Réponse aux review des non-co :

Lolitamaguis : En effet XD, mais j'avais trop envie de la ridiculisée pour ne pas la mettre en scène chez les Dursley :p. Je suis ravie que ce chapitre t'ai plut :D

Chapitre 38 : De signature en signature

Le lendemain, c'est avec une certaine appréhension qu'Harry suivit Draco dans la cuisine du 4 privet Drive. L'oncle Vernon était parti ramener la tante Marge à la gare, ainsi seule la tante Pétunia était présente, Dudley étant toujours en train de dormir. Pétunia lança un regard noir aux garçons, essayant visiblement de les dissuader de demander à manger pour le petit-déjeuner.

« Mrs Dursley, je vous souhaite bien le bonjour », salua Draco en lui faisant un baisemain. Pétunia fut tellement choquée qu'elle le laissa faire.

« Il n'y a rien à manger pour vous, cracha-t-elle finalement.

- Je m'en doutais, répondit Draco d'un ton faussement compatissant, vu la modeste taille de votre maisonnée, vous n'avez sans doute pas les moyens d'acheter suffisamment de nourriture pour les males de la maison, alors pour nous… Je comptais demander à Harry de me montrer la boutique la plus proche où nous pourrions acheter de quoi nous sustenter, même si je dois avouer que d'ordinaire se sont nos serviteurs qui s'occupent de la nourriture dans mon manoir. »

La tante Pétunia resta bouche bée devant la déclaration. Se demandant sans doute de quel montant pouvait être la fortune du blond, elle afficha ensuite un regard hautain et calculateur.

« J'ai parfaitement les moyens, ce n'est pas prêt c'est tout. Toi ! Au fourneau, mon Dudley n'a pas encore mangé et n'espère pas manger quoi que ce soit tant que son repas n'est pas prêt ! Et vous, ne touchez à rien. Ce n'est pas parce que vous êtes riche dans votre monde de dégénérés que vous allez passer avant mon Dudley. Je ne vous permets de rester et de manger que par pure charité. »

Draco lança un regard méprisant à la femme et l'ignora lorsqu'il rejoignit Harry devant les fourneaux.

D'un coup de baguette, ils cuirent les beans , le bacon et les œufs, grillèrent les toasts et sortirent la marmelade des placards. La tante Pétunia lâcha un hoquet choqué lorsque la nourriture vola devant elle pour venir se poser sur la table. Le repas était copieux et servi à part égale dans trois assiettes.

Lorsque Dudley descendit il ne fit aucun commentaire sur la nourriture et dévora son petit déjeuner le regard fixé sur Harry et Draco.

« C'est ton petit copain ? Finit-il par demander à Harry.

- Mon fiancé en vérité, répondit Harry en souriant gentiment.

- Il est comme toi ?

- C'est un sorcier en effet.

- Vous allez habiter ici ?

- Nous retournerons à Poudlard dès que possible.

- La guerre que tu as faite…elle est finie ?

- Oui.

- Les trucs qui ont…qui nous ont…ils viendront plus ?

- Les détraqueurs ont été exilés loin d'ici.

- Cool…

- D'autres questions big D ?

- Euuh…non… ».

Dudley retourna à sa TV tout en avalant goulument son bacon. Draco avait observé la mère tout du long, Pétunia avait blêmi de plus en plus au fur et à mesure de la discussion.

L'oncle Vernon était d'une humeur massacrante, Harry et Draco qui finissaient tranquillement leur petit déjeuner furent donc agressés par l'homme pachyderme à peine fut-il rentré.

« Maintenant, c'est fini les plaisanteries, vous allez quitter ma maison immédiatement ! Des monstres comme vous n'ont rien à faire chez moi ! »

Draco se leva calmement, baguette en main, il se tint droit devant l'homme morse. Etrangement, la présence de Draco le dos droit, le visage fermé et le regard noir, réussit à faire taire Vernon.

« Dursley, Harry et moi sommes majeurs, nous avons donc tout à fait le doit d'utiliser la magie, si vous proférez encore une quelconque menace à notre égard, sachez que vous n'en sortirez pas indemne. »

L'aura de puissance qui se dégageait de Draco excita Harry au plus haut point tandis que Vernon se ratatinait sur place et que Pétunia essayait de fusionner avec son immonde papier peint.

Heureusement pour lui, Dudley avait emporté le reste de son petit déjeuner dans sa chambre où il jouait aux jeux vidéo, sa chaine hifi à fond.

