Bonsoir !

Voici le nouveau chapitre ! Je remercie chaque personne qui laisse une review, qui suit cette histoire en l'aimant.


Chpt XXXVI. Discussion... chaleureuse ?

- Donc tu es la petite-fille de Sengoku ? demande Barbe Blanche.

Euh... Il m'a déjà vu, donc... J'hoche faiblement de la tête. Je sens trop de regards sur moi ! Bordel ! Bordel ! Bordel ! En plus, je vois un micro-sourire sur les lèvres de Marco ! Maieuh...!

- Et tu es amie avec celle qui a tué un de mes fils, après s'être infiltrée.

À l'aide ! Je veux me terrer dans un trou ! Mais Barbe Blanche a une telle carrure qui impose le respect, je ne sais pas exactement comment l'expliquer, mais j'hoche de la tête, ayant peur que ma voix se barre en couilles. L'allure ou même la présence qui le caractérise... Je viens juste de me rendre compte que Barbe Blanche est un Empereur, tout à fait respectable, avec des lois de vie différentes des autres équipages.

Maintenant, je vais avoir un autre exemple pour mon grand-père, tiens ! Des pirates ont une famille et lui, il n'a pas réussi à s'occuper de sa petite-fille ! Bon... Je vais voir plus tard, ce que je lui dirai en rentrant déjà... Parce que je ne pense pas que lui balancer : «J'ai fait une visite à Barbe Blanche, j'ai cru crever !» Faudra déjà que je reste en vie, pour lui balancer un truc...

- Que faisais-tu en mer ?

Je dois lui répondre ou c'est juste une question dans le vide ? Je relève mes yeux pour croiser les siens et hésite...

- une tempête m'a éjecté du bateau, avouais-je d'une petite voix.

J'entendis des éclats de rire derrière moi, c'est sûr que c'est marrant quand c'est pas nous ! Mais je ne peux rien leur dire... ou plutôt je n'ose pas ? Raah !

- Hm hm... fit Barbe Blanche. Nous te déposerons alors sur la prochaine île, à part si tu préfères y aller à la nage.

Hein ?

- S'il n'y a rien que tu veux me demander, alors Marco peut t'expliquer le reste.

Hein ? Je vis Marco venir vers moi, mais mon regard restait coincé dans celui de l'Empereur.

- Pourquoi ? demandais-je finalement.

Je sentis des pirates s'arrêter alors qu'ils allaient partir du pont.

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi m'aider alors que je suis la petite-fille de Sengoku et pourquoi alors que Nad' a tué l'un de vos hommes ? questionnais-je directement.

- Est-ce que c'est toi qui l'as tué ? me demanda l'Empereur.

- euh... non, mais...

- Et pourquoi devrions-nous refuser de t'aider, parce que Sengoku est ton grand-père ?

- parce qu'il est Amiral en Chef ? proposais-je.

- Est-ce que ça pose un problème ?

- je... je sais pas... répondis-je honnêtement, mais sans comprendre.

Il hocha de la tête en déclarant :

- Alors ça ne pose pas de problème que nous te déposons sur la prochaine île.

Et Marco m'entraina à l'intérieur, loin des regards noirs que j'ai pu apercevoir...

- Pas tout le monde est d'accord que je sois là, déclarais-je en soupirant.

- Tu pensais que tout le monde allait penser comme Père ? demanda Marco tout en marchant devant moi.

- Non, avouais-je.

Un ange passe...

- Mais il n'est pas en colère contre moi ? Pas un tout petit peu ? demandais-je en enchainant. Parce que je ne veux pas dire, mais quand je suis venue chercher Nad', t'avais pas l'air content...

Marco s'arrête soudainement et se retourne directement vers moi. Son regard est indifférent, mais je le regarde dans les yeux.

- Ton amie venait de tuer un de mes frères, c'est normal que je n'ai pas été content, surtout en pensant que tu savais pour sa mission, prononça-t-il.

- Mais je ne savais pas, répliquais-je automatiquement. Sengoku a beau être mon grand-père, il ne me dit pas tout.

- Je l'avais bien compris, reprit-il avec un petit sourire.

Pourquoi il sourit maintenant ?! Mais je n'arrive pas à le suivre ! Il devient bipolaire ou quoi ?!

- Malheureusement pour toi, par mesure de sécurité surtout, débuta-t-il, tu vas devoir dormir dans ma cabine.

- Quoi ?! Mais pourquoi ?! m'exclamais-je.

Bon, au moins, je n'aurais pas de problème de sommeil.

- T'as vu les regards noirs, ils seraient capable d'agir pendant la nuit, donc jusqu'à la prochaine île, juste pour nous assurer que t'arrives aussi en un morceau, expliqua-t-il.

Je garde le silence et finis par hocher de la tête. Mais Marco finit par se pencher vers moi, son visage juste devant le mien. Je me crispe, mais bizarrement je n'arrive pas à reculer.

- Puis ne vas pas me dire que ça t'avait déplu quand je dormais avec toi, sourit-il sarcastiquement.

Euh... Le rouge me monte aux joues et son sourire s'élargit. Je crois lui avoir donné une réponse, sans le vouloir...


- Et du coup, je fais quoi ? demandais-je.

Assise sur son lit, les jambes repliées vers moi, les bras les entourant, je me demandais ce que je pouvais faire. Après tout... Ils ne vont pas donner une occupation importante à un soldat de la Marine. Dire qu'au début je n'aimais pas du tout ce poste... Mais est-ce que je suis toujours contre ? J'en sais rien... Mais je crois m'y être fait, puis y'a des missions qui sont marrantes, puis j'ai Nad' et Garp. Je ne sais pas vraiment, si je peux compter mon grand-père...

