen, et entreprit de le feuilleter à la recherche des passages les plus intéressants et qu'il avait repérés un peu plus tôt dans la journée. Il les retranscrivait sur un parchemin, lorsque la porte s'ouvrit dans un léger grincement. Harry, qui était dans le coin le plus éloigné de l'entrée de la pièce, s'interrompit brièvement et jeta un regard dans cette direction et fronça les sourcils en découvrant Pettigrow. Celui-ci, ne semblant pas avoir remarqué sa présence, gagna rapidement son lit. Hedwige elle-même restait silencieuse comme si elle sentait que quelque chose d'intéressant allait se produire.
« Qu'est-ce qu'il fait ? » songea Harry, en se redressant précautionneusement sur son lit, pour avoir une meilleure vue du traître.
Celui-ci s'était, semble-t-il penché sous son lit, qui était à l'opposé de celui de Harry, sûrement pour y chercher quelque chose, car il se redressa peu après, et jeta négligemment sur son oreiller une robe d'uniforme, du moins, c'est ce que supposa Harry par la couleur du tissu. Harry était sur le point de cesser cette observation dont il ne voyait guère l'intérêt lorsque quelque chose attira son attention alors que le Maraudeur enlevait son pull.
« Qu'est-ce que… ? »
Intrigué, il quitta son lit et s'avança aussi silencieusement que possible dans la pièce. Un bruit retentit soudainement derrière lui. Harry n'eut guère le temps de voir de quoi il s'agissait car Peter se retourna vivement, et pâlie en découvrant l'autre adolescent.
«- Harry, qu'est-ce que tu fais là ? s'étonna Peter d'une voix incertaine. Je… Je ne t'ai pas entendu arriver…
- Normal, étant donné que je n'ai pas bougé du dortoir depuis le dîner, riposta sèchement Harry.
- Oh, j'avais oublié que tu étais là… » commença Pettigrow, l'air mal à l'aise.
Mais Harry n'y prêtait guère attention, apercevant alors, avec un étonnement non dissimulé, le bras gauche du traître. La Marque des Ténèbres n'avait pas encore été tatouée sur sa peau, mais de longues marques sanguinolentes recouvraient son bras, jusqu'à sa main qui était grossièrement bandée par un mouchoir marbré de tâches écarlates. Pettigrow, ayant perçu son regard, se hâta de cacher son bras derrière son dos, pâlissant un peu plus encore.
« C'est ça que tu appelles une coupure ? » ironisa Harry, alors que le rat s'emparait de son pull pour le remettre précipitamment.
Bien décidé à obtenir le dernier mot de cette affaire, Harry l'attrapa par le bras gauche et serra sa prise, faisant aussitôt grimacer le Maraudeur.
«- On dirait que ça fait mal, commenta-t-il en souriant d'un air mauvais.
- Lâche-moi, répliqua Pettigrow, à présent livide.
- Pas tant que tu ne m'auras pas dit comment tu t'es fait ça…
- Ca ne te… Aïe ! »
Harry avait resserré sa prise, malgré l'élancement qui lui traversa le front.
« Si tu veux tout savoir, c'est Gaïa qui m'a griffé cet après-midi. » lâcha finalement le rat dans un murmure à peine audible.
Harry rencontra, un bref instant, le regard, où se mêlaient hargne, crainte et douleur, de son interlocuteur et n'eut aucune peine à savoir qu'il disait vrai. Après tout, le chat avait très bien pu vouloir se venger du traitement que lui infligeait Pettigrow depuis le début de l'année. Ou, tout simplement, le matou avait décidé de passer un accès de mauvaise humeur sur la personne qu'il appréciait le moins dans le dortoir. En cet instant, s'il avait eu l'animal sous les yeux, il l'aurait certainement félicité…, mais Harry, à défaut, se contenta de sourire. Gaïa, contrairement à son maître et les autres Maraudeurs, avait su voir ce qu'était véritablement Pettigrow…un traître… Harry relâcha enfin Peter.
« Tu n'es pas prêt d'être débarrassé de moi, Pettigrow, l'avertit-il calmement. Peu m'importe ce qu'en pensent les autres, tu n'es et tu ne resteras à mes yeux qu'un lâche que j'écraserai sans aucune hésitation si je le pouvais… »
Adressant un regard noir au rat, Harry tourna les talons et regagna son lit. Là, seulement, il jeta un bref regard en direction du Maraudeur qui était resté immobile à l'endroit où Harry l'avait laissé, livide. Brusquement, Peter sembla se ressaisir, finit de passer son pull et quitta rapidement la pièce, claquant la porte derrière lui.
« Je suis prêt à parier que je ne vais pas tarder à avoir la visite de Remus ? » murmura Harry, avant de remarquer des morceaux de verre qui gisaient sur le sol, dans une tâche noire.
L'adolescent comprit aussitôt l'origine du bruit et jeta un regard de reproche à sa chouette qui était toujours sur la table de chevet. Celle-ci enfouit sa tête sous son aile, alors que Harry nettoyait, d'un sort, le sol. Ce n'était pas la faute d'Hedwige si Peter avait remarqué sa présence. Il n'aurait pas dû, déjà, laisser l'encrier sur la table de chevet… La chouette avait peut-être tout simplement étirée un peu les ailes et avait heurtée accidentellement la petite bouteille qui s'était brisée en touchant le sol, d'où le bruit.
* * * * *
Contrairement à ses suppositions, personne, et encore moins Remus, ne vint dans le dortoir. Il ne tarda donc pas à reprendre, pour la énième fois de la journée, sa lecture de la thèse développée par Emilia Rogue. Mais, étrangement, il ne parvenait pas à se concentrer sur ce qu'il lisait. Quelque chose le tracassait, bien qu'il n'arrivait pas à voir de quoi il s'agissait.
Après avoir relu six fois la même phrase, en vain, Harry soupira et referma sèchement le livret qu'il déposa sur la table de chevet, à côté d'Hedwige qui ne broncha pas. Se mettant sur le dos, il se passa les mains sur la figure tout en se demandant ce qui pouvait bien le tracasser comme ça. En dehors du fait qu'il ne savait toujours pas qui était la taupe et qu'il ne savait pas comment réagir face à Remus dont le comportement était des plus imprévisibles à son égard, il ne voyait vraiment pas ce qui clochait, le rendait aussi mal à l'aise.
Machinalement, il se passa la main sur le front, sa cicatrice le démangeant quelque peu… Il n'y prêta cependant pas grande attention car, depuis le rêve, apparemment injustifié qu'il avait fait quelques jours auparavant et dont il était toujours incapable de se souvenir, elle l'élançait régulièrement. Et surtout après ce qui venait de se passer avec Queudver, il ne fallait pas vraiment s'étonner qu'elle lui fasse encore un peu mal, même si, actuellement, c'était plus un léger picotement qu'une vraie brûlure. Et puis, il ne voyait vraiment pas pourquoi il aurait dû s'inquiéter… Après tout, James et Lily étaient au château et ne risquaient donc rien, et Peter, en dehors de sa "mésaventure" (même si Harry ne savait pas s'il pouvait vraiment qualifier cet incident de la sorte) avec Gaïa, semblait bien trop agiter pour préparer quoi que ce soit dans l'immédiat, à l'encontre de ses futurs parents. En effet, à chaque fois qu'il s'était passé quelque chose, comme à Pré-au-Lard ou le soir de l'attaque dans le parc, il s'était tenu on ne peu plus tranquille et discret, s'arrangeant toujours pour que les autres lui confient les rôles les plus sûrs… Alors que, depuis quelques jours, Harry ne cessait de le voir papillonner d'un endroit à l'autre du château.
Pourtant, quelque chose continuait à le gêner dans ce raisonnement : Il avait l'impression de négliger quelque chose…, un détail important. Il avait la même impression que celle qu'il avait quant à ses suppositions sur l'identité de la taupe… Et pourquoi avait-il la très nette sensation qu'il manquait quelque chose ? Que quelque chose n'allait pas dans ce que Pettigrow lui avait dit quelques minutes auparavant ?
