- Hé Maman !

- Oui Nagato.

- Tu pars ?

- Oui je vais faire quelques courses avec tes tantes, je ne devrais pas revenir avant l'heure du repas, pourquoi, as-tu besoin que je te dépose en passant ?

- Non, c'est bon, Yahiko et Konan font une sortie alors je pensais passer l'après-midi avec un ami. Il vient de s'acheter un nouveau jeu vidéo, m'explique mon fils de seize ans.

Une fois mon sac en main je me retourne pour le voir calmement assis dans les escaliers, son téléphone en main, visiblement en train de tenir une seconde conversation alors qu'il me parlait.

- Ça ne me dérange pas que tu emmènes un ami ici mais avec ce beau temps tu pourrais aussi… Je ne sais pas moi, jouer un peu dehors plutôt que de t'enfermé à l'intérieur !?

- Maman, soupire-t-il avec son ton que je sais signifier « franchement, je ne suis plus un gamin ».

- C'est bon, j'ai compris j'y vais… Mais je pense toujours que ce n'est pas en jouant à des jeux vidéo que tu te trouveras une petite-amie.

- Maman ! S'exclame-t-il gêné alors que je referme la porte en riant.

Pauvre maman, décidément son petit-fils n'est pas prêt de nous amener une nouvelle fille dans la famille. De bonne humeur je monte dans ma voiture et je ne peux m'empêcher de prendre un instant pour regarder la maison, ça a beau faire sept ans, j'ai toujours du mal à me faire à l'idée qu'elle m'appartient maintenant. Nagato avait tout juste neuf ans quand papa et maman ont tenue à organiser une réunion de famille avec Tenten et moi pour nous faire une proposition. Selon eux comme notre espace de vie était trop petit pour un couple élevant un enfant de l'âge de notre fils et qu'en plus, depuis la retraite de papa, ils passaient presque tous leurs temps au lac… Le plus logique serait de nous vendre la maison. Dans les fait nous avons seulement échangé de place car une fois la paperasse complété mes parents on emménager dans l'appartement que nous venions à peine de vidé mais je me retrouve quand même à être la seconde génération de ma famille a possédé cette maison. Peut-être qu'un jour je vais la céder à Nagato, qui sait.

En attendant le bureau de papa est maintenant mon bureau de travaille, Tenten et moi avons repris la chambre de mes parents tandis que Nagato a investi celle de Naruto. Ma chambre a quant à elle eu plusieurs rôles ces dernières années, d'abord chambre d'amis pour Yahiko et Konan puis salle de jeu puis de nouveau chambre d'amis mais dans les faits c'est maintenant la chambre de Konan. La petite venant passer la nuit ici chaque fois que sa mère devait travailler de nuit elle a maintenant pratiquement autant de vêtements de rechange et d'outils de toilette dans cette maison que chez elle (c'est quand même drôle de constaté qu'a seize ans elle a encore peur de rester seule chez elle la nuit). Pour ce qui est du reste de la maison, pratiquement rien n'a changé, c'est sans doute pour ça que j'ai encore du mal à me faire à l'idée.

Finalement je mets le contact et me dirige vers la maison d'Hinata, le voyage n'est pas vraiment long, Mon frère et elle ont fini par quitter leur appartement pour s'installer dans une petite maison à quatre rue de chez nous il y a cinq ans (la joie de prendre sa voiture pour un trajet d'à peine un kilomètre) et j'arrive tout juste au moment où Yahiko sors de la maison main dans la main avec Konan.

- Salut les jeunes, les salué-je en sortant de ma voiture.

Les deux me font signe de la main avant de partir de leur côté et tout juste avant de les perdre de vue je voie la jeune fille poser un petit bison sur la joue de mon neveu… Seigneur qu'ils grandissent vite, je les voie encore jouer dans la cours de notre maison et dans moins de deux ans ils auront terminé le secondaire… Et moi je vais avoir trente-neuf ans dans quelques jours. Bon je ferais mieux de me dépêcher à entrer avant de me mettre à déprimer… Ce que je peux détester vieillir !

