Bonjour à tous ! Aujourd'hui est un jour spécial parce que 1) déjà je publie un chapitre dans les temps xD 2) et surtout c'est l'anniversaire de Queen JK Rowling qui fête ses 50 ans et celui de Harry !
Voilà voilà je n'ai pas grand chose à dire pour le moment, je parlerai plus en fin de chapitre. Enjoy !
Acciocookie : ça me touche beaucoup ce que tu me dis, c'est vraiment très gentil ! Les retrouvailles sont dans ce chapitre (mais je suis pas sur que tu vas aimer ^^ mais les "vraies" retrouvailles arriveront ensuite !). J'adore aussi le personnage d'Astoria, presque plus qu'Hermione finalement haha, dommage qu'elle soit gay elle ne peut pas finir avec Drago :P merci pour ta review
Disclaimer : l'univers et les personnages sont de JK Rowling
Les phrases en italiques sont tirées du livre.
Chapitre XXXIV : La chambre des secrets
Ils atterrirent durement sur le sol de Pré-au-Lard. Hermione vacilla une seconde avant de se stabiliser et en quelques coups d'œil, elle repéra où ils se trouvaient dans le village. Un hurlement déchira l'atmosphère et Ron et Harry la regardèrent alarmés.
« Le couvre feu. », dit-elle pour toute explication. « Dépêchons-nous d'aller à la Tête de Sanglier. »
Mais au même moment la porte des Trois Balais s'ouvrit violemment et une douzaine de Mangemorts encapuchonnés se précipitèrent dans la rue, leurs baguettes brandies. Hermione jura silencieusement. Harry saisit le poignet de Ron à l'instant où celui-ci levait sa propre baguette. Ils étaient trop nombreux pour qu'ils puissent les stupéfixer. Le simple fait d'essayer trahirait leur position.
« Accio cape ! », rugit l'un des Mangemorts.
Hermione serra un pan de la cape dans son poing, mais elle n'eut pas un mouvement. D'un regard, le trio se mit en marche et battit en retraite vers la Tête de Sanglier. Ils progressaient lentement car ils jetaient de fréquents coups d'œil en arrière pour vérifier qu'aucun Mangemort n'allait leur lancer de sort, à moitié baissés pour que la cape cache tout de même leur pied un minimum. Ils essayaient de ne pas faire de bruit, mais Hermione avait l'impression que tout le village pouvait les entendre.
Soudain, un froid anormal s'insinua dans la rue. Toutes les lumières furent aspirées, jusqu'à celles des étoiles. Hermione serra le bras d'Harry, inquiète. Le couvre feu ne provoquait pas de baisse de température… Le trio continua d'avancer lentement en rasant les murs. Puis au coin de la rue, les Détraqueurs apparurent, glissant en silence. Hermione sentit son souffle s'accélérer… il y en avait vraiment beaucoup, et ils bloquaient le passage. Percevaient-ils leur peur, malgré la cape ? Hermione savait qu'ils allaient devoir produire des patronus pour passer, révélant ainsi leur position, mais ils n'avaient pas le choix s'ils voulaient aller dans le pub d'Abelforth.
« Spero patronum ! », murmura Harry.
Un cerf argenté jaillit de sa baguette et chargea. Hermione ne s'attarda pas à le regarder et attrapa les bras de ses deux amis.
« Il faut courir, nous sommes repérés maintenant ! »
« C'est lui, là-bas, là bas, j'ai vu son Patronus, c'était un cerf ! », cria un Mangemort au même instant, confirmant ses dires.
Heureusement ils étaient presque arrivés et par chance, Abelforth sortit dehors et réussi à convaincre les Mangemorts que c'était lui qui avait lancé le patronus. Le trio s'engouffra dans le pub et enleva la cape.
Hermione se dirigea vers le cadre d'Ariana pour la saluer. Quelques instants plus tard, Abelforth revint dans la pièce.