Un hululement soudain le sortit de ses préoccupations du moment. Etonné, il jeta un regard à Hedwige qui, ayant cessé de nettoyer ses plumes, fixait quelque chose au-delà de l'adolescent. Celui-ci, suivant son regard, porta son attention sur la porte, fermée, menant à la salle de bain. L'adolescent haussa un sourcil, intrigué, et se tourna vers le rapace, à l'instant même où la chouette blanche quitta brutalement son perchoir. De quelques coups d'ailes, elle traversa la pièce et se posa près de la porte. Harry, perplexe, la suivit… De plus en plus décontenancé, Harry fronça les sourcils en apercevant de petites taches écarlates sur le sol. Il déglutit, mal à l'aise. Du sang… c'était du sang…, sec mais parfaitement reconnaissable. En vue des derniers évènements, il supposa bien vite qu'il s'agissait de celui de Pettigrow.
Il se désintéressa rapidement du sol en entendant un bruit qui ressemblait à un grattement, pour voir Hedwige qui frottait son bec contre le battant de la porte.
« Qu'est-ce qui t'arrive, ma belle ? » s'étonna Harry.
La chouette hulula avec force, et s'acharna de plus belle sur la porte. Interloqué, Harry se décida à ouvrir le battant, pour voir ce qui pouvait bien rendre sa chouette aussi frénétique. Gaïa jaillit aussitôt hors de la pièce attenante, dans un miaulement furieux, le poil hérissé et plus en colère que jamais, ce qui surpris quelque peu l'adolescent. Il connaissait suffisamment bien le félin, désormais, pour savoir qu'il n'était pas du genre à aimer rester enfermé dans une pièce… Mais pas au point d'en ressortir dans cet état. En effet, alors qu'il se figeait au beau milieu du dortoir, le félin tremblait littéralement de rage. Hedwige elle-même, face au courroux bien visible du matou, avait préféré prendre la voie des airs, pour se poser sur la table de chevet de son maître. Mais Gaïa ne semblait pas lui prêter grande importance, alors qu'il tournait en rond, comme un forcené, au beau milieu de la pièce, le dos toujours aussi arrondi.
« Gaïa… » se risqua Harry, en s'accroupissant et en tendant la main vers l'animal.
Celui-ci cessa, l'espace d'une seconde, son étrange manège, se tournant vers le jeune homme, puis recommença à s'agiter de plus belle. Harry fronça les sourcils. Avait-il rêvé ou…
« Gaïa…, viens voir un instant. » insista-t-il.
Le félin se figea à nouveau durant un bref instant, fixant l'adolescent, puis, sans aucun signe avant-coureur, se rua vers la porte, fermée, menant à l'escalier, alors que l'adolescent se relevait lentement. Mais Harry n'y prêta pas grande attention, déconcerté par ce qu'il avait vu.
Visiblement Pettigrow n'avait pas crû bon de préciser qu'il n'avait pas été le seul à être blessé lors du petit "différent" qu'il avait eu avec le matou tigré. En voyant la marque sanglante qui barrait l'arrière de la tête du chat, Harry comprit alors ce qui l'avait dérangé dans ce que Peter lui avait dit… Ce qui manquait, jusque là, c'était Gaïa… qui avait été enfermé dans la salle de bain… Mais pourquoi ? Comment ? Harry ne tarda pas à se faire une idée précise de ce qui avait pu se passer tandis que lui était retenu par le professeur de Défense Contre les Forces du Mal…
* * * * *
Peter Pettigrow, le traître au sein des Maraudeurs, qui se retrouve seul dans le dortoir, avec Gaïa… Pettigrow est parfaitement conscient du fait que le chat le déteste et le considère plus comme un ennemi, un danger… Le matou ayant été dressé pour protéger James, il réagissait à tout ce qu'il considérait comme être une menace pour son maître… Très vite, Gaïa avait perçu ce que les autres Maraudeurs n'avaient pas pu déceler… Peter devait certainement avoir besoin de faire quelque chose dans le dortoir…, restait à savoir quoi. Gaïa avait dû considérer ça comme une agression à l'égard de son propriétaire pourtant absent à ce moment-là, et était passé à l'attaque. Peter s'était probablement défendu et avait ainsi blessé, d'une façon ou d'une autre, le chat… Ce qui n'avait sûrement fait qu'énerver d'avantage l'animal déjà bien en colère. Pettigrow avait alors dû essayer de maîtriser le matou, ce qui lui avait valu ces griffures au bras. Harry devinait sans peine le mal que cet insignifiant, à première vue, félin pouvait faire avec ses griffes et ses dents… Quoiqu'il en soit, Peter avait réussi, tant bien que mal, à enfermer Gaïa dans la salle de bain et avait, visiblement, par la suite, soumis la porte à un sort d'insonorisation… raison pour laquelle Harry n'avait pas pu entendre le félin courroucé qui était coincé dans la pièce voisine.
* * * * *
Alors que Harry prenait conscience de ce que cela signifiait, une violente douleur lui traversa soudain le front, avec une intensité telle qu'il dû se retenir au mur le plus proche pour conserver son équilibre et il ne pu réprimer le vieux réflexe de plaquer sa main sur son front, alors que, au même instant, Gaïa laissait échapper un miaulement plaintif, presque déchirant.
« Non ! C'est pas vrai ! Non ! Pas ça ! Pas maintenant ! » cria l'adolescent, alors que la réalité le frappait de plein fouet.
Comment avait-il pu être aussi stupide ? Comment avait-il pu ne pas comprendre plus tôt ce qui se préparait ?
Se faisant violence, Harry s'efforça à s'écarter du mur et d'ignorer la souffrance grandissante que lui infligeait sa cicatrice, sa médaille s'échauffant douloureusement contre sa peau… James devait être en danger… C'était la seule possibilité qui justifiait l'attitude de Gaïa et le fait que la médaille de Gryffondor s'active de la sorte sans aucune raison apparente, en plus de la douleur qui continuait à le malmener. Il gagna tant bien que mal son lit… et la douleur infligée par sa cicatrice cessa brutalement… Ce qui ne fit qu'accroître l'inquiétude de l'adolescent qui sortit à nouveau la Carte du Maraudeur. Il n'y avait qu'un seul moyen d'en avoir le cœur net, même si son instinct avait déjà admit la terrible réalité : d'une façon ou d'une autre, Voldemort avait réussi à mettre la main sur James… Mais une autre part de lui résistait, s'accrochait à l'espoir un peu fou que tout ceci ne soit qu'une illusion, que James et Lily soient toujours dans le château…
« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, récita-t-il. Faites qu'ils soient là… Faites que leurs noms soient sur cette fichu carte. » murmura-t-il alors qu'il attendait impatiemment que la carte de l'école se révèle à lui.
Mais les traits semblaient s'entremêler plus lentement que d'habitude sur le parchemin jauni. Avec une lenteur exaspérante, aux yeux de Harry, Poudlard et ses environs se dessinèrent peu à peu sur la Carte du Maraudeur. Lorsqu'elle se fut enfin révélée dans sa totalité, Harry la parcouru fébrilement du regard et l'inquiétude laissa la place à un profond désespoir… Ils n'étaient pas dans le château… James et Lily n'étaient plus dans l'enceinte protégée de Poudlard.
« ET MERDE ! » s'écria, rageusement, Harry, en se retenant de jeter le parchemin à travers la pièce.
Il prit cependant le temps d'effacer la carte et la ranger dans ses affaires tout en se traitant de tous les noms possibles et inimaginables, se maudissant pour sa bêtise.
Pourquoi n'était-il pas resté avec les autres, au lieu de s'enfermer dans le dortoir ? Pourquoi s'était-il fait berner aussi facilement ? Pourquoi n'était-il pas resté plus sur ses gardes ? Comment Voldemort s'y était-il pris pour les enlever ? Comment le rat avait-il pu savoir ce que ferait le couple ?
Son sang ne fit qu'un tour dans ses veines à la pensée de Pettigrow. Il allait le lui payer… Oh oui, il le regretterait très cher… Il allait lui faire cracher le morceau, car le rat devait sûrement être au courant du plan instauré par Voldemort… Il allait quitter le dortoir pour essayer de retrouver Pettigrow lorsqu'il aperçu soudain Gaïa traîner derrière lui une robe d'uniforme noire que Harry reconnue aussitôt : celle que le rat avait déposée sur son lit. Harry, intrigué par le manège du félin qui continuait à trembler d'une colère sans pareille, eut cependant l'occasion de noter le fait que la manche gauche du vêtement traînait lamentablement sur le sol, déchirée… Voilà pourquoi Peter avait enlevé sa robe… étant donné que les dégâts, comme lui avait, une fois, expliqué James pendant les grandes vacances, fait par un animal magique assigné à la protection de quelqu'un ne pouvaient pas être annulés par la magie… Pettigrow n'avait donc pas pu réparer sa robe, ni soigner son bras (encore eut-il fallut qu'il connaisse des sorts appropriés, songea Harry). Le morceau d'étoffe que le chat tenait dans sa gueule n'était autre qu'une des poches du vêtement qui lâcha brutalement, faisant perdre l'équilibre au félin alors que quelque chose en tombait et roulait dans un bruit métallique sur le sol. D'abord décontenancé, Gaïa se rua à la poursuite de la petite sphère noire qui alla finir sa course contre le pied d'un des lits. Il y eut un déclic et, sous le regard stupéfait de Harry, l'omniscient s'ouvrit.
