Auteur : JCM-EFD
Titre : Harry Potter 8, Le dénouement.
Cette fanfiction est la suite directe de l'histoire «Harry Potter 6, De la Haine à l'Amour»et «Harry Potter 7, Le Déchirement »
Rated : M (scènes de sexe explicites entre hommes)
Couple : Severus / Harry
Genre : Romance / Drame
Situation : Se passe pendant la supposée septième année d'Harry.
Autres : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 de JKR sont respectés. Rogue sera appelé ici Severus Snape.
Béta correctrice : Vivi64
Particularité :Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Harry, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Severus.
Note d'auteur : Voici la suite qui s'est fait attendre. Je dois dire honnêtement que je ne suis pas une auteure qui attend une montagne de reviews, mais six commentaires pour plus de 1000 lectures, c'est… très très déprimant et cela ne donne pas envie de bosser sur cette fanfic. Il y a la montagne de reviews, et juste la petite montée qui donne le sourire et la joie de publier. Si vous, lecteurs passifs, vous ne comprenez pas ça, vous comprendrez peut-être que j'hésite à continuer de publier la suite, même s'il ne reste que deux chapitres. Sinon, je tiens à remercier les six revieweurs sans qui cette suite ne serait pas en ligne. Vous créez par votre commentaire une joie ou une remise en question parfois, ce qui est le grand but sur le fait de publier sur le net. Sans vous, je ne suis rien… et mes textes seraient encore dans mon pc sans jamais avoir été lus. Et cette histoire au départ co-écrite serait restée au chapitre 23. Voilà, cette note est terminée, merci d'avoir lu pour ceux qui l'ont fait. Je suis désolée, mais je devais vider mon sac -_-
Note Vivi : "mes textes seraient encore dans mon pc sans jamais avoir été lus" : et moi j'aurais jamais pu les lire en avant-première, les corriger et les commenter débilement T_T Bonne lecture quand même ^w^
Chapitre 34 (Co-écrit)
POV Harry (Cinq mois plus tard - fin septembre 2007)
J'en étais à cinq mois de grossesse et j'avais l'impression de ressembler à une baleine. Pourquoi Hermione n'avait-elle pas une montgolfière à la place du ventre, comme moi ? C'était la question que je me posais tous les matins quand je me levais, enfin, m'extirpais avec difficultés du lit.
Et là, j'étais vautré sur le sol du salon, dos contre le canapé, en train de jouer avec Eileen. Comment j'avais fait pour réussir à m'installer comme ça, je n'en avais plus aucune idée, mais je me rappelais très bien qu'il m'avait fallu au moins une demi-heure pour y parvenir.
Eileen était assise à mes côtés et jouait. Elle me disait aussi quelques petites choses comme "Papa travaille" "Moi a soif" "Câlin papa" "Draco pas venu" "Mione attend bébé aussi"
En quelques mois elle avait fait des progrès considérables et j'étais fier d'elle.
Le début d'après-midi se passa donc calmement, moi au sol jouant par moment avec ma fille. Du moins, jusqu'à ce qu'elle veuille se blottir dans mes bras pour dormir. Je fus forcé d'admettre que j'étais dans l'incapacité de me relever seul et cela m'énerva.
Devant cet état de fait, et ne voulant pas demander d'aide à nos elfes, je choisis de rester sur le tapis et de m'y allonger pour permettre à ma fille de s'allonger dans le creux de mon bras. Chose qu'elle fit rapidement, avant de se redresser pour poser ses mains sur mon ventre.
- Bébé à nous dedans, me dit-elle avec sérieux.
Je souris et lui caressai les cheveux tout en lui répondant :
- C'est presque ça ma chérie. Dans mon ventre il y a bien un bébé mais il est à papa et moi. Pour toi, ce n'est pas ton bébé, mais ta petite sœur ou ton petit frère.
- Je pourrai jouer avec ?