« Bande d'imbéciles », dit-il d'un ton rude en les regardant tour à tour, un peu plus chaleureusement lorsqu'il s'arrêta sur Hermione. « Qu'est-ce qui vous a pris de venir ici ? »
« Il faut qu'on retourne à Poudlard. », expliqua Hermione. « Tout de suite. »
« C'est une très mauvaise idée. », rétorqua Abelforth. « Tu aurais mieux fait de rester dehors avec tes petits amis, tu sais comment la situation est à Poudlard. La seule chose que vous ayez à faire, c'est partir d'ici le plus loin possible. »
« Non. Nous devons aller à Poudlard. », répéta Hermione sans flancher. « S'il-vous-plait, Abelforth… nous ne pouvons espérer rentrer dans le château qu'avec votre aide et celle de votre sœur. »
Le frère de Dumbledore la regarda, exaspéré, puis finit par hocher la tête.
« Très bien, allez-y. Comment espérez-vous faire quoi que ce soit avec Rogue et les Carrow qui patrouillent tout le temps dans le château depuis que tu t'es enfuie, je me le demande… mais c'est votre affaire n'est-ce pas ? », fit Abelforth d'une voix railleuse et énervée à la fois, en s'approchant d'Ariana. « Tu sais ce que tu dois faire. », lui dit-il. « Je ne sais pas ce que tu cherches à faire à Poudlard Potter, mais rappelle-toi que quoi que ce soit, ça n'en vaut pas la peine. Tu as dix-sept ans, ce n'est pas l'âge pour se battre dans une guerre. Si je peux te donner un conseil, va te cacher dans un petit coin tranquille où tu pourras mener une vie heureuse loin de toutes ces histoires. Tu as le choix mon garçon, Poudlard ou la tranquillité. Fais ce que tu veux maintenant. », termina-t-il en se dirigeant vers la porte.
Il s'arrêta au seuil, puis regarda Hermione un moment, secoua la tête d'un air abattu, et disparut dans le couloir.
Ariana était en train de revenir vers eux et Hermione s'aperçut qu'elle n'était pas seule, une deuxième silhouette la suivait et elle finit par reconnaître Neville, qui se jeta sur elle dès que le passage s'ouvrit. Hermione referma ses bras autour de lui en riant. Puis le garçon se recula et poussa un hurlement de joie.
« Je savais que tu viendrais ! Je le savais, Harry ! »
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« Alors euh… », fit Drago en regardant Astoria, sans réellement savoir quoi dire.
Ils venaient de rentrer à Poudlard, une odeur de roussi encore sur eux à cause du Manoir qui avait brûlé.
« Tu veux venir dans mon appartement ? », proposa Drago d'une voix qui n'était pas tellement assurée.
C'était la première fois qu'il ne savait pas comment réagir avec une fille, et il n'aimait pas tellement ça. Astoria dégageait trop d'assurance en elle et surtout elle était trop insensible à son charme pour qu'il se sente à l'aise.
« Oui, d'accord. Je suis préfète moi aussi. »
« Ah oui ? »
« Oui. Si tu avais pris la peine de venir aux réunions pendant l'année, tu m'aurais surement croisée là. », répondit-elle d'une voix railleuse.
Drago la poussa gentiment de l'épaule. Comme s'il avait du temps à perdre dans ces stupides réunions… Elles ne servaient à rien à part s'ennuyer à mourir. Avec soulagement, Lavande n'était pas dans l'appartement. Ils n'auraient pas à supporter les ragots qu'elle allait lancer, car avec cette dinde, on pouvait être certain que tout Poudlard aurait été au courant que Drago et Astoria se fréquentaient. Il aurait bien aimé voir la tête qu'Hermione aurait faite, quand même. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres.
« A quoi tu penses ? », demanda Astoria.
« Rien. Assis-toi. », fit-il en montrant le canapé.
« Bon alors… », reprit-elle après un moment de silence. « Comment on s'y prend ? »
Drago la regarda en fronçant les sourcils.
« Comment on s'y prend pour quoi ? »
« Pour capturer Harry Potter et te sauver la vie bien sûr ! », répondit-elle simplement.
