Bonsoir ! Comme vous avez été très gentils, je vous mets ce chapitre ce soir.

Merci à BONES-NCIS, Arroganz, angelerose, plume-d-imagination, honey'l, Solealuna, lil01, nath, Manooon, Huuddyy, Mimimoon, M4rg4ux4 (3 fois), T'Pau et Low-BB.

Arroganz : Ça va changer !

Solealuna : Ah je confirme, tu es même très très gentille !

nath : Tu vas voir.

T'Pau : Les peurs...c'est le sujet au moins des cinq prochains chapitres.

M4rg4ux4 : Wow ! Je ne sais pas comment tu fais.

Je dédie ce chapitre tout spécialement à Solealuna. Merci beaucoup pour ton aide, ça me fait beaucoup de bien !

Bonne lecture !


Chapitre 35 : Psychologie

Brennan s'assit en face du jeune psychologue.

«Bonjour docteur Brennan.

-Le terme approprié serait plutôt...

-Je reformule. Bonsoir docteur Brennan.

-Bonsoir docteur Sweets.

-Je vous écoute.

-Quoi ?

-Si vous êtes venue sans protester et en avance de dix minutes, c'est que vous estimez que vous avez quelque chose à me dire. Alors je vous écoute : de quoi voulez-vous me parler ?

-J'ai...j'ai peur.

-De quoi ?

-Que Booth...qu'il meure.

-Docteur Brennan, vous savez mieux que personne que tout le monde meurt un jour, alors pourquoi cela vous prend-il maintenant ?

-Je pense que notre très récent rapprochement sentimental a favorisé cette peur. J'avais déjà peur qu'il meure avant, mais là...je me suis engagée avec lui...j'ai peur de souffrir Sweets...

-Docteur Brennan, est-ce que vous avez conscience que votre peur est irrationnelle ?

-Bien sûr, c'est irrationnel mais...

-L'agent Booth est le meilleur agent du F.B.I., il est super entraîné, il a des réflexes de guépard, il a une grande résistance physique, il est très fort...le tuer ne sera pas facile, vous le savez.

-Mais...Lightner et Gallagher l'ont torturé, Pam Nunan lui a tiré dessus, il a eu une tumeur au cerveau et il est tombé dans le coma, Hannah lui a tiré dessus...personne ne peut me garantir que ça ne se reproduira plus jamais. Il est en danger constamment à cause de son travail...

-Docteur Brennan, si vous pensez comme ça, alors dites-vous bien qu'à chaque seconde il peut mourir. Quand vous vous réveillerez, quand vous prendrez votre petit-déjeuner, quand vous vous embrasserez, quand vous vous disputerez, quand vous enquêterez, quand vous rentrerez chez vous, quand vous ferez l'amour, quand vous vous endormirez, pendant que vous dormirez, il peut mourir. Est-ce que vous voulez passer tout le reste de vote vie à vous inquiéter à chaque seconde pour la vie de l'agent Booth ? La mort ne prévient pas, docteur Brennan, de toute façon vous souffrirez puisque vous l'aimez. Avoir peur ou le quitter ne changera rien à ça. Tout ce que vous pouvez faire, c'est arrêter de vous inquiéter et profiter de votre vie avec l'agent Booth à fond. Parce que vous ne pourrez jamais le protéger contre la mort ; le jour où il mourra vous ne pourrez rien faire. Alors arrêtez de vous inquiéter pour ça docteur Brennan. Ça ne sert à rien.»

Le bureau resta silencieux quelques minutes.

«J'ai des doutes sur notre couple.

-Pourquoi ça ?

-Je doute de moi. Je veux dire...je n'aime pas Booth autant qu'il m'aime et...ça me perturbe.

-Pourquoi ?

-J'ai peur de ne plus l'aimer un jour. Je veux dire...je l'aime, mais je sais que ça ne durera pas toujours et qu'un jour je ne l'aimerai plus et que je lui ferai du mal.

