Bonjour, bonjour ! J'espère que ça va ! Je ne perds pas de temps en bavardage je vous laisse en compagnie de ce chapitre, corrigé par Titou Douh !
May : Je vois, je vois beaucoup d'attente pour le tableau mais il y a des choses encore plus importantes, même si je comprends haha ! Enfin j'espère que tu auras assez de patience du coup huhu
Leniewolf : Merci, merci pour ta lecture héhé. Je ne vais pas dire le contraire j'ai fais partie de la catégorie « tes seuls amis c'est les livres » :p. Mais je ne m'en porte pas plus mal, on peut comprendre l'aspect humain sans être obligé d'interragir avec de vrais humains XD ! Je pense que Ron voit toujours la même chose dans le miroir, lui avec une coupe de quidditch et une insigne de prefet, avec ou sans Harry son désir reste le même selon moi. Honnêtement Ron est vraiment un personnage étrange, soit méchant soit gentil, il n'est pas ambigue. On sait qu'Hermione peut être terrible et qu'Harry est parfois trop gentil dans le fond mais Ron c'est vraiment la pièce du milieu. Enfin j'espère que tu continueras à aimer l'évolution des personnages comme je le vois XD ! Merci encore pour ta lecture et ta review !
Guest : Merci X) !
Ewi : Nope, Nope grosse erreur de sous-estimer Natasha XD ! Oui enfin du Harry Draco même si c'est le peu que je puisse faire pour le moment. J'espère que la deception ne sera pas au rendez-vous :D ! Merci à toi de lire et d'apprécier ce que je fais ! Koeur koeur !
Sur ce les agneaux je vous laisse avec ce chapitre ! SMOUSH
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PREMIERE EPREUVE
« La même innocence
La même enfance
Tout semblait
Nous unir à jamais »
Amies ennemies. Nadiya
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Dimitri faisait les cent pas dans le peu d'espace qui leur servait de chambre ; il avait l'air plus tendu que Verpey devant des Gobelins. Comparer son ami au plus infortuné des ministres lui rappela à quel point ça avait été étrange d'entendre les créatures parler... Et encore plus étrange de les comprendre.
Après le match de Quidditch et le plan monté par Harry pour faire payer Verpey, lui, Natasha et Dimitri avaient filé l'homme à travers Pré-au-Lard pour voir si leur entourloupe avait fonctionné.
- Parier sur ta propre équipe et me forcer à le convaincre d'en faire de même ? C'est de la folie ! lui avait dit Dimitri.
Mais Verpey était tombé dans le panneau quand ses yeux s'étaient posés sur la coquette somme que proposait Dimitri. Elle s'avérait être, en fait, toutes les économies d'Harry. Harry jouait gros là-dessus mais leur petite escapade avait porté ses fruits : en suivant Verpey, ils l'avaient découvert en train de parier avec entrain en présence des Gobelins.
- Vous verrez ! Durmstrang sera gagnant !
Harry avait espéré qu'il en soit ainsi. Mais le plus troublant avait été d'entendre les gobelins répondre en ricanant.
- Cet idiot parie sur Durmstrang… Il a si peu de foi en l'Angleterre !
- On devrait refuser ce pari. Peut-être qu'il sait quelque chose qu'on ne sait pas.
- Il y a deux champions. C'est trop facile de parier sur les deux.
Harry avait écarquillé les yeux en entendant les gobelins parler ensemble. Il voyait bien à l'air ahuri de Verpey que ce dernier n'avait pas suivis un traître mot de la conversation.
- Ça sent mauvais, avait-il dit, les Gobelins veulent que Verpey parie seulement sur toi ou sur moi.
Natasha l'avait observé avec des yeux ronds.
- Tu comprends ce charabia !?
- Quelle importance du moment que Durmstrang remporte la Coupe ? Je parie que… Je parie que Potter sera le premier à l'attraper.
Harry avait frappé son front avec le plat de sa main, mais il aurait du s'en douter, après le match et du fait que son père soit un joueur de Quidditch. Au moins, ça, ça ne pouvait pas changer.
Les gobelins avaient ri mais avaient accepté. Ce que Verpey ne savait pas, c'était que s'il gagnait, tous ses gains rembourseraient les dettes des Weasley et celle d'Harry : le contrat que Dimitri lui avait fait signer le stipulait expressément. Et même si Verpey ne payait pas de sa main, l'argent irait par magie directement dans le coffre des Weasley.
- Mais si Gringrotts est aussi à cheval sur les dettes de jeu que la banque magique Russe, les Gobelins seront obligés de faire valoir le contrat initial. Il se peut qu'il ne touche rien mais j'ai rédigé le contrat de façon à ne laisser aucune faille dans laquelle ils pourraient se glisser. Et je suis sûr que Verpey ne leur fera pas part de ça, il a l'air d'un imbécile, leur avait dit Dimitri.
De cette manière, Harry ne prenait pas le risque de venir comme une fleur et de leur faire don du prix s'il gagnait. Il avait la certitude bizarre que Malfoy ferait pareil ; et sûrement Ron, aussi. En revanche, si par malheur ou bonheur Harry mettait la main sur la Coupe, Fred et George ne seraient pas perdants. Cependant, si les élèves de Poudlard ou de Beauxbâtons prenaient la Coupe, il pouvait faire une croix sur ses économies. Mais il était sûr que ses parents ne lui en voudraient pas.
Leur petite escapade pour surveiller Verpey s'était ensuite conclue par une balade dans la Forêt Interdite sous leurs formes animales. Après les supplications de Natasha, Harry avait enfin décidé de leur faire visiter l'école et pendant les semaines qui les séparaient du mois de Novembre, ils avaient passé plusieurs nuits à se faufiler dans le château.
