Salut à tous!
Comme toujours, je vous remercie tous pour vos commentaires très encourageants. Tous ces messages me font toujours autant plaisir. ^^
Sans plus attendre, voici la suite! (Vous l'avez déjà attendu assez longtemps… ^^)
Bonne lecture!
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Les Ténèbres lui vont si bien
Chapitre 36: Joyeux noël.
- Mes très chers élèves, cette soirée est dédiée à la bonne humeur et la fête. Laissez votre enfance vous faire oublier les tourments que connait notre pays. Amusez-vous, profitez du festin et de la musique. Et surtout passez un excellent réveillon de noël.
Le regard pétillant, Albus Dumbledore frappa joyeusement dans ses mains et l'unique table de la grande salle fut recouverte de mets à l'air tout aussi délicieux les uns que les autres. Un sourire bienveillant lui monta aux lèvres devant la mine émerveillée des quelques élèves présents en ce soir de noël. Ils n'étaient même pas une dizaine restés à Poudlard pendant ces vacances. Quatre Poufsouffles, deux Griffondors et un Serdaigle. Aucun Serpenatrds. Étant donné les projets de Tom ce soir, ce n'était guère étonnant.
Après avoir échoué à récupérer Harry, Albus s'était attendu à tout moment à des représailles de la part de Tom. Et il n'avait pas fallu attendre longtemps. Moins d'une semaine après ce fameux jour, Severus était revenu à Poudlard pour lui annoncer trois mauvaises nouvelles. La première était que l'enfant de Tom et Harry était toujours en vie et en bonne santé. La deuxième était qu'Harry était dans un état lamentable et dans le coma donc il était impossible de savoir si le rituel avait en partie fonctionné ou non. Et enfin il avait appris que Tom préparait une attaque imminente de grande ampleur le soir de noël.
Tom prévoyait peut être de prendre Poudlard d'assaut en représailles aux blessures d'Harry mais le Pr Dumbledore n'avait aucunement l'intention de le laisser faire. La sécurité du château avait été renforcée tout au long de la semaine. L'équipe enseignante, moins Severus que Tom voulait auprès d'Harry pour le soigner, était présente rendant le nombre d'enseignants plus important que celui d'élèves. Les membres de l'Ordre étaient dispersés dans le château, prêts au combat. Et dès l'attaque lancée, le ministère serait appelé en renfort. Tom se trompait lourdement s'il pensait pouvoir prendre le contrôle de son école.
Bien entendu, sa directrice adjointe avait voulu faire évacuer les derniers élèves présents mais Albus avait refusé. Bien entendu, il n'avait pas la naïveté de croire que Tom ne s'attendrait pas à trouver un comité d'accueil à Poudlard. Mais si tous les élèves quittaient Poudlard alors le ministère se douterait de quelque chose et s'il y avait bien une chose qu'Albus voulait à tout prix éviter c'était bien que Cornelius Fudge fasse de l'ingérence dans son école. Son ancien élève ne lui échapperait pas cette fois. Il l'attendait de pied ferme.
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Tom et ses hommes approchaient silencieusement profitant des ténèbres pour se dissimuler. Ils y étaient presque. Déjà l'ombre de l'immense édifice se profilait devant eux. Ce soir l'histoire de l'Angleterre allait prendre un tournant radical.
L'avancée des mangemorts se fit plus lente. Ils entraient enfin dans le secteur de leur cible et ils ne tarderaient pas à rencontrer les premières patrouilles de sécurité. Tom fit arrêter ses hommes, observant avec attention les alentours. Tout était silencieux si ce n'est le bruit du vent dans les capes. Personne n'était en vue mais ce n'était qu'en apparences. Tom savait pertinemment que le bâtiment était lourdement gardé et qu'il ne serait pas aisé de le prendre d'assaut. Mais il réussirait. Cette guerre durait depuis bien trop longtemps. Il avait temporisé les choses afin de casser le moral de ses ennemis et affaiblir leur méfiance et au final c'est sa propre vigilance qui avait failli. Le prix à payer était les souffrances de son fiancé prisonnier de son coma depuis une dizaine de jours.
