Coucou les gens ! Ça va ? Moi super :D

On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 38, et c'est avec beaucoup de peine et à la fois beaucoup de joie que je vous annonce que cette fiction est bientôt finit ! Il restera encore deux chapitre après celui-ci !

Sinon, comment vous avez trouvé le dernier SLG shot ? Moi je l'ai adoré, et j'ai beaucoup rit xD Pareil pour la vidéo ''block'' posté par Antoine sur la mezzanine xD *-*

Bref, on ne va pas tergiverser plus longtemps la dessus !

.

.

.

Bonne lecture !

.

.

.

Chapitre 38 : Instituteur malveillant

.

.

.

Une semaine s'était écoulé depuis la dernière fois.

La vie reprenait doucement son court, même si c'était compliqué. En effet, Mathieu et Antoine avaient porté plainte contre l'instituteur de leur fils, ce dernier n'avait même pas cherché à se défendre, et avait tout avoué.

Il ne regrettait d'ailleurs rien, c'était un fou qui était véritablement fier de ce qu'il avait fait et se plaisait à le chanter sur tout les toits. Un procès allait avoir lieux pour déterminer le sort de ce malade.

Le docteur Schutz quand à lui, avait annoncé sa découverte au reste du monde, et même si des manifestations et autres pétitions faites par des homophobes avaient commencé à croître un peu partout, il avait été autorisé à vendre des pilules permettant aux hommes d'enfanter.

Les deux parents quand à eux, essayaient tant bien que mal de se remettre du choc que leur avait fait cette nouvelle. Ils surveillaient de près leur deux enfants, surtout Théo, veillant à ce que ce dernier reprenne une vie normal.

Il semblait d'ailleurs remonter tout doucement la pente, il recommençait à manger normalement, avait retrouvé son sourire et sa bonne humeur et laissait ses parents appliquer la pommade sur ses blessures sans se plaindre ! -ou presque-

Le grand chevelu et le petit châtain avaient expliqué ce qui était arrivé à Théo à Louise, et même si cette dernière n'avait pas vraiment comprit la gravité de la situation à cause de son jeune âge, elle avait saisit le principale. Mais tellement de questions restaient sans réponse… Ça faisait très mal ? Pourquoi son frère ne lui avait rien dit ? Qu'est ce que l'instituteur lui avait fait, exactement ? Il l'avait tapé, comme quand ils se disputaient entre eux et que leurs parents leur disaient qu'il ne fallait pas se battre ?

« Mais il t'a fait quoi le maître ? Il t'a tapé comme ça ? » demanda la fillette en donnant une tape dans l'épaule à son frère.

Théo grimaça et se frotta l'épaule.

« Me tape pas ! Sinon je le dis à papa !

-T'as qu'à correctement m'expliquer !

-J'ai pas envi de te le dire ! Laisse moi ! »

Louise, mécontente de voir son frère rester dans le silence, lui assena un coup de pied dans le tibia.

« Dis le moi ou je t'aime plus ! »

Le petit garçon fit la moue et croisa les bras, hésitant.

Le pauvre, il fallait le comprendre. Il ne voulait pas revenir sur ce moment de sa vie, et ne savait absolument pas mettre des mots sur ce qu'il lui était arrivé. Merde quoi, il avait trois ans ! Comment expliquer des choses comme ça à trois ans ? Malheureusement, c'était trop dur à comprendre pour sa sœur, qui ne savait pas ce qu'avait ressentit son frère et ne connaissait de toute manière rien sur la violence. -Encore heureux, d'ailleurs.-

« Non, il me tapait plus fort que ça… » murmura finalement Théo.

« Fort comment ? Il faisait quoi d'autre ? »

Le petit lança un regard noir.

« Tais toi ! Je veux pas te le dire ! Laisse moi tranquille ou j'appelle papa ! »

Louise grogna légèrement et donna un coup dans l'épaule du pauvre Théo qui fondit en larmes.

Aussitôt, Mathieu arriva au salon, les sourcils froncés, inquiet.

« Qu'est ce qu'il se passe ici ?!

-L-Louise me tape ! » pleura Théo en pointant sa sœur d'un doigt accusateur.

Le petit châtain s'approcha du petit et le prit dans ses bras, en soupirant. Il lui demanda ou il avait mal, et lui fit un ''Bisou Magique'' avant de gronder sa fille.

« Louise, je t'ai déjà dit que vous ne devez pas vous taper !

-Mais c'est lui ! Il veut pas me dire ce que son maître il lui a fait ! »

Mathieu inspira doucement pour se calmer. Il savait que Louise ne se rendait pas comte de ce qui était arrivé a Théo, qu'elle était encore jeune et qu'il ne fallait pas lui en vouloir, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être en colère.

Il serra les point et siffla entre ses dents, essayant tout de même de rester calme :

« Ce qui est arrivé à ton frère ne te regarde pas, Okay ? Tu comprendras quand tu seras plus grande. »

Le petite, pas satisfaite par la réponse de son père croisa les bras. Pourquoi personne ne voulait jamais rien lui expliquer ? Ses papas disaient plein de chose à Théo, et jamais a elle ! C'était injuste, il n'y en avait toujours que pour son frère !

