Voila vous l'avez réclamé vous l'avez en avance d'un jour comme prévue ! Alors attention c'est le chapitre 35 et non 36 FF tient le prologue pour un chapitre ce qui fait 36 mais celui que vous attendez tous et toutes est donc pour vous le 37 ! Merci pour toutes vos review et voila nous vous laissons découvrir le chapitre 35 !


Manon : Ah ben contentes que tu est aimés, tu veras celui qui suis celui là va vous achevé merci !

Alize : Merci pour ta review et oui études primes et on va essayer de faire au mieux !

Lacritique : Eh oui un bisou enfin mais pas THE BISOU ! Mdr c'est ça le but vous rendre aussi dingue qu'eux pour l'extase après... ou pas lol merci !

Hakuya : Merci ce que tu dis nous fait très plaisir, ça viendra surement plus tard dans la série et pas de Joan pour jouer les boulets cette fois mdr !

Castle94 : Contentes que tu aimes plus à chaque fois c'est notre but vous rendre addict à notre fic presque autant qu'a Castle même si c'est pas possible ! Merci.

Lisounette : Ha ben alors vraiment nous ne pensions pas qu'il vous plaise autant mais je pense que bientôt un autre chapitre sera remplacé dans la place number one ! Merci

Farandole : Merci pour votre review on a voulu une déclaration comme celle ci car ils se sont sauvés mutuellement. Nous pensons sincèrement que sans Kate Castle serait un écrivain fini et alcoolique et elle enfermée à jamais dans sa souffrance, c'est pour cela que leur amour est si beau!

Mb : Non on ne reculera pas le caskett est engagé et n'ira qu'en évoluant maintenant ! Merci !

Mackenzie : Merci pour ta review, on essais de faire au mieux pour vous transporter le chapitre suivant devrait avoir son effet on espère !

Guest : Merci la voici

Guest(2) : Merci contente que tu aimes, on fait notre possible !

Marlin : Ah ben alors c'est génial si on t'as converties et on est heureuses que tu es poursuivis merci !

Guest(3) : Merci pour ta review.

Jenny : Pire que la série nous ? NOOOOOOOOOOOOOOOOOn lol mdr merci pour ta review !^^

Fosie : Haha mais attention prochain chapitre 36(37) mérite de beau coms ! lol On vou avait dit lenetement mais surement et dire que ce chapitre est soft, juste ça ! Merci !

Elynaa : Oui moi aussi j'ai adoré, la fin est juste puissante ! Ah ben oui on avait dit chapitre Caskett ! Merci

Loss : Merci pour ta review. Joan est adorable ! lol il interrompt ses parents ben oui lol c'est pour mieux qu'ils se retrouvent plus tard frustrés et se jettes l'un sur l'autres comme des sauvages ! Ah ben la tease est le créneau du Caskett attends toi en avoir encore et en bien plus explicite !

Lille76 : Merci mais ta review est inachevée non ?


Alors on ne pensais pas que vous alliez surveiller les coms mdr, vous êtes des filous mdr ! Merci


Chapitre 35 :

Alors qu'ils fonçaient à travers les rues de la ville, un silence ensommeillé s'installa dans la voiture. Après leur nuit écourtée et le petit déjeuner gargantuesque préparé par Kate, Joan n'aurait pas été contre poursuivre sa nuit. Mais il refusait de rater la moindre avancée significative dans cette affaire parce qu'il avait eu le sommeil lourd. Il se devait d'être aux côtés de ses parents, quel que soit l'impact que cela puisse avoir sur sa santé. Il aurait tout le temps de se reposer après toute cette histoire, surtout s'il n'y survivait pas songea-t-il non sans une pointe d'ironie. Refusant de s'apitoyer sur son sort, il repassa dans sa tête tous les éléments en sa possession, espérant trouver la faille, mais sans succès. La brume qui obscurcissait son esprit ne l'aidait pas à se concentrer, et il espérait que cet état de fait n'était dû qu'à sa fatigue. Dans un profond soupir, il laissa le calme de l'habitacle l'envahir et étouffa un bâillement tout en luttant pour garder les yeux ouverts, ce qui amusa beaucoup Castle.