« Qu'est-ce que… ? Non Gaïa ne touche surtout pas à ça ! Laisse-moi voir ça… » intervint-il.
Remarque inutile car Gaïa avait déjà reculé, le poil à nouveau hérissé sur son dos arrondit. L'adolescent fronça les sourcils, interloqué. James ne lui avait-il pas dit que le professeur Van der Break avait confisqué celui que Gaïa lui avait apporté quelques temps plus tôt ? Comment pouvait-il se retrouver à nouveau là alors ? A moins que ce ne soit, ce qui était plus plausible, un autre de ces gadgets… Fort de sa précédente expérience, Harry recouru à un simple sort de lévitation et déposa ainsi, sans le toucher, sur son lit, de façon à pouvoir l'examiner plus facilement.
* * * * *
Harry observa le petit objet noir et argenté qui était ouvert sur son lit, tout en jetant un bref regard à Gaïa qui, à l'autre extrémité du lit, crachait férocement, le dos rond, le poil hérissé l'objet. Visiblement, Gaïa lui-même percevait le potentiel de magie noir contenu dans ce petit objet. Car il ne faisait aucun doute que cet appareil nécessitait des sorts obscurs pour fonctionner. Après tout, la douleur que lui infligeait sa cicatrice lorsqu'il touchait l'objet s'ajoutait au comportement du chat qui se mettait sur la défensive dès que quelque chose pouvait représenter un danger pour son maître qu'il était chargé de protéger.
Alors, c'était ça un omniscient… un gadget à peine plus gros qu'une noix et…qui pouvait tenir sans encombre au creux de la main…
Ces mots avaient à peine effleurés son esprit qu'il revit Peter dans le couloir de l'infirmerie, en grande conversation avec quelque chose placé dans sa main… Une rage froide l'envahie. C'était au rat, il en était certain à présent… Pettigrow devait s'en servir pour communiquer avec la taupe… et peut-être même avec Voldemort lui-même… C'était un moyen discret pour échanger des informations secrètes sans risque qu'elles soient interceptées (comme c'était le cas avec les hiboux) et c'était bien plus rapide que n'importe qu'elle courrier express…
Mais…dans ce cas…si cet omniscient servait de moyen de communication…, en quoi avait-il pu permettre à Voldemort de savoir ce que feraient James et Lily ? Les sourcils froncés, Harry étudia le contenu du petit écrin noir et argent. Dans la partie du haut, un petit écran entre deux récepteurs sonores, alors que la partie basse était recouverte de divers boutons et de quelque chose que Harry supposa être le micro, juste en dessous de la charnière. A quoi tous ces boutons pouvaient-ils servirent ? Intrigué, Harry se risqua à prendre l'objet qu'il porta à hauteur de ses yeux, s'efforçant d'ignorer le sourd élancement qui lui traversa le front, réprimant l'ordre qui lui criait sa conscience de jeter le plus loin possible ce gadget infernal. Un bouton rouge… Harry se risqua à appuyer dessus. Aussitôt il y eut un petit grésillement et l'écran devient gris l'espace d'un instant puis un dessin vert que Harry identifia aussitôt se forma au centre de l'écran…
La Marque des Ténèbres…bien évidemment. Ses doutes se confirmaient… Harry se demanda un instant si tous les membres de l'arrière-garde des troupes du mage noir étaient équipés d'un tel gadget… Sûrement…
Sa cicatrice le ramena à la réalité. Plus vite il lâcherai cet appareil, mieux ça serait. Alors, le bouton rouge, c'était le commutateur qui activait l'appareil et qui pouvait être déplacé soit vers le haut, soit vers le bas. Cinq petits boutons gris s'étalaient entre le rouge et le micro alors que, six autres boutons gris marqués d'une lettre étaient répartis de part et d'autre du rouge. Plissant les yeux, Harry déchiffra les inscriptions que ces boutons portaient : "P", "S" et "R" à gauche et "A", "P" et "R" (2). Les cinq autres devaient servir, quant à eux, pour des réglages quelconques et Harry se garda bien d'y toucher, d'autant plus que, au même instant, il remarqua quelque chose… une petite icône clignotait dans le coin supérieur gauche de l'objet. L'observant plus attentivement, il réalisa qu'il s'agissait de trois lettres "REC"…
Bien qu'ayant vécu chez des Moldus durant la plus grande partie de sa vie, il n'avait jamais été initié au fonctionnement des appareils moldus tels que les magnétoscopes, les caméscopes, ou autre objet de ce genre… Les Dursley lui avaient toujours interdit d'y toucher…, mais Harry s'était toujours basé sur le fait que si quelqu'un comme Dudley, dont le Q.I. ne devait pas être beaucoup plus élevé que celui d'une vache ruminant dans un pré ou même que celui de Crabbe ou Goyle, était capable d'utiliser les différents appareils électroménagers, il ne voyait pas pourquoi lui n'y arriverait…
Et puis, il ne se rappelait que trop bien d'une "leçon" qu'Hermione avait donné lorsque les Weasley les avaient invités, Hermione et lui, à venir passer quelque jours au Terrier à la fin de leur cinquième année à Poudlard, à Ron et sa famille… Revenant d'un séjour en Bulgarie, elle avait voulu leur montrer ce qu'elle avait filmé là-bas… mais il avait d'abord fallut expliquer aux Weasley comment marchait une caméra… Harry sourit à ce mémorable souvenir et à la patience dont Hermione avait dû faire preuve ce jour-là… Mais son amusement disparu bien vite, remplacé par une colère froide.
« Et quand on lance l'enregistrement, le sigle "REC" confirme sa mise en route… Il suffit ensuite de l'arrêter avec le bouton "stop". » Les propos d'Hermione étaient encore bien présent dans son esprit…
Le sang de Harry ne fit qu'un tour dans ses veines… Bien sûr, cet objet pouvait servir aussi pour enregistrer des choses… telles que des informations compromettantes que les garçons auraient pu échanger dans la tranquillité de leur dortoir… Et voilà pourquoi cet objet s'appelait "omniscient" parce qu'il "savait tout", ou du moins, son utilisateur pouvait tout savoir… Machinalement, Harry pressa le bouton "stop", rembobina l'enregistrement (ou du moins appuya sur le bouton qu'il supposa avoir cette fonction).puis pressa le bouton "P", de lecture. Un nouveau petit déclic et il entendit aussitôt sa voix s'élever, clairement.
« Qu'est-ce que… ? Non Gaïa ne touche surtout pas à ça ! Laisse-moi voir ça… »
Des bruits de pas, des frôlements de tissus…, l'enregistrement était parfait. Harry fronça les sourcils, en ayant assez entendu. Il voulu éteindre mais, encore sous le coup de sa découverte, son doigt glissa et il appuya malencontreusement sur l'un des petits boutons ronds. Aussitôt une liste apparue, remplie de chiffres et de lettres. Harry appuya, au hasard, sur un autre bouton qui activa l'un des fichiers listés et ce qu'il entendit lui fit froid dans le dos : Une conversation entre James et Lily…
«- Mais tu ne crois pas que c'est un peu trop dangereux ?
- Mais non, Lily, je t'assure… Personne n'en sera rien. Ce n'est qu'une simple sortie en tête-à-tête, et rien d'autre… Pas de quoi en faire une montagne.
- Mais, James, la dernière fois qu'on est allé à Pré-au-Lard…
- Un Serpentard ou la taupe a sûrement du prévenir Voldemort dès qu'il a été mis au courant des projets de Dumbledore…
- Tu veux vraiment y aller vendredi soir ?
