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Chapitre 38 - Premier jour

La maison ne ressemblait plus à la maison. J'avais aimé ma maison dès l'instant où j'avais mis un pied à l'intérieur mais elle semblait vide sans Bella, même si elle n'était jamais venue ici. Quelque chose qu'il fallait que je change mais la question restait quand. Peut-être que je pourrais la faire venir pour Noël. Mais ça paraissait tellement loin. Ce n'était pas comme si j'allais être là jusqu'à cette date. J'étais toujours quelque part ailleurs pour tourner un film puis un autre, c'était stupide mais je savais que c'était pour ma carrière. Il faut frapper le fer pendant qu'il est chaud ou quelque chose comme ça.

Je déposai mes affaires dans ma chambre. Je ferai la lessive le lendemain ou après mais il ne servait à rien de ranger mes sacs. Je serai parti avant ce week-end probablement ou en début de semaine prochaine. Je devrais appeler Garrett et Kate pour m'assurer que mon emploi du temps n'avait pas changé. J'avais demandé le silence radio pendant mes vacances et on me l'avait accordé à l'exception de quelques mails à Marcus et à Kate.

Un coup d'œil à l'heure me dit que Bella était encore en cours. Je l'avais appelée dès que nous étions sortis de l'aéroport ayant besoin d'entendre sa voix même si c'était seulement un message enregistré. Oui, j'étais un peu ridicule mais je ne pouvais pas m'empêcher qu'elle me manque. Alors je sortis mon téléphone et lui envoyai aussi un message.

La maison n'est pas la maison sans toi. Je ne peux pas attendre le jour où je reviendrai vers toi où que ce soit. Je t'aime.

Je posai mon téléphone alors que dans la chambre d'Emmett la musique explosait. Il avait été plutôt calme depuis que nous avions quitté les filles, ce qui était bienvenu car j'avais craint un récit exhaustif de ses facéties sexuelles avec Rose. Je fermai ma porte et essayai de me concentrer sur ce que j'avais besoin de faire avant de partir. Rolling Stone demain et quelques séances avec Alec pour compenser le temps libre que j'avais pris, même si je pensais que j'étais plutôt bien. Je m'étais entrainé à ma manière, toute cette semaine avec Bella après tout. De la meilleure des façons. De l'entrainement au sexe… Je me demandai si je pourrais le commercialiser. J'avais des essais de costumes et quelques séances photos le jeudi. Si tout cela se passait bien nous pourrions probablement partir le samedi.

Merde… il était temps d'affronter la réalité. J'attrapai mon téléphone et composai le numéro.

"Bien, bien, le fils prodige est de retour!"

Je ricanai. "Tu n'as jamais pensé à moi comme à ton fils, Kate!"

"Et merci seigneur pour ça! Nous aurions une situation comme dans Les enfants du péché*, là!"

Elle me tuait. "Je pensais que c'était un inceste entre frère et sœur."

"Eh bien je n'ai certainement pas l'âge d'être ta mère, donne-moi un peu de crédit…" souffla-t-elle.

"Oh oui tu es trop jeune pour de telle choses, comment ça va Katie?"

"Je t'en prie comme si j'avais un truc intéressant à raconter? C'était toi qui étais avec la fille de tes rêves toute la semaine. Comment c'était?"

Je souris rien qu'à la pensée de ma semaine avec Bella. "Au-delà des mots."

"Oh Seigneur ce gars est bel et bien amoureux, Garrett!" J'entendis des cris de joie en arrière-plan. "Tu devrais l'entendre, Gar, on dirait une fille!"

"Hé!" protestai-je mais je savais qu'elle avait probablement raison.

"Je ne peux pas m'en empêcher, tu es trop mignon. J'aime que tu sois heureux… enfin. Quand pourrai-je la rencontrer?" demanda-t-elle.

Ça c'était la question à un million de dollars. Quand, quand, quand? Je voulais avoir la réponse à tous ces quand dès à présent mais ce n'était pas faisable. "Bon si vous venez tous les deux à Berlin vous pourrez la rencontrer cet été. Sinon ce sera beaucoup plus tard."

Il y eut un silence à l'autre bout de la ligne. "Allô?" fis-je, me demandant si mon téléphone avait coupé la communication.

"Je suis désolée, est-ce que tu viens juste de dire qu'elle viendra à Berlin avec toi?" Oh Oh le ton amical avait disparu et le ton d'affaire était revenu.

"Hum, oui?" Je continuai vite avant qu'elle puisse me hurler dessus. "J'allais te le dire! Je veux dire, je viens juste de le faire. Je reviendrai pour sa remise des diplômes dans cinq semaines et ensuite elle viendra pour rester avec moi tout l'été."

Silence à nouveau. Ce n'était pas bon. Il fallait que je remplisse. "Tu as dit que tu voulais la rencontrer alors ce sera le moment optimal."

Elle soupira longuement. "Et que suis-je supposée dire à la presse concernant le fait que tu vas à une quelconque remise des diplômes dans l'état reculé de Washington?"

