Reviews anonymes :

Batuk : Batuk ! J'avais commencé à rédiger un avis de recherche te concernant. J'espère que cette fin d'année scolaire c'est bien passée pour toi. C'est vrai que tu as manqué pas mal de choses depuis la dernière fois et Harry et Draco sont ensembles désormais. Les choses sérieuses commencent...

Lucia : Merci beaucoup pour ta review. Je suis contente que l'évolution de la relation Harry/Draco te convienne. C'est pas toujours facile de trouver le juste milieu. En tout cas, je suis ravie que ces 2 derniers chapitres t'aient plu.

Dravy : Merci pour ta review. Je suis contente que ce chapitre t'ai plu. J'espère qu'il en sera de même pour ce nouveau.

Nepheria4 : Merci pour ta review. Je suis heureuse que ce chapitre t'ai plu. J'espère qu'il en sera de même pour ce nouveau.


Je suis désolée pour le retard !

Comme je le pensais et comme j'avais prévenu, j'ai eu une fin de mois assez chargée avec des journées de 30 heures qui ne suffisaient pas. Et ouai !

Du coup, pas le temps d'écrire et retard oblige. Désolée.


Le trouble d'une nuit

Draco se pince l'arrête du nez et soupire. Je sens qu'il est fatigué, mais refuse de me le montrer. Cela doit bien faire deux heures que nous sommes dans cette salle de classe désaffectée du quatrième étage. Deux heures que nos regards s'affrontent dans une lutte silencieuse qui nous malmène physiquement et psychologiquement. Deux heures que des gouttes de sueur coulent le long de mon dos tendu. Deux heures qu'un air concentré est peint sur le visage de Draco qui, malgré la situation refuse de s'arrêter là. Sauf que moi aussi je commence à saturer.

Je pousse un long soupir et m'assois sur une chaise, sans aucune grâce.

- On y retourne, me dit Draco en posant ses mains sur ses hanches.

- Non, pitié, je marmonne. Je n'en peux plus.

- Tu veux continuer à passer de mauvaises nuits ?

- Non. Mais… juste une pause s'il te plait.

Draco ancre ses iris aux miens, puis finit par me rejoindre, s'asseyant à son tour sur une chaise. Sa main se pose sur la mienne et ses doigts enlacent les miens. Lentement, je laisse ma tête partir en arrière et je ferme les yeux. Je profite simplement de cet instant de répit et de proximité. Et puis… je crois que je suis un peu fatigué aussi. Pour tout dire, je continue de faire des cauchemars. Mais maintenant, j'ai du mal à savoir si ce sont des souvenirs ou des images inventées. Le jour de la mort de mes parents passe en boucle devant moi et pourtant il est chaque fois différent. Au début, je ne l'avais pas vraiment remarqué. Mais quand le Seigneur des Ténèbres m'a adressé la parole, me demandant comment je trouvais la mort de ma mère, j'ai compris que je n'étais plus vraiment seul dans mon esprit. Je crois qu'il a trouvé un moyen de venir me hanter dans mes propres cauchemars, les modelant à sa guise pour qu'ils soient encore plus terribles. Et il faut l'avouer, il y arrive très bien. La nécessité de bloquer mon esprit est alors devenue encore plus évidente. C'est pourquoi je suis avec Draco, dans cette salle de classe, essayant de contrer ses attaques de légilimens. En vain.

- Si je dors un tout petit peu, tu m'en voudras ? je chuchote en sentant mon corps se détendre progressivement.

- Si tu rêves de moi… ça me va.

J'esquisse un léger sourire face à sa réplique et laisse mon buste glisser vers ses genoux. Couché sur ces derniers, le sommeil m'envahit rapidement. Dans mon cou, ma magie se love et ronronne comme un chat, me berçant tendrement, tout comme la main qui s'est posée sur ma tête et caresse mes cheveux. Et alors que je sombre dans un repos que j'espère bienfaiteur, une voix menaçante résonne aussitôt.

- Harry. Je ne m'attendais pas à te voir de si tôt.

