Eh oui mes petits chéris vous ne rêvez pas, c'est bien le nouveau chapitre du Jardin d'Eiden (acclamations de la foule lol). Je ne pouvez pas imaginez le mal que j'ai eu à mettre ensemble toutes les idées que j'avais pour ce chapitre qui s'allongeait de plus en plus jusqu'à devenir très, trop, long. Alors, comme le signal le titre, il sera coupé en deux parties (je vous en dis plus à la fin de celle-ci).

En attendant bonne lecture à toutes et à tous, en se retrouve en bas de page !

Anonyma


Chapitre 38 : Nid de serpents. (partie 1/2)

Le quai de la gare était encore une fois bondé ; la foule de parents venant chercher leurs enfants pour les vacances était presque aussi importante que lors de la fin de l'année scolaire. Jamais de petites vacances n'avaient amenés tant d'élèves à rentrer chez eux depuis une quinzaine d'années. Mais il fallait bien dire qu'aucune guerre alors ne menaçait plus les familles des dits-élèves. Qui pourrait blâmer enfants et parents de vouloir se retrouver le plus possible en ces temps incertains ? Alors que le doute de se savoir mort le lendemain planait comme une chape de plomb au dessus des têtes de tous les sorciers d'Angleterre ? Personne bien évidemment !

Et c'est ce à quoi pensait Molly Weasley une fois de plus, en voyant toutes ces familles frémissantes de retrouver leurs fils ou leurs filles tout autour d'elle. Oh, pour être tout à fait honnête avec elle-même la mère de famille attendait elle aussi avec impatience le retour de la chaire de sa chaire pour les quinze prochains jours.

Bien sûr, elle savait que dès demain au plus tard, elle serait encore en train de disputer les jumeaux pour une de leurs nouvelles farces stupides, ou en train d'exhorter Ron à faire ses devoirs ou pousser Ginny à ranger ses affaires éparpillées au quatre vents. Oui elle était consciente de tout cela mais elle avait hâte comme même de le vivre car c'était ce qui faisait au fond sa vie de famille et qu'elle adorait ça.

La Première Guerre lui avait coûté beaucoup : toute sa famille avait été massacrée, elle était la dernier Pretwett. Peut-être était ce pour cela qu'elle et Arthur avaient voulu une grande famille rien qu'à eux ? Quoi qu'il en soit Molly n'était pas assez naïve pour songer que Lord Voldemort ne tuerait personne 

parmi ses proches : des amis, des cousins d'Arthur, de ses enfants peut être. Aussi la femme rousse voulait-elle profiter au maximum du temps qu'elle avait encore à passer avec ses proches.

Elle était heureusement finalement que les jours à venir ne se passent pas chez eux au Terrier, que Dumbledore ait fortement insisté pour qu'ils viennent au Square Grimmaurd pendant les vacances, car même si l'endroit était déprimant, en plus de ses enfants elle allait avoir le plaisir d'avoir Hermione et Eiden avec elle, deux enfants auxquels Molly s'était attachée depuis leurs premières rencontres. Elle espérait pouvoir relier quelques liens avec Eiden. En effet, elle n'avait pas revu l'adolescent depuis la fin de la Troisième Tâche et toutes les péripéties que son anniversaire et le secret de sa mère enfin révélé avaient entraînées.

Oh Molly savait déjà que l'enfant avait changé un peu d'après les lettres des jumeaux et de Ginny-étrangement Ron ne parlait pas du fils du professeur de potion dans les siennes, eux qui avait été si proches depuis quatre ans. Bah elle en trouverait la raison dans les prochains jours d'elle-même !

Et c'est sur cette résolution qu'elle vit le Poudlard Expresse entrer en gare.

OoOoO

« Eiden tes affaires sont prêtes ? On y va ! » appela Sévérus depuis le salon de son appartement professoral à Poudlard.

Les vacances avaient commencées depuis deux jours et l'espion avait jusque là confiné son fils dans ses quartiers avec interdiction d'en sortir. Eiden avait obéit bien sûr, c'était un garçon bien élevé et pas assez stupide pour risquer de s'attirer des ennuis en brisant les règles que son géniteur lui imposait. Pourtant ce n'était pas par choix que Sévérus avait demandé à Eiden de rester deux jours dans un espace de 30 m², mais par obligation.

