Secrets

Par : Vorabiza

Traduit par : Insane_Dumbass/ a commencé à être traduit par merrymee, puis Miss Sona sur ce même site.

Corrigé par: La fabuleuseTheWhiteFerret :D

Résumé : Après six ans à Poudlard, l'été d'Harry débute non sans mystères et secrets en tous genres dès l'arrivée inattendue de Drago Malefoy chez les Dursley. Tandis que l'été avance, Harry recrute plusieurs alliés auxquels il n'aurait jamais songé et devient, bien malgré lui, le dirigeant du Bien. H/D/H

Genre : Drama, Romance

Coté : NC-17

Crédits : Harry Potter appartient à J.K. Rowling et les films à WarnerBros.

Cette Histoire appartient à Vorabiza, w w w . thehexfiles . com, et peut être trouvée sur archiveofourown . org

Avertissements : NC-17: relations homosexuelles Harry/Drago/Harry explicites, mentions de Severus/Remus, relations sexuelles et langage inapproprié,

*Il y aura du travestisme, dans un chapitre et vous en serez avertis.
*Il y aura aussi une légère notion de mortalité, mais personne de trop près d'Harry ne mourra, sinon je serais trop triste! (c'est l'auteure qui le dit, pas moi! xD)

*Ni l'auteure de la fic, ni moi ne sommes J.K.R.

*In Character (IC) ou (Out of Character) OC dépendamment de l'interprétation, mais ce serait plus IC que OC, ce qui signifie que les personnages seraient fidèles à leurs caractères d'après les livres de J.K.R. ~.
*AU (Alternate Universe) - Univers parallèle: cette histoire remplacerait le 7e livre au complet, ce qui veut dire qu'il faut l'oublier en entier!

(Note de l'auteur)

Dédicace: Ce chapitre est dédié à Bookgirl. Sans son soutien inébranlable, cette histoire ne serait pas du tout la même. Alors voici un peu de Bon Jovi pour ses partenaires de concert et elle.

I've been staring at the page

For what seems like days

I guess I put this one off for a while

Did I see a tear fall from your eyes

Or did you laugh so hard that you cried

When I served my secrets on a silver tray to you

~~ Bon Jovi

"Every Word Was a Piece of my Heart"

ATTENTION ATTENTION ATTENTIOOOOOOOON :D

Attention: Ce chapitre contient du travestisme. C'est le chapitre le plus long de l'histoire afin que le travestisme soit contenu dans un seul chapitre. (De plus, c'est plus long parce que j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire!)

(Note de la Traductrice: Je ne sais pas pourquoi il y a un avertissement pour travestisme, ça me semble exagéré mais bon… C'est vraiment un très long chapitre à traduire, mais tellement amusant!)

NOTES:

Merci de votre patience! Mon voyage était magique et j'ai bien réussi à traduire un peu, mais vous comprendrez bien que ce n'était pas du tout une priorité. Pour la peine, voici 4 chapitres en ligne (38-39-40-41) pour me faire pardonner du temps! Il ne reste qu'une vingtaine de chapitres à traduire \(°3°)/

À bientôt!

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Chapitre trente-huit

À la seconde où il mit les pieds aux Trois Balais, Harry fut dirigé à une salle privée à l'arrière par Madame Rosmerta. Elle lui fit un clin d'oeil et l'informa qu'on lui avait demandé de surveiller son arrivée.

Étonné, Le jeune sorcier haussa le sourcil et resta planté dans le cadre de la porte. Un groupe d'homme supposément matures jouaient une version de Quidditch intérieur sans balais dans la pièce relativement petite. Par réflexe, Harry attrapa le Vif d'or qui s'aventurait près de lui tandis qu'il observait plusieurs personnes s'empiler les uns sur les autres en essayant d'attraper le Souafle, écrasé sous leurs corps emmêlés.

— Harry a attrapé le vif d'or! triompha Ron, debout sur une des tables du fond.

Tout le monde figea aussitôt et se tourna vers l'Élu pour le fixer en silence.

— Harry n'a même pas été placé dans une équipe qu'il a déjà gagné et a mis fin à la partie! s'exclama Charlie en s'esclaffant de rire.

Harry eut un sourire en coin.
— Il faut bien que quelqu'un s'en charge, dit-il.

Tout le groupe se mit à rire et la pile de corps se défit lentement. Plusieurs personnes s'approchèrent d'Harry pour le saluer malgré le fait qu'ils ne se connaissaient pas. Il connaissait Olivier, qui lui souriait fièrement en lui donnant une tape dans le dos pour le féliciter.

— Je lui ai appris tout ce que je sais, proclama fièrement Olivier.

— Impossible, sinon il serait un piètre joueur, le taquina Charlie en lui lançant le Souafle qu'il avait récupéré.

Harry évita le lancer en rejoignant Ron.

— Qu'est-ce qui t'a retenu aussi longtemps, vieux? demanda Ron, presque vibrant de joie.

— J'étais occupé à consoler ta petite amie, rétorqua Harry.

Ron eut une mine déconfite pendant un instant, mais il se reprit rapidement.
— Je suis certain qu'elle va bien, dit-il d'un ton acerbe. Elle est juste fâchée que je puisse sortir ce soir, contrairement à elle.

Harry se dit que c'était plus parce que Ron ne faisait aucun effort pour la réconforter, mais il ne le mentionna pas.
— Nous avons réglé quelques choses entre nous, dit-il plutôt.

— C'est fait? demanda Ron en le regardant du coin des yeux. C'est réglé, entre vous, je veux dire? Elle était très inquiète à ton sujet.

— Nous sommes en bons termes, répondit Harry. Bien entendu, ça ne l'empêche pas de s'inquiéter, ajouta-t-il.

— Ton comportement de ces derniers temps ne nous aide pas à cesser de nous inquiéter, lui dit le rouquin. Mais tu vas bien t'amuser, ce soir. Aucun souci!

Il lui offrit joyeusement un verre de Whisky Pur Feu et s'en servit un. Harry le regarda prendre une longue gorgée pour s'étouffer aussitôt, les yeux larmoyants.

— C'est bon? rigola Harry.

— Excellent! s'exclama Ron. Vas-y, goûte!

Harry se fit plus prudent que son ami et prit une petite gorgée, grimaçant en avalant une sensation de brûlure.
— Wow, souffla-t-il en sentant la chaleur traverser son corps.

— C'est super, hein?

— Hé, Ron, combien en as-tu bu? lui demanda Harry en le détaillant des yeux.

— Juste un, un peu plus tôt et celui-ci, répondit ce dernier.

Harry posa les yeux sur son verre, se disant qu'il allait probablement devoir éviter de le boire au complet. Ron était déjà extrêmement joyeux et Harry ignorait jusqu'où ça les mènerait.

Les deux garçons se mirent à parler de Quidditch et Ron lui décrit la partie impromptue qui avait lieu lorsqu'Harry était arrivé. Tout le monde était relativement calme pour l'instant. On pouvait entendre des rires et plusieurs discussions animées et tout le monde semblait passer du bon temps.

Tout à coup, un fou rire général éclata, forçant les deux amis à se retourner, curieux. Ils rirent à leur tour en découvrant deux énormes canaris, les jumeaux ayant vraisemblablement réussi à piéger quelqu'un.

— Je trouve qu'ils ont commencé doucement, conspirait Ron. As-tu vu comment ils chuchotaient pendant tout le souper? Ils manigancent quelque chose pour ce soir, j'en suis certain.

Harry acquiesça en hochant la tête. Il espérait ne pas être une de leurs cibles… C'était peu probable puisqu'ils aimaient surtout jouer des tours à Ron. Et puis, ils connaissaient la nature de sa relation avec Drago… peut-être serait-ce suffisant pour les empêcher de le choisir comme victime?

— Je croyais en avoir bu plus que ça, s'étonna Ron en dévisageant sa tasse.

Harry prit un air innocent.
— Tu en as bu la moitié, lui dit-il.

— Euh... ouais, répondit le rouquin en avalant le reste en une grande gorgée, retombant dans leur conversation sur le Quidditch.

