Auteur : Delicate Doll
Source : Harry Potter
Disclamer : Les personnages appartiennent à JKR.
Rating : M
Résumé : UA. Lord Voldemort à une devise : Il voit, il veut, il prend. Seulement, il ne suffit pas d'être riche, puissant, ou encore incroyablement séduisant pour obtenir tous ce que l'on désire. Mais surtout, être démoniaque ! LVHP.
Bonjour à tous !
Vous l'aurez deviné, ceci est un nouveau chapitre ! j'ai pris la décision de le poster le jour de la rentrée (enfin peut-être que certain ne reprenne pas tout de suite, voir pas du tout ?) Pour ma part, c'est normalement la dernière ligne droite, ce qui signifie aussi examens et beaucoup de boulo...
Bref, je constate que cette histoire devait normalement faire une trentaine de chapitres mais chaque fois je trouve toujours quelque chose à rajouter ! Ceci dis, j'espère qu'elle vous plait toujours ? En tout cas, sachez que je prends plaisir à l'écrire !
Bon, sur ce je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 38 :
La limousine roulait doucement, le trafic était dense à cette heure, ce qui agaça quelque peu les occupants du véhicule et notamment un en particulier.
- Ce congrès vous a-t-il plus, My Lord ? Demanda Narcissia, en tentant de rompre cette monotonie insupportable.
L'homme ne daigna même pas la regarder lorsqu'il lui répondit :
- Je suis déçu, je dois dire. La plupart des appareils qui nous ont été présenté n'apporteraient aucun intérêt à être placés dans nos bureaux comme outils de travail. Ils seraient plus une perte de temps pour les employés et c'est justement un luxe que nous ne pouvons nous offrir, surtout en ce moment. De plus, Travers a fait une prestation lamentable, mais je ne suis pas étonné, cet homme est d'un naturel pathétique. Cracha-t-il, comme une vérité implacable.
Légèrement déroutée, la jeune femme reprit cependant contenance en plissant imperceptiblement les yeux.
- J'ai entendu dire qu'il avait récemment eu à faire face à un décès, c'est peut-être la raison pour laquelle il n'était pas très performant. Déclara-elle, en sachant d'avance quelle serait la réaction de son patron.
Le visage de celui-ci demeura impassible autant que son regard semblait insondable.
- Dans ce cas, il semblerait qu'il se soit trompé de vocation en choisissant le monde des affaires, mais il lui sera surement possible d'y remédier dans un proche avenir. Souffla Voldemort sur un ton condescendant. Ce moment de faiblesse risque de lui coutait cher, jamais il n'obtiendra le soutien financier qu'il espère recueillir, ce qui va le placer en grande difficulté. Je pense qu'à moins de présenter une nouvelle et brillante idée, nous n'entendrons plus parler de monsieur Travers avant fort longtemps.
Narcissia médita quelque instant sur ces paroles sans prononcer un seul mot.
Elle ne put s'empêcher d'avoir un brin de compassion pour l'homme qui malgré ces efforts n'étaient pas parvenu à obtenir le succès qu'il aurait pourtant mérité. Espérons que le Lord se soit trompé à son sujet, mais en toute franchise, la jeune femme en doutait. Et pour cause : Les prédictions de ce dernier avaient une fâcheuse tendance à se réaliser.
Un nouveau silence s'installa.
Il perdura jusqu'à l'arrivé du véhicule au manoir.
Voldemort descendit le premier, suivit de prés par Narcissia. Ils marchèrent tout deux en direction de la demeure avant de se séparer au niveau du Hall. Tandis que la jeune femme s'empressa de retrouver son époux pour s'enquérir de son état de santé, Tom regagna directement ses appartements, sans passer au préalable, par son bureau.
Bizarrement, à l' instant ou il passa le seuil de la chambre, une sensation inconfortable s'empara de lui.
Aussitôt, le Lord referma la porte, la faisant très légèrement claquer au passage, puis il fit quelques pas vers le sofa pour y déposer son porte document ainsi que sa veste.
Il avait instantanément remarqué dans le fond de la pièce, l'imposant miroir tourné inhabituellement face contre le mur, ce qui révélaient au grand jour ses effets personnels. Lentement, Tom s'en approcha, ayant dissimulé chacun de ses objets, il fut aisé pour lui d'identifier lesquels manquaient à l'appel.
Se sentant soudain observé, il releva doucement les yeux en déclarant d'une voix haute et intelligible :
- Bien, j'imagine que tu attends de moi une explication ?
Sur ces mots, il referma d'un geste vif le miroir, pour y apercevoir, derrière lui, la silhouette de son amant.
- Je crois que je l'ai déjà, souffla le garçon d'une éloquence qui ne présageait rien de bon. Tu es menteur, Tom. Dit-il, froidement.
Tournant le dos à son propre reflet, Voldemort fit face à son compagnon, le jaugeant ainsi du regard un court instant.
- Parfois, les mensonges s'avèrent nécessaires, Harry. Prononça-il, en mesurant l'impact de cette réponse. Néanmoins, ils ne signifient pas pour autant que je ne tiens pas à toi, c'est même tout le contraire.
- Tu voudrais me faire croire que tu agis ainsi par bienveillance peut-être ?
- Exactement. Affirma Voldemort, en employant un ton plus suave. Je savais que ces informations te feraient de la peine, aussi si je te les ai cachées, c'est pour te protéger. Tu sais que ton bonheur compte beaucoup pour moi.
Le jeune homme eut un rire amer.
- Tu es sûr que ce n'est pas plutôt dans ton intérêt que tu as fait ça ? Questionna-t-il, le visage crispé. Avoue-le, tu n'as jamais eu l'intention de me dire quoi que ce soit sur cette affaire parce que tu savais pertinemment qu'en plus de t'en vouloir, je tenterai n'importe quoi contre la personne qui a renversé ma tante.
- Dans ce cas, je n'avais pas tord alors ? Lança Tom, en haussant les épaules.
- Même si tu connaissais mes intentions, cela ne te donnais pas le droit d'essayer de me tromper. Tu m'avais fait une promesse, et moi je t'ai fait confiance ! Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que tu gâches tout ? S'énerva le garçon.
- Et toi, pourquoi faut-il que tu prennes les choses tellement à cœur ? Répondit le Lord avec la même intensité.
- Il s'agit de ma tante, tu ne penses tout de même pas que je vais rester de glace.