Je m'agrippe au t-shirt de ma mère qui me sert contre elle. Par terre, il y a un homme brun, probablement mon père

- V… vous ? je bégaye via mon corps d'enfant.

- Tu n'es pas content de me voir Harry ? Je suis déçu, soupire-t-il en faisant tourner sa baguette entre ses doigts.

- Sortez d'ici ! j'hurle d'un seul coup. Sortez !

- Je vais sortir Harry. Quand j'aurais fini de tuer ton père et que ta mère aura souffert.

- Non, non, dis-je en secouant la tête sans pouvoir quitter les bras de ma mère.

- Oh si, regarde Harry.

Aussitôt, le corps à terre se met à trembler et des gémissements de douleur bien trop réalistes me frappent avec violence. J'enfouis mon visage dans le cou de ma mère qui se crispe contre moi. J'ai peur. Je ne veux pas voir ce massacre.

- Regarde Harry. Regarde comment il agonise. N'est-il pas magnifique ?

Mais je ne bouge pas, pétrifié. Et je sens sa colère se fracasser contre les murs, faire voler la maison en éclats. Il y a des flammes qui nous entourent et qui se meuvent sur le corps de mon père. C'est horrible. Il ne bouge plus.

- Déjà fini, rétorque le Seigneur des Ténèbres en boudant. Bon, tant pis. Il ne me reste plus que ta mère.

A peine vient-il de prononcer ces mots, que cette dernière me pose dans mon lit et me sourit tendrement. Puis elle se tourne vers son tueur et crie :

- Je vous en supplie. Ayez pitié ! Je vous en supplie, tuez-moi si vous voulez, tuez-moi à sa place...

- Mais avec plaisir, réplique-t-il. Sauf qu'avant…

Le corps de ma mère se tort devant moi et du sang gicle au sol. Un cri déchirant me rend sourd et je pleure car incapable de faire quoi que se soit.

- Non, pas Harry ! Je vous en supplie... Ayez pitié... Ayez pitié... Pas Harry ! Pas Harry ! Je vous en supplie... Je ferai ce que vous voudrez...

Sa voix n'est plus qu'un murmure alors qu'elle tombe par terre et qu'une marre de sang l'entoure.

- NON !

Je fais un bond, tombe au sol et regarde autour de moi, effrayé. Il semble que je sois à Poudlard. Dans une salle de classe. Et il y a Draco, assis par terre, d'une manière étrange.

- Harry ? me fixe-t-il incrédule.

Un rêve. Encore un rêve. Ce n'était qu'un nouveau cauchemar. Rien de plus. Une main sur la poitrine, je tente de retrouver de l'air. Puis je sens une paire de bras m'enserrer et un corps qui me presse contre le mien. Incapable de retenir ma souffrance et ma peine plus longtemps, j'éclate en sanglots. Je ne veux plus revivre ces scènes de tortures et de morts.

oOo

- Tu veux bien… encore ? je demande, hésitant, le regard fuyant.

A côté de moi, debout, Draco me sourit et hoche de la tête. Il fait nuit et les lumières du dortoir sont éteintes depuis plus d'une heure. Seule ma baguette éclaire faiblement l'espace autour de moi. Tout ça parce que je n'arrive pas à trouver le sommeil, craignant de chuter dans des cauchemars teintés de rouge. Alors je l'ai appelé, je lui ai encore demandé…

Je me pousse légèrement et Draco grimpe dans mon lit, pour la seconde nuit consécutive. J'ai honte de lui demander de rester. Mais j'ai tant besoin de lui en ce moment. Je redoute tellement la nuit et le sommeil. Je sais que le Seigneur des Ténèbres va encore venir me hanter dans mes songes, faisant souffrir mes parents sans aucune limite. Parfois, le jour, je vois encore des taches rouges danser devant moi et rire de ma peur.

- Arrête d'y penser, me murmure-t-il tout en me prenant dans ses bras.