Harry s'amusait beaucoup. Ça faisait longtemps qu'il avait eu la chance de simplement parler avec son ami. Sans parler de devoirs ou de la guerre… juste deux amis qui relaxaient.

Bill arriva tout d'un coup et entoura les épaules d'Harry ce qui le fit presque tomber, ne s'étant pas préparé à devoir soutenir son poids.

— Hé, Bill, le salua-t-il. Je vois que tu t'amuses?

— Oh oui, répondit ce dernier. Mais toi aussi, t'es censé t'amuser, toi aussi, t'es pas supposé te cacher dans un coin avec Ron.

— Nous ne nous cachons pas, protesta Harry. Et je m'amuse beaucoup.

Bill cligna plusieurs fois des yeux, donnant à Harry la nette impression qu'il avait du mal à se concentrer.
— Je doute que tu t'amuses autant que nous et c'est supposé être ta soirée, à toi aussi! Allez, viens, lui ordonna-t-il en lui agrippant le bras pour tenter de le forcer à se lever.

Le jeune sorcier se tourna vers Ron, le suppliant du regard, mais le rouquin souriait simplement, déjà debout. Puisque Harry était celui qui gardait Bill debout, il savait qu'il aurait pu se sauver facilement, mais il décida de le suivre.

Charlie lui posa un verre entre les mains.
— T'es un homme, maintenant. Et tu me sembles beaucoup trop sobre. Bois, lui ordonna-t-il.

Puisqu'il n'avait pris qu'une gorgée, un peu plus tôt, Harry s'autorisa à boire sous les yeux vigilants de Bill et Charlie.

— Brave homme, dit joyeusement Bill.

— Ok tout le monde, cria Charlie pour attirer l'attention. Nous avons Harry qui est maintenant un homme! annonça-t-il en posant une main sur l'épaule du jeune fêté. Son autre main tomba lourdement sur l'épaule de son frère. Et puis on a Bill ici qui perdra son statut d'homme dans quelques jours.

L'hilarité générale éclata et le groupe dû prendre quelques instants avant de retrouver un semblant de calme.
— La question est, poursuivit Charlie d'un ton dramatique, que ferons-nous de ces deux hommes, ce soir?

Pris de panique, Harry regardait frénétiquement autour de lui; il n'avait absolument aucune envie de participer à ce qu'ils semblaient avoir en tête. L'absence de suggestion et les sourires malins pour seules réponses l'inquiétaient au plus haut point. Il tenta de s'éloigner de Charlie, mais il ne put se rendre bien loin puisque les autres hommes les encerclèrent rapidement.

— Nous les marquerons comme des hommes, afin qu'ils n'oublient jamais cette soirée! proclama Charlie.

— Quoi?! s'exclama Harry.

— Ce soir, tu vas te faire tatouer, Harry, dit Charlie en souriant. Retire ton chandail.

— Je n'enlèverai pas mon chandail, protesta Harry en paniquant réellement.

— Excuse-nous un instant, cher frère, dit Fred en s'adressant à Charlie tandis que George et lui se posaient de chaque côté du jeune sorcier, l'attrapant par les bras. Nous le convaincrons.

Charlie haussa les sourcils, mais ne protesta pas lorsque les jumeaux attirèrent Harry plus loin.

— Je ne peux pas enlever mon chandail, souffla Harry dès qu'ils furent assez loin du groupe.

— Pourquoi pas? demanda George. Nous avons créé un super design que tu aimeras.

Harry fit une pause.
— Vous avez vraiment l'intention de me tatouer?!

— Charlie nous a parlé de son idée un peu plus tôt ce soir, expliqua George. Nous avons préparé une image pendant le repas et on l'a terminé une fois arrivés ici.

— Qu'est-ce que c'est? demanda Harry.

— Ah ça, tu verras bientôt, répondit Fred. Tout ce qu'on peut te dire, c'est qu'il serait sur le haut de ton dos. Maintenant, explique-nous pourquoi tu ne peux pas être torse nu.

— Et si je ne veux simplement pas avoir de tatouage? demanda Harry en fronçant les sourcils.

Les jumeaux levèrent les yeux au ciel, mais Fred lui répondit tout de même.
— Harry, ce n'est pas comme la Marque des Ténèbres. C'est bien un tatouage magique, mais ça s'arrête là. La magie ne fait que le faire bouger, comme pour nos photos. Avec le bon sortilège, tu peux facilement le retirer quand tu veux.

— Oh, souffla Harry en absorbant l'information. Mais je ne peux quand même pas me montrer torse nu, en ce moment. Il agrippa les manches de leurs chandails pour les emmener à la toilette, attirant aussitôt les regards curieux des autres. Il ferma la porte et lança plusieurs sortilèges et protections avant d'enlever son chandail.

Les yeux de Fred et de George s'écarquillèrent aussitôt.
— Ouais, ce serait une bonne idée de garder ton chandail, dit George, tout naturellement. C'est bien la bague de fiançailles de Malefoy et de parrainage de Victoria?

Harry hocha la tête, tout sourire, heureux de pouvoir les montrer.

— Eh bien, le moment pop-corn devient de plus en plus intéressant, s'anima Fred.

Harry secoua la tête, amusé.
— Peut-être bien, mais que suis-je censé faire, maintenant?

Les jumeaux avaient une solution assez simple à proposer; ils jetteraient un sort aux bagues et à la chaîne, ce qui les rendraient temporairement invisibles. Ils lui expliquèrent que c'était une découverte qu'ils avaient fait lors la conception de leurs chapeaux sans tête. Avant d'arriver à tout mettre au point, ils arrivaient seulement à rendre les chapeaux invisibles une fois sur la tête de quelqu'un. Éventuellement, ils étaient parvenus à faire en sorte que la tête du porteur disparaisse en plus du chapeau, mais ils lui dirent à la blague qu'ils ne voudraient probablement pas rendre son cou invisible.

Plusieurs personnes haussèrent les sourcils lorsque Harry réapparut avec le sourire, sans chandail, toujours accompagné de Fred et George.

— Comment l'avez-vous convaincu, exactement? demanda Charlie en les observant tous les trois.

— Je suis certain que tu aimerais le savoir, le nargua Fred en lui adressant un énorme sourire.

— Alors, Charlie, où me veux-tu? demanda Harry en lui faisant un sourire en coin.

Bill l'encouragea avec enthousiasme.
— Je crois que notre jeune homme nous a caché pas mal de choses, siffla-t-il.

— Harry? demanda Ron d'une faible voix. Qu'est-ce qui se passe?

L'interpellé leva les yeux au ciel.
— Ce ne sont que d'innocentes plaisanteries, Ron, le rassura-t-il.

— J'ignore à quel point c'est innocent, railla Olivier en détaillant son corps du regard. Tu as vraiment mûri, Harry.

Le jeune sorcier le toisa du regard, sur ses gardes, se rendant compte qu'Olivier semblait vraiment intéressé. Heureusement, il n'avait pas à lui répondre, vu que Charlie reprit les rennes et lui demanda de d'enfourcher une chaise en plein centre de la pièce. Bill lui faisait face, lui-même à cheval sur sa chaise.

— Est-ce qu'ils t'ont dit que ce serait douloureux? lui demanda l'aîné des Weasley.

— Non, répondit sèchement Harry.

Bill lui sourit à pleines dents.
— Ça ne durera pas longtemps, dit-il. Ce n'est pas quelque chose que tout le monde ferait volontairement, mais Charlie a en tête que c'est suffisant pour prouver la masculinité.

— Super, marmonna Harry. Il regarda un des amis de Bill se mettre au travail sur son bras tandis qu'il sentait des mains sur son dos. Je croyais qu'on te faisait quelque chose au dos, à toi aussi, dit-il.

— Non, Charlie n'est pas très impressionné, mais je me fais tatouer le nom de Fleur sur le bras, expliqua Bill.

— Je ne sais même pas ce qu'on va me faire, avoua Harry. Fred et George ont pensé à quelque chose.