"Seattle n'est pas un trou paumé et peut-être que tu n'auras rien à dire. Ce n'est pas comme si l'université de Washington n'était pas énorme. Des diplômés, il va y en avoir des tonnes. Je doute qu'ils me remarquent."

"Doute qu'ils te remarquent? Des étudiants? Pardon, des étudiantes? Es-tu sérieux?" demanda-t-elle. Bon quand elle le présentait comme ça… "Tu ferais mieux d'y réfléchir à deux fois, Edward. Ça ou tu ferais mieux d'être préparé à parler de votre relation."

Ne pas y aller n'était pas une option. Je lui avais promis. Elle était ma famille maintenant et la famille allait aux choses importantes comme les remises de diplômes. "J'irai. Et si on me voit je gérerai. Et je vais parler de ma relation demain avec peu importe qui je rencontrerai des Rolling Stone."

"Son nom est Bree Tanner."

Elle? Génial. Sept fois sur dix les journalistes femmes me draguent ouvertement ou au moins flirtent et essaient de me faire tomber amoureux d'elles. "Kate…"

"Elle est lesbienne alors ne t'inquiète pas."

Je ris parce que Kate me connaissait tellement bien. "Ça marche."

"J'ai pensé que oui. Alors que prévois-tu de lui dire?"

Comme si je le savais? Je n'avais pas de satané script et si j'essayais d'en écrire un je finirai par me répéter et Rolling Stone était le genre de magazine qui ne goberait pas un mot de ce que je dirais. "Nous savons tous les deux que la question d'une relation va se présenter tôt ou tard. Je prévois d'improviser mais je n'ai pas l'intention de donner le nom de Bella."

"Tu vas avoir du mal à cacher son nom à la presse si tu vas à la remise des diplômes puis flâner ensemble en Europe," me rappela Kate.

Je roulai des yeux. "Elle et ses amies se promèneront en l'Europe, je travaillerai, elle aura sa chambre qui communiquera commodément avec la mienne." Ce n'était même pas un problème. Nous prenions toujours des chambres supplémentaires pour que je puisse être tranquille. Je ferai juste en sorte qu'une de ces chambres vides soit juste à côté de la mienne et c'est tout. Je n'aurai peut-être pas l'occasion de passer mes journées avec Bella mais mes nuits je ferai mieux de les passer avec elle.

"Tu te souviens de comment c'était quand tu sortais avec Irina?"

Etais-je stupide? "Bien sûr que oui mais si tu t'en souviens, Irina courtisait la presse, Bella ne le fera certainement pas, nous donnerons son nom quand et si ça nous convient et si quelqu'un me reconnait à Seattle on avisera, je voudrais profiter de ma relation pendant un certain temps avant de faire la une des tabloïds et des potins sur internet." Ça m'ennuyait déjà rien que d'y penser.

"Ok, Edward, tu sais que c'est mon boulot d'être préparée, j'essaie juste de faire ça," me calma-t-elle.

Je savais cela. Ça ne rendait pas moins ces pensées irritantes. "Je te promets qu'à l'instant où on nous verra ensemble et que je supposerai qu'on est découvert, je t'appellerai et nous mettrons quelque chose en place pour la presse tout de suite après."

"Et s'ils te découvrent sans que tu t'en aperçoives?"

"Bon ce n'est pas comme si je te le cachais à toi. Tu sais qui elle est."

"Oui mais je ne sais pas ce que je suis supposée dire. Tu veux que je leur raconte la vérité?"

Enfer non. J'aurais des tonnes de fans qui essaieraient de me traquer électroniquement. Et peut-être qu'elles seraient juste aussi perspicaces que Bella. "Nous pouvons dire que nous nous sommes rencontrés grâce à des connaissances communes, ce n'est pas loin de la vérité car Emmett sort avec une des ses meilleurs amies."

"Quoi?" Je dus éloigner le téléphone de mon oreille au cri de Kate. "Je t'ai sûrement mal compris as-tu dit qu'Emmett sortait avec quelqu'un? Comme sortir avec quelqu'un pas juste baiser puis oublier?"

Je ris à l'incrédulité de Kate. Je ne pouvais même pas la blâmer. "Plus que sortir si ça doit se résumer à ça. Rose est la bonne pour lui tout comme Bella l'est pour moi."

"Bon que je sois damnée. Il faut que je rencontre cette fille aussi. La fille qui peut faire qu'Emmett se range? Elle doit être exceptionnelle."

Elle paraissait vraiment très choquée. "Elle l'est. Et c'est en grande partie grâce à elle que Bella et moi sommes ensemble. Emmett est amoureux."

"Garrett! Nous irons à Berlin cet été! Dégage du temps en juin ou juillet!" cria-t-elle.

"Pas besoin de crier pas vrai? Il n'est pas juste là?"

Elle souffla. "Il faut que tu saches qu'il est dans son bureau en train de discuter une chose ou une autre."