Je crois que je tremble d'anticipation. Ces images sont si horribles. Mais de savoir Draco près de moi, de sentir ses muscles me tenir, me retenir, me calme un peu et apaise mes battements de cœur affolé. Tout en priant en silence que cette nuit soit calme, je ferme les yeux et serre le pyjama de Draco entre mes doigts. Son souffle effleure ma peau avec une brûlure tentatrice. Mais je ne suis pas d'humeur pour laisser le désir m'envahir. Probablement parce que la peur ne m'a pas quitté et que la fatigue est bien trop présente.

Tout en refermant les rideaux de mon lit d'un mouvement de main et en lançant un sort de silence, je me love d'avantage contre les battements de cœur réguliers et calmes, n'écoutant plus que leur mélodie enchanteresse.

Mais, malgré sa présence, je n'arrive toujours pas à m'endormir. Cela doit bien faire deux heures que Draco m'a rejoint et s'est endormi comme un bien heureux. Sauf que moi, j'ai beau fermer les yeux, me focaliser sur sa respiration régulière, ne penser à rien, je n'y arrive pas. Je tourne en rond dans mon lit, me battant quelques fois avec les draps qui s'entortillent dans mes membres. Et Draco dort. Paisiblement.

Quelques lueurs sont apparues dans le lac et illuminent le dortoir d'une douce lumière irréelle. Baigné dans cette dernière, je vois les remous de l'eau danser lentement au travers de mes rideaux. Epuisé, éreinté, je me perds dans leur contemplation. C'est vraiment magnifique… Un peu comme le sourire qui nait sur les lèvres de Draco. Ou comme cette mèche de cheveux qui glisse le long de sa joue et s'échoue doucement sur l'oreiller. Ou bien encore comme ce gémissement qui frôle mes oreilles.

En un geste vif, je me mets à fixer Draco, surpris par ce que je viens d'entendre et ce qui se dessine devant moi. Il… Oh Merlin !

Son visage se crispe légèrement et sa bouche s'entrouvre pour laisser passer un air chargé de tensions. Tout doucement, ses joues se colorent de rouge et sa respiration s'accélère alors que ses mains s'agitent dans les draps.

- Oui, souffle-t-il, tel un appel à la luxure.

J'écarquille les yeux, comprenant aussitôt ce qu'il se passe. Il est en train… de faire un rêve érotique.

- Harry, chuchote-t-il.

Et de nous deux si j'en crois ses paroles. Est-ce que je devrais…

- Là, dit-il tout en se cambrant d'une manière indécente, alors qu'une de ses mains glisse vers son entrejambe, repoussant le drap qui le recouvre.

Malgré moi, mon regard suit cette main, tandis que ma langue passe sur mes lèvres pour les humidifier. Il semble que la température vient de monter de quelques degrés. Et lorsque ses doigts sur son pyjama se mettent à caresser son sexe, je ne peux empêcher un gémissement de franchir mes lèvres. Il est si désirable, si beau, si… excitant.

Sans vraiment m'en rendre compte, mes doigts glissent dans mon bas de pyjama et entourent ma virilité déjà humide. Sans quitter des yeux la main qui s'agite devant moi, je me mets à bouger la mienne, sur mon propre sexe, m'envoyant des milliers de papillons dans le ventre. Je ne devrais pas agir ainsi. J'ai presque l'impression de profiter, d'abuser de lui. Mais j'en ai tellement envie. Et je crois que le manque cruel de sommeil n'aide pas à me résonner. J'agis selon mes pulsions primaires, rejetant toute morale ou convenance.

Seul ce brasier qui envahit mes reins compte.

Seule la main sur mon sexe compte.

Seule sa main qui accélère compte.

Seul ce regard qui vient de se poser sur moi compte…

Je m'accroche à ses iris orages, prenant à peine conscience de la situation. Et je continue, incapable de m'arrêter, incapable de me détacher de lui. Jusqu'à ce que la jouissance m'emporte et me dévaste. Mon sperme coule entre mes doigts, tandis que mon cœur s'écrase violemment dans ma poitrine dans un fracas assourdissant. Une certaine honte grimpe en moi, remontant dans ma gorge. Qu'est-ce que je viens de faire ? Les dernières minutes m'assaillent tels des flashs et une boule de bile se forme dans mon estomac. Je ne veux pas affronter la suite, le regard de haine que va me lancer Draco.