- Ce n'est pas ce que je te demande. Mais réfléchie, quand tu seras face à Fudje qu'est-ce que ça changera ? Tes accusations à son égard ne ramèneront tous ce temps que ta tante a perdu à vos côtés, pas plus qu'ils ne l'aideront à retrouver l'ensemble de ses capacités physiques.
- Je le sais parfaitement. Mais au moins si je le dénonce alors son acte ne restera pas impuni ! Je veux que la justice s'occupe de lui. Je veux qu'il paye pour ce qu'il a fait tu comprends ?
A présent, le visage de Tom était tendu.
Rapidement, il marcha jusqu'au garçon pour agripper un de ses poignet.
- Tu veux ? Dit-il d'une voix tranchante. Et moi, Harry ? Est-ce que tu songes un instant quelles conséquences tes révélations engendreront ? Fudje ne taira pas mon implication, et bien qu'à ma connaissance il ne possède pas la moindre preuve pour m'impliquer, je n'ai aucune envie que ce scandale ternisse l'image de ma société.
Harry le regarda droit dans les yeux, sidéré.
- Tu…tu t'inquiète pour ta notoriété ?
- Tu n'imagines pas les dégâts que peuvent causer une telle affaire lorsqu'elle se révèle au grand jour. Et puis, il ne vaut mieux pas donner de raison suffisantes à certaines personne de venir mettre leur nez partout. Ce n'est jamais de bon augure dans les affaires privées.
- Le problème quand on joue avec le feu, Tom, c'est qu'on fini forcément par se brûler ! Mais je ne devrais pas te l'apprendre, tu es suffisamment avisé pour le savoir n'est-ce pas ? Maintenant, lâche-moi ! Claqua le garçon en se dégageant de la poigne du Lord.
Ce dernier ne fit rien pour l'en empêcher. Il avait la sensation que le retenir contre son gré ne ferait qu'accroitre le ressentiment que son amant éprouvait à l'instant pour lui.
- Harry, écoute-moi. Tenta-t-il.
- Non, tais-toi ! S'exclama le jeune homme en serrant les poings. Quand tu es venu me chercher à Philadelphie, je t'ai suivi parce que je pensais qu'on pouvait construire un avenir ensemble et ce, malgré tout ce qui c'était produit par le passé. Dans l'avion, j'ai accepté chacune de tes conditions et en retour tu as accepté les miennes. Je n'ai jamais failli à ma parole. Pour toi, j'ai même fait des concessions, j'ai accepté tes manigances et je me suis plié à chacun de tes désirs. Je croyais que tu me considérais différemment des autres, que tu partagerais tes secrets avec moi, mais je m'aperçois que je me suis complètement fourvoyé. En fait, je ne suis rien à tes yeux !
De nouveau, Tom s'approcha vigoureusement du garçon. Il prit son menton entre ses doigts, de façon à ce qu'il ne puisse se dérober tandis que son autre main emprisonna son bras.
- Ne redis jamais ça, tu entends ! Tu n'as pas idée de combien tu représentes pour moi. Fit-il, sur un ton particulièrement brusque. Quand je ne suis pas avec toi, je me demande systématiquement ce que tu fais, avec qui tu es ? Pensez à toi, me rends presque fou parfois. Dit-il, en faisant lentement glisser sa main vers le cou de son amant, tandis qu'il chuchota prés de son oreille :
- Tu ne t'imagines pas, Harry, tous ce que je serais capable de faire pour te garder à mes côtés…
Le garçon sentit la prise autour de sa gorge se resserrer plus fermement. Le souvenir de la dernière fois heurta brusquement sa mémoire, si bien qu'il en avait les larmes aux yeux.
N'essayant même pas de se débattre, il se contenta de garder contenance dans la limite du possible.
- Tu te rappels lorsque que je t'ai confié ce que mon oncle Vernon faisait pour me punir ? Dit-il soudainement, d'une voix à la fois douce et mélancolique. Tu m'a dis qu'à l'avenir tu ne laisserais plus personne me faire du mal mais en réalité, tu n'as pas besoin de le faire puisque tu t'en charges à ton tour.
Tom eut l'impression de recevoir une violente gifle qui lui fit soudain réaliser qu'il était allé trop loin.
Immédiatement, il lâcha le jeune homme, son regard se troubla l'espace de quelques secondes. Puis, comme pour se faire pardonner, il voulu lui caresser tendrement la joue. Un geste affectueux, qu'Harry refusa catégoriquement.
- Si tu ne sais pas te contrôler dés que je t'adresse le moindre reproche, alors soit, mais ne me touche pas ! Claqua-t-il, en reculant, hors de sa portée.
- Voyons Harry, je n'aurais jamais…
- Quoi ? Tu ne m'aurais jamais étranglé ? Coupa sèchement le garçon. C'est vrai, qu'il ne t'ais jamais arrivé de le faire, auparavant.
- Ne recommence pas avec cette histoire ! On en a déjà discuté et je ne veux plus y revenir ! Décréta Voldemort en serrant la mâchoire.
Une lueur rougeoyante c'était animée au creux de ses iris. Mais Harry ne baissa pas les yeux et lui fit fièrement face.
- Finalement, je crois que c'est toi qui as raison. J'ignore au fond de quoi tu es capable. Déclara-t-il, durement.
Le visage de Voldemort se crispa, tandis que sa voix décréta froidement :
- Oh ne prends pas cet air. Tu savais très bien à quoi t'en tenir avec moi, tu connais mon caractère, tu as même déjà exploré mes côtés les plus sombres, alors ne fais pas comme si tu venais tout à coup de découvrir quelque chose. Si tu voulais être avec quelqu'un de plus calme et complaisant, tu serais resté avec ton cher Théodore, mais tu as choisi de venir avec moi, de ton plein gré. Tu as pris en considération mes qualités comme mes défauts en sachant pertinemment que je ne changerai pas qui je suis. Maintenant, ose me dire que ce n'est pas ce à quoi tu t'attendais ?
Harry plissa les yeux tout en demeurant silencieux.
Comme il ne donna guère de réponse, Tom poursuivit en adoptant un ton plus souple :
- Je n'ai pas bien agi en te dissimulant ce que je savais sur l'accident de ta tante, j'en suis pleinement conscient. Les raisons que tu as exposés tout à l'heure sont parfaitement justifiées, mais si je me suis tu en premier lieu, c'est parce je craignais que tu refuses de rentrer avec moi en Angleterre et c'est une chose que je ne voulais pas envisager. Admit le Lord, en jouant carte sur table.