En effet, une fois encore Sévérus allait reprendre sa double casquette d'espion pendant les vancances mais cette fois ci Dumbledore avait insisté pour qu'Eiden soit mis en sécurité au QG de l'Ordre pour les congés (leurs débuts du moins). Des rumeurs peu rassurantes pour les enfants de mangemorts avaient en effet circulées dans les rangs de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et était revenu jusqu'aux oreilles attentives des espions de l'Ordre du Phénix ; rumeurs ayant un lien directe avec quelque chose que Tom aurait prévu lui-même.

Officiellement donc, Sévérus avait renvoyé son fils en Russie une fois encore pour au moins la première semaine de vacances, officieusement il conduisait aujourd'hui même l'adolescent dans les locaux secrets de la résistance en plein de cœur de Londres.

Eiden avait simplement acquiescé quand son père lui avait expliqué les raisons pour lesquelles il ne pouvait pas le renvoyer en Russie, mais le maître des potions avait bien vu la peine du garçon à l'idée de ne pas pouvoir revoir sa sœur. Sévérus lui avait alors promis qu'il essaierait de l'envoyer chez elle la seconde semaine de vacances si tout danger était écarté et que dans tous les cas il inviterait la jeune russe à passer la moitié des vacances avec eux en juillet-août. L'air étonné et joyeux du jeune serpentard à cette nouvelle avait prouvé mieux que milles mots qu'il avait fait le bon choix en lui proposant cette idée.

Mais pour le moment il leur fallait partir pour le QG à Londres.

« J'arrive ! » répondit la voix calme d'Eiden depuis sa chambre. « Juste le temps d'attraper Cham' ! Viens ici Chamallow allez ! »

Sévérus se dirigea vers la chambre de son fils et resta à la porte ouverte, les bras croisés sur sa poitrine et un petit sourire amusé aux lèvres. De sa place il voyait seulement les jambes de son enfant qui, à moitié allongé sous son lit, tentait d'attraper son animal de compagnie qui avait établi domicile sous le meuble et ne voulait visiblement pas en sortir malgré les injonctions de son jeune maître.

L'espion vit soudainement les jambes de l'adolescent disparaître un peu plus et un « Ah je te tiens sale bête ! » doublé d'un « Miaou » plaintif retentirent.

Eiden émergea alors finalement de sous son lit, son chat dans les bras contre qui il grondait doucement de « sa stupidité à se cacher dans des endroits impossible au moment de partir ». De belles griffures ornant ses mains et sa joue.

« Chamallow ! » s'exclama alors Sévérus dune voix fâchée. « On ne griffe pas sinon je te fou dehors moi ! »

Eiden posa alors un regard choqué sur son père qui était reparti comme une furie vers le salon, pour revenir quelques instants plus tard avec une caisse à chat sous le bras et une fiole dans la main.

-« Eiden approche et mets moi ton animal dans cette caisse la. »

-« Sev' il ne l'a pas fait exprès tu sais, c'est encore un bébé il ne sait pas que… » tenta de protester l'adolescent pour défendre son chat.

Sévérus roula alors des yeux et mit le chat dans la caisse avant de verser un peu de ce que contenait sa fiole sur un coton qu'il appliqua ensuite délicatement sur les mains et la joue griffée de son fils.

« Je sais Eiden. Mais les griffures de chat peuvent être très mauvaises pout la santé et je ne veux pas que cette bestiole t'abîme les mains ou le visage. Or 

comme nous allons voyager par portoloin, je préfère prévenir que guérir et mettre ta boule de poil griffue dans une caisse le temps du transport. Hum… c'est bon. Tu es sûr que tu as tout Eiden ? Tes livres ? Tout ce que tu voulais prendre ? »

« Oui Sev' »

« Bon alors on y va. Tu connais le principe des portoloin. Tien bien la caisse de ton chat je m'occupe de tes affaires. A trois… deux… un… zéro ! »

Aussitôt la sensation d'être attraper par le nombril et tiré en arrière fut ressenti par les deux hommes qui disparurent dans un tourbillon de couleur.

OoOoO

Pendant ce temps là, au Manoir Malefoy, Draco assistait à une agitation peu commune. Sa mère et son père ne cessaient de partir et revenir pour aller chercher diverses choses toutes plus inutiles les unes que les autres aux yeux de l'adolescent blond.

Celui-ci s'ennuyait d'ailleurs royalement, comme d'habitude, il avait déjà fini tous ses devoirs de vacances ou presque et ses amis lui manquaient déjà.