Plusieurs fois, ils étaient tombés sur des élèves et Dimitri les avait amadoués en se laissant caresser, jusqu'à ce qu'ils soient attrapés par Louve, qui les surveillait de façon intransigeante sur la carte. Après deux longues heures à se faire sermonner par Severus, puis par Nolan, Harry avait décidé qu'ils se contenteraient de la Forêt. Pas une seule fois, cependant, ils n'étaient tombés sur des créatures dangereuses: pas de centaure, pas de sombral, pas d'araignée géante. Harry avait poussé le vice jusqu'en bas du parc pour voir si des dragons avaient été amenés... Mais il n'y avait rien eu de tout ça. Ils avaient eu la Forêt pour eux à chaque fois.
- Pitié, Dimitri. Arrête-toi, tu me donnes le mal de mer !
Le brun se tourna vivement vers Natasha et la regarda furieusement.
- Comment peux-tu faire pour être aussi détendue !? La première épreuve est dans trois jours et personne n'est venu dire à Harry qu'il y avait des dragons !
- Ils attendent sûrement le dernier moment… Et puis, on est au point. Un « accio balai » et c'est réglé. Inutile de se faire du souci. N'est-ce pas, Harry ?
Le jeune homme, qui n'avait jusque là pas vraiment suivi la conversation, dut faire un effort pour faire taire son inquiétude. Il se souvenait avec exactitude à quel point il avait été terrifié et stressé avant l'épreuve, puis à quel point ça s'était déroulé sans problème.
- Natasha a raison, Dimitri. McGonagall n'est pas aussi laxiste que Dumbledore, elle a du mettre tous les professeurs en garde contre ceux qui tenteraient d'aider les élèves. Je vois mal Hagrid lui désobéir.
- On devrait tout de même aller vérifier… Encore. Juste au cas ou.
- Dis plutôt que tu deviens accro aux escapades nocturnes...
Dimitri croisa les bras mais ne tenta pas de nier. Harry supposait que c'était sa façon de garder un œil sur ses deux amis. Depuis qu'ils étaient à Poudlard, Harry courrait partout. Il était moins disponible et Natasha, avec sa nature facile, s'était fait beaucoup d'amis. Intérieurement, il remerciait Luna et Louve d'être présentes. Il était dépité de ne pas se consacrer entièrement à Natasha et Dimitri.
- Je suis désolé, fit Harry.
- De quoi ?
- De ne pas être aussi présent que j'aimerais l'être.
Dimitri grimaça.
- On en a déjà parlé, non ? C'est inutile de revenir dessus.
- Tout de même…
- Oh, tais-toi donc un peu, Harry. Il faut que tu arrêtes de le couver !
- Ne parle pas de moi comme si je n'étais pas dans la pièce, 'Cha…
Natasha soupira avant de se lever et se diriger vers la porte de la cabine.
- Embrassez-vous, qu'on en finisse ! En attendant, je vais me dégourdir les ailes !
Elle abandonna les deux garçons.
- Je le pense, Harry, quand je te dis que tu ne devrais pas t'inquiéter pour moi. Je n'ai jamais passé une année aussi tranquille et la seule chose dont je dois me soucier, c'est de te revoir vivant à la fin.
- Très drôle, Aristov.
Mais Harry souriait tout de même.
Il ne leur fallut pas plus de temps pour rejoindre discrètement Natasha à l'orée des bois. Se transformer était devenu si naturel pour les trois adolescents qu'ils faisaient ça avec grâce.
Natasha était déjà en train de voleter à travers les branches tandis que Dimitri s'étirait en baillant. A chaque fois qu'il prenait sa forme de renard, il était toujours surpris de l'explosion des sens qui s'opérait : les odeurs, les couleurs, les sons... Tout était plus clair, tout sentait meilleur. Il comprenait alors pourquoi Sirius était plus souvent en chien : c'était comme découvrir un autre monde.
Sans plus attendre et une fois les pattes au sol, Harry se mit à bondir dans tous les sens. Dimitri le dépassa pour courir vers le bout du parc. De sa vue perçante, il distingua l'unique lumière de la cabane d'Hagrid. Cela ne dura qu'un instant.
Harry, cependant, commençait vraiment à se demander s'il ne faisait pas fausse route, parce que la Forêt était silencieuse. Pas de grondement, pas de flammes, pas d'hommes jetant des sorts dans ses profondeurs.
Il n'y avait pas de dragon.
Le renard bifurqua sur le coté et entendit l'aboiement craintif de Dimitri derrière lui. Il avait décidé de s'enfoncer encore plus dans les bois mais le bruissement des ailes de Natasha près de sa tête lui signalait que ce n'était pas nécessaire.
Harry comprit alors qu'il n'avait aucune idée de ce que serait la première épreuve. Natasha reprit de la hauteur. Harry repartit dans l'autre sens pour rejoindre Dimitri mais s'arrêta brusquement, la tête haute, les oreilles dressées. Il huma les odeurs qui l'entouraient. Au loin, il pouvait sentir celle de Natasha, celle de Dimitri et rien d'autre. Pourtant, il avait été sûr d'entendre ou même sentir une autre présence.
Il avança encore lentement, faisant le moindre bruit, jusqu'à ce qu'il entende de nouveau ce qui l'avait surpris. C'était le bruit de pattes piétinant le sol. II se tourna brusquement et comprit pourquoi il n'avait rien senti : la bête courrait contre le vent. Harry eut juste le temps de la voir bondir, mâchoire ouverte... Puis quelque chose d'autre sauta au cou de l'immense animal.
Dimitri venait de mordre la bête dans un même sursaut animal. Ils tombèrent tous les deux sur le coté mais Dimitri fut le premier sur ses pattes et revint vers Harry en grognant avec force. Son ami aboya dans la direction du monstre. Monstre qui se révéla être un énorme loup, bien trop massif pour être un loup ordinaire.
Dimitri recula mais continuait à montrer les crocs. Ils n'avaient aucune chance. Aucune, jusqu'à ce qu'Harry comprenne.
Il se retransforma.
Le husky se tourna vers lui en aboyant avec force mais Harry s'avança vers lui et poussa Dimitri contre ses jambes avant de lever les yeux vers le lycan.
- Syracuse ?
Soudain, ce qui s'avérait être une masse imposante et terrifiante devint aussi doux qu'un agneau. Syracuse bondit comme un lapin en jappant.