-Docteur Brennan... soupira Sweets. Pourquoi n'avez-vous pas plus confiance en vous-même ? Il vous aime, vous l'aimez ; tout est simple. Pourquoi voulez-vous compliquer les choses ? Vous ne savez pas ce que vous éprouverez pour l'agent Booth dans six mois, dans un an, dans deux ans, dans cinq ans, dans dix ans ! Si vous le quittez maintenant parce que peut-être vous pensez qu'il pourrait y avoir une petite chance pour que vous ne l'aimiez plus, vous le regretterez toute votre vie. Parce qu'il y a une chance, peut-être minuscule, mais il y a une chance pour que vous l'aimiez jusqu'à la fin de votre vie. Je vous observe depuis plus de quatre ans ; je sais que ce que vous éprouvez l'un pour l'autre aura beaucoup de mal à disparaître ; votre amour est plus fort et plus puissant que celui que la plupart des gens ressentent ; votre amour s'est développé, vous ne l'avez jamais reconnu, il s'est renforcé, et maintenant il est plus fort que tout. Vous avez continué à l'aimer, malgré le fait qu'il soit avec une autre femme, qu'il dise aimer. Il a continué à vous aimer malgré le fait de vous voir avec d'autres hommes, avec son meilleur ami. Vous avez résisté à la jalousie, à la mort, aux calomnies, aux injures et aux critiques, vous avez brisé toutes les règles ensemble, et vous voudriez tout détruire parce que vous avez peur que ça ne dure pas ? Il a déjà duré plus de temps que la majorité des autres amours. Il a résisté à plus de choses que la plupart des amours. Croyez-moi, vous êtes faits l'un pour l'autre.

-Je ne me sens pas à la hauteur d'être avec lui...

-Mais vous l'êtes ! Vous êtes la seule femme que l'agent Booth aime, la seule qu'il aime plus que tout ! Il a tué pour vous, il a quitté Hannah pour vous ; quant à vous, vous êtes partie en Europe pour qu'il soit heureux, vous avez cherché à couper tous les ponts pour qu'il soit heureux avec Hannah, vous avez fait tout ce que vous pouviez pour qu'il vous oublie ! Comment pouvez-vous penser que vous n'êtes pas digne de lui ?

-Vous avez sans doute raison. Je...merci Sweets.»

Brennan se leva, prête à partir, mais Sweets lui demanda de se rasseoir.

«Attendez docteur Brennan. J'aimerais que nous parlions de ce qui s'est passé avec Hannah ce jour-là, entre le moment où elle vous a emmenée en voiture et le moment où l'agent Booth est entré.

-C'est vraiment obligé ?

-Oui.

-Quand je me suis réveillée, j'étais attachée sur une chaise. Elle a commencé à me frapper en me menaçant avec une arme. Elle voulait que je reconnaisse avoir eu des relations sexuelles avec Booth. Mais j'ai refusé de dire ça, alors elle m'a encore frappée. Quand Booth est arrivé...j'étais à moitié consciente, j'avais mal. Ensuite il lui a tiré dessus, et il m'a sauvée. Voilà, vous êtes content ?

-Et quels étaient vos sentiments à cet instant ? Aviez-vous peur pour l'agent Booth, ou pour vous-même ? Ressentiez-vous de la haine pour Hannah, de la compassion ?

-J'avais peur pour Booth. J'avais peur qu'il meure. Quant à Hannah...je n'arrive pas à la haïr. Je la comprends.

-Vous la comprenez parce que vous aussi vous avez été jalouse d'elle et que vous aussi vous avez souffert. Et vous vous dites que peut-être ça aurait pu être vous à sa place.

-Non. Je ne l'aurais pas enlevée.

-Mais vous auriez pu vous suicider, n'est-ce pas ?

-J'aurais pu. Mais je ne l'ai pas fait.

-Pourquoi ?

-Je ne voulais pas mourir. Ça lui aurait fait du mal, et à Angela, Hodgins, Camille, Steve, mon père, mon frère...

-Et avant votre enlèvement ? Quel était votre état d'esprit ?

-J'étais triste. Je me sentais mal. Mais Steve était là.

-Comme avant. Et quand vous avez vu l'agent Booth sur le sol...ça ne vous a pas rappelé la fois où Pam Nunan a tiré sur l'agent Booth dans le karaoké ?»

Brennan tiqua. Exactement là où elle ne voulait pas en venir.

«Si, murmura-t-elle en baissant la tête.

-Et qu'avez-vous ressenti ? Comment avez-vous réagi ?

-J'ai eu peur, j'ai cru qu'il allait mourir. Je me suis précipitée vers lui, puis je suis allée chercher les agents dehors.