"Alors pourquoi cries-tu si fort?" demandai-je en souriant. J'aimais comment ils étaient ensemble… Un jour Bella et moi serions comme eux, sauf la partie où il faut crier.

"Parce qu'Emmett Cullen a une petite-amie et qu'il est amoureux! Nous n'avions jamais pensé voir ce jour."

"Et en ce qui me concerne? Je suis amoureux aussi…"

Elle rit. "Toi, Edward tu as toujours été du type à t'installer. Je suis juste contente que tu ne l'aies pas fait avec quelqu'un comme Irina. J'allais devoir dire des mensonges aux journaux si tu étais resté plus longtemps avec elle."

Je secouai la tête. "J'aurai dû te virer alors et où serais-tu?"

"Je te l'ai déjà dit, Garrett trainerait sur Hollywood Boulevard. Vraiment quel genre de vie serait-ce pour lui? Ça aurait été pour ton plus grand intérêt. En même temps ça a été difficile de convaincre Bella qu'elle était la bonne si tu avais été marié avec cette espèce de sangsue."

C'était vrai. "Je n'ai jamais pensé à l'épouser." Il n'y avait qu'une seule fille que j'avais pensé à épouser et ça arriverait un jour.

"Heureusement! Tout le mérite m'en revient."

Je ris. "Bien sûr que oui, en fait j'appelais pour voir si quelque chose s'était ajouté à mon planning cette semaine."

"Faire l'interview avec Le Times vendredi après-midi. Seacrest veut que tu appelles pendant l'émission dans la semaine et c'est toi qui décides quand et si tu veux le faire."

Ugh. "Je peux le faire le jeudi pendant l'essayage de costumes."

"Excellent. J'arrange ça. Et Marcus a besoin que tu y ailles et signe ton contrat. Ça n'est pas pour moi mais en même temps j'ai Garrett qui agite des papiers sous mon nez."

Je ris. "Dis-lui bonjour. J'irai voir Marcus après l'interview demain sauf si c'est trop tard. Sinon ce sera pour mercredi." Mes journées se remplissaient rapidement. "Je suppose que je pars samedi?"

"C'est ce qui est prévu ou à peu près, dit Garrett."

La chose adorable sur le fait qu'ils soient mariés est que je peux en appeler un et obtenir toutes les informations à la fois. "A-t-il autre chose pour moi?"

"As-tu autre chose pour lui? Je peux lui passer mon téléphone si tu veux. Arrête avec ces papiers, je ne suis pas ta secrétaire." Je ricanai pendant qu'ils se chamaillaient. "Il faut aussi que tu fasses les voix des annonces pour Mercedes avant de partir."

Bien sûr. "Mercredi après midi?"

Kate bourdonna alors que j'entendais le bruit de son clavier. "Ça ira. Je t'avais dit que tu serais un garçon très occupé quand tu reviendrais. Ne râle pas."

Je fronçai les sourcils, "Je ne râle pas."

"Ton ton était râleur, tu ne crois pas que je connais ton ton de garce maintenant?"

Elle me connaissait bien. "D'accord je suis sûr que tu as bien rempli mon agenda."

"Pas encore mais ce sera fait!"

Elle n'avait pas besoin de paraitre aussi réjouie de cela. "Je ne t'aime pas!"

Son rire délicieux emplit la ligne. "Mais tu m'aimes et tu ne peux pas vivre sans moi. La ferme Garrett, il m'aime plus que toi!"

La femme marquait un point. "Ça ne veut pas dire que je doive l'aimer mais oui je vous aime tous les deux."

"Mais tu m'aimes plus, non? Il est plus facile à remplacer."

J'entendis Garrett protester. "Il t'aime davantage parce que tu lui fais plus peur que moi!"

Ils me tuaient. "Il a raison. C'est le pouvoir que tu as sur moi qui te donne l'avantage."

"Ne l'oublie pas!" chanta-t-il. "Tu veux que je vienne demain?"

J'y réfléchis. Quelquefois Kate venait pour s'assurer que je ne sois pas mal représenté par la presse. En général ça se passait bien mais Rolling Stone était simplement un animal différent. "Qu'en penses-tu? Est-ce que j'aurai l'air balourd si tu venais?"

"Honnêtement oui. Ils ne m'ont pas ordonnée de ne pas être là mais ils n'aiment pas que le publiciste te régente alors que tu es censé être toi-même. C'est à toi de voir. Je peux me libérer si tu as besoin de moi. Si non, enregistre car s'ils déconnent je leur tomberais dessus comme un fléau de dieu."

Et elle le ferait aussi. "J'enregistrerai je pense que c'est la meilleure solution."

"Moi aussi, appelle-moi juste après ou pendant si elle sort du rang d'une manière ou d'une autre et j'y mettrais fin."

Je souris, imaginant Kate mettant fin à mon interview. Elle pouvait faire peur à la journaliste si elle voulait. "Je le ferai, merci Katie."

"Pas de problème. Et Edward?"

"Oui?"

"Je suis vraiment ravie que tu aies trouvé Bella, ça ne rendra peut-être pas mon travail plus facile pour le moment mais je veux que tu sois heureux."