- Tu vas attendre que le temps passe, à part si on se fait attaquer où tu nous aideras, à part si c'est la Marine, où on en profitera pour t'y envoyer, répondit indifféremment Marco en griffonnant sur son papier.

- ton amour me touche... dis-je ironiquement en détournant les yeux.

Bon... J'ai rien à foutre...

- D'ailleurs, dans deux jours, la quatrième division revient, débuta-t-il.

- Et alors ? demandais-je automatiquement.

- On va faire la fête, donc tu pourras rester ici et te morfondre ou te souler avec nous.

- T'es sûr ? Y'a pas des mecs qui veulent me tuer sur place ? fis-je sceptique.

- Si, mais ça m'étonnerait que Satch te laisse dans la cabine, répliqua-t-il toujours aussi indifféremment, puis y'aura sûrement d'autres qui penseront que ce serait pas bien de te laisser seule dans ma cabine.

- Pourquoi ? Ils pensent que je vais me couper avec une feuille ? rétorquais-je en ricanant à moitié.

- Non, ils penseront plutôt que tu voleras des documents d'une importance cruciale pour nous, me répondit le phœnix.

- Y'en a dans ta chambre ?

- Comme si j'allais te le dire, sourit-il.

- Donc y'en a ? fis-je curieuse.

- Autant te le dire directement, mais ici, tu ne trouveras que des cartes, pas d'infos, ricana-t-il.

- rooh...

Pas drôle lui !


- Donc, d'après toi, c'était de la chance que tu sauves ton amie, c'est ça ? finit-il par demander après trois plombes dans un silence trop harmonieux.

- Hein ? D'où tu sors ça ? demandais-je incompréhensive.

- La conférence, on l'a regardé en direct, sourit Marco le phœnix.

Ooh, la honte...


Les intéressés de l'équipage de Barbe Blanche était réuni autour d'un escargot-vision, pour voir la conférence que tiendrait la Marine, face à des journalistes. On va pas se mentir, la plupart de l'équipage s'en foutait royalement de ce que pouvait raconter la Marine, mais ce n'était pas le cas des commandants et de leur capitaine, qui aimait bien se renseigner.

Lorsque la transmission débuta, l'on put voir les journalistes de dos, pour garder leur anonymat et la porte à gauche s'ouvrit sur l'Amiral en Chef, suivit du faisan bleu, du grand-père de leur second commandant qui se redressa en le voyant, de la vieille Vice-Amiral et de la petite-fille. Marco fut surpris de la savoir présente, mais se dit que peut-être l'un de ses supérieurs a insisté pour qu'elle y soit. Il pensait bien «insister», parce qu'il voyait mal Amaryllis demander d'y être.

Le placement de place était relativement simple, à gauche, près de la porte, Amaryllis, puis Tsuru, ensuite Sengoku, Aokiji et Garp. L'Amiral en Chef annonça alors que la conférence pouvait commencer. Des questions fusent après les flashs, mais le plus haut gradé en interroge un.

Pendant qu'ils répondent aux questions de bases, le premier commandant vit bien l'ennui de la petite se dessiner sur son visage, en croisant des bras et soupirant, sûrement en train de se demander ce qu'elle foutait là.

- Une question pour la demoiselle !

En entendant l'appellation du journaliste, le phœnix se souvint du papier qu'Amaryllis avait déchiré, lorsqu'il avait fait sa visite chez elle. Elle l'avait certes déchiré et mis dans la poubelle, mais il avait tout de même retrouvé un bout : «Je suis Amaryllis» Il se pourrait bien que comme elle le pense, les journalistes et le monde ignorent qui elle est réellement.

- Comment expliquez-vous que vous avez ayez échouez à trois missions d'affilés ?

- Mon adversaire était plus fort que moi, répondit-elle simplement pourtant sa légère frustration fut perçu par les commandants.

Une œillade avec son capitaine, permit à Marco de savoir que son père suivait parfaitement la conversation retransmise. Après tout, il a toujours fait un rapport détaillé suite à chaque mission, peut-être juste en omettant les faits quand il était dans le même lit qu'elle. Il se ferait beaucoup charrié par ses frères, s'ils apprenaient qu'entre lui et la petite, ce n'était pas que ennemi.

- Et qui était-ce dans l'équipage de Barbe Blanche ? Nous pensons également que c'est le pirate qui vous avait blessé à l'épaule, questionna un autre journaliste pendant que le premier s'assit.

- D'où vous savez ça ?

- Je suis journaliste, faire des recherches est ma profession, répondit-il avec un rire gêné.

Pendant un instant, Amaryllis regarda ses supérieurs qui la fixaient, mais son regard jaune se tourna à nouveau vers le journaliste.

- Si vous savez faire des recherches, alors vous n'avez pas besoin que je vous réponde, lâcha-t-elle.

Garp ria de sa réponse et d'autres commandants l'imitèrent. Ensuite, ils apprirent que Shanks avait reprit une des îles sous la protection de la Marine, ce que la vieille Tsuru ne nia pas. Dans les flottes d'Aokiji, un homme aurait blessé un de ses camarades, ce que l'amiral affirma en baillant. Et que bientôt Garp serait envoyé en mission avec la petite.

Pendant que ces informations étaient distribuées à toute personne qui s'y intéressait, Marco observa Amaryllis, pour voir ses réactions. Elle était surtout ennuyée par la conférence, mais elle tourna la tête un court instant vers sa droite et sourit en hochant de la tête. Une simple question germa dans la tête du phœnix : «Qui est derrière la porte ?» Cela n'était pas bien important, comparé à la réponse intéressante de la petite, lorsqu'elle répondit au journaliste pour sa mission de sauvetage :

- De la pure chance.