- Salut tout le monde, dis-je en entrant pour m'annoncer

- Salut Karin, nous sommes au salon, m'appelle la compagne de mon frère.

Je me déchausse et pars les rejoindre rapidement, il va sans doute falloir que je fasse un petit effort pour me calmer un peu. Même si j'ai impatiemment attendu cette sortie toute la semaine il ne faudrait pas trop fatiguer Hanabi dans son état. Les ayant rejointe c'est justement vers elle que je me dirige en premier, toute souriante, et après les salutations d'usage je m'agenouille devant elle pour poser mon oreille contre son ventre déjà bien arrondis.

- Bonjour à toi aussi ma petite chérie !

- Pourquoi est-tu donc si certaine que ce seras une fille, rigole la future mère en me voyant déjà si gaga alors que son enfant n'est même pas encore au monde.

- Parce qu'après vingt-un ans d'attente, deux petits-fils et un autre seize ans d'attente pour la grossesse suivante maman mérite bien d'avoir sa petite-fille, non, répondis-je sur le même ton.

La blague nous fait tous bien rire car, effectivement, maman espère toujours autant avoir enfin un beau bébé fille dans la famille et nous commencions à avoir peur de devoir attendre que la petite Konan finisse par tomber enceinte pour que ça arrive. Tout ça parce qu'Hanabi a su se faire attendre pour prendre à cœur la perpétuité de la famille Hyuga. Après de longues études elle a fini par reprendre en partie les affaires familials aux côté de Neji en privilégiant toujours sa carrière à sa vie personnelle… Au point de lui couter le petit-ami qu'elle s'était fait lors de mon mariage. Ce n'est que l'année dernière qu'elle s'est remise officiellement en couple, avec le fils ainé d'un directeur de fond d'investissements privé (rien que ça) un dénommé Udon Shigematsu, et il y a cinq mois nous avons reçu la grande nouvelle. Comble du bonheur ils m'ont demandé d'être la marraine de la future petite princesse, ce que j'ai évidemment accepté sans aucune hésitation.

- Mais n'empêche Hanabi, parlant de ça tu aurais quand même dû demander le sexe au gynécologue, on aurait beaucoup moins de mal à acheter ce qu'il frauda pour son arrivé… Du moins pour la couleur, dis-je en me redressant alors que la future maman se contente de me sourire.

- J'ai du mal à me souvenir mais… Peux-tu me rappeler, qui donc à bouder pendant trois semaines parce qu'elle a appris le sexe de son bébé alors qu'elle voulait la surprise ?

Là je dois avouer qu'elle me tient alors je me contente d'en rire, qu'elle en profite pour faire la maligne, comme elle est enceinte j'ai décidé de la laisser gagner mais ça ne vas pas durer éternellement.

- Donc tout en jaune et en vert, dis-je simplement

- Exactement, allez, allons-y ! Yahiko et Konan doivent en avoir assez d'attendre que nous partions pour revenir ici, dit Hinata nous faisant toutes bien rire.

- Ils ont inventé quoi comme excuse cette fois-ci ? Demande Hanabi.

- Le cinéma, lui répond sa sœur.

Sans pouvoir m'en empêcher j'éclate de rire alors que je me souviens de ce que j'ai lu dans le journal ce matin.

- Ils auraient peut-être du vérifier la programmation, je ne pense pas qu'un festival de cinéma russe leur inspire un grand intérêt.

Décidément les jeunes manquent terriblement de subtilité… Dire qu'a une époque s'était moi et Tenten qui montions des plans tout aussi bancals pour nous retrouver seules ensemble. Pour la petite histoire sur ces deux la, Yahiko et Konan ont commencé à sortir ensemble il y a six mois répondant ainsi à la question que nous nous posions tous depuis le jour de leurs rencontres, lequel des garçons finiraient par gagner son cœur… Enfin, je dis tous mais ce n'est pas vraiment la vérité, moi je me doutais déjà depuis un moment de la tournure que prendrais les évènements. Ça fait plusieurs années que je me suis rendue compte que pour mon fils Konan est bien plus une sœur qu'une amoureuse potentielle, c'est peut-être justement à cause de leur proximité au cours de toutes ces années. Bon même si je suis heureuse pour les nouveau tourtereaux je trouve tout de même dommage de voir mon fils délaisser par ses deux amis d'enfance même si d'un autre côté je peux comprendre leur envie de se retrouver seuls tous les deux (pour faire Dieu sait quoi)… Et je crois aussi que Nagato se fait à l'idée en se disant que comme ça il n'a pas à tenir la chandelle pendant qu'ils se câlinent. Au moins tout ça lui donne une occasion de fréquenté un peu plus ses autres amis.