Je dus sourire parce que je savais que c'était vrai. "Je sais, Katie et je le suis vraiment et dans un autre monde je crierais ma relation avec Bella sur tous les toits."

"Je sais que tu le ferais et j'ai hâte de la rencontrer." Sa voix était chaleureuse.

"Tu l'aimeras."

"Aucun doute. Et la copine de ton frère sera avec elle?"

Je ris. Elle ne croyait toujours pas à la copine d'Emmett. "Oui."

"Enfer! Je vais prendre nos billets dès ce soir!"

"Fais donc ça. Au revoir Kate. On se parle demain!"

"Au revoir Edward. N'oublie pas de m'appeler."

"Ce sera fait." Je raccrochai et souris. Elle était envahissante mais c'était bien qu'elle soit avec moi.

La musique d'Emmett s'arrêta et j'entendis un coup à ma porte. "Depuis quand tu tapes? Je ne me branle pas, idiot. Ça ne fait que quelques heures!"

"Eh bien je suis contente de l'entendre mais j'espère vraiment que tu ne m'appelles pas idiote régulièrement."

Putain de merde. Maman. Mon cœur chuta et je m'assis en commençant à bégayer. "Je n'étais pas, je veux dire, je pensais que tu étais… qu'est-ce que tu fais là?"

"Apparemment je n'interromps pas de séance de masturbation - fait dont je suis éminemment reconnaissante," répondit-elle, ses yeux verts scintillant alors quelle me souriait depuis ma porte. Son regard tomba sur ma table de nuit et elle rit légèrement. "Je suis contente de voir que tu t'hydrates correctement…"

Oh seigneur… tues-moi maintenant. "Je pensais que c'était Emmett."

"J'espère bien. Il est bien plus idiot que moi."

"Hé!" cria mon frère derrière elle.

Seigneur. Je sortis du lit et passai ma main dans mes cheveux. "Qu'est-ce qui t'amène ici?"

Maman roula des yeux. "Mes garçons reviennent de vacances avec les amours de leur vie et je suis supposée attendre que vous m'appeliez? J'ai tapé mais personne n'a entendu avec le bruit de ton frère dans sa chambre alors je suis entrée."

Bien sûr qu'elle l'avait fait. "Nous avons appelé. Tu étais en réunion."

"Maintenant elle est finie et je suis avec mes fils." Elle fit un sourire qui contrastait avec son tailleur gris rayé. Elle avait l'air de pouvoir couper quelqu'un avec un seul mot. "On y va?" Elle fit un geste vers le couloir et Emmett et moi nous regardâmes en la suivant. Cela allait arriver tôt ou tard, le plus tôt serait peut-être le mieux.

Maman s'assit sur le fauteuil alors Emmett et moi nous installâmes sur le canapé. Elle nous fit un grand sourire. "Alors comment étaient ces vacances?"

"Géniales," répondis-je en même temps qu'Emmett disait. "Parfaites."

Maman sourit encore un peu plus. "Alors ça s'est bien passé, quand leur avez-vous parlé de la bonne?"

Emmett marmonna quelque chose et regarda ses mains, évitant le regard acéré de maman. Je n'étais pas sûr de devoir parler le premier pour le sauver ou si je devais l'envoyer aux loups et rendre les choses meilleures pour moi. Alors comme il restait immobile je pensais que c'était mieux que je commence. "Avec Bella ça c'est très bien passé. Elle n'a pas vraiment compris le fait que j'avais prévu de l'épouser et de l'aimer pour toujours mais elle y a cru et en moi aussi."

Maman avait les larmes aux yeux, elle se leva et se baissa pour m'étreindre fort. Je fermai les yeux et profitai de cette sensation que je ressentais toujours quand j'étais dans ses bras. Dire que mon appréciation avait changé après que j'en ai plus appris sur la mère de Bella et sur les parents de Rose était un euphémisme. "Je suis très contente d'entendre ça chéri." Elle ébouriffa mes cheveux et se tourna vers Emmett qui évitait son regard et qui semblait sombrer dans son siège. "Emmett Matthew y a-t-il une raison pour que tu veuilles trouer ce cuir avec ton regard? Qu'as-tu fait?" demanda-t-elle, sa voix aiguë contrastant avec sa réaction à mes nouvelles.

"Je n'ai rien fait," marmonna-t-il, refusant toujours de la regarder. Mauvaise réponse. Elle s'assit sur la table basse juste face à lui et prit son visage entre ses mains, haussant un sourcil et sans rien dire. Emmett déglutit. "Ce n'est pas ma faute!" hurla-t-il, en levant ses mains.

"Qu'est-ce qui n'est pas ta faute?" demanda-t-elle, ses lèvres esquissant un sourire. Maman s'amusait mais Emmett ne pouvait pas le voir.

"Rosie m'a tenté maman! Elle portait ces sous-vêtements sexy et puis j'ai suivi les conseils d'Eddie et je l'ai laissée…" Je lui lançai un regard noir et me reculai. Maudit soit-il de transformer les choses à son avantage.

