Titre : Premier regard, première émotions
Auteur : Em0uille
Disclamer : A part Amy et sa famille, et quelques ajouts, les personnages appartiennent à J.K.Rowling.
Genre : K+ , Romance, Aventure
Note 1 : Pas de lemon¨
Note 2 : ça fait longtemps que je l'ai terminée, mais je mets juste long à poster les chapitres ! Donc si un jour vous voyez une quinzaine de nouveaux chapitres en une fois, ne vous étonnez pas ! Je n'ai pas la capacité d'écrire aussi vite !
Sur ce, bonne lecture ! Et soyez indulgents, c'était ma première fiction.
A plus et merci pour vos reviews.
Em0uille
Chapitre 40 : Faire la paire
Le jeune homme sembla se figer une seconde. Mais resta silencieux. D'une voix étranglée, Amy dit :
- Non … pas toi… Qu'est-ce que tu fais là ?
Silence.
- Pourquoi …toi … POURQUOI ?
Les yeux d'Amy cherchèrent les yeux du blond, sous la cape noire, sans les trouver. Une larme coula sur sa joue endolorie et sale, traçant un sillon humide sur sa peau pâle. Un cliquetis d'une clé dans une serrure rouillée se fit entendre, brisant le silence comme un couteau. Harvey s'arrêta.
- REPONDS-MOI ! s'étrangla Amy, la gorge nouée.
Sans prévenir, Harvey la fit retomber brusquement sur ses pieds. Elle chancela, se rattrapant de justesse au col de la robe du jeune homme, qui plia sous le poids. Elle leva la tête pour le regarder, et Harvey croisa son regard si plein de larmes, de détresse et de désespoir. Elle souffla dans un sanglot :
- Je t'en prie … réponds-moi…
Le jeune homme sembla tressaillir. Lentement, il attrapa les mains gelées d'Amy qui s'agrippaient à sa robe, les détachant délicatement de leur emprise, et souffla, avec un dernier regard bleuté :
- Pardonne-moi Amy.
Avant même que la jeune fille ne puisse ni réagir, ni ajouter quelque chose, Harvey la poussa dans la pièce, et referma vivement la porte, qu'il verrouilla derrière lui. Amy perdit l'équilibre et tomba par terre, avant de se rendre compte de ce qui lui arrivait. Elle se releva et se jeta contre la porte.
- Non ! Harvey … Ne me laisse pas ! HARVEY !
Mais c'était sans espoir. Dans un sursaut de rage, elle tenta de se jeter encore contre la porte pour l'ouvrir. Mais elle vit bien vite que cela ne servait à rien et elle se laissa lentement glisser le long du bois, ses jambes ne la soutenaient plus. Cette fois, elle ne savait plus du tout ou elle en était. Drago, Voldemort et maintenant Harvey, qu'elle croyait chassé de sa vie pour toujours, appart de ses souvenirs… Elle serra les poings.
Soudain …
Le bruit des pas des trois Griffondor se répercutaient sur les murs du long couloir de pierre qui menait au bureau de Dumbledore, ce qui donnait un concert assez inquiétant. Le dit couloir était complètement désert, tout le monde étant au festin, surement au moment du dessert. Le cœur du survivant frappait dans sa poitrine comme si il voulait la transpercer, d'inquiétude et également par un douloureux point sur le côté gauche.
Enfin, la statue imposante se dressa devant leurs trois paires d'yeux, et ils s'arrêtèrent. Ron, malgré son inquiétude, jeta un regard incertain aux deux autres :
- Heu … Comment on va faire ?
- Quoi ?
- Ben on n'a pas le mot de passe
Harry se serrait bien giflé si il avait été tout seul, mais là, ce n'était vraiment pas le bon moment pour le faire, et donc de passer pour un imbécile, alors que la situation était gravement urgente.
Soudain, il eut une sensation désagréable. Il se sentait…. Bizarre. Patraque, comme si il venait d'avoir une poussée de fièvre. Il avait chaud tout d'un coup, très chaud. Sa vue se troubla presque instantanément, sa tête lui tourna, ses jambes s'affalèrent, ne le portant plus. Il tomba face contre terre et ce fut le noir.