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« Neville… Qu'est-ce que… Comment… ? »
Mais Neville venait d'apercevoir Ron et il se précipita sur lui pour le serrer dans ses bras.
« Je savais que vous viendriez ! », s'exclama-t-il à Harry et Ron. « Je n'ai pas arrêté de le répéter à Hermione d'ailleurs. »
La concernée eut une petite moue.
« Neville, qu'est-ce qui t'es arrivé ? », fit Harry horrifié.
« Quoi ? Ah, ça ? Ce n'est rien. Seamus est dans un état bien pire, vous verrez. J'en ai vu d'autres, n'est-ce pas Hermione ? On y va ? »
Il n'avait pas changé, pensa Hermione, il avait du continuer à lancer des piques aux Carrow à tout bout de champ et à se prendre des doloris tous les deux jours. C'était courageux de sa part en un sens… Elle n'approuvait pas cela, mais elle le comprenait d'une certaine manière. Elle aurait quand même préféré qu'il ne l'implique pas dans ça, elle n'avait pas besoin du regard de pitié que Ron lui lançait maintenant.
Neville, Harry, Ron et Hermione pour fermer la marche s'engagèrent dans le tunnel. Ils bavardèrent un peu, Neville les informant des dernières nouvelles de Poudlard. Plus ils avançaient et plus Hermione sentait la peur lui prendre le ventre. Qu'allait-il se passer si elle tombait sur les Carrow ? Ou sur un Serpentard, sur Rogue ou d'ailleurs sur n'importe quel professeur ou élève. Et si des personnes se mettaient à l'attaquer subitement, comme Kena l'avait fait ?
Et si elle croisait Drago ?
Hermione commença à se mordiller la lèvre sans s'en rendre compte, pour essayer de faire partir son stress. Est-ce que c'était cela qui lui faisait le plus peur ? Recroiser Drago. C'était ridicule quand on pensait à tout ce qui se passait en ce moment même. Il lui semblait que ça faisait des mois et des mois qu'elle ne l'avait pas vu. Harry était au courant qu'ils se fréquentaient un peu, mais Ron non, et d'ailleurs Harry ne savait pas même le quart de la réalité, et il se voilait la face sur le peu de chose qu'il avait appris, alors il ne lui serait pas d'une grande aide.
Ils arrivèrent au bout du tunnel et Hermione sentit son ventre se serrer. Jamais elle n'aurait pensé être aussi angoissée à l'idée de revoir ses camarades. Neville poussa un la porte pour entrer dans la Salle-sur-Demande et cria, un grand sourire sur son visage :
« Regardez qui arrive ! Je vous l'avais bien dit, non ? »
Lorsque Harry pénétra dans la pièce, il y eut des cris, des hurlements…
« HARRY ! »
« C'est Potter, c'est POTTER ! »
« Ron ! Hermione ! »
Le trio fut englouti sous une vague de personnes, chacun cherchant à les serrer dans ses bras. Hermione sentit sa peur la quitter un peu. Elle avait craint que les autres ne lui en veuillent d'être partis sans rien dire, d'avoir fui le château, mais personne ne lui fit le moindre reproche. Elle remarqua que la Salle-sur-Demande avait changé depuis son départ, il y avait des hamacs accrochés aux murs et les couleurs des maisons, hormis celle des Serpentard. Les élèves avaient du s'installer ici pour éviter les Carrow sans doute, Neville lui avait parlé d'envisager cela avant son départ. Il confirma d'ailleurs ses idées quelques secondes plus tard en expliquant à Harry ce qu'il s'était passé.
Hermione l'écoutait attentivement. Et puis son regard se posa sur Lavande, qui venait de prendre la parole.
Lavande.
Lavande était là. Et si elle était là, cela voulait dire qu'elle ne se trouvait pas dans l'appartement des préfets en chef.
Donc que Drago y était potentiellement seul.