- C'était une décision très égoïste de ta part. Murmura le jeune homme. J'aurais préféré entendre ces aveux de ta bouche plutôt que le découvrir de cette manière. Tu te rends compte, c'était la seule chose que je t'avais demandé, être sincère avec moi.
- Et je n'ai pas tenu ma parole, crois bien que je le regrette à présent. Souffla le Lord.
Il eut un court silence durant lequel les deux hommes se fixèrent sans prononcer mots.
Ayant récupérer tout son calme et sa clarté d'esprit, Tom s'avança prudemment vers son compagnon, qui cette fois-ci, demeura immobile.
- Parle-moi, dis-moi ce que tu as l'intention de faire ?
- Tu veux dire au sujet de Fudje ou de notre vie commune ? Questionna le garçon en connaissant déjà la réponse.
Voldemort soupira.
- Tu as très bien saisi ou je voulais en venir.
Harry croisa les bras tout en détournant quelque peu la tête.
- Je ne vais partir si c'est ce que tu souhaites savoir. Cela dit, si tu veux que notre relation perdure, se sera à ton tour de faire quelques concessions à mon égard. En tout, je t'en demanderai trois, pas une de plus, pas une de moins.
Voldemort parut tout à coup méfiant.
- Rien que ça ? Lança-t-il, moqueur. Et quelle sera la première ?
L'air de rien, Harry marcha à travers la pièce, jusqu'à atteindre le sofa pour s'y installer.
- Je veux rencontrer le maire et lui demander certaines choses.
- C'est hors de question ! Claqua le Lord, catégorique.
- Je n'irai pas le dénoncer aux autorités, je souhaite simplement m'entretenir seul à seul avec lui. Spécifia posément le jeune homme. Cependant, si tu refuses, ce n'est pas grave, je reprendrai l'intégralité de mes affaires, et j'irai m'installer dans mon ancienne chambre qui, soit y en passant, était très confortable. Oh, et Bien entendu, les seuls échanges que nous aurons à l'avenir, se limiteront à nos activités professionnelles.
Appréciant moyennement la tournure que prenaient les choses, Tom vint se planter devant le garçon, qui se cala davantage au fond du divan.
- Si je comprends bien, tu essais de me faire du chantage ? Exposa clairement l'homme. N'avait-on pas passés un accord pour bannir ce genre de procédé entre nous ?
- C'est exact, mais quelqu'un n'a pas respecté la promesse qu'il avait tenue. Par conséquent, j'estime être en droit d'exiger et non de demander.
- Et tu crois que ce genre d'argument suffira à me faire plier ?
- Je ne sais pas, fit Harry en arborant une moue faussement peiné. Est-ce que tu tiens vraiment à moi ?
D'irrité, l'expression de Voldemort était passé d'amusée.
Sans lâcher le garçon des yeux, il le rejoignit sur le fauteuil, une expression indéchiffrable modelait avec perfection chacun des traits de son visage. Tandis qu'il laissa tomber une main au niveau du dossier, l'autre vînt très délicatement écarter les quelques mèches qui ornaient le front du garçon.
- Que je saches, les sentiments que j'éprouve pour toi sont parfaitement réciproques. Donc, je me demande, si tu venais à mettre tes propos à exécution, qui de nous deux reviendraient en premier vers l'autre ? Susurra-t-il, alors que ses lèvres formèrent un demi-sourire.
- Tu es en train d'insinuer que sans toi à mes côtes, je ne tiendrais pas le coup ? Il m'a pourtant semblait entendre il y a quelque minutes une déclaration venant de ta part, qui laisserait à penser que serait plutôt le contraire.
- Je dis simplement que ton petit ultimatum fonctionne dans les deux sens. En me punissant pour obtenir gain de cause, tu te punis toi aussi. Affirma le Lord, en frôlant à présent du bout des doigts, la joue du garçon qui se sentit frissonner. Je sais que tu es furieux contre moi, reprit-il d'une voix de velours. Je serais d'ailleurs inquiet si ce n'était pas le cas. Mais je sais aussi que tu n'as pas envie qu'on se sépare.
Harry ne répondit pas tout de suite.
Bien qu'il ait plusieurs fois maudit son amant pour ses agissements et projeter mille et une façons de se venger, il sentait malgré tout, son affection pour Tom prendre le pas sur la colère ou la déception. Même si son jugement était suffisamment altéré pour le moment, il était au moins sur d'une chose, c'est qu'il ne voulait pas se séparer de lui. Le problème, c'est qu'il ne désirait pas non plus capituler et enterrer cette histoire aussi facilement.
Il devait une fois pour toute mettre les choses au clair et ne surtout pas se laisser attendrir par les paroles de l'homme.
- Tu as de la chance que je sois autant épris de toi, parce que dans le cas inverse, j'aurais toutes les raisons du monde de te quitter sur le champ. Déclara-t-il, en tentant de transmettre à son vis-à-vis un visage dépourvu d'émotions. A présent, assez tergiversé. Je ne reviendrais pas sur ma décision, si tu n'ais pas prés à remettre en cause certain de tes principes, alors nous n'avons plus rien à faire ensemble et tant pis si j'en souffre par la suite, au moins je n'aurais aucun regret.
Les paroles du jeune homme étaient soudain devenues très profondes. Il marqua une légère pose avant que sa voix ne fasse à nouveau écho dans la pièce :
- Je n'étais pas complètement rassuré au début tu sais. Cette nouvelle vie m'effrayais un peu, mais pour pouvoir en profiter j'ai décidé de réfréner mon angoisse et de me jeter complètement à l'eau. Je me suis entièrement donné à toi…mon corps, mon cœur, mes pensées les plus intimes ainsi que ma confiance, je t'ai absolument tout offert. La seule chose que j'attends en retour, c'est que tu en fasses autant pour moi.
Durant plusieurs secondes, le silence s'installa dans la chambre.
Tom savait qu'il devait maintenant faire un choix. Soit, il continuait de protéger ses secrets mais il pouvait faire une croix sur Harry, où bien il décidait de tout partager et de faire entièrement confiance à ce dernier.
La première option était loin de lui complaire, Voldemort savait qu'il ne supporterait pas de voir le garçon tous les jours sans pouvoir le toucher, l'embrasser, se permettre des choses que seul lui était en droit de faire.
Par ailleurs, Harry ne lui avait jamais fourni une quelconque raison qui le pousserait soudainement à se méfier ou à remettre en doute sa parole. Le jeune homme était honnête et qui plus est, entièrement dévoué à sa personne. Avec lui, ses secrets étaient en sécurité, il n'y avait pas une once de scepticisme la dessus.