- Papa !
La brune se releva aussi vite qu'elle put, fit rapidement quelques pas, et se jeta à genoux devant son père étendu par terre, inconscient. Elle lui prit la main et sentit un pouls faible. Il était vivant, mais juste inconscient.
- Papa ? Réveille-toi ! s'exclama-t-elle, en lui tapotant la joue.
Les yeux d'Erwan restèrent hermétiquement fermés, mais un son faible s'échappa de ses lèvres bleutées :
- A…Amy…
- Oui c'est moi papa, je suis là, répondit la concernée, en lui saisissant ses mains pour les serrer dans les siennes, et en soufflant dessus pour les réchauffer encore plus.
Cette fois, Erwan entrouvrit les paupières un millimètre, puis deux, et il put enfin voir sa fille, le seul trésor qu'il lui restait. Sa simple vue, même le visage fatiguée et ensanglanté, lui transmis plus de chaleur en une seconde qu'il n'en avait eu durant ces nombreux jours ou il était détenus dans cette cellule froide. Cette chaleur lui donna la force pour se relever et serrer son trésor dans ses bras, ce qu'il avait voulu faire pour n'importe quel prix avant de mourir.
Pendant ce temps, dans une autre pièce, Lord Voldemort était en pleine concentration, assis dans son fauteuil, les deux fentes qui lui servaient de narines palpitaient légèrement, sous l'effort et ses yeux de serpents étaient fermées. Mais le mage ricanait malgré lui. Plus que quelques heures …
Dans une autre salle, un blond toujours ligoté réfléchissait à toute vitesse comment réparer son erreur et sa trahison monumentale, en faisant sortir la jeune fille et son père de ce merdier. Il y avait peu de chance de sortir vivant du repère du Seigneur des Ténèbres, même carrément aucune. La situation était grave, très grave. Le seul qui pourrait les aider devait arriver dans quelques heures… Mais cependant, pouvait-il être aussi naïf qu'elle et se jeter dans la gueule du loup par amour ? Oui. Il n'avait plus le choix de toute façon.
- NON !
Harry hurla aussi fort qu'il put, se réveillant en sursaut et en sueur, toujours sur le sol devant la gargouille pour mener au bureau du directeur. Son cœur battait la chamade. Hermione et Ron le regardaient d'un air paniqué.
- Qu'est-ce qui t'arriver Harry ? Tu t'es évanouis …
- Tu nous a fichu les pétoches, on a cru que tu avais eu une attaq…
- Je sais où est Amy ! coupa le brun, en se relevant aussi vite que son état le put.
Sa vision avait été aussi choquant que claire. La jeune fille était en train de se faire se torturer, au milieu d'une salle glaciale. Un portoloin dans le parc. Une silhouette.
Harry leur expliqua le plus vite possible ce qu'il avait vu, persuadé qu'il trouverait le portoloin dans le parc pour aller la rejoindre, qu'il les conduirait à Amy. Voyant qu'il s'emballait, Hermione lui attrapa le bras avec toute l'autorité dont elle pouvait faire preuve et lui dit :
- Harry. Ne fais pas deux fois la même erreur.
Le garçon se figea, puis se retourna vivement vers son amie :
- Qu'entends-tu par deux fois la même erreur ?
- Sirius.
Le nom assena l'esprit d'Harry comme un couteau particulièrement aiguisé et pointu. Une douleur intense lui noua le cœur. Elle disait vrai …
- Tu croyais aussi qu'il se faisait vraiment torturé. Et tu t'es trompé … , poursuivit Ron, d'une voix faible. Et c'était Tu sais qui qui te l'avait envoyé ….
- Imagine qu'il ait fait pareil avec Amy, ajouta Hermione d'une voix tremblante.
Harry resta silencieux les yeux dans le vide. Soudain, il lâcha :
- Je prends le risque.
Les deux amis étouffent une exclamation de surprise. Le brun les regarda dans les yeux :
- Là Amy a vraiment disparut. Et si cette vision peut nous apporter ne serait-ce que la moindre petite chance de la retrouver et de la sauver, je la tenterai, piège ou pas piège.