- Quelqu'un approche. Murmura un des mangemorts.
- Eliminez-le. Dit Tom sans hausser la voix.
Aussitôt l'ordre donné, le corps inerte d'un homme s'affaissa sur lui-même, rattrapé dans sa chute par un mangemort avant de toucher le sol. Le corps fut déposé sans bruit dans un coin à l'abri des regards sans que plus de considération lui soit portée.
- Faites très attention. Avertit Tom. Les patrouilles sont très rarement composées d'une seule personne. Il doit y avoir un ou plusieurs autres sorciers dans les parages qui vont vite s'inquiéter de la disparition de celui-ci. Trouvez les-moi le plus vite possible.
Plusieurs groupes de quatre à cinq hommes se détachèrent de la masse plus importante de mangemorts et se dispersèrent dans la pénombre. Moins d'une minute plus tard, des bruits étouffés de combats leur parvinrent, puis à nouveau le silence.
- Nous en avons trouvé et éliminé deux autres, Maître.
Tom fit un mouvement sec de la tête et se tourna pour faire face à ses hommes. Il les darda d'un regard flamboyant. De la peur se lisait dans certains regards, de l'anticipation aussi. Mais ce qui le frappa le plus fut la détermination qu'il voyait dans les yeux de la majorité de ses hommes. Ils étaient prêts au combat. Tom était fier d'avoir rassemblé autour de lui tant de sorciers prêts à se battre contre le pouvoir en place, faible et corrompu. La bataille qui les attendait allait être difficile mais la défaite n'était pas une option. Ils allaient gagner.
- Mangemorts. Nous sommes maintenant aux portes de l'ennemi. Il n'est plus temps de reculer. Vous savez ce que vous avez à faire pour que la victoire soit notre. Alors, ne faiblissez pas.
Une série de hochements de tête et de 'oui Maître' murmurés se fit entendre. Il n'y avait pas besoin de grands discours. Chacun savait pourquoi il se trouvait là. Ils savaient que beaucoup allaient perdre la vie ce soir et ils avaient décidés de venir en toute connaissance de cause.
Sans ajouter un mot de plus, Tom donna l'ordre de commencer l'infiltration. Les Mangemorts se dispersèrent en plusieurs groupes. Il leur fallait avant toute chose sécuriser le secteur et éliminer toutes les patrouilles ennemies qui pourraient donner l'alerte. Il ne fallut pas attendre longtemps avant que les premiers combats commencent. Cependant les jeunes aurors qu'ils rencontraient n'étaient pas de taille à faire face à des mangemorts expérimentés.
Fenrir se déplaçait silencieusement, ses sens de loup-garou en alerte, attentif au moindre son suspect. Il faisait partie de ceux chargés de « nettoyer » le secteur. Il dirigeait un groupe de loup-garou. Leurs sens surdéveloppés et leur condition de lycanthropes leur permettaient de se déplacer plus vite et plus silencieusement que les autres. Plusieurs membres de sa meute étaient à ses côtés. Il ne les voyait pas, cachés dans l'ombre, mais sentait leur présence.
Soudain des bruits de pas se firent entendre. Aussitôt Fenrir et ses hommes se dispersèrent pour entourer leur cible. Un groupe de cinq aurors s'avançait vers eux, inconscients de leur présence. Une branche craqua, alertant le groupe d'aurors mais c'était déjà trop tard pour eux. Avant de pouvoir réagir, les mangemorts étaient passés à l'attaque. La surprise et l'horreur se refléta sur les visages mais il n'y avait rien que la patrouille puisse faire. Il y eut quelques cris étouffés, des pas précipités sur le sol froid et vite couvert de sang. Et puis ce fut terminé. Les cadavres furent dissimulés derrière des poubelles dans une ruelle sombre.
En peu de temps le périmètre fut totalement sous contrôle. Chaque équipe avait fait son travail, impitoyable et efficace. Lucius récupérait un à un les messages qui lui parvenait. Acquiesçant à chaque fois avec satisfaction. Enfin après de longues minutes, il retourna auprès du Seigneur des Ténèbres faire son rapport.
