Et voila la suite ^^ Bonne lecture.

Chapitre 34 L'animal qui sommeille en moi

Une demi heure s'était écoulée et déjà Morgan voulait quitter la salle pour terminer ses devoirs et lire en paix. Les cours de Sortilèges étaient intéressants en pratique, mais la théorie se révélait aussi ennuyeuse que les cours d'Histoire de la Magie, évidemment ce ne serait pas le cas s'il n'avait pas appris plus de la moitié du programme de deuxième année, mais Tom tenait à ce qu'ils prennent de l'avance quotidiennement. Résultat, les cours devenaient rébarbatifs au fur à mesure que les heures passaient. Un véritable enfer. Comme les Carrow et Walburga n'étaient pas au même niveau, Morgan ne pouvait pas les distraire ou leur parler, rendant le cours encore plus monotone. Il ne put s'empêcher de pousser un bruyant soupir de lassitude qui n'échappa pas aux oreilles fines de Flitwick.

- Mr Eliacin ! Mon cours vous ennuie ?

- Oh non, professeur, répondit précipitamment le jeune garçon en se levant.

- Bien, alors expliquez à l'ensemble de la classe les effets du sortilège de désillusion sur les sorciers comme sur les Moldu.

- Comme vous voudrez, monsieur. Le sortilège de désillusion permet au sorcier de passer inaperçu, c'est un sort qui a été inventé au XIème siècle afin que les moldu ne se rendent plus compte de l'existence de la magie.

- C'est assez résumé mais c'est exact, vous pouvez vous rasseoir… et tachez d'écouter cette fois.

Gêné, Morgan obéit et tenta d'éviter les regards moqueurs que lui lançait l'ensemble de la classe.

- Tu accumules les gaffes en ce moment, fit remarquer Tom d'une voix très basse. Tu as bu une potion de malchance ?

- Non, je m'ennuie, grogna le concerné.

- Inonder Poudlard ne t'as pas suffit ? ricana-t-il. Dans ce cas, je te promets que, d'ici ce soir, tu ne t'ennuieras plus. Rendez vous au Bureau de Serpentard à 20 heures.

- Qu'est ce que tu prépares ?

- Tu verras, répondit Tom d'un ton mystérieux.

- MRS ELIACIN ET JEDUSOR, SILENCE !!

Le reste de l'heure se termina enfin, Tom s'empressa d'aller à la bibliothèque pour commencer ses devoirs de potions, accompagné du reste de la bande. Confortablement installés, ils donnèrent leurs points de vue sur leur résumé et leurs travaux. Remarquant qu'il manquait un livre de botanique, Morgan s'éclipsa et se rendit au rayon adéquat. Alors qu'il entamait ses recherches, il fut soudain dérangé par une discussion menaçante.

- Ecoute Prince, si tu ne veux pas d'ennuis, tu fais nos devoirs et on te fout la paix. Ce n'est pas compliqué, c'est du donnant donnant.

- Mais vous êtes en 5ème année et moi en 2ème année, protesta la victime.

- Et alors, t'es bon en potion non ? Alors fais-le.

De sa cachette, Morgan reconnut Alan Prince, le garçon qui leur avait fait perdre la coupe des 4 maisons l'année d'avant. Apparemment, celui-ci avait encore des problèmes avec trois Gryffondor. Se rappelant que Tom l'avait déconseillé de l'aider, il s'éclipsa discrètement mais, à moitié chemin, il eut un remord : Devait-il le secourir et s'attirer des ennuis (ce qui n'était pas conseillé vu ses prouesses en ce moment) ou retourner auprès des autres en faisant semblant de n'avoir rien remarqué ?

Finalement, il opta pour la seconde option, même s'il savait déjà qu'il allait le regretter. Il s'approcha, sûr de lui, et siffla d'une voie polaire :

- Je savais que les Gryffondor n'étaient composés que d'abrutis sans cervelle mais pas au point de menacer plus jeune que soi. Le courage, c'est vraiment la qualité de votre maison ?

Evidemment, avec une telle provocation, il ne passa pas –mais alors pas du tout- inaperçu. Les plus vieux le regardaient l'air étonné et menaçant tandis qu'Alan Prince lui lançait un regard de reconnaissance. Cette fois, plus aucun doute, il s'était encore mis dans le pétrin.

- Dit donc morveux, de quoi tu te mêles ?! grogna l'un aux cheveux bruns.

