Message pour Elyon : Holmes tout avouer à madame Hudson ? Mais tu ne le connais pas toi ! Mdr ! Il aimerait mieux mourir sur place plutôt que de demander conseil à sa logeuse... à la rigueur, il pourrait aller demander conseil à Amélia qui le connaît mieux que personne... Mais il ne le fera pas ! Parce que c'est Holmes ! Il doit souffrir pour se rendre compte à quel point il est attaché à certaines personnes. Souviens-toi de l'aventure des « Trois Garrideb » dans la version Canonique : il a fallu que Watson se fasse tirer dessus et qu'il le crut mort pour monter une facette de sa personnalité que Watson n'aurait jamais imaginé voir !
De plus, mon final est déjà bien entamé point de vue écriture et je ne change rien pour mieux basculer vers la Cinquième Partie...
Je te hais comme je t'ai toujours aimé
Mais tu m'as mené en silence
Dans la misère d'une dépendance
Que j'essaie de délaisser
Que j'essaie d'effacer
Une dose pour toucher l'interdit
Une autre pour s'oublier
Une dose juste pour retrouver
Le premier effet
Une dose de plus pour rêver
Une dépendance qu'on croyait maîtriser
Une dose de trop pour ne plus espérer
Je me hais (...)
Seul face à cette putain de dépendance
Je me sens vide
Et moi qui croyais tout contrôler
Dépendance : Jena Lee
« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé »
Alphonse de Lamartine
Chapitre un peu plus sombre ce jour...
Chapitre 142 : Ma solution à sept pour cent... (Le 31 mai)
Cela faisait six jours qu'Hélène était partie en Normandie et le manque se faisait ressentir dans toutes les fibres de mon corps.
J'avais eu des deux affaires à résoudre, mais ce matin, rien !
Me levant, j'allai ouvrir mon tiroir qui fermait à clé et dans lequel se trouvait ma seringue, mon flacon de morphine, de cocaïne, les alliances et depuis quelques temps, les photos réalisées avant notre départ.
- Holmes ! s'insurgea Watson. Non ! Pas votre maudite solution à sept pour cent !
- Mon esprit refuse la stagnation ! Vous le savez Watson... aucune affaire digne d'intérêt n'est venue depuis deux jours ! Confiez moi donc les problèmes les plus complexes, confiez moi les plus obscurs cryptogrammes, les plus étranges intrigues à dénouer, je m'y retrouve dans mon propre domaine, mais j'abhorre la triste routine de l'existence. Je ne tire aucune gloire de mes succès ! Les problèmes à résoudre et le plaisir de mettre mes dons à l'épreuve des faits sont ma seule récompense.
- Vous avez reçu du courrier Holmes ! N'y a-t-il là rien d'intéressant ?
- NON ! explosai-je en faisant basculer le tas de lettres par terre. Rien que des choses sans importances ! Je vais finir par nous baptiser : «Agence pour retrouver les chiens perdus sans collier ». Sherlock Holmes, détective consultant, fait revenir votre épouse et vous débarrasse de votre belle-mère en moins de vingt-quatre heures ! Votre chat est perdu ? Je vous le ramène de suite !
- Calmez-vous Holmes...
- ME CALMER ? hurlai-je, puis je respirai un grand coup et je baissai d'un ton. Alors que les gens me confondent avec n'importe quel marabout en provenance du fin fond de l'Afrique ?
- Holmes ! Vous avez déjà résolu beaucoup de cas jusqu'à présent. Et pas n'importe quel problème en plus ! Mais vous ne pouvez pas avoir des cas intéressants tous les jours... Même les grands médecins doivent parfois se contenter de résoudre des cas banals de rhume... et puis, il leur arrive un cas plus complexe et ils peuvent exercer leur art...
- Je ne suis pas un banal médecin Watson ! exposai-je en me mettant à tourner en rond dans notre meublé. Des médecins, il en court plein les rues ! Des détectives consultants non ! Je suis le seul !
- Vous oubliez l'agence Pinkerton aux États-Unis...
- Ne me parlez pas de ces types qui se font passer pour des détectives ! vociférai-je en me tournant vivement vers Watson. Détectives à la manque oui ! Nous en avons eu la preuve en Normandie ! Ce crétin s'est fait pincer et il n'a même pas été fichu de me dire merci de l'avoir sortit de là !
- Holmes ! tempéra mon ami. Vous vous êtes fait attraper vous aussi et vous ne devez votre salut qu'à la désobéissance d'Hélène qui vous avait suivi en cachette. Et vous n'êtes jamais le premier à dire merci lorsque l'on vous aide... Que du contraire !
- Si ce que vous avez à me dire n'est pas plus beau que le silence, alors taisez-vous !
- Vous n'aimez pas que l'on vous mette au pied du mur de vos fautes... L'homme de la Pinkerton aurait pu être votre double, hormis sa différence au sujet de son orientation sexuelle...
- Fichez-moi la paix Watson ! répondis-je en perdant patience. Laissez-moi accomplir mon vice en toute liberté.
La manche de ma chemise fut remontée, je plaçai le garrot et je remplis ma seringue avec ma solution. Cela faisait un petit bout de temps que je ne l'avais plus fait. La dernière fois, cela remontait à la nuit où Watson et moi étions revenus d'avoir raccompagné Hélène chez sa tante.
Plus de trois mois sans drogue !
J'enfonçai l'aiguille dans ma veine saillante et m'injectai le produit.
Watson soupira derrière mon dos mais je n'y pris pas attention. La cocaïne coulait à présent dans mes veines et cela me fit un bien fou.
Je me roulai en boule dans le divan et restai immobile tout le reste du temps.
Six jours qu'elle était partie, six jours de manque absolu, six jours que je tournais en rond comme un ours en cage, et ma seule occupation fut les quelques affaires qui se présentèrent à moi.
Encore plus de neuf jours à patienter jusqu'à son retour...
Note de l'auteur : « Mon esprit refuse la stagnation » et tout le texte qui suit est tiré du « Signe des Quatre ». J'y avais déjà fait allusion dans un précédent chapitre (chapitre chez le comte)