« De plus, reprit Harry, nous n'avons aucune envie de rester, plus vite on aura fini, mieux ça sera. »

L'ex-Gryffondor finit par se lever aussi, d'un geste de baguette il envoya la vaisselle dans l'évier où elle se nettoya toute seule.

« Pas de ça chez moi ! » Mugit Vernon.

Draco lui lança un regard condescendant, sa baguette à nouveau pointée sur le menton de l'homme gras.

Une fois les deux moldus et les deux sorciers installés dans le salon, Hay sortit un parchemin et une fine plume noire.

« Il suffit que vous signez ceci et nous partirons, déclara Harry la voix tendue par la colère.

- Hors de question ! Beugla Vernon. »

Lorsque Draco envoya un bloque langue au pachyderme, celui-ci se mit à meugler, le visage rouge de colère. Harry finit par lui lancer le sortilège du saucisson afin d'éviter qu'il ne se mette à frapper tout ce qui était à sa portée.

Pétunia, livide, regarda un moment son mari avant de prendre la plume. Elle ne lut même pas le parchemin, mais sembla chercher quelque chose sur la table.

« Il n'y a pas d'encre, lâcha-t-elle.

- C'est une plume spéciale, » répondit Harry.

Pétunia le dévisagea un instant avant de finalement signer. Pétunia regardait le sang, luisant d'un rouge rubis sur le papier, comme si il allait lui sauter dessus.

Lorsque les garçons libérèrent Vernon, l'homme n'était pas calmé pour le moins du monde.

« Je ne signerai pas un papier inconnu et encore moins avec ce truc d'anormal. Vous ne connaissez pas les stylos dans votre monde de dégénérés ?!

- Ce papier est un contrat certifiant que vous, les tuteurs d'Harry, acceptez notre union maritale. Il ne sera valable que si vous signez de votre propre sang et donc avec cette plume de sang, » répliqua froidement Draco.

Les deux Dursley glapirent. Pétunia regarda sa signature avec encore plus d'horreur tandis que Vernon semblait sur le point d'exploser.

« Mariage ?! Vous ?! C'est répugnant ! Votre monde de dégénérés accepte que des… ! Hors de question ! Je ne signerai pas pour quelque chose d'aussi contre nature !

- Dursley, si vous ne signez pas, non seulement vous recevrez un châtiment magique, très douloureux mais en plus vous serez jugé pour entrave à une union d'êtres magiquement liés et serez enfermez à Askaban à perpétuité.

- Foutaises !

- Non, coupa Harry, c'est la vérité.

- Vous tiendrez compagnie à mon père, ricana Draco.

- Tu crois qu'ils vont le mettre à côté d'un meurtrier anti-moldu ? demanda Harry d'un ton innocent.

- Pourquoi pas, » répondit Draco un sourire sadique aux lèvres.

Sans un mot, Vernon prit la plume et signa le parchemin.

« Maintenant sortez de chez moi ! Meugla-t-il malgré la peur qu'il n'arrivait pas à cacher et qui le faisait abondamment transpirer

Les deux sorciers transplanèrent sans demander leur reste. Même si Draco n'arriva pas à s'empêcher de transformer discrètement le papier peint à fleur de la cuisine en un imprimé mosaïque du blason de Poudlard.

Ils arrivèrent devant les grilles du manoir Malfoy.

Draco sera le parchemin et la plume avant de sonner. Le blond n'avait d'ailleurs toujours pas digéré la façon dont ils avaient récupéré le matériel pour le contrat.

Le matin avant leur départ, Harry avait contacté par poudre de cheminette le ministre de la magie en personne. Le ministre Shacklebolt les avait alors invités à venir directement dans son bureau.

« Harry, comment vas-tu ? avait lancé le ministre de sa voix grave en prenant Harry dans une chaude étreinte.

- Très bien Kings' j'aurais besoin d'un service…de manière discrète.

- Je suppose que cela concerne Lord Malfoy, » répondit le ministre en tournant le regard vers Draco.

L'ex-Serpentard était sidéré, jamais il n'aurait imaginé qu'Harry était ami avec le ministre, on négocie avec un ministre, on le manipule si il est nul, mais être ami avec…

Harry avait encore réussi à faire quelque chose d'incompréhensible.

Au final, le ministre Shacklebolt leur avait fourni le parchemin et la plume avec la promesse que même une fois archivée au ministère, personne ne serait au courant, il les avait ensuite félicités avant de les laisser partir.

Retournant au présent, Draco dû retenir une grimace lorsqu'Harry salua aimablement l'elfe de maison qui vint les accueillir. L'elfe sembla d'ailleurs sur le point de s'évanouir devant un tel traitement.

