Disclaimer : Les personnages et l'univers de l'œuvre "Harry Potter" ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de la talentueuse J. K. Rowling. Je me contente de les lui emprunter un court instant et de les faire évoluer dans une fanfiction qui est le fruit de mon imagination et qui elle seule m'appartient. Je n'en tire aucun revenus ni avantages quelconques, autres que le plaisir de vous divertir et de recevoir vos précieux retours. Merci d'avoir la correction de solliciter mon autorisation et d'attendre une réponse de ma part avant de la publier sur une plateforme autre que Wattpad ou FFNET.
Note de l'auteur : Bonjour ou bonsoir à toutes et à tous ! Je suis heureuse de vous poster un nouveau chapitre. J'espère de tout coeur qu'il vous plaira. J'attends en tous cas vos retours avec impatience. Avant de vous laisser lire, je tiens à remercier tous les lecteurs fantômes et reviewers qui font vivre cette fiction notamment par leurs remarques constructives et leurs conseils judicieux qui me permettent de progresser et parmi eux Fantomette34, allersia, la fidèle beatrice, jyaijo et Line.
Line, j'en profite au passage pour te rassurer : je n'ai pas du tout abandonné cette histoire. Je mets du temps à poster des mises à jour entre chaque chapitre car ma priorité va à mes études qui sont très chronophages (paye ta vie d'étudiante en Droit). Mais étant enfin en vacances depuis quelques jours, je suis en train de relire et corriger les derniers chapitres que je posterai dans l'été, ce qui, entre nous, me donne plein d'idées pour une éventuelle suite en fonction de l'accueil que recevra le chapitre final mais ça reste entre nous hein ;)
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
Une sensation désagréable contre la joue. Un goût métallique dans la bouche. Étendu de tout son long à même le sol au milieu de la forêt interdite, Ronald Weasley ouvrit un œil, puis l'autre s'accoutumant progressivement à la vive lumière du jour. Il se redressa sur ses coudes pour promener son regard tout autour de lui, incapable de se souvenir comment il avait bien pu atterrir là. La dernière chose dont il parvenait à se rappeler était d'avoir descendu les marches de Sainte-Mangouste, son amie Hermione au bras. Ils s'étaient ensuite mis en route pour rejoindre le moyen de transport qui les attendait un peu plus loin dans les rues de Londres puis, plus rien sinon le noir complet.
Désorienté, il se releva péniblement. N'ayant aucune idée d'où il se trouvait, il décida que la meilleure chose à faire était de transplaner non loin du Terrier. Peut-être Hermione avait réussi à s'y rendre seule ? Si ce n'était pas le cas, il retournerait la chercher, où qu'elle se trouve, en espérant qu'il ne lui soit rien arrivé de fâcheux par sa faute. Une fois apparu sur le pas de sa porte, il entra dans la vieille bâtisse branlante qui abritait la demeure familiale qui l'avait vu grandir et fut accueillie par une Molly Weasley aux yeux ronds et à la bouche bée. Interloqué, Ronald baissa les yeux, suivant le regard de sa mère, et constata que ses vêtements étaient en lambeaux. Alors il releva la tête vers sa mère. Cette dernière s'avança vers lui et serra le jeune rouquin dans ses bras contre son opulente poitrine.
- Ron, la lune était pleine cette nuit ! Tu n'as pas pensé à prendre une fiole de potion tue-loup avant d'aller chercher Hermione ! Mais heureusement, Severus était dans les parages, et grâce à lui, nous avons évité la catastrophe ! Tu n'as pas eu le temps de la blesser ! Nous avons reçu un hibou de sa part dans la nuit nous informant que ton amie était en lieu sûr et qu'il t'avait transplané dans la forêt interdite. Cela nous a rassuré.
En entendant prononcé le nom de son Professeur de Potions, le sang du rouquin se mit soudain à bouillonner. Ainsi, la Chauve-Souris des cachots avait-elle refait surface et avait profité de sa faiblesse pour reprendre l'ascendant sur son Hermione qui avait passé la nuit avec lui ! Voilà qui était à ses yeux inacceptable ! Lui qui avait veillé la jeune lionne à l'hôpital depuis des jours et s'était plié en quatre pour elle n'allait pas se laisser détrôner de la sorte dans le cœur de sa belle. Il allait aller la chercher sur le champ. D'un mouvement il repoussa sa mère et sortit en trombe de la maison. Se concentrant sur son honni professeur, il disparut dans un pop sonore pour réapparaître devant un petit pavillon quelconque, dans une impasse lugubre. Sans attendre, il gravit les quelques marches qui le séparait du perron et tambourina contre le battant de la porte.
