POV RICCARDO :
Je voyais Ino fermer les yeux difficilement, il semblait épuisé et ça m'inquiétait alors j'appelai les médecins.
"Je ne pense pas que monsieur Shota aura des souvenirs... Il va falloir le plonger dans un coma artificiel, son crâne doit se soigner complètement."
"Je comprend." Fis-je. "Mais ces souvenirs disparaîtront tous ?"
"Oui. De sa famille à ses amis à ses relations amoureuses. Cette machine vous donne le pourcentage de mémoire qu'il a actuellement."
C'était 80 %, Ino avait quand même déjà perdu presque un quart de sa mémoire et il allait en perdre plus... Mais peu importe si je dois tout lui apprendre à nouveau, je le ferai ! Ino s'agitait et le pourcentage baissait énormément, il était déjà passé en dessous de 50 %.
"Ino..." Fis-je. "Si tu m'entend, accroche-toi !"
Mais rien... Ça continuait à chuter très rapidement : 30 %.
"Tu ne peux pas oublier le sport que tu aimes tant..." Fis-je. "Vas-tu oublier le football ?"
À mon avis, c'était déjà finis pour sauver sa mémoire mais je ne voulais pas abandonner... 20 %.
"Himeko t'attendras... Et te pardonneras..." Fis-je. "Tu vas vraiment me laisser..?"
Un bip sonore me piqua les oreilles, la machine s'était bloquée sur un pourcentage qui était sûrement le pire chiffre de la vie...
Non... Je ne rêve pas ! Ce n'est pas un zéro ! C'est un 1..! Ce n'est peut-être pas grand chose mais si Ino se rappelle de sa famille, ça sera déjà un avancement !
Plusieurs heures après, Ino s'était réveillé, en pleine forme, souriant.
"Ça va Riccardo ?" Demanda Ino. "Où est père ?"
"Irasho est repartit." Fis-je. "Tu te rappelle de moi ?"
"Oui. Je peux pas t'oublier !"
"Je suis tellement heureux..."
"Heureux ?"
"Quoi ?"
"Qu'est-ce que ça veux dire ?"
"Oh... C'est quand tu es content pour quelque chose."
"Je vais le noter."
Ino prit la fin de son journal et l'écrivit. Il semblait savoir ce qu'il y avait écrit au début de son journal et qu'il ne voulait pas s'en souvenir.
"Riccardo ?" Demanda Ino.
"Quoi ?" Demandai-je.
"Je t'aime, c'est pour ça que je ne t'oublie pas."
Mais malgré son état parfait, les médecins ne m'autorisaient pas à dormir AVEC Ino, ils m'ont donc laisser un lit de sa chambre. À la télé, avant de dormir, on regardait les infos. Ça parlait d'une enquête qui durait depuis environ dix ans, la police avait retrouver un tueur et s'apprêtait à entrer en action dès maintenant, nous regardions donc la police qui approchait d'un bâtiment... Oh non !
"Ino, on part !" Fis-je.
"Maintenant ? Mais je veux voir la police arrêter le méchant !" Fit Ino.
"Désolé, on ne peut pas, vient."
Je lui tira le bras, pris nos manteaux et son journal puis on sortit, il n'y avait pas le bruit des sirènes mais de loin, on voyait déjà les lumières des voitures de police. On arrivait à une barrière quand les sirènes étaient proches, notre seule issue était de passer par au-dessus.
"Vas-y en premier." Fis-je.
"Pourquoi on prend pas la porte principale, ça serait plus facile..." Fit Ino.
"Parce que les policiers croiront que nous sommes des complices du tueur."
J'aidai Ino à passer la barrière, lui donna nos affaires puis commença à monter. J'entendais des bruits de pas, les policiers approchaient vite. Je me dépêcha puis nous commencions à courir, Ino n'allait pas se faire attraper ! Jamais !
"Halte !" Cria un policier de l'autre côté de la barrière.
"Le meurtrier nous a attaqué, on fuit !" Fis-je.
Plus loin, la maison d'Arion, on pouvait se cacher chez lui. On entra donc en vitesse, il regardait la télé en mangeant son repas.
"Salut Arion !" Fit Ino.
"Ino, Riccardo !" Fit Arion, surpris. "Que faites vous ici ?"
"Cachez nous s'il vous plaît !" Fis-je.
