Bonsoir à tous! Nous sommes ici au dernier chapitre de cette aventure, ça y est! J'ai été très heureuse d'écrire cette histoire que je me déteste de devoir finir...Je pense toujours à une suite très sérieusement, et attends vos propositions avec impatience à ce sujet. Je remercie tous ceux qui ont prit le temps de me lire, et ceux qui m'ont soutenu pour cette FF. (J'espère que vous vous reconnaitrez) J'ai aimé vivre cette histoire avec vous. J'espère que cette fin vous conviendra, vos avis seront, comme toujours, accueillis avec plaisir.
Par ailleurs, je remercie également Mak de s'être imposée à moi. Et bien sur notre chère Elsa, d'avoir accepté de jouer un rôle majeur à ses cotés. Je reste à votre disposition. Je vous embrasse. Toute ma tendresse. Votre écrivain, Lou De Peyrac. 3
Chapitre 37:
Mak soupira en posant son assiette vide sur la table de nuit. La pauvre louve s'ennuyait déjà. Pour la première de sa vie, elle n'avait strictement rien à faire. Et ce fut étrange de ressentir quelque chose comme cela. Pas de monde à sauver, pas de fou furieux à arrêter, et pas de princesse en détresse à protéger. S'en était presque déprimant.
Nerveusement, ses doigts tapotèrent le bord du lit. À peine vingt minutes qu'elle était réveillée, et elle commençait déjà à avoir la bougeotte. Se reposer n'était pas dans ses priorités, et encore moins sa grande passion. Après tout, elle était un loup. Sa nature lui dictait de courir dans la forêt, de chasser des lapins, et de hurler à la lune. Elle n'était tout simplement pas faite pour rester enfermée dans une chambre, aussi belle soit-elle. Elle regarda par la fenêtre en réfléchissant. Elsa sait que je n'ai jamais été un loup très obéissant…
Sans hésiter davantage, la louve se leva, et se dirigea d'un pas bancal vers la sortie. Il fallait qu'elle respire, qu'elle voit le soleil, qu'elle parle à quelqu'un, n'importe qui, pourvu qu'elle s'occupe.
En essayant de rester discrète, guettant la présence de Gerda, elle ouvrit la porte, et posa un premier pieds mal assuré dans le couloir.
- Et où comptes-tu aller?
Mak grimaça, sachant qu'elle était prise en flagrant délit. Elle se retourna, et vit Anna, appuyée contre un mur, l'air faussement sévère.
La louve sourit, sincèrement heureuse de la revoir, et devinant ce qui se serait passé si elle était tombée sur Elsa. Sa sœur était plus clémente, elle en avait conscience. Mak se gratta l'arrière de la tête en un tic qu'Anna avait apprit à apprécier. La princesse rit en prenant la louve dans ses bras.
- Je savais que tu te réveillerais.
Souffla la rouquine, en posant sa tête sur l'épaule de la louve.
Mak ferma les yeux sous l'étreinte, heureuse de retrouver une amie.
L'étreinte prit fin, Anna prévint:
- Tu devrais retourner te coucher. Si Elsa te vois debout, elle va piquer une crise. Et tu sais comme moi que son Altesse peut se montrer glaciale!
Mak rit doucement en se rappelant le caractère parfois mauvais de sa reine. La louve lança un regard charmeur, et demanda:
- S'il te plaît Anna, il faut que je prenne l'air. Je vais bien.
Anna haussa un sourcil.
- Non, et arrête de me faire ces yeux de loup battu.
Mak grogna.
- Je ne supporte plus de rester dans cette chambre. Je commence même à avoir des escarres!
La princesse leva les yeux au ciel.
- Tu ne penses pas que tu exagères un peu?
Mak fronça les sourcils.
- Anna, je jure que si tu ne me laisses pas sortir, je me jettes par la fenêtre.
Prévint-t-elle. La princesse soupira.
- Le pire c'est que je sais que tu en es absolument capable. Elsa va nous tuer toutes les deux.
Le visage de la louve s'illumina.
Anna offrit son bras à Mak qui le saisit en emboitant un pas lent. Le regard de la louve divagua entre les différents couloirs. Tout était grand, tout était hors de prix. Il n'y a encore qu'un mois, elle aurait sans doute tout donné pour pénétrer dans un lieu comme celui-ci.
À chaque fois qu'elles passaient près de quelqu'un, domestique ou autre, il ou elle s'inclinait en souriant, montrant respect et gratitude sous le regard hébété de Mak. Ça devait être un truc d'humain…
- Combien de personne vivent ici au juste?
- Bien plus que tu ne l'imagines.
Répondit Anna, amusée.
Un homme en costume passa à coté d'elle, dévisageant Mak de la tête aux pieds, avant de reprendre son chemin.
- Et pourquoi ils me regardent tous comme si j'étais une bête curieuse?
Anna rit.
- Ils ont simplement du mal à croire que tu existes. Toute cette semaine, ils ont entendu parlé de ce loup blanc qui a aidé la reine à sauver Arendelle. J'imagine qu'ils te pensaient...plus grande.
Mak haussa les épaules, elle n'avait pas la sensation d'avoir sauvé quoi que ce soit.
Les deux jeunes femmes sortirent, et se dirigèrent doucement vers les jardins du château. Mak soupira d'aise en se laissant tomber sur un banc, à l'ombre d'un chêne immense. La louve ferma les yeux, sentant le soleil lui chauffer les paupières. Anna sourit en détaillant le visage de la jeune femme.
Pour la première fois, elle prit le temps de l'observer, et comprit pourquoi sa sœur avait craqué. Elle était belle, et paraissait indestructible. Elle ne devait pas être plus âgée qu'elle, et pourtant, elle avait sauvé tout un royaume, et plus encore, elle avait sauvé Elsa. Les loups faisaient maintenant définitivement partie de leur vie.