Enfin bon, sur ces paroles et les rires qu'elles engendrent nous nous mettons en route pour le centre commerciale pour acheter d'autres petites choses pour le bébé.

- Dis Karin, on parle souvent des deux amoureux mais Nagato lui, il arrive à s'y faire ?

- Se faire à quoi ? Ses amis sont en couple et c'est tout, ce n'est pas comme si il avait été amoureux de Konan. Ils sont amis et rien de plus.

- Pourtant c'est bien toi qui espérait qu'ils finissent par se mettre ensemble, non ? En rajoute Hanabi elle aussi intrigué. Toi aussi tu devais bien te demander quels sentiments ils entretenaient tous les deux.

- Absolument pas, vous êtes les seuls à vous être fait des idées, répondis-je simplement.

Bon… Maintenant que j'y pense, oui, je me suis peut-être mise à espérer une ou deux fois, en les voyant aussi proche l'un de l'autre, de voir Konan intégré officiellement la famille. Malgré tout ce que je pouvais voir on ne peut pas m'en vouloir tout de même, de ce que je sache Konan est la seule fille dont mon fils a été proche… Et c'est sans doute également la seule fille que j'aurais laissé s'approcher de Nagato (quoi, je ne suis pas trop protectrice c'est juste qu'avec mon métier je suis bien placer pour savoir qu'aucune adolescente de cette ville le mérite). Malheureusement, comme je le disais, Nagato n'a jamais ressenti autre chose que des sentiments amicaux voir fraternel pour notre voisine, allant même jusqu'à jouer les entremetteurs entre elle et son cousin.

- Mais j'y pense, s'il ne s'est jamais intéresser à Konan, il doit bien y avoir une fille qui lui est tombé dans l'œil quelque pars ! À son âge je ne peux pas croire qu'il n'ait pas encore essayé de se faire une petite-amie, demande Hanabi.

- Je ne sais pas… Et je ne voie pas pourquoi il devrait se presser non plus, de plus pour une fille qui a eu son premier copain à vingt-trois ans tu es mal placer pour commenté, on commençait à croire que tu voulais te marié toujours pure pour faire plaisir à ton père, dis-je faisant bien rire ma belle-sœur.

- Alors ça c'est trop drôle, je croyais qu'il n'y avait que mon père d'assez naïf pour me croire toujours vierge quand j'ai rencontré Izumo.

Alors que la future maman s'esclaffe toujours je sens la voiture faire un léger écart alors que les mains d'Hinata se crispent sur le volant (décidément, même avec les années qui passent, elle a du mal à se défaire de ses instincts maternel pour sa petite sœur).

- Alors Nagato à prévu de faire quoi pendant que nos tourtereaux batifolent ensemble, reprend Hinata pour changer de sujet.

- Après-midi jeux vidéo avec un ami.

Encore une fois Hanabi se met à rire sans raison apparente avant de poser une main sur mon épaule

- À ta place je me méfierais, si tu savais combien de fois j'ai utilisé ce genre d'excuses pour retrouver mon ami au même âge.

Encore une fois sa grande sœur a une réaction rigolote qui me donne une folle envie d'entré dans le jeu d'Hanabi… Ce que je fais.

- Ton ami ? De quel genre d'amis tu veux parler au juste, demandé-je innocemment.

- Un garçon avec qui je m'entendais bien à l'époque, comme je n'avais personne en vue à ce moment et lui non plus on a décidé d'avoir notre première fois ensemble. J'ai dit à papa et Hinata que j'allais étudier avec toi chez tes parents et ta mère a accepté de nous couvrir tandis que nous allions à l'hôtel (sacré maman, je suis même prête à parié que c'est elle qui a payer la chambre).