- Harry ! Harry !
La voix grondante de l'animal lui donna des frissons et à ses pieds, Dimitri reprit sa forme, le visage déformé par l'horreur.
- Qu'est ce que… Ce n'est pas Syracuse ! Syracuse était à ton anniversaire et il n'était pas…
Il ne continua pas sa phrase, le loup-garou venait d'avancer vers eux et se mit à couvrir Harry de léchouilles.
- Salut, Harry ! Salut !
- Salut, Syracuse, rigola Harry. Tu nous a fait une de ces frousses ! Dimitri ne t'a pas fait mal, au moins ?
- Tu plaisantes !? s'égosilla Dimitri. Sa peau, c'est du cuir !
Syracuse se recula pour venir lécher Dimitri avec la même ferveur.
- Salut !
- Beurk…
Dimitri repoussa l'énorme tète du loup.
- Qu'est ce que ça veut dire ?
Harry et Dimitri se tournèrent pour voir que Natasha courrait vers eux.
- Par Yaga ! C'est un loup-garou !
- Pas n'importe lequel… Apparemment, ça serait Syracuse.
Natasha, qui ne craignait rien, s'empressa de s'approcher de lui.
- Incroyable ! C'est toi, Syracuse ?
- Oui !
Natasha fourra ses doigts dans l'épaisse fourrure grise.
- Olalalala…
- Qu'est ce que tu fais ici ? demanda Harry.
- Je suis venu surveiller ! Les épreuves commencent. Je protège le terrain !
Dimitri lança un regard torve à Harry.
- Le Tournoi le plus protégé du monde... Ils envoient même des loups-garous !
- Je suppose que Severus était fatigué de nous courir après dans les couloirs et qu'il a envoyé cette peluche. Tu es là depuis quand ?
- Deux semaines !
- Effectivement, Harry, tu es surveillé, plaisanta Natasha.
- On ne t'a pas senti.
Syracuse secoua sa tête avec fierté.
- Je suis un chasseur hors-pair !
- Il y a des aurors avec toi ?
- Non. Pas encore. Désolé d'avoir gâché votre jeu.
Harry s'approcha de Syracuse et gratta son museau.
- Pas de problème. Ça me fait plaisir de te voir !
- Moi aussi, Harry !
OooooooooooooooooOoooooooooooooooO
La chimère cracha une petite flamme avant se mettre en boule et de se couvrir de ses ailes membraneuses.
Harry avança sa main vers elle et caressa sa tête du bout de l'index. L'idée que l'animal allait disparaître une fois le cercle effacé le rendit triste. Il n'avait jamais montré d'intérêt particulier pour la métamorphose. Non pas que McGonagall fut un mauvais professeur, mais il trouvait qu'il y avait quelque chose de plus singulier dans la façon d'apprendre avec Durmstrang.
Il se souvenait de l'excitation qu'il avait ressentie en lisant le livre de Severus Rogue et de ces nouveaux sorts qu'il avait expérimentés. Il aimait l'idée de pouvoir créer ses propres sorts et l'étude des cercles magiques était une alternative qui le subjuguait. Même si c'était long, même si c'était fastidieux, il avait l'impression que les possibilités étaient immenses.
- Effacez votre cercle avec un informulé.
Harry s'exécuta et agita prestement sa baguette. Il vit sa chimère disparaître en même temps que le chien à deux têtes de Natasha et le botruc de Dimitri.
- Comme vous le savez, il n'y aura pas cours cet après-midi. Essayez d'être attentifs lorsque vous verrez les épreuves auxquelles participerons vos camarades. Ce n'est pas juste une partie de plaisir. Vous pourrez toujours en tirer quelques enseignements. Potter, Vassili restez ici.
Harry et Natasha adressèrent un bref signe à Dimitri, qui suivit les autres élèves en dehors de la salle.
Ororo Antera replia son index et la porte se referma immédiatement.
- Comment vous sentez-vous ?
- En pleine forme, répondit Natasha.
Les yeux de la directrice pétillèrent de malice.
- Je ne doute pas une seule seconde de vous. Mais vous avez aussi l'air de prendre ça à la légère. La théorie est souvent bien différente de la pratique.
- Nous ferons de notre mieux, fit Harry.
- Oui, c'est évident.
OooooooooooooOooooooooooooO
Finalement, il n'avait eu aucune indication. Personne n'était venu pour lui dire ce qui l'attendait. Ni Hagrid, ni Regulus, ni même sa directrice. Cependant, il avait bel et bien été coupé lors de son repas, et traîné de la même manière vers le parc.
- On se dirige vers la Forêt, chuchota Natasha.
Plus Harry avançait et plus il sentait l'angoisse monter. Il avait cru que ça se passerait bien. Il avait traversé plein de choses, plein d'événements plus terribles que ça. Il était monté à dos de dragon, deux fois. Il n'y avait aucune raison pour que son cœur batte aussi vite... Mais il avait beau s'en convaincre, il sentait la sueur perler le long de son dos.
- Entrez, fit sa directrice, le public s'installe. Bonne chance.
Harry poussa les pans de la tente et laissa son amie entrer en premier. A l'intérieur se trouvaient les deux filles de Beauxbâtons. Par une autre entrée apparurent Ron et Draco.
- Parfait, parfait ! s'enthousiasma Verpey. Tout le monde est là !
Harry essaya de ne pas trop regarder sa tenue criarde d'ancien joueur mais Verpey était un personnage à lui tout seul. A la place, il observa les autres champions et en particulier ceux de Poudlard.
Ron s'était assis et fixait ses mains. Le Serpentard avait décidé de rester près de la sortie, Harry avait du mal à déceler quoique ce soit de son air impassible, jusqu'à ce que le blond croise son regard. Il comprit alors que Malfoy était sûrement bien plus stressé que ce qu'il laissait voir. Harry entrouvrit la bouche mais Verpey le coupa.