- Pourquoi pas ? On n'a pas cours le lendemain et puis, on ne s'absentera pas longtemps et on sera prudents… On ne fera qu'aller aux Trois Balais et on reviendra… »
Harry appuya sur le bouton rouge, plus pâle que jamais, l'écran redevint noir et vide. Il en avait bien assez entendu… Voilà pourquoi Voldemort avait pu les enlever… Il savait qu'ils seraient à Pré-au-Lard à ce moment-là… Pettigrow avait surprit cette conversation entre James et Lily et en avait informé la taupe (sûrement le fameux soir où il avait surpris leur conversation) qui avait prévenu Voldemort…
Harry ressentit une nouvelle vague de colère froide l'envahir. Colère contre Pettigrow et sa faiblesse qui l'incitait à trahir ses amis de la sorte, contre lui-même, mais aussi, fait nouveau, contre James et Lily. Comment avaient-ils pu être assez stupides pour quitter Poudlard dans ces conditions ? Comment James avait-il pu se permettre d'entraîner sa petite-amie hors de l'école après ce qui s'était passé dans le parc ? Pourquoi avait-il fait ça alors qu'il était parfaitement conscient de la menace représentée par Voldemort ?
Mais une petite voix lui rappelait sournoisement que les Potter étaient réputés pour s'attirer les problèmes en tout genre… Et il était bien placé pour le confirmer. En plus de cela, James, en tant que Maraudeur, n'était pas du genre à se laisser impressionner par les interdits et les règlements et quand il avait une idée en tête, il allait jusqu'au bout, coûte que coûte… Et puis, si lui, Harry, n'avait pas préféré rester dans le dortoir dans sa volonté de boucler aussi vite que possible les recherches sur ce fichu Elixir de Wizgeen, il aurait pu les empêcher de sortir… S'il n'avait pas été aveuglé par sa détermination d'en finir au plus vite avec cette corvée qu'était un binôme avec Pettigrow, il n'aurait pas baissé si bêtement sa garde alors que tout avait laissé prévoir que quelque chose se préparait… Tout était de sa faute !
Calme-toi !
Harry bondit littéralement de son lit, pris au dépourvu.
« NON MAIS CA VA PAS ? hurla-t-il. TU VEUX ME FAIRE MOURIR DE PEUR OU QUOI ? »
Son père éclata de rire.
Ce n'était pas dans mes intentions. Mais tu n'aurais peut-être pas été aussi surpris si tu n'étais pas aussi occupé à définir la part des responsabilités de tout à chacun… Ce n'est pas ça qui t'aidera.
« Facile à dire, grogna Harry. Mais, dis-moi, tu devais bien savoir ce qui allait se passer, non ? Alors… »
Pourquoi je n'ai pas crû bon de t'en parler ? acheva la voix, à sa place. Pour la simple et bonne raison, Harry que je ne suis pas sensé intervenir. Ils devaient se faire enlever… Quoiqu'il en soit, là n'est pas la question…
« Effectivement, non, confirma Harry. J'aurai deux mots à dire à un certain rat que je ne nommerai pas… »
Harry. soupira son père. La colère ne t'aidera pas dans la situation présente. Te passer les nerfs sur Peter ne résoudra pas tes problèmes…
« Mais c'est de la faute de ce crétin si Voldemort a pu… »
Eh, tête de mule, tu vas m'écouter, oui ou non ? le coupa la voix avec autorité.
Harry, surpris, se tut aussitôt.
Bon, Harry, tu sais aussi bien que moi que la colère n'est jamais bonne conseillère. Je sais que tu en veux à Peter pour ce qu'il a fait, et je le comprends parfaitement. Mais la fureur qui t'anime en cet instant ne te sera d'aucun secours… au contraire, elle pourrait te porter préjudice et te pousser à l'erreur. Toi-même, tu sais qu'énerver Voldemort c'est l'inciter à commettre une faute quelconque. La meilleure chose à faire, pour l'instant, c'est de te calmer et d'aller voir Dumbledore pour le prévenir de la disparition de deux de ses élèves et pour lui donner cet Omniscient.
Harry voulu dire quelque chose mais il se ravisa bien vite et se contenta d'acquiescer d'un signe de tête. Tout aurait pu en rester là si Sirius, seul, n'avait pas crû bon de pénétrer à ce moment-là dans le dortoir, manquant de peu de se faire assaillir par Gaïa qui toujours aussi courroucé bondit sans crier garde en voyant la porte s'ouvrir.
« Eh, oh, calme-toi, Gaïa, ce n'est que moi ! s'exclama Sirius, l'air quelque peu surpris, alors que le félin s'éloignait vivement pour retourner s'acharner sur la robe de Peter. Mais qu'est-ce qu'il lui prend ? s'enquit-il en jetant un regard interrogateur à Harry qui se contenta de hausser les épaules. Enfin, là n'est pas la question… tu ne saurais pas où son James et Lily par hasard ? »
L'expression de Harry se durcit, tout en songeant que la question de Sirius était quelque peu idiote… Après tout, la dernière fois qu'il avait vu les deux Préfets-en-Chef de Gryffondor, ils étaient avec Sirius, Amy, Remus et Peter dans la Salle Commune… Le simple fait de penser à Peter suffit à éveiller à nouveau sa colère, de sorte qu'il répliqua la première chose qui lui venait à l'esprit.
« Non, mais si j'étais toi, je poserai plutôt cette question à Peter. Je suis sûr qu'il sait où ils sont. » lâcha-t-il en se levant et en glissant l'Omniscient dans sa poche.
Sur ce, il quitta le dortoir, passant devant le Maraudeur qui avait froncé les sourcils à cette remarque.
« Peter ? Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans ? s'étonna-t-il. Et où vas-tu comme ça ? »
Harry ne crû pas utile de répondre à la première question.
« Je vais voir Dumbledore, annonça-t-il. Et si j'étais toi, je ferai en sorte que Gaïa ne quitte pas le dortoir ou je connais quelqu'un qui risquerai de faire les frais de sa colère… »
Sur ce, il planta là un Sirius déconcerté et quitta hâtivement la Tour de Gryffondor. Chemin faisant, il commença à retrouver une partie de son calme de sorte qu'il pu librement réfléchir à la situation présente. Il devait mettre au clair la situation : James et Lily étaient sortis en douce, sûrement peu de temps après le dîner, du château, pour se rendre à Pré-au-Lard. Voldemort avait eu vent, par le biais de Peter, de leur projet et les avait fait enlever. Mais il ne pouvait pas agir pour l'instant et cela pour plusieurs raisons… Tout d'abord, point considérable, il ne savait pas où se trouvait le repaire de Voldemort. Harry avait de fortes raisons de croire que le mage noir avait trouvé un autre refuge depuis leur fuite, à James et lui, de son précédent repaire, en février. Et même s'il était resté, malgré tout, au même endroit, Harry n'était guère plus renseigné sur la localisation de sa planque. Après tout, il n'avait fait que recourir à un Portoloin jusqu'à Poudlard la dernière fois.
De plus, il connaissait suffisamment bien le Seigneur des Ténèbres pour savoir qu'il avait sûrement tiré des enseignements de la fuite des deux adolescents et avait déjà dû faire en sorte qu'aucune de ses futures prises ne puisse renouveler ce genre d'échappée. Il faudrait donc trouver autre chose pour retrouver James et Lily… Et puis, c'était bien jolie d'envisager la façon dont il pourrait les retrouver, il fallait aussi réfléchir à comment en sortir après… S'il serait relativement simple de pénétrer dans le repaire du mage noir, la situation ne serait certainement pas aussi aisée pour repartir…
Mais, une chose rassurait quelque peu Harry, quoiqu'il ait pu arriver au couple durant leur sortie nocturne, le fait que sa cicatrice avait cessée, momentanément, de lui faire mal, était plutôt de bonne augure : Voldemort n'avait visiblement pas encore commencé à s'occuper de ses prises… Quoiqu'il en soit, plus vite il saurait où étaient les deux élèves et mieux ça serait…pour tout le monde. Il pressa donc le pas, tout en se demandant ce qui c'était passé à Pré-au-Lard…
* * * * *
De nuit, le paisible village de Pré-au-Lard offrait une toute autre allure que de jour. Le paisible et accueillant hameau qui s'offraient aux étudiants de plus de treize ans lors des sorties n'avait vraiment rien à voir avec le patelin désert aux ruelles envahies de brume qui donnait un air presque irréel au petit village sorcier. La riante bourgade diurne se transformait, à la lueur tamisée de la lune, en un lieu presque effrayant, d'autant plus en ces temps sombres qu'offrait le règne de Voldemort. Bon nombre d'habitants évitaient de quitter leur foyer au beau milieu de la nuit, même si certains riverains conservaient, malgré tout, leurs habitudes et trouvaient refuges dans les quelques échoppes encore ouvertes à cette heure, alors qu'une pluie fine tombait sur les environs.