- Je me mêle parce que j'en ai envie, premièrement, et ensuite parce que voir vos tronches dénuées de neurones m'horripile au plus haut point. Alors, soyez gentil, foutez-lui la paix et allez voir ailleurs si j'y suis.

- Mais c'est qu'il s'y croit en plus, ricana un autre avec des cheveux châtain et aux yeux noisette. Si tu veux prendre sa place, il n'y a pas de problème. Dorénavant, c'est toi qui va avoir l'immense privilège de faire nos devoirs.

- Privilège ?! La bonne blague, s'amusa Morgan. Je préférerais encore dresser un Scroutt à pétard, j'obtiendrais plus de résultat.

Bon, là il avait un peu exagéré, il suffisait de voir leur tête pour s'en convaincre, mais il ne pouvait plus reculer à présent. Gros problème à l'horizon, Tom allait le tuer.

- Pour un deuxième année, tu ne manques pas de culot. Je crois que tu mérites une bonne leçon.

Sans attendre, Morgan sortit sa baguette, prêt à lancer un Protego et une contre attaque, les autres en firent également de même. Alors qu'ils se regardaient en chien de faïence, concentrés, attendant le premier sort, la bibliothécaire s'approcha d'eux et hurla :

- Puis je savoir ce que vous fabriquez !?! On ne se bat pas dans une bibliothèque !! Fichez le camp !! Ouste !!

- Mais Mme, se plaignit un des Gryffon, ils…

- DEHORS !! TOUS LES CINQ !!

Morgan et Allan Prince ne se firent pas prier, profitant de cette trop belle occasion pour éviter la bagarre, et se rendirent dans la salle commune. Ne pouvant retourner chercher ses affaires qui étaient restées à coté de Tom, Morgan soupira et s'installa sur un des fauteuils vert prés de la cheminée.

- Euh, Eliacin. Merci, encore une fois, tu m'as bien aidé.

Le concerné posa son regard sur le Serpentard qui s'était assis pas loin de lui et grogna :

- Franchement Prince, pourquoi laisses tu ces abrutis te pourrir la vie ? Ca fait déjà deux fois que j'entends parler de cette histoire.

- Ce n'est pas ma faute, soupira t'il. Un jour, ils ont appris que j'étais plutôt doué en potion et, depuis, ils veulent que je fasse leurs devoirs pour qu'ils puissent s'entrainer au Quidditch.

- Et toi, tu ne dit rien ? Tu les laisses te martyriser ? Par Merlin, aujourd'hui c'est les potions et demain ce sera quoi ? La totalité des matières ? Réagis, bon sang !

- Mais si je le fais, ils me le feront payer.

- Et alors ?! S'il te tape, profite de cette occasion pour aller montrer tes coups au directeur, comme ça, tu auras une preuve parfaite pour leurs attirer des ennuis. Crois moi, il vaut mieux se faire tabasser une fois et en tirer profit, plutôt que de ne rien dire et devenir esclave toute ta vie. C'est Tom qui me l'a appris.

- Tu te laisserais maltraiter, toi ? s'étonna Allan.

- Oui, je l'ai déjà fait. Un crétin a voulu jouer les malins devant sa bande et m'a flanqué un coup de poing, j'ai eu la joue rougie pendant deux jours mais, au final, il s'est retrouvé avec six mois de corvée… et un bras cassé au passage, de ma part.

- Mais moi, je ne suis pas comme toi. Je n'aurai pas le courage de les laisser me faire du mal.

- Pathétique, pensa Morgan avec mépris. Alors dans ce cas, prépare-toi à ne devenir qu'un chien. Au fond, tu ne vaux rien de mieux.

Et sans lui laisser le temps de réagir, il s'éclipsa dans sa chambre, pris Shad sur ses genoux et laissa ses pensées vagabonder, sous les doux ronronnements du chat.


Vers 18h, Tom quitta la bibliothèque, les affaires de Morgan sur les épaules. Bizarrement, celui-ci n'était pas revenu après être parti à la recherche d'un livre, laissant son sac et ses devoirs à l'abandon. Intrigué, il se rendit donc vers sa chambre, toqua une fois pour signaler sa présence et entra. Morgan se trouvait bel et bien devant lui, l'air somnolant.

- Tu dors ? demanda t'il.

- Non, je réfléchis. Oh, merci d'avoir ramené mes affaires, au moins je n'aurai pas à aller les chercher, dit-il en avisant le deuxième cartable de cuir.

- Pourquoi n'es tu pas revenu, on n'avait pas fini la troisième partie du devoir sur la préparation du philtre de mandragore, je te signale.