« Dis à ma mère que je viens en visite et que je suis accompagné. Nous l'attendons dans le petit salon rouge.

- Bien, Maitre Draco, Nasty va en avertir maitresse Narcissa, » répondit l'elfe en s'inclinant.

L'elfe ressemblait beaucoup à Dobby avec son nez long et ses grandes oreilles en forme d'ailes de chauve-souris, mais ses yeux globuleux étaient d'un marron tendre et à bien y regarder, dire que les deux elfes se ressemblait étaient un peu comme prendre deux blonds et dire qu'ils ont l'air de jumeaux, l'elfe avait des caractéristiques semblables à celles qu'avaient Dobby, mais cela s'arrêtait là.

Lorsqu'ils entrèrent dans le jardin, Harry se sentit mal à l'aise. La dernière fois qu'il était venu n'était clairement pas un bon souvenir.

Les paons albinos ne jetèrent même pas un regard aux arrivants tandis qu'ils franchissaient la lourde porte d'entrée du manoir.

Harry n'essaya même pas de compter le nombre de portes et de couloirs qu'ils passèrent avant que Draco ouvre l'une d'entre elles.

Le « petit » salon était loin d'être petit. On aurait pu faire rentrer l'intégralité du rez-de-chaussée du 4 Privet Drive. Les murs étaient cramoisis et les meubles rouge cardinal, le feu ronflait dans la cheminé en marbre noir et les rideaux carmins étaient ouverts sur deux grandes baies vitrées donnant sur un parc. L'ambiance était à la fois lourde et solennelle.

A peine furent-ils assis qu'un elfe se nommant Peppy vint leur servir le thé, elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à Nasty, même si apparemment il s'agissait d'une fille tandis que Nasty était un garçon…ou disait-on mâle et femelle pour des elfes de maison ? Dix minutes plus tard Narcissa Malfoy fit son entrée. Si elle fut surprise de la présence d'Harry, elle n'en montra rien.

« Fils, Lord Potter, salua-t-elle solennellement.

- Mère, répondit Draco sur le même ton.

- Lady Malfoy, » salua Harry en essayant d'imiter les manières des deux Malfoy.

« Comment allez-vous mère ?

- Je m'ennuie, je ne peux que participer aux bals et rencontres que j'organise ici et cela n'est guère distrayant à la longue. Comment se passe l'école ?

- Bien. J'ai eu principalement des O, bien évidement.

- Toujours second de ta promotion malgré tout.

- Plus pour longtemps, je pense dépasser Granger avant la fin de l'année.

- Cela aurait dû être le cas depuis ta première année. Et ce n'est pas le seul sujet avec lequel tu prends tout ton temps. Celui de tes fiançailles, j'attends toujours que tu me présentes celle que tu as choisi. Si tu ne le fais pas d'ici un an, je t'en imposerai une.

- C'est justement pour cette raison que je viens aujourd'hui mère. »

Un lourd silence s'installa alors que Lady Malfoy tournait son regard vers Harry, qu'elle avait jusqu'alors complètement ignoré.

« Comment peux-tu songer à une pareille ignominie, s'exclama Lady Malfoy.

- Nous sommes liés mère, nous sommes des âmes sœurs harmoniques.

- Tu prives la famille Malfoy de descendance, tu vas faire mourir notre nom.

- Mère, nous sommes liés, ce n'est pas un choix.

- Où est le contrat ?

- Hein ?

- Vous êtes venus avec le contrat à me faire signer n'est-ce pas ?

- Ou…oui, bégaya Harry tandis que Draco posait le matériel sur la petite table.

Lady Malfoy prit la plume et signa d'un geste sûr.

« Si tu n'étais pas mon seul fils je t'aurais déshérité, mais il est trop tard pour que j'ai un autre enfant et avec ton père là où il est c'est encore plus impossible. »

Ni Harry ni Draco ne firent de commentaire, trop décontenancés par l'écart entre les propos de Narcissa et ses actes.

D'un geste de main la lady les congédia.

Alors qu'Harry passait devant la femme à la suite de Draco, il sentit la main de celle-ci sur son épaule.

« Prends soin de mon fils et soyez heureux.

- Je vous le promets Madame. »

Harry comprit alors que la femme ne cherchait encore une fois qu'à protéger son fils et qu'en lui faisant tous ces reproches, elle le préparait à les entendre de la bouche des autres.