Bill le regarda, étonné.
— Et tu leur fais confiance? demanda-t-il, incrédule.

Harry eut un demi-sourire aux lèvres.
— Étrangement, oui, dit-il. Ils savent qu'ils sont morts s'ils essaient de faire quoi que ce soit de scandaleux.

Bill ricana.
— Ouais, je sais qu'ils ont tendance à se retenir quand il s'agit de toi, dit-il. Harry, hésita-t-il en regarda par-dessus l'épaule du jeune sorcier. Est-ce qu'il se trame quelque chose entre mes frères et toi?

— Non, pas du tout, rétorqua ce dernier.

— Mais les hommes t'intéressent? persista Bill.

Harry rougit, répondant en même temps à sa question. Il espérait désespérément que personne n'écoutait leur conversation.
— Peut-être, murmura-t-il.

Bill lui sourit gentiment.
— Ce n'est pas un problème, Harry, dit-il. J'étais simplement curieux.

— Voilà! s'exclama Charlie en réapparaissant à leurs côtés, des verres en mains. Vos antidouleurs sont mélangés dans ces boissons, alors vous devrez les boire au complet, dit-il en envoyant un regard entendu à Harry.

Ce dernier grogna.

— Tout le monde ici est digne de confiance et la salle a été ensorcelée pour empêcher quiconque de révéler ce qui se passe ou ce qui sera dit ce soir, lui dit Charlie à voix basse. À présent, relaxe pour une fois, saoule-toi et amuse-toi!

— Je ne peux pas me permettre d'être saoul, siffla Harry.

Charlie le regarda sévèrement,
-Ça fait partie du rite de passage à l'âge adulte. C'est ce que tous les adolescents sont supposés faire au moins une fois. C'est une occasion spéciale! Maintenant bois et amuse-toi! lui ordonna-t-il.

— Et si quelque chose arrivait? s'énerva Harry.

— Dans un tel cas, nous avons des potions qui nous dessoûleront rapidement, répondit Charlie du tac au tac.

Harry résista encore un instant, jusqu'à ce que la douleur sur son dos se fit trop intense. Boire un peu ne lui semblait plus une si mauvaise idée, finalement. Il vida son verre peu de temps après avoir pris cette décision, se sentant aussitôt beaucoup mieux. Il continua sa discussion avec Bill, ignorant les jumeaux qui observaient la personne qui s'occupait de son dos.

Le tatouage de Bill fut terminé avant le sien et Harry l'observa attentivement. Il devait admettre que l'écriture rouge aux détails argentés avait fière allure. Lorsque son propre tatouage fut enfin terminé, on conjura des miroirs pour qu'il puisse voir ce qu'on lui avait fait.

— Oh, wow, souffla Harry. Au centre de son dos se trouvait un phénix dont les ailes s'étendaient sur ses omoplates et dont les plumes de sa queue longeait sa colonne vertébrale. C'était un travail fabuleux, avec plusieurs nuances de rouge, de vert et d'or. Un serpent argenté entourait le corps du phénix, sa tête étant posée sur son aile droite. La signification de l'image était très claire pour Harry.

— C'est génial, dit-il en admirant le phénix battre doucement des ailes et le serpent resserrait et desserrait son étreinte.

Fred et George souriaient fièrement.

— Je veux savoir d'où vient cette manie d'offrir des serpents à Harry, gémit Ron, lui-même fasciné par le dos de son ami.

— C'est un design parfait pour Harry, dit Charlie en répondant pour les jumeaux. Il est essentiellement à la tête de l'Ordre, maintenant, et le serpent symbolise le danger qui plane sur lui partout où il va.

Harry échangea un regard avec les jumeaux. La surprise dans leurs yeux indiquait qu'ils n'y avaient pas pensé comme ça eux non plus, mais aucun d'eux n'allait contredire l'interprétation de Charlie.

— Eh bien, j'imagine que c'est mieux qu'un dragon sur la poitrine, le taquina Ron en souriant.

Harry s'étouffa légèrement et Ron expliqua aux autres que Ginny avait dit aux filles de Gryffondor qu'Harry avait un tatouage d'un Magyar à pointes qui faisait toute la superficie de sa poitrine.

Fred donna plusieurs tapes su dos d'Harry, un sourire complice aux lèvres.
— Ah, peut-être qu'Harry pourrait avoir un dragon, un peu plus tard, suggéra-t-il innocemment. Son rire redoubla lorsque Harry le repoussa.

Harry se vit empêché de porter son chandail puisqu'on voulait jeter un coup d'oeil à son nouveau tatouage, après quoi le groupe se mit à discuter et plaisanter à nouveau. Harry était calme et s'amusait beaucoup, se mêlant aux différentes conversations, mais refusa de boire davantage.

Il était très amusé par les amis de Bill qui s'étaient mis à faire le deuil de ses jours de célibataire, discutant de ses fréquentations précédentes. Bill envoya un sourire amusé à Harry lorsque certaines relations homosexuelles furent mentionnées.

Ron intercepta le regard de son frère et remarqua les joues rouges de son ami.
— T'es vraiment attiré par les hommes alors? demanda-t-il.

— Qu'est-ce que tu dirais si c'était le cas? demanda Harry en observant la réaction du rouquin.

Ce dernier fronça les sourcils, y réfléchissant sérieusement.
— Bah j'imagine que ça voudrait dire qu'il n'y a vraiment aucune chance que tu te remettes en couple avec Ginny, alors.

— Ça ne change rien, que j'aime les hommes ou les femmes. Je ne serai plus jamais en couple avec Ginny. Je la considère comme ma sœur.

Ron soupira lourdement.
— C'était plus simple de garder un oeil sur elle quand vous étiez ensemble, dit-il sur un ton de deuil.

Harry éclata de rire
— C'est pour ça que tu essayais de nous pousser à retourner ensemble?

Ron hocha la tête et son expression devint méfiante.
— Alors, heu, t'es intéressé par un de mes frères?

Harry lui lança un sourire en coin.
— Non, je ne suis intéressé par aucun autre rouquin, dit-il.

On pouvait facilement voir le soulagement dans le visage de Ron.
— C'est bien, déclara-t-il. Je n'ai aucun problème à ce que tu fréquentes des hommes, mais je ne sais pas si je suis prêt à te voir avec Fred ou George.

— Que dirais-tu d'un ancien capitaine de Quidditch? demanda Olivier en enlaçant les épaules d'Harry d'un bras.

— Je ne crois pas, non, répondit Harry en se libérant de son étreinte.

-Aaah, allons Harry, le cajola Olivier. Je parie que tu serais très doué sous la couette.

— Évidemment que je suis doué, répondit Harry en haussant un sourcil, comme il le faisait lorsqu'il se moquait de l'attitude de Drago. Ça ne veut pas dire que je veux coucher avec toi.

Surpris, Olivier et Ron dévisagèrent Harry, mais Fred et George se matérialisèrent de chaque côté de ce dernier avant que l'un d'eux ne puisse dire quoi que ce soit, défiant Olivier du regard. Dubois les regarda, puis posa une dernière fois les yeux sur Harry avant de décider qu'il valait mieux battre en retraite.

George se tourna vers Harry et lui tendit son chandail.
— Tu es apparemment irrésistible, grommela-t-il en direction de leur ancien capitaine.

Harry s'habilla rapidement, en évitant de penser ce que Drago aurait à dire du fait qu'Olivier venait de le draguer.
— Pourquoi Olivier est ici, au fait? demanda-t-il sombrement.

— C'est un ami de Charlie, grogna Fred, tout comme son frère. Et nous qui pensions qu'il était notre ami.

— Pas s'il essaie de profiter de toi, s'indigna George.

Ron les regardait avec les yeux ronds.
— Vous êtes certains qu'il n'y a rien entre vous? demanda-t-il à nouveau, d'une voix à peine perceptible.

— Nous protégeons simplement Harry, répondit George en levant les yeux au ciel.
— Et Olivier est connu comme étant un coureur de jupons… ou de caleçons, renchérit Fred. Harry n'a pas besoin d'un gars comme ça.

