Désolée, vraiment désolée pour mon retard (maintenant habituel mais bon). Mais les évènements de la semaine dernière m'ont donné d'autres préoccupations ce qui fait que, comme presque à chaque fois, ce chapitre arrive avec une semaine de retard. Encore désolée !

Merci à tous pour les reviews ! Je pense avoir répondu à tout le monde sauf à ceux qui malheureusement ne me laissent pas leurs adresses et donc à qui je ne peux pas répondre. A ceux-là, j'adresse un énorme merci maintenant ! Si quelqu'un d'inscrit ou qui m'avait donné son adresse n'a pas reçu mes remerciements…Qu'il proteste énergiquement !

RESUME : Et voilà la rentrée des maraudeurs and co en sixième année et une demi-explication de ce qui a poussé James a embrassé Déborah (mais tout n'est pas encore là…Vous verrez bien).

Chapitre 30 (première partie)

Après donc un mois d'août plutôt mouvementé pour James et Sirius, le premier septembre, bien qu'on ne lui ait rien demandé, pointa le bout de son feuillet sur le calendrier. Poudlard Express, cérémonie des répartitions, buffet de début d'année, tout cela s'était déroulé à une allure folle et la première semaine de l'année scolaire avait déjà bien été entamée, avec ses premiers cours et ses nouveaux profs : le maintenant habituel nouveau professeur de DCFM, une aurore fort réputée dont la silhouette distrayait particulièrement la gente masculine et pour les potions, une espèce de morse dénommé Slughorn, qui à la grande joie de Lily, remplaçait Liddelart qu'elle ne pouvait encaisser bien qu'elle excellât en cette matière….

Autre petit détail qui avait néanmoins grandement chamboulé les divers plans séduction de James : la rumeur circulait que Lily Evans avait un nouveau petit ami, un gentil Serdaigle du nom de Matthew Garett. Rumeur qui, si on en jugeait par leur attitude, était des plus fondées.

Voilà, c'est ainsi que pendant un cours de DCFM où une moitié de la classe buvait les paroles de leur idéal féminin et où l'autre bavait copieusement devant la jupe trop courte, James et Sirius parlaient par l'intermédiaire de petits miroirs de poche dont ils avaient fait l'acquisition pendant les vacances. Parlaient ? Non pas vraiment, il aurait été plus juste de dire que l'un déprimait et que l'autre écoutait en prenant son air le plus compatissant possible…mais peu importe.

Après avoir passé la première demi-heure du cours à leur parler des sortilèges impardonnables, le professeur plaqua ses mains sur son bureau et dit :

-Maintenant, passons à la pratique.

Des murmures s'élevèrent de part et d'autre de la classe, la plupart s'interrogeant sur la santé mentale de leur professeur. Il n'était évidemment pas permis de faire une démonstration de ces sortilèges en classe vu qu'ils étaient, comme leur nom l'indiquait, impardonnables. Deux ou trois garçons s'apprêtaient à aller escorter la demoiselle jusqu'à l'infirmerie lorsqu'elle ajouta :

-Ne faîtes pas cette tête ! Je ne vais pas vous apprendre à les exécuter ni vous jeter l'Avada Kedavra ou le Doloris. Par contre, vous subirez tour à tour le sortilège de l'Imperium, pour cela, j'ai bien évidemment la permission du ministère qui concède qu'en ces périodes plus qu'agitées, il serait bon que vous appreniez à reconnaître ce sort et à le contrer.

Légèrement rassurés, les élèves reprirent une couleur normale et se mirent en file, légèrement anxieux, pour recevoir tour à tour le fameux sortilège d'obéissance.

La prof les obligea à réaliser des figures acrobatiques ou d'autres actions du même genre qui amusèrent beaucoup ceux qui n'étaient pas sur les devants de la scène. Le professeur leur expliqua ensuite quelques trucs pour commencer à contrer ce sortilège et puis le cours fut terminé.

Les Gryffondors allèrent dîner et c'est seulement quand les maraudeurs s'assirent à leur place habituelle, qu'ils s'aperçurent de l'absence de James, dont le siège vide fut bien évidemment très vite occupé par une groupie quelconque, ayant trouvé l'occasion trop belle.

Sans même un regard pour cette pauvre créature, les trois garçons se levèrent et commencèrent à passer tout le château au peigne fin en se demandant ce qui avait bien pu arriver à leur bon vieux Cornedrue.

Ils le retrouvèrent bientôt adossé contre un mur, le regard absent.

-James ? Youhou ? Fit Sirius en le secouant.

Aucune réaction. Tous trois se retournèrent pour voir ce qu'il fixait avec tant d'insistance puis, après s'être retrouvés devant un mur de pierre tout à fait banal, la voix de James les fit tous sursauter.

-J'ai compris, déclara-t-il lugubre.

-Quoi exactement ?

-Que Lily et toi n'étiez pas faits l'un pour l'autre ? Proposa Peter plein d'espoir.

-Non, j'ai compris ce qui m'était arrivé l'année dernière.

-Le jour où tu as embrassé Déborah à pleine bouche ? L'encouragea Remus.

-Ouais. J'ai compris à la seconde où la prof m'a ensorcelé.

-Tu es tombé amoureux de la prof de DCFM ? Demanda Peter essayant de l'aider.