- Oui et non. Tu pourras jouer en sa compagnie quand il sera plus grand, mais tu ne pourras pas le prendre comme un jouet. Tu comprends ?
- Nan.
- Ce n'est pas grave ma princesse. Je te l'expliquerai plus tard, quand tu seras un peu plus grande et que le bébé sera arrivé.
- D'accord, me répondit-elle tout sourire.
Je la vis ensuite pencher sa tête sur mon ventre et y déposer un baiser avant de l'entendre dire en pointant son doigt en direction de mon futur enfant :
- Toi être sage hein. Sinon tu pourras pas venir. Mes papas vont te punir et on pourra pas jouer toi et moi.
Je me mis à rire devant ces mots et Eileen se retourna vers moi, l'air perplexe.
- Ce n'est rien ma chérie, la rassurai-je. Allez, viens dormir maintenant, rajoutai-je en la prenant contre moi.
- Tu vas faire dodo avec moi ? Me demanda-t-elle en s'installant.
- Oui, je pense que c'est ce que je vais faire. Tu es d'accord ? La questionnai-je avant de lui embrasser le front.
- Oui. Bon dodo papa.
Elle ferma les yeux et attrapa une mèche de mes cheveux pour entortiller ses doigts dedans comme elle aimait souvent le faire.
- Bon dodo ma chérie, je t'aime, lui dis-je en la serrant un peu plus fort.
Je me mis à l'observer pour passer le temps jusqu'à ce que Severus rentre. Mais je me laissai prendre au piège du sommeil et m'endormis moi aussi.
C'est la perte de chaleur sur mon flanc gauche qui me réveilla. J'ouvris rapidement les yeux et vis que le soleil n'était plus dans l'axe des fenêtres. Il devait donc être dix-sept heures passés. Je vis aussi Severus passer les portes de la salle en direction du couloir, notre fille dans les bras.
Tentant de me redresser, je me souvins, vu la difficulté que j'avais à le faire, que justement, je ne pouvais pas me relever tout seul. J'allais devoir attendre que Severus revienne m'aider. Il revint quelques minutes plus tard et me demanda en voyant que j'étais réveillé :
- Pourquoi diable as-tu dormi au sol ? Dans ton état ce n'est pas recommandé !
- Peut-être parce que je n'ai pas pu faire autrement.
- Oh...
Severus vint près de moi et ajouta :
- Tu aurais dû appeler les elfes ! Ce n'est pas sérieux. Allez viens, je vais t'aider.
- Elles sont âgées, je ne voulais pas prendre le risque qu'elles se fassent mal en aidant la grosse baleine que je suis à se relever, expliquai-je en réussissant tant bien que mal à me lever avec son aide.
- Grosse baleine ? Merlin Harry, tu es magnifique, murmura Severus en touchant mon ventre.
- Tu parles ! Même Hermione n'a pas autant grossi que moi. Je n'arrive même plus à me lever du lit, il me faut au moins dix minutes tous les matins pour le faire.
J'allai me blottir dans ses bras... Enfin, du moins je tentai de m'y blottir, mais mon ventre m'en empêcha.
- Regarde, je ne peux même plus me nicher dans tes bras, me plaignis-je en reculant.
Severus se plaça contre mon côté gauche et passa ses bras autour de moi, me serrant contre lui. Il murmura ensuite à mon oreille, d'une voix attristée :
- Là, regarde, tu vois que tu peux encore. Attendre notre bébé n'est pas si mal. Tu es... Merlin Harry, tu es un appel à la luxure à toi tout seul. Tu es rayonnant, tu libères la joie de vivre près de toi et tu... à côté de cette image, tu...
- Je ?
- Tu te comportes de cette manière si...
Severus se tourna vers moi et dit, les yeux fuyants :
- Comme ce nain dans le conte qu'on lit à Eileen, Grincheux.
- Tant... Tant que ça ? Demandai-je en craignant la réponse.