- Mak, je voulais te dire...à propos de Briak…
- Il est très bien pour toi.
Sourit la louve, en ouvrant à peine un œil rieur. Les yeux d'Anna brillèrent. La princesse savait que l'approbation de la louve au sujet de leur relation était importante aux yeux de son homme, elle fut heureuse d'entendre qu'elle approuvait.
- Je ne l'ai pas encore dit à Elsa, j'attends le bon moment.
Avoua la rouquine, mal à l'aise, se rappelant de la réaction de sa sœur lors du couronnement quand elle lui avait déclaré qu'elle souhaitait épouser Hans.
- Je pense que tu devrais lui dire.
Déclara Mak d'une voix légère.
- Me dire quoi?
Lança une voix rieuse derrière elle. Les deux jeunes femmes se retournèrent, et sourirent en voyant la reine s'approcher d'elles.
Elsa avait bien vite quitté son pantalon de guerre pour revêtir une de ses plus belles robes. Anna se leva, et embrassa la joue de sa sœur avant de déclarer:
- Que tu es magnifique. Ne m'en veux pas de l'avoir fait sortir, elle m'a menacée.
- Je sais.
Sourit Elsa, qui n'était pas surprise de ne pas trouver son loup en train de l'attendre bien calmement dans sa chambre. Je savais que Gerda n'aurait pas raison de toi...
Anna s'éclipsa, prétextant devoir trouver Olaf avant qu'il ne se pavane trop longtemps au soleil.
Elsa posa un regard faussement sévère sur Mak, et vint s'asseoir près d'elle.
- Comment tu te sens?
Demanda la blonde, en prenant la main de la louve dans la sienne. Mak sourit en gardant un regard fuyant.
- Comme un loup qui rêvait de te voir.
Elsa rit franchement.
- Charmeuse...c'est pour te faire pardonner d'avoir désobéit à cette pauvre Gerda?
- Entre autre…
Murmura la louve, en plongeant son regard dans celui de sa reine. Elsa inspira profondément, profitant de son parfum se mélangeant avec celui de l'été. Il lui sembla que malgré ses nombreuses blessures, son loup allait bien. Enfin, la reine parut sereine.
- Je n'aime pas le chocolat chaud.
Déclara soudain Mak.
Elsa écarquilla les yeux, essayant de cacher son sourire.
- Je crois que notre relation va donc être impossible.
Taquina-t-elle, faisant rire son loup.
Depuis combien de temps ne l'avait-elle pas entendu rire comme ça? Il avait fallut une guerre pour qu'elle puisse voir ce sourire sincère magnifier son visage.
- De quoi parlais-tu avec ma sœur?
Mak sourit mais ne répondit pas.
La reine plissa les yeux, essayant de deviner ce que sa sœur et son loup complotaient. N'y parvenant pas, elle posa simplement sa tête sur l'épaule de la jeune femme, en appréciant simplement le moment. Tout était parfait en cet instant. Était-ce l'euphorie d'être ensemble, ou simplement le sentiment de se sentir vivant? Elsa n'avait pas la réponse à cette question, et finalement s'en fichait pas mal.
La reine déposa un baiser dans le cou de son loup, qui frissonna malgré lui. Elsa sourit en jurant qu'elle ne se lasserait jamais de l'embrasser rien que pour la sentir frissonner dans ses bras.
- Qu'est ce qu'on fait maintenant?
Demanda Mak, en passant un bras chaleureux autour des épaules de la blonde.
Elsa parut réfléchir un instant, puis déclara:
- On se repose. Après toute une vie à te battre, tu as bien droit à quelques jours de vacance, loup blanc.
Mak sourit tristement. Les souvenirs de la mort de son père revinrent peu à peu. Mais aucune culpabilité ne la traversa. Pour la première fois, elle eut la sensation d'avoir fait ce qu'il fallait. L'esprit du loup pouvait être fière d'elle. Elle avait su préserver son humanité, elle était renevue de loin. Et la légende du loup blanc racontait à présent l'histoire d'une majestueuse créature. Son père n'était plus qu'un souvenir lointain.
- Des vacances? Cela voudrait dire que tu m'invites à vivre au château?
- Bien sur! Toi, et tout les loups qui le voudront. Et puis...je doute que ma sœur puisse se séparer de Briak…
Mak sourit. Sa reine savait. Evidemment qu'elle savait. La princesse se faisait bien du soucis pour rien. La louve tourna la tête, et embrassa simplement Elsa. Cette fois, sans d'autre raison qu'une envie irrépressible à assouvir. La reine répondit au baiser en jurant qu'elle ne pourrait jamais s'en passer.
- Très bien. Je vais donc vivre dans cette chose gigantesque que tu appelles ta maison, avec une femme qui boit du chocolat chaud immonde à longueur de journée. Je savais que je n'aurais que des emmerdes avec toi…
Déclara Mak, espiègle. Elsa rit devant cet humour si particulier, dans lequel elle avait pourtant apprit à déceler amour et tendresse.
La reine embrassa la joue de la louve, et répondit, comme toujours:
- Surveillez votre langage, mon loup.
- Pour vous priver de la joie de me reprendre? Je ne suis pas si cruelle, votre Altesse.
Répondit Mak, en embrassant la tête blonde de sa belle, humant son parfum, se rappelant de la première fois où il lui avait tant plu. Elsa ferma les yeux en passant, comme par habitude, une main dans les cheveux courts. La reine sourit en réalisant avec joie que la vie avec ce loup, son loup, allait devenir une habitude. Une habitude de vivre bien enivrante.
Petit bonus en page suivante ;)