De l'autre côté de celle-ci, Hermione, seulement vêtue d'un sous-vêtement et d'une chemise de son professeur était assise en tailleur sur le canapé, plongée dans un vieux grimoire, tandis que son compagnon prenait une douche dans la salle de bain attenante. Elle fut tirée de sa lecture par des coups redoublés frappés contre la porte. Surprise, elle posa le livre ancien à côté d'elle sur le fauteuil et se leva précautionneusement. Elle s'avança, encore légèrement chancelante du fait de ses muscles toujours endoloris dus à ses blessures récentes, pour aller ouvrir et fut éberluée de trouver son ami Ronald sur le pas de la porte, les vêtements déchirés et les traits déformés par la colère. Le garçon la toisa les sourcils joints, la déshabillant ouvertement du regard. Un air de profond dégoût déforma alors les traits de son visage.
- Ne me dis pas que tu as couché avec ce vieux pervers ?! Rugit-il.
Hermione n'eut même pas le temps de formuler la moindre réponse que son ami l'empoigna brutalement par le bras et la tira violemment dans la rue, lui arrachant un cri de stupeur. Elle tenta de se défaire de l'emprise du jeune homme, en vain. Elle était encore trop faible pour pouvoir espérer rivaliser avec lui.
- Ron ! Mais qu'est-ce qui te prend ?! S'exclama la jeune femme d'une voix aiguë empreinte de terreur. Lâche-moi, je t'en prie, tu me fais mal !
- Je te ramène au Terrier ! Tu n'as rien à faire ici !
Alerté par les cris de sa compagne, Severus s'était pendant ce temps empressé de sortir de la douche sans prendre le temps de se sécher. Vêtu d'un simple jean, il s'était emparé de sa baguette avant de se précipiter dehors. Il trouva alors Hermione malmenée par un Ronald Weasley vociférant qui semblait hors de lui. Ivre de colère, le professeur de Potions se rua sur le jeune homme. Il le força à lâcher son emprise sur le bras frêle de la Gryffondore avant de le pousser durement en arrière, à distance raisonnable de sa protégée.
- Weasley, mais qu'est-ce qui vous prend ? S'exclama Rogue.
- Hermione part avec moi ! S'écria Ron. Vous ne la méritez pas ! Cracha-t-il véhément. Vous n'êtes qu'un vieux pervers ! Elle est à moi et à moi seul depuis toujours ! Elle va devenir ma femme ! Ma femme ! Hurla le jeune homme, endiablé.
- Ah oui ? S'enquit le Professeur de Potions d'une voix de velours qui ne présageait rien de bon. J'aimerais bien voir ça Monsieur Weasley ! Et que comptez-vous faire pour y parvenir ?! S'enquit-il, faussement curieux. La forcer ?! Je vous déconseille ne serait-ce que d'essayer ! Gronda-t-il en se retenant péniblement de céder à l'envie impérieuse qu'il avait de rouer de coups le malheureux rouquin.
Ce dernier tenta d'abattre son poing sur le visage du Professeur qui para habilement l'attaque avant de lui asséner une violente claque au niveau des oreilles ce qui déséquilibra le jeune homme qui se laissa tomber au sol, complètement sonné.
- Ne vous approchez plus d'Hermione sans quoi, la prochaine fois que vous la toucherez sans son consentement je ne prendrai pas la peine d'épargner votre intégrité physique Weasley ! Le mit en garde le professeur. Maintenant, vous feriez mieux de rentrer chez vous, lui conseilla-t-il avant de tourner les talons.
Il accourut auprès d'Hermione qui, choquée, s'était laissée choir sur le pavé. Il l'aida à se relever et la soutint afin de la ramener à l'intérieur. Il prit soin de verrouiller la porte derrière eux et jeta un sort qui permettrait désormais de repousser toute tentative d'intrusion non désirée de la part du jeune homme importun, avant de se retourner vers sa compagne et de l'étreindre avec force. Celle-ci se pressa fortement contre lui, légèrement tremblante avant de s'écarter quelques minutes plus tard pour chercher son regard.
- Severus, je suis désolée… S'excusa-t-elle en secouant la tête de droite à gauche. Je ne comprends pas ce qui lui a pris...
Rogue laissa s'étirer ses lèvres en un mince sourire compatissant, la couvant du regard.
