Bonsoir,

J'espère que votre rentrée s'est bien passée. Chapitre court pour faire durée un maximum de suspens. Mouhahaha, je suis diabolique. Dimanche j'écrirais plus, mais demain je travaille.

Désolée pour ceux qui sont déçu(e)s que ça n'aille pas vite. Promis, je fais VRAIMENT mon maximum ! DITES MOI SI VOUS PRÉFÉREZ LA FIN TOUT D'UN COUP OU PLUTOT DES CHAPITRES COURTS (mais postés plus rapidement).


BPOV

« Prendre en fonction de la douleur (2 à 5 comprimés.) »

En fonction de la douleur ? Mais si celle-ci atteignait son maximum, les proportions restaient-elles vraiment les mêmes ?

Le flacon orange vibrait entre mes doigts, ou étaient-ce mes mains qui tremblaient. Je l'ouvris, non sans peine, et commençais à avaler.

Une pilule, puis deux et trois …

Un bruit sourd résonna dans la chambre.

- Bella !

Edward rentra avec le sourire. Il allait surement m'annoncer une « bonne » nouvelle, une nouvelle promotion, un nouvel hôtel, de nouveaux inconnus.

Il vit le flacon, mon état et fit vite le lien entre les deux. Il se mit à hurler.

- Je n'ai pas fait tout ça pour rien ! Toutes ces heures pour toi ! Hors de question !

Je n'eus même pas le temps de répondre. Il m'avait déjà attraper, un bras sur mon ventre l'autre me penchant sur l'évier.

- Jamais ! Tu ne partiras pas comme ça ! Pas tant que j'en aurai fini avec toi.

Son poids appuyait sur mon buste, me forçant à mettre ma tête dans l'évier. Il glissa ses doigts dans ma bouche, les appuyant de plus en plus au fond de ma gorge. L'effet fut immédiat. Tous mes espoirs d'en finir disparurent.

Puis soudain, je me rendis compte de ce que venait de dire Edward.

Je me relevais péniblement de l'évier, pour souffler :

- Dis plutôt que ta commission serait amoindrie si je crevais sous ta surveillance.

- Tu ne sais rien à ce que tu es pour moi !

Il n'avait cessé d'hurler et je vis dans le miroir son visage tendu, la mâchoire contractée et son regard dur. J'haussais à mon tour le ton comme si ma voix me permettait de retrouver mes forces.

- Si, un gros chèque à la fin du mois !

- Petite ingrate !

Il repartit rapidement hors de la salle de bain, puis j'entendis le claquement de la porte de la chambre. Je tentais un regard vers mon propre visage dans la glace … Pitoyable. Des restants de ma régurgitation sur mes cheveux, mes vêtements puant l'alcool, mes yeux noirs dégoulinants trahissaient mon état déplorable. Ou étais-je ? Qu'étais-je devenu ?

Je m'écroulais contre le mur en pensant à ce qu'aurait été ma mort. La simple disparition d'une starlette noyée dans l'alcool et les drogues aurait fait la première page des magazines à scandales une semaine ou deux. Mes parents auraient pleuré et surement fait un grand enterrement médiatisé, comme l'était notre vie, ma vie. Alcie m'aurait probablement pleuré un peu plus longtemps. Mes collègues se seraient fait de la publicité sur ma mort, se mettant en avant avec mon « dernier » film.

Et lui. Je ne sais ce qui l'aurait pensé. Il aurait pleuré. Longtemps ?

J'enlevais difficilement mes vêtements me donnant envie de vomir à nouveau. Je pris une douche bénéfique pour ensuite m'enveloppais dans le peignoir de l'hôtel. Je me concentrais sur le lit pour pouvoir aller m'y allonger.

La nuit venait de tomber sur Tokyo. Cela faisait donc des heures que je somnolais contre le mur de la salle de bain, mon ventre me tiraillait de faim, mais il m'était impossible de bouger. J'observais la ville illuminée à travers la baie vitrée de ma chambre d'hôtel. C'était assez joli mais à force, tout se ressemblait. Les lumières, les routes, les gens à mon service, les suites dignes de véritables acteurs, j'en avais marre. Tout comme mes force m'avait quitté, mon espoir avait faiblit. C'était inutile de continuer. Je devais le dire à tout le monde, Edward, mon père et ma mère. Tout le monde devait savoir que j'arrêtais de faire ça, de vivre comme ça, d'être cette chose, cette loque inutile.

Soit je mourrais ce soir, soit je retrouvais un semblant de vie – avec lui ?

Je devais le lui dire, je devais partir et arrêter le massacre qu'était ma vie. Je devais en finir avec tous ces combats sans fin. Mais comment ? Le téléphone était sur une table près des fenêtres.

Qui appeler ? Emmet – de penser son prénom me déchirait le cœur – ou mon père ?

Edward avait déjà peut-être appelé mon père pour lui dire que sa fille était pitoyable. S'il le faisait, il allait être viré. En fin de compte, c'était bien mon père qui était au centre de ça. Il m'avait envoyé ici et je n'avais rien dit. Je n'avais rien fait contre cette figure paternelle étouffante, ce père omniprésent dans ma vie déformant chacune de mes envies. C'était lui, l'ombre me poursuivant sans cesse, retenant mes mouvements et mes pensées par quelques chaines invisibles. La peur de sa colère restait péniblement dans mon corps. Soudainement j'étais en colère contre mon père.

Je pris encore quelques secondes avant de me jeter dans la gueule du loup, la main si proche du téléphone.

Mais avant que je puisse faire le moindre mouvement, une main s'abattit sur ma bouche et un regard glacial apparut dans la vitre en face de moi. Un regard ni noir qu'un frisson me parcourut, un regard si profond que je pouvais lire les pensées de l'être.

- Tu es finie Bella.

Sa main appuyait fortement sur ma mâchoire et son bras me portait presque tant mes muscles étaient épuisés par ma rage d'auparavant. Je laissais mon corps suivre cette ombre qui ne pensait qu'à me faire disparaître. J'avais vu des yeux pleins de colère et d'envie meurtrière.

J'allais mourir. Mais quand et où ?

Je n'aurais même pas pu le voir une toute dernière fois.


XOXO

REVIEWS ?

PROMIS J'ESSAYE D'ÉCRIRE ENTRE BOULOT ET FAC !

C.S