Les rues de Pré-au-Lard étaient ainsi on ne peut plus calme, en cette soirée printanière. Quelque part, dans la partie ouest du village, la cloche de la petite chapelle communale égrena neuf coups qui se perdirent dans le brouillard grandissant. La porte de l'une des quelques boutiques dont les stores (bien que descendus) laissaient filtrés la lumière chaude de leur intérieur s'ouvrit, libérant le passage à deux adolescents qui sortirent, main dans la main, des Trois Balais, alors qu'un flot de lumière transperçait soudain les ténèbres environnantes.
«- Soyez prudents, tous les deux, leur lança la propriétaire des lieux en s'arrêtant sur le seuil de la porte.
- Oh, ne vous inquiétez pas pour nous, Madame Rosmerta. De toute façon, nous rentrons de ce pas au château.
- J'espère bien. Ce n'est pas très prudent pour des jeunes gens comme vous de traîner seuls dans les rues, même celles-de Pré-au-Lard, au beau milieu de la nuit ces derniers temps, insista la jeune femme. Passez une bonne soirée, tous les deux.
- Vous aussi, Madame Rosmerta. Et merci encore.
- Mais tout le plaisir était pour moi, James. » conclut-elle en souriant aux deux adolescents, avant qu'ils ne se fondent dans la brume et qu'elle ne reparte s'occuper de ses autres clients.
Cheminant le long de la rue principale, faiblement éclairée par des lanternes qui flottaient au-dessus de l'allée pavée, le petit couple discutait de tout et de rien.
«- Mais c'était vraiment un vampire ? s'étonna Lily.
- Bien sûr. Pourquoi crois-tu qu'il a demandé un verre de jus d'orange sanguine ? plaisanta James en passant son bras autour de la taille de sa petite-amie.
- Idiot, répliqua-t-elle affectueusement.
- Et fier de l'être, riposta le Maraudeur en souriant. Non, mais, je t'assure, le type du comptoir, c'était un vampire…
- Mais je croyais qu'ils étaient toujours vêtus de noirs…
- Ben, il faut croire que les Moldus font une fixation sur l'ancienne génération de vampire. Ca fait plus d'un siècle, paraît-il, que les vampires de nos contrées ont laisser tomber l'apparence du "gentleman sophistiqué en longue cape noir"… Mais celui-là devait venir de Chine, car, si je me souviens bien, la mode y est aux cheveux rose ou vert, pour les vampires. Enfin, d'après les contes qu'on a lu sur le sujet, Sirius et moi, quand on était plus jeunes.
- Des contes pour enfants ? s'enquit Lily. Charmant. » ironisa-t-elle en grimaçant.
James voulu répliquer mais un craquement soudain derrière eux le coupa dans son élan.
« James ? s'inquiéta Lily en le sentant resserrer sa prise autour de sa taille. Qu'est-ce qui… ?
- Ne te retourne pas. » la coupa-t-il dans un murmure à peine audible.
Disant cela, il s'engagea vivement dans la première ruelle qui s'ouvrait sur leur gauche, l'entraînant à sa suite. Avant que l'avenue principale ne disparaisse derrière l'angle d'un mur proche, la jeune fille eut la fugace vision de deux silhouettes aux contours incertains qui se dessinaient dans la brume ambiante.
«- James ? insista-t-elle d'une voix plus aiguë qu'elle ne l'aurait souhaitée, en l'entendant jurer entre ses dents.
- J'espère me tromper mais je crois que nous sommes suivis, souffla-t-il.
- Se ne sont peut-être que des passants. » suggéra Lily d'une voix sceptique.
Une part d'elle, alors qu'elle disait ces mots, ne croyait guère en cette possibilité. Si vraiment ces deux individus étaient des passants, ou des habitants, ils auraient probablement discutés entre eux, comme James et elle l'avaient fait jusque-là. Mais ils étaient restés silencieux… Elle n'avait même pas remarquée leur présence jusqu'à ce que James l'entraîne dans cette ruelle. Elle en était là dans ses réflexions lorsqu'il pressa le pas, la forçant ainsi à l'imiter alors qu'il la serrait encore un peu plus contre lui. A priori, les deux formes sombres avaient pris la même direction qu'eux… Lily qui commençait à se laisser gagner par une appréhension grandissante, adressa un bref regard à l'adolescent qui l'accompagnait. Celui-ci, impassible, gardait les yeux rivés devant lui, le teint un peu plus pâle que de coutume.
Lorsqu'il bifurqua sur leur droite, Lily, la gorge trop nouée pour parler, ne pu s'empêcher de se demander si James savait où il allait… Comme s'il lisait dans ses pensées, il apporta presque aussitôt la réponse à son inquiétude.
« Je sais où je vais, ne t'en fais pas, lâcha-t-il à voix basse en s'engouffrant aussitôt dans une autre ruelle sur leur gauche. Je pourrai pratiquement m'y diriger les yeux fermés. » assura-t-il.
Lily resta silencieuse, son cœur battant à présent la chamade dans sa poitrine, puis se risqua à poser la question qui la tiraillait depuis qu'elle avait aperçu les deux silhouettes.
«- Tu crois que se sont des Mangemorts ? souffla-t-elle.
- J'en ai peur, avoua-t-il, en jetant un bref regard derrière lui. Nom de… »
Cette fois, il avait considérablement blêmit, ce qui suffit à dissuader Lily de se risquer à jeter un regard en arrière. James se mit alors à courir, aussitôt imité par la jeune fille dont il relâcha momentanément sa prise autour de sa taille pour saisir l'une de ses mains dans la sienne. Des éclats de voix s'élevèrent alors derrière eux, à l'effroi de la jeune fille et des bruits de pas précipités troublèrent le silence nocturne. Les deux adolescents, d'un commun accord, pressèrent encore l'allure, alors que James l'entraînait dans un dédale de rues plus étroites et sombres les unes que les autres, espérant sûrement semer ainsi leurs poursuivants. A gauche, puis presque aussitôt à droite, à droite encore, puis à nouveau à gauche, tous deux ne cessaient de bifurquer d'une ruelle à une autre.
« Merlin, grommela-t-il. Je jure que si on se sort de là je ne quitterai jamais plus le château en douce. »
Lily ne pu s'empêcher de hausser un sourcil, surprise. Pour que James en vienne à promettre une telle chose, qui irait totalement à l'encontre des principes des Maraudeurs, il devait vraiment être inquiété par la situation.
Le brouillard se faisait sans cesse plus épais autour d'eux. Lily sentit la main de James se resserrer un peu plus sur la sienne alors qu'il la guidait vers une autre ruelle, tous deux courants aussi vite qu'ils le pouvaient. Si la jeune fille ne pouvait pas voir leurs poursuivants, elle les entendait en revanche, et s'ils ne semblaient pas gagner du terrain sur eux, ils ne semblaient pas en perdre non plus. L'angle du mur derrière lequel James la menait, explosa brutalement, faisant sursauter les deux adolescents.
« Enfoirés. » grogna James en entraînant aussitôt Lily dans une autre bifurcation. La jeune fille compris alors pourquoi il persistait à bifurquer autant. C'était plus pour éviter d'offrir des cibles faciles à découvert que pour essayer de semer les Mangemorts. Zigzaguer entre les murs réduisaient les chances de leurs poursuivants de pouvoir les toucher d'un sort.
La brume réduisait considérablement leur champ de vision, de sorte que Lily, plus angoissée que jamais, songeait que c'était probablement à cause, ou plutôt grâce à ça, que celui qui avait lancé le sort qui avait fait explosé le mur, un peu plus tôt, avait raté son coup…touchant le mur et non l'un des deux adolescents.