- Le périmètre est sécurisé Maître. Annonça Lucius. Toutes les patrouilles ont été interceptées. Apparemment les plans de sécurité du bâtiment sont bien ceux que Fudge m'a fourni.
- Très bien. Mais ne nous reposons pas sur nos lauriers. Ceci est la partie la plus aisée du plan. C'est maintenant que les difficultés vont commencer. Ce n'est qu'une question de temps avant que quelqu'un ne se rende compte de quelque chose. Dès que j'aurai détruit les barrières de protection, dépêches-toi de couper tous les moyens de communications.
- Ce sera fait.
- Et n'oublie pas, Lucius. Il me le faut vivant.
- Bien entendu.
Lucius s'inclina et se déplaça légèrement pour laisser passer Tom. Ce dernier s'avança, concentré jusqu'à ce qu'il atteigne un champ de force. Éliminer la première ligne d'aurors avait été simple. Ils étaient le plus généralement de jeunes recrues, les plus anciens rechignant à faire des tours de ronde dehors la nuit en plein hiver. Détruire les puissants boucliers protégeant le bâtiment sans attirer l'attention allait être une autre paire de manches.
D'un geste souple et assuré, il leva sa baguette vers le bouclier, sentant sa magie vibrer au contact des sortilèges de protection. Fermant les yeux, Tom se concentra sur sa magie, oubliant totalement tout ce qui l'entourait. Une longue incantation sifflée en fourchelangue commença à s'échapper de ses lèvres. Derrière lui, les mangemorts attendaient, attentifs et admiratifs devant la puissance que dégageait leur Maître. Les boucliers de protection faiblissaient à vue d'œil. Ils pouvaient voir de temps en temps ces derniers devenir visibles, semblant clignoter légèrement, avant de disparaitre à nouveau à leur vue. Tout ceci risquait à tout moment de prévenir l'ennemi de leur présence et chacun était conscient qu'à la seconde même où le passage serait libre, il faudrait attaquer. Après plusieurs minutes d'effort intensif, Tom sentit les boucliers céder sous sa volonté. La seconde d'après les protections cédèrent définitivement.
- Vous allez bien, Maître? S'inquiéta aussitôt Lucius en voyant l'homme tituber légèrement.
Tom le fusilla du regard. Oui, il se sentait fatigué par l'effort magique qu'il avait dû fournir, il avait le souffle court et le front recouvert d'une fine pellicule de sueur. Mais ce n'était en rien une raison pour ce genre de considérations.
- Qu'est-ce que je t'ai dit Lucius? Cesses de poser des questions inutiles et passe à l'attaque.
Lucius s'inclina en s'excusant. D'un signe de tête il indiqua aux autres de commencer l'infiltration. Tous les mangemorts se mirent en route tels une vague noir et inquiétant.
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- Si c'est pas malheureux de se retrouver coincés au boulot alors que d'autres sont tranquillement chez eux à faire la fête avec famille et amis. Se plaignit un jeune brun en s'étirant paresseusement.
- T'as raison. Et comme par hasard ce sont toujours les mêmes qui s'y collent. Renchérit son collègue. Je te dis pas la crise que ma femme m'a fait quand je lui ai dit.
- D'habitude tu ne te plains pas trop d'avoir épousé une tigresse. Rigola le premier.
Les deux hommes faisaient contre mauvaise fortune bon cœur. Rester enfermés à deux dans un bureau de 9m2 était loin de se conformer à leur idée de réveillon parfait.
- C'est vrai qu'elle est vraiment… Commença-t-il un grand sourire aux lèvres avant de s'interrompre brusquement. T'as vu ça?
- Vu quoi?
Son collègue, un homme blond d'une trentaine d'années, désigna le tableau de contrôle de la pièce. De longs filets lumineux y ondulaient accompagnés de symboles en tout genre.
- Je suis censé voir quoi dans tout ce fatras? Demanda le brun.
- Bon sang, Ulrich, tu as fait quoi pendant ta formation?
- …
- Oubli ça. Il est où le signal énergétique du bouclier?