Son voyage dans le Poudlard Express pour revenir du château avait été aussi bruyant que la dernière fois, Pansy et Blaise faisant encore et toujours les fous sauf que cette fois ci Eiden n'était pas avec eux. Le garçon était rentré une nouvelle fois en Russie, au moins pour la première semaine, et était parti par cheminette sur l'ordre de son père « plus rapide, plus sécurisant » dixit Sévérus.

Draco espérait cependant qu'Eiden ne resterait pas toutes les vacances en Russie cette fois et qu'il aurait l'occasion de lui rendre visite avec son père. D'habitude pendant les vacances Sévérus s'arrangeait toujours pour passer voir son filleul et le blond adorait les visites de son parrain… comme il adorait son fils……

OoOoO

Son père lui avait montré un bout de parchemin avant de le faire entrer dans une maison à l'aspect lugubre, et maintenant qu'il se retrouvait dans le hall à ses côtés, Eiden ne pouvait que trouver que celui-ci reflétait parfaitement l'intérieur de la maison : lugubre.

Les murs étaient sombres, humides et sentaient la moisissure, le papier peint qui avait dû les habiller un jour pendait lamentablement ça et là, décollé et déchiré. Des têts d'elfes de maison empaillées et misent sur plaques décoraient grossièrement les murs de l'escalier menant aux étages. Le tout était agrémenté 

de toiles d'araignée que la poussière avaient rendues grises, signe visible qu'elles étaient là depuis un long moment.

Mais plus même que l'état de délabrement apparemment de la demeure, plus que la saleté et la décoration morbide des lieux, c'était l'atmosphère lourde, emplie de reste de magie noire qui dérangeait Eiden. Cette maison suintait littéralement le côté sombre et tortueux de la magie et cela rendait le jeune homme plus que mal alaise.

Comment diable le quartier générale d'une organisation « lumineuse » avait il pu atterrir dans un tel lieu ? Le jeune slave se le demandait bien.

Il fut sorti de ses pensées contemplatives par une pression contre ses jambes, avant de se rendre compte qu'il s'agissait juste de Chamallow, que Sévérus venait de libérer de sa caisse, qui se frottait contre lui en ronronnant.

« Allez Eiden, je te montre le salon rapidement, tu n'auras qu'à m'attendre là pendant que je vais à la réunion. Y'en a pas pour très longtemps et je te présenterai ensuite aux autres sur tu veux. »

OoOoO

« Qu'est ce que c'est Mach' ? » demanda une voix masculine à l'intension d'une jeune adolescente qui détachait un morceau de parchemin de la patte de son faucon.

« Une lettre d'Eiden Ivan ! » s'exclama la jeune fille en retour et elle entendit les pas de son frère aîné se rapprocher de la cuisine où elle prenait son petit déjeuner.

Quelques instants plus tard, l'adolescente était plongée dans la lecture de la missive de son jumeau tandis que leur frère aîné lisait par-dessus son épaule.

Chers tous,

J'espère que cette lettre vous trouvera tous en bonne santé et avec le moral. Je vous écris cette lettre pour vous informez que je ne pourrai certainement pas rentrer pendant ces vacances ci. Mon père m'a sommairement expliqué qu'il y avait des risques pesants sur les enfants de mangemorts en ce moment et il préfère donc me garder en sécurité dans la QG de l'Ordre du Phénix à Londres. Oh bien sûr Sev a dit que si le danger s'apaisait il me permettrait de rentrer la deuxième semaine, mais comment le danger pourrait il diminuer alors qu'on est en pleine guerre ici ? Rassure toi Macha je vais le tanner pour qu'il me laisse venir au moins quelques heures si je peux. Mais je préfère ne rien promettre.

D'autre part, j'ai bien reçu les papiers que vous m'avaient envoyés Stella et Ivan, merci beaucoup. Je les ai remplis et renvoyé au Ministère de l'Education le jour même, je suppose qu'ils doivent être en train d'être traités en ce moment. Pourriez-vous m'envoyer mon livre de Runes Anciennes, de Français et celui d'Arithmancie que je puisse réviser pour les BUSES ? Je pensais les reprendre pendant les vacances mais vu que celles-ci tombent à l'eau… En tout cas merci beaucoup Mach pour tes notes de cours ! Remercies aussi Yann pour moi s'il te plait !

Dans tous les cas je vous tiens au courant et on se revoit au moins fin mai pour les BUSES Macha.

Baisers à tous

Miette.