Le jeune homme paraissait aller mieux, mais la fatigue accumulée ces derniers jours, et sa nuit écourtée se rappelaient à lui, et il piquait du nez à l'arrière. Il avait beau lutter, sa tête retombait inéluctablement sur le côté sans qu'il ne s'en rende compte. Son état d'épuisement était tel qu'il se savait incapable de faire autre chose que rester assis dans la voiture, malgré son désir de se tenir près de ses parents lorsqu'ils interrogeraient ce fameux Smith. Etouffant un énième bâillement, il caressa distraitement Caskett qu'il n'avait pu se résoudre à laisser seul au loft. Sa mère avait bien tenté de s'opposer à ce que le chien les accompagne, mais elle avait fini par capituler face à leurs regards implorants. Et à présent, Joan se réjouissait de la présence rassurante de son fidèle compagnon, qui lui servait de couverture chauffante alors qu'il était allongé sur ses jambes. Déjà, lorsqu'il était petit, il aimait lorsque Caskett venait dormir avec lui malgré l'interdiction maternelle.

Avec un sourire nostalgique, il papillonna des yeux pour observer sa mère. Elle aussi avait l'air fatigué, et il se demanda avec inquiétude combien de temps encore elle tiendrait à ce rythme infernal qu'elle s'imposait. Il la savait suffisamment têtue pour ne pas prendre de repos tant que le Dragon représenterait une menace pour eux, et il se sentait coupable de cette inquiétude qui transparaissait dans chacun de ses gestes nerveux. Se passant une main lasse sur le visage, espérant chasser le voile de fatigue qui s'obstinait à recouvrir son esprit, il porta son attention sur son père pour constater qu'il fixait lui aussi la jeune femme, un pli soucieux lui barrant le front. Se sentant observé, Castle détourna la tête et fixa son fils qui lui adressa un sourire fatigué alors que sa bouche s'ouvrait d'elle-même sur un bâillement retentissant. Malgré son amusement, Castle ressentait une vive inquiétude pour son enfant. Il avait beau plaisanter et faire comme si tout allait bien, il savait que l'état de l'adolescent n'allait qu'en empirant.

Kate s'était moquée de lui lorsqu'il avait dit que leur fils s'effaçait, mais il était persuadé d'être dans le vrai, il avait cette intuition qui l'étreignait. Il allait devoir avoir une conversation sérieuse avec l'adolescent pour savoir si en venant faire un tour dans le passé, il avait influé d'une manière ou d'une autre sur sa future naissance. L'avait-il simplement repoussée, ou bien, et c'était là le pire des scénarios possibles, l'avait-il annulée ? Plus le temps passait plus il pensait que si l'état de son fils ne s'améliorait pas, c'était pour une seule et unique raison. Il avait une théorie mais ne pouvait définitivement pas la partager avec sa muse sans se faire descendre sur le champ par cette dernière qui lui reprocherait sans doute de vouloir profiter de la situation. Alors, il se taisait mais angoissait et espérait que l'amour de sa vie comprenne seule l'urgence de la situation et les causes de l'état de leur fils.

Bien entendu, il ne voulait pas forcer les choses et inciter Kate à se donner à lui juste pour concevoir leur fils. Non, il voulait qu'elle fasse tomber ses barrières et le laisse accéder pleinement à son cœur pour une nuit d'amour passionnée parce qu'elle le voulait véritablement. Il voulait qu'elle soit l'instigatrice de ce pas déterminant dans leur relation afin d'être certain qu'il n'y aurait pas de marche arrière, qu'elle sauterait le pas en toute connaissance de cause et qu'elle envisageait leur histoire sur le long terme. Il voulait qu'elle vienne à lui parce qu'elle le désirait, pas par obligation de conception du fils le plus fantastique que la terre ait porté. Depuis quelques temps il avait à nouveau ce sentiment d'espoir vissé au cœur, et il guettait avidement le moindre signe qui lui ferait comprendre qu'elle l'autorisait enfin à se laisser aller, à agir avec elle comme l''homme amoureux qu'il était, et non plus comme un simple partenaire.

