Merci encore pour votre passage quotidien!

Oui Undertaker cache pas mal de choses et vous verrez jusqu'à quel point! Mais Sébastian ne sera pas étranger à l'histoire, il se peut même que le croque mort et lui se connaissent depuis bien plus longtemps qu'on ne le pense, mais chut.

PARTIE 40 : destruction et privation

Lorsque Ciel Phantomhive entra chez lui, il crut que son démon lui avait joué un mauvais tour et qu'il l'avait ramené dans cette maudite gargote.

Désolation est un mot qui aurait parfaitement pu illustrer l'état du manoir lorsque Ciel et Sébastian en poussèrent la porte, non sans une certaine appréhension.

Désolation pour plusieurs raisons d'ailleurs. La première était que TOUT dans cette demeure ne ressemblait plus à rien et la seconde parce que ses domestiques, ainsi que certains indésirables semblaient à moitié morts sur le tapis du grand salon.

Toutefois il apparaissait que le jeune comte était beaucoup moins affecté par l'état des choses agonisantes sur le sol que par celui du magnifique vase Ming qui s'était apparemment reproduit en plusieurs morceaux inégaux.

- Mais qu'avez-vous donc ENCORE fait vous autres... soupira le majordome en essayant d'évaluer ce qui pourrait encore être sauvé et calculer le nombre d'heures supplémentaires qu'il devrait effectuer pour redonner un air d'antan à ce pauvre manoir, semblant avoir subi deux guerres coup sur coup.

Devant le silence qui suivi cette question, le démon décida d'emmener son jeune maître, encore sous le choc, à l'étage en espérant qu'au moins la chambre aurait été épargnée et laissa sans sourciller les cadavres derrière lui. Il prit l'enfant dans ses bras et monta les marches.

Ce fut avec soulagement qu'il vit qu'effectivement le couchage du comte était encore acceptable. Il déposa délicatement le garçon sur son lit.

- Franchement Sébastian où as-tu été chercher cette équipe de bras cassés? dit Ciel avec humeur.

- Disons que les faire devenir des as du ménage n'était pas mon idée première en les embauchant Bocchan, même si je dois avouer que 20 heures par jour, l'idée de les écharper me titille sérieusement! Bien maintenant que vous êtes changé et si vous le permettez, je vais aller faire l'état des lieux et voir combien de douceurs je ne pourrais malheureusement pas vous préparer en raison des tonnes de travail supplémentaires qui me prendront tout mon temps. Dit le démon les yeux remplis de malice.

- QUOIIIIIIIIIIIIIIII! s'épouvanta Ciel alors que son majordome sortait de la pièce.

En attendant que son diable revienne, il prenait des poses devant la glace, essayant d'en trouver une qui puisse apitoyer le démon et obtenir ainsi de lui qu'il privilégie ses pâtisseries à la remise aux normes du manoir.

- Voilà Boccha... mais que faites vous donc...? demanda Sébastian surprenant son maître devant la glace alors qu'il rentrait dans la chambre.

- Eh bien j'essaie de te faire trouver du temps pour me nourrir correctement figure toi! cracha l'enfant.

- Mais je n'ai pas dit que j'allais vous laisser mourir de faim! Juste que vous ne vous empiffrerez pas de gâteaux autant que d'habitude, ce qui de vous à moi ne fera pas de mal à vos shorts que je trouve bien remplis en ce moment !

- Tais toi! Je ne suis pas gras! Au contraire TOUT le monde dit que je suis mince!

- Ça c'est parce que je suis le seul à vous voir tout nu Bocchan!

- Méfie toi Sébastian, il se pourrait que tu ne puisses plus m'y voir si tu continues avec tes remarques désobligeantes!

- Et cela me manquerait?

- Tu veux parier?

- Et vous arriveriez à tout faire tout seul? Vous laver, vous habiller? Vous qui ne savez même pas faire vos lacets...

Ciel allait pester quand il se souvint qu'il devait obtenir certaines informations de son démon. Et comme sa manière d'y arriver sous-entendait certaines choses, il reporta à plus tard son intention de priver le démon de la vision de son corps nu. Il était d'ailleurs grand temps de mettre tout ce qu'il avait réussi à échafauder à exécution! Il avait eu du temps la nuit dernière !

Il sortit de ses pensées et vit que le diable le regardait d'un air soupçonneux, se demandant pourquoi il n'avait pas rétorqué une de ses phrases acides face à l'insulte qu'il venait de lui lancer.

Ciel prit alors un air à faire pleurer les anges. Il tenait sans nul doute sa meilleure pose!