Elle alla dans sa chambre, les larmes yeux, vexée et blessée, pensant être moins aimé que le cadet de la famille.

Mathieu soupira légèrement. Il allait devoir avoir une petite discussion avec sa fille. Il serra son fils un peu plus contre lui et s'assit sur le canapé, le couvrant de baisers.

Avec un grand sourire niais, il caresse doucement ses cheveux ne cessant de lui répéter qu'il était le plus beau bébé du monde.

Il aurait aimé que sa fille soit près de lui, mais il savait qu'elle préférait rester seule. Ou du moins il le pensait.

Il se redressa légèrement avec l'intention d'aller dans la chambre de la petite, mais fut arrêté par une voix qui l'interpela depuis la cuisine.

« Chéri ? Je vais au commissariat, il faut que le petit vienne avec moi. Tu te souviens ? »

Le petit châtain serra Théo un peu plus contre lui, le ventre noué par la peur et l'appréhension de laisser son fils aller quelque part sans lui.

« Oui, oui… »

Le petit garçon tendit les bras vers le plus jeunes de ses papas, pour que celui-ci le porte. Antoine sourit doucement et serra son fils contre lui.

« On va mettre les chaussures et la veste, d'accord mon amour ? »

Théo hocha la tête et se blotti un peu plus contre lui.

Une fois prêt, l'homme aux cheveux fous prit la main de son fils dans la sienne, et dit à l'attention de ce dernier :

« Tu dis au-revoir à papa ? »

Théo offrit un magnifique sourire à Mathieu, et lui fis salut de la main. Ce dernier grimaça légèrement, un sentiment de peur et d'appréhension lui tordant les tripes. Il se força malgré tout à sourire et salua à son tour le petit.

Avant de franchir la porte d'entrée, le garçonnet s'arrêta net.

« Qu'est ce qu'il y a, mon ange ?

-je veux un bisou. » déclara fermement Théo en se retournant pour entrer dans l'appartement et jeter un regard suppliant à Mathieu.

Celui-ci se leva presque immédiatement, et vint serrer son fils, les larmes aux yeux. Le grand chevelu poussa un petit soupire, mais ne put s'empêcher d'être touché par cette scène.

Il remarqua les yeux humides de son conjoint, et son estomac se noua. Il savait que Mathieu avait peur, il ne pouvait pas lui en vouloir, c'était tout à fait normal. Mais ces dernier temps, le petit châtain était devenu surprotecteur avec leurs enfants. Ça l'inquiétait, il avait peur que son tendre n'empêche involontairement ses petits de grandir en les surprotégeant de trop…

« On y va ? » demanda-t-il à son fils.

Ce dernier hocha la tête et se sépara du plus âgé de ses papas à contrecœur.

« Oui… » marmonna-t-il.

Mathieu eut beaucoup de mal à lâcher son petit dernier, mais il dut quand même le laisser aller.

Une fois en dehors de l'appartement, Antoine et Théo se dirigèrent vers la voiture. Après avoir attaché l'enfant, le grand chevelu s'installa au volant de l'auto et démarra.

Pourquoi allaient-ils au commissariat ?

L'instituteur avait été arrêté, et il fallait que Théo témoigne. Bien sûr, il était jeune et il n'allait pas parler devant plusieurs policiers, non, ce serait une psychologue qui prendrait sa déposition pour ensuite aller la donner au gendarme.

L'homme aux cheveux fous, quand à lui, témoignerait dans une autre pièce avec les forces de l'ordre, leur expliquant ce que son fils lui avait dit, et comment il aurait découvert ses blessures. Il allait même rencontrer l'instituteur du petit, ce qui lui faisait légèrement peur…

Un fois arrivé là bas, Antoine se gara et sortit de la voiture avec Théo.

« Tu as bien comprit, chéri ? Tout ce que tu nous as dit à papa et moi, tu devras aussi le dire à la madame. » expliqua le grand chevelu pour la dixième fois.

« Oui papa. » déclara l'enfant, lassé d'entendre le même discours depuis cinq minutes.

Ils entrèrent dans le bâtiment et attendirent quelques minutes avant de se faire accueillir par une dame, environ 45 ans, habillé dans un tailleur, semblant être très professionnel. Elle avait quelques rides, une coupe au carré brune et un sourire illuminait son visage fatigué. Elle semblait digne de confiance et très sympathique.

« Bonjour ! » s'exclama-t-elle en serrant la main d'Antoine .

Ce dernier l'a salua à son tour.

« Je suis Véronique, psychologue spécialisé dans la maltraitance infantile, je suppose que ce petit bonhomme est Théo ? » questionna-t-elle en se tournant vers le petit.

Celui-ci ne répondit pas et se blotti un peu plus contre son père.

« Il faut l'excuser, il est un peu timide. » déclara le grand chevelu avec un petit rire.

« Ce n'est rien, je comprend. »

Véronique expliqua à Antoine ce qui allait se passer entre elle et le petit, avant de partir dans un bureau avec le concerné.