— Oh, répondit Ron, encore un peu confus. Je crois que j'ai besoin d'un autre verre.

— Bien sûr, petit frère, répondit Fred en souriant à nouveau.

— Moi j'crois que j'ai besoin de partir, marmonna Harry.

— Pas encore, s'empressa de répondre George. Restez ici. Nous reviendrons bientôt avec vos verres.

Harry et Ron les regardèrent s'éloigner.
— Qu'est-ce que tu crois qu'ils ont en tête, cette fois? s'inquiéta Ron.

— J'en ai aucune idée, répondit Harry qui les vit chuchoter quelque chose à l'oreille de Charlie. Mais j'ai l'impression que, quoi que ça puisse être, ce sera embarrassant.

Ron acquiesça d'un hochement de tête. Ils observèrent Charlie placer deux chaises en retrait, face à la salle, après avoir chuchoté quelque chose à plusieurs personnes. Fred et George revinrent et posa brusquement leurs boissons sur la table.

— Bois tout, Harry, commanda Fred en souriant comme un fou. Je pense que tu en auras besoin.

— C'est bon, j'aime le tatouage, répondit le jeune sorcier. Je crois que c'est assez de surprises pour aujourd'hui, non?

— Oh non, répondit George. Une autre de nos surprises t'attend ce soir avant que nous puissions te laisser partir.

Harry tenta de protester, mais il fut interrompu en plein milieu d'une phrase, frappé par un Stupéfix lancé par Fred.

En reprenant conscience, Harry cligna lentement des paupières, se rendant aussitôt compte de son audience. Il plissa les yeux en regardant autour de lui. Au moins, il était encore à la fête. Il comprit pourquoi tout le monde l'observait avec autant d'insistance lorsque son regard tomba sur Bill, assis à côté de lui. Les yeux ronds et le teint soudainement pâle, il baissa les yeux pour voir ce qu'on lui avait fait en poussant quelques jurons étouffés.

— Qu… Merde! s'écria-t-il. Fred! George! Qu'est-ce que vous m'avez foutu?

L'hilarité était générale dans la salle tandis que le jeune sorcier bondissait de sa chaise pour voir ce qu'on lui avait mis sur le dos. Les jumeaux l'avaient habillé en fille et ça ne lui plaisait pas du tout. Vêtu de noir de la tête aux pieds, il portait à présent un soutien-gorge noir bien visible sous un chandail de soie à manches longues. Le bas de son chandail se terminait sur une jupe de cuir étonnamment courte. On lui avait même mis des collants et des bottes qui montaient jusqu'aux genoux.

— J'ai essayé de les en empêcher, lui cria Ron qui souriait à pleines dents. Mais, ils étaient trop nombreux.

— Wow! Très sensuel, Harry! le taquina Fred.

— Vous êtes morts! établit Harry. Où sont mes vêtements?

— Tu ferais aussi bien de laisser tomber, répliqua sèchement Bill, derrière lui. Ils ne nous laisseront pas partir tant qu'ils n'auront pas assez ri de nous.

Harry détailla Bill du regard. Tandis qu'on lui avait enfilé des vêtements d'une véritable femme fatale, Bill avait été habillé en jeune écolière sage avec une chemise blanche, une jupe plissée bleue marine, de bas haussés jusqu'aux genoux et des chaussures noires vernies.

— Pourquoi nous ont-ils habillés comme ça? se plaignit le jeune sorcier, priant Bill de lui fournir une réponse tout en ignorant les sifflements des autres garçons.

— J'ai bien peur que ce soit ma faute, admit Bill. Il y a normalement des danseuses, des stripteaseuses ou d'autres filles lors des enterrements de vie de garçons. Une certaine humiliation fait aussi partie de la tradition…

— Mais je ne voulais pas fâcher Fleur puisqu'elle a déjà assez d'inquiétudes avec la guerre, dit-il après une petite pause pour se racler la gorge. Alors j'ai refusé qu'il y ait des filles ce soir. C'est probablement tout ce que mes frères et mes amis ont trouvé comme vengeance. Et puisque c'est ton anniversaire, tu écopes aussi.

— Mais pourquoi moi j'ai l'air de... ça…et toi tu ressembles à… ça?

— Ils font passer un message, je crois bien, répondit l'aîné des Weasley. Puisque je me marie, je suis habillé convenablement, sans aucune trace d'un quelconque esprit d'aventure.

Bill regarda l'accoutrement d'Harry d'un œil amusé.
— Apparemment, ils trouvent que tu as un sens très développé, voire extrême, pour l'aventure.

Harry était encore trop furieux pour rougir à son commentaire et fit volte-face pour foudroyer les jumeaux du regard.
— Qui m'a habillé ainsi? demanda-t-il en plissant dangereusement les yeux, s'avançant de manière presque féline vers eux.

Fred et George semblaient soudainement nerveux et se mirent à reculer.
— Harry, si tu nous donnais le temps d'expliquer, tenta rapidement George.

Le jeune sorcier se figea presque aussitôt en sentant quelque chose lui frôler la nuque, provoquant des frissons le long de sa colonne vertébrale. Il savait qu'il n'y avait personne derrière lui, surtout que tous les autres invités s'étaient mis à reculer en même temps que les jumeaux.

Fred et George figèrent et eurent un sourire complice en voyant l'expression sur le visage d'Harry, qui venait de comprendre ce qui s'était passé.
— Nous ne ferions rien qui puisse gravement nuire à notre santé, expliqua vaguement Fred.

Drago était là? Et c'était lui qui l'avait habillé comme ça? Bouche bée, Harry retourna lentement s'asseoir à côté de Bill, sous l'insistance des jumeaux. Il se dit que, si Drago était vraiment là, il n'avait pas à s'inquiéter et il décida de se prêter au jeu.

La tête haute, Harry prit un air hautain.
— Je crois que j'aimerais avoir un verre, maintenant, déclara-t-il.

Fred s'approcha de lui et lui fit une révérence exagérée en lui servant son un verre de Whiskey Pur Feu.

— Merci bien, lui dit Harry en lui faisant signe de déguerpir d'un geste de la main.

— Où as-tu donc appris à agir comme une petite princesse prétentieuse ? le taquina Bill en riant de son soudain changement d'attitude.

— Il faut savoir s'adapter à toute situation, déclara Harry en essayant de retenir son sourire.

— Merci de jouer le jeu, le remercia sincèrement Bill en secouant néanmoins la tête, amusé.

— Bon, qu'est-ce qui va se passer, maintenant? demanda curieusement Harry.

— Les cadeaux! s'exclama Charlie en découvrant une table qu'Harry n'avait pas remarquée jusque-là. Je crois bien que tout le monde ici s'est dit que ce qui était approprié pour Bill le serait également pour le plus jeune d'entre nous, alors nous avons cru bon de simplement doubler tout ce que nous avions acheté pour l'occasion.

— Ah non, Charlie, t'as pas fait ça! s'exclama Bill, qui avait une bonne idée de ce que contenait les paquets. Tu vas complètement l'humilier!

— Oh, Harry pourra le supporter, nia ce dernier. On va simplement commencer doucement, dit-il en leur confiant à chacun un cadeau.

Sachant parfaitement qu'il ne voulait pas vraiment ouvrir ce cadeau devant tout le monde, Harry prit une longue gorgée avant de déchirer l'emballage et rougit furieusement en voyant le livre sur le sexe. En levant les yeux sur Bill, il vit qu'il tenait exactement le même livre.

— On n'a encore rien vu, lui dit Bill, d'un ton plein de regret.

— Génial, répliqua sarcastiquement Harry.

À chaque paquet ouvert, Harry était toujours un peu plus gêné. Chaque cadeau tournait autour du thème du sexe et des relations sexuelles sous toutes leurs formes; il y avait des huiles de massage, des vibrateurs, des cordes de soie, des menottes Moldues. Tout ce dont Bill aurait soi-disant besoin durant la nuit de noces.