Quand il s'agissait de Kate, il avait toujours été d'une patience exemplaire, ou du moins s'était efforcé de l'être. Il avait accepté d'elle ce qu'il n'aurait accepté de personne d'autre, mais en cet instant, il avait besoin de savoir à quoi s'en tenir. Il devait être absolument certain des sentiments qu'elle nourrissait à son égard, parce qu'il y avait plus dans la balance qu'eux deux cette fois. Joan faisait partie intégrante de leur existence à présent, et il n'envisageait plus une seule seconde que ce jeune garçon si semblable à sa muse ne voie jamais le jour. Il ne le connaissait que depuis quelques jours, et aussi fou que cela puisse paraître, l'aimait déjà tellement, qu'il était hors de question qu'il ne le voie pas grandir et devenir ce merveilleux jeune homme. Il savait que Kate aussi avait craqué pour cet adolescent et qu'elle ne supporterait pas de ne pas en devenir la mère. Cela les démolirait, il en était certain.

Alors il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que cela n'arrive pas, même si au final c'était à Kate de prendre la décision pour eux deux, comme ça avait toujours été le cas. Il s'était préparé à le voir partir mais c'était pour mieux le voir revenir en petit être adorable, qui les empêcherait lui et Kate de dormir durant de longues nuits. Oui, il savait que lorsque Joan partirait, ce ne serait que pour mieux leur revenir, lui donnant l'occasion de voir grandir son bonhomme, de lui apprendre des choses, de l'emmener au parc, voir des films avec lui, le couvrir de baisers et d'amour. Il imaginait déjà se délecter avec sa future femme de le voir devenir un homme. Il n'envisageait définitivement pas de le voir disparaître pour toujours. Il savait que cette épreuve serait insurmontable pour eux, que sa muse se fermerait inéluctablement et qu'ils en viendraient à se quitter comme tous ces couples déchirés par la perte tragique d'un enfant.

Un nouveau bâillement bien moins discret que les précédents le tira de ses pensées, et un sourire étira ses lèvres en voyant Joan frotter ses yeux de ses poings fermés, comme le ferait un tout jeune enfant tentant de lutter contre le sommeil qui l'envahissait.

« Ce soir au lit de bonne heure mon grand ! » le taquina-t-il en se tournant légèrement vers lui.

« Hum ? » marmonna Joan en baillant largement, incapable de réfréner plus longtemps son envie.

Il n'avait même pas compris ce que son père avait dit, comme s'il avait manqué un bout de la conversation. Son esprit était comme déconnecté, et il avait à nouveau l'impression d'être en apesanteur, comme à des centaines d'années-lumière d'ici. Alors que son corps était dans cette voiture son esprit avait déserté depuis un moment déjà.

« Non rien ! » s'amusa Castle avant de se rasseoir correctement pour parler à Kate qui suivait la scène avec amusement et attendrissement « Les Gars nous attendent au 12th ? »

« Oui. Une équipe a déjà été envoyée sur place pour sécuriser les lieux, et deux autres nous attendent pour s'y rendre » approuva Kate en retrouvant son sérieux.

Les choses avançaient et plus elle se rapprochait de son but, plus elle se sentait anxieuse. Tant de choses étaient en jeu dans cette affaire qu'elle sentait l'étau se resserrer inexorablement autour d'elle. Ce n'était pas uniquement sa vie qui se retrouvait dans la balance, mais aussi celle des gens qu'elle aimait.

« Pense à prendre un gilet supplémentaire » lui conseilla-t-il en montrant du pouce leur fils qui suivait silencieusement la discussion à l'arrière, luttant toujours pour garder une attention aussi vive qu'il le pouvait vu son état de fatigue.

« Joan restera dans la voiture avec toi » rétorqua fermement Beckett en jetant un regard dans le rétroviseur pour constater que même s'il semblait un peu plus réveillé, Joan paraissait totalement planer « Tu te sens bien Joan ? » l'interrogea-t-elle en fronçant les sourcils, elle aussi inquiète par la pâleur cadavérique de son fils.

