Disclaimers : Kuroko's Basket ne m'appartient pas.
Bonne lecture. :)
Chapitre 37 : Seijûrou Akashi : L'effondrement de l'empire de Rakuzan :
Cite volcanique de Touou, palais de la lignée des Aomine :
"Aaaaah! Tu as entendu mon discours, Daikicchi?, s'extasia Ryouta en câlinant son compagnon, j'ai assuré, hein? Je me demande si Kurokocchi l'a entendu?
- Calme-toi, maugréa Daiki en le repoussant, tu m'étouffes.
- Ah pardon."
Le prince de Touou ne pouvait pas lui en vouloir d'être aussi joyeux. Lui aussi était content de la tournure que ça prenait. Grace au plan d'Imayoshi, Ryouta et lui allaient enfin être ensemble sans que cela ne cause des soucis entre leurs deux royaumes respectifs. "Il faut que je prévienne ma famille, déclara Ryouta en regardant sa montre téléphonique. Cependant, il fut interrompu par le père de son compagnon qui avança vers eux avec colère. "Daiki, grommela ce dernier d'un ton menaçant, je ne me rappelle pas de t'avoir dit de faire ce genre d'annonce au peuple. Comment as-tu pu?
- Il faut savoir vivre avec son temps père, répondit son fils avec insolence, la discrimination des omegas est passée de mode et autant te prévenir que j'ai de nombreux partisans qui me soutiennent, ajouta-t-il en pensant à Imayoshi et ses collègues du bureau des renseignements, il est temps de prendre ta retraite.
- Daiki aura aussi l'appui de la famille royale de Kaijou, renchérit Ryouta avec un grand sourire, et si le roi de Yousen a entendu le discours de tout à l'heure, je pense qu'il nous soutiendra aussi. Après tout, même si la cité montagneuse compte énormément d'alphas, les omegas sont traités avec respect contrairement à Touou."
L'ancien roi de Touou s'offusqua et partit du couloir sans mot dire. "Bah, ça va lui passer, soupira Daiki en baillant, mais j'avoue que je suis crevé.
- Reposons-nous un peu dans ta chambre, proposa le blond en le prenant par la taille, j'enverrai un message à Yukkiocchi tactilement." Il avait aussi une autre idée en tête d'ailleurs, une idée dont il avait fait part à Akashicchi via un message. J'espère qu'il sera d'acccord.
Empire de Rakuzan, ancienne cité paradisiaque de Teikou :
Kouki contempla la cité d'un oeil abasourdi en compagnie de Sei qui avait repris son apparence adulte. Tous ces batiments faits d'acier trempé lui semblaient gigantesques et c'était sans compter sur le palais, tellement grand que c'en était effrayant. Un silence pesant régnait autour d'eux dans une atmosphère plus qu'oppressante.
"Quand la cité fut gouvernée par le père de Shûzou, expliqua Akashi en détaillant les immeubles d'un oeil morne, sa splendeur n'avait rien à envier à celles de Seirin et Shûtoku. La nature y était souveraine et les habitations faisaient presque corps avec elle, il soupira, avant de te rencontrer, j'ai toujours pensé que ce changement symbolisait la suprématie de ma lignée et qu'il était tout naturel que cette cité soit à son image mais maintenant..., il baissa les yeux, je ne vois que fadeur et tristesse. Je m'excuserai auprès de Shûzou après."
Kouki ne dit mot mais lui prit la main à la place pour lui dire qu'il serait là. Le prince de Rakuzan ressentit ses douces émotions qui le réconfortèrent tout comme il le rassura intérieurement de son coté. Seijûrou pouvait éprouver son angoisse. "Tout ira bien, Kouki, le tranquilisa-t-il tandis qu'ils se dirigèrent vers le palais, je te confierai à une des personnes en qui j'ai le plus confiance en ces lieux pendant que je m'entretiendrai avec mon père. Ne t'inquiète pas, c'est un alpha très gentil bien qu'un peu excentrique. Il est un peu comme une seconde mère pour moi."
Kouki se demandait ce que Sei voulut dire par là quand ils grimpèrent les longues marches pour ensuite franchir les portes du palais, salués par deux soldats qui se tenaient à l'entrée. Le brun se sentit encore plus intimité par la grande salle aux murs sombres et chamoirés décorés par des poutres apparentes en or massif.
Alors, c'est là où a vécu Sei une grande partie de sa vie? Pas étonnant que son compagnon eut été aussi..."Te revoilà mon petit Seeeeeii!, s'écria une voix feutrée avant que Kouki fut obligé de lacher la main de l'alpha roux qui se fit étreintre par un grand homme aux yeux verts et aux cheveux noirs dont l'allure fut très apprètée avec la robe longue noire en velours que ce dernier portait. Attends, c'est un alpha?, s'étonna-t-il en humant légèrement l'odeur de cet inconnu. "J'étais mort d'inquiétude, déclara ensuite le noiraud avec tristesse, j'ai du passer mon temps à empêcher mon Kouta cheri de te rejoindre. Bon, j'en ai profité pour le bichonner un peu, ceci dit.