Demeurer quand même un problème et sur ce point Tom était persuadé que son compagnon ne céderait pas.
- Je ne vois pas très bien ce que tu attends de cette rencontre avec Fudje. Mais si c'est aussi essentiel à tes yeux alors je te conduirais jusqu'à son lieu de travail demain matin et tu pourras lui parler, et je dis bien seulement lui parler. Cette affaire ne doit en aucun cas s'ébruiter, ce qui signifie que tu n'iras voir personne, pas même ta famille.
- Je suis d'accord. Répondit Harry. Et puis tu as raison, il vaut mieux que mon entourage ne saches rien. Après tout, il serait fâcheux qu'ils te haïssent avant même de t'avoir rencontré.
Voldemort s'attarda sur cette dernière phrase.
- Ce qui signifie ?
Un petit sourire étira les lèvres du garçon.
- Il s'agit de ma deuxième concession. D'ici la fin du mois, je voudrais que nous invitions ma famille pour un week-end, afin que vous puissiez chacun faire connaissance. Se serait bien que tu mettes un visage sur leur nom, d'autres part je serais vraiment heureux de te présenter auprès d'eux. Je suis sûr qu'il y aura une bonne entente.
- Et quand sera-t-il ensuite ? Questionna immédiatement Tom, le regard renfrogné.
- Comment ça ?
- Est-ce que je devrais m'attendre à les voir ici tous les week-ends ? A jouer les amants exemplaires et soucieux pour ne pas prendre le risque de les froisser ou qu'ils en viennent à te monter contre moi ?
- Non, bien sûr que non ! Affirma Harry, qui commençait à mieux cerner le problème. Tom, ils ne vont pas venir dans le but de te juger ou d'essayer de me convaincre de renoncer à toi. Ils veulent seulement connaître l'homme avec qui j'ai décidé de passer ma vie. Crois-moi, tu n'as rien à redouter de cette rencontre.
Les derniers mots prononcés par le garçon avait été employé sur un ton à la fois persuasif et suppliant.
Sachant ce qu'elle représentait pour son compagnon, Voldemort ne pouvait pas ignorer sa demande. Créer un lien entre les personnes qu'on aime et faire en sorte qu'elles s'apprécient mutuellement est tout à fait normal.
Après tout, Harry avait perdu ses parents très jeune et d'après ce qu'il lui avait révélé, les derniers membres de sa famille l'avaient traité plus bas que terre. Les seules personnes sur qui il avait pu compter étaient les Lupin. Par conséquent, Tom pouvait aisément comprendre l'attachement que le garçon éprouvait à leur encontre.
Par le passé, lui n'avait pas eu cette chance, mais il souhaitait sincèrement qu'il en va différemment pour son amant et qu'il puisse s'épanouir aux côtés de gens qui le chérissaient pour ce qu'il était.
Ce bonheur, Harry le méritait amplement et il n'y avait que lui qui pouvait l'aider à y accéder.
- Je te laisse choisir la date de ton choix et une fois que tu l'auras fait, tu pourras prendre la liberté d'appeler chez ton oncle pour lui soumettre une invitation de ma part.
Les yeux du garçon s'écarquillèrent à cette annonce des plus inattendues, il ne s'attendait pas à obtenir aussi rapidement satisfaction.
- Préviens-moi seulement une fois que cela sera fait. Je veux prendre toutes les dispositions nécessaires pour recevoir comme il se doit ta famille. Fit le Lord, d'une voix posée et consciencieuse. Tu as beau dire, mais je sais que la première impression que je donnerais est importante. Aussi, je tiens absolument que tes proches aient à l'esprit qu'ici tu ne manqueras jamais de rien et que je serais constamment là pour prendre soin de toi, comme ils l'ont fait auparavant lorsque tu vivais à leurs côtés.
- Ce geste les touchera beaucoup et tu verras que tu n'auras pas à le regretter. Murmura Harry, avec une certaine reconnaissance dans le son de sa voix.
Tom hocha imperceptiblement de la tête.
- Je crois que tu avais une troisième chose à me demander…Glissa-t-il.
Sans prononcer un mot, Harry quitta le sofa pour marcher jusqu'à la table de lit. De là, il tira un tiroir pour en extraire un objet qu'il présenta d'emblé à son amant.
A la vue de ce dernier, Voldemort haussa les épaules, adoptant une attitude décontractée.
- Je ne vois pas ce qui te tracasse, ce n'est qu'un livre comme tu peux le voir.
Harry eut une expression légèrement amusée.
- Juste un livre, je ne pense pas. Fit-il, d'un air évasif, en venant se placer devant le maître des lieux. D'ailleurs, cela ressemble plutôt à un journal intime.
- C'est ridicule voyons, pourquoi je garderais le journal intime de quelqu'un ? Surtout que comme tu as pu le remarquer, il n'y a rien d'écrit à l'intérieur.
- C'est vrai que venant de toi, ce n'est pas très logique. Donc, j'ai supposé que si tu l'avais dissimulé c'est qu'il devait avoir une certaine valeur. J'ai réfléchi à plusieurs hypothèses, et parmi celles-ci, il y en a une qui pourrait tout à fait convenir.
- Et bien, dis-moi. Demanda Tom, intéressé. Quelle est ta théorie ?
- J'ai d'abord pensé que tu avais subtilisé ce carnet à l'insu d'une personne dans le but de l'utiliser contre elle. Mais comme tu l'as dit toi même, il est vide, de plus je n'ai trouvé aucune fiche dans la base de donnée, ni aucun renseignements sur un ou une dénommée Jedusor. Décréta-t-il calmement en contournant la table basse en verre qui se trouvait au milieu des fauteuils et du canapé.
- C'est drôle quand on réfléchie, continua-t-il, Voldemort est un nom assez hors du commun qui, lorsque l'on prononce aspire à beaucoup de choses, comme la puissance, la crainte, la grandeur…Autant de qualificatifs qui corresponde à la personnalité que les autres entrevoient de toi et que tu te complais à faire véhiculer.
A cet instant, Harry observa longuement son amant dans le but de jauger sa réaction. Seulement, comme à son habitude le visage de l'homme arborer une expression indéchiffrable.