Ulrich se pencha en avant, scrutant le panneau avec attention cette fois. Petit à petit son sourire s'affaissa laissant place à une certaine inquiétude.
- C'est pas bon du tout ça, Michel. Pas bon du tout.
Le dit Michel commença à pianoter furieusement sur les commandes de contrôle à la recherche du moindre problème qui aurait pu causer cela.
- Ce fichu bouclier ne s'est tout de même pas envolé. Marmonnait-il alors que de grosses gouttes de sueur commençaient à perler à ses tempes.
- On devrait donner l'alerte non? Proposa Ulrich incertain.
- Non. Répliqua l'autre homme. Ce n'est probablement qu'un défaut de réglage. Imagines un peu si on prévient quelqu'un et que ce n'est en fin de compte rien du tout. On va être la risée de tous pendant des semaines et pour couronner le tout on va être reclassés aux archives. On va trouver ce qu'il se passe, point final.
- Si tu le dis…
- Ne t'inquiètes pas. Tenta-t-il de le rassurer. Quand on aura trouvé le problème, on rigolera un bon coup d'avoir paniqué trop vite.
Ulrich ne répondit pas, regardant son collègue s'affairé à sa tâche. Il se passa une main fatiguée sur les yeux. Dire qu'il avait été invité par des amis à faire la fête et qu'il n'avait pu y aller parce qu'il était de garde. À l'heure qu'il est, il aurait très certainement été dans un état d'ébriété déjà entamé, à draguer quelques jeunes femmes dans une boite à la mode. Il rouvrit les yeux avec lassitude avant de les écarquiller de surprise.
- Michel…
- Juste un moment, j'y suis presque. Répondit-t-il sans quitter le panneau de contrôle des yeux.
- Michel…
- Je t'ai dit encore un mom… Commença-t-il énervé en se retournant.
Il se figea en constatant que son jeune collègue n'était plus assis à sa chaise mais gisait au sol, face contre terre. Son regard dériva vers la porte du bureau où deux hommes de tenaient, baguettes braquées entre ses deux yeux.
- Pitié…
- Stupéfix. Lança Lucius d'une voix froide.
Le corps du deuxième garde de sécurité alla rejoindre son collègue au sol. Les deux hommes furent solidement attachés, bâillonnés et déposés un peu plus loin avant que les deux mangemorts prennent leur place.
- On est arrivé juste à temps. Constata Dorian. Ces deux idiots venaient de se rendre compte de quelque chose. Encore heureux qu'ils n'ont pas voulu donné l'alerte tout de suite.
- Oui, nous avons été chanceux jusqu'ici. Répondit Lucius à son cousin tout en bloquant la porte du bureau afin de ne pas être dérangés.
- Tu veux te charger de quoi?
- Je m'occupe de couper toutes les communications. Tu n'as qu'à mettre en place les barrières anti-transplannage et bloquer le circuit de cheminettes.
- Très bien.
Les deux hommes se mirent rapidement au travail, concentrés dans leur tâche. Ils devaient faire vite. Les autres mangemorts continuaient en ce moment même l'infiltration et risquaient d'être repérés à tout moment. Il fallait que d'ici là Lucius et Dorian aient terminé leur mission.
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Tom avait rapidement récupéré toutes ses forces et avait rejoint ses hommes. Ils avaient pu entrer dans le bâtiment sans trop de problèmes et maintenant Tom n'attendait que la réussite de la mission de Lucius et Dorian pour attaquer ouvertement. Après un temps qui lui parut interminable, le mage noir sentit que des barrières anti-transplannage étaient dressées. Quelques minutes plus tard un cristal bleu se mit à briller dans sa main. Lucius lui envoyait la confirmation que leur mission avait été accomplie. Tom lança aussitôt le signal à ses mangemorts. L'infiltration était terminée. Ils allaient enfin engager le combat.
Les mangemorts avançaient lentement, prenant position aux points stratégiques. À mesure de leur progression, des bruits de fête leur parvinrent. Des brides de conversation, des rires, le tout emmêlé avec une musique d'ambiance. Ils y étaient presque.