OoOoO

Sévérus avait tenu son engagement et était venu le reprendre dans le petit salon vert une fois sa réunion avec les autres membres de l'Ordre dans la cuisine d'après ce qu'avait cru comprendre le jeune russe. Son père l'avait alors guidé jusqu'à la cuisine d'une démarche rapide et pressée, visiblement il devait partir bientôt, avant de pousser la porte et lui dans la pièce.

Celle-ci était aussi sombre que le reste de la maison mais bien mieux entretenue visiblement, mais elle était surtout pleine de monde. Eiden reconnu les cheveux roux de Monsieur et Madame Weasley, le visage fatigué de Rémus Lupin et celui curieux de Sirius Black, mais les autres ne lui disaient rien du tout.

« Oh Sévérus c'est ton garçon ? » demanda une jeune femme dans la vingtaine aux cheveux…. rose chewing-gum ??

« Oui Tonks. Alors tous voici Eiden. Eiden, Monsieur et Madame Weasley, tu connais une partie de leurs enfants» présenta le professeur de potion sobrement tandis qu'Arthur Weasley lui faisait un gentil sourire et Molly posait une main sur sa poitrine, visiblement ses enfants lui avaient ménagé la surprise des changements physiques de leur ami.

« La jeune femme sur pile électrique là c'est Tonks »

La femme aux cheveux roses lui fit un grand sourire et ses cheveux passèrent au rouge brillant sans raison apparentes.

« A côté d'elle c'est Rémus Lupin »

« Enchanté Eiden » dit doucement le loup garou avec un petit sourire qu'Eiden rendit timidement.

« Puis Sirius Black »

« Hello mon gars ! » s'exclama Sirius en mode chien fou et Eiden lui lança un regard circonspect mais fit tout de même un léger salut la tête.

« Et enfin, le dernier membre présent pour aujourd'hui, Marc Skott » présenta Sévérus.

L'homme devait avoir la cinquantaine bien tassée, les cheveux bruns coupé très courts, un œil vert et l'autre marron et une barbe de trois jours.

« Maintenant que les présentations sont faites », reprit le professeur de potion, « je vais devoir vous laisser. Molly je vous laisse le soin de l'installer ? »

« Bien sûr cher » répondit gentiment la mère de famille avec un doux sourire.

« Merci Molly. A plus tard mon cœur. » salua Sévérus en posant un rapide baiser sur la tempe de son garçon avant de se sauver, laissant l'adolescent au milieu du groupe de membres de l'Ordre qui le regardait d'un air circonspect et/ou curieux.

Molly Weasley, notant visiblement le malaise du garçon prit les devant et vient vers lui avec un sourire.

« Allez viens donc t'asseoir Eiden, on va pas te manger tu sais ? » plaisanta-t-elle. « Les autres adolescents sont encore au lit, il est tôt après tout, mais ils ne devraient plus trop tarder à se lever. Tu veux quelque chose à manger ? Sévérus t'as donné à manger ce matin ? »

Eiden acquiesça silencieusement à la dernière interrogation de la femme, alors que la voix de Sirius s'élevait plaisantante :

« Tu sais Molly, je doute que Sévérus ait oublié quelque chose de cet ordre là ».

Intérieurement le jeune androgyne était bien d'accord. Son père mourrait plutôt que d'oublier de lui donner à manger. Il passait toujours son temps à contrôler le poids de son fils, ce n'était pas pour ne pas le nourrir lui-même. Eiden prit comme même place à la chaise qu'on lui désigna et écouta silencieusement les conversations reprendre dans la cuisine.

Visiblement Tonks et Scoktt étaient tous deux aurors, Arthur était de congé ce jour là ainsi que Rémus et Sirius. Le pied ! Le garçon attendit silencieusement que ses amis se lève, faisant ce qu'il avait toujours fait le mieux dans sa vie : devenir invisible.



OoOoO

Deux jour plus tard, Sévérus avait été sorti de son laboratoire de potion chez Voldemort suit à un appel de son maître, comprenait une violente douleur dans l'avant bras, et il transplana aussitôt à ses côtés dans la salle de réunion où il eut la surprise de ne voir que cinq autre mangemort : Lucius et Narcissia Malefoy, Franck Avery, Rodolf Grim et lui-même. Les membres du cercle intérieur, les plus proches mangemorts du maître, hormis les deux Lestranges qui, Merlin merci, étaient pour le moment toujours retenu derrière les barreaux d'Azkaban, même si Voldemort avait entre autres projets proches de les en faire évader, l'espion en était sûr. La seule information qu'il ne savait pas dans ce « dossier » c'était quand le Seigneur des Ténèbres ferait ça.