- Finalement, on en viendrait presque à se demander si le hasard y est vraiment pour quelque chose ou si tu avais tout prémédité ? Déclara le garçon sur un ton plein de sous entendus. Tu es quelqu'un d'ambitieux, Tom, et pardessus tout tu es affreusement orgueilleux. J'ignore tout de ton passé ainsi que de ta famille. Cependant, il ne serait guère étonnant qu'un conflit, une rancœur ou que sais-je encore ? T'ais amené à ignorer jusqu'à leur existence et à renier ton nom. Une fois devenu suffisamment connu, tu ne voulais pas qu'on puisse faire le rapprochement, ni que tes proches demande ou hérite de quoi que se soit, tu as donc trouvé une alternative. Je suppose que l'influence et les moyens financiers n'ont pas manqués. Et quand à se forger un nom, autant en choisir un qui ne manquera pas d'attraits. Qu'en dis-tu ?
La question demeura en suspens.
Harry se sentit soudain nerveux. Il n'était pas certain que son raisonnement soit exact, toutefois il avait longuement cogité sur cette possibilité. Bien qu'elle lui paraissait quelque peu extrême, elle n'en restait pas moins plausible.
- Je dois avouer que tu fais preuve d'une grande perspicacité, pour moi cela en serait presque…inquiétant. Prononça le Lord en esquissant un mystérieux sourire.
Il tendit subitement sa main en direction du jeune homme pour qu'il lui rende son bien. Doucement, celui-ci s'avança pour s'exécuter, cependant au lieu d'attraper uniquement le journal, Voldemort enserra aussi son poignet. Harry n'eut pas le temps de réagir, qu'il se retrouva projeté sur les genoux de son compagnon et maintenue de façon à ce qu'il ne puisse lui échapper.
- Tu sais que la curiosité est un vilain défaut. Murmura Tom en lui lançant un regard inquisiteur.
- Pour moi elle ne l'ait pas lorsqu'il qu'il s'agit de mieux connaître la personne qui vous fascine le plus. Lui répondit immédiatement Harry.
Voldemort le dévisagea silencieusement comme soudain hypnotisé par cette lueur qui brillait au fond de ses yeux verts.
Tout en relâchant légèrement son emprise, il fit glisser ses mains le long de ces bras pour atteindre le creux de son cou, une zone qu'il savait particulièrement sensible pour le plus jeune.
- Tu te souviens ? Ce qui est entre toi et moi…
- Reste uniquement entre toi et moi. Récita Harry en se rappelant ce qu'il lui avait dit avant qu'il ne se confit à propos des Dursley. Mais cela ne fonctionne que si nous avons l'un pour l'autre une confiance inébranlable.
Doucement, les doigts du Lord vinrent caresser la joue du garçon qui se sentit frémir à ce contact.
- Tu crois que ce n'est pas le cas ? Décréta Tom, calmement. Si je le pouvais, je te confirai sans hésiter une partie de mon âme.
Harry lui tendit un petit sourire.
- Je n'en demande pas tant. C'est seulement une partie de ta vie que je veux découvrir, rien de plus.
Tom contempla un sentiment de déception traversé les prunelles de son jeune amant qui se terra dans un mutisme. Sa main quitta subitement son visage doux tandis qu'il s'empara de son journal qu'il avait soigneusement conservé durant quinze longues années.
- Lève-toi, je vais te faire voir quelque chose. Chuchota-t-il.
Sans poser la moindre question, Harry obtempéra sous l'injonction.
Il vit Tom se lever à son tour pour disparaître aussitôt de l'autre côté de la pièce.
Trente secondes à peine plus tard, il revînt muni d'un curieux appareil. En plus de dernier, il posa sur son bureau le journal, en faisant signe au garçon d'approcher.
- Tu sais ce que c'est ?
Etant désormais à proximité, Harry pouvait distinctement identifier l'objet. Il s'agissait d'un néon d'environs trente centimètres de large qui planait au dessus d'un socle servant manifestement à entreposer des livres ou des documents spéciaux.
Sous le regard de son compagnon, Tom brancha la lampe et pressa le bouton « On » qui laissa instantanément entrevoir une vive lumière d'une teinte violette. Harry avait déjà observé ce type d'appareil auparavant, il servait notamment à détecter les faux billets au sein des banques.
- Ce que tu as dis tout à l'heure à mon sujet est complètement vrai. Voldemort est un nom que j'ai crée de toute pièce parce que je ne supportais plus de porter celui de ma famille. Par contre, tu t'ais trompé sur une chose.
- Quoi donc ?
En guise de réponse, Tom ouvrit le petit livret et tourna une première page. Cette dernière laissa alors transparaître une écriture fluide, légèrement penché qui semblait scintiller sous l'effet du révélateur.
- Un jour, pendant un cours de chimie j'ai du réaliser une solution qui apparaissait uniquement au contact d'une lampe ultra violette. A l'age de mes seize ans, j'ai voulu commencer un journal qui relaterait un peu ma vie ainsi que toutes les ambitions que j'avais. Ayant toujours était d'un naturel méfiant, j'ai décidé de recréer cette fameuse formule afin de l'utiliser sous forme d'écriture invisible. Comme tu peux le voir, c'est une réussite.
Sur ce point, Harry ne pouvait pas dire le contraire. Il n'aurait jamais soupçonné que les pages vierges étaient un leurre. D'ailleurs, celles-ci ne reflétaient même pas la pointe du crayon, le papier était parfaitement lisse au touché. Tom avait du également penser à ce détail.
A présent, ce qu'il l'intriguait était le contenu du livret. Qu'avait pu bien écrire son amant alors qu'il n'était encore qu'un adolescent ? Harry avait beaucoup de mal à imaginer l'homme actuel dans la peau d'un jeune garçon.
A cette époque, Tom n'était qu'un étudiant parmi tant autres. Aujourd'hui, son sens des affaires, sa force de persuasion et son charisme avaient fait de lui un homme célèbre, riche et puissant. Harry était curieux de savoir comment était sa vie avant qu'il ne devienne Lord Voldemort ?
- Tu aimerais le lire, n'est-ce pas ? S'éleva à nouveau la voix du maître des lieux.
Harry prit soudain conscience qu'il avait toujours le regard rivé sur le journal.
Un léger sourire étira ses lèvres.
- J'avoue que c'est très tentant. Dit-il, en détournant finalement les yeux vers le plus vieux. Tu es une véritable énigme pour moi, Tom, une sorte de puzzle que j'essaye pièce par pièce de reconstituer. Seulement, je ne peux y parvenir que si possède tous les morceaux...