Dans le grand hall d'entrée du ministère de la magie, Cornelius Fudge monta sur la grande estrade qui faisait face à ses invités. Tous ces gens venus pour lui. Parce qu'il était le premier ministre. L'homme le plus influant du pays. Pas Dumbledore. Mais lui, Cornelius Fudge. Cette soirée était parfaite.
- Mesdames et Messieurs.
Tous les regards se tournèrent vers lui. Cornelius sourit, satisfait, prenant le temps de contempler l'assemblée présente avant de commencer son discours.
- Je tiens à vous remercier tous pour votre présence ici. En ces temps difficiles, je sais que la tentation de rester chez soi à l'abri est forte, et pourtant vous avez décidés de venir à cette soirée malgré la menace de Vous-Savez-Qui qui pèse sur notre pays.
Cornelius s'arrêta, laissant passer un blanc très théâtral dans son discours. Des murmures et quelques applaudissements se firent entendre mais le premier ministre les fit doucement taire d'un geste faussement modeste.
- Il n'est nullement dans mon intention de vous effrayer, je vous rassure. Le ministère de la magie est, comme vous le savez, le lieu le plus sûr de ce pays. Jamais Vous-Savez-Qui et ses mangemorts ne pourront l'atteindre, soyez-en sûr.
Un peu plus loin, dans un couloir adjacent, Tom leva les yeux au ciel d'exaspération. À ses côtés, Bellatrix Lestrange se retenait d'éclater de rire en entendant les propos de Fudge. Cet idiot ne se doutait pas qu'avant le lever du soleil, son très cher ministère ne lui appartiendrait plus.
- Nous gagnons du terrain. Continuait Fudge avec force. Chaque jour Vous-Savez-Qui et ses acolytes reculent face au ministère. Contrairement à ce que certains essaient de faire croire, la puissance du mage noir qui nous attaque faibli. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne soit vaincu et que l'ordre ne soit rétabli dans notre très chère Angleterre.
De nouveaux applaudissements retentirent. Bellatrix avait les larmes aux yeux à force de se retenir de rire.
- Quand à Harry Potter. Beaucoup ont cru qu'il était une sorte d'Elu. Que lui seul pourrait vaincre Vous-Savez-Qui. Albus Dumbledore a tout fait pour entretenir cette croyance et voilà le résultat. Comment un enfant pourrait-il être destiné à vaincre le plus puissant mage noir que nous ayons jamais connu? Relayer ce genre d'idées folles relève de l'inconscience! Voyez ce qu'il s'est passé. Harry Potter, persuadé d'être du même acabit que Vous-Savez-Qui a finalement changé de camps. Il a trahit notre pays et décidé de devenir lui-même un mage noir. Soyez certains mes amis que lorsque nous auront arrêté ce jeune homme, il subira le châtiment qu'il mérite.
C'en fut trop pour Tom. Fudge venait de dépasser les limites de sa patience à s'en prenant à son fiancé. Depuis que ce dernier était dans le coma, il ne supportait plus que la moindre critique lui soit faite.
- Il est plus que temps de s'inviter à cette petite sauterie. Cracha-t-il avec venin.
Une explosion retentit au milieu de la salle de réception entrainant de nombreux cris de panique. Les mangemorts sortirent de leur cachette encerclant les invités. Cornelius, complètement terrorisé, s'était jeté derrière son pupitre et regardait la scène paralysé par la peur. En quelques secondes, les aurors réagirent. Quelques-uns se dirigèrent aussitôt vers le premier ministre pour le protéger. Il fallut qu'un des aurors l'attrape fermement par le bras et tire de toutes ses forces pour décrocher l'homme de son pupitre et l'entrainer derrière un piller. Les autres engagèrent le combat avec les mangemorts, tentant à la fois de se battre contre leurs ennemis et de mettre les invités à l'abri. Ce n'était pas facile car, la panique aidant, les invités courraient dans tous les sens ne prenant pas garde aux ordres intimés par les aurors.
Le combat était sans merci et les corps commençaient déjà à joncher le sol. Seule entourée de plusieurs cadavres, Bellatrix lançait sortilèges de torture sur sortilèges de mort ne se préoccupant pas de savoir si ses victimes étaient des aurors ou non. Son rire dément se répercutait sur les murs avant de se noyer dans le bruit fracassant du combat.