- Je crois juste qu'il t'aime, Hermione… Et, on est parfois poussé à faire des choses déraisonnables par Amour, surtout quand on souffre lorsque ce sentiment n'est pas réciproque chez la personne convoitée, lui expliqua-t-il comme quelqu'un qui avait tristement l'air de savoir de quoi il parlait.
La jeune femme, l'air affecté, baissa les yeux.
- Mais je ne l'aime pas. Je n'ai jamais rien fait pouvant lui laisser croire qu'il m'intéressait et qu'il avait la moindre chance de me séduire un jour Severus… Il m'a fait tellement peur… Je ne le connaissais pas capable de tant de violence…
- Ce n'est rien, la rassura Severus. Il finira bien par se faire une raison et se calmer. Mais quoi qu'il puisse en être, je ne le laisserai plus t'importuner comme il vient de le faire, lui assura-t-il. Je t'ai déjà fait la promesse que tant que je serai là, personne ne te ferait le moindre mal et ce n'est pas dans mes habitudes de trahir la parole que je donne.
Hermione, qui avait une confiance aveugle dans l'homme, soupira de soulagement avant de se blottir de nouveau dans la chaleur rassurante de ses bras puissants. Ce dernier la souleva contre lui et la porta jusqu'au canapé qui trônait au milieu de la pièce en face d'une grande bibliothèque où il la déposa avant de s'asseoir près d'elle. Il prit sa main dans la sienne et se mit à imprimer de douces caresses sur le dos de celle-ci. Après quelques minutes de silence au cours de laquelle ils échangèrent sourires et regards amoureux se souvenant de leurs ébats plein de tendresse mais aussi de maladresse de la nuit précédente, Rogue prit la parole et posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis leur réveil un peu plus tôt dans la matinée.
- Comment tu vois les choses maintenant ? L'interrogea-t-il.
- A propos de quoi ? Demanda Hermione pas certaine de ce qu'il voulait entendre.
- L'avenir, répondit simplement Rogue, sans ambages.
- Avec toi, avoua spontanément Hermione sans prendre le temps de la réflexion ce qui ébranla profondément l'homme en face d'elle mais qui la laissa néanmoins poursuivre. J'aimerais aller récupérer quelques affaires chez mes parents et vendre leur maison avant de trouver quelque chose de plus modeste… Pour quand je ne serai pas à Poudlard car tu en as peut-être marre que j'envahisse ton espace… Puis, j'aimerais finir ma sixième et ma septième année à Poudlard avant de peut-être entamer un apprentissage pour devenir Maître en Potions ou médicomage, si tant est que mon niveau le permette, lui expliqua-t-elle.
Ému par les paroles de la jeune femme qui l'incluait le plus naturellement du monde dans ses projets d'avenir, Severus acquiesça silencieusement avant de répondre.
- Quand tu auras vendu la maison de tes parents, il est inutile que tu cherches autre chose. Tu es ici chez toi, Hermione. A moins que l'endroit ne te plaise pas, auquel cas, on peut envisager de trouver autre chose ensemble, qui nous plaise à tous les deux si tu en as envie de toute évidence, lui proposa-t-il. Pour ce qui est de Poudlard, je ne pense pas que le Directeur voit un quelconque inconvénient à ce que tu réintègres l'école pour finir ta sixième année puis poursuivre ta dernière annéee… Je t'aiderai à rattraper ton retard cet été si tu le désires… En revanche, je n'y serai plus avec toi : j'ai pour ma part quitté mon poste.
- Pourquoi ?! S'exclama Hermione, les yeux ronds dans lesquels on pouvait lire de la surprise mêlée à une pointe de déception.
- Je ne pensais plus te revoir, lui révéla l'homme. Pour ton bien, je pensais qu'il était préférable que je me tienne éloigné de toi… Pour ne plus te mettre en danger comme j'ai pu le faire en te prenant pour un mangemort lors de la bataille finale, se désola-t-il. Et puis, je t'avoue que j'étais en outre un peu las de tenter d'enseigner l'art subtil et délicat des potions à une bande de cornichons sans cervelle.
HP-HP-HP
C'était une belle journée ensoleillée de mars dont les senteurs de fleurs tout juste écloses et le chant joyeux des oiseaux annonçaient les prémices de l'été pour Dumbledore qui arpentait le parc de l'établissement dont il était le Directeur. Il profitait de la douce chaleur de ce début d'après-midi qu'il souhaitait mettre à profit pour trouver des solutions afin de régler les derniers détails avant la réouverture de Poudlard. En effet, il avait pris la décision de fermer le collège de sorcellerie depuis quelques semaines pour permettre aux principaux acteurs de la guerre du corps enseignant et de certains élèves de se reposer et de récupérer auprès de leur famille.