- Oui, souffla-t-il en passant sa main sur mon front. Et… je ne sais pas si tout compte fait tu es heureux de porter le fruit de notre amour. Hermione a l'air si heureuse, elle ne râle presque jamais selon Draco, bien qu'elle pousse un petit coup de gueule de temps en temps, femme enceinte oblige. Mais toi, c'est plutôt l'inverse.
Il se pencha et m'embrassa, puis m'invita à prendre place sur le canapé. Il prit ensuite ma main et ajouta :
- As-tu quelque chose à me dire ? Je ne serai pas en colère.
- Non, je suis heureux d'attendre ce bébé. Ne crois pas que je ne le suis pas, c'est totalement faux. Je pense que ce doit être le fait d'être enceint qui a modifié mon caractère. Enfin, je ne sais pas, mais ça peut être une raison. Sinon, il y a bien... Non, laisse tomber, dis-je en baissant la tête.
Je sentis une main se poser sous mon menton et me redresser le visage. Un front se posa ensuite contre le mien et une bouche toucha la mienne. Une langue lécha mes lèvres et puis, il s'écarta. Il sourit et me dit la voix rassurée :
- J'en suis heureux alors que le fait d'être enceint te rende aussi heureux. Parce que je n'ai jamais autant remercié le ciel que Fumseck m'ait sauvé la vie.
Ses yeux perdirent de leur éclat et il termina en me disant, ou plutôt me demandant :
- Et sinon, il y a bien… ? Continue ta phrase mon amour, je suis là pour t'épauler et t'aider au mieux.
Je pensais pouvoir continuer la discussion sur ce ton calme et posé en lui expliquant, mais cela étant aussi une des sources de ma soi-disant mauvaise humeur, je ne pus empêcher mes mots de sortir à brûle-pourpoint.
- Je suis frustré ! Et c'est toi la cause de ma frustration !
- Frustré à cause de quoi ? Y a-t-il quelque chose que tu voudrais manger et que je ne t'ai pas acheté ? Dis-moi, s'enquit-il en prenant un air coupable.
Me dandinant comme je pouvais, je me décalai sur le canapé afin de l'avoir plus face à moi et lui répondis tout en croisant les bras :
- Je ne te parle pas de nourriture Severus. Je te parle de nous. Ou plus exactement, de ce qui nous a permis de concevoir cet enfant, mais qui n'existe quasiment plus depuis quelques temps.
Il sembla comprendre et ses joues prirent une teinte rougie.
- Écoute mon amour, je sais que je ne suis plus axé sur ce côté-là mais j'ai trop peur. Je ne savais pas que cela te frustrait autant, pardonne-moi.
- Peur de quoi ? Tu ne risques pas de me faire tomber enceint, je le suis déjà.
- Comme je te l'ai dit plutôt, tu es un véritable appel à la luxure et... j'ai peur d'y aller tellement passionnément, que je ne mesure plus ma force et te blesse. Je... je n'ai jamais été aussi en ébullition depuis notre mise en couple, officieuse ou officielle, s'expliqua-t-il.
Me relevant du canapé, aidé par Severus qui avait vu les difficultés que j'avais pour y parvenir, je me dirigeai vers la fenêtre et lui tournai le dos. Son raisonnement ne tenait pas debout. Je savais très bien qu'il pouvait être doux et tendre, même sous le feu de la passion.
Je me sentis encore plus frustré et rejeté avec cette excuse à deux noises. Prenant sur moi, je me retournai après avoir inspiré et expiré à trois reprises, comme me l'avait appris Pomfresh pour calmer mes nerfs. Puis je quittai la pièce tout en disant à Severus :
- On va dire que tu as raison. Je monte. Je vais prendre une douche.
- Reste ici, morveux ! Dit-il un brin en colère.