Elle avait l'impression de courir depuis des heures dans ce dédale de ruelles dans lequel James continuait à l'entraîner, alors que ça ne devait pas faire plus de quelques minutes que la poursuite durait. Elle n'aurait jamais imaginé, par les quelques sorties à Pré-au-Lard qu'elle avait faites, que la construction du village soit aussi complexe et tortueuse. Elle, elle ne connaissait de la petite bourgade, que ses axes principaux, ceux qui desservaient les divers magasins du village, et quelques autres rues…
James pénétra dans une autre ruelle sur leur gauche et, presque aussitôt, Lily ne pu réprimer un cri effaré lorsqu'un mur émergea soudain du brouillard, droit devant eux. Une impasse… C'était une impasse… Des murs de pierres à droite, à gauche, devant… et derrière, des Mangemorts. Ils étaient coincés…
« James… »
Il s'arrêta devant le mur, et posa sa main libre sur l'une des pierres, puis sur une autre et encore une troisième… L'esprit voilé par sa panique croissante, Lily réalisa alors que James savait vraiment ce qu'il faisait… Bien sûr, c'était un mur comme celui de l'arrière-cours du Chaudron Baveur… C'était un passage secret… Et, effectivement, une ouverture se forma dans le mur qui se tenait, auparavant, devant eux. Lentement… Trop lentement…
Leurs poursuivants surgirent brutalement à l'autre extrémité de la ruelle dans laquelle les deux adolescents se trouvaient. James n'hésita pas un instant et s'engouffra précipitamment dans le passage alors que celui-ci finissait de se matérialiser, entraînant Lily derrière lui et la "porte" se referma dans leur dos, reformant un mur contre lequel vinrent s'écraser les sorts lancés par les deux hommes en noir.
Le mur reprit son apparence première derrière eux, ils avaient semés les deux Mangemorts…pour se retrouver face à une dizaine d'autres silhouettes encagoulées et vêtues de noire qui se dressaient devant eux, formes sombres et incertaines dans la brume, baguettes pointées dans leur direction…
« Stupéfix ! »
Ce fut la dernière chose que Lily entendit.
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(A suivre)
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Eh, eh, eh ^^ Désolée, j'ai pas pu résister… et oui, bien sûr, vous l'avez deviné, la vraie confrontation Harry/Peter c pour la prochaine fois ^^ (se planque sous la table pour se protéger d'objet divers que les lecteurs lui balancent)
Je sais déjà ce que vous allez dire mais oui, je fini là…, sur un beau cliffhanger comme vous les aimez… J'suis gentille, n'est-ce pas ? Et encore, je suis sûre que j'aurai pu faire encore pire…^^
LSK (surgissant brutalement dans la pièce) : Ca, je le confirme. Elle m'a dit où elle avait, à l'origine, prévue de couper…. Et, en comparaison, le cliffhanger qu'elle vous a fait était plus dans un souci d'équilibre entre les parties que du sadisme… Si elle l'avait vraiment voulu, elle aurait pu couper à un autre endroit…bien pire…
LPDP : Quoique ça serait toujours possible si elle le coupe encore en deux, la deuxième partie de chapitre…
Ccilia : Bon, vous deux, et si vous arrêtiez vos commentaires ? Vous allez finir par inquiéter les lecteurs… Enfin, reprenons…
Vous voulez la suite ? Et bien….reviewez… D'ailleurs, dites-vous que plus j'aurai de reviews, plus vite je mettrai la suite^^, alors j'pense que vous savez ce qui vous reste à faire ^^
LSK : Ah ce sujet, LPDP et moi, nous adorons les belles reviews… Et je peux vous dire que plus il y aura de reviews, et plus vous aurez de chance que nous parvenions à convaincre Ccilia de mettre rapidement la suite.
LPDP : Je confirme…
Ccilia (plaque une main sur la bouche de LSK et LPDP) : Bon, vous avez finie, toutes les deux ? J'ai encore les RAR à faire, moi… D'ailleurs, tiens… (se tourne vers les lecteurs) Alors, exceptionnellement, je vais laisser le soin à LSK et LPDP de faire les réponses à vos reviews…
LSK et LPDP : OUAIS !
Ccilia (leur montre les feuilles, en double exemplaire, contenant les reviews) : Je vous fait confiance pour cette tâche qui n'est pas des moindre…alors pas de bêtise… (en aparté, aux lecteurs) On verra bien ce que ça va donner. (regarde les deux se chamailler pour savoir qui va commencer, et lève les yeux au ciel.) Je ne sais pas pourquoi mais je le sens mal, là…
Dix minutes de crêpage de chignon plus tard…
LSK (échevelée et l'œil gauche au beurre noir, debout sur LPDP, un pied sur sa tête pour lui maintenir le visage contre la moquette, exhibe les feuilles, froissées, des reviews) : Bon, alors, je commence… (s'éclaircit la gorge). Veuillez…
Ccilia : Pourrais-tu descendre du dos de LPDP, s'il te plaît ? Et, pour régler les problèmes, vous n'avez qu'à en faire une chacune votre tour…
LSK (ayant quittée son "perchoir" qui se relève et manque d'étrangler LSK) : Veuillez… EH !!
Ccilia : LPDP ! CA SUFFIT ! Si tu continue, je t'enferme dans le grenier et je ressort le lance-flamme de LSK.
LPDP (pâlissant) : Tu n'oserai pas !
Ccilia (sourire carnassier) : Tu veux parier ?
LPDP (précipitamment) : Non, non, non ! C'est bon promis, je me tiens tranquille (souffle à LSK) Franchement, c'est nous qui devrions la terroriser comme ça, et pas elle qui nous tienne en respect… (se tait devant le regard noir que lui adresse Ccilia)
Ccilia (désigne les spectateurs qui commencent à s'assoupir) : Bon, c'est pas tout ça, mais y en a qui attendent… LSK, commence !
LSK (s'éclaircit à nouveau la gorge) : Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, veuillez-nous excuser pour cette perturbation (presque) indépendante de notre volonté. Nous allons à présent, ma chère collègue LPDP ici présente (dit en désignant sa cousine qui esquisse un grand sourire révélant deux dents cassées) et moi-même répondre aux reviews…, au nom de notre tortionnaire préférée…
Ccilia : LSK (ton d'avertissement)… si tu continue, je t'envoie passer un stage de deux semaines avec Lucifer… Umbre peut m'arranger des bons prix très abordables… (sourire mauvais)
LSK (pâlie et reporte vivement son attention sur les feuilles) : Je disais donc… au nom de Ccilia que voici… (dit en désignant ladite personne qui sourit innocemment). Alors, nous commencerons ainsi cette cession avec… (jette un regard à la première feuille) Tiffany… Et oui, en tant que correctrice et amie de Ccilia, tu as la chance de faire partie des rares privilégiées à être au courant de bon nombres de détails concernant les chapitres à venir… Oui, Remus a été assez dur avec Harry en l'accusant mais plusieurs lecteurs avaient signalés à Ccilia qu'ils s'étaient attendus à un peu plus de méfiance de la part du Lycanthrope… Comme quoi, Céc' aime bien faire dans les extrêmes… Soit trop, soit pas assez ^^ Quant à la réaction de Lily… ben on voit ainsi qu'elle ne se contente pas de taper uniquement James et Sirius… Il lui reste plus qu'à taper Peter (sourire mauvais), quoiqu'il faudrait qu'elle se désinfecte la main après avoir touché cet abruti…
Ccilia : Oh, modère tes propos veux-tu ? Tu dois restée objective…et cela quelque soit ton opinion sur les persos… y compris Peter…ou d'autres…
LPDP : (regards en coin) : Ca te va bien de dire ça… Bon, LSK, dépêche-toi, j'aimerai bien faire ma RAR moi…
LSK (regarde à nouveau la feuille) : Oui, notre p'tit pote Potter/Calaway est un peu peiné, tout de même, par ça mais, comme d'habitude, il prend sur lui… (se tourne vers LPDP)
LSK (prend ses feuilles) : Passons à présent à Clem : Eh oui, Cec' est la spécialiste, quand elle veux, pour mettre l'eau à la bouche… D'autant plus qu'elle est dans sa période sadique… En ce qui me concerne, je serai ravie de rencontrer DMVMDCMMAPPDC. Je ne dirais pas non de revoir enfin un membre de ma famille…J'ai beau être moldue, j'ai quand même de (lointaines) origines, Malefoy… Et quant à ton aparté qui nous est destiné à LSK et moi, nous serions ravies de faire sa connaissance… et qu'il puisse nous donner un coup de main à récupérer nos affaires…
Ccilia : Clem, fait attention à ce que tu dis ! Tu ne connais pas la moitié de l'histoire… Demande à Umbre ce qu'elles lui ont fait subir et tu comprendras bien vite pourquoi j'ai confisqué leurs armes !