- Je vais bien Reo, le rassura Seijûrou en se dégageant de cette étreinte un tantinet étouffante, et je te présente Kouki Furihata, poursuivit-il en désignant le brun, mon compagnon. Il vient de la Terre."
Reo détailla le terrien un moment avec de lui sourire béatement. "Qu'est-ce que tu es choooou! Sei a bien choisi, s'extasia-t-il en lui pinçant légèrement les joues, je suis Reo Mibuchi, le conseiller de Sei et un alpha pour mon plus grand malheur, il poussa un soupir à fendre l'âme, j'aurais tant voulu être un omega mais on ne choisit pas sa classe, son visage se fit plus sérieux, je suppose que tu vas voir ton père pour lui faire un rapport.
- Je vais faire mieux que ça, déclara calmement Seijûrou, je te confie Kouki pendant ce temps.
- Fais attention à toi Sei, fit le brun qui n'était quand même pas très rassuré mais l'amour fleurissant dans son coeur l'encouragea à ne pas se faire de mourron. Il soutiendrait son alpha à la place, en partageant avec lui les sentiments qui les liaient et qui furent d'autant plus forts maintenant.
Kouki suivit donc Reo qui lui fit visiter le palais pendant que Seijûrou se rendit dans le lieu où s'était réfugié son père : le grand observatoire où il adorait admirer les planètes qu'il désirait conquérir. En le voyant regarder dans le télescope, le prince de Rakuzan se dit que ce sentiment d'avidité n'avait plus de sens.
Sa convoitise n'avait plus lieu d'être.
"Te voilà de retour, déclara son père d'un ton atone en cessant sa contemplation, qu'as-tu à me dire de ton voyage?"
Seijûrou prit une longue inspiration avant de confier ce qu'il avait sur le coeur. Tu n'es pas seul, entendit-il résonner dans sa tête. Ses lèvres s'incurvèrent en un sourire. Oui, il n'était pas seul, Kouki avait raison.
Son compagnon et ses amis étaient là.
"Je pense qu'il est grand temps de réparer votre faute père, affirma-t-il avant de continuer sans laisser l'empereur prendre la parole, je pense que vous êtes au courant des révolutions qui ont eu lieu à Touou et à Kaijou ainsi que du discours du roi Daiki et du prince Ryouta.
- Il suffit que j'use de mon armée pour les mater une bonne fois pour toutes, fit son père avec indifférence, j'ai l'impression que tu essayes de faire entorse à nos principes, Seijûrou, poursuivit-il d'un ton tranchant, et cela ne me plait guère.
- Vos sentiments m'importent peu maintenant, rétorqua Seijûrou en ne se laissant pas faire, j'ai mêmebfait preuve de faiblesse en vous suivant aveuglément. Retournons dans la vraie cité de Rakuzan, si vous continuez de camper dans vos positions cela ne sera qu'une question de temps avant que vous ne soyez assassiné. Le prince Shûzou est vivant et tout le monde connait la véritable raison de la mort du roi Nijimura. Les révoltes viennent de là."
Seijûrou se rembrunit en voyant son père se murer dans le silence. Ce n'était plus l'empereur effrayant qui se trouvait devant lui mais un homme amer qui avait voulu fuir les terres qui lui avaient pris ce qui lui était le plus cher. "Je sais que la mort de mère vous a énormément peiné mais ce fut aussi mon cas, il se dirigea vers la sortie, envahir Teikou a été un très mauvais choix de votre part. Je vais retourner dans la vraie Rakuzan avec mon compagnon et les soldats qui me sont loyaux. J'annoncerai aussi publiquement ce qui changera au peuple rakuzien.
- Tes décisions sont ridicules, Seijûrou, répliqua son père avec dédain, tu penses que le peuple va t'écouter et retourner dans cet enfer de glace?
- Le plus grand génie de Démétria m'a proposé son aide pour améliorer nos conditions de vie, répondit le roux en regardant sa montre téléphonique, et je pense que le peuple de Rakuzan a assez souffert de votre oppression. Je vous laisse méditer là-dessus."
Seijûrou ferma ensuite la porte en se sentant soulagé d'un énorme poids. C'était la première fois depuis longtemps qu'il se sentait aussi libre. Le prince de Rakuzan savait que ces changements se feraient progressivement mais avec son entourage, il était sûr que tout se passerait bien.
Maintenant, je vais prendre un repos bien mérité avec mon compagnon.
Kouki l'attendait et il se ferait une joie de lui confier la bonne nouvelle.
Voilà, bon le prochain chapitre sera l'épilogue. Je comptais le faire en deux parties mais je ferai le chapitre plus long à la place. Au programme, des mariages et des familles. A bientôt. :)