Théo trouva vite ses marques, Véronique était très patiente et prévenante avec lui, et l'avait vite mit en confiance. Il avait eut le droit à quelques bonbons, et pouvait jouer avec des playmobiles et même dessiner !

De son côté, l'homme aux cheveux fous avait été appelé dans une autre pièce avec deux agents de sécurité, et M. Jauriet, l'enseignant de Théo.

Antoine ne lui adressa même pas un regard et s'assit en face du bureau, ou l'un des gendarmes tapait sur le clavier de son ordinateur.

« Bien, monsieur, je vais prendre votre déclaration. » déclara ce dernier à l'attention du grand chevelu.

Antoine recontacter alors ce qu'il s'était passé, ce que Théo lui avait dit, comment lui et Mathieu avait découvert qu'il se faisait battre et si il avait remarqué des changements de comportement chez son fils. Le gendarme tapait sur son clavier à une vitesse phénoménal durant tout le discours d'Antoine, l'interrompant à certains moment pour lui poser des questions. Quand l'homme aux cheveux fous eut fini de parler, les deux agent se tournèrent vers l'instituteur.

« Avez-vous quelques chose à déclarez ? » lui demanda l'un d'eux.

M. Jauriet ne broncha pas, et ne bougea pas d'un pouce.

« Non.

-Reconnaissez vous les fais ?

-Oui. »

Le grand chevelu éprouva une haine immense envers cet homme, qui restait stoïque et ne laissait paraître aucune émotions devant les accusations auquel il faisait face.

Comment pouvait-il rester ainsi de marbre ?

« Regrettez vous les fais ?

-Non. »

S'en fut trop pour Antoine.

« Comment vous pouvez dire ça ?! Vous avez frappé un enfant ! Vous vous rendez compte, au moins ?! » vociféra-t-il.

L'Instituteur leva un regard haineux avec un sourire qui faisait froid dans le dos avant de déclarer d'un ton moqueur :

« Parce que vous pensez que je vais me repentir ? La seul chose que je regrette, c'est de n'avoir pas pu aller plus loin avec lui. »

L'homme aux cheveux fous, plus furieux que jamais, se jeta sur M. Jauriet sans réfléchir.

Ce dernier sursauta et lâcha un cri, tombant à la renverse de sa chaise sous le choc de l'assaut. Impossible pour lui de se débattre, étant donné qu'il avait des menottes. Tant mieux, songea Antoine. Après tout, qui savait de quoi ce type était capable ?

Le grand chevelu envoya son point dans sa figure, son genoux dans son ventre, et diverses coups à diverses endroits.

L'instituteur, à la merci de son assaillant, encaissait les coups. Il avait le nez en sang, et la seule chose qu'il pu faire pour se défendre fut de donner un énorme coup de boule à Antoine.

Ce dernier vacilla, sonné et la lèvre en sang. Il se releva et sauta sur le professeur, toujours à terre, pour continuer de le frapper. Ils furent malgré tout séparé par les deux policiers.

« Stop ! Ça suffit ! Calmez vous monsieur Daniel, vous êtes au commissariat, pas sur un ring de catch ! »

Antoine grogna, et lâcha le t-shirt de l'instituteur. Ce dernier fut emmené loin de lui avant qu'une nouvelle disputes éclate. Il se laissa tomber sur la chaise du bureau et souffla un grand coup, les sourcils encore froncés et le visage déformé par la colère.

Quelqu'un toqua à la porte du bureau, ce fut Véronique qui rentra avec plusieurs feuille à la main et une clef USB. Elle l'a tendit à l'un des deux gendarmes.

« Voici la disposition du petit, il confirme ce que son père nous a dit. J'ai aussi filmé la séance que nous avons eu.

-Merci Véronique, je vais visionner ça. »

Antoine lâcha un soupire énervé et frustré, impatient de retrouver son fils.

« Vous pouvez y aller, monsieur Daniel. Nous vous téléphonerons pour vous tenir au courant de l'affaire. »

L'homme aux cheveux fous rejoignit son fils, soulagé de le voir souriant. Ce dernier l'attendait dans les couloirs du commissariat.

« Allez mon cœur, on rentre à la maison ? »

Théo sourit, et se leva du banc sur lequel il était assit, avant de prendre une mine inquiète. Il pointa le visage de son père, et demanda :

« Pourquoi tu as un bobo à la lèvre ? Le maître t'a tapé ?

- Non, non, mon ange, ne t'inquiète pas. Je me suis juste cogné. » s'empressa de le rassurer Antoine.

Le petit garçon sourit, et serra la main de son père. Il n'avait plus à avoir peur maintenant, il savait que ses parents étaient là pour le protéger et que plus personne ne pourrait plus jamais lui faire de mal.

.

.

.

Voilà, c'était le chapitre 38, j'espère qu'il vous a plus ! Plus que deux, et se sera malheureusement la fin de cette fonction !

En attendant on se retrouve la semaine prochaine pour le chapitre 39 !

Amour et licorne *-*