LPDP : Quoiqu'il en soit, on est curieuses de faire sa connaissance…
LSK : A présent, on passe à la review de Misslulu… Je vois que tu fais partie de ceux qui attendent la confrontation Harry/Peter… Peter va en baver mais Harry va, tout de même, pas trop l'amocher… (faut quand même que ça passe inaperçu). Oui c'est bientôt la fin… de cette fic…
Ccilia (lui plaque la main sur la bouche) : N'en dit pas plus. Décidément, tu en dis toujours plus que nécessaire, toi… LPDP, fini la RAR et enchaîne sur la tienne…
LPDP : Pour les rushs, contente que notre petite prestation, à LSK et moi, t'aie plue… Y en aura certainement d'autres… Ensuite, Miya Black : Tes problèmes d'ordis ne s'arrangent pas ? Je ne te propose pas de t'aider, je suis nulle en informatique… ma spécialité à moi c'est la torture (rire diabolique, alors que des pointes rouges lui poussent sur la tête et qu'elle devient toute rouge alors qu'un grondement de tonnerre retentit et qu'une musique bien satanique se fait entendre). Comment Cec' fait pour faire des chapitres aussi longs ? Et bien, elle ne le sais pas elle-même… (jette un regard à l'auteur de la fic qui acquiesce d'un signe de tête) Ca dépend de son inspiration du moment. Et puis, comme elle le rajouterai elle-même, ses chapitres sont toujours moins longs que ceux d'Alo…
Ccilia (intervenant dans la RAR) : Mais, au début, j'ai eu bien du mal à sortir de mes chapitres à trois-quatre pages (sous-entendu sur les premiers chapitres de la fics et ces autres fics) J'avoue que je suis moi-même surprise quant à la disproportion des premiers chapitres par rapports aux actuels… Je ne suis pas sûre de pouvoir réussir à refaire ça pour une autre fic…
LPDP : Pour la suite… Céc' y a mis le temps mais elle est parvenue finalement au bout de ce long chapitre 37 (ou presque finie)… le plus long qu'elle aie jamais écrit d'ailleurs…
LSK (reprenant la parole) : Ah bah, je suis chargé de la spécialiste des copier-coller, j'ai nommée Hermiona292, des Maraudeuses : Céc' a, il me semble, déjà répondu à ta review par mail, néanmoins, ta petite scène de torture de Peter m'a sincèrement intéressée et je me serais bien amusée à la mettre moi-même en pratique si Ccilia ne me l'avait pas formellement interdit…
LPDP : Passons à Kyzara à présent…Pour la confrontation Harry/Voldemort, il te faudra attendre la suite du chapitre… Mais d'après ce que j'en ai lu, ça promet… Harry va avoir quelques petits problèmes techniques et va tomber sur un GROS os… Pour le Fourchelang, Céc' y a pensé et a essayé de l'introduire dans la confrontation…
LSK : Maintenant, on arrive à Cyngathi : Ah ça, la fatigue fait toujours de drôles d'effets… Rien de pire qu'une Ccilia crevée ou ça donne toujours des résultats assez inattendus… (baisse la voix) Tiens, hier soir par exemple, elle a lu Imadoki et le n°1 de Fruit Basket jusqu'à deux heures du mat' (alors que, le lendemain, elle se levait à 5h ^^) et elle a une idée on ne peu plus délirante pour une éventuelle potterfiction à venir… C'est assez spécial mais, quoiqu'il en soit, quand Céc' est crevée, elle est souvent victime de l'une de ses crises d'Imagination galopante… et c'est quelque chose à voir. Enfin, j'espère que tu auras bien récupéré, entre temps ^^
LPDP : Pour Lunenoire : Et bien pour la dédicace, ça a paru normal à Cec'… Quant à ta question, oui il arrivera à faire ce qu'il a à faire sans faire la peau à Peter… Il en va du cours du temps ^^
LSK : Pour Pug : On espère que la suite continuera à te plaire ^^
LPDP : Quant à Naséis : Ton petit match Harry/Peter nous a vraiment bien amusées, y a pas à dire. Tiens, c'est rare d'entendre quelqu'un dire que Remus l'énerve…bien que dans ce cas, ça soit compréhensif…^^ Oui, n'est-ce pas ? Rogue et son doudou… c'est moi qui aie proposé l'idée à Céc…
LSK : Menteuse !
LPDP : … Oui James fait plutôt violent sur ce coup et ça a un peu freiné Ccilia, ce passage… mais elle a vu ça du fait que James est un peu surprotecteur par moment, vis à vis de Lily…, du fait qu'il est parfaitement conscient qu'il la met en danger et qu'il se doit de la protéger, d'autant plus que Voldemort s'en prend à tous ceux qui lui sont chers…(d'ailleurs, ça m'étonne qu'il s'en soit pas pris aux autres Maraudeurs ^^) Rogue ? Sans Défense ? C'est pas le qualificatif que je lui donnerai… Faut dire que Rogue le cherche, aussi ^^ Hum, c'est pas superPotter mais superCalaway, pour l'instant…Pour les confrontations, ça va pas barder au point de faire trembler le château (ça serait pas très discret) mais il va s'en prendre plein la figure… Ah ça, le lycée… !!! J'ai de la chance, je n'y suis jamais restée plus d'une semaine…
LSK : Pour l'explication, elle a brûlé le premier, détruit le deuxième, été viré du troisième puis refusée dans tous les autres établissements…
Ccilia : On pourrait continuer les RAR s'il vous plaît ?
LSK : Alors, Mimine1 : Oui, si tu tues Cec', comment feras-tu pour avoir la suite ? Remarque, faudra d'abord que tu viennes ici pour la retrouver ^^ Pour les rushs, ça dépend du temps de Céc'… Elle a déjà du mal à trouver le temps d'avancer sa fic… Pour tout dire, elle bosse généralement sa fic entre 22h et minuit… Donc quand elle a le temps, elle en met, sinon…elle en fait pas…
LPDP : Pour Kinou : Merci… Contente que LSK et moi te faisions rire…on est les bouffons attitrés de Céc' en ce moment ^^ Décidément, les fans de Remus l'ont pas apprécié dans ce chapitre ^^ Mais ne vous y méprenez pas, Ccilia adore le p'tit Loup-garou… (Sur le ton de la confidence) Il est dans son Top 5 : JHLSR ! Pour la scène du début…faut quand même mettre un peu d'émotion de temps à autre^^ Pour la suite (jette un regard à Ccilia qui est occupée à régler des comptes avec LSK qui a essayé de lui piquer en douce les clés du char d'assaut, et baisse la voix), Ccilia hésite encore à se prononcer mais si j'en crois ce qu'elle a déjà écrit, je dirais que oui… Elle l'envisage, mais pas dans l'immédiat… Ah les moustiques…avec LSK on c amusé à en nourrir certains avec du curare…mais je ne comprend pas pourquoi ils sont tous morts…(silence de mort alors que LPDP se hâte de changer de sujet) Pourtant, d'après Céc., les spirales, ça marchent bien… le mieux c de les mettre à l'abri du vent d'après elle… Pour le fait que Malefoy vadrouille dans les couloirs…ça sera expliqué mais ça n'a pas échappé à Dumbledore. Quant à Peter, il en a pas encore fini avec Harry ^^…(gros silence) LSK ? C'est à toi…
Ccilia : Continue ! Je n'ai pas encore fini avec elle…
LSK : Mais…
Ccilia : Il n'y a pas de mais qui tienne ! Je vais…(sort d'insonorisation alors que le ton monte dangereusement)
LPDP : Oulà, elle a pas bien jouée, sur ce coup, LSK ! Ca a beau être ma cousine mais faut croire que c'est moi qui aie hérité de l'intelligence de la famille…
Ccilia : Et de la modestie…(ton très ironique)
LPDP : Enfin bref, donc j'enchaîne avec Chen : Il reste 3 chapitres, officiellement (regarde la liste que Ccilia lui a fourni) : 38-Lever le voile sur le mystère, 39-Derniers jours à l'époque des Maraudeurs et 40-Retour à la "maison"…mais si on considère que le chapitre 37 est, déjà, coupé en deux parties… au moins encore 4 MAJ à venir. Pour s'il y a une suite, d'après ce que Céc' nous en a dit, ça sera assez particulier… et elle va mettre du temps à le faire… En fait, elle y traiterai deux histoires différentes en parallèle qui s'alterneraient… : la vie des Maraudeurs après Poudlard et la vie de Harry à son retour chez lui… Mais rien n'est encore sûr… d'autant plus que, jusque là, les suites qu'elle a entreprise de faire n'ont pas été une franche réussite… (regard vers LSK qui subit toujours les foudres de Ccilia) Bon, j'continue…. Mary-Evy : Encore quelqu'un qui attend le face à face Harry/Peter… au premier rang ? Décidément, c'est très demandé ces places là ^^ Mais il en reste…donc c'est possible ^^ (nouveau regard vers LSK qui est vraiment en très mauvaise posture) Euh…je devrais peut-être aller l'aider… (à l'adresse des lecteurs) Je reviens dans un instant.