Cette fois Hinata n'en peut plus et jette un regard réprobateur à sa sœur par le rétroviseur.

- Franchement Hanabi, tu n'aurais pas préféré attendre de… Je ne sais pas moi, trouver la bonne personne !?

- Mais s'était la bonne personne, je lui faisais confiance, il a été très doux et patient avec moi et malgré tout ça c'est très bien passer… À la fin j'ai eu beaucoup de plaisir et contrairement à certaine je n'ai pas eu besoin de me saouler pour réussi à le faire la première fois, ajoute-t-elle en croisant le regard de sa sœur.

- Quoi !? Mais comment tu… S'exclame-t-elle le visage écarlate.

- Mystère…

Encore un coup de maman, même si je n'ai aucune idée de comment elle a pu apprendre pour les évènements de nos vacances hivernal au lac, je ne vois qu'elle pour l'avoir raconter à Hanabi.

- Alors, on commence par quoi, dis-je finissant pas avoir pitié de l'ainé des deux sœurs.


Ce que je regarde est incroyable, enfin, disons plus que je refuse de croire ce que je suis en train de voir… Ce n'est tout simplement pas possible, je ne sais pas si je dois être soulagé ou non d'être la seule à assisté à cette scène parce que j'aimerais bien que quelqu'un me confirme que je ne suis pas en train d'halluciné.

Cette journée de magasinage en compagnie d'une femme enceinte et booster aux hormones comprenant la visite de neuf boutiques, six pauses pipi et absolument aucun achat (même moi je n'ai jamais été aussi difficile) ayant fini par venir à bout de mes réserves d'énergie je me suis enfin trouver un ban ou m'effondré. Amusées, les deux sœurs m'ont laissé sur place le temps que je reprenne mon souffle et se sont une nouvelle fois diriger vers les toilettes… Et c'est de là que je les aperçois, Nagato et sans doute son « ami » dont il m'a parlé plus tôt ce matin. Comme je suis assez loin d'eux ils ne m'ont sans doute pas remarqué, même moi je me surprends à avoir reconnu mon fils d'aussi loin (sa couleur de cheveux à bien aider) et je ne fais rien pour qu'ils me voient non plus (il n'y aurait que maman pour agiter les bras en criant comme une hystérique en plein centre commerciale)… Mais j'aurais peut-être due, ça m'aurais évité d'assisté au spectacle qui m'est involontairement offert. Qu'on se comprenne, je n'ai rien contre les fréquentations de mon fils, je lui fait suffisamment confiance pour les choisir même si le look de celui-ci laisse un peu à désirer avec ses jeans délavé, trop grand et tout déchirer accompagné d'un grand chandail à capuche bien trop chaud pour la saison. Cependant voir ce garçon mettre une main aux fesses de mon fils c'est une toute autre histoire… Surtout qu'immédiatement après ils se mettent à s'embrasser goulument, un baiser qui s'éternise de longues secondes.

Je ne sais pas ce qui me catastrophe le plus, que mon fils ai ce genre de relation avec un autre garçon ou bien le fait que, justement, j'en sois catastrophé. Non mais c'est vrai, je devrais être la première à le comprendre et à n'avoir rien à y redire mais pourtant je dois me faire violence pour ne pas courir les rejoindre pour les séparer de force. Finalement leur échange de salive s'achève et ils s'éloignent ensemble en se tenant la main les doigts entrelacés.

- Karin, ça vas !?

Je me retourne pour voir Hinata et Hanabi me rejoindre affichant toute deux un regard inquiet.

- Hein !?

- Tu es toute pâle Karin, tu n'es pas en train de nous faire un malaise tout de même, demande Hanabi en venant à mes côté comme si elle craignait de me voir m'effondré à tout moment (comme si elle était en état de me rattraper).

- Non, ne vous en faites pas, j'ai juste… Vus un truc surprenant. Allez, continuons, achevé-je en prenant les devants.