- Ecoute, soupira le voyageur du futur, j'ai eu un contretemps.

- De quel genre ?

- Pour faire simple, j'ai eu une altercation avec des Gryffondor.

- Et c'est tout ? demanda Tom, soupçonneux.

- Oui, bien sûr.

- J'ai horreur qu'on me mente, siffla l'Héritier de Serpentard. La vérité, de suite !

- S'il te plait, je n'ai pas envie de… tenta son ami.

- Morgan Eliacin ! Soit tu me dis tout, soit je fouille dans ton esprit ! Au choix ; rétorqua t'il avec menace.

Voyant que c'était loin d'être des paroles en l'air, Morgan préféra tout lui avouer, n'omettant aucun détail sur ce qui c'était passé. A la fin, son ami le regarda avec dédain.

- Depuis quand sauves-tu la veuve et l'orphelin ?! Ce que tu as fait était tout simplement stupide, Allan Prince est un lâche, indigne du nom qu'il porte. Si tu veux vraiment jouer les héros, arrange-toi pour que ce soit quelqu'un qui en vaille la peine, tu obtiendras ainsi une dette de vie.

- Je sais, je sais. Je m'en suis bien rendu compte que c'était inutile. Disons que j'ai eu une sorte de pulsion… c'est peut être ça qu'on appelle la compassion ; rigola Morgan.

- Désolé, ce mot est banni de mon vocabulaire, ricana Tom. Blague à part, la prochaine fois, tu laisseras cet abruti s'en sortir. Crois moi, il n'en vaut pas la peine.

- Compris, my lord.

- Bien, maintenant que cette affaire est réglée, je te laisse terminer ton devoir.

- Euh, est ce que…

- N'y compte même pas ! Si tu voulais que je t'aide, il fallait rester avec nous. Débouille toi seul.

- Ca va, j'ai compris, dit il en reprenant son sac.

- Et n'oublie pas que je t'attends à 20h dans le bureau de Serpentard !

- Tyran !!

- Merci du compliment, railla le Serpentard.

Puis il sortit, satisfait d'avoir pu mettre cette histoire au clair définitivement. Sans plus attendre, il entra dans sa propre chambre, ferma sa porte à double tour et sortit de son tiroir l'objet qu'il avait acheté quelques jours plus tôt dans l'Allée des Embrumes. C'était un petit coffret de bois verrouillé où était inscrit en lettres d'or :

Possession bestiale

Pratique illégale et dangereuse, à utiliser avec précaution

Avec un sourire perfide, il l'ouvrit d'une petite clé d'argent et observa son contenu. A l'intérieur, on pouvait distinguer deux colliers d'opale et un morceau de parchemin scellé à la cire. Pour l'heure, il n'avait pas jugé nécessaire de le décacheter, mais ce soir, en compagnie de Morgan, il se ferait un plaisir de découvrir ce qu'il contenait. D'ici quelques mois, la pratique de l'animagus ne serait plus un problème… enfin, s'ils en sortaient vivants.


Une fois le devoir terminé et les leçons apprises, Morgan éprouva un vif soulagement : il avait fini à temps et ne serait pas en retard pour rejoindre Tom. Alors qu'il s'apprêtait à se restaurer dans la Grande Salle, Walburga vint à sa rencontre, une feuille entre les mains.

- Te voila, ça fait une heure que je te cherche, la réprimanda la jeune fille.

- Qu'est ce qu'il y a ?

- On a reçu la sélection des cinq contes, le directeur l'a annoncé au diner, grogna t'elle.

- Á voir ta tête, ça ne semble pas réjouissant.

- Il y a de quoi, sur les cinq histoires, trois comportes des Moldu. Ils ont choisi Le sorcier et la marmite sauteuse, La fontaine de la bonne fortune, Le sorcier au cœur velu, Le conte des trois frères et pour finir Babbitty Lapina et la souche qui gloussait.

- Les plus classiques en somme. Á la limite, les 3 frères ou le sorcier au cœur velu sont acceptables.

- C'est ce qu'on s'est dit. La moitié des Serpentard vont voter pour l'un d'eux. Et toi ?

- Le sorcier au cœur velu me plait assez, avoua Morgan.

- Je suis de ton avis. Ah, au fait, les votes auront lieu la semaine prochaine avant le diner, alors ne sois pas en retard.

- Compris, Walby.

- Ne m'appelle pas Walby !! Tempêta la jeune pour la centième fois.