Lorsqu'il ouvrit un cadeau qui contenait un corset en soie brodée et lacé, agencé d'une petite culotte, le jeune sorcier se leva et les présenta devant lui.
— Qu'en dites-vous? demanda-t-il en prenant un air candide, faisant battre ses paupières. Pensez-vous que ça m'irait bien?

— Étonnamment, je crois que oui, ça t'irait bien, répondit Charlie, perplexe. Ces habits te vont bien mieux à toi qu'à Bill!

Harry ricana en jetant un coup d'œil à ce dernier.
— C'est parce que Bill est hideux en tant que femme! dit-il. C'est franchement pas difficile de faire mieux.

— J'aimerais bien savoir comment Harry fait pour avoir fière allure, peu importe ce qu'il porte, se demanda Ron d'un ton acerbe.

Harry lança le corset sur sa montagne de cadeaux avant d'aller s'asseoir près de son ami.
— Ron, dit-il lentement. Regarde-moi bien. Regarde ce que je porte. Veux-tu vraiment avoir fière allure en portant un truc pareil?

— Heu, non, pas vraiment, admit Ron en ricanant.

Harry leva les yeux au ciel.
— Je ne crois pas que je me remettrai de cette soirée, dit-il tristement.

— Probablement pas, en effet, acquiesça Ron. Harry? Est-ce que c'est vraiment confortable? demanda-t-il, curieux.

L'Élu bougea légèrement, étirant ses jambes devant lui et les croisant aux chevilles avant de s'adosser à sa chaise.
— J'ai eu assez à boire pour ne pas y porter attention, dit-il en baissant les yeux sur ses vêtements. Le soutien-gorge me tue, mais j'aime bien le chandail et les bottes, avoua-t-il. Le reste… c'est juste des vêtements.

Il n'allait tout de même pas admettre que les sous-vêtements de soie entourant ses parties intimes le rendaient fou. Ron devait déjà le trouver assez bizarre…

Le rouquin jeta un coup d'oeil à la pile de cadeaux.

— Tu ne trouveras jamais quelqu'un qui sera à l'aise avec tout ces machins, dit-il en ricanant.

Harry se dit qu'au contraire, Drago serait plus qu'à l'aise avec la majorité des cadeaux et son membre tressaillit devant les possibilités. Il avait bien hâte de tout essayer. Même s'ils n'auraient pas nécessairement le temps, avec la guerre en cours…

— Tu n'ouvres pas le reste? Demanda son ami.

— Nan, je crois qu'ils ont enfin terminé de m'humilier, répondit Harry. J'ignore comment je pourrai regarder quiconque dans les yeux, au mariage…

Ron haussa les épaules.

— Tu es Harry Potter, dit-il simplement. Ils te respecteraient même si tu arrivais habillé comme ça à la cérémonie.

Harry fronça les sourcils. Ron ne semblait pas fâché mais il savait que sa célébrité avait été un sujet délicat par le passé.

Ron sembla suivre le fil de sa pensé.

— J'ai souvent souhaité être à ta place, avoua Ron. Tu avais tout. Ça m'a pris quelques années avant de comprendre que tu n'avais pas autant de chance que je le pensais. Que tu ne souhaitais pas avoir toute cette attention sur toi.

— Mais ça va, maintenant, répondit Harry.

Ron ricana, incrédule.

— Je ne sais même pas ce que tu fais, la plupart du temps. Et d'après ce que je sais… Par Merlin, Harry, je ne sais pas comment tu fais pour supporter!

Harry haussa les épaules et Ron soupira. Ils observèrent les invités taquiner Bill. Harry se demandait où était passé Drago. Ça ne le surprendrait pas qu'il soit en train de prendre en note tout ce qu'il avait reçu pour voir quels nouveaux jouets ils apporteraient à la maison.

Deux mains se posèrent lourdement sur les épaules de l'Élu.

— Harry, que dirais-tu de me donner une deuxième chance? Demanda Olivier en se penchant sur lui.

— Dégage, Olivier, répondit Harry en grimaçant.

— Oh allez, on forme une belle équipe, toi et moi, roucoula l'ancien capitaine de Quidditch en effleurant la joue d'Harry d'un baiser.

Harry n'eut pas le temps de réagir que Ron était déjà debout, brandissant son bras. Il asséna un coup de poing dans la mâchoire d'Olivier, le faisant tituber, jusqu'à en tomber sur les fesses.

Harry se tourna légèrement pour admirer le travail de son ami.

— Belle droite, Ron, commenta-t-il en se retournant vers le rouquin, ignorant la présence indésirable d'Olivier.

— Merci, répondit Ron.

Olivier cracha sur le plancher.

— Quoi, est-ce que tous les Weasley sont tes foutus gardes du corps?demanda‑t‑il à Harry, en prenant un air dégoûté tandis qu'il se relevait.

Oui, répondirent les cinq Weasley présents, furieux.

Harry regarda à nouveau par-dessus son épaule, envoyant un sourire en coin à Olivier.

— J'ai plus de protection que tu ne le crois, lui dit-il.

Olivier pouffa d'un faux rire.

Harry Potter ne peut-il pas se défendre seul contre moi? le nargua-t-il.

Harry se leva lentement et contourna la chaise pour lui faire face.

— Connais-tu la définition du mot « déléguer »? demanda-t-il d'un ton neutre.

Perplexe, Olivier le regarda un instant en clignant des yeux.

— De quoi diable parles-tu?

— Déléguer signifie que je n'ai pas à faire affaire avec des personnes comme toi, siffla-t-il. J'ai d'autres menaces beaucoup plus importantes. J'ai d'autres chats à fouetter.

— Tu ne t'attaquse même pas réellement à Tu-Sais-Qui, cracha Olivier. Il s'attaque encore aux innocents et tu le laisses faire sans bouger!

Les yeux de l'Élu se plissèrent.

— Tu ne sais pas de quoi tu parles! cria Ron.

Harry lança un regard d'avertissement à son ami qui se tut aussitôt, tout en gardant son regard furieux sur Olivier.

Ce dernier ricana avec méchanceté.

— Au contraire, je sais exactement de quoi je parle. Des amis à moi ont été tués la nuit dernière et voilà que se pavane Harry Potter, suppliant presque de se faire violer, habillé comme une salope! Où étais-tu, Harry, hein?

Furieux, Harry souffla brusquement par le nez.

— Olivier, c'est vrai que tu ne pouvais pas savoir où j'étais la nuit passée, dit-il froidement. Puisque ça t'intéresse, j'étais en train de vider mon estomac après une épreuve pénible. Mais malgré que ce fut horrifiant, cela me rapproche de mon but. Réduire Voldemort en poussière.

La réponse d'Harry fit taire tous les petits bruits et les murmures. Olivier le dévisageait, sous le choc.

La voix du jeune sorcier était à présent grave et dangereuse.

— Aimerais-tu que je te décrive tout ce que j'ai fait? demanda-t-il. Récemment, j'ai participé à deux combats majeurs contre les Mangemorts et j'ai confronté Voldemort lui-même, l'autre jour.

Il savait qu'il surprenait probablement tout le monde derrière lui et qu'il en disait probablement plus qu'il ne le devrait, mais il n'allait pas laisser Olivier s'en tirer sans lui faire comprendre au moins une partie de la réalité.

— Et tu veux que je te dise? se moqua Harry. Tout ça n'est rien en comparaison à ce que j'ai dû faire hier soir. Tu ne peux même pas imaginer l'enfer que je dois traverser pour arriver à éliminer ce connard maléfique qui menace de nous détruire.

Les yeux du jeune sorcier ne quittèrent pas une seconde ceux d'Olivier.

— Je te laisse partir sans blessure grave parce que t'es saoul et en deuil. Je t'aime bien, Olivier, mais tu ne me touches plus et tu restes loin de moi, c'est compris? Et en ce qui concerne l'appel au sexe, je me suis déjà fait baiser ce matin en me levant, merci bien.

Plus d'un tressaillit en voyant qu'Harry avait sa baguette en main, mais il lança simplement un sortilège sur la porte.