L'heure qui suit dois vraiment être pénible pour mes deux belle-sœur, même si je tente bien de donner le change je n'arrive pas à me sortir le couple de Nagato de la tête… Et bon sang, chaque fois que je me dis que mon fils est en couple avec un garçon je ne peux empêcher de sentir un frisson déplaisant me remonter dans le dos. En ce moment les voix de ces imbéciles ignorant et homophobe me disant que mon couple allais totalement déstabiliser mon fils me tournent en tête et… Et quoi au juste, seigneur il faut que je me reprenne, j'en suis presque à me demander s'ils n'ont pas eu raison toutes ces années. Karin il est temps que tu reviennes à toi et quand ton petit garçon viendras t'annoncer la nouvelle tu le soutiendras de ton mieux comme tu t'es toujours efforcé de le faire.


Tu parles d'une journée, non seulement Hinata et Hanabi ont décidé de me renvoyer chez moi à cause de mon attitude après ce que j'ai surpris moins d'une heure auparavant (selon elles je n'avais pas la tête à ce que je faisais) mais en plus il a fallu que je me rende compte que j'avais un pneu crever en récupérant ma voiture. Un kilomètre de marche parce que je suis incapable de changer une roue moi-même (minable), je m'en serais bien passé. Arriver à la porte je tire mes clef de mon sac et j'ouvre pour immédiatement remarqué une série de détails qui me donnent une envie folle de faire demi-tour.

Deux paires de chaussures devant la porte, la musique bien trop forte provenant du salon, un chandail que j'ai bien peur de reconnaitre jeter négligemment sur le sol (négligemment ou dans l'excitation du moment… Brrr). Ils sont certainement dans sa chambre en train de… Enfin bon, disons se rapproché. Je ferais bien d'éviter l'étage, je n'ai pas envie de surprendre une scène qui ne m'est pas du tout destiner (même maman à éviter de nous faire le coup, ce n'est pas moi qui vais commencer). En plus avec le volume de la musique au maximum et sans ma voiture aucune chance qu'ils m'aient entendu entrer… Parlant de cette musique je ferais aussi bien de la fermé, ça devrais signaler ma présence et leur permettre de se mettre présentable avant de redescendre (je n'ai pas du tout envie d'apercevoir l'amant de mon fils en peignoir ou en caleçon… Ou pire, s'il lui vient l'envie de venir se cherché un verre d'eau après l'effort).

J'ouvre donc la porte su salon et le temps se fige. Je ne sais pas combien de temps je suis resté ainsi, à fixer ces deux corps nus se chevaucher sur notre divan, mais tout un tas d'images ont le temps de se figer dans mon esprit. Un corps gracile, une peau mate, une longue chevelure rousse, un visage fin et une poitrine arrondie, certe petite (le genre qui me rassurais de voir quand j'étais adolescente) mais bel et bien présente. Je détourne enfin les yeux avant de descendre plus bas mais malgré la gêne d'avoir surpris les ébats de mon fils j'ai presque envie de lever les bras au ciel en m'écriant « c'est une fille ! » comme un père au sortir de la salle d'accouchement mais je me retiens… De toute façon la jeune fille ne m'en laisse pas le temps, une paire de jolis yeux ambrés s'ouvrent et me remarque immédiatement. Maintenant que je la voie un peu mieux et sans ses vêtements informes, je pense bien que cette jeune fille est l'une des élèves de l'école.

Enfin bon… M'ayant vue elle s'immobilise totalement, il y a un instant de flottement puis elle se met à rougir (ce qui est plutôt surprenant vue son teint de peau) avant de pousser un petit cri de surprise et de honte mélangé avant qu'elle ne se plaque contre le torse de mon fils pour se cacher. Comprenant bien que quelque chose ne vas pas Nagato se tord le cou pour voir ce qu'il se passe et son regard se décompose alors qu'il m'aperçoit immobile derrière eux les regardant du coin de l'œil.

- Maman !?

Prenant enfin en considération la pudeur de la pauvre jeune fille je lève une main au niveau de mes yeux mais sans pour autant me départir du sourire qui orne mes lèvres. Désolé mon chéri mais la situation est vraiment trop drôle.