Pour toute réponse, le voyageur du futur prit un air moqueur et s'éclipsa. En arrivant dans la grande salle à manger, il prit un repas léger, ne prenant pas conscience des regards mauvais qu'on lui jetait à la table des Gryffondor, et partit tout aussi rapidement. Quand la grande horloge sonna 7h45, il pressa l'allure, courant à travers les couloirs glacés des cachots inutilisés, pour enfin arriver à destination. Tom l'attendait, une montre à gousset dans la main, le visage satisfait :

- 8h Pile. J'adore la ponctualité.

- Vu toutes les fois où tu me l'as fait savoir, j'ai fini par comprendre.

- Mais je l'espère bien. Passons, j'ai quelque chose à te montrer. Suis-moi.

Sans plus attendre, les deux garçons passèrent le mur et le souterrain accédant au Bureau de Serpentard. Morgan remarqua alors le coffret de bois posé près de la cheminée ; intrigué, il s'en approcha et se mit à lire les lettres d'or. Aussitôt, son visage devint aussi pâle qu'un mort, ses pulsions cardiaques augmentèrent et des frissons lui parcoururent le dos.

- Tom ! Ne… ne me dit pas… que c'est ce que je pense ? supplia le garçon.

- Oh que si, confirma Tom les yeux pétillants de joie malsaine.

- Par Salazar, tu es cinglé !? As-tu oublié ce que mon père nous à dit à ce sujet ?

Flash Back

Installés dans le kiosque du jardin de Cliff House, Gellert Grindelwald, Tom Jedusor et Morgan Eliacin s'étaient réunis pour continuer leur cours particulier, tout en profitant de la chaleur du mois de Juillet. Depuis quelques jours, le mage noir leur enseignait la théorie de différentes pratiques magiques interdites, et aujourd'hui était consacré à l'Animagus.

- Depuis l'époque de Pendragon, la capacité de se transformer en animal est extrêmement rare. Après avoir étudié pendant de longues années à Avalon, Merlin parvint à démontrer qu'en chaque Sorcier résidait un animal qui était propre à leur caractère, aussi décida t'il de les faire apparaître. Il demanda donc à douze prêtresses de se prêter à quelques expériences, mais au final, une seule parvint à se transformer. Apparemment, certains sorciers n'ont pas suffisamment de force ou de volonté pour y parvenir, ce qui explique la rareté de cette capacité.

- Si c'est aussi rare, pourquoi le Ministère s'acharne t'il à répertorier ceux qui y parviennent ? demanda Morgan.

- Parce qu'être Animagus offre de nombreux avantages : un développement des cinq sens, un instinct de survie décuplé, ainsi que d'autres possibilités comme apprendre à voler. Un sorcier qui utilise un tel pouvoir s'en servira forcement pour ses besoins personnels, alors le Ministère tient à connaître le nom et l'animal des utilisateurs. En cas d'accident, si on trouve des empruntes, on parvient plus facilement à retrouver le coupable : à l'inverse, en cas de guerre, un Auror pourra s'en servir pour des missions délicates.

- Êtes-vous Animagus ? interrogea Tom.

- J'aurais aimé, avoua Gellert. J'avais commencé un apprentissage auprès de personnes érudites mais je n'y suis pas parvenu. Pour tout vous dire, je n'ai même pas réussi à atteindre le premier niveau de cet entrainement, j'ai perdu deux années de ma vie à cause de ça.

- Il y a combien de niveau ?

- Trois, et pas des moindres. Le premier est la découverte de la bête qui sommeille en vous, le deuxième consiste à transformer petit à petit votre corps en animal, et le dernier est la possibilité de se transformer en une seule fois, du premier coup.

- Comment fait-on pour connaître notre forme ? continua Morgan, de plus en plus intrigué.

- Il y a deux méthodes : l'Éveil ou la Possession. L'Éveil est un procédé long qui se base sur la connaissance de soi et la méditation. Quand un sorcier se connaît parfaitement, il lui est possible de distinguer plus ou moins ce qu'il peut être vraiment, et la méditation confirme sa théorie. J'aimerais vous expliquer d'avantage mais je n'en sais pas plus, moi-même je ne comprends pas tout.

- Et la Possession ?

- C'est un moyen plus rapide et très récent, mais interdit et extrêmement périlleux. Vous avez entendu parler de Raspoutine ? Ce sorcier Russe dont les Moldu racontent tant de légendes ? Et bien c'est lui qui en est à l'origine. Il a inventé une potion qui permet de prendre la forme de notre Animagus, elle dure plus d'une heure.

- En quoi est ce dangereux ? demanda Tom.