"Je lui ai juste dit qu'elle pensait, à tort, qu'il ne voulait que du sexe avec elle et qu'il devrait lui montrer qu'il se souciait d'elle, pas la rendre folle!" protestai-je.

Maman rit. "Les garçons." Elle se tourna vers Emmett. "Donc tu l'as énervée et après?"

"Ensuite j'ai dû boire et j'ai dû le lui dire pendant qu'on jouait," marmonna-t-il.

"Quoi?" hurla-t-elle.

"Je ne voulais pas! Elle m'ignorait et était complètement énervée et elle a parlé de ce jeu! Plus je buvais plus je voulais arranger les choses alors je lui ai juste dit que je voulais l'épouser." Ses épaules se courbèrent comme s'il résistait à une tempête.

Maman ferma les yeux et secoua la tête. "Qu'est-ce que je vais pouvoir faire de vous les gars? Comment ça a fini?"

"Euh pas bien au début mais Bella a fait admettre à Rose qu'elle m'aimait aussi et tout a bien fini! J'ai compensé ça le soir suivant, maman, je te jure… dîner aux chandelles, tout le truc d'Edward!"

Maman rit et ouvrit les bras. Emmett les remplit immédiatement. "Bien je ne peux pas dire que ton père a fait beaucoup mieux au début non plus, je suis contente qu'au moins l'un de vous deux l'ait bien compris."

Emmett avait le sourire quand il la relâcha. "Hey il a dit à Bella qu'il l'aimait par accident après …" il s'interrompit et haussa les épaules. "Tu sais…" Bâtard.

Maman roula des yeux. "Je crois que je sais oui. Je suis contente que vous soyez heureux les garçons. Et il me tarde de rencontrer les filles. Nous serons à la remise des diplômes?"

"Oui, Rosie a déjà pris les places pour nous puisque personne de sa famille ne vient."

La bouche de maman forma une ligne dure. "Je n'arrive pas à croire qu'un parent rate la journée de remise des diplômes de son enfant pour faire une croisière." Elle secoua la tête avec véhémence. "Eh bien tant pis pour eux, elle est en médecine?" demanda-t-elle. Et Emmett hocha la tête. "D'accord je sais ce que je vais lui trouver." Ça c'était maman, prête pour le cadeau parfait. "Bella va être enseignante?"

"Ouais." Je ne pourrais pas arrêter de sourire même si j'essayais. Des images de Bella avec ses lunettes sexy, son chemisier blanc, sa jupe et ses talons envahirent mes pensées.

"Je peux travailler avec ça! Et nous allons rencontrer ses parents, n'est-ce pas?"

Ça fit disparaitre mon sourire. "Son père et sa copine viendront, je crois. Elle n'est pas trop sûre pour sa mère."

Le regard noir de maman était revenu. "Pourquoi pas?"

"D'après ce que dit Bella sa mère est quelque part en train de chercher "le bon". Elle l'a à peine vue depuis qu'elle est partie quand Bella était juste âgée de trois ans."

Maman souffla. "Quel genre de mères inutiles ont-elles? Heureusement qu'elles m'ont moi maintenant. Je vais leur montrer ce qu'une mère devrait être."

Emmett et moi, nous sourîmes puis à elle. "C'est ce qu'on leur a dit…" dit fièrement Emmett à maman. "J'ai dit à Rosie qu'elle avait une vraie famille maintenant et qu'elle était, eh bien, tu ne connais pas encore Rosie mais je peux te dire qu'elle était très émotive et elle a presque pleuré."

"Bella aussi, maman. Je lui ai promis que tu serais là, comme sa mère ne l'a jamais été."

Les yeux de maman commencèrent à s'embuer. "Bien sûr que je le ferai! Tu dois me donner leur adresse! Je n'attendrai pas la remise des diplômes pour envoyer un cadeau à ces deux-là. Elles ont presque fini l'école et ont probablement besoin de quelque chose pour les booster pendant ces dernières semaines. Je me souviens comment j'étais épuisée à la fin."

Je souris. Ma mère était la meilleure maman du monde et je me bagarrerai avec tous ceux qui diraient le contraire. "Je suis sûr qu'elles vont adorer ça." Une pensée me traversa. "Elles vivent avec une autre fille, Alice, et je sais qu'elles ont peur qu'elle se sente abandonnée..."

Maman agita une main impatiente pour m'arrêter. "N'en dis pas plus. Trois filles. Dans quoi Alice se spécialise?"

"Soins infirmiers. Elle va avoir un entretien dans un hôpital local."

"Et un homme plus jeune," ajouta Emmett, en riant quand je roulais les yeux.

"Il n'y a rien de mal avec les hommes plus jeunes, Emmett." Maman nous fit un sourire à tous les deux et je ne voulais pas savoir pourquoi.

Elle se leva et embrassa ma joue puis celle d'Emmett. "Je vais commencer à m'occuper des choses pour les filles. Tu m'envoies leur adresse par texto ou tu me le diras ce soir."