Alors que les garçons prenaient le chemin de la sortie, l'elfe nommé Nasty apparut devant eux.

« Nasty vient pour dire au maitre Draco que sa chambre est prête et que Peppy aura fini le repas pour dix-neuf heures, la maitresse Narcissa a demandé à ce que le diner soit servi pour cette heure dans la salle à manger émeraude.

- Bien, nous nous retirons donc dans ma chambre en attendant l'heure. »

Draco guida donc Harry dans les méandres du manoir.

La chambre de l'ex-Serpentard était en vérité une immense suite aux couleurs de Serpentard. Une bannière de la maison vert et argent était accroché de chaque côté du gigantesque lit à baldaquins vert impérial. Des serpents en argent s'enroulaient autour du cadre de lit en bois sombre.

Le reste de la pièce était dans le même style avec ses fauteuils et son canapé vert Hooker à malachite, coiffeuses et tables d'ornement avaient des serpents en guise de pieds et les vases et autres objets d'arts semblaient tous plus onéreux les uns que les autres. La salle de bain attenante était elle aussi dans les tons verts, allant du vert bouteille au vert amande. L'ambiance en définitive était lourde et impersonnelle, avec son décor trop chargé et cette domination de vert qui donnait un peu la nausée.

« Ta chambre est…particulière…

- Je la hais, mais c'est toujours mieux que chez tes moldus.

- Comparé à une suite, c'est sûr, grogna Harry.

- Surtout qu'elle est insonorisée, chuchota Draco à l'oreille du brun en glissant derrière lui.

Harry ne put s'empêcher de sourire en sentant les mains de Draco sur ses hanches et le souffle du blond sur sa nuque. Il posa sa tête dans le creux du cou de son amant permettant à Draco de l'embrasser avec amusement. En voulant décidément plus, Harry se retourna attrapant les hanches du blond et se sera contre lui. Il sentit la grosseur de la partie basse du blond à travers la robe distinguée que Draco portait.

Quelques secondes plus tard l'un comme l'autre étaient complètement nus sur le velours vert impérial du couvre lit, le membre de l'autre en bouche.

La position ne facilitait pas les mouvements et il était dur de se concentrer sur les deux choses en même temps, mais ça n'en était pas moins plaisant et ils n'étaient pas pressés d'en finir de toute façon.

Après s'être suffisamment rendus fous par le mélange de plaisir et de frustration, Draco prit les devant et demanda à Harry de se mettre à quatre pattes. Voyant la terreur soudaine dans les yeux de son brun, Draco le prit dans ses bras et lui envoya par le lien toute la chaleur de son amour.

« Je ne suis pas eux, je ne ferais pas de mal, c'était juste pour de nouvelles sensations, changer d'angle, juste pour le plaisir. Je ne te ferais pas de mal, fais-moi confiance.

- Je te fais confiance Draco, mais je ne peux pas, c'est…Je ne suis pas un animal, ils m'ont traité comme un animal, ils m'ont mis à quatre pattes, ils m'ont…

- Chuut, souffla Draco, cette position ne fait pas de nous des animaux et si tu ne veux pas le faire, on peut inverser aussi.

- Je ne veux pas t'obliger à…C'est dégradant…avilissant…c'est…

- C'est une position de confiance et d'amour comme les autres, l'important est ce qu'on pense l'un de l'autre. Ce n'est avilissant pour moi que si tu penses à moi que comme un trou à remplir, un objet. Mais je ne veux pas t'obliger Harry, on fera ce que tu désires et si tu ne veux pas le faire dans cette position cela n'a pas d'importance. »

Après un temps, alors que Draco allait juste proposer à ce qu'ils se contentent de rester sans rien faire, Harry se plaça à quatre pattes, la tête dans les bras.

Draco posa sa main sur une fesse présentée et perçut la gêne et la peur de son brun, mais aussi l'immense sentiment de confiance à son égard.

Alors le blond embrassa le creux des reins de son amant et lui chuchota un je t'aime sucré, tout en caressant le dos et les hanches offerts à son regard et à son touché. Il titilla la zone sensible et plissée un temps avant d'y enfoncer un doigt abondamment lubrifié.

Harry se crispa, mais Draco continua tout en caressant tendrement le dos du brun de son autre main. Ce n'était pas une question d'excitation, mais bien de lui faire comprendre qu'il ne lui ferait aucun mal, que c'était bien lui, Draco, et non pas ces ordures. Il fallut du temps pour qu'Harry se détende et que Draco puisse entrer un second doigt, mais après un instant, Draco retira ses doigt pour s'enfoncer finalement en Harry.