- Voilà, vous allez fouiller dans ce sac. Chaque groupe va tirer un objet qui l'aidera pour l'épreuve. Il déterminera aussi le chemin que vous allez prendre. Venez, approchez ! Vous d'abord, mesdemoiselles.
Déborah fut celle qui s'avança en première et plongea la main dans le petit sac en toile. Elle fouilla brièvement avant d'en sortir un objet sphérique et cuivré.
- Parfait, vous obtenez l'astrolabe. J'espère que vous savez vous en servir.
Les deux filles examinèrent l'objet qu'elles venaient d'obtenir en chuchotant. Harry remercia le ciel de ne pas être tombé sur cet objet. Même s'il n'était pas le moins doué en astrologie, se repérer avec ça aurait été compliqué.
- Durmstrang ?
Harry jeta un regard équivoque à Natasha et cette dernière lui fit silencieusement signe de choisir. Il s'avança vers Verpey et ce dernier lui offrit un grand sourire.
- Tu ferais bien de faire attention à ce que tu prends, chuchota-t-il. Des fois, ce sont les gros objets les plus utiles.
Harry fronça les sourcils. Dans le sac, ses doigts passèrent sur une forme ronde et froide, dont l'aspect ressemblait à du verre, puis sur quelque chose qui avait la texture du papier. Harry s'en empara immédiatement et le regard déconfit que lui lança Verpey lui donna entière satisfaction.
- La carte. C'est très bien aussi.
Harry rejoignit Natasha et lui tendit la feuille. Il vit Ron devancer Draco et attraper ce qui était en fait une boussole.
- Voilà, vous avez tous les objets en votre possession. A présent, ça ne devrait pas être trop difficile de comprendre ce qui va arriver. Sortez par là, tous les six.
Natasha et Harry sortirent en premiers. Une fois dehors, ils découvrirent tous les changements opérés à l'orée de la Forêt : de longs gradins avaient été installés et absolument tout Poudlard était présent, mais plus encore. Il le comprit quand il entendit son nom être prononcé trop fortement.
Son père était là, de même que sa mère et Charles étaient appuyés sur la balustrade et Harry voyait ses lèvres bouger. Il était sûr que son petit frère criait son nom.
- Oh, la honte ! fit Natasha.
Harry suivit son regard pour découvrir que les parents de son amie étaient aussi présents. Son père soulevait une banderole avec écrit « CHA » en lettres rouges flamboyantes.
- C'est génial, plaisanta Harry.
Mais ceux qui faisaient le plus de bruit tirèrent un pincement dans le cœur d'Harry. Les Weasley hurlaient le nom de Ron et le visage de Molly était déjà baigné de larmes. Harry se tourna vers Ron ; ce dernier avait les oreilles plus rouges que des tomates mais affichait un sourire fier. Harry scruta alors la foule, cherchant les Malfoy des yeux. Il les trouva, stoïques et calmes, du moins en apparence. Narcissa Malfoy triturait le tissu de sa robe nerveusement et quand son fils entra dans son champ de vision, Harry crut qu'elle allait se lever, bondir et ramener son fils vers elle.
Mais il n'eut pas le temps d'étudier toutes ces personnes avec attention. Cassius Corgan s'approchait d'eux et tenait une petite boite dans ses mains. Il l'ouvrit en face d'eux, découvrant trois orbes d'un gris olivâtre et dont la surface ressemblait à la glace d'un miroir.
- Oculus Sequor.
L'aspect poli des orbes laissa place à une image étrange et brouillée avant de s'élever doucement dans les airs. L'une d'elle vola vers le groupe de Beauxbâtons, la deuxième vers Harry et Natasha et la troisième vers Ron et Malfoy.
- Qu'est ce que c'est ?
Cassius pointa du doigt un écran qu'Harry n'avait pas aperçu. Mais ça ressemblait fortement à ce qui avait été monté lors de la Coupe du Monde de Quidditch.
- Ce sont nos yeux.
Cassius Corgan agita la main et l'écran se scinda en trois. Harry eut l'étrange surprise de voir son visage et celui de Natasha sur l'une des parties.
- Incroyable ! s'extasia Natasha. Et le son marche aussi ?
- Non. Mais je pense que nous serons capables de voir si vous avez vraiment besoin d'aide. Inutile de le toucher. Une dernière chose… Valet, Potter, Malfoy, venez s'il vous plaît.
Harry s'exécuta, de même que les autres.
- Vous êtes tous les trois en possession d'objets magiques. Il ne vous est pas permis de les garder avec vous durant les épreuves. Je suis désolé.
Harry capta le regard blessé de Cassius. Il comprit rapidement de quoi il retournait. Très lentement, il retira son bracelet et une sensation de vide caressa son poignet. Puis il le laissa tomber dans la boite. Déborah Valet y déposa une bague où brillait seulement un petit rubis rond. Ensuite, ce fut au tour de Malfoy. Harry le vit glisser ses doigts le long de son cou et en sortir une chaîne et un pendentif, serti de trois cercles enlacés dont l'un était noirci. Un collier qui lui sembla beaucoup trop familier. Et la douleur qu'il n'avait plus ressentie depuis longtemps se rappela à son bon souvenir. Malfoy lui jeta un regard étonné et Harry grimaça.
Cassius referma la boite et formula un sort qui la scella.
- Je garde cette boite avec moi, vous retrouverez vos objets après l'épreuve. Mettez-vous en place.
Harry vit Malfoy se frotter le cou.
- Si j'avais su, grogna-t-il.
- Ouais, répondit Harry laconiquement.
- Toutes les équipes sont prêtes !? tonna la voix de Verpey.
Harry jeta un dernier regard vers les gradins. Il se permit de faire un petit signe en direction de sa famille tout en cherchant rapidement Regulus des yeux. Mais le cadet des Black n'était pas là.
- Mettez-vous en position ! L'équipe de Beauxbâtons devant l'entrée bleue, Durmstrang devant l'entrée rouge et Poudlard devant l'entrée jaune !
Natasha le tira vers un panneau en bois qui avait été peint en rouge, à l'entrée de la Forêt.