Le visage de l'homme s'assombrit quelque peu.
- As-tu songé que peut-être ce puzzle ne sera pas aussi beau que tu l'espère une fois achevé ?
- Peu importe, je sais déjà d'avance que rien de ce qui viendra s'y ajouter me fera le détester.
Les paroles du garçon étaient pourvues d'une assurance déstabilisante.
Tom sembla hésiter l'espace d'une seconde, puis sans que l'autre ne s'y attende il lui remit en main propre l'objet de son désir. Cependant avant de lui délaisser complètement, il tenait à éclaircir certains points :
- Tu ne le sors pas de cette pièce, dés que tu as fini de le lire tu le rangeras systématiquement dans l'emplacement qu'il lui à été spécifiquement réservé. Tu ne l'ouvre pas devant moi, tu n'écris rien à l'intérieur et je ne veux aucun commentaire de ta part. Je répondrais uniquement à tes questions une fois que tu l'auras parcouru jusqu'à la fin, tu as compris ?
- Oui. Se contenta de dire Harry, en assimilant tous ce que le Lord venait de lui donner comme instructions.
Voldemort écarta les doigts de façon à lâcher prise. Le garçon ramena le livre contre sa poitrine, comme si désormais, il en été l'unique propriétaire.
- Bien, j'ai accepté chacune de tes concessions. Suis-je pardonné maintenant ? Demanda Tom d'une voix mielleuse en venant se coller tendrement contre le plus jeune.
Immédiatement, Harry sentit une douce chaleur envahir tout son corps. La tension qu'il avait accumulée jusque là, sembla s'estomper pour laisser peu à peu place à un sentiment de réconfort et d'apaisement.
C'était souvent l'effet que son amant lui faisait lorsqu'il se montrer doux et avenant. Le problème c'est que dans ces cas là, le garçon était incapable de manifester la moindre animosité. Pourtant, songea-t-il, ce n'était pas les raisons qui manquaient !
Combien de fois déjà, avait-il du lui pardonner ?
Avec Théo les choses avaient étaient différences, hormis ce qui c'était passé à Philadelphie, leur relation avait toujours était simple. Les disputes entre eux étaient très rares, pour ne pas dire quasi inexistantes et le plus souvent leur opinion se rejoignaient.
Toutefois, comme l'avait souligné Voldemort, il avait fait un choix. Et même si vivre aux côtés de ce dernier n'était en rien comparable avec ce qu'il avait précédemment connu, Harry ne regrettait pas sa décision. Tom était certes arrogant, impulsif, perfide, calculateur et entreprenant, mais contre attente le jeune homme ne pouvait nier qu'il ne l'aimerait pas autrement.
C'étaient ses plus grands défauts qui dévoilaient toute la force de son charme.
Mais l'homme avait aussi appris à faire ressortir ses meilleurs côtés. Harry appréciait d'autant plus toutes ces fois ou il faisait fit des apparences pour se montrer tendre et attentionné. C'était dans ce genre de moments intimes qu'il se rendait compte à quel point sa présence était enivrante.
Elle lui faisait l'effet d'une douce étreinte qui jour après jour prenait un peu plus possession de lui.
- Pourquoi poses-tu la question alors que tu connais la réponse. Souffla Harry, tout prés du visage de son amant.
- Parce que je veux te l'entendre dire. Murmura Tom avant de déposer au creux de son cou une série de baiser doux. Mais tu préfère peut-être me le montrer ? Suggéra-t-il, d'une façon qui ne détrompait pas sur ses intentions.
Le garçon retint un gémissement alors qu'il sentait les mains du Lord caresser langoureusement ses hanches.
Le sale manipulateur, pensa-t-il.
Décidant qu'il ne lui laisserait pas mener cette dance, Harry reposa le journal pour venir capturer les lèvres de son amant en un baiser ardent et passionné. Une de ses mains vint agripper sa chemise, pendant que l'autre plongea au cœur de sa douce chevelure.
Tom sentit un frisson lui parcourir l'échine, il serra plus étroitement le corps du garçon contre le sien tout en prenant garde à ne pas être trop brusque.
Lorsqu'ils rompirent le baiser, Harry s'afféra à retirer les premiers boutons de chemise.
Alors qu'il dirigea lentement l'homme jusqu'au lit, il lui susurra à l'oreille :
« Laisse-toi faire »
Voldemort eut un petit sourire et se laissa docilement guider par le plus jeune.
Ce dernier plaça une main sur son torse l'invitant à s'allonger pour qu'il puisse se placer en position dominante, au dessus de lui.
Il observa le garçon lui enlever un à un, la totalité de ses habits avec une dextérité qui ne lui connaissait pas. Aussitôt qu'il eut terminé, Harry l'embrassa à nouveau, d'abord sur la bouche, puis le long de la mâchoire pour continuer ainsi jusqu'à la base de sa gorge.
Harry semblait vouloir prendre ton son temps afin d'apporter à son compagnon un maximum de plaisir.
Avec ses doigts, il vînt titiller ces tétons avant de venir les lécher du bout de la langue.
La respiration de Tom se faisait de plus en plus courte à mesure que son désir embraser ses reins. Sans rompre le contact, le jeune homme continua sur sa lancée, jouant à présent avec son nombril.
Il s'apprêta à descendre encore plus bas, mettant ses mains de chaque côté de son bassin, quand soudain il s'exclama :
- Mince, tu as vu l'heure ? J'aurais déjà du me remettre au travail depuis pas mal de temps, ce n'est vraiment pas sérieux.
- Quoi ? Fit le Lord comme s'il venait de s'éveiller d'un rêve.
Harry se redressa, puis comme si de rien, il quitta le lit sous le regard hébété de son vis-à-vis.
- Mais enfin, qu'est-ce que tu fais ?
- Je retourne à mon bureau, tu imagines si mon patron s'aperçoit que je ne n'y suis pas depuis plus d'une heure ? Dit-il d'un air faussement inquiet.
- C'est moi ton patron, revient ici tout de suite ! Ordonna Voldemort.
- Allons Tom, il ne faut pas mélanger les affaires personnelles avec nos relations professionnelles. Bon, j'y vais ! Fit-il en se dirigeant vers la porte de sortie en sachant que dans son état l'homme ne pourrait le suivre.
Il pressa sa main contre la poignée en se tournant une dernière fois vers son amant.
- Tu devrais mettre quelque chose sur toi, sinon tu risques d'attraper froid. Sourit-il.