Je stoppai ma marche et me tournai. Il fondit sur moi et sa voix claqua :
- Tu ne me crois pas ! Comment peux-tu ne pas le croire, alors que j'étais le plus sincère. Tu portes notre enfant nom de Merlin ! Imagines-tu ce que je peux ressentir, là ? Demanda-t-il en prenant ma main et en la plaçant sur l'emplacement de son cœur.
- Et toi, peux-tu imaginer ce que je ressens ici, dis-je en plaçant moi aussi sa main sur mon cœur. A voir que mon mari ne veux plus me toucher là, dis-je en plaçant cette fois-ci sa main sur mon entrejambe.
- Il n'en est rien, murmura-t-il les yeux soudain foncés.
Il accentua sa prise et bientôt, mon membre fut sortit de sa prison de tissu et je vis Severus se placer à genou. Il lécha mon sexe qui ne demandait que de l'attention.
Et il en avait en ce moment. Cette langue allait et venait le long de mon membre, léchant. Ses lèvres se mirent à suçoter et ses dents à racler sur ma peau sensible. Je gémis ouvertement, tentant de me tenir à ses épaules.
Il me prenait en bouche et me rendait dingue, rien qu'en m'emmenant au plus profond de sa gorge, comme s'il était affamé de moi. Je ne fus pas long pour me déverser dans sa bouche et la sienne remonta pour prendre la mienne d'assaut. Il murmura ensuite, tout en me rhabillant, ce dont je l'en remerciai car ça n'était plus si facile de le faire :
- Tu vois que j'ai envie de toi. Je tâcherai de te le montrer plus souvent, promit-il.
Me retrouvant un peu déboussolé par ce qu'il venait de se passer, je ne pus lui dire, un sourire rêveur aux lèvres, qu'un vague :
- Je monte me laver.
Je m'éloignai de lui aussitôt et quittai la pièce. Puis je revins sur mes pas immédiatement pour rajouter :
- Tu pourrais venir m'aider ? J'ai quelques difficultés à me laver le dos depuis quelques temps.
Il me sourit et vint me rejoindre. Il me demanda en chemin :
- Y a-t-il une autre partie que tu n'arrives plus à laver ? Tant que je suis à ta disposition, autant en profiter.
- Je jouerais bien les feignants en te répondant que je ne peux plus du tout me laver seul, mais non, ça ira, il n'y a vraiment que pour mon dos que j'ai du mal. Quoique, il y a aussi les pieds, rajoutai-je en prenant sa main.
Il se pencha vers moi et embrassa la zone de peau sous mon oreille, puis susurra d'une voix diaboliquement aguicheuse :
- Je te laverai entièrement mon amour, avec ma langue s'il le faut.
- Je n'en demande pas tant, mais pourquoi pas, rigolai-je en pénétrant dans la salle de bains.
POV Severus (Deux mois plus tard - milieu novembre)
Je caressai le ventre arrondi, même très arrondi, d'Harry, tout en me réveillant à mon aise. J'avais fermé la boutique cette semaine afin de rester avec lui et Eileen. D'ailleurs, cette dernière était très heureuse de ma présence, n'arrêtant pas de vouloir être dans mes bras. A moins que cela soit la cause du fait qu'Harry ne pouvait plus la prendre si souvent.
Je fermai les yeux, me disant que j'avais encore quelques minutes devant moi avant d'aller chercher Eileen qui s'était réveillée un peu plus tôt. Elle babillait ou plutôt discutait avec ses peluches. J'aimais assez l'entendre. Elle était adorable et c'était ma fille.
Pour moi, elle l'était... son passé n'existait plus. Et je savais qu'Harry ressentait la même chose.
Et nous allions avoir un fils. Nous l'avions appris à un énième rendez-vous de contrôle avec le Gynécomage. Je devais avouer que j'avais été impatient de découvrir le sexe du bébé, ainsi qu'Harry.
Puis je me souvins de cette pensée, ou plutôt cette idée de prénom que j'avais eue et me tendis, ressentant une sorte de culpabilité. Je devrais peut-être lui rendre visite, depuis toutes ces années.