Le brun était serré et l'angle de pénétration permettait de rentrer plus profondément qu'il n'en avait l'habitude ainsi Draco ne put-il retenir un gémissement une fois entouré par la chaleur de son amant.

Au premier mouvement se fut au tour d'Harry de gémir, l'angle ayant permis à Draco de toucher au premier essai la prostate du brun. La seconde suivante, tous deux haletaient et gémissaient en cœur, parfois même des sifflements de serpents leur échappaient et c'est dans un mélange d'anglais et de fourchelang que sortaient leur interjections.

Lorsque Nasty frappa à la porte, les deux garçons dormaient les membres entremêlés et le corps couvert de sueur. Le bruit réveilla malgré tout Harry en sursaut. Il fit un bon hors du lit en entendant l'elfe de maison et s'écrasa par terre dans sa précipitation.

Draco se réveilla pour découvrir un Harry nu comme un ver, les quatre fers en l'air au pied du lit. Il éclata de rire devant le tableau ridicule et Harry se mit à bouder.

Il s'enferma même dans la salle de bain, refusant de partager sa douche avec Draco. Le blond loin de s'avouer vaincu entra malgré tout d'un coup d'alohomora et se glissa dans la douche derrière son brun.

Harry fut bien incapable de résister plus longtemps avec les mains savonneuses de son blond glissant sensuellement sur sa peau.

Ils arrivèrent au diner avec pas moins de trente minutes de retard.

Lady Malfoy ne semblait même pas s'être aperçue qu'ils étaient en retard, assise à l'extrémité d'une table absurdement grande. Elle se contenta de les saluer son verre de vin à la main. Harry ne remarqua pas le sourcil levé de désapprobation de l'aristocrate, ce qui ne fut pas le cas de Draco qui s'empressa d'aller s'assoir.

Le repas fut silencieux. Cela ne dérangea pas tellement le brun, la cuisine était excellente et Harry, comme Draco, était plutôt somnolant.

Narcissa elle-même n'essaya pas de lancer une quelconque conversation et les garçons prirent congé une fois le repas fini.

De retour dans la chambre, malgré la fatigue Harry n'arrivait pas à dormir. Il était bien trop stressé. Ils avaient rendez-vous en début d'après-midi à Askaban. Ce n'était pas les détraqueurs qui le mettaient mal à l'aise, comme il l'avait dit à Dudley les créatures avaient été exilées. Mais il avait entendu tellement d'horreurs sur la prison qu'il ne pouvait s'empêcher de s'imaginer le pire, d'autant plus qu'il allait devoir demander la maon de Draco à nul autre que Lucius Malfoy, un homme qui avait tenté de le tuer plusieurs fois et qui lui devait sa place à Askaban.

L'esprit tourmenté, Harry se tourna vers Draco, enfouissant son nez dans le dos du blond et enroulant ses bras autour de lui. Il finit par s'endormir, bercé par l'odeur de Draco et le son régulier des battements du cœur de son amant.

Commentaire de Gurisa :

Draco se leva calmement, baguette en main, il se tint droit devant l'homme morse. *Bah Amelink, il faut savoir ! C'est un pachyderme ou un morse ?*[haha Draco lui-même n'arrive pas à choisir]

« Il n'y a pas d'encre, lâcha-t-elle. *Ha Pétunia, brave petite Pétunia…*

Sans un mot, Vernon prit la plume et signa le parchemin. *La stratégie est payante*

Même si Draco n'arriva pas à s'empêcher de transformer discrètement le papier peint à fleur de la cuisine en un imprimé mosaïque du blason de Poudlard. *Haha Draco ce vicieux*

Le ministre Shacklebolt les avait alors invités à venir directement dans son bureau. *Et oui, Harry aussi a des bons contacts*

l'elfe avait des caractéristiques semblables à celles qu'avaient Dobby, mais cela s'arrêtait là. *Bref, c'est un elfe*[Harry s'est juste pris un coup de nostalgie et à cru voir une ressemblance avant de se ramener à la raison et de voir que la seule ressemblance réelle était leur espèce et leur maitre]

L'ambiance en définitive était lourde et impersonnelle, avec son décor trop chargé et cette domination de vert qui donnait un peu la nausée. *Trop de vert tue le vert* [tout à fait]

Lady Malfoy ne semblait même pas s'être aperçue qu'ils étaient en retard, assise à l'extrémité d'une table absurdement grande *la bienséance des Malfoys*

Suite 8 Avril 2018