-Je vois. Et après ? Angela m'a dit que vous aviez demandé à voir Booth à l'hôpital. Que s'est-il passé ? Vous avez parlé ?

-Non. Il avait été sédaté.

-Il s'est passé quelque chose tout de même, n'est-ce pas ?

-Non. Pourquoi dites-vous ça ?

-Vous n'arrêtez pas de tripoter vos doigts, vous remuez vos pieds, votre regard est fuyant et vous vous mordez la lèvre. Vous êtes gênée. Vous pouvez me le dire, ça ne sortira pas d'ici.

-Il ne s'est rien passé Sweets.

-Docteur Brennan.

-Il ne s'est rien passé !

-La vérité, s'il vous plaît.

-Je...je l'ai embrassé.»

Sweets se redressa.

«Et ? demanda-t-il, intrigué.

-Je suis allée me recoucher.

-Pardon ? Il ne s'est pas réveillé ? Mais alors...comment se fait-il que vous...dans le bureau...tout à l'heure...»

Il avait un regard perplexe. Ce dernier disparut alors qu'il levait un index et qu'un sourire se formait sur ses lèvres :

«Il s'est passé autre chose après. Quoi ?

-Il ne s'est rien passé après.

-Vous mentez. Ce n'est pas grave, on y reviendra. Quelque chose m'échappe, docteur Brennan. Pourquoi Hannah pensait-elle que l'agent Booth et vous aviez couché ensemble ?

-Je dois y aller Sweets. Au revoir.

-Docteur Brennan ! Attendez ! Pourquoi pensait-elle ça ? Docteur Brennan !»

Ses appels restèrent vains. Brennan claqua la porte. Sweets soupira. Ces deux-là étaient impossibles.

Booth sourit en voyant Brennan sortir en claquant la porte.

«Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

-Il voulait savoir ce qui s'était passé pour que Hannah croie qu'on avait couché ensemble.

-Oh. Et pourquoi est-ce que tu ne lui as pas répondu ?

-Je n'avais pas envie de reparler de ça.

-Pourquoi ?

-Parce malgré tout ce qui s'est passé depuis, ça reste le soir où tu m'as fait du mal. Tu étais obligé, mais...ça m'a quand même fait beaucoup de mal. Je crois que c'est ça «avoir le cœur brisé». Je ne voulais pas reparler de ça.

-Tu as honte de m'avoir dit ce que tu m'as dit ? D'avoir écrit ton poème ? De m'avoir avoué les sentiments que tu avais pour moi ? demanda-t-il d'une voix triste en baissant la tête.

-Non ! Je n'ai pas du tout honte. Mais...je ne voulais pas qu'il le sache.

-Pourquoi ? Tu n'assumes plus ?

-Si ! fit-elle avant de l'embrasser pour lui prouver la véracité de vos dires.

-Alors pourquoi tu ne lui as pas dit ?

-Je ne voulais pas qu'il sache. C'est trop personnel.

-Mais...tu ne regrettes pas au moins ?

-Non Booth. Je ne regrette rien, rien du tout.»

Elle l'embrassa encore une fois.

«En fait...si. Peut-être quelque chose.

-Quoi donc ?

-De ne pas t'avoir embrassé à Paris.»

Booth sourit, soulagé.

«S'il n'y que ça pour te faire plaisir...»

Il fondit sur les lèvres de sa bien-aimée.

«On rentre ma chérie ?

-Ne m'appelle plus comme ça s'il te plaît.

-Pourquoi ? Tu n'aimes pas ?

-Pas trop.

-Comment tu préfères que je t'appelle ? Mon cœur ? Mon amour ? Ma poulette ?

-Tu n'as rien d'autre que quelque chose avec un possessif ?

-J'ai aussi chérie, darling, Tempérance, Tempie, Tempe, et bien sûr mon préféré, Bones. Tu préfères quoi, Bones ?

-Hem...fais comme tu veux.

-Ok Bones !»

Brennan roula des yeux.

«Quoi ?

-Tu as fait exprès de choisir celui-là.

-Non. Simplement c'est celui que je préfère. Tu étais, tu es et tu resteras toujours Bones, ma Bones.

-Pourquoi es-tu si possessif avec moi ?

-Parce que je t'aime et que je te veux pour moi tout seul, fit-il en l'embrassant. J'ai trop été jaloux avant.