Elle sentit son ventre se serrer à nouveau, mais cette fois-ci plus d'impatience que de peur. Il fallait qu'elle trouve un moyen pour s'éclipser et aller retrouver le Serpentard, elle devait le revoir, elle en avait besoin. Il lui torturait l'esprit depuis trop longtemps, il fallait qu'elle mette les choses au clair entre eux et qu'elle sache de quoi il en était vraiment. Avait-elle envie qu'il l'embrasse à nouveau ? La réponse était clairement oui.
Mais Hermione ne voyait pas comment partir, et à cet instant précis, aider Harry était le plus important. Ils devaient trouver l'horcruxe et le détruire le plus rapidement – comment maintenant qu'ils n'avaient plus l'épée ? elle ne le savait pas – et seulement ensuite, elle s'occuperait de parler à Drago.
« Qu'est-ce qu'on fait, Harry ? », demanda Seamus. « Quel est le plan ? »
« Je… Je ne peux pas vous en parler. »
Des grommellements parcoururent la salle comme une vague. Les sourcils de Neville se froncèrent.
« Et pourquoi ? C'est quelque chose qui a un rapport avec le combat contre Voldemort, non ? »
« Eh bien… oui… »
« Alors on va vous aider. »
Les autres membres de l'armée de Dumbledore hochèrent la tête en signe d'approbation. Harry essaya de les convaincre de ne pas s'impliquer et dans le fond, Hermione savait qu'il voulait bien faire, mais elle ne voyait pas l'utilité de cacher les Horcruxes. Voldemort savait à présent qu'on avait découvert son secret, Hermione estimait que plus de personnes étaient désormais au courant, plus facilement ils trouveraient et détruiraient l'Horcruxe. Mais Harry ne semblait pas de son avis, et elle décida de le laisser encore un peu parler. La porte du tunnel s'ouvrit alors et Luna et Dean entrèrent. Hermione sourit en voyant son amie. Bientôt, Fred, George, Ginny – Hermione se précipita pour la prendre dans ses bras – arrivèrent également, puis d'autres encore et finalement ils finirent par convaincre Harry, avec l'aide de Ron étonnamment.
« Nous devons trouver un objet. », expliqua Harry en cédant. « Un objet qui… qui nous aidera à renverser Vous-Savez-Qui et qui est caché ici, à Poudlard, mais nous ne savons pas où. Il se peut qu'il ait appartenu à Serdaigle. Quelqu'un en aurait-il entendu parler ? Quelqu'un a-t-il jamais vu quelque chose orné d'un aigle, par exemple ? »
« Il y a le diadème perdu. Je t'en avais parlé, tu te souviens Harry ? Le diadème perdu de Serdaigle ? Papa essaye de le reproduire. », fit Luna.
Hermione leva les yeux au ciel. Un diadème perdu, c'était bien du Luna tout craché.
« Personne parmi vous n'a jamais vu quelque chose qui puisse lui ressembler ? »
« Si tu veux savoir à quoi le diadème est censé ressembler, je peux t'emmener là-haut dans notre salle commune et te le montrer. La statue de Serdaigle le représente. », annonça Cho Chang.
Quelques minutes plus tard, Harry et Luna – Ginny avait refusé que Cho accompagne, jalouse – sortirent de la Salle-sur-Demande et peu à peu les élèves s'installèrent sur le sol, assis sur des coussins et se mirent à attendre. Hermione ne cessait de jeter de furtifs coups d'œil vers la porte. C'était trop bête ! Harry n'était pas là, elle se tournait les pouces… et elle avait désespérément envie de voir Drago. Juste lui dire un petit mot, sentir ses bras autour d'elle, et elle revenait ici… c'était tout ce qu'elle voulait.
Elle se leva soudainement et tous les regards se tournèrent vers elle.
« Je… Je viens de penser à quelque chose », improvisa-t-elle, « il faut que j'aille vérifier dans mon dortoir. »
Elle vit Ron ricaner gentiment, mais ne s'embarrassa pas de lui jeter un regard noir, et s'empressa de quitter la pièce avant que sa peur ne l'empêche de bouger. Elle faisait n'importe quoi, elle le savait bien… Jamais elle n'aurait du choisir ce moment pour aller parler à Malefoy, mais c'était plus fort qu'elle.