- Harry.

Sauf que le gémissement qui effleure ma joue me fait rouvrir les yeux. Draco s'est redressé et me dévisage avec incompréhension. Ses pupilles reflètent un désir non feint. Non… on ne doit pas… Mais ma main maculée est déjà emprisonnée dans la sienne et il la dirige vers son sexe. Alors que je frôle ce dernier, peau contre peau, sa bouche se pose délicatement sur la mienne, me faisant frissonner. Je tremble et je ne sais pas si c'est de peur, d'appréhension ou de désir. La seule chose dont je suis certain est que Draco m'embrasse et qu'il vient de jouir entre nos deux mains enlacées. Les doigts poisseux, je n'ose pas bouger. Je suis comme pétrifié et ne sais plus quoi faire. J'ai toujours cette impression d'abus qui me paralyse. Comment en suis-je arrivé là ? Draco va désormais me haïr, ne plus vouloir me parler ou même me regarder. Alors j'attends l'explosion. Une gifle, des cris, un sort cuisant, des coups dans le ventre. Tout serait compréhensible. Enfin… tout sauf cette caresse aérienne sur mes lèvres et ce chuchotement qui me donne envie de pleurer :

- Merci.

Puis il se recouche, me tournant le dos et semble se rendormir aussitôt. Et moi, j'ai encore son frôlement au bord des lèvres et une larme prête à rouler sur ma joue. Je suis complètement perdu.

oOo

Je secoue la tête et chasse les images de cette nuit troublante. Depuis ce matin, je n'arrête pas de détailler Draco, cherchant un indice pouvant m'expliquer ce qu'il s'est réellement passé cette nuit. Mais Draco se comporte comme d'habitude, comme si ce qu'il s'était passé entre nous était normal. Au réveil, il m'a souri, m'a embrassé chastement, puis est allé prendre une douche, m'a laissé prendre la mienne et nous avons retrouvé nos amis pour aller prendre un copieux petit-déjeuner. Et en ce moment même, Pansy et Daphné parlent avec lui du cours de métamorphose et Blaise, comme à son habitude, tente de ne pas piquer du nez dans son bol de lait. Un début de matinée ordinaire. et pourtant… je ne suis pas serein.

Au fond de moi, je ressens ce besoin de parler de ce qu'il s'est passé, d'évoquer avec lui le sens de nos actes. Je n'ai pas envie qu'il pense que je suis un pervers profiteur ou un détraqué sexuel. Je n'ai pas envie de gâcher notre nouvelle relation. Et même si j'ai peur de la confrontation, que je ne trouve pas encore les mots que je pourrai lui dire, j'ai cette certitude en moi. Il faut juste que je prenne mon courage à deux mains et que je me lance.

Tout en mâchant lentement mon croissant, je m'imagine différents scénarios, cherchant lequel serait le plus adapté pour discuter de cette nuit. Je pourrais l'emmener dans une salle de classe vide, le plaquer contre un mur, l'embrasser et puis, innocemment, dériver sur cette nuit. Ou bien je pourrais aborder le sujet de la masturbation avec Blaise et, une fois chose faite, demander à Draco ce qu'il pense de cette pratique sexuelle, pour ensuite, en privé, continuer sur ce sujet. Ou encore, je pourrais aussi le remercier en lui faisant un clin d'œil rempli de sous-entendus. Non, mais qu'est-ce que je raconte moi !? Tant que j'y suis, je lui chope l'entrejambe devant tout le monde et je lui roule le patin du siècle.

- Harry !

Je sursaute en entendant Draco crier mon nom. La bouche grande ouverte, je le fixe, incrédule.

- Tu viens ?

Où ça ? Je dois avoir raté un passage.

- Tu sais. Pour le travail en métamorphose.

Mais je n'ai pas de cours de métamorphose moi ! Puis d'un seul coup, ses mots prennent un tout autre sens. Oh ! Ça… Pour justifier nos absences régulières à nos amis, Draco leur a expliqué qu'il me donnait des cours de métamorphose. Mais en réalité, nous travaillons sur l'occlumancie.