-Jaloux ? De qui ? demanda-t-elle.

-De tous ces types que tu choisissais...

-Eux ? Mais Booth...ils n'ont jamais compté pour moi. Je ne savais que peu de choses sur eux, et ils ne savaient pas grand-chose sur moi. Ce n'étaient que des aventures sans importance. C'était purement sexuel. Il n'y a jamais eu plus que ça.

-Peut-être mais...je veux dire, tu couchais avec eux, tu...

-Écoute, ce n'est jamais allé plus loin que ça. J'étais plus proche de toi que d'eux...par exemple, tu avais mes clés. Aucun d'eux ne les a jamais eues. Je t'ai confié des choses, comme par exemple sur ma famille, mais aucun d'eux n'a jamais su ce qui était arrivé. Je passais plus de temps avec toi qu'avec eux, pas par obligation mais par choix. Je n'ai jamais vraiment parlé avec eux. Je ne les aimais pas Booth. Je ne faisais que coucher avec eux. Et contrairement à toi ça ne me lie pas à eux.

-Mais...et Sully ?

-Sully c'était différent. On ne peut pas dire que je l'aimais, mais c'était plus qu'une simple relation sexuelle. C'était...je le voyais quand je n'étais pas avec toi, je passais mon temps libre avec lui. Il était drôle, gentil, attentionné, beau mais...il lui manquait quelque chose. Il n'était pas comme toi, il me laissait le dominer, et ça devenait un peu ennuyant. Alors que toi...toi tu es possessif, tu joues sans cesse ton mâle alpha, tu portes ces chaussettes affreuses et ta boucle de ceinture voyante, tu as ce petit sourire exaspérant quand tu m'appelles Bones, mais aussi un grand sourire qui me fait toujours craquer, tu m'apprends toutes ces métaphores étranges, tu es toujours là pour moi, tu m'apprends à aimer, tu ne cherches pas simplement une aventure, tu cherches une vraie relation sérieuse avec des sentiments, et c'était ce qui me faisait le plus peur. Mais grâce à toi je n'ai plus peur maintenant.»

Brennan embrassa Booth tendrement.

«Alors comme ça mon grand sourire te fait craquer ?» fit-il de son plus beau sourire craquant.

Elle roula des yeux, mais sa mine contrariée fut trahie par son sourire naissant. Elle embrassa Booth, ne pouvant pas résister.

«Il vaut mieux qu'on rentre avant d'aller plus loin. En plus on est censés être discrets Bones ; et pourtant on s'embrasse dans le couloir.

-Tu as raison ; on ira dans ton bureau la prochaine fois.»

Les deux amants partirent dans le couloir. Booth avait sa main dans le bas du dos de sa Bones ; cette dernière avait sa tête posée sur l'épaule de son Booth.


Brennan était couchée en travers de Booth.

«Bones ?»

La jeune femme tourna la tête vers son amant.

«Oui ?

-Tu m'aimes ?» demanda-t-il, soudain inquiet.

Brennan se redressa, le scrutant avec attention, cherchant à savoir qu'il était sérieux ou non. Mais il était vraiment sérieux.

«Booth...fit-elle en posant sa main sur la joue de Booth. Bien sûr que je t'aime...pourquoi est-ce que tu me demandes ça ?

-Je ne sais pas...j'ai eu un doute.

-Pourquoi ?

-Je repensais à ce Patrick...et j'ai pensé que peut-être tu ne m'aimerais plus parce que tu penserais que j'étais comme lui.

-Booth...Patrick et toi vous n'avez rien à voir l'un avec l'autre. Tu es...tu m'aimes ! Je pensais que c'était clair non ?

-Maintenant ça l'est. Je t'aime Bones.

-Moi aussi Seeley.»

Rien que le fait d'entendre la jolie voix de sa Bones prononcer son prénom envoya des frissons dans tout son corps. Il aimait quand elle l'utilisait. Sa voix lui donnait une sonorité nouvelle, un autre sens, une nouvelle définition.

Ils s'embrassèrent.


Voilà ! Alors, contents ou pas contents ? Reviewez s'il vous plaît et à ce week-end. J'ai certains problèmes personnels, donc vous devrez attendre un peu. Mais je continue à vous lire, ne vous inquiétez pas !