"Ce soir?" demandai-je. Emmett avait l'air tout aussi confus.

"Dîner, si vous voulez."

"Putain oui!" cria Emmett.

Maman rit et se dirigea vers la porte. "Vers six heures. Je dois faire un peu de cuisine maison à mes garçons avant que vous ne soyez coincés avec le room service et les restaurants pendant des mois."

Emmett avait l'air d'avoir gagné au loto. "Poulet au parmesan?" demanda-t-il.

Maman sourit en ramassant la mallette qu'elle avait laissée à côté de la porte d'entrée. "Bien sûr. Tous tes préférés. Vous devrez trouver les plats préférés des filles aussi." Elle sortit avec un signe de la main.

Emmett secoua la tête. "Je pense qu'elle les aimera peut-être plus que nous."

Je ris. "Plus que toi, c'est sûr. Mais pas plus que moi."

J'eus droit à un coup de poing sur le bras qui piqua. "Attends un peu. Bella et elle seront comme deux larrons en foire et maman ne t'appellera plus du tout."

"Elle appellera quand même, sûrement pour nous crier dessus parce qu'on aura énervé les filles."

Emmett ricana. "Vrai. J'aurai probablement plus d'appels et de visites."

"Bien sûr que oui."

"Ok, je vais m'entraîner avant d'aller manger mon poids de cuisine de maman. Tu viens?"

Autant affronter Alec maintenant. Si j'attendais un jour ou deux, il serait plus dur avec moi. "D'accord."

Emmett rit voyant mon expression. "Allez, vedette de films d'action, il faut être en forme pour être Steven Steele."

Ce que je voulais, c'était être à la maison avec ma Bella mais ce n'était pas possible. "Ouais, ouais, ouais." Il était temps de reprendre la routine, peu importe laquelle.

WWS

Même pas un jour à la maison et on n'arrêtait pas de se louper. Bella avait appelé pendant que je m'entraînais et quand je l'avais appelée, j'avais eu son répondeur. Puis j'avais dîné avec maman et papa et après que le téléphone d'Emmett ait sonné un peu trop souvent on reçut l'ordre de les éteindre. Et bien sûr, Bella avait rappelé. J'attendis de rentrer pour réessayer de la joindre.

"Bonsoir." A l'instant où sa voix chaleureuse remplit la ligne, je me sentis mieux.

"Salut, baby."

"Enfin! Je commençais à penser qu'on ne se parlerait pas aujourd'hui."

Je ris, soulagé qu'elle semble aussi inquiète que moi. "Oui suis d'accord. Tout le monde conspire pour nous séparer et je n'aime pas ça."

Bella ricana. "Personne ne conspire."

"Ha! Ma mère m'a fait éteindre mon téléphone au dîner parce qu'Emmett recevait des texto de Rose."

"Comment osent-ils?" demanda-t-elle, tout en riant.

"C'était complètement des texto coquins, ça se voyait sur le visage d'Emmett."

Elle rit plus fort. "Ça ne me surprend pas mais pourquoi t'as l'air jaloux? Tu voulais des texto coquins?"

C'était une question idiote. "Je veux toujours des texto coquins, mon amour."

"Haaa, je le sais, baby. Et si j'avais eu une minute toute la journée, je t'en aurais envoyé. Partout où j'allais, il y avait quelqu'un en embuscade." Elle soupira. "Je pense que Rose et Alice essayaient de rendre les choses plus faciles pour moi mais tu m'as manqué férocement."

"Tu m'as manqué aussi."

Je l'entendis presque sourire au téléphone. Du moins, j'espérais qu'elle souriait. "Je l'ai deviné avec ton texto. C'était incroyablement doux."

Son texto était tout aussi merveilleux. Elle m'avait dit que sa maison serait toujours là où j'étais aussi et qu'elle ne pouvait pas attendre d'avoir l'éternité avec moi. Si je n'avais pas été dans la salle de gym quand je l'avais lu, je l'aurais appelée immédiatement, même si ça me faisait passer pour une mauviette. Alec m'aurait traité de fille et m'aurait fait travailler encore quelques heures.

"J'en pensais chaque mot, baby. C'est tranquille et solitaire ici, même si Emmett est avec moi."

"Je sais," répondit-elle doucement. "Un jour de moins, c'est ça?"

Je ris en m'adossant contre mes oreillers. "Oui et s'est passé assez vite, tant que je reste occupé. Maman nous a surpris peu de temps après notre retour à la maison."

"Pourquoi ça ne me surprend pas?"

Mes joues chauffaient en repensant à ce qu'elle avait entendu quand elle avait frappé à ma porte. "Maman est excitée à propos de ta remise de diplômes. Elle prépare déjà des colis, des cadeaux."

"Des colis? Des cadeaux? Edward, c'est idiot. Elle n'a pas besoin de me donner quoi que ce soit."

Je roulai des yeux. "Essaie de lui dire ça, baby. Tu verras si elle t'écoute. Elle va aussi acheter des trucs pour Alice."