Et puis, j'étais marié, heureux, j'avais une fille et allais avoir un fils.
Décidé à bouger en cette journée, je m'extirpai du lit, enfilai un bas de pyjama et me rendis dans la chambre de la petite puce qui riait toute seule. Une fois dans sa chambre, elle me vit et se leva dans son lit à barreau. Elle tendit les bras. Je souris et lui dis, tout en la prenant :
- Bonjour ma belle ! Tu as bien dormi ?
- Oui. Papa Ry y dort encore ?
- Oui, mais on va aller le réveiller. D'accord ?
Elle acquiesça et sourit de toutes ses dents. Une fois dans la chambre, je la déposai sur le lit et elle s'approcha de son papa avec délicatesse comme depuis qu'on lui avait expliqué qu'il fallait qu'elle fasse attention.
- Papa Ry, réveille-toi, murmurai-je dans le creux de l'oreille de mon mari.
- Oui, réveille-toi papa. J'ai soif.
Je souris face à cette phrase et ne désirant pas priver ma fille de son cacao du matin, j'embrassai la joue légèrement râpeuse de ma moitié et redis, un peu plus fort :
- Mon amour, il est l'heure de se lever.
- Mmm... Veux pas me lever. Mais je veux bien un câlin tous ensemble. C'est faisable ?
Eileen me regarda, déçue. Je la pris contre moi et lui expliquai :
- Papa est très fatigué ma puce. On lui fait un câlin tout doux ?
- Papa il dort presque tout le temps, c'est pas juste. Mais oui, on peut lui faire un câlin.
Elle joignit ses paroles au geste et se mit sur le flanc gauche d'Harry. Je la soutins, afin qu'elle ne pèse pas de tout son poids sur lui et me blottis contre son dos, passant mon bras libre autour de son ventre. Je dis ensuite :
- Je te prépare un plateau petit-déjeuner ou tu préfères attendre ?
- Je veux mon cacao, souffla notre fille tout en allant faire un bisou sur la joue d'Harry.
- Je veux comme notre fille. Avec un peu de poulet, puis des concombres à la crème. C'est possible ?
Je fis une grimace qu'il ne vit pas, l'estomac retourné face à ses envies et vis Eileen froncer le nez de dégoût. Je la pris dans mes bras et allai déposer mes lèvres sur celles d'Harry à l'estomac anormal, puis pris le chemin de la cuisine. J'y vis Linka et Gaia qui tentaient tant bien que mal de suivre les diverses envies de leur second Maître et tout en laissant Eileen jouer avec Gaia, je lui préparai son cacao. Linka, elle, s'occupa de préparer le plateau repas d'Harry.
OoOoOoOoOoO
Je tenais ma fille contre moi, la protégeant du vent qui s'était levé. J'avais encore quelques minutes de marche pour enfin atteindre les grilles de l'école. J'étais venu rendre visite à Albus. Depuis sa mort, ou plutôt notre dernière discussion d'homme à tableau, je ne l'avais plus vu et malgré tout, j'en avais ressenti de la culpabilité.
Et ça, je lui en voulais.
Comment me sentir coupable, tout en lui en voulant encore pour tous ses mensonges vis-à-vis d'Harry et de sa mort programmée ?
Mais bizarrement, je m'étais senti heureux de lui expliquer un peu ma vie. Et j'avais été surpris de le voir plus qu'ému dans son tableau. Il m'avait avoué demander souvent de mes nouvelles à Minerva et cette dernière tentait de lui en dire mais pas assez pour apaiser sa curiosité.
Ayant atteint la zone de transplanage, je tins ma fille contre moi et quelques secondes plus tard, nous étions dans le jardin. Eileen, reconnaissant l'endroit, se mit à bouger pour que je la dépose à terre. Ce que je fis. Elle commença à courir vers la maison, puis revint vers moi et ainsi de suite, jusqu'à ce que je sois arrivé devant la porte. Je la lui ouvris et elle courut vers le salon tout en disant :
- J'ai vu un monsieur tout barbu !