En l'espace d'une seconde, je suis debout et au garde à vous. D'un signe de main, nous saluons nos amis, puis nous quittons la Grande Salle, direction le quatrième étage.

Sur le chemin, je suis Draco en silence, continuant à réfléchir au moyen d'aborder le sujet de cette nuit. Lorsque nous arrivons devant la pièce qui sert à nos entrainements, je n'ai toujours pas trouvé de réponse. D'un geste machinal, je verrouille la porte et lance divers sorts de silence et de protection. Nous ne faisons plus vraiment confiance en qui que se soit.

- Alors ?

Je relève la tète, étonné de la question et du ton employé par Draco. Ce dernier est appuyé contre une table, les bras croisés sur le torse et me fixe en fronçant les sourcils. Avec difficulté, je déglutis.

- Tu vas me dire ce qu'il t'arrive depuis ce matin ? Tu as décidé de me faire la gueule ?

Je papillonne des yeux, étonné de sa réplique.

- Non ! je m'exclame aussitôt. Non, je termine cette fois doucement.

- Alors pourquoi tu fais cette tête ?

C'est peut-être le bon moment…

- Parce que je m'en veux.

- De quoi ? hausse-t-il les épaules.

- De… de ce que je t'ai fait cette nuit, je débite à toute vitesse.

Et comme je regarde avec passion mes pieds, je ne vois pas sa réaction. Ce n'est que lorsqu'une paire de chaussures de luxe apparait dans mon champ de vision, que je comprends qu'il s'est rapproché de moi. Il ne me reste plus qu'à attendre la suite. Je suis déjà prêt à recevoir son poing contre ma mâchoire.

Mais la douceur de son contact me surprend une nouvelle dois. Deux doigts sous mon menton me font relever la tête et mes iris tombent immédiatement dans les siens.

- Et je crois t'avoir dit merci, me souffle-t-il, à quelques centimètres de mes lèvres.

Je frissonne et me maudis de ressentir encore du désir.

- Tu n'aurais pas dû, je marmonne.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est mal, dis-je en détournant le regard ne pouvant plus supporter le mercure de ses yeux.

- En quoi me donner du plaisir est mal ?

Et sa voix continue d'être douce. Et ça m'énerve qu'il reste si calme alors qu'en moi c'est un vrai tumulte. C'est pourquoi je me recule et rejette ses doigts d'un revers de main.

- Tu comprends rien ou quoi !? je m'écris d'un seul coup, le faisant sursauter.

Je crois qu'il ne s'attendait pas à ce que je m'énerve. Sa main est figée dans le vide et les mots semblent bloqués dans sa gorge.

- Ah ! Tu sais plus quoi dire maintenant ! Je ne comprends même pas comment tu peux encore me parler après cette nuit. C'était… si… horrible, je finis dans un souffle de colère.

Un éclair de douleur semble briller dans son regard pendant une faible seconde, puis c'est face à une fusion en colère que je me retrouve.

- Horrible !? C'est tout ce qu'il te vient à l'esprit pour définir ça ? Horrible ?

Ses mains tremblent et je me prépare au rejet qui va suivre.

- Je… je me donne à toi, en entier. Je te donne tout de moi et tu trouves ça horrible ?

Hein ? Mais que veut-il dire ?

- Donc je suis horrible ? C'est ce que tu veux me dire depuis ce matin ?

- Mais non ! je lui réponds aussitôt. C'est moi qui suis horrible. Pas toi !

Il va pour parler, mais aucun son ne sort de sa bouche. La main tendue entre nos deux corps qui tremblent retombe lourdement. Il baisse la tête et un silence s'ensuit. Pourquoi ne me frappe-t-il pas ? Qu'attend-il ? Et lorsqu'il finit par relever la tête, ce sont deux pupilles remplies de larmes qui me font face.

Je viens à nouveau de le faire pleurer…


A suivre...


Voldy qui continue de martyriser not' petit Harry.

Et la relation entre Harry et Draco qui reste malgré tout bancale.

Que va-t-il se passer ensuite ?

Prochain chapitre : C'est nous !