J'entendis un petit halètement au téléphone. "Vraiment? C'est incroyable, Edward. Merci."

Ses mots, comme toujours, me firent du bien. "Pas besoin de me remercier, baby. J'ai juste mentionné qu'Alice était dans les parages et Maman s'occupe de tout. Nous devions lui donner votre adresse, alors attendez-vous à quelque chose, je n'ai aucune idée de quoi." Je me demandais ce que Maman m'aurait envoyé si on était allés à la fac très loin. De qui me moquais-je? On ne serait jamais allés loin. Nous étions des garçons à leur maman et nous le savions tous les deux.

"C'est trop gentil. J'ai hâte," murmura-t-elle doucement.

Je savais où son esprit était parti. "Je t'ai dit que maman fera partie de ta vie à partir de maintenant. Elle peut être autoritaire parfois mais elle veut bien faire."

"Je doute que ça me dérange un jour," me dit-elle. Je savais que c'était vrai.

"Em pense qu'elle vous aime déjà plus que nous, Rose et toi. Je lui ai dit qu'elle t'aimait probablement plus que lui mais jamais plus que moi."

Ça la fit encore rigoler. Et ça me fit sourire. Je ne voulais pas que ma copine soit triste et ça craignait que je sache qu'elle l'était. Nous allions être tristes tous les deux jusqu'à ce que je puisse la tenir dans mes bras. "Je ferai en sorte que tu sois toujours la numéro un à ses yeux."

"Ce n'est pas une compétition, même si tu es merveilleuse," l'assurai-je.

"Tu vas vraiment te disputer avec moi pour l'amour de ta mère?" demanda-t-elle, en ayant l'air amusé.

Jamais. Bella méritait tout l'amour qu'elle pouvait avoir. "Je te laisserai être à côté de moi, là où est ta place. Ça te va ça?"

"C'est exactement là où je veux être."

Je me dis que je ferais mieux de changer de sujet avant qu'on commence à pleurer. Ce n'était pas quelque chose que je faisais souvent et je ne voulais vraiment pas commencer maintenant. "Comment était ta journée, baby?"

Elle soupira. "Pas trop mal, vraiment. Ce n'était pas facile d'être de retour après les vacances. Je voulais me pelotonner et aller dormir pendant la Littérature Féministe."

Je gloussai. "Est-ce quelque chose de nouveau pour cette matière?"

"Non, mais c'était plus fort cette fois."

Elle me faisait craquer. "Pauvre baby."

"Un jour, je t'appellerai pendant ce cours pour te faire écouter."

"No problemo, Bella. Je pourrais avoir besoin d'une bonne sieste."

"Ha. Encore quelques semaines à souffrir et je brûlerai ces livres."

L'image qu'elle m'en faisait était hilarante. "Ce n'est pas très féministe de ta part. Tu devrais au moins balancer quelques soutien-gorge dans le feu sinon tu soutiens le mouvement en même temps que tu le rejettes."

Son rire était contagieux. "Je vais le faire! Sauf que… veux-tu vraiment que je brûle mes soutien-gorge?"

Pas du tout. "Aucun! Tu n'en as pas un vieux minable dans lequel tu ne voudrais pas qu'on te voie?"

"Comme si j'allais brûler mon soutien-gorge le plus confortable? Ce n'est pas du tout soutenir le mouvement!" Elle avait l'air positivement horrifiée. "Je devrais brûler le bleu foncé, les bretelles sont effilochées."

Je fis une moue. "J'aime le bleu foncé."

"Tu les aimes tous."

C'était la vérité. "Pourquoi n'en achètes-tu pas de nouveaux bon marché que tu pourrais brûler? Ils sont par lots de quatre comme les culottes? Prends ceux-là," suggérai-je.

"Tu es un vrai mec toi. Quatre par lot? Je trouverai quelque chose à brûler, quelque chose auquel tu n'es pas attaché émotionnellement."

Comment le saurais-je? "Je suis émotionnellement attaché à tous tes soutien-gorge. Brûle ceux de Rose. Emmett t'enverra probablement un mot de remerciement."

"Un mot de remerciement ne vaut pas le coup de pied au cul que je recevrai pour avoir pensé à une chose pareille!"

C'était la vérité. Rose était effrayante. "Ok, brûle juste les livres. Je ne dirai rien."

"Tu ferais mieux de ne rien dire! Que faisais-tu pendant que j'aiguisais mon esprit?"

"J'ai parlé à Kate."

"Oh ouais? Comment ça s'est passé?"

Aussi bien que possible. "Elle était un peu troublée par le fait que je veuille assister à ta remise de diplôme mais je lui ai dit que j'y allais et c'est tout. Si on est découvert comme ça, qu'il en soit ainsi. J'ai l'intention de mentionner que je ne suis plus célibataire demain."

"Mmmm, j'aime entendre ça. Es-tu prêt pour l'interview?"

