Désolée pour le temps d'éttente mais je n'ai presque pas eu le temps d'écrire

Maintenant j'ai les examens donc pas non plus le temps décrire. Encore désolée.

Profitez de cette suite bisous


Chapitre XXXVII

Gabrielle se pencha doucement vers les lèvres d'Anastasia, s'arrêta une seconde à à peine un centimètre des lèvres pulpeuses de l'esclave, indécise, puis combla l'espace entre elles deux en déposant doucement ses lèvres sur celles d'Anastasia. Elle ferma les yeux, sentant une main dans ses longs cheveux détachés. Elle plaça elle aussi une de ses mains dans les cheveux d'Anastasia. Celle-ci passa sa langue sur les lèvres de la belle blonde. Gabrielle allait lui laisser le passage quand la porte s'ouvrit violemment sur des yeux surpris puis perçants et menaçants.

Gabrielle se détacha automatiquement de l'esclave, ses yeux montrant la peur qu'elle avait au fond d'elle.

Xena était entrée en trombe dans le cachot, ne voulant pas que Gabrielle voie ce qu'elle avait fait à son amie. Mais c'était trop tard. Son cœur s'était fendillé puis brisé en mille morceaux en voyant les deux femmes s'embrasser. Elle retint une larme de couler sur sa joue, sèche d'être restée trop longtemps au soleil.

Gabrielle avait d'abord été aussi surprise que la créature aux yeux bleus devant elle puis avait eu peur de ce que la Conquérante leur ferait à toutes les deux. Mais maintenant, on ne pouvait voir dans ses émeraudes que de la colère et de la rage pour ce que l'Impératrice avait fait. Elle se leva prestement pour pouvoir être plus ou moins à la hauteur de Xena et la toiser des ses yeux devenus noirs de colère. Les yeux de la Conquérante étaient aussi noirs que ceux de Gabrielle mais plus glacials encore.

Gabrielle, étant consciente de la discussion qui allait venir, laissa la couverture à Anastasia et sortit du cachot. Xena la regarda passer devant elle, la figure grave. Elle fusilla ensuite Anastasia du regard qui lui sourit, victorieuse. Xena referma brusquement la lourde porte en fer du cachot laissant l'esclave dans le noir le plus complet, glissa la clé dans la vieille serrure et la tourna pour enfermer Anastasia.

Gabrielle était plus que déterminée à parler avec ce monstre qu'était la Conquérante. Elle voulait savoir pourquoi elle avait fait ça mais était nerveuse à propos du baiser avec Anastasia. Que lui arriverait-il ? Que dirait-elle si Xena lui demandait pourquoi elle avait fait ça ? Elle ne le savait pas. Ca avait été impulsif. Elle n'avait pas voulu faire souffrir la guerrière même si celle-ci avait battu son amie … son amante ? Non. Elle la trouvait attirante mais elle avait juste dérapé. C'était juste une amie. Rien de plus. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle devrait s'expliquer à Xena et que la guerrière devrait aussi s'expliquer à Gabrielle. Elle regarda Xena qui venait de fermer la porte. Elle portait un masque d'indifférence mais avait vu la peur, le chagrin dans ses orbes bleues. Maintenant, ses lèvres étaient serrées et sa mâchoire tendue.

X : Suis-moi. dit-elle sans émotion.

Pendant tout le chemin menant à sa chambre, l'Impératrice réfléchissait à ce qu'elle allait dire. Elle ne savait pas. Par contre, elle savait que Gabrielle lui demanderait de s'expliquer pour ce qu'elle avait fait. Que dirait-elle ? Qu'elle voulait éliminer une adversaire, une ennemie, un obstacle sur son chemin ? Et quel chemin ? Celui de Gabrielle ? Elle devait avouer qu'elle ne pouvait se passer des prunelles émeraude de sa barde. Elle était tellement mignonne avec sa franche droite, son petit nez, son sourire, ses lèvres, … Ses lèvres. Elle secoua sa tête pour chasser l'image qu'elle venait d'avoir. Elle sourit puis se rappela des évènements qu'elle avait aperçus dans les cachots. Son cœur se serra à cette pensée. Pourquoi le faisait-il ? Elle n'avait jamais ressentit une telle jalousie. Elle la rongeait intérieurement.

Sans s'en apercevoir car chacune dans ses pensées, elles étaient déjà arrivées à la chambre de la guerrière.

Xena ouvrit doucement la porte, se déplaça sur le côté pour laisser passer Gabrielle, puis la referma. On ne la dérangerait pas … Personne ne serait assez fou.

Gabrielle avait eu tout le loisir d'observer la guerrière sur le chemin qui menait à sa chambre. Elle ne l'avait pas remarqué tout de suite vu son état émotionnel et son stress intérieur mais Xena avait mis une robe à couper le souffle. De couleur rouge passion, celle-ci descendait jusqu'à ses chevilles et abordait de longues manches, soulignant les muscles de la guerrière. Elle arborait un magnifique chignon et portait un collier et des boucles d'oreilles probablement en or. Lorsqu'elle se retourna brusquement devant une porte, Gabrielle stoppa sa marche mais continua son expédition. Un rouge à lèvre sombre et du mascara soulignaient parfaitement les formes de son visage et la rendaient encore plus belle. Son arrête de nez droite et ses yeux d'un bleu profond la firent frissonner. Elle se mit une claque mentale et entra dans une chambre magnifiquement bien décorée. Elle resta ébahie de la richesse de la pièce.

Xena s'assit sur son lit en souriant devant l'émerveillement de Gabrielle.

X : J'ai fait tellement de conquêtes et j'ai ramassé assez d'argent, de pierres précieuses et d'étoffes exotiques que je pourrais construire un deuxième château. Mais je m'ennuie ici malgré tout le confort et les distractions. J'aime voyager. J'aime aussi les batailles, le stress du combat, la passion de la bataille, les muscles tendus avant un duel ou le calme plat après une grande bataille. Après avoir battu Spartes, je ne sais pas si je ne partirais pas pour voyager avec ma belle jument, Argo. dit-elle avec un air nostalgique.

Gabrielle était restée debout, ne sachant pas si elle pouvait s'asseoir ou si elle devait rester debout. Elle fut soulagée quand Xena tapota le lit à côté d'elle, lui demandant de s'asseoir. Il y eut un grand blanc puis les deux femmes dirent le nom de l'autre en même temps. Xena laissa la parole à Gabrielle qui la remercia.

G : Est-ce que j'ai le droit de savoir si c'est vous qui avez battu Anastasia ?

X : Elle ne te l'a pas déjà dit ? dit-elle nonchalamment.

G : Si mais j'aimerais en être sûre et l'entendre de votre propre bouche.

X : Oui. C'est moi.

Gabrielle baissa la tête puis continua.

G : Pourquoi ?