- Je déclare officiellement le Tournoi des Six Sorciers ouvert ! Que chaque équipe débute la première épreuve ! Bonne chance !
Avant même qu'il ait pu comprendre ce qui arrivait, Natasha s'était mise à courir, de même que les autres élèves.
- Natasha ! Attends !
- Dépêche-toi, Harry, sinon les autres vont arriver avant nous !
Harry grogna, il se servit de sa vision périphérique pour constater qu'il n'y avait personne à coté. Ce qui était étrange parce que normalement, il aurait du voir les deux autres équipes courir comme eux.
- 'CHA ! Stop !
Natasha s'arrêta en pleine course et se tourna vers lui.
- Quoi ?
- Ce n'est pas une course… On a une carte, tu te souviens ?
- Oh, fit-elle, oui c'est vrai. Tu sais lire une carte ?
Elle se rapprocha de lui pendant qu'il dépliait la carte. Quand il vit à quoi elle ressemblait, il se détesta de ne pas avoir pris la boussole.
- Tu comprends quelque chose ?
- Strictement rien. On dirait que Charles a fait des gribouillis.
Natasha pouffa.
- C'est un arbre. Et ça, en rouge… On dirait des fleurs, non ?
Harry plissa les yeux. Natasha avait raison. Le chemin semblait être tracé par des fleurs et finir vers un arbre. Il regarda autour de lui mais rien ne laissait voir des fleurs rouges, la végétation était soit noire, soit verte.
- Bon, au moins on sait que notre destination est un arbre. Cherchons les fleurs rouges.
Natasha regarda autour d'elle mais arriva à la même constatation qu'Harry : il n'y avait pas de fleurs rouges.
- C'est peut-être une métaphore ?
Au moment ou elle dit ça, l'œil volant tourna autour d'elle.
- C'est vraiment étrange ça, tu penses que tout le monde voit ma tête en gros plan ?
- Oui, alors arrête de faire des grimaces.
Harry lui donna la carte et se pencha au sol.
- Nous ne sommes plus au printemps et des plantes en fleurs, il n'y en a plus tant que ça.
- Mais… ? l'encouragea Natasha.
- Mais tu sais accélérer la floraison des plantes.
Natasha fronça les sourcils. Harry avait la réponse mais il voulait que son amie fasse quelques efforts. La jeune fille sortit sa baguette et la pointa sur les herbes au sol.
- Helios !
Un doux rayon s'échappa de sa baguette et dès qu'il effleura les plantes, celles qui pouvaient fleurir virent leurs bourgeons éclore.
- Jaune, jaune, mauve, jaune…ROUGE !
Dès que le rayon diffusé par la baguette de Natasha caressait une plante, elle se mettait à fleurir pour reprendre sa forme initiale une fois le sort hors de sa portée. C'était comme tenir une lampe et chercher les cailloux laissés sur le sol. Une fois que Natasha trouva le chemin, elle se remit à courir et Harry la suivit sans attendre, sourire aux lèvres.
OooooooooooooooooOooooooooooooooooO
Draco passait le pire moment de sa vie. Non seulement il n'avait plus son collier à portée de lèvres, mais en plus de ça il faisait équipe avec la personne la moins intéressante de Poudlard.
Ron Weasley marchait devant lui, tenant fermement la boussole entre ses doigts et pas une seule fois, il ne daigna proposer à Draco de la regarder de plus près. L'avantage dans cette situation dérisoire était que, si Weasmoche se trompait, il pourrait s'en prendre à lui à loisir.
- Tu sais qu'on s'éloigne du nord ? grinça Draco.
- La flèche n'indique pas le nord. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que c'est la flèche qu'il faut suivre.
- Quel raisonnement basique.
- Estime toi heureux que ton petit cerveau ne soit pas mis à contribution.
- Je m'estime heureux de voir que ton petit cerveau est satisfait par une épreuve aussi bateau.
Weasley se tourna vivement vers lui et Malfoy voyait très bien qu'il prenait sur lui pour ne pas lui jeter de sort. La dernière chose qu'il voulait était de se retrouver les quatre fers en l'air dans cette Forêt.
- Je t'en prie Weasley, tu étais si bien parti, pourquoi t'arrêter en si bon chemin ?
- Pourquoi est-ce que tu as jeté ton nom dans la Coupe ?
- Pour t'écraser.
- On est sensé faire équipe !
- Et tu y mets tellement de bonne volonté, répondit sardoniquement Draco.
- Va te faire voir, Malfoy ! Il fallait vraiment que tu joues au con ! Tu ne pouvais pas rester à ta place !?
- Éclaire moi, la belette : où se trouve ma place exactement ?
- Auprès des autres lâches que représente ta famille !
- J'y penserai la prochaine fois que je devrais me lancer dans un tournoi. Merci de me rappeler ô combien je suis médiocre face à ta toute puissance. Ce n'est pas comme si tu ne changeais pas de disque…
Weasley se détourna de lui et reprit sa marche, allongeant de grands pas pour le distancer. Draco observa la scène avec amusement. Il se rappela de l'article et se dit que le rouquin devait être du genre à avaler toutes les conneries pondues par Skeeter, ce qui le confortait dans l'idée que Ronald Weasley était un imbécile et ce n'était pas sa facilité à résoudre quelques énigmes qui le ferait penser le contraire.
Plus ils s'enfonçaient dans la Forêt et plus il se demandait lui aussi pourquoi il avait jeté son nom dans la Coupe.
Peut-être que quelque part, il voulait de la reconnaissance ? Ça ne le dérangeait pas le moins du monde de se pavaner et de faire taire toutes les mauvaises langues... Et si en plus, il pouvait clouer le bec de Weasley, il n'allait pas s'en priver ! Cependant, c'était une attitude qu'il aurait pu avoir bien avant le Tournoi, une attitude qu'il avait déjà, en quelque sorte.