— Tout le monde ce soir a fait voeu de garder le silence sur ce qui se passerait dans cette salle. Lorsque tu franchiras cette porte, cette promesse sera scellée. Disons simplement que tu ne te reconnaîtras plus s'il t'arrivait de laisser glisser une quelconque information, dit-il en grimaçant. C'est clair?

Olivier hocha de la tête.

— Fred, George, vous voulez bien l'escorter hors d'ici? demanda Harry.

— Bien sûr, répondit Fred.

— Ne bouges pas tant que nous ne sommes pas revenus, l'avertit George.

Harry leva les yeux au ciel.

— C'est bon, répondit-il tout de même.

Olivier les suivit sans résister et une lumière rouge jaillit du cadre de la porte lorsqu'Olivier passa. Satisfait de son coup, Harry fit un hochement de tête avant de se retourner vers les autres. C'était pratique de connaître Hermione.

— Merde, Harry! s'exclama Ron. Comment tu fais pour paraître aussi dangereux en portant une telle tenue?

Harry baissa les yeux sur son accoutrement, ne sachant pas trop quoi répondre. Ce n'était pas du tout la question à laquelle il s'attendait de la part de Ron.

Bill toussota, s'éclaircissant la gorge.

— Je dirais que notre Harry vient de nous prouver que l'habit ne fait pas le moine!

Charlie ricana et très tôt, tout le monde riait, se libérant de la tension qui pesait dans la pièce.

— Bon! Nous ne laisserons pas la fête se terminer comme ça! s'exclama Charlie. Je crois qu'on est prêts pour la prochaine tournée de verres!

Malgré son discours, Charlie et Bill attrapèrent Harry par les bras pour l'entraîner vers la table la plus éloignée, celle à laquelle Ron et lui avaient entamé la soirée. Une fois tous assis, Charlie, Bill et Ron lui lancèrent le même regard insistant, attendant qu'Harry s'explique.

Ce dernier s'adossa contre le dossier de sa chaise et croisa les bras sur sa poitrine. Tout à coup, il grogna de frustration et défit les boutons de son chandail transparent pour le retirer en grommelant. Les trois frères patientaient en silence non sans le regarder avec un certain amusement tandis qu'il se libérait du soutien-gorge et remit le chandail. Après un soupir soulagé, Harry recroisa ses bras sur sa poitrine et les défia du regard.

— Tout ça, c'est vrai? Ce que tu as dit, c'est vrai? hésita Ron.

— Oui, répondit Harry.

— Mais que diable faisais-tu hier? demanda Charlie.

— Rien que je ne puisse divulguer à qui que ce soit, grommela Harry. J'en ai déjà trop dit.

— Remus sait? demanda Bill.

Harry hocha simplement la tête.

— Et que dire de Scrimgeour?

Harry resta interdit, jusqu'à ce qu'il se souvienne de la visite du Ministre, un peu plus tôt. Il lança un regard curieux à Bill qui semblait beaucoup trop alerte pour quelqu'un qui titubait d'ivresse, à peine quelques minutes plus tôt.

— Pourquoi Harry en parlerait-il à Scrimgeour? Demanda Ron.

— Je l'ignore, répondit Bill. Mais Harry a dit que la nuit dernière était très éprouvante, puis Scrimgeour arrive au Terrier l'air plutôt inquiet pour lui.

Harry haussa les épaules.

— Scrimgeour sait seulement ce que j'ai été obligé de lui dire, admit-il. Mais c'était suffisant pour que je doive le contacter aujourd'hui pour lui dire que j'allais bien.

— Mais merde, qu'as-tu donc fait de si terrible? redemanda Charlie en lui lançant un regard incrédule.

— Ma part. J'ai gagné du terrain dans cette guerre contre Voldemort… répondit vaguement le jeune sorcier en affichant un triste sourire satisfait.

— Tu… T'en as trouvé un? demanda Ron, le yeux écarquillés et pleins d'espoir.

Harry eut un sourire en coin et hocha la tête, s'attendant la réaction bruyante et démesurée de son ami. Bill et Charlie, eux, dévisageaient leur frère.

— Je crois qu'il y a quelque chose qui nous échappe, Charlie, dit Bill.

— Je crois que tu as raison, Bill, répondit ce dernier.

— Et je doute qu'ils nous en fassent part.

— En effet.

Harry leur sourit. Leurs commentaires lui rappelaient Fred et George.

Bill étudia Harry du regard.

— Peut-être que Harry pourra au moins nous dire qui le baisait sauvagement, plus tôt aujourd'hui, dit-il.

Harry perdit aussitôt son sourire et grimaça, se maudissant d'avoir laissé glisser cette bribe d'information.

— C'est vrai, alors?! s'exclama Ron.

— Heu, oui, avoua Harry.

— Qui est-ce?

— Je ne peux pas le dire, répondit Harry à voix basse. Je n'aurais pas dû en parler non plus.

— Ce n'est pas Remus, tout de même? demanda Bill.

Harry grimaça.

— Non, pas du tout, dit-il en frissonnant à l'idée farfelue.

— Alors qui c'est? Insista Ron.

Harry se dandina sur sa chaise, mal à l'aise, souhaitant ne jamais en avoir parlé devant eux.

— Quelqu'un de spécial, dit-il doucement. Quelqu'un dont je garde l'identité secrète pour l'instant car c'est trop dangereux pour quiconque d'être avec moi.

— Tu peux nous le dire, tu sais, lui dit Ron. Nous ne le dirons à personne.

Harry secoua négativement la tête.

— Je ne dirai rien, même à toi. Pas sans son accord. Et puisque la situation est plus que dangereuse en ce moment, je ne sais pas quand le bon moment viendra. Risquer sa vie simplement pour satisfaire la curiosité de mes amis… Ce n'est pas quelque chose que nous voulons faire.

Ron avait les sourcils froncés, se creusant la tête pour trouver de qui il s'agissait.

— Est-ce que je connais cette personne? demanda-t-il.

Harry hésita à répondre.

— Je ne crois pas que je connaisse quelqu'un que tu ne connais pas, dit-il.

— Et c'est un homme? l'interrogea à nouveau Ron.

Harry haussa un sourcil tandis que Bill et Charlie ricanaient.

— Heu, considérant le fait que j'ai dit que c'est moi qui a été baisé, oui, c'est un homme.

Ron rougit violemment.

— Je voulais m'en assurer, c'est tout, dit-il sur la défensive, Tu m'as seulement dit que tu aimais les hommes ce soir.

Harry haussa les épaules.

— Techniquement, j'imagine que je suis bi, mais je ne suis tombé amoureux que d'un seul homme.

— Harry, le supplia Ron. Dis-moi de qui il s'agit!

— Désolé, Ron.

— Laisse-le, Ron, lui dit Bill. Peu importe qui ça puisse être, il est très important pour lui et Harry fera tout ce qu'il peut pour le garder en sécurité.

— Il ne sera pas en danger juste parce je connais son nom, protesta Ron.

Ayant terminé de s'occuper d'Olivier, Fred et George arrivèrent à ce moment précis et les rejoignirent à leur table.

— Alors? dit Fred. En sommes-nous arrivés à la partie où Harry se fait baiser sauvagement?

— Ou sommes-nous toujours sur le sujet "Harry est en danger"?

— Non, nous en sommes plutôt à "convaincre Ron qu'il n'a pas besoin de savoir de qui il s'agit", répondit sèchement Bill.

— Ah, donc vous n'avez pas découvert son identité, conclut Fred en prenant un ton déçu.

Harry se demanda si les jumeaux s'étaient arrêtés pour prendre du popcorn en chemin.

— Non, répondit Ron d'un ton pétulant… Harry dit qu'il ne nous dira rien sans la permission de l'autre gars.

— Ron, je ne lui ai pas demandé si je pouvais en parler, dit Harry, refusant de mettre la faute sur Drago. Tout comme toi, il fait tout ce qu'il peut pour sa famille, dont la situation actuelle est précaire. Je ne vais pas tous les mettre en danger juste pour pouvoir révéler l'identité de ma fréquentation à mon meilleur ami.