Ce fut un long silence pénible. Enfin, Ron soupira.
- Si tu sais ce que tu fais, on te suit. On te fait confiance Harry.
- Et on te suivra partout ou tu ira, ajouta Hermione d'une petite voix, mais ou l'ont ressentait de l'assurance.
Un sourire sincère et plein de reconnaissance se peignit sur le visage du survivant.
- Merci…
- Alors ? Comment on va faire pour nous y rendre ?
- Il y avait un portoloin dans le parc dans ma vision, expliqua rapidement Harry, en se mettant déjà en route, à grandes enjambées, suivit de près par les deux autres.
Si on y parvient, il devrait nous mener à Amy. Enfin … j'espère.
Ils partirent en courant dans les couloirs et les escaliers.
- Bébé Potter tu es si facile à manipuler…
Voldemort se frotta les doigts, en produisant un bruit horrible avec ses phalanges squelettiques, et se mit à rire.
- Comment t'es-tu retrouvé ici ? demanda Amy à Erwan, après qu'il l'aie serrée dans ses bras jusqu'à lui en briser les os.
- C'est ma faute, expliqua le paternel d'un air grave. Je ne me suis pas assez méfié des connaissances … que je fais.
- Des connaissances ? Mais lequelles ?
- Tu te souviens de la femme blonde que Sean m'avait présenté à l'anniversaire de ta mère ? Tu m'avais demandé de faire attention aux fréquentations de Sean, parce qu'il était louche …, raconta Erwan, baissant les yeux, sous la honte.
- Oui je m'en souviens bien même, grinça la jeune brune, de plus en plus anxieuse de la suite. C'était qui finalement ?
- Une certaine Narcissa, répondit-il.
- Narcissa ?
- Malefoy.
- Hein ?!
Amy avait à nouveau envie d'hurler. La mère de Drago ? Elle aussi était dans le coup ? Cette famille entière était de la peste ambulante…
- Elle m'a séduit très facilement je l'avoue, ajouta l'homme, toujours les yeux baisser, le regard plein de regret et de culpabilité. On s'est revu, et puis de plus en plus souvent. Et au fur et à mesure, je crois que je ne me rappelais plus de ce que je faisait de ma journées, je perdais la mémoire…
A présent, la Griffondor comprenait pourquoi elle l'avait trouvé bizarre. Cette maudite blonde l'avait envouté, il n'était plus lui-même.
- Un filtre d'amour surement …., fit-elle entre ses dents. Et ensuite, c'est elle qui t'a amené ici non ?
- Exactement. Un jour elle m'y a trainé, et comme un imbécile, je l'ai suivit. Là, c'est Sean et elle qui m'ont mis hors d'état de nuire. Ah ce Sean… Quelle ordure, tu avais raison depuis le début sur lui ma chérie. C'est un mangemort lui aussi…
- Pourriture, cracha-t-elle, dégoûtée de découvrir que chaque personne qu'elle connaissait avait une face cachée aussi abominable. Drago, Harvey. Sean… ça lui donnait une furieuse envie de vomir.
- Je suis ici depuis une semaine, poursuivit Erwan d'une voix faiblarde. Les mangemorts m'ont fait subir de nombreux sortilèges, pour me faire parler…
- Parce que tu es langue-de-plomb, compléta Amy, en détournant les yeux.
- Comment le sais-tu ?
- C'est … Dumbledore qui me l'a dit…
Son père marqua une pause en voyant l'expression de sa fille. D'une voix douce, il lui dit :
- Je suis désolé de te l'avoir caché ma chérie. Mais je ne pouvais rien dire.
- Oui je sais papa…
Soudain, une violente douleur prit au cœur et à la tête de la jeune fille, l'obligeant à se recroqueviller sur elle-même en position fœtale. Un malaise horrible s'empara d'elle et un visage apparut dans sa tête. Des larmes coulèrent sur ses joues.
- Harry …
Elle le vit par un flash, courrir vers le parc, à l'endroit du portoloin. Elle se mit à trembler :
- Non …. Non Oublie-moi. Ne ViENS pas Harry, je t'en supplie… Si tu m'aime, ne viens pas, je t'en conjure.