- Désolé les enfants, je venais fermer la musique et je croyais que vous faisiez… Ça, dans ta chambre. Mais franchement mon garçon tu devrais songer un peu plus au confort de ta petite-amie, commenté-je sans faire mine de bouger.

- Maman ! Sors d'ici tout de suite ! s'énerve mon garçon embarrasser.

- D'accord, d'accord. Mais comme tu as déjà cette invité demoiselle à « venir » à la maison (oui je sais, elle était facile celle-là) tu pourrais aussi lui demander si elle veut rester pour le repas, je vais mettre la table pour dix-huit heure.

Sur ce je me retourne mais avant de refermé la porte je ne peux m'empêcher d'enfoncer un peu plus le clou.

- Et pour ce qui est de vos affaires en cour, ça ne me dérange absolument pas que vous terminiez, je n'irais pas vous déranger de nouveau mais… Dans ta chambre… Et verrou donc ta porte aussi, ça aideras à prévenir d'autres incidents embarrassant.

- Maman ! S'écrie-t-il de nouveau alors que je referme en souriant.

Je crois que je commence à comprendre pourquoi maman aimait tant nous embarrasser, j'avoue que ça a un petit côté amusant.


Alors que je les voie s'éloigner de la maison ensemble je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de fierté monté en moi, mon fils a su se trouver une jolie et gentille petite-amie. Comme je le pensais c'est bel et bien une des élèves de notre école, Karui Yuka, comme elle fait partie du programme sport-étude je ne l'ai eu que quelques fois dans mes classe ces dernières années mais malgré son tempérament chamailleur et son fort caractère ce n'est pas une mauvaise fille… Et après tout, ces traits de personnalité sont presque un prérequis pour entrer dans cette famille.

Premier bon point pour elle, malgré l'incident du salon elle est tout de même rester pour le repas et elle y a fait la connaissance de toute la famille puisque maman et papa étaient de passage à la maison. Second bon point elle semble très bien s'entendre avec ma mère, discutant avec elle de bon cœur et survivant sans trop de mal à leur première accolade (maintenant surnommer l'Uzumaki constrictor) et Finalement, le principale, elle ne semble n'avoir aucun mal à accepter le fait que Nagato ai deux mère. Elle n'a même pas semblé surprise quand ma douce s'est présenté mais en un sens c'est un peu normal, même si je ne le crie pas sur tous les toits je ne cache absolument pas mon orientation au travail et même si je l'avais fait je suis sure que Nagato lui en aurais parlé au début de leur relation. Encore aujourd'hui il m'arrive de craindre que mon orientation sexuelle puisse nuire à Nagato dans sa vie personnel mais, pour cette fois, tout c'est passer pour le mieux et rien ne saurais me rendre plus heureuse.

- Alors, le choc n'est pas trop dur à encaisser ma vieille, me dit ma belle en me prenant dans ses bras.

- Honnêtement, j'aurais cru que ce serais pire, avoué-je en souriant. Mais ça me rassure de voir qu'il a l'air de s'être choisi une bonne fille.

- Ne soit pas si modeste, s'était certain qu'il choisirait une bonne fille, après tout c'est notre fils et nous avons fait un excellent travaille en l'élevant, se vante-t-elle avant de refermé la porte pour m'embrasser en toute discrétion.

- Je dirais plus « très bon » que « excellent », nous aurions peut-être dû lui donner les même consigne sur le sexe que celle donner par maman… Peut-être que je ne les aurais pas surpris en pleine action, rigolé-je de bon cœur.

Soudainement sérieuse me femme se détache un peu de moi avant de me prendre par les épauler et me fixer droit dans les yeux.

- Premièrement tu n'as pas à t'en vouloir, considère ça comme une tradition familiale… Mais par contre tu as intérêt à te faire discrète le temps que j'oublie que tu t'es rincer l'œil sur une petite jeunette !

- Ne sois pas en colère chérie, s'était juste pour me rappeler que s'était toi la plus belle.