« Je crois que j'ai accumulé trop de fatigue, mais ne t'inquiète pas, c'est juste un coup de barre » déclara-t-il en baillant encore une fois, comme si cela était devenu un tic chez lui.

« Je veux venir avec vous ! » protesta Castle en lui opposant une expression déterminée.

« Quelqu'un doit rester avec Joan » soupira-t-elle même si elle savait qu'elle perdait son temps et que jamais Castle n'accepterait de rester en retrait.

Et alors que le danger planait sur elle plus que jamais il ne la laisserait pas seule. Elle savait pertinemment que quoi qu'elle dise, il viendrait et ce même si elle lui ordonnait de rester dans la voiture. Même si elle le menottait au volant, il trouverait le moyen de la suivre, et de la protéger au péril de sa vie. Et pour être honnête, elle préférait qu'il soit à ses côtés maintenant plutôt qu'il ne se retrouve exposé à un quelconque danger parce qu'il lui aurait désobéi pour la rejoindre.

« Alors demande à un de tes uniformes de rester avec lui, mais moi je viens avec toi et tu sais que quoi qu'il arrive tu ne pourras pas m'en empêcher ! » S'entêta Castle en plongeant son regard dans le sien alors qu'ils arrivaient à un croisement et qu'elle marquait un arrêt pour laisser passer une voiture.

Elle le regarda droit dans les yeux et comprit à ce regard déterminé que quoi qu'il se passe, elle ne le ferait pas changer d'avis. Il était son chevalier en armure, elle trouvait cela parfois ridicule qu'il se prenne pour son prince ainsi mais au final c'était tellement adorable.

« Papa doit t'accompagner Maman. Je vais bien, je vais juste rester dans la voiture et dormir un peu, je me sentirai en pleine forme après ça » assura Joan en se frottant les yeux.

« On aurait dû le laisser au loft, j'aurais pu appeler Alexis pour qu'elle rentre à la maison » soupira Castle, s'en voulant de ne pas y avoir pensé plus tôt.

« En parlant d'Alexis, où est-elle ? » s'étonna Kate peu habituée à voir l'adolescente découcher.

« Elle m'a appelé hier en début de soirée pour me prévenir qu'elle allait passer la soirée avec quelques amies et qu'elle dormirait chez l'une d'entre elles » répondit-il en haussant les épaules pour montrer qu'il n'en savait guère plus.

« Chez quelle amie ? » voulut savoir Joan en sentant le coup fourré venir à 3km alors qu'il savait qu'à cette époque Alexis avait fait la rencontre de son futur mari.

« Jessica » lui révéla Castle avec un petit froncement de sourcils signe qu'il ne connaissait pas l'amie de sa fille.

« Jay tout court ! » marmonna Joan en se mordant les lèvres pour ne pas exploser de rire, alors qu'il connaissait l'identité de l'ami de sa sœur et ce qu'elle faisait avec cette « Jaysica ! »

« Et Martha ? Elle n'est pas rentrée non plus il me semble… » S'enquit Kate en adressant un regard intrigué à Joan ayant aperçu son regard moqueur à l'évocation de l'amie d'Alexis.

Elle avait compris qu'Alexis n'était donc pas avec une fille mais un garçon, et le fait que Joan le souligne devait laisser entendre que ce garçon était important pour l'avenir, il devait être un élément de leur vie future.

« En ce qui concerne Mère il y a longtemps que j'ai appris à ne pas poser de questions, et en général, moins j'en sais, mieux je me porte ! » rétorqua-t-il avec un ton détaché parfaitement étudié.

« Allez papa, on sait bien que tu t'inquiètes autant pour elle que pour Lex ! » assena Joan en étouffant un autre bâillement.

« Ha ! Triple ha ! » S'offusqua Castle avec dédain.

« Allons Castle, il n'y a rien de honteux à admettre que tu aimes avoir ta mère près de toi » se moqua gentiment Kate, même si elle enviait son partenaire.