Voilà bientôt plus d'un mois qu'Harry avait vaincu Voldemort avec le précieux secours d'Hermione, de Narcissa et feu Lucius Malefoy et que la guerre était finie. Sinon quelques mangemorts qui étaient toujours dans la nature et dont les aurors étaient chargés de retrouver la trace et d'arrêter, la paix était rétablie pour longtemps au sein du monde sorcier, espérait le vieil homme. Il avait donc, depuis la victoire, fermé l'école pour les raisons sus-évoquées. Mais elle allait bientôt rouvrir pour que les élèves viennent terminer leur année et satisfaire à leurs examens avant l'été. Toutefois, avant cela, il devait résoudre un problème de taille. Ses recherches pour trouver un nouveau Professeur de Potions s'étaient révélées totalement infructueuses. Et il n'était lui-même pas assez compétent dans la matière et trop pris par ses responsabilités administratives pour assurer l'intérim. Il devait donc convaincre Severus Rogue de réintégrer son poste sans quoi, les enseignements en Potions ne seraient plus assurés pendant une durée indéterminée.
Aussi, s'était-il décidé à lui rendre visite à son domicile avant la fin du jour.
HP-HP-HP
Trois coups brefs furent frappés à la porte, tirant Severus de ses songes qui s'était assoupi sur le canapé auprès de sa compagne, elle-même endormi après un bon repas. Alors l'homme se leva et se dirigea vers la porte, se demandant qui pouvait bien venir le visiter à cette heure alors qu'il n'attendait personne. Il espérait vivement qu'il ne s'agissait pas du jeune Ronald Weasley revenu importuner Hermione sinon il risquait de perdre patience. Il prit une longue respiration avant de tourner la poignée pour voir apparaître sur le pas de sa porte Albus Dumbledore. Celui-ci, le regard malicieux derrière ses lunettes en demi-lune le salua d'un simple mouvement de tête, l'ombre d'un sourire accroché aux lèvres. Severus, quant à lui, haussa un sourcil comme lui seul en avait le secret avant de s'écarter pour laisser entrer son hôte.
- Albus, qu'est-ce qui me vaut l'honneur de votre visite ? S'enquit Rogue.
L'homme à la longue barbe blanche avisa Hermione qui dormait sur le canapé avant de lever un œil interrogateur vers Severus.
- Je croyais Hermione chez les Weasley, s'étonna-t-il.
- Un petit différend avec son ami Ronald, lâcha Rogue évasif, balayant le sujet d'un geste agacé de la main.
- Je vois, souffla Dumbledore une lueur flamboyante brillant dans le regard. Mais je suis venu vous entretenir d'un tout autre sujet.
- Je vous écoute…
- J'aimerais que vous reveniez sur votre démission, annonça le vieux Directeur sans ambages, en tirant de la poche de sa robe de sorcier un parchemin sur lequel on pouvait reconnaître l'écriture fine du Maître en Potions.
- Et pourquoi au juste ferai-je cela ? Demanda Rogue, surpris. Qu'aurais-je à y gagner ?
- En dehors d'une sensible augmentation car j'aimerais vous préparer à devenir mon successeur à la tête du Collège de Sorcellerie de Poudlard lorsque je quitterai mes fonctions un jour prochain, le droit de choisir la personne qui vous remplacera dans vos fonctions de Professeur de Potions et ma reconnaissance éternelle, absolument rien mon cher Severus, lui concéda le vieux Directeur face à l'air perplexe de son vis-à-vis. Mais, ajouta-t-il en dirigeant son regard vers la jeune femme étendue sur le fauteuil, cela vous permettrait de vous assurer personnellement du bien-être de Miss Granger lorsqu'elle réintégrera l'école ce qui, si je ne m'abuse, vous tient particulièrement à coeur, lança Albus qui arborait désormais un franc sourire.
Severus se racla gorge, gêné, secouant la tête de droite à gauche.
- Je… Je ne sais pas Albus… Votre proposition est pour le moins alléchante mais…
- Oh si, vous savez très bien, le coupa Albus en lui plaçant la lettre de démission entre les mains. On se voit au banquet organisé par Molly au Terrier ce week-end et je vous attends lundi à votre poste, le salua le vieil homme avant de se diriger vers la sortie, amusé par le regard courroucé que lui adressa Professeur de Potions qui n'avait jamais supporté qu'on lise en lui comme dans un livre ouvert.
La suite très vite !