— Tu as vraiment envie de m'en parler? demanda Ron.

— Bien sûr que j'ai envie de t'en parler, le rassura Harry. C'est juste trop dangereux en ce moment.

Ron soupira.

— D'accord, céda Ron à contrecœur. J'imagine que tu ne veux pas que je dise à Hermione que tu fréquentes quelqu'un. Sinon, elle ne te lâchera pas.

Harry grimaça.

— Ce serait effectivement mieux de ne rien lui dire pour l'instant, admit-il. Hermione est déjà assez inquiète à mon sujet.

Mais surtout, elle finirait par coller tous les morceaux du casse-tête, se dit-il mentalement.

— Hé bien, quoi de mieux qu'une autre tournée pour célébrer l'amour? s'exclama soudainement Charlie. Allons-y, les gars, dit-il en rigolant. Et mesdemoiselles, dit-il à l'intention de Bill et Harry.

L'aîné entraîna Harry par le bras et la tête bien haute, ils se dirigèrent en plein milieu de l'action.

Environ une heure plus tard, Harry était complètement saoul et ne ressentait plus aucune douleur. Ron était à peu près dans le même état.

— J'aime cette chanson, déclara Harry.

— Heu… chanson? demanda Ron en clignant des yeux, confus.

— Oui, la musique, répondit le jeune sorcier en hochant la tête pour mettre plus d'emphase sur ce qu'il disait. Quelqu'un l'a fait jouer toute la nuit. Les Weird Sisters. Et de la musique Moldue, en plus.

— Oh, répondit Ron. De quelle chanson parlais-tu?

— Écoute, lui dit Harry.

Ils s'arrêtèrent un moment pour écouter ce qui jouait.

We've got to hold on to what we've got

'Cause it doesn't make a difference

If we make it or not

We've got each other and that's a lot

For love — we'll give it a shot

We're halfway there… faussait Harry à tue-tête, d'un enthousiasme que seul quelqu'un complètement ivre pouvait avoir. Take my hand and we'll make it I swear. Oooooh Livin' on a prayer…

— C'est… je reconnais que c'est une belle chanson, dit Ron en regardant étrangement son ami.

— Ça nous représente, annonça Harry. Moi et —

Le jeune sorcier bouda lorsque Fred le fit taire en posant sa main sur sa bouche.

— Tu es un piètre chanteur, Harry. Tu ferais mieux de la zipper, dit-il en lui lançant un regard insistant.

L'expression indignée d'Harry s'était changée en confusion, puis en soudaine réalisation. Fred retira sa main en secouant la tête d'un air exaspéré.

— Mais j'adore cette chanson, marmonna Harry en retrouvant son expression boudeuse. Enfin, je ne sais pas si on s'en sortira. Livin' on a prayer, ça nous représente parfaitement.

— Qui ça? demanda Ron, complètement perdu devant les explications vagues de son ami.

— C'est moi et-

Fred l'interrompit à nouveau en posant sa main sur sa bouche.

— Je crois que c'est assez pour ce soir, dit-il d'un ton sec.

— Je m'occupe d'emmener Ron, dit George en grimaçant.

— Et j'emmène Harry avec moi.

— Pour aller où? demanda Ron. Nous nous amusons!

— On va juste marcher un peu, le rassura George.

— J'ai pas vraiment envie d'aller me promener, protesta Harry en regardant ses pieds. Je doute que je puisse aller bien loin.

— Probablement pas, répondit Fred en souriant tandis qu'il l'aidait à se lever. Tu as pas mal picolé.

Harry fronça les sourcils tandis que Fred le guidait à travers les Trois Balais.

— Je n'étais pas supposé boire, ce soir, marmonna-t-il.

— Et tu t'en sortais bien avant les deux dernières heures, le rassura Fred.

La brise fraîche était fabuleuse contre sa peau rougie.

— Mmmmmh, il faisait vraiment chaud, là-dedans, dit-il. Ça fait du bien, un peu d'air frais.

George disparut avec Ron, puis Fred traîna presque Harry derrière lui en tournant le coin du bâtiment.

— Je vais prendre le relais, dit Drago d'une voix traînante, dès qu'il eut suffisamment levé le capuchon de la cape pour qu'ils puissent voir son visage dans la pénombre de la ruelle.

Harry s'anima aussitôt, heureux de voir le blond, mais une main sur sa bouche l'empêcha à nouveau de crier son nom. Pas du tout dérangé par ce geste, Harry s'en dégagea rapidement pour se blottir contre Drago.

— Mmmmm, tu m'as manqué, ronronna-t-il dans l'oreille de Drago.

Il n'entendit pas l'échange entre Fred et son petit ami avant de se retrouver avec lui sous la cape, mais il remarqua que l'étreinte de ce dernier se resserrait autour de ses hanches.

— Merde, Harry, gémit Drago. Sais-tu quel effet tu m'as fait pendant toute la soirée? dit-il, une fois que Fred fut parti.

ALERTE AU LEMON 3

— Je ne t'ai rien fait du tout, bouda Harry en se frottant contre son corps. Oh, mais si tu savais comme j'en avais envie.

D'un grognement à peine retenu, Drago emprisonna les lèvres d'Harry en un baiser fiévreux le tenant tout contre lui par les hanches. Ce dernier devait s'accrocher au cou du blond afin de garder l'équilibre, tellement il se sentait étourdi. Il ne se rendit compte d'aucun mouvement, mais fut soulagé de sentir un mur tenir son dos.

Les mains de Drago glissèrent pour agripper le bas du chandail d'Harry, le tirant vers le haut.

— Oh oui, gémit Harry en s'éloignant des lèvres de Drago. S'il te plaît, le supplia-t-il. T-touche-moi, je t'en prie.

Drago l'embrassa rapidement,

— Ne bouge pas, lui dit-il.

Harry hocha frénétiquement de la tête, gémissant doucement lorsque Drago s'agenouilla devant lui, caressant son corps.

— Je n'aurais jamais cru que tu serais aussi attirant, habillé comme ça, dit-il en touchant le membre durci d'Harry à travers sa culotte de soie.

— Enlève-moi ça, grogna Harry. Ça fait des heures que ça me rend fou.

— Est-ce que tu n'aimerais pas plutôt ça? lui demanda le blond d'une voix rauque.

— Non, oui, oh, j'veux juste te sentir contre moi, gémit Harry.

— Vaut mieux que t'arrête, Harry… Sinon j'risque de te prendre ici-même, lui dit Drago en lui retirant rapidement le caleçon de soie.

— Je t'en prie, dit Harry, fais n'importe quoi, mais fais-le maintenant.

D'un grognement, Drago le poussa à ouvrir les cuisses. Les sens d'Harry s'enflammèrent aussitôt et il laissa sa tête tomber contre le mur derrière lui dès qu'il sentit Drago caresser son membre d'une main et titiller son anus de l'autre. Il crût défaillir lorsqu'il sentit la chaleur de la bouche de Drago autour de sa verge. Mais c'est vraiment lorsqu'il sentit ses lèvres se refermer autour de son membre et le sucer qu'il ne put se retenir. Sans y penser ou s'en préoccuper, il éjacula dans la bouche de son petit ami.

Il serait probablement tombé par terre si Drago ne s'était pas rapidement levé pour le retenir et l'embrasser avec passion. Harry se rendit compte qu'il goûtait sa propre semence dans la bouche du blond et décida d'y mettre la langue pour mieux savourer l'excitation de cette expérience. Il se demandait sérieusement pourquoi il n'avait jamais pensé à utiliser sa cape de cette façon.

Drago lui attrapa soudainement les fesses et Harry se retrouva aussitôt plus haut sur le mur, ce qui le fit couiner de surprise.

— Mets tes jambes autour de mes hanches, Harry, lui ordonna Drago.

Le jeune sorcier obéit aussitôt, prêt à faire tout ce que le blond lui demanderait. Il rejeta sa tête vers l'arrière en sentant Drago le pénétrer lentement.