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Hermione s'arrêta devant la porte de l'appartement. Elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire, malgré ses efforts pour garder bonne allure, parce qu'elle ne voulait pas que Drago voit à quel point elle était impatiente et excitée de le revoir. Elle avait l'impression que c'était Noël, elle se sentait comme lors de ce matin là lorsqu'elle se réveillait et qu'elle savait que tous ses cadeaux étaient au pied du sapin. Elle était vraiment ridicule, elle n'arrivait pas à croire qu'elle était finalement comme toutes ces filles niaises qu'elle avait si souvent critiquée. Hermione secoua la tête et se mordit la joue pour s'empêcher de sourire, et puis elle prononça le mot de passe et abaissa la poignée de la porte.
Elle entra dans le salon et se figea sur place. Son sourire avait disparu et elle n'avait plus aucun mal à garder les lèvres immobiles, désormais. Le Serpentard était à moitié couché sur une fille qu'elle ne connaissait même pas, mais elle avait l'air plus jeune de quelques années, une Serpentard elle aussi, d'une beauté effroyable. Et elle riait aux éclats alors que le blond la chatouillait partout où il pouvait. Hermione sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle se racla la gorge pour manifester sa présence, et les deux Serpentard tournèrent brusquement la tête vers elle en arrêtant de rire.
« Her-Hermione ? », bafouilla Drago.
Il ouvrit de grands yeux, les posa sur Astoria, puis sur Hermione, puis sur Astoria à nouveau et sembla réaliser la position dans laquelle il se trouvait. Il s'empressa de se relever et de s'éloigner de la Serpentard, mais il pouvait voir sur le visage livide d'Hermione qu'il était trop tard et que le mal était déjà fait.
« Ce-Ce n'est pas ce que tu crois, Hermione… », commença-t-il, mais elle lui coupa brusquement la parole.
« Je ne crois rien du tout ! », fit-elle sèchement. « D'ailleurs, je me demande comment j'ai pu croire quelque chose venant de toi. Je… Salut. »
Elle tourna les talons et s'enfuit hors de l'appartement sans chercher à comprendre ce qu'il venait de se passer ni laisser de temps à Drago pour s'expliquer. Il n'y avait rien à dire, elle avait tout vu, n'est-ce pas ? Certes elle ne les avait pas surpris en train de s'embrasser ou quoi que ce soit, mais ce qu'ils faisaient était suffisamment intime pour qu'il ne puisse en être autrement. Pourquoi Drago l'aurait-il attendue de toute manière ? Ils n'étaient même pas ensemble officiellement. Ni même officieusement d'ailleurs, en fait ils n'étaient rien du tout et c'était tant mieux.
D'un geste rageur, elle sécha les quelques larmes qui avaient coulées sur ses joues et remonta les escaliers jusqu'au septième étage pour regagner la Salle-sur-Demande. Elle allait trouver l'Horcruxe, le détruire, tuer Voldemort et oublier ce sale con de Serpentard. D'ailleurs, c'était avec Ron qu'elle était censée être, tout le monde le savait, elle l'avait elle-même voulu à un moment, Ron commençait à le vouloir et ce n'était pas parce que Malefoy était venu bouleverser ses plans qu'il fallait tout remettre en question. Elle avait été amoureuse de Ron, elle pouvait le redevenir.
Voilà, c'était ce qu'elle devait faire.