……………………….. (reportage sur les langoustes)…………………
LPDP (reviens finalement, un petit sourire aux lèvres en se frottant les mains) : Bon, maintenant que c'est réglé…
LSK : Eh oh, c'est à moi… J'dois en faire trois… !!!
LPDP : Ok, vas-y, alors…
LSK : Ok…alors, Fumsec : Au nom de Céc' qui n'est actuellement pas en mesure de vous répondre pour l'instant (jette un regard derrière elle, pour voir une Ccilia baillonnée et attachée par une corde au lustre et qui se démène furieusement), elle s'en sort… ! Même s'il va falloir qu'elle se mette au prochain chapitre de sa partie de traduction de Amulet of time. Sinon, pour Peter, vous l'avez vu dans ce chapitre, mais, pour Voldemort, faudra attendre la prochaine MAJ… A présent, passons à Angel-blue : En ce qui me concerne, le tome 5, je ne l'ai pas lue (je déteste l'anglais et je suis nulle en la matière) mais Céc' l'a lu et y a des passages qui lui ont vraiment plues… Je ne crois pas que beaucoup de monde s'attendais à ce qu'elle giffle Rem… Mais, au moins, c un juste retour des choses : elle ne gifle pas que James et Sirius… Philosophe ? Je crois que nous le sommes tous un peu…, plus ou moins… Jeanne d'Arc : J'espère que les confrontations prévues te plairont ^^
LPDP : Pour Fanny : Oui ça se passera dans l'intimité, le Harry/Peter… et oui, Voldemort va le savoir… Sinon, Céc' ne promet rien mais elle essayera de se remettre à Une nouvelle chance…
LSK : Ah, Caroline Black : Tu as retrouvé tes critiques, alors ? Pour le Harry VS Peter, vous en avez eu une bonne partie dans cette première…partie. Et pour Harry et le mystère qui l'entoure aux yeux des autres, on en reparlera au chapitre 38 ^^ C'est vrai que Céc' l'a un peu laissé de côté ces derniers temps…mais elle compte y remédier… Bah, tu sais, Céc' et nous, plus les reviews sont longues, plus ça nous plaît (rien qu'à voir ce qu'on s'amusait à faire avec Umbre77 et Sévie77 et pourtant c'était loin d'être des discussions très intelligentes ^^)
LPDP : Pour Lily la tigresse : C'est bon, tu les as reçu ? Céc' avait oublié, excuse-la…
LSK : A Popov : programme alléchant, non ?
LPDP : Pour Phénix20 : Ben, la confrontation Harry/Peter, vous en avez eu une petite partie là ^^ Pour le devoir de Potions…c'est loin d'être terminé ^^
LSK : A Nymoue : Ccilia étant une grand fan des Potter, il est normal qu'elle porte un soin particulier à leurs interventions dans la fic… Quand on voit Céc', on peut comprendre que c pas facile d'avoir un programme super chargé…de sorte que les fics passent, du coup, au second plan…Céc' s'arrange pour continuer coûte que coûte Lorsque les Maraudeurs deviennent plus qu'un mythe, au détriment de ses autres fics mais elle arrêtera certainement d'écrire dans sa période de révision des partiels (novembre-décembre).
LPDP : A Cc Johnson : En fait, je crois que ça dépendra surtout de sa motivation à la fin de Lorsque… qu'elle avisera si elle publiera un jour la suite ou pas… Elle l'a fera, ça c'est quasiment sûr mais de là à ce qu'elle soit un jour mise sur internet… c'est autre chose… Quant à une nouvelle fic sur les Maraudeurs…, je pense qu'elle a vidé son inspiration sur le sujet des Maraudeurs Poudlariens dans cette fic…
LSK : Big Apple : Merci pour elle.
LPDP : Yolei Potter : …Whoa, très jolie proverbe…^^ Eh oui, j'crois que ça serait dure de ne pas voir son sale caractère, à la Lily… De la marmelade de rat ? Beurk…. Du rat en marmelade…j'y toucherai pas ^^ Pour Harry VS Voldemort, faudra attendre la prochaine MAJ. Sinon, oui James va échapper au sort d'amnésie… Comment ? Je n'en sais rien, moi… Et Peter, Rem et Sirius vont savoir qui est Harry, oui…
LSK : Space girl 2 : Merci… Et je pense que Céc' viendra jeter un coup d'œil à l'occasion sur le site ^^ Elle s'y perd un peu dans les trucs style forums mais elle se dépatouille ^^
LPDP : Polly Pink : Ben là, elle vous grapille quelques MAJ supplémentaires en coupant ce chapitre ^^ Son adresse émail marche pas ? Bizarre… Ben, une autre adresse à elle : cecilia18_974@hotmail.com ^^ Mais elle y va moins souvent ^^ C juste au cas où ^^
LSK : Arathorn : Chapeau bas pour avoir lu la fic en bloc… C'est impressionnant ^^ Et j'espère, au nom de Céc' que la fic continuera à te plaire.
LPDP : Et pour finir, Titou : Bravo à toi aussi pour avoir lu tous les chapitres déjà mis ^^ Oui, y en a 40 de prévu… (un grincement derrière elles l'interromps) Qu'est-ce que… ?
LSK et LPDP se retournent pour voir que la corde à laquelle était suspendu Ccilia pendouille dans le vide…sans l'auteur au bout…
LSK : Où est-elle passée ? (regard frénétique autour d'elle dans la salle vide) Et c'était quoi ce bruit qu'on a entendu…
LPDP : Je sais pas mais ça me plait pas du tout, on devrait peut-être…(écarquille les yeux, horrifiée et agrippe LSK) Oh non, c'est pas vrai… (désigne un coin de la pièce, où est rangé le char d'assaut et d'où émerge une Ccilia rouge de colère, brandissant un lance-flamme et un fusil à fléchette) COURS, LSK, COURS !
Ccilia (prenant juste le temps de fermer le véhicule à clé avant de se ruer à la suite des deux autres) : Vous deux, vous allez me le payer cher !
LSK (courant comme une dératée à quelques centimètres de l'extrémité de la flamme du lance-flamme que Ccilia pointe sur elle) : Ainsi s'achève cette RAR !
LPDP : Nous finissons sur les chapeaux de roue en espérant n'avoir oublié personne…
Un craquement sourd…………………………………………………… (petite musique d'attente)……………………………………………………… (en fond, on entend des cris de douleur en sourdine, des craquements sourd, des éclats de voix)…………………………..
FIN
Ccilia (réapparaissant au beau milieu de l'écran devenu tout noir en tenant par le col LSK et LPDP) : Et voilà. J'espère que notre petit différent ne vous aura pas tous fait fuir et qu'on vous reverra pour la suite du chapitre 37 ^^ Et rassurez-vous pour ces deux-là, elles vont bien s'en remettre… Malgré un petit séjour avec Téra en attendant de les envoyer chez Lucifer…
(1) Pour l'explication, je me suis basées sur les pertes humaines engendrée sur la population britannique entre la première (3 190 235 en ne comptant que les pertes militaires, soit 35, 8 % des troupes britanniques mobilisées.) et la seconde Guerre Mondiale (400 000) [j'aurai d'ailleurs cru qu'il y en aurai plus durant la seconde Guerre Mondiale mais bon, à en croire l'encyclopédie Encarta…]. Sachant que la population, sur l'ensemble de la Grande-Bretagne, est d'à peu près 59 millions d'habitants en 1998, j'ai estimé ce nombre de victimes en considérant que les Géléons avaient fait le plus gros du massacre^^
(2) Considérant le fait que les appareils tels que les magnétoscopes et les caméscopes conservaient souvent les termes anglais…, c'est pareil pour l'Omniscient qui possède ainsi les touche "Play", "Stop" et "Review" à gauche et "Avance", "Pause" et "Record"…