J'entendis ensuite une porte claquer et la vis revenir vers moi, tout en disant :
- Il dort encore...
- Oh ma puce.
Je la pris dans mes bras et elle se laissa aller, quelques instants, avant de me demander :
- Tu joues avec moi ? Si te plait ?
- D'accord ! A quoi joue-t-on ?
- Tu te caches et je te trouve, s'exclama-t-elle en allant se placer contre le mur. Un, deux, trois, cinq, huit, six... heu... quatre.
Je ne pus m'empêcher de rire et elle m'entendit. Elle se retourna vers moi et fit une chose qui me fis rire encore plus. Elle posa ses deux mains sur ses hanches et me gronda :
- Tu dois te cacher papa... sinon, j'pourrai pas te trouver.
- Excuse-moi ma chérie, recompte, je vais aller me cacher.
Le temps passa, moi et ma fille jouant. Elle riait quand elle me trouvait et moi, je faisais semblant de la chercher alors que se placer derrière une plante n'était pas une bonne cachette en soi.
Vers le milieu d'après-midi, la voyant fatiguée, je la mis au lit pour une sieste et redescendis ensuite. Je trouvais Harry allongé sur le canapé, un livre à la main. C'était un livre expliquant les gestes au quotidien avec un bébé. Très utile comme livre, je l'avais déjà lu deux fois.
- Tu veux quelque chose mon bébé ?
A l'entente de ma question, il releva la tête et me souris. J'allai le rejoindre et l'embrassai comme un affamé, tout en caressant son ventre... mon fils.
- Mis à part m'extirper de ce canapé pour aller me doucher après que tu m'aies embrassé, et embrassé, et encore embrassé ? Non, répondit-il quand je lui eu relâché les lèvres.
Je reculai et pris place sur la maigre partie du canapé libre et dis, sachant que j'allais déjà regretter mes paroles :
- Harry, je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais notre fille a aussi besoin de ton attention, plus que le temps que tu lui donnes ces derniers temps. Tu aurais dû voir son visage défait quand nous sommes rentrés alors que tu dormais... encore.
Je dis la fin de ma phrase en un murmure et je m'attendais maintenant à un Harry colérique. Merlin que je détestais cet Harry-là.
Je le sentis se tendre et il me demanda froidement :
- Tu insinues que je suis un mauvais père ?
Je lui pris la main, et la portai à ma bouche, me sentant coupable. Je n'avais jamais voulu insinuer une chose pareille.
- Non, Harry... tu es un bon père. Je...
Je baissai la tête et ne sachant plus quoi dire, je ne fis donc qu'expliquer ce que j'avais sur le cœur :
- Eileen ne comprend pas tout à fait que tu ne puisses plus la prendre autant de fois dans tes bras, que tu ne joues plus avec elle aussi longtemps qu'avant. Et... je ne sais pas, j'ai l'impression qu'elle le ressent comme un rejet. Je suis peut-être très loin de ce qu'elle pense réellement mon amour, mais... c'est notre fille et ...
Je me plaçai à genoux au sol, près de lui et posai ma bouche sur la sienne, puis continuai :
- Tu passes du temps avec elle, mais plus comme avant. Est-ce que tu comprends ? Je ne voulais pas insinuer que tu étais un mauvais père, le rassurai-je encore.
J'avais dû le blesser avec mes paroles et c'était la dernière chose que je voulais.
Il essaya de se redresser pour s'asseoir, mais n'y arriva pas vraiment, alors je l'aidai à le faire. Une fois assis, il repoussa ma main et me lança un regard où je pus y lire toute la peine et la colère que mes paroles malencontreuses avaient déclenchées.