Elle ferma les yeux devant la tapisserie, et entra dans la Salle une fois que la porte fut apparue dans le mur. Il y avait beaucoup plus de monde que lorsqu'elle l'avait quittée quelques minutes plus tôt, Bill, Molly, Arthur, Lupin et encore d'autres étaient arrivés. Ils la saluèrent d'un sourire. Hermione se remit à attendre le retour d'Harry, assise près de Ron. Elle lui jetait de fréquents coups d'œil. Il était le seul dans la pièce, hormis elle, à savoir de quoi il en était vraiment, au sujet des Horcruxes. Elle aurait voulu lui parler de plans à mettre en place, n'importe quoi en fait pour se changer les idées et ne plus penser à Malefoy, mais ils ne pouvaient pas parler comme ça, elle était certaine que toutes les personnes autour les écouteraient parler. Hermione prit la main de Ron dans la sienne en ignorant son cerveau qui lui disait qu'elle aurait bien mieux aimé tenir celle de Drago, et l'emmena un peu à l'écart.
« Même si nous trouvons l'autre Horcruxe, comment allons-nous faire pour nous en débarrasser ? », chuchota-t-elle.
« Justement », répondit Ron, « j'y ai réfléchi pendant que tu étais partie et je me suis dit que tout ce dont nous avions besoin finalement, c'était de venin de Basilic ! C'est bien ça qui détruit l'Horcruxe, c'est toi qui l'a dit, non ? »
« Oui mais nous n'avons plus l'épée Ron. », soupira Hermione. « Et à moins que tu aies un Basilic à portée de main… »
« C'est là où je veux en venir ! Nous avons un Basilic à portée de main. Il est dans le château, juste sous nos pieds… Dans la chambre des secrets ! »
Hermione commençait à comprendre où il voulait en venir et elle lui serra le bras.
« Merlin Ron, mais tu as raison ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ! Tu es un génie ! Mais attends… Aïe. Il faut parler fourchelangue pour entrer dans la chambre, n'est-ce pas ? », murmura-t-elle en se mordant la langue. « Il va falloir attendre qu'Harry revienne. »
« Non… Je pense que je peux m'en sortir. Harry à parlé en fourchelangue le jour où il a ouvert le médaillon et je crois que je m'en souviens. »
Hermione hocha la tête. Si cela ne fonctionnait pas, ils pourraient toujours demander à Harry, mais en attendant, mieux valait essayer que se tourner les pouces.
« Parfait, allons aux toilet … oh salut Ginny. », fit Hermione en s'arrêtant de parler lorsqu'elle s'aperçut que son amie était là.
« Qu'est-ce que vous faites ? »
« Euh… on va aux toilettes. Viens Hermione. », répondit Ron en l'entrainant par le bras.
« Il y a des toilettes dans la Salle-sur-Demande pour infos ! », cria Ginny derrière eux, mais ils l'ignorèrent.
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« Drago ressaisis-toi… », fit Astoria.
« Mais c'est une catastrophe ! », répéta Drago pour la énième fois.
« Bien sûr que non. Tu vas aller retrouver Hermione, lui expliquer calmement la situation en lui disant que je ne suis pas du tout intéressée par toi, et tout ira bien. En un sens, je trouve d'ailleurs que sa réaction est plutôt positive. »
« Positive ? Positive ? Tu peux m'expliquer en quoi sa réaction est positive ? »
« Ça crève les yeux, non ? Elle est jalouse ! »
Drago la regarda sans comprendre et Astoria leva les yeux au ciel en marmonnant qu'il fallait toujours tout expliquer aux hommes.
« Si elle est jalouse, ça veut dire que tu comptes plus pour elle que tu ne le penses. Elle est amoureuse, Drago ! »
« Quoi ? »
« Oh tu m'agaces ! », fit Astoria en rigolant tout de même. « Allez, va retrouver ta belle… »
Drago lui jeta un regard noir juste pour la forme, mais il avait l'impression qu'un feu d'artifice venait d'exploser à l'intérieur de lui. Se pouvait-il vraiment qu'Astoria ait raison ? Hermione était-elle amoureuse de lui ? Ça paraissait si improbable… Et lui ? Etait-il amoureux d'elle ? En avait-il simplement le droit ?