Je souris. "Je sais y faire maintenant, baby, oui, je suis prêt. Je suis intéressé de voir comment elle réagira quand je parlerai de toi et ce qui se passera après, je suppose. Mes autres relations ont toutes été si hollywoodiennes. C'est nouveau pour moi."

"C'est nouveau pour moi aussi." Il y eut une pause et je m'inquiétais qu'elle déteste déjà tout cela. "J'ai vu Mike aujourd'hui."

Mike? Mike. Maudit soit ce type. "Oh?" demandai-je, en listant mentalement des agences potentielles, me demandant qui je pourrais appeler pour voir si je pourrais trouver un garde du corps. Un gros, grand et effrayant.

"Arrête de t'inquiéter, Edward. Il allait bien. Mais il m'a parlé de toi et bien sûr, je ne savais pas quoi dire. Je lui ai dit que je voyais quelqu'un maintenant et que c'était nouveau et que je le gardais secret." Elle ricana nerveusement. "Il nous a invitées à une fête de sa fraternité ce week-end."

Il l'avait fait, n'est-ce pas? "Je vois."

"Je lui ai dit qu'on avait d'autres projets."

Je me sentis tout de suite mieux mais coupable à cause de ce sentiment. "Tu sais, si tu veux y aller..." Je m'arrêtai parce que je ne voulais pas avoir l'air de lui donner la permission ou quelque chose comme ça. Je n'avais aucun contrôle sur ce qu'elle faisait.

"Je ne veux pas y aller. J'y suis allée avant et j'ai déjà fait les fêtes là-bas. En plus, non seulement Mike serait là mais Jared aussi. Nous faisons tout pour qu'Alice ne rechute pas."

Je gloussai. Elle faisait passer ça pour une maladie. "D'accord, baby. Je ne veux pas que tu te sentes limitée."

"Qui dit que je suis limitée? On a des projets pour vendredi soir."

C'est le cas? "Quels projets?" demandai-je.

"Si tu es libre, je pensais qu'on pourrait peut-être avoir un autre rendez-vous Sk*pe. On ne sera pas dans le même fuseau horaire pendant longtemps donc je me suis dit..."

"Bien sûr que oui! Je suis libre." Je ferai tout pour être libre, merci beaucoup.

Bella rit. "Tu es si facile."

"Seulement pour toi, baby."

"Bien. C'est un rencard alors." Elle bâilla et je savais qu'il était temps de la laisser partir.

"Tu as besoin de te reposer, mon amour."

"Je sais mais je ne veux pas te laisser partir."

Je souris. "Tu ne pourrais pas même si tu essayais. Je n'irais nulle part."

"Bien," répondit-elle.

"Fais de beaux rêves, Bella. Je t'aime."

"Je t'aime aussi, Edward."

Elle avait de nouveau l'air triste. J'avais du mal à accepter ca. "A bientôt, baby."

"J'adore ça. A bientôt."

Très bientôt, parce que nous avions un rendez-vous sur Sk*pe à ma plus grande joie. Je mis fin à notre appel et ouvris Words. Notre dernier jeu était perdu, encore une fois par moi pour une raison inconnue. Manifestement, le jeu me haïssait ou était sexiste ou... quelque chose. Peu importe. C'était à mon tour de commencer. Et bien sûr, mes lettres étaient nulles. A? L'Idaho ne passerait probablement pas. Pas un mot acceptable, mon cul. Aide? C'était ennuyeux. Hah? Ho? Ça passerait. Hide [cacher]? Had [Avait]? Hod? Doh? Ces lettres étaient nulles.

Vous savez quoi? Pourquoi ne pas commencer par ce qui aurait probablement dû être notre premier mot? Il n'y avait pas grand-chose à faire mais en quelque sorte ça me plaisait bien donc je jouai HI [Salut], fronçant les sourcils au V et Z qui apparurent en retour et j'ouvris la boîte de message.

Eh bien, ce n'est pas un mot sexy mais je te laisse les mots sexy. Au lieu de ça, je dis salut, ce qui aurait probablement dû être notre premier mot. Non pas que je regrette les mots que nous avons partagés. Je n'ai jamais pu. Ils m'ont apporté la femme avec laquelle je vais passer le reste de ma vie, donc chacun d'entre eux est merveilleux.

Je souris en me rappelant certains des mots qu'elle m'avait envoyés.

Surtout les mots coquins. La meilleure partie d'être loin de toi, si c'est possible, c'est que j'ai de nouveau Words avec toi. Je préfère t'avoir, bien sûr, mais je prendrai ce que je peux avoir jusqu'à ce que je puisse t'avoir à nouveau.

Je n'arrive pas à croire que je doive dormir sans toi. Mon grand lit est terriblement solitaire. J'ai vraiment hâte que le jour arrive où tu sois ici avec moi… ou que je sois là avec toi… ou qu'on soit quelque part ensemble. A bientôt, baby. Je t'aime.

C'était tout. Je regardai l'espace vide à côté de moi quand j'eus fermé l'application et mis mon téléphone de côté. Il fallait que le temps file vite!

Flowers in the Attic : téléfilm de 2014


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