- Je peux t'assurer que ça tu me le payeras. Déclara Tom, dont le visage reflétait plus de l'amusement qu'une réelle colère.
- C'est de bonne guerre, mais au moins te voilà pardonné !
0°0°0°0°0HPHPHPHP0°0°0°0°0
Il était entré depuis quinze minutes à peine et le téléphone avait déjà sonné cinq fois ! A ce rythme, il allait encore devoir remettre au lendemain certains travaux qui auraient dû être accomplis depuis plusieurs jours déjà.
Un léger soupire s'échappa de ses lèvres.
Il ouvrit le tiroir gauche de son bureau, afin de s'emparer de son agenda ou il avait répertorié ses rendez-vous ainsi qu'un ensemble de projets encore inachevés. En regardant plus attentivement, il fut soulagé de constater qu'il n'aurait qu'un seul entretien ce matin, cela lui laisserait donc la possibilité d'établir enfin le budget accordé à la commune pour les mois à venir.
Et puisqu'il avait un peu de temps devant lui, il décida de commencer immédiatement, mais avant tout il lui fallait un bon café !
Habituellement, dés qu'il arrivait, sa secrétaire venait toujours lui en apporter une tasse. Mais il semblerait qu'aujourd'hui, il n'aurait pas droit à ce traitement de faveur.
Alors qu'il s'apprêta à se lever pour aller lui-même en chercher, il entendit quelqu'un frapper, pensant qu'il devait sûrement s'agir de sa jeune assistante, il l'invita sans plus attendre à entrer.
La porte s'ouvrit en un grincement léger et une silhouette de taille moyenne, vêtu d'un ensemble noir et blanc apparu dans le cadre. Ce qui interpela tout de suite le maître des lieux, c'est qu'il s'agissait d'un jeune homme ou plutôt un adolescent se dit-il en observant son visage lisse et ces traits fins.
L'inconnu ne prononça pas un mot.
- Euh, je peux vous aider ? Demanda le maire, qui attendait manifestement une réaction.
- Vous êtes Cornélius Fudje ?
- Et bien, oui c'est moi. Est-ce que je peux savoir qui vous êtes et qu'est-ce que vous voulez ?
Lentement, le garçon se détacha de l'entrée pour venir surplomber le bureau de son interlocuteur.
- Je m'appel Harry Potter, monsieur, et ce que je veux c'est la vérité.
Fudje fronça les sourcils.
Ce jeune homme avait-il toute sa tête ?
- Ecoutez, pour le moment je ne peux pas vous recevoir, mais allez voir ma secrétaire elle vous donnera un rendez-vous.
Harry ignora superbement cette dernière phrase.
D'une allure nonchalante, il marcha à travers la pièce, examinant avec minutie, les moindres recoins.
- Vous vous plaisez ici, n'est-ce pas ? Dit-il, de façon rhétorique. Après tout, votre carrière a évolué, vous avez gagné en popularité et la plupart des gens ont confiance en vous. Je me demande si serait toujours le cas en sachant que vous vous êtes lâchement enfuit après avoir renversé une jeune femme.
En lâchant cette information, Harry s'était subitement tourné vers l'homme pour le regarder droit dans les yeux. Ce dernier semblait abasourdit, son visage avait adopté une teinte blanchâtre.
- Je…je ne vous permets pas de porter une accusation aussi mensongère, mon garçon ! Maintenant, veuillez quitter ce bureau immédiatement !
- Il n'en n'est pas question ! J'ai attendu longtemps ce moment, par conséquent je ne comte pas l'écourter.
- Je pourrais appeler quelqu'un pour vous escorter vous savez ? C'est cela que vous souhaitez, faire un scandale ?
- Mais moi, je n'ai rien à me reprocher monsieur le maire contrairement à vous. D'ailleurs, poursuit-il sur un ton serein, est-ce vous connaissez au moins le nom de la personne que vous avez percuté de plein fouet ? Est-ce vous savez qu'elle avait un marri et deux filles ?
- Assez ! Cria l'homme en se levant de sa chaise. Taisez- vous !
- Comment vous faites pour dormir la nuit ? Pour vous regarder tous les matins dans un miroir ? Questionna Harry en adoptant un ton étrangement culpabilisant. Avez seulement éprouvé du remord lorsque vous l'avez laissé pour morte sur cette route sombre et sinueuse ? Ou bien trouviez-vous du réconfort en vous murmurant de belles paroles ?
Fudje observa le jeune homme comme s'il n'en croyait pas ses yeux.
Que se passait-il ? Etait-ce un cauchemar ? Allait-il bientôt se réveiller ? Il avait l'impression d'entendre à nouveau cette voix dans sa tête qui n'avait eu de cesse de le hanter depuis ce drame.
Sa respiration était devenue erratique tandis que ses mains s'étaient mises à trembler. Il retomba lourdement dans son fauteuil. Son regard n'avait pas quitté celui du garçon, il se sentait si désemparé.
- Co…comment vous savez…toutes ces choses ? Qui êtes-vous ?
- Il me semble que j'ai déjà répondu à la deuxième question. Et en ce qui concerne la première, vous auriez du vous douter qu'un tel secret ne resterait pas éternellement tapie dans l'ombre, quand bien même vous aviez payé des gens afin qu'ils dissimulent les preuves et qu'ils fassent taire certaines langues indésirables.
- Vous travaillez pour Lord Voldemort c'est ça ? Rugit Cornélius. C'est lui qui vous envois n'est-ce pas ?
- Je travail pour lui c'est vrai, mais je suis venu de mon propre chef. Voyez-vous, le hasard fait parfois bien les choses, parce qu'il se trouve que la femme dont nous sommes en train de parler, c'est ma tante. Alors, imaginez ma surprise en apprenant que l'individu responsable de son accident était en fait le maire de cette ville. Je ne pouvais rêver meilleur opportunité.
Une main lasse passe devant le visage de Fudje.
Il déglutit difficilement avant de plisser le regard, l'air résigné.
- Qu'est-ce que vous attendez de moi ? Articula-t-il.
- Premièrement, des réponses. Claqua sèchement Harry. Pourquoi avez-vous pris la fuite ce soir-là ?
- Je…
Il ferma momentanément les yeux, priant une quelconque divinité de lui donner assez de force pour affronter ça.
