Chapitre 34

Après une semaine de débauche constante nous nous résignâmes à rentrer. Je n'arrêtai pas de sourire, c'était juste le nirvana ! Notre temps était partagé entre discutions plaisantes et sessions torrides. Nous échangions pleins de je t'aime et de baisers passionnés. Je fus légèrement triste mais ma tendre chérie me réconforta en me rappelant que nous n'avions pas encore fait le tour de notre appartement Londonien. Cela faisait à peine 4 jours que nous étions rentrés quand elle aborda un sujet que j'aurais préféré qu'elle oublie.

« Il faudra se mettre à chercher une nouvelle maison, commença-t-elle en m'enlaçant. Plus grande ajouta-t-elle suggestive à mon oreille.

« On peut attendre encore un peu, éludais-je en repensant au cadeau de mariage dont Godric m'avait parlé. »

Elle leva la tête vers moi et me dévisagea en fronçant les sourcils, soupçonneuse.

« Tu me caches quelque chose ! Je croyais qu'on avait dit pas de secret, souffla-t-elle déçue en se reculant de moi. »

« Ma chérie, ronronnais-je en la reprenant dans mes bras. Tu le sauras très bientôt. S'il-te-plait…, ne sois pas fâchée contre moi… »

« Je veux savoir, bouda-t-elle en faisant une mimique adorable. »

« Non, tranchais-je avec douceur en fixant mon regard ailleurs pour ne pas succomber. »

« S'il-te-plait, susurra-t-elle. »

Elle se leva sur la pointe des pieds et se mit à embrasser mon cou puis ma mâchoire et continua à planter de petits baisers jusqu'à mes lèvres. N'étant qu'un homme –qui plus est fou amoureux de cette femme– je répondis avec ardeur à son baiser. A peine eu-je appliqué une légère pression sur ses lèvres qu'elle se recula brusquement.

« S'il-te-plait, plaida-t-elle avec une mine de chien battu. »

« Sookie…, soupirais-je déchiré. »

« S'il-te-plait, geignit-elle en en rajoutant une couche. »

Elle déposa un autre baiser sur mes lèvres et se retira immédiatement. Oubliant mes résolutions je plaçai ma main derrière sa nuque pour l'attirer vers moi, lui donnant un baiser enflammé. Elle me rendit le double et se mit à se frotter à moi, et plus particulièrement à mon pantalon. Mon corps réagit aussitôt et je resserrai ma prise en la clouant contre moi à l'aide de mon bras libre. Quand mes mains devenues très baladeuses entreprirent de la déshabiller et s'éloigna de moi à nouveau.

« S'il-te-plait…, gémit-elle à nouveau. »

« Sookie, soufflais-je désespéré. Tu le sauras très bientôt mon amour mais… »

« J'ai compris, me coupa Sookie. Et bien puisque c'est comme ça je vais m'occuper de moi toute seule, déclara-t-elle en filant vers la salle de bain. »

Je n'eu pas le temps de l'empêcher de verrouiller la porte et fus donc condamné à souffrir du manque de son corps. Je l'entendis actionner l'eau de la douche puis le bruit de l'eau fut entrecoupé de sons délicieux qui ne m'étais pas adressés pour ma plus grande tristesse. Mon aimée gémissait de plaisir –plaisir qu'elle se procurait elle-même, ne faisant que me frustrer d'avantage – et je crus même saisir mon nom à un instant. J'étais appuyé dos contre la porte, excité comme jamais mais tellement impuissant que ça ne faisait qu'amplifier ma frustration. Je me mis à la supplier, incapable de tenir plus longtemps loin d'elle. La porte fut déverrouillée et la douche cessa. Je me précipitai à l'intérieur et découvrit Sookie…, se faisant les ongles, assise sur le meuble de la salle de bain et entièrement habillée. Je la dévisageai, ne comprenant plus rien, ce qui la fit rire aux éclats. Un éclair de lucidité me conduit à la solution.