« Tout est prêt Lucius ? » siffla la voix du Seigneur des Ténèbres depuis son trône à l'attention de son bras droit.

« Oui maitre », répondit humblement celui-ci.

« Parfait », siffla de nouveau l'Homme-Serpent avant de reprendre d'une voix haute, proclament pour tous ses mangemorts présents dans la salle. « Fidèles serviteurs, les temps qui viennent vont venir voir l'avènement de mon règne sur l'Angleterre puis sur le monde. Et chacun d'entre vous est une pièce fondatrice de cet édifice nouveau et meilleur que nous tâchons de construire. Chacun d'ente vous, y compris vos familles. Vous êtes tous fidèles corps et âmes à cette entreprise et il est de votre devoir de renouveler mes rangs de nouveaux fidèles à cette cause. C'est pourquoi, mangemorts de mon cercle, les meilleurs de mes hommes, je vous convie vous et vos enfants à venir ici dans 4 jours. Je veux rencontrer celle et ceux qui rejoindront mes rangs et auront la tâche d'engendrer la prochaine génération de mangemorts. Alors nous aurons cette petite réunion de famille. Ne me décevez pas en arrivant en retard, mangemort, c'est un honneur qui vous est fait et il ne sera pas renouveler en cas d'erreur… »

« Oui maitre, merci votre seigneurie de tant de confiance », répondirent tous les hommes en noirs et a masques blancs d'une même voix avant de quitter les lieux sur un dernier geste de leur maitre.

OoOoO

Molly Weasley s'essuyait les mains sur son tablier dans la cuisine tout en réfléchissant. Elle était la seule adulte à être à temps plein dans la QG de l'Ordre du Phénix pour surveiller les enfants. Bien sûr les siens étaient majoritaires puisqu'il n'y avait qu'Eiden et Hermione en plus. La femme cependant était mal alaise depuis le début des vacances. Cela avait commencé par l'éloignement visible entre Hermione et son benjamin Ron. Il faut dire que le 

garçon était on ne peut plus grognon et en même temps elle voyait bien qu'il tentait de faire des efforts pour se rapprocher de la jeune fille ; celle-ci aussi en faisait de visibles, mais elle avait le malheur de tombé à chaque fois que Ron était mal luné et inversement. La situation semblait bloquée pour une quelconque raison. Et puis… depuis l'arrivée d'Eiden s'était pire. La brunette s'entendait parfaitement avec son meilleur ami brun mais les deux garçons semblaient ne plus pouvoir se voir en peinture. Au départ elle avait mis Ron et Eiden dans la même chambre, mais les jumeaux étaient intervenus, ce qui faisait que maintenant Eiden dormait dans la même chambre que Georges et Fred dans celle de Ronald. Les deux jumeaux étaient pourtant connus pour tout le temps être ensemble, mais ils s'étaient séparés d'eux même pour séparer leurs benjamins. Bref, quelque chose clochait visiblement puisqu'Eiden ignorait Ron et que celui-ci n'arrêtait pas de lancer des regards assassins et des insultes plus ou moins subtiles à son ancien meilleur ami.

Elle fut sortie de ses pensées par l'entrée de Fred dans la cuisine.

« Ah Fred tu tombe bien ! Bouges pas ! »

« J'ai rien fait ! » se défendit automatiquement le rouquin et il eut la surprise de voir sa mère, sa si sévère mère, éclaté de rire.

« Non bien sûr que non que tu n'as rien fait Fred. Je voulais que tu m'explique ce que diable il s'est passé entre Eiden et Ron ? »

A la surprise de la femme rousse, son fils poussa un lourd soupire triste avant de lui dire d'une voix douce.

« Tu devrais t'asseoir maman … »

OoOoO

Sévérus arriva dans ses quartiers à Poudlard dans une humeur terrible. Son visage était bien plus pâle que d'habitude et son cœur se déchirait entre colère et effroi.

Merlin, voilà pourquoi après « la trahison de Lyly » il n'avait jamais voulu refaire sa vie et avoir d'enfants ; voilà pourquoi il aurait voulu être au courant de sa grossesse dès le début pour prendre les devants et protéger sa femme comme son enfant. Voilà enfin pourquoi il avait regretté dès l'instant où elle était apparue sur son bras cette maudite marque. Parce que non seulement elle el rendait esclave d'un fou psychopathe ; mais aussi et surtout parce qu'elle condamnait sa descendance au même sort que lui indubitablement. Toutes les filles de mangemorts devaient se marier avec de futurs mangemorts pour assurer la pérennité des troupes et tous les fils se voyaient condamnés à devenir des pions sur un échecquier géant diriger par un fou d'un côté, des incompétents de bureaucrate de l'autre et l'Ordre du Phénix au milieu qui tentait tant bien que mal de limiter les dégâts.