Elle aurait adoré avoir la chance qu'à nouveau sa mère fasse partie de sa vie, et échangerait volontiers sa place avec lui. Mais d'une certaine façon leur situation était similaire. Elle avait perdu sa mère, et lui n'avait jamais eu la chance de grandir avec l'affection de son père. Non finalement, il était plus à plaindre qu'elle. Elle au moins avait la certitude que sa mère l'avait aimée de tout son cœur, alors que lui n'avait pas eu cette chance, son père ayant quitté sa vie avant même d'en faire partie. Il ne l'avait jamais connu et n'avait pas eu le bonheur de pouvoir grandir avec un père aimant, qui l'amenait au match de baseball qui se rendait à ses tournois de foot, qui venait le border le soir en l'embrassant et en lui disant combien il était fier de son petit garçon. Tout ça il ne l'avait pas eu. Et cela la désolait. Elle savait que malgré tout ce qu'il pouvait prétendre, cette absence avait créé un vide dans sa vie et elle aurait aimé pourvoir le combler.

Elle aurait aimé pouvoir chasser la tristesse qu'il laissait parfois transparaître, mais cela était impossible car elle ne savait pas qui était son père. Plus les années s'écoulaient, plus cet homme tenait du fantôme, à croire qu'il n'avait jamais fait partie de ce monde. Martha avait prétendu ne pas savoir qui il était, mais comment ne pas savoir qui était le père de son enfant ? C'était impossible, elle s'était déjà posée la question sur qui pouvait être le père de son compagnon, qui était-il pour que la mère de celui-ci lui cache son identité ? Kate aurait elle aussi aimé le savoir pour lui mais c'était impossible. Alors elle se disait qu'elle ferait tout pour compenser cette absence par son amour. Elle lui offrirait la famille dont il avait si cruellement manqué, et un jour viendrait où les fantômes du passé les laisseraient en paix.

« Pff… Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! » Grommela-t-il en croisant ses bras sur sa poitrine dans un geste boudeur avant de marmonner pour ne pas être entendu des autres occupants de la voiture « au moins tant qu'elle n'est pas là, j'ai une empêcheuse de tourner en rond en moins sur le dos ! »

Sur ces paroles, le silence s'installa de nouveau alors que la voiture filait à travers les rues désertes de la ville, pour le plus grand plaisir de Kate qui adorait ces moments où elle avait l'impression d'être la seule habitante de cette ville en perpétuel mouvement. Et cela lui donnait le temps de mettre ses pensées en ordre. Elle avait la sensation de se trouver au bord d'un précipice si profond qu'elle n'en apercevait pas le fond, et qu'il ne s'en fallait que d'un cheveu pour qu'elle bascule. C'était une sensation effrayante, mais malgré tout, elle avait l'impression que pour la première fois depuis le jour où elle flirtait avec cette chute, elle avait enfin une raison de lutter contre la force d'attraction qui l'attirait vers le bas. Elle avait enfin la sensation que si elle tournait le dos à cet abîme, elle aurait quelque chose à quoi se raccrocher, l'aidant à s'éloigner du bord et à rester définitivement en sécurité.

Et ce roc n'était autre que son écrivain. Depuis qu'il avait fait irruption dans son existence, il avait remis son monde à l'endroit, lui insufflant la force nécessaire pour reprendre sa vie en main et aller de l'avant. Grâce à lui, elle avait à nouveau entraperçu l'arc-en-ciel derrière les nuages de son existence, et elle refusait de perdre tout cela. Or si elle voulait conserver le phare qui illuminait son existence, elle allait devoir faire définitivement échec et mat au Dragon. Elle allait découvrir qui il était, et le réduire à néant. Elle userait de toutes les cartes qu'elle avait en mains pour cela, et avant qu'il n'ait compris ce qui lui arrivait, elle lui porterait l'estocade fatale. L'affrontement final était imminent et c'était une bataille qu'elle ne comptait pas perdre. Elle se moquait d'y laisser des plumes, cela faisait plus de dix ans qu'elle s'y préparait, mais elle ne laisserait pas Castle être blessé, pas cette fois, pas pour cette raison.