On pouvait bien salir son nom, se moquer de son père, le haïr pour des raisons diverses et variées, Draco n'avait jamais courbé l'échine et ne s'était jamais tu quand on lui cassait un peu trop les pieds. Il n'avait rien à prouver à personne et s'il se sentait obligé de le faire, il le faisait bien généralement. Il s'en sortait avec une réputation d'aristo pédant mais au final, c'était ce qu'il était.
S'il n'y avait pas eu d'élément extérieur, il se serait peut-être contenté de dire que ce Tournoi était stupide. Il aurait même pris un malin plaisir à descendre le rouquin… Avec une chanson, peut-être ? Histoire de faire dégonfler le ballon de baudruche qui lui servait de tête. Mais la vérité était qu'il n'en avait strictement rien à faire de Weasley. Que ce dernier gagne ou perde, ça n'allait pas changer sa vie. A présent, il y avait des choses bien plus excitantes que de jeter des sorts mineurs sur ceux qu'il n'appréciait pas du tout.
A présent, il y avait Potter, et ça le motivait à donner le maximum.
Sa petite diatribe intérieure prit fin quand son nez rencontra le dos de Weasley.
- Bon sang, stupide gorille, tu ne peux pas prévenir quand tu t'arrêtes !?
- Malfoy… La ferme.
Draco allait lui répliquer une phrase bien cinglante avant de comprendre d'où venait le ton mal assuré du Gryffondor. Le blond s'écarta un peu pour voir où ils étaient.
Leur destination finale avait en réalité des airs de cauchemars : ils se trouvaient en face d'un arbre immense dont la particularité était de n'avoir aucune feuille.
Draco tourna la tête à droite et à gauche. Tous les autres arbres arboraient encore des feuilles vertes ou tournant doucement vers le orange. Mais celui qu'il avait en face de lui, en plus de posséder un bois noir à l'aspect menaçant, voyait chacune de ses branches nues ployer sous le poids de corbeaux. De beaucoup trop de corbeaux.
- Tu es sûr que c'est ici ?
- Je... bredouilla Weasley.
Le blond ne le laissa pas finir sa phrase, il lui arracha la boussole des mains et commença à faire le tour de l'arbre avec. Il vit les yeux des oiseaux le fixer à mesure qu'il pivoter autour de leur perchoir. Draco constata amèrement que son coéquipier avait raison. La flèche ne cessait de pointer l'arbre.
Il revint à son point de départ et rendit la boussole à l'autre garçon.
- Là-haut, fit Malfoy.
- Quoi, « là haut » ? Qu'est ce qu'il… Ah.
Sur la plus haute branche était accrochée une sorte de tube de glace à l'intérieur duquel se trouvait un parchemin roulé.
- C'est sûrement pour le protéger des coups de bec.
Draco sortit sa baguette mais Weasley se mit devant lui.
- Bouge de là !
- Qu'est ce que tu comptes faire ? Ne fais pas foirer cette épreuve !
- Et tu penses que je vais te laisser gérer ça seul ? Tu rêves…
- Dis-moi au moins ce que tu comptes faire !
Draco poussa un long soupir exagéré.
- Je vais jeter un accio.
Weasley fit un pas sur le coté mais Draco voyait bien que c'était aussi l'idée qui lui trottait dans la tête. Il pointa sa baguette sur la cime.
- Accio tube en verre.
Mais rien ne bougea, si ce n'est un corbeau qui décida de se lisser les plumes juste à coté.
- Pourquoi tu n'as pas nommé le parchemin ?
- Je t'en prie, Weasley, fais donc.
Le roux grogna mais copia le geste de Draco.
- Accio parchemin !
Sans résultat.
- Bien, nous sommes fixés sur un point… Le sort « accio » ne fonctionne pas.
Draco étudia l'arbre et les corbeaux.
- Ne me dis pas qu'il faut qu'on grimpe ! s'égosilla Ron.
- Il doit y avoir une autre solution. Tous ces corbeaux, ça doit bien signifier quelque chose...
- Oui, que c'est le seul foutu arbre sur lequel ils peuvent faire de grandes réunions de famille !
Draco ignora le commentaire du rouquin. Il s'approcha de l'arbre sous le regard avide des oiseaux.
- Ce que je veux dire, c'est que ça ne peut pas être une coïncidence s'ils sont là. Wingardium leviosa !
Le tube de verre se mit à légèrement flotter mais se heurta à l'attache qui le retenait à l'arbre.
- Diffindo ! lança Weasley.
Draco dut avouer que c'était bien pensé mais le sort s'avéra inefficace face à la corde.
- Diffindo ! répéta le garçon mais au lieu de viser la corde, il visa l'arbre.
A la place de couper une branche, le sort percuta l'arbre, le faisant presque trembler sur lui-même. L'effet malheureux qui se produisit les fit glapir d'horreur : absolument tous les corbeaux croassèrent de concert avant de battre furieusement des ailes.
- Bon sang, non !
Les animaux ailés foncèrent droit sur eux et Draco jeta un protego. Une dizaine d'oiseaux percuta sa barrière avant de s'envoler de nouveau.
- Ventum !
Tout en jetant son sort, Weasley avait fait un mouvement ample de son bras. La bourrasque de vent emporta tous les corbeaux qui s'envolèrent en croassant de colère, laissant l'arbre totalement sans protection.
Draco en avait le souffle court. Il fixait l'if qui avait l'air encore plus menaçant à présent.
- Bien, petit génie, dit-il, la vue est dégagée…
Mais ça ne le rassurait pas pour autant.
- Reste planté ici, Malfoy, je n'ai pas besoin de toi.
- Attends, Weasley…
Le Gryffondor le fusilla du regard alors Draco croisa les bras.
- Fais comme bon te semble.
Le garçon ne se le fit pas dire deux fois et s'empressa de grimper à l'arbre.
- PUTAIN !
Draco sursauta en l'entendant jurer.
- Quoi ?
- Quelque chose m'a piqué…
- Weasley…
Le Serpentard s'approcha du tronc, baguette en main.
- J'ai la tête qui tourne… Je…
Il vit le corps de Weasley tanguer et partir en arrière, prêt à retomber au sol. Mais au lieu de s'écraser, il se mit à flotter.