Il repensa à ce que Voldemort lui avait dit, à ce que sa mère risquait s'il sortait avec Hermione. Il n'avait pas le temps de penser à cela d'ailleurs, pas maintenant, et puis de toute manière, même si Hermione comprenait qu'il n'était pas en couple avec Astoria, elle ne lui pardonnerait jamais ce qu'il allait faire ensuite : capturer Potter et le livrer à Voldemort, pour sauver sa mère. S'il arrivait d'abord à trouver Potter, bien sûr…
« Astoria. », fit-il soudainement.
« Ne commence pas à me contredire », prévint-elle en levant l'index. « Tu vas aller retrouver Granger un point c'est tout. »
« Non… ce n'est pas ça, c'est… Si Hermione est ici, alors… alors ça veut dire que Potter est là aussi, n'est-ce pas ? »
Astoria ouvrit de grands yeux et se leva si vite qu'il ne vit qu'une traînée pendant un moment.
« Dépêche-toi de sortir, on va le savoir très rapidement. »
Drago se dit qu'elle était un peu optimiste, mais effectivement, à peine eut-il mis un pied dehors qu'il se rendit compte que quelque chose n'allait pas dans le château. Les couloirs étaient tous allumés ce qui était anormal pour une heure aussi tardive, et on pouvait entendre du chahut dans les couloirs adjacents. Astoria et lui se regardèrent une fraction de seconde avant de se mettre en marche.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? », demanda Drago en attrapant le premier élève qui lui passait sous la main.
« Ils nous évacuent du château. », expliqua le petit garçon en haussant les épaules pour faire comprendre qu'il n'en savait pas plus.
« Par où vous évacuent-ils ? »
« Sais pas. On doit monter au septième étage. »
Drago le relâcha et se tourna vers Astoria. Il n'y avait qu'une seule chose qui puisse permettre de quitter le château au septième étage : la Salle-sur-Demande. Et il y avait passé suffisamment de temps l'année précédente pour connaître parfaitement son fonctionnement. Si les élèves partaient par là, il était certain que Potter finirait par s'y rendre lui aussi, il ne lui suffisait plus qu'à monter là haut, se cacher, et attendre qu'il arrive.
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Hermione et Ron déboulèrent en courant dans les toilettes de Mimi Geignarde. Heureusement pour eux, le fantôme ne se trouvait pas là, sans doute était-elle partie dans le château pour voir ce qu'il se passait. Sur leur chemin ils avaient croisés des élèves qui montaient vers le septième étage, pour être évacués en prévision de la guerre à venir. Apparemment, Voldemort arrivait.
« Comment entre-t-on ? », demanda Hermione.
Elle n'était pas franchement rassurée de se trouver là. Pour une fois, c'était Ron qui prenait les choses en main, car il y avait déjà pénétré. Il lui fit signe de s'approcher et lui montra le petit serpent dessiné sur un des robinets et marquant l'entrée de la chambre. Puis il se racla la gorge et se mit à parler en sifflant et crachant un peu. Hermione fronça le nez, un peu dégoûtée.
« Tu es sur d'y arriver ? », fit-elle après quelques tentatives infructueuses.
Ron ne leva même pas les yeux vers elle et continua de parler fourchelangue et finalement, un déclic se fit entendre et la chambre s'ouvrit. Hermione ouvrit de grands yeux et poussa une exclamation de joie suraigüe.
« Ron ! Haha ! Tu es le meilleur ! », s'écria-t-elle en le prenant dans ses bras.
Elle vit ses oreilles rougir. Il avait l'air particulièrement satisfait de lui.
« C'est un grand toboggan. », expliqua-t-il. « En bas il y a des carcasses et des os, ce n'est pas très ragoutant mais ça permet d'amortir ta chute. Tu y vas en premier ou c'est moi ? »
« Euh… Vas-y d'abord. »
Ron se jeta dans le trou en criant et Hermione, après avoir fermé les yeux et fait un signe de croix, même si elle ne croyait pas tellement en Dieu, se jeta derrière lui. Elle garda les yeux bien fermés et les bras serrés contre sa poitrine pendant toute la descente qui lui sembla interminable. En arrivant en bas, elle se releva péniblement et sentit des os craquer sous ses pas. Elle réprima un frisson de dégoût.