« Tu as simulé !m'écriais-je. »

« Oh, mon pauvre chérie !rit mon aimée. Tu aurais dû voir ta tête ! De toute façon tu l'aurais compris si tu n'étais pas tant aveuglé par ton désir, poursuivit-elle suggestive en appliquant une forte pression sur mon entre-jambe. »

Je gémis et plaquai mes mains de chaque côté de son corps, lui interdisant toute fuite. Ce petit jeu avait réveillé un instinct bestial et un désir impérieux en moi. J'avais besoin d'elle, toute suite ! Je la saisis par les hanches pour l'amener à moi et écrasai mes lèvres sur les siennes avec violence. Je sentis ses mains dans mes cheveux, les serrant avec force puis appuyant encore plus ses lèvres aux miennes. Je perdis tout self-control à ce moment. J'arrachai ses vêtements d'un geste brusque et appliquai le même traitement aux miens. Je la soulevai du meuble et la positionnai face au mûr, ses mains la maintenant assez loi du mûr pour qu'elle ne se fasse pas mal ,puis la pénétrai durement par l'arrière. Nos cris se mêlèrent et mes mouvements se firent de plus en plus rapides, incontrôlés même violents. Je tenais ses hanches fermement et laissai courir mes canines sur sa peau avant de la mordre soudainement, nous entrainant tous deux au septième ciel.

Ce n'est qu'après m'être remis de ma jouissance spectaculaire que je réalisai ce que je venais de faire. Je venais de baiser mon aimée comme un animal en rut avec autant de respect que s'il s'était s'agit d'une vulgaire trainée. Sentant ma tensions Sookie m'enlaça avec une douceur imméritée.

« Qu'est-ce qu'il y a mon chéri ?me questionna mon aimée avec tendresse. »

« Je suis tellement désolé mon amour, m'excusais-je horrifié par mon comportement. »

« Mais de quoi ?demanda-t-elle sans comprendre. »

« De t'avoir baiser au lieu de te faire l'amour, de ne t'avoir témoigné aucun respect, de n'avoir pensé qu'à mon plaisir, débitais-je. Je t'ai violée ! »

« Eric !me coupa Sookie en me prenant la main. Le viol c'est quand un de partenaire n'est pas consentant, or j'étais plus que consentante. Et puis entre nous si tu n'avais pas ravagé mon corps c'est moi qui l'aurai fait, consentant ou pas, ajouta-t-elle avec le sourire en se dirigeant vers notre chambre. »

Je souris amusé avant d'entendre de nouveau la voix de mon amante.

« Eric ! Viens !gémit-elle impatiente. »

« Et après c'est moi qui suis insatiable !ris-je. »

« Je reconnaitrai que je suis insatiable si tu me fais jouir 25 fois avant la fin de la journée, me défia-t-elle. »

Je constatai avec plaisir qu'il n'était que trois heures de l'après-midi. Je me dirigeai à mon tour vers la chambre, de laquelle je ne ressortais que le lendemain, avec la satisfaction d'avoir remporté haut la main le pari.

Pour ma plus grande tristesse Sookie n'oublia pas que je lui cachai quelque chose et me chauffa pour finalement s'arrêter brusquement dès que je m'emballai jusqu'au moment où je craquai.

« Pourquoi tu me tortures ?geignis-je. »

« On avait dit pas de cachoteries, me rappela mon aimée à cheval sur mon bas-ventre en caressant distraitement mon torse du bout des doigts. »

« Tu le sauras très bientôt, promis-je en tentant de capturer ses lèvres. »

« pourquoi tu ne me le dis pas maintenant ?insista-t-elle boudeuse en évitant mon baiser. Comme ça tu aurais ce que tu veux, ajouta-t-elle suggestive. »

« Sookie, gémis-je. C'est une surprise mon amour. S'il-te-plait mon cœur…, laisses-moi ce plaisir…, suppliais-je. »

« Me faire une surprise te fait plaisir ?s'étonna ma douce. »

« Evidemment !souris-je. J'aime voir tes yeux s'illuminer et pétiller de joie et de vie, j'aime te voir sourire et j'aime quand tu me sautes dans les bras quand tu es heureuse. Je t'aime Sookie Stackhouse et te voir jouir ou te voir heureuse grâce à moi et simplement devenu une drogue pour l'esclave soumis et fidèle que tu vois en ma personne, déclarais-je avec passion. »

Ma Sookie m'embrassa avec ferveur avant de se reculer pour m'observer tendrement.