- Malfoy ?
- Je ne fais rien !
- Vraiment ? Alors… Pourquoi je vole ?
- Qu'est ce que j'en sais ! Mais maintenant que tu es là haut, essaie d'aller dans la direction de l'arbre !
Weasley se mit à faire des moulinets avec ses bras et battit des pieds, il s'accrocha à une des branches et entreprit de se retenir comme ça. En bas, Draco le suivait du regard lorsque ses yeux captèrent du mouvement un peu plus en bas. Il y avait un trou dans le tronc d'arbre, un trou d'où sortait un léger bourdonnement. Il chercha vivement des yeux quelque chose qui pourrait l'aider à combler ce trou rapidement.
- J'y suis presque ! fit Ron.
Ses doigts caressaient le tube et commencèrent à le dévisser.
- Wingardium leviosa !
De sa baguette, il souleva une grosse pierre mais avant qu'elle n'arrive à destination, l'essaim s'envoler déjà.
- WEASLEY ! CE SONT DES BILLYWIGS !
Le Gryffondor regarda en dessous de lui pour voir une myriade d'insectes s'envoler vers lui. Par réflexe ou par peur, il lâcha l'arbre et continua à s'envoler mais les insectes étaient plus rapides et foncèrent dans sa direction.
- INCENDIO ! cria Malfoy.
Les flammes léchèrent une partie de la nuée et Draco vit avec horreur le papier que Weasley avait été sur le point d'attraper tomber dans le reste des flammes.
- Le parchemin, gémit le roux.
Mais il n'eut pas le temps de s'en inquiéter plus que ça : quelques uns des insectes avaient atteint son pied.
- Aïe ! Incendio ! Ils me piquent !
Ça, Draco le voyait très bien et il voyait aussi que Weasley s'éloignait de l'arbre et montait encore plus haut.
C'était ça que les corbeaux convoitaient : ces insectes. Faire fuir les oiseaux avait été l'idée la plus stupide ! Draco ne savait pas combien de fois Ron avait été piqué mais s'il ne faisait pas quelque chose, le rouquin était bon pour vivre avec des boulets aux pieds toute sa vie.
- Cordela !
Une épaisse corde tomba à ses pieds et Draco s'empressa de la faire léviter en direction de son camarade.
- Attrape !
Il vit le garçon se débattre avec les insectes avant d'attraper la corde et de se l'attacher autour de la taille. Draco fit redescendre la corde en vitesse pour que Weasley touche le sol.
- Malfoy…
- Pas le temps !
L'essaim avait décidé de reprendre sa chasse et redescendait dans un bourdonnement délirant. Draco tira la corde, emportant Weasley qui lançait des incendio à tout va à sa suite .
OooooooooooooooOooooooooooooooO
- Oh, oh ! On dirait que les premiers sont en train de devenir les derniers… L'équipe de Poudlard vient malheureusement de perdre son parchemin dans les flammes. Ils vont de malchance en malchance !
Il y eut des bruits désapprobateurs dans les gradins mais Verpey agita ses bras.
- En revanche, les élèves de Beauxbâtons ont réussi à calmer la horde Souira avec un peu de musique. Ils sont d'une beauté incroyable lorsqu'ils sont calmes !
A travers l'écran, le public pouvait voir un troupeau de bêtes aussi grands que des chevaux et dont la tête ressemblait plus à celle d'une tortue trotter derrière une des filles de l'école française. Cette dernière avait une flûte aux lèvres tandis que l'autre lisait attentivement le parchemin qu'elles avaient réussi à récupérer.
Des applaudissements se firent entendre, venant uniquement des élèves de Beauxbâtons.
- Qu'en est-il de nos chers amis de Durmstrang !? On dirait qu'ils viennent enfin d'arriver à destination. Souhaitons leur bonne chance !
OooooooooooooooOoooooooooooooO
Harry et Natasha examinèrent l'arbre devant lequel ils se trouvaient. Tout autour de celui-ci avait éclos des tas de petites fleurs rouges. Il suffisait qu'ils lèvent les yeux pour voir le tube avec le parchemin.
- Je suppose que c'est un piège ? fit Natasha.
- Je pense que oui. On peut oublier les sorts d'attraction et de lévitation sur l'objet… En revanche...
Natasha lui fit un grand sourire.
- Pierre, feuille, ciseaux !
Harry leva les yeux au ciel mais mit ses poings derrière son dos.
- Pierre, feuille, ciseaux ! dirent-ils d'une même voix.
- Je grimpe ! scanda Natasha qui levait ses doigts en forme de ciseaux.
- Parfait..., grogna Harry.
Il pointa sa baguette sur Natasha et pensa « levicorpus ». Cette dernière s'envola doucement à travers les branches. Il essaya de faire attention à la façon dont il conduisait le corps de sa meilleure amie quand il fut pris d'un hoquet.
- Harry !
Harry secoua la tête et pouffa.
- Désolé…
- Laisse-moi ici, je vais grimper le reste.
- Non, ça ira plus vite si je... Pfff….
Natasha ne l'écouta pas et commença à monter dans l'arbre pour raccourcir la distance qu'il y avait entre elle et le parchemin. Harry trouva tout d'un coup la situation très comique et n'arriva pas à contenir son rire.
- Hahaha…Oh bon sang, Cha, si tu te voyais !
- Oh la ferme ! Hey, je l'ai… Je.. Mais qu'est ce que ça veut dire !
Harry et Natasha virent le tube se mettre à bouger et grimper sur une blanche plus haute. D'abord perplexe, le rire d'Harry redoubla immédiatement.
- Arrête de rire ! Ce n'est pas drôle !
- Oh, oh… Si ohoh… Ce truc bouge tout seul !
Harry s'appuya contre l'arbre et essuya ses yeux. Mais impossible de cesser de rire.
- Harry, c'est… Le tube est en train de s'ouvrir ! Oh, la sale bestiole !
Le brun essaya de se concentrer sur Natasha et sur le tube. Puis quelque chose sembla lui apparaître : une créature qui fixait Natasha de ses grands yeux noirs.