Arrivée au 12th, elle bipa les Gars qui les rejoignirent quelques minutes plus tard, et ils repartirent aussitôt en direction du centre-ville. Son instinct lui soufflait qu'elle n'avait plus une minute à perdre, et cette sensation que le temps lui était compté se faisait plus pressante que jamais. Comme pour lutter contre l'inéluctabilité de ce constat, elle accéléra, et la voiture bondit en avant, faisant grimacer Castle qui pourtant était habitué à la conduite sportive de sa partenaire. Cependant il ne fit aucun commentaire, comme si lui aussi avait conscience qu'ils étaient engagés dans une course contre la montre. Heureusement à cette heure matinale, la circulation était assez fluide et ils n'eurent aucune difficulté à rallier leur destination. Alors qu'ils approchaient de l'immeuble de Smith, Kate fit le vide dans son esprit, se concentrant sur la descente à venir. C'était plus que jamais le moment de rester sur ses gardes et de ne négliger aucun détail, car cela pourrait faire la différence entre la vie et la mort.

Sur cette pensée, elle se gara au pied de l'immeuble de ce mystérieux Mr Smith qui en agissant dans l'ombre avait veillé sur elle sans qu'elle le sache, de la même façon que le capitaine Montgomery l'avait fait avant lui, comme l'avait aussi fait Castle, risquant sa vie pour elle, comme toujours. Tout ce qu'elle espérait, c'est que cet homme ne connaîtrait pas le même sort que le défunt capitaine et surtout Castle car tous ceux qui avaient voulu la protéger étaient morts ! Prenant quelques minutes pour faire le vide dans son esprit afin d'être totalement concentrée, elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration avant de sortir enfin de la voiture. Tournant la tête en entendant une portière s'ouvrir, elle avisa son partenaire qui sortait à son tour et dans un soupir résigné, elle reporta son attention sur Joan, prête à devoir lui rappeler qu'il ne devait pas bouger de la voiture lorsqu'elle constata que ce dernier dormait paisiblement sur la banquette arrière.

Un sourire attendri étira ses lèvres lorsqu'elle vit son partenaire ouvrir la portière et se pencher sur l'adolescent pour l'allonger afin qu'il dorme dans les meilleures conditions avant de le recouvrir du plaid posé sur la plage arrière. Avec amusement, elle vit Caskett se glisser sous le plaid, se collant à Joan qui entoura le cou de son chien de son bras, enfouissant son nez dans sa fourrure soyeuse. Elle vit son écrivain regarder le spectacle avec un sourire d'adoration puis après avoir caressé la joue de son fils, il se redressa l'air neutre et déterminé.

« Quand on le voit agir avec ce gosse on a vraiment l'impression que c'est son père » retentit la voix d'Esposito derrière son dos.

« C'est parce qu'il l'est » répondit-elle distraitement sans lâcher Castle du regard, les yeux brillants d'adoration en cet instant pour son romancier.

« Je croyais que c'était son cousin ? » s'étonna le latino en fronçant les sourcils, perplexe.

A ces mots Beckett écarquilla les yeux et se mordit la lèvre pestant contre son manque de vigilance. Décidément cet homme lui retournait complètement le cerveau.

« Ce que je veux dire c'est que Castle a quasiment élevé Joan. Il a été comme un père pour lui » s'empressa-t-elle de clarifier priant pour que son coéquipier ne pousse pas l'interrogatoire plus loin.

Espo était un bon flic, et si elle ne faisait pas attention, elle savait qu'il risquait fort de flairer quelque chose et de poser les questions qui parviendraient à la déstabiliser et à lui faire dire ce qu'il ne fallait pas. Et nul doute qu'au lieu d'aller confronter Smith et obtenir les réponses à ses questions, Castle et elle iraient faire un petit coucou aux hommes en blanc, et pas pour une visite de courtoisie.


La même en mieux ? Non on est exigeantes, vous êtes géniaux encore merci ! Ah juste pour dire je vous prépare un os que j'ai en tête, je vais tacher de le poster au plus vite ! Bisous !