« Tu es mon esclave ?me questionna Sookie avec un sourire joueur. »

« Oui, souris-je en commençant à embrasser sa peau. Tu peux faire tout ce que tu veux de moi. »

« J'ai déjà ma petite idée de ce que tu pourrais faire pour moi dans l'immédiat, souffla-t-elle en caressant ma peau de plus en plus bas. »

J'étais prêt pour elle mais m'attardai dans les préliminaires, désireux de l'entendre me supplier de la faire venir puis crier mon nom par la suite. Je devais être maudit car c'est ce moment que le téléphone de Sookie choisit pour se mettre à sonner. Elle s'en saisit et répondit sans mettre un terme à nos activités. Peut-être n'étais-je finalement pas maudit. J'avais là l'occasion de me venger pour le traitement que j'avais reçu la dernière fois que j'avais répondu à son portable. Je l'allongeai sur le lit et m'abaissai entre ses jambes pour entrer deux doigts en elle d'un cou. Elle se mordit la lèvre jusqu'au sang pour s'empêcher de gémir au téléphone et tenta de se concentrer sur la conversation. C'était encore une fois Felipe qui demandait à la voir.

« J'ai quelque chose de très important de prévu pour la fin du moi mais peut-être que nous passerons le moi prochain, lui dit ma douce pour écourter la conversation. »

Voyant qu'elle ne parvenait pas à se débarrasser de lui je lui pris le portable des mains.

« Sookie ne peux pas te parler, déclarais-je. Nous passerons dès que nous aurons un peu de temps, promis-je avant de raccrocher. »

Mon amante n'eut pas le temps de me réprimander que déjà ma langue s'ajoutait à mes doigts pour compléter mon travail en son centre. Je la fis venir sur ma langue puis la mordit à l'artère fémorale, amplifiant son plaisir, pour enfin la pénétrer d'un mouvement de bassin fluide et puissant. Mon aimée hurla mon nom et s'accrocha à mes épaules en me griffant au passage.

« Regardes-moi ! lui ordonnais-je en me retirant. »

Sookie gémit de la sensation de perte et lutta pour rouvrir ses yeux. Son regard s'ancra au mien pour ne plus le lâcher. Je la pénétrai une seconde fois sans jamais couper notre contact visuel. Je la vis se cambrer de plaisir et je remarquai qu'un voile de luxure obscurcissait maintenant ses yeux. J'accélérai la vitesse de mes coups de rein jusqu'à notre point de non retour et senti ses canines s'enfoncer dans mon cou pour s'y abreuver. Nos échanges étaient si fréquents que je pouvais sortir au soleil, toucher de l'argent et même avoir sa température corporelle sans qu'elle n'intervienne.

Je reposai ma tête sur sa poitrine pour écouter les battements erratiques de son cœur –que je me plaisais à penser qu'il battait pour moi– et repensai à la conversation qu'elle avait eu au téléphone avec Felipe.

« Qu'y a-t-il de si important à la fin du moi ?la questionnais-je en caressant tendrement sa peau. »

« A par si tu préfères repousser voire annuler il faudra bien mettre au courant les autres du mariage. »

« Je ne veux pas repousser, tranchais-je. Marions-nous en Grèce, proposais-je en relevant les yeux vers les siens. »

« C'est dans une semaine ! Nous n'auront jamais le temps de tout préparer ! »

« Je me fiches du style de mariage que nous aurons tant que j'ai ma mariée, souris-je. Godric peut officier et nous avons tous deux des témoins dont c'est faisable. Cela dit si tu préfères repousser pour préparer le mariage de tes rêves j'attendrai. »

« Tu te rends compte qu'il y a à peine 2 mois nous ne nous connaissions absolument pas, souffla Sookie. »

« Si tu as changé d'avis pour le mariage je comprendrai…, dis-je triste en me relevant pour m'assoir. »

« Je n'ai pas changé d'avis Eric !me rassura mon aimée en venant se blottir dans mes bras. Je suis juste étonnée de notre progression, mais je n'ai jamais été si heureuse, me certifia-t-elle avant de poser un doux baiser sur mes lèvres. »

« Renoncerais-tu à ton célibat avant la fin du moi ?lui demandais-je. »

« J'y renoncerais officiellement dès maintenant si je pouvais, me sourit ma tendre Sookie. »

« Je te promet que je te rendrais heureuse mon amour. »

« Je suis déjà heureuse quand je suis dans tes bras, me certifia mon aimée avec tendresse. »

« La durée maximale d'un contrat de mariage c'est 5 siècles ?l'interrogeais-je pensif. »

« Oui, pourquoi ? »

« Je me disais juste que renouveler nos vœux tous les 5 siècles impliquerait automatiquement de renouveler aussi la nuit de noce, souris-je suggestif. »

« Comme si tu avais besoin d'un prétexte pour ravager mon corps !rit mon aimée. »

Je lui souris et mis en pratique cette nouvelle règle en lui faisant l'amour jusqu'à l'épuisement avec nulle autre raison que l'amour que je lui portai.