Kingsley se jeta derrière la table la plus proche pour éviter un sortilège de mort. Il jeta un sortilège à son adversaire qui s'écroula au sol. Du coin de l'œil, il vit l'épouse Lestrange en plein carnage. La bataille ne faisait que commencer et pourtant le nombre de ses victimes était effrayant. Mais autant l'auror voulait arrêter cette folle, autant il fallait qu'il quitte au plus vite la salle de réception pour donner l'alerte à Poudlard.
Le Lord Noir les avait tous pris de court ce soir. Alors que l'Ordre du Phœnix s'attendait à le voir attaquer Poudlard, il attaquait finalement le ministère de la magie. Malheureusement la grande majorité des membres de l'Ordre étaient en train de protéger l'école. Kingsley devaient les prévenir au plus vite. Déjà les barrières anti-transplannage qu'il avait ressenti en essayant de quitter le ministère le ralentissaient pour donner l'alerte et allaient empêcher les renforts d'arriver rapidement.
Petit à petit, il réussit à se glisser hors de la salle. Le temps pressait. Kingsley se dirigea rapidement vers la première cheminée qu'il trouva, y jeta une poignée de poudre de cheminette et entra dans l'âtre.
- Poudlard! Cria-t-il haut et fort.
À sa grande surprise, rien ne se produisit. Un rire sarcastique se fit entendre. Kingsley, baguette au poing, sortit aussitôt de l'âtre pour voir Rodolphus Lestrange s'avancer vers lui.
- On essaie de s'enfuir Kingsley? Nargua le mangemort en souriant. Ou alors essayais-tu d'aller prévenir ce cher Pr Dumbledore? Crois-tu le Seigneur des Ténèbres capable de commettre une erreur aussi stupide que de laisser le réseau de cheminette libre d'accès? Imbécile!
Kingsley resserra sa prise sur sa baguette. Ne pouvant transplanner, ni utiliser le réseau de cheminette, il ne restait qu'un moyen de quitter le ministère. À pieds. Ça n'allait pas être une mince affaire. Surtout avec Rodolphus Lestrange pour lui barrer le passage.
Le mangemort se mit à rire de plus belle. Il lui semblait entendre les rouages du cerveau de l'auror alors qu'il se demandait comment s'en sortir.
- Que faire? Que faire? Je crains que tu doives me vaincre pour t'en sortir.
- Il n'y aura pas d'autre moyen, en effet. Acquiesça l'auror en se mettant en position de combat.
- Tu peux toujours essayer. Rétorqua Rodolphus avec une joie malsaine.
- Centum pugnus! Hurla son adversaire lui envoyant une centaine de poignards.
- Pretego! Cruccio!
Kingsley se jeta sur le côté, se protégeant du mieux qu'il le pouvait derrière le montant d'une cheminée.
- Qu'est-ce que tu nous fais là, Kingsley? Railla le mangemort. Fais donc honneur à ton cher Dumby et bâts-toi comme un homme! Destructum!
La cheminée qui servait de protection à l'auror explosa sous le choc, le forçant à retourner à découvert. Il répliqua à laissant une gerbe de feu sur son adversaire qui dévia l'attaque dans un grand mouvement de baguette. Pendant ce temps, Kingsley réussit à se remettre debout et leva juste à temps un bouclier pour se protéger d'un sort qui lui fonçait dessus.
- Voilà qui est mieux. Constata Rodolphus en souriant de plus belle. Doloris!
L'auror évita de justesse le sort qui le frôla légèrement le faisant grimacer.
- Glacies solum!
Rodolphus écarquilla comiquement des yeux alors que le sol se recouvrait de glace sous ses pieds. Perdant l'équilibre, il dérapa et tomba lourdement au sol.
- Expelliarmus!
Le mangemort laissa échapper un cri de rage se retrouvant désarmé, affalé sur un sol glacial. Au-dessus de lui, Kingsley le regardait, baguette braquée sur lui.