- Cha… C'est… Hahaha… Un.. Hahahah. C'est ohoh... Je…
De la salive lui coula aux bords des lèvres et il s'essuya avec sa manche puis se remit à rire. Il en avait mal aux côtes mais essayait aussi de prévenir Natasha qu'elle était face à un Demiguise. Seulement, le mot ne voulait pas sortir de sa bouche.
- Harry… Est-ce que ça va ?
- Demi… Hihihihihihi.
Natasha ignora son ami et reporta toute sa concentration sur le tube pour le voir en train de s'ouvrir. Elle écarquilla les yeux d'horreur en voyant le parchemin en sortir. La jeune fille se jeta presque dans le vide pour attraper le papier qui s'envola un peu plus haut. Elle piétina les branches qu'elle avait sous le pied et s'agrippa du mieux qu'elle put. Contrairement à Harry, elle ne voyait pas le Demiguise mais avait compris que le parchemin ne volait pas tout seul. Elle sortit sa baguette.
- Stupéfix !
La créature sursauta mais l'attaque eut l'air de ne lui faire aucun effet, si ce n'était de l'effrayer.
Harry continuait de rire. De trop rire. Il voulait dire à Natasha qu'il fallait l'amadouer mais de sa gorge ne sortait que des hoquets incontrôlables.
- Harry ! Il mange le parchemin !
A ce stade, le brun ne pouvait plus rien faire. Il s'écroula au sol. Il avait mal partout. Sa nuque, ses côtes, son ventre. Il essayait de reprendre sa respiration mais y parvenait difficilement. Il savait que ce n'était pas normal. Les larmes embuaient sa vue et il continuait de rire. Rire qui se transformait en gargouillis. Il se força à sortir sa baguette et griffa le sol pour s'éloigner de l'arbre.
Natasha, qui tentait tant bien que mal de récupérer le morceau grignoté de parchemin, baissa les yeux pour voir Harry au sol.
- Harry !
- RESTE ! parvint-il à hurler.
Natasha se figea. Le Demiguise en profita pour monter encore plus, tout en continuant à mâchouiller la feuille.
Harry s'allongea sur le dos et se redressa du mieux qu'il put, il remonta le bas de son pantalon pour découvrir ce qu'il suspectait. Mais son fou rire le prit plus violemment encore. Il sentit les petites lianes continuer à grimper le long de sa peau.
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Lily Potter avait les mains sur sa bouche.
- Pourquoi il rigole, maman ?
Charles pouffait aussi en voyant son frère rire à n'en plus pouvoir respirer. Si elle n'avait pas compris ce qui se passait en premier lieu, Severus les avait rapidement éclairés.
- Ce sont des lianes hilares. Les Demiguise choisissent toujours des endroits particuliers pour se cacher.
- Mais il va s'étouffer !
James serrait si fort la balustrade que ses mains en étaient devenues blanches.
- Allez, mon grand…
Sur l'écran, ils virent Harry se débattre, agiter les pieds. Au même moment, en bas, Malfoy et Weasley sortaient de la Forêt comme des animaux traqués. Il y eut des huées qui ne durèrent pas, parce que tout le monde visait l'écran.
Les deux élèves de Beauxbâtons étaient déjà sorties depuis longtemps.
- Vas-y, Harry… Tu peux le faire, murmura Sirius.
En bas, Madame Pomfresh se ruait sur Ron Weasley. Elle tenta aussi d'attirer Draco Malfoy dans la tente mais ce dernier faisait comme les autres. Il regardait le dernier écran encore en mouvement.
Potter avait le visage ravagé de larmes et se mordait si fort la lèvre qu'il était persuadé qu'elle serait en sang après ça. Mais des flammes commencèrent à l'entourer. Et tout le monde le vit se dégager et détaler sur les fesses. Une salve d'applaudissements se fit entendre et même Draco se sentit bêtement soulagé. Il ne lui était rien arrivé mais Potter avait eu l'air d'être en plus mauvaise condition. Et il était presque sûr que ce dernier venait de faire de la magie sans baguette.
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Harry se releva sur ses pieds et sauta sur place, se débarrassant des derniers morceaux de racines. Il frotta ses chevilles. La sueur perlait le long de son front et il passa une main dans ses cheveux pour les ramener en arrière dans un geste de nervosité évidente.
- Harry… Ça va ?
- Mieux, parvint-il à articuler d'une voix rauque.
Il leva les yeux vers sa meilleure amie. Elle n'avait pas bougé et le Demiguise, qui gardait le parchemin en bouche, les fixait tour à tour.
- Cherche un fruit et échange-le, 'Cha .
- Un fruit… D'accord.
Elle bougea, s'enfonça entre les feuilles de l'arbre sous le regard curieux de la créature magique, et revint avec une petite noix verte.
- Est-ce que ça fera l'affaire !?
Harry acquiesça. Il la vit tendre la main en direction de l'animal et ce dernier ouvrit la bouche, laissant flotter le feuillet à demi dévoré. Harry courut pour le rattraper et s'éloigner rapidement de l'arbre.
- D'accord, et maintenant je fais quoi avec ça ? glapit son amie.
Il releva les yeux vers elle pour voir que le Demiguise s'était agrippé à elle et mangeait son fruit tout en jouant avec ses cheveux.
Harry rigola, naturellement cette fois.
- Tu l'adoptes ?
- Haha, très drôle ! Fais-moi descendre.
Harry agita sa baguette et dirigea le corps flottant de Natasha vers lui. La créature invisible paniqua et sauta pour retourner sur son arbre. Le brun ouvrit les bras et son amie tomba contre lui.
- Qu'est ce qui t'est arrivé !?
- Je me suis fait attaquer par des lianes.
- … Okay ?
- Sortons d'ici.
Natasha éclata de rire et attrapa le bras d'Harry.
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Et voilà pour aujourd'hui ! J'espère que vous avez apprécié cette première épreuve. On commence doucement je l'avoue huhu ! A lundi prochain !