Quand il prit la parole, sa voix sembla claquer dans la pièce, alors qu'il ne criait pas. Elle était froide et distante.
- Tu crois que c'est facile pour moi d'être cloitré ici ? A rester en permanence entre le lit et ce canapé ? Ca fait deux mois que je suis incapable de me mouvoir correctement, seul. J'ai l'impression d'être un assisté, un bon à rien. Alors bien sûr je ne fais plus grand-chose avec Eileen, et ça me blesse beaucoup plus que je ne le laisse voir. Mais je suis dans l'incapacité de m'occuper d'elle correctement. Sans compter toute cette fatigue que je ressens, qui me fait rater des moments merveilleux de la vie et l'évolution de ma fille. Des moments que je t'envie car toi seul en est témoin.
Il prit une inspiration, mais trop rapidement car il ne me laissa pas le temps de l'interrompre et reprit son discours :
- Les grossesses masculines ne sont pas comme celles des femmes. Mon corps ne réagit pas comme le leur, mon ventre grossi beaucoup plus que la normale, le corps masculin n'est pas fait pour ça et il s'adapte comme il peut. A cinq mois de grossesse, je donnais l'impression d'être presque à terme. Alors oui, je ne suis plus capable de m'occuper d'Eileen correctement et souvent. Mais cela ne fait pas de moi un mauvais père. Surtout que tu me connais, tu sais que je ne suis pas quelqu'un de patient et d'aussi inactif. Pourtant cela fait des mois que je patiente et fais attention, pour le bien de notre bébé, pour ne lui faire courir aucun risque. Ne sous-entends plus jamais que je suis un mauvais père, finit-il en reprenant son souffle d'avoir tant parler en gardant bien son regard braqué au mien.
- Je suis désolé Harry, vraiment.
Je voulus reprendre sa main, mais me ravisai. Il avait le droit de m'en vouloir, je m'en voulais déjà aussi.
- J'entends Eileen qui pleure, tu devrais aller voir ce qu'elle a. Et peut-être faire venir Draco pour qu'il l'examine, elle pleure beaucoup ces derniers temps, me dit-il d'une voix beaucoup plus douce que l'instant d'avant.
Je me levai et me plaçai devant lui puis osai me pencher pour ravir sa bouche. Il me laissa faire, mais ne répondit pas avec autant de fougue que d'habitude. Je murmurai contre ses lèvres :
- Pardonne-moi Harry. Et oui, tu as raison.
Je pris la direction de la porte et continuai :
- Elle pleure beaucoup ces derniers temps. Cela m'inquiète aussi, j'appellerai Draco en soirée.
- Severus ?
- Oui ?
- Je t'aime, malgré tes maladresses. Laisse-moi juste le temps de digérer ce qu'il vient de se passer. Ca ira mieux tout à l'heure.
- Je t'aime aussi.
Je quittai ensuite la pièce, me promettant de combler mon mari ce soir.
Voilà, le trente-quatrième chapitre est posté !Il fait 12 pages et 4.061 mots.
Nous attendons avec impatience vos impressions !
Note Jes : J'espère que ce chapitre vous a plu ^^ Je vous donne rendez-vous au prochain chapitre. Et pour les lecteurs du Dramione, le chapitre 35 amène aussi le dernier bonus pour l'histoire parallèle :-)
Note Vivi : Pour ceux et celles qui se poseraient des questions vis-à-vis du langage d'Eileen (je dis ça parce que j'ai déjà lu des reviews où les capacités linguistiques d'un enfant intriguaient…), si vous faites le calcul elle a 25 mois au début du chapitre, et 27 à la fin. Et de nos jours, les enfants sont de plus en plus précoce… Voili voilou ^^ Et si quelqu'un sait comment débrancher ces petits moulins à paroles, je suis intéressée T_T
(^-^) Jes Cullen-Malfoy
ET
Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry
**Doublement « Yeux de Chat Potté »**
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