- Avada Kevadra.
Rodolphus retomba mollement par terre, frappé par le sortilège de mort, son visage reflétant sa surprise et sa colère. Un hurlement féminin retentit alors. Kingsley releva les yeux et tomba avec horreur sur Bellatrix Lestrange. Les yeux de la femme passaient tour à tour de son défunt mari à son assassin. Puis soudain une expression de haine pure pris place sur ses traits.
- Tu vas mourir Kingsley! Doloris!
L'auror évita le sort. Puis le suivant. Et celui d'après. Bellatrix était déchainée. Son adversaire n'avait pas le temps de contre-attaquer sous la pluie de sortilèges qui lui tombait dessus. Kingsley ne pouvait qu'éviter les sorts et créer des boucliers en urgence.
- Destructum Ligamentum!
Kingsley tomba au sol dans un hurlement de douleur. Sa baguette roula à côté de lui. Il tenta de la rattraper mais son corps ne lui répondait plus. Chacune de ses articulations étaient devenues douloureuse empêchant tout mouvement. Kingsley réalisa avec désespoir qu'il ne pouvait plus se battre.
- Doloris!
L'auror se mit à convulser au sol en hurlant sa douleur à plein poumon. Il subissait toute la rage et la douleur de Bellatrix Lestrange. Les sortilèges de tortures s'enchainaient. Du sang coulant de la bouche de l'homme qui suffoquait par manque d'air. Soudain son corps fut projeté dans les airs et percuta violement le mur derrière lui. Le craquement sinistre de sa nuque se répercuta sur les murs avant qu'il ne retomba au sol, mort.
Bellatrix, la respiration saccadée, regarda l'homme qui venait de tuer son mari. Malgré la mort de Kingsley sa haine ne faiblissait pas. Elle leva à nouveau sa baguette vers le corps, son regard reflétant toute sa folie.
- Doloris!
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Albus regarda une énième fois sa montre à gousset et cacha un soupir exaspéré. Son regard perdait peu à peu de sa bienveillance à mesure que les minutes s'égrainaient. Ses doigts tapotaient impatiemment la table à côté de son assiette mettant les nerfs de sa directrice adjointe à l'épreuve.
La soirée était déjà bien entamée. Les quelques élèves de Poudlard savouraient avec joie l'assortiment de buches de noël qui trônait sur la table. L'ambiance était somme toute joyeuse et bonne enfant. Sauf bien entendu pour le corps professoral qui attendait d'un instant à l'autre de voir une horde de mangemorts faire éruption dans la grande salle. Mais force est de constater que Voldemort ne semblait pas pressé de se montrer.
Pourquoi Tom ne s'était-il pas encore montré? Cette question tournait en boucle dans l'esprit du directeur. Quelque chose n'allait pas mais il ne parvenait pas à comprendre quoi.
Les portes de la grande salle s'ouvrirent. Un homme brun d'une quarantaine d'année s'avança d'un pas pressé. Les élèves le regardèrent passer, à la fois étonnés et suspicieux, ne sachant pas de qui il s'agissait. Ne prenant pas garde aux regards qu'il recevait, l'homme traversa la salle jusqu'à se placer derrière le directeur. Il se pencha rapidement à son oreille afin que personne d'autre ne l'entende.
- Que se passe-t-il, Wilson?
- Nous avons un problème avec le ministère.
- Comment ça? Demanda Albus en fronçant des sourcils.
- Nos contacts là-bas ne nous ont pas recontactés. Nous avons essayé de les joindre nous-même mais il semblerait que toutes les communications du ministère soient coupées.
Toute couleur quitta le visage d'Albus Dumbledore en comprenant ce qu'il se passait.
« Tom. »
À suivre…
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Voilà pour le chapitre 36! Au départ j'avais prévu d'écrire l'attaque du ministère en un seul chapitre mais force est de constater ça aurait été un peu court. En fin de compte l'inspiration est venue et j'ai segmenté le chapitre en deux.
J'espère que ce chapitre vous a plus. Envoyez-moi vite vos commentaires pour que je sache ce que vous en avez pensé! ^^
À bientôt!