« Par là. », fit Ron en montrant le chemin du doigt.
Quand elle pensait que lui et Harry étaient descendus ici alors qu'ils n'avaient que douze et treize ans, Hermione réalisait à quel point ils méritaient leur place chez les Gryffondors. Elle-même n'en menait pas large, elle avait l'impression que le Basilic allait surgir devant elle à tout instant, bien qu'elle sache qu'il était mort.
« Tu-Tu es sur du chemin ? », bégaya-t-elle.
Ron tourna la tête vers elle et lui attrapa la main pour la réconforter.
« Oui, c'est un peu plus loin. Regarde, c'est ici que Lockart à perdu la mémoire. », dit-il en ricanant au souvenir – Hermione lui lâcha la main avec une moue renfrognée. « Il a provoqué l'éboulement, je suis resté derrière pour dégager un passage pendant qu'Harry est allé chercher Ginny. »
Ils grimpèrent sur quelques rochers pour passer à travers le trou, marchèrent encore un peu et descendirent une petite échelle. Alors ils arrivèrent dans un grand couloir baigné d'une lumière verdâtre et bordé par de grandes statues de serpents. Et au bout gisait le Basilic. Une odeur immonde se dégageait de là, ils durent se couvrir le visage avec leur T-shirt pour arriver à respirer sans tourner de la tête.
« Dépêchons-nous de récupérer un crochet et de partir ! »
Ron arriva devant le Basilic et resta immobile un moment. Hermione savait qu'il essayait de s'imaginer Ginny à cet endroit, cinq ans plus tôt, presque morte. Elle se chargea d'arracher un crochet de la gueule du serpent. Il avait commencé à pourrir ce qui rendit la tâche facile.
« Allons-y, Ron, ça ne sert à rien de rester ici. »
« Non attends. Détruisons le Horcruxe tout de suite. »
Il sortit la coupe de Poufsouffle de son blouson, la regarda en hésitant, puis la tendit à Hermione.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« C'est à toi de la détruire. Moi, ça m'affecte trop. »
« Je ne sais pas si je peux faire ça… », murmura-t-elle.
En était-elle capable ? Peut-être valait-il mieux laisser Ron s'en occuper, elle n'allait jamais y arriver.
« Tu peux le faire, je le sais. », répondit-il en lui plaçant l'objet dans la main.
Son ton confiant lui fit chaud au cœur. Ron croyait en elle.
« D'accord. »
Elle plaça la coupe sur le sol et s'agenouilla près d'elle, puis brandit le crochet au dessus, prête à frapper.
« Vas-y Hermione. »
Elle respira un grand coup, et abattit le bras sur la coupe. Une fumée noir s'échappa hors d'elle, et commença à former des images.
« Frappe à nouveau ! », cria Ron. « Ne laisse pas l'Horcruxe t'en empêcher ! »
Hermione cru voir pendant une fraction de seconde l'image de Drago se dessiner dans la fumée, mais elle frappa à nouveau la coupe du crochet et la fumée disparut en explosant. Une plainte assourdissante emplit la pièce, et lorsque le son s'évanouit dans l'air, la coupe s'était toute ratatinée sur elle-même et était complètement noircie. Hermione rigola de soulagement, les larmes aux yeux.
« J'ai réussi ! »
C'est tout pour ce chapitre. On a eu des petites retrouvailles entre Hermione et Drago mais il y a un gros malentendu entre eux xD pauvre Drago qui va devoir (encore) se faire pardonner. Et j'espère que le passage dans la chambre des secrets pour détruire la coupe vous aura plu !
Je repars en vacances dimanche jusqu'au 11 ou 13 août je ne sais pas encore et je n'aurais pas accès à internet, donc pas de nouveau chapitre d'ici là ! Par contre je prends mon ordinateur avec moi et je compte bien écrire, écrire, écrire, écrire et encore écrire, donc j'espère ensuite avoir pleins de chapitres en stock pour vous !
Des bisous à tous :)