Suite à cette fausse dispute nous rejoignons mes parents au salon en riant et alors que maman nous sert à tous un thé je repense à cette journée et une question me viens en tête.

- Dites, papa, maman, vous avez réagis comment quand vous avez compris que j'étais lesbienne ?

Un silence suis ma question mais ce n'est pas vraiment signe de malaise, je crois plus qu'ils se demandent pourquoi j'aborde le sujet ce soir, vingt-cinq ans après les évènements.

- Il y a une raison particulière qui te fait nous demande ça, me demande justement mon père.

- En fait, cet après-midi, j'ai aperçu Nagato et Karui au centre commercial. Ils étaient loin, elle portait sa capuche et il m'avait dit qu'il passait la journée avec un garçon… Enfin, vous voyez ce que je me suis imaginé.

Effectivement, c'est écrit sur leur visage qu'ils imaginent très clairement.

- J'espère que tu ne diras jamais à cette pauvre petite que tu l'as prise pour un garçon, fini par rigoler Tenten.

- Mais bien sûr que non, je ne pourrais jamais lui faire ça, m'exclamé-je en énonçant cette évidence. Non, le problème c'est que, sur le coup… L'idée que Nagato puisse être gay était loin de me réjouir. En fait, pour être honnête, j'étais terrifié à cette idée et ça m'a tellement soulagé de m'apercevoir que Karui était une fille quand je les ai surpris que j'en viens à me demander si ma réaction était normale.

- Elle l'était tout à fait ma chérie, me dit papa sans hésitation. Tu sais mieux que n'importe qui ce qu'implique l'homosexualité dans la vie de tous les jours. Tu dois bien te rappeler que nous aussi nous avons eu nos inquiétudes à ton sujet quand tu avais son âge.

Comme si je pouvais l'oublier, mais…

- Ce n'était pas la même chose papa, vous veniez d'apprendre que j'allais faire mon coming out et…

- Quand ta mère à compris pour Tenten et toi elle a passé une nuit entière à pleurer, me coupe mon père.

Surprise je me tourne vers maman qui se contente de sourire en haussant les épaules.

- Pourquoi j'aurais réagis différemment, j'étais inquiète pour ma petite princesse. Il y avait eu ce garçon mort quelques années plus tôt et je savais bien comment les gens pouvaient réagir… Si ton propre grand-père avait encore été en vie il t'aurait certainement renié. Comme je le pensais tu m'as prouvé sans peine que tu saurais parfaitement t'en sortir et faire face… Mais ça me faisait quand même mal au cœur de savoir que ma fille devrais vivre beaucoup d'épreuve seulement pour pouvoir vivre avec la personne dont elle est amoureuse.

C'est alors qu'elle m'explique tout ça que je comprends que j'ai eu la même réaction (tout de même en moins extrême) et Tenten aussi car elle passe un bras autour de mes épaules avant de m'embrasser sur la joue.

- Maman poule un jour, maman poule toujours… Et de mère en fille qui plus est.

- Je ne suis pas mère poule… Mais bon sang j'ai quand même eu peur, je sais bien qu'il a déjà dû en bavé simplement parce qu'il est notre fils alors si en plus…

- Même si Nagato aurais été gay il s'en serait très bien sortit, comme sa mère, me coupe Tenten (c'est que ça deviens une habitude). Et je suis sure qu'il n'a jamais regretté d'être notre fils.

Je sais bien qu'ils ont raison, mais plutôt que de l'admettre je me contente de me laisser aller contre elle en fermant les yeux… Ce que je peux aimer cette femme. C'est à ce moment que la sonnerie du téléphone résonne dans la maison et ma mère me fait signe de rester en place tandis qu'elle va répondre.

- Je me demande bien qui peut appeler à cette heure, m'interrogé-je tout de même à voix basse.

Tandis qu'elle est partie nous nous mettons ranger le service à thé mais dès que maman reviens dans la pièce tout le monde s'immobilise… Il est arrivé quelque chose.

- Chérie, qui s'était, demande mon père tout aussi alarmé que nous de voir ma mère pâle et retenant avec peine ses larmes.

- Nous… Nous devons aller à l'hôpital tout de suite.