-Mais non, râla James.

-Tu…Tu crois que tu as été soumis au sortilège de l'imperium ? Demanda Sirius qui venait soudain de comprendre.

-Pour sûr.

-Et tu penses que c'est Déborah qui te l'a lancé ?

-Bien sûr que non, elle ne sait même pas lasser ses chaussures !

-C'est vrai ? Fit Peter soudain très heureux pour une obscure raison.

-Mais non, commença à s'énerver James, enfin j'espère que non, mais c'est une image, tu comprends. Bon, il y a plus important que les lacets de cette greluche, non ?

-Oui, oui, pardon, fit Queudver en regardant piteusement ses chaussures à scratches.

-Tu penses à qui alors ? Demanda Remus.

-Aucune idée…Mais fatalement quelqu'un qui pratique la magie noire.

-On aurait plus de chances du côté des Serpentards, alors

-Ouais, mais il faudrait quand même un indice un peu moins vague.

-Déborah, fit Sirius en claquant des doigts.

-Quoi ?

-Elle était dans notre dortoir, non ?

-Oui.

-C'est qu'il y avait une raison. Quelqu'un a dû lui dire d'aller là à un moment précis.

-Oui, on a qu'à aller la faire parler, dit Remus. Mais tu es bien sûr que c'était l'Imperium ?

-J'en suis sûr je te dis, la même impression d'être contrôlé tout en étant conscient de ses moindres faits et gestes et les réaliser sans les avoir ne fusse qu'envisager. Et cette petite voix dans ma tête…j'avais d'abord cru que c'était mon espèce de conscience qui se réveillait…et puis je l'avais complètement oubliée...Mais j'en suis sûr à présent. J'ai bien été victime de l'Imperium.

-Bon viens, fit Sirius en lui tendant la main, on a une greluche à étriper.

Et tous quatre partirent à la recherche de « Deby » (non, quand même pas bras dessus bras dessous) qu'ils trouvèrent en train de glapir au beau milieu d'un troupeau de glousseuses.

Sirius la prit par un bras et Remus par l'autre, puis ils l'entraînèrent dans un coin sombre sans qu'elle n'arrête de pousser des petits cris hystériques (est-il nécessaire d'ajouter que ce n'était pas des cris de terreur ?).

-Bon, Déborah…

-Oui Jamesie ? Fit-elle en clignant exagérément des paupières.

-Tu as une poussière dans l'œil ? S'inquiéta Sirius.

-Euh…Non…Fit-elle en rougissant.

-Ah…Ca doit être un tic alors, excuse-moi.

-Bon, je peux y aller ? Demanda James.

-Vas-y, mon Jamesinou, l'encouragea Déborah.

James refoula sa grande envie de la gifler en respirant profondément puis commença :

-Tu te souviens de la fois ou on s'est…euh…enfin là fois où ta bouche s'est retrouvée sur la mienne ?

-Et comment…Tu veux peut-être que je ravive ton souvenir ?

-Non merci…Ca ira très bien comme ça. Ce que je veux savoir par contre, c'est ce que tu foutais dans mon dortoir à ce moment-là !

-Ah…Quelqu'un m'avait dit que tu m'y rejoindrais.

-Qui exactement ?

-A ça, je ne peux pas te le dire, fit-elle apparemment très contente de savoir enfin quelque chose que quelqu'un ne savait pas.

-Tu ne peux pas me le dire parce que tu ne l'as pas vu ou parce qu'on te l'a interdit ?

-Parce que je n'ai pas envie de te le dire gratuitement.

Sirius la regarda ébahi et aurait pu ressentir un brin d'admiration si le dégoût n'avait pas déjà pris toute la place

-A ta place, je laisserais tomber, fit James en la regardant si durement qu'elle en oublia de battre des paupières.

-Ok, ok…Bon, ce matin-là, en cours de potions, j'avais trouvé dans mon cartable une lettre bizarre.

-Bizarre ?

-Oui, elle était signée James Potter mais ce n'était pas du tout ton écriture.

-Et qu'est-ce qu'elle disait ? Demanda James trop impatient pour se soucier de comment Déborah pouvait bien connaître son écriture.

-Elle disait que tu m'attendrais dans ton dortoir juste après le match de Quidditch parce que tu avais quelque chose de très important à me dire.

-Et tu y es allée ?

-Bien sûr. Qu'est-ce que j'avais à perdre ? D'ailleurs, j'y ai tout gagné, trouva-t-elle astucieux d'ajouter.

-Donc tu ne sais pas qui t'a envoyé cette lettre ?

-Oh si. Bien sûr que si.

-Comment tu peux en être sûre ?

-Parce qu'IL n'arrêtait pas de me regarder.

-Comment tu sais ça toi ?

-Une fille sait quand elle est observée. Je peux vous assurer que pendant tout le cours de potions, quelqu'un n'a pas arrêté de me jeter des regards anxieux.

-Et qui c'était, bordel !

Déborah leur lança un sourire énigmatique mais la poigne de Sirius qui se resserra un peu plus sur son bras la fit rapidement changer d'avis.

-Dis-moi qui c'était ! Articula lentement James sur le point de commettre un meurtre.

-C'était Severus Rogue, déclara-t-elle fièrement.

A SUIVRE