- J'ai paniqué. Quand j'ai vu la forme gisant sur le sol, j'ai cru que je venais de commettre un homicide. Confia-t-il, en se remémorant en même temps la scène. Croyez-moi, je regrette sincèrement de l'avoir abandonné. Si je pouvais revenir en arrière…
- Oui, mais ce n'est pas le cas. Coupa le garçon. Ce que vous avez fait n'est ni plus ni moins, que de la lâcheté ! Je suis sûr que vous n'avez jamais été la voir à l'hôpital. Vous vous contentiez simplement de lui envoyé tous les mois des fleurs pour alléger votre conscience, je n'ai pas raison ?
En voyant l'expression déconfite de son vis-à-vis, Harry su qu'il avait visé juste.
Un long silence s'installa dans la pièce.
- Vous allez faire quelque chose pour moi. Après quoi, je vous laisserez tranquille.
Devant le regard interrogateur du plus vieux, le garçon extirpa une petite carte de sa poche qu'il déposa d'emblé sur le bureau.
- Qu'est-ce que c'est ?
- L'adresse ou réside ou ma tante. Décréta le brun. Vous êtes au courant qu'elle est sortie du coma ?
- oui je le suis, l'indinidu qui se chargeait de remettre les fleurs m'a averti.
- Bien, je veux que vous alliez la voir pour lui avouer ce que vous avez fait, je crois que c'est la moindre des choses.
- Non, je ne pourrai pas ! Décréta Fudje, précipitamment.
Harry lui lança un regard emprunt de dégout.
- Ayez un peu de courage pour une fois ! Vous ne serez peut-être pas pardonné mais au moins vous aurez fait preuve d'honnêteté. Vous n'avez pas envie de faire une bonne action pour changer ?
- Ce n'est pas si simple. Murmura l'homme.
- Non, le problème c'est que vous n'essayez même pas ! Claqua l'adolescent. Je vais vous laisser choisir. Soit vous allez la voir, soit c'est moi qui irais trouver la police pour leur expliquer ce qui est réellement arrivé.
A cet instant, Harry savait qu'il mentait, puisqu'il avait certifié à Tom qu'il ne parlerait à personne d'autre de cette affaire. Cependant, il espérait qu'un tel choix amènerait Fudje à reconnaitre sa culpabilité devant Nymphadora.
- Réfléchissez bien, je vous laisse une semaine. Précisa-t-il.
Sur ce, il s'avança vers la porte, puis jetant un dernier regard derrière lui, il quitta la pièce laissant l'homme seul.
Harry devait avouer qu'il était plutôt étonné par cette rencontre, à dire vrai, il s'était attendu à voir une personne fière, irraisonnable et insensible. A la place, il avait perçu quelqu'un en conflit avec lui-même. Le garçon était convaincu que Fudje regrettait vraiment ses actes, une lueur triste et lasse baignait perpétuellement au fond de ses yeux bleus. Néanmoins, c'était la peur et le mépris qui prenaient l'ascendance sur tout le reste.
La volonté de se libérer de cet engrenage infernal allait peut-être le pousser à faire fasse à sa victime ?
Dans ce cas, comment réagirait Tonks ?
Harry avait beaucoup réfléchie à ce sujet. Bien entendu, il y avait un risque pour que cette confrontation ravive de douloureux souvenir, même si la jeune femme ne se rappelait rien à propos de son accident, il était fort probable que cet événement inopiné la chamboule. Mais quelque part, connaître les raisons d'un tel geste, n'allait-il pas la soulager d'un poids ? N'allait-il pas l'aider à mieux tourner une page ?
Encore une fois, le jeune homme prenait un risque. Que faire si sa tante décide de dénoncer l'homme ? Tom allait être furieux et c'est peu dire. De toute façon, il ne pouvait plus reculer à présent, la décision appartenait à Fudje et seul l'avenir savait ce qu'il aurait l'intention de faire.
Pressant légèrement le pas pour regagner le hall du bâtiment, Harry jeta un bref coup d'œil en direction du bureau d'accueil qui était situé non loin de l'entrée. Il remarqua que son amant était encore en train de parler avec la fille du comptoir. Cette dernière semblait littéralement suspendue à ces lèvres tandis que ses yeux ne lâchaient pas ceux du Lord qui lui faisait de grand sourire charmeur.
Bien qu'il sache que c'était pour détourner son attention afin qu'il puisse tranquillement s'entretenir avec le maire, le garçon n'aimait pas ce qu'il voyait.
Il entendit tout à coup la jeune femme rire aux éclats, le son de sa voix avait retentie dans tout le hall.
Qu'est-ce que Tom pouvait bien lui raconter ?
La secrétaire étant pour le moment dos à lui, Harry s'avança en prenant la précaution de ne faire aucun bruit. Il capta une brève seconde le regard du plus vieux qui naturellement se déplaça à hauteur de 90 degrés autour de la jeune femme. Celle-ci suivit son mouvement, ignorant qu'un jeune homme en avait profité pour se glisser vers l'extérieur sans qu'elle ne remarque sa présence.
Harry attendit plusieurs minutes dehors avant d'être rejoint par le Lord.
L'homme avait retrouvé un visage impassible.
- Tu as obtenu ce que tu voulais ? Demanda-t-il.
- Je pense que oui. Acquiesça le garçon.
- Bien, on peut donc enfin rentrer. Décréta Voldemort en faisait signe à son chauffeur de venir.
Le garçon se pinça la lèvre inférieure.
- De quoi as-tu parlé avec cette fille ?
Tom haussa les épaules.
- De banalités. Fit-il, laconiquement.
- Vraiment ? La conversation à du beaucoup lui plaire en tout cas, parce que je l'ai trouvé particulièrement enthousiasme à ton contact.
Le véhicule s'arrêta devant eux, mais avant qu'Harry n'ait pu tirer la portière, l'homme l'arrêta.
- Est-ce que par hasard, tu serais jaloux ? Souffla le Lord, une pointe de curiosité dans la voix.
Le garçon se fit violence pour ne pas rougir.
- Pas du tout, c'était juste une remarque. Dit-il, de façon plutôt rude.
Tom ne dis rien et le laissa monter à bord de la voiture tandis qu'un demi sourire étira ses lèvres.
Normalement, il n'aurait pas accepté que son compagnon lui mente aussi effrontément, mais de ce cas précis, il trouvait la situation particulièrement risible.
Je crois que c'est le chapitre le plus long que j'ai écris ! Toutefois, je sais que la longueur ne garantie pas la qualité du contenu.
Je vous laisse donc juger par vous-même, en espérant que vous me laisserez vos impressions.
Voilà, je vous fais à tous de gros bisous !
A bientôt !