Note très importante de l'auteur : comme ce chapitre était tout de même court, je vous mets le suivant! TOUTEFOIS, je tiens à vous dire que vous allez passer dans le rating M à partir de cette partie! S'il vous en reste (xd), vous perdrez votre innocence, donc si vous croyez toujours aux roses et aux choux, ne lisez surtout pas cela pourrait vous choquer! (je pense avoir plus ou moins parlé dans le vide.. mais j'aurais au moins essayé! Je dénie toute responsabilité! na !)

PARTIE 41 : jeux de mains, jeux de ….

- Pourquoi me regardes-tu avec ces yeux là Sébastian? demanda Ciel avec un air des plus innocents.

- Disons que cet air angélique est quelque peu... comment dire...étrange sur votre visage! Limite il pourrait amener à penser que vous souhaitez cacher quelque chose ou peut être même obtenir quelque chose!

- Obtenir? Tu trouves ça étrange que pour une fois je ne te traite pas comme un chien? Que je ne t'aboie pas d'ordres? Mais si c'est ce que tu veux... à ta guise Sébastian!ASSIS! Ordonna Ciel en pointant le sol de son doigt.

Sébastian fut surpris de la violence avec laquelle ce mot avait été prononcé, alors que son jeune maître affichait toujours le même air innocent.

Il s'exécuta tout de même contraint par le pacte qui le liait à Ciel Phantomhive.

Le comte se leva du lit et avança en direction de son démon qui le regardait et observait le moindre de ses gestes avec attention, ne sachant pas ce qu'il avait en tête.

Une fois suffisamment près, l'enfant tendit une main vers Sébastian.

Il commença par tracer du bout des doigts, timidement, le magnifique visage du diable, qui pour une fois était à la hauteur du sien, puis appuya davantage son toucher alors qu'il apprivoisait chacune des courbes du nez, des pommettes, de la bouche et enfin des lèvres qu'il caressait avec insistance.

Puis subitement il entra deux de ses doigts dans la bouche de son majordome, qui écarquilla les yeux de surprise.

- Suce! Ordonna brusquement l'enfant.

Sébastian sourit devant l'audace de ce jeune garçon qui ne cesserait jamais de le surprendre, tellement il était imprévisible. Il obéit, suçant avec application, enduisant les petits doigts de salive, mais sans rompre un seul instant le contact visuel.

Ciel le regardait faire avec satisfaction.

- Décidément tu n'es vraiment qu'un chien Sébastian! Mon chien, dont tu as hérité le nom, aimait aussi me lécher la main! Seulement vois-tu, LUI, ne me cachait rien !

Sébastian s'arrêta dans sa tâche et leva un sourcil. Où voulait donc en venir son jeune maître?

- Qui t'a demandé d'arrêter? demanda méchamment l'enfant. Cette remarque t'étonne peut-être? Oui, mon cher ! Oui, je sais que tu sais des choses et que tu me les caches! Je l'ai compris quand nous étions dans l'office de cet abruti d'Undertaker!

Et alors que la colère animait ses yeux, Ciel retira ses doigts aussi violemment qu'il les avait rentrés. Sébastian était resté assis, attendant patiemment que la tempête se calme. Il savait d'expérience que lorsque le comte était dans cet état là, il n'y avait plus de discussion possible.

- TU NE CROIS PAS QUE JE SAIS QUE TU TE FOUS DE MOI? hurla Ciel en balançant un vase qui se trouvait sur son passage.

Le diable continuait de l'observer sans mot dire, sachant que le moindre de ses mots serait mal interprété et lui vaudrait peut-être même une gifle. Mieux valait donc garder le silence et attendre. Et effectivement quelques minutes plus tard, Ciel avait finit par se calmer. Sébastian se leva alors et s'approcha prudemment de lui.

- Bocchan... pourquoi pensez-vous que je vous cache quelque chose?demanda le majordome d'une voix douce.

- Ton attitude quand le croque-mort a parlé de cette fameuse personne à qui il avait fait une promesse. En temps normal tu aurais posé des questions, là tu n'as même pas émis un son! Réponds moi! Je ne me trompes pas n'est ce pas?

- Non, vous ne vous trompez pas Bocchan. Dit Sébastian d'une voix égale et calme.

Ciel se retourna vers son démon, étonné de tant de sincérité.

- Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? demanda Ciel.

- Pourquoi ne pas me l'avoir demandé? répondit Sébastian.

- Et bien je te le demande, maintenant.

- Très bien, mais d'abord, je veux que vous me donniez ce que je n'ai pas encore pu avoir, puisque nous avons toujours été interrompus.

- Pourquoi maintenant? Rougit Ciel en se remémorant cette fameuse nuit ainsi que la scène de la salle de bains.

- Pourquoi pas!

- Réponds! Pourquoi me demander ça maintenant?

- Parce qu'après, lorsque vous saurez tout, vous ne souhaiterez peut-être plus que je sois votre majordome.