Une fois complètement en Harry, Drago l'embrassa langoureusement. Noyé dans ses sensations, le jeune Gryffondor se tint fermement au Serpentard tandis que ce dernier accélérait la cadence et ses coups de reins contre le mur. Puisqu'il était hypersensible depuis des heures, en plus d'être complètement excité par la situation, Harry jouit pour la deuxième fois. Il sentit Drago s'immobiliser tandis qu'il atteignait son propre orgasme.

Il ignorait qui soutenait qui, sentant Drago le caler contre le mur, tous les deux essoufflés. Le blond se retira de son orifice et Harry laissa glisser ses jambes par terre. Il doutait qu'il puisse se tenir seul si Drago lâchait prise et ce dernier semblait être du même avis.

FIN LEMON

— Ça va, Harry? demanda-t-il. Peux-tu rester debout un instant?

Harry cligna lentement des yeux avant de simplement hocher la tête. Le mur le soutiendrait, même si ses jambes se dérobaient sous lui. Drago lui sourit et l'embrassa doucement avant de reculer pour lancer quelques charmes de nettoyage et pour replacer leurs tenues. Il sortit une fiole de sa poche et lui ordonna de boire son contenu.

— C'est pour quoi? demanda Harry.

— Ça calmera ton estomac pour éviter de te rendre malade pendant que je nous fais transplaner, le nargua Drago.

— Oh, bonne idée, répondit Harry.

Drago ricana, enlaçant à nouveau son amant.

— Je te laisse garder ton ivresse, mais il faut quand même rentrer à la maison, dit-il.

Ils arrivèrent sains et saufs au square Grimmaurd, mais marcher était tout un défi. Drago essayait de convaincre Harry de monter calmement les escaliers, mais le jeune sorcier n'était pas très coopératif. Harry se retrouva donc assez rapidement face-à-face avec quatre adultes dans la soudaine clarté.

— Oh, Merlin… souffla Narcissa en couvrant sa bouche d'une main.

— En effet, ajouta Severus. Auriez-vous l'obligeance de nous expliquer?

— Il n'a rien révélé de compromettant, répondit rapidement Drago,

Harry rougit violemment.

— Heu, j'ai un peu trop bu, dit-il d'un ton désolé.

Lucius ricana, visiblement amusé.

— Et ces vêtements? demanda-t-il.

Harry baissa les yeux et comprit que Lucius se réjouissait de son humiliation.

— C'est la faute de Bill, répondit-il.

— Je crois qu'il vaudrait mieux laisser Harry se coucher. Il pourra tout expliquer demain matin, intervint Remus, malgré son léger sourire amusé. Il se plaça de l'autre côté de l'Élu complètement ivre et aida un Drago reconnaissant à le hisser jusqu'à sa chambre. Remus ferma doucement la porte derrière lui en sortant tandis que Harry s'écroulait sur son lit.

Résigné, Drago secoua la tête et commença à délasser les bottes du jeune Gryffondor.

— Avais-tu déjà baisé quelqu'un contre un mur? demanda paresseusement Harry en se redressant sur ses coudes pour mieux voir le blond.

Ce dernier eut un moment d'hésitation et lui jeta un coup d'oeil avant de lui répondre.

— Oui, dit-il d'un ton neutre.

— C'est ce que je pensais, répondit Harry. Tu es très doué.

Drago ricana, retirant la première botte en la tirant avant de s'attaquer à la deuxième.

— Hé bien, tu ne m'es d'aucune aide en ce moment, alors je dois bien m'efforcer, dit-il d'une voix traînante.

— Tu te rends compte que je viens de me faire baiser comme une pute dans une ruelle? demanda Harry sur le même ton paresseux.

— Est-ce que tu le regrettes?

— Oh non, répondit rapidement Harry. Je crois que je serai assez courbaturé, mais je suis plutôt satisfait. Ça faisait des heures que je désirais que tu me touches.

Drago ricana.

— J'étais forcé de te regarder te pavaner dans ces vêtements pendant toutes ces heures, dit-il d'un ton sec en tirant sur la deuxième botte. Et comptes-toi chanceux que j'aie pensé à apporter un peu d'huile à massage, sinon tu serais encore plus endolori.

— Quelle chance? demanda curieusement Harry. J'suis habillé en fille!

Drago glissa ses mains sur ses cuisses.

— Tes jambes étaient exposées pendant toute la soirée, la jupe te moulait les fesses, le chandail donnaient un aperçu de toute la peau à peine cachée en-dessous… Ton nouveau tatouage… dit-il en haussant un sourcil. Ton tatouage est simplement hypnotisant sous le tissu noir qui lui fait de l'ombre.

— Oh, souffla Harry, tentant d'assimiler l'information.

— Le chandail m'appartient, poursuivit Drago. Les bottes sont à toi. Remplace la jupe en cuir par des pantalons de cuir et le résultat serait parfait.

Il glissa lentement les collants le long des jambes de son amant.

Harry le regarda paresseusement faire, manquant de coordination pour se déshabiller lui-même. Il ne pourrait pas s'expliquer si on le lui demandait, mais il avait l'impression de flotter dans leur petit monde, à Drago et lui.

— Drago, d'où viennent les collants et les autres vêtements? demanda-t-il curieusement.

Drago figea et leva un regard prudent sur Harry.

— Je ne crois pas que tu veuilles que je réponde, dit-il.

Harry cligna des yeux.

— J'ai définitivement envie de connaître la réponse, maintenant que tu viens de dire ça, dit-il. J'imagine que j'ai probablement porté les vêtements de Pansy pendant toute la soirée, ou un truc du genre.

Drago tressaillit, se trahissant du même fait. Harry trouva sa réaction hilarante et s'esclaffa, à la surprise du blond.

— Tu n'es pas fâché? demanda ce dernier, plus qu'étonné. Harry secoua simplement la tête, incapable de verbaliser sa réponse, tellement il riait.

— La paire identique m'a envoyé un message pour m'informer de ce qui se passait et je n'avais pas beaucoup de temps. J'avais encore quelques vêtements qui lui appartenaient dans un de mes coffres et je les ai sortis… Si ça peut te consoler, cette jupe te va beaucoup mieux qu'à elle, dit-il en lui envoyant un regard prudent.

— Ça va, répondit Harry qui essayait d'arrêter de rire. Je me dis que si tu peux supporter ma douche avec Ginny, je peux bien supporter de porter des vêtements de Pansy.

Drago grimaça et continua de lui retirer ses collants.

— Pourquoi les as-tu laissé m'habiller comme ça? demanda Harry, après un moment de silence. Ou plutôt, pourquoi m'as-tu habillé ainsi?

Drago eut un sourire en coin.

— C'était l'idée de l'aîné des Weasley, mais les jumeaux n'osaient pas te déshabiller sans m'en avoir parlé. Je ne pouvais pas les laisser t'humilier n'importe comment; il fallait au moins que ça t'aille bien.

— Oh, alors tant que ça m'allait, je pouvais me faire humilier? demanda sèchement Harry.

— Oui, répondit Drago qui souriait toujours. Debout, lui ordonna-t-il en lui tendant la main pour l'aider. Il lui retira habilement tous les vêtements qui lui restaient et ouvrit la couette avant de pousser Harry dans le lit.

Ce dernier se coucha en boule, observant Drago se dévêtir à son tour.

— Dis Drago, comment ça se fait que je n'ai pas beaucoup senti ta présence, ce soir? J'ai seulement senti ta main sur ma nuque quand j'ai voulu frapper Fred et George, dit-il.

Drago baissa les yeux sur lui.

— Je n'étais pas vraiment à ma place, ce soir, et tu ne passes pas beaucoup de temps avec tes amis, lui dit-il doucement.

Harry fronça les sourcils.

— Mais… toi aussi, t'es mon ami…

Drago lui sourit gentiment.

— Je sais, Harry, dit-il en grimpant derrière lui sur le lit. Et c'est bien avec moi que tu es rentré, une fois la soirée terminée, murmura-t-il dans son oreille.

Heureux, Harry eut un soupir de bien-être. Drago avait bien raison.

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