- Le problème de cette potion, c'est qu'elle réveille la bête qui sommeille en nous. Autrement dit, une fois ingurgitée, vous ne prendrez pas seulement la forme de l'animal, vous en deviendrez un totalement.

- Je ne comprends pas, avoua Morgan. Où est le problème ?

- Si vous devenez Animagus, vous gardez vos souvenirs en tant qu'humain ; en prenant la potion, vous perdez toute humanité. Une fois transformé, vous ne serez plus rien d'autre qu'une bête, dont le seul but est de survivre et se nourrir. Vos amis deviendront vos proies, vous quitterez votre foyer pour en trouver un autre plus adapté à votre forme, votre comportement dépendra de ce que vous êtes devenu, et il n'est pas impossible que vous vous fassiez attaquer par un prédateur.

- En clair, on oublie qui on est vraiment. Nous n'aurons plus de pensée cohérente, nous agirons par instinct.

- Vous avez tout compris, Mr Jedusor.

- Mais si ce n'est que pour une heure… coupa Morgan.

- Imagine qu'à la fin de ta « mutation », tu découvres que tu en train de dévorer un être humain, que tu as tué la personne que tu aimes le plus à cause de tes instincts de chasseurs, que tu es blessé ou capturé par un Moldu en quête d'argent, ou pire, que tu aimes tellement ta vie animale que tu serais prêt à tout pour te déshumaniser. Même en prenant des précautions, il y aura toujours un risque. Inconscients ou non, les actes que tu commettras seront passibles d'emprisonnement. Il n'y aura pas de retour en arrière possible. Et puis…

- Et puis ?

- Ca n'a pas été prouvé officiellement, mais une sorcière a bu cette potion un jour, elle s'en est sortie indemne et sans histoire. Sauf que, quelques mois après, on a découvert qu'elle avait fréquemment des pertes de mémoire et que des voisins se faisaient attaquer la nuit. Involontairement, elle avait des pulsions qui la métamorphosaient en tigre, elle attaquait tout le monde.

- Finalement, déclara Morgan qui en tremblait un peu, je préfère la première solution.

- Quoi que vous préfériez, je vous INTERDITS de l'utiliser !! Si je vous surprends un jour avec ça, je peux vous jurer que je n'aurai aucun scrupule à vous le faire payer très cher. Vous êtes désormais prévenus.

Fin du Flash Back

- Est-ce que tu te rends compte des problèmes que l'on pourrait avoir ? s'énerva Morgan.

- Bien sur, mais c'est le seul moyen pour qu'on devienne Animagus, l'Eveil est trop long et incertain.

- Et si mon père s'en aperçoit ?

- Aucun risque, le contrat n'est pas valide, il ne se rendra compte de rien.

- Et si on se fait attaquer, ou capturer ?

- On trouvera bien un moyen de s'en sortir, on l'a toujours fait, contra Tom.

- Et si on a des pulsions, comme cette sorcière tigresse, et qu'on attaque des élèves ?

- Si c'est des Sang de Bourbe, ce n'est pas un crime mais un service rendu à la communauté sorcière. De toute façon, j'ai prévu ce cas de figure : pour ne pas qu'on se transforme pendant notre sommeil, on portera constamment les colliers d'opale qui se trouvent dans la boite, j'y ai jeté un sortilège particulièrement puissant.

- Et si ce Mêle Tout de Dumbledore découvre nos intentions ?

- On l'empoisonnera, là encore j'ai tout prévu. Je me suis permis d'emprunter un poison discret et sans odeur dans le laboratoire de ton père. Si Dumby nous gène, les bonbons au citron qui se trouvent en ma possession feront le reste. Ni vu, ni connu.

- Est-ce qu'il y a un moyen de te faire renoncer ?

- Aucun, déclara l'Héritier de Serpentard sans hésitation. D'autres questions ?

- Oui, je dois y participer ?

- Ce ne serait pas drôle si je le faisais seul.

- Ok, j'ai compris. On commence quand ?

- Ravi d'avoir pu te convaincre. Pour préparer correctement la potion, il faut trois semaines, sans compter le rassemblement des herbes qui ne poussent qu'à certaines périodes de l'hiver, donc si tout va bien, on tentera l'expérience courant février.

- Maintenant c'est définitif, tu es cinglé.

- Et tu n'as encore rien vu, affirma le sorcier avec un sinistre sourire.

Et voila, j'espere que ça vous à plu. La suite bientôt ^^ Au passage je remercie les revieweurs (Alcarine, je te remercie de ton habituel roman)