Revenant au présent Sévérus se laissa tomber dans son fauteuil la tête dans ses mains. Il ne servait à rien de ressasser sur ce qui aurait pu être fait ou non ; il fallait savoir quoi faire maintenant.

Il ne pouvait décemment pas demander à Eiden de venir à la réunion du Loir Noir, l'homme était son ennemi juré et avait tenté de le tuer quatre fois depuis qu'il avait un an. Merlin il n'était même pas sûr que la connexion mentale entre Voldemort et son fils soit coupé depuis la « mort d'Harry Potter ». ! Il ne pouvait pas prendre le risque que l'homme le reconnaisse alors qu'ils avaient tout fait pour le faire passer pour mort aux yeux du monde !

Mais d'un autre côté, la réunion de son maître était obligatoire. C'était un réel honneur pour els plus fidèles des mangemorts et Sévérus devait prétendre en être un. S'il ne se présentait pas là bas avec son enfant, le Seigneur des Ténèbres serait contrarié et remettrait indubitablement en doute la fidélité de son espion, ce qui mettrait bien plus que les deux Snape en danger.

Sévérus était dans une impasse et le seul moyen d'en sortir qui lui venait à l'esprit tenait en un mot : Dumbledore.

OoOoO

« Ceci est fort préoccupant mon ami, fort préoccupant », dit Dumbledore songeusement en jouant avec barbe.

L'étincelle qui brillait habituellement dans ses yeux bleus électriques l'était plus présent et il était entièrement concentré sur le dilemme cornélien que venait de lui soumettre son espion.

« Je crains bien de ne pas avoir de solution toute faite à vous proposer, Sévérus ? Attention cela ne veut pas dire qu'il n'y en ait aucune qui me vienne à l'esprit. Mais je pense que vous devriez en parler à Eiden d'abord. Selon la réaction de votre fils nous aviserons. Il serait regrettable de perdre notre meilleur espion chez Tom mais si cela doit vous sauver tous les deux, je suis plus que prêt à faire ce sacrifice. Parlons en à Eiden Sévérus il n'y a pas d'autre début possible.

L'espion acquiesça songeusement alors que le vieux directeur de Poudlard envoyait une note magique vers Eiden pour demander au garçon de les rejoindre au petit salon de la Noble Maison des Black. Un léger toc sur la porte les sortis de leur silence pensif quelques instants plus tard.

« Entes Eiden ! » appela le vieux directeur avec douceur en regardant la porte s'ouvrir et l'adolescent entrer timidement.

« Vous m'avez appelé Monsieur ? »

« Oui Eiden, asseyes toi je t'en prie. Ton père et moi discutions d'une information qu'il vient d'apprendre et qui, j'en ai bien peur, te concerne. Et nous voulions ton avis dessus, je pense que tu es assez âgé et mature pour prendre tes propres décisions compte tenu des informations qu'on te donne. Vois tu Tom a eut une nouvelle idée et vient d'en informer ses mangemorts. En clair, il veut que tous les membres de son cercle intérieur donc ton père fait parti et leurs enfants se présentent à lui dans quatre jours. Cette convocation n'est pas vraiment négociable, mais je suis sûr que nous pourrions trouver une solution quelconque si jamais tu… »

« Monsieur le Directeur » coupa doucement Eiden « Ce que vous m'expliquer c'est que Voldy a convoqué certains de ses hommes privilégiés et leurs enfants c'est bien ça ? »

« Oui »

« Et toi Sev' tu fais parti de ces membres ? » redemanda le garçon.

« Oui, malheureusement » soupira l'adulte.

« Et si nous n'allions pas à cette réunion, ta loyauté serait sûrement mise en doute. Voldemort n'étant pas bête, il comprendrait très vite que si des missions ont ratées ces derniers temps ce n'est pas dû qu'à l'incompétence de ses hommes. Sev' démasqué, l'Ordre perdrait son meilleur espion chez Voldy qui serait d'autant plus méfiant à l'avenir et les vies qui auraient pu être sauvées seront massacrées dans la joie et la bonne humeur. Monsieur le Directeur, pourquoi au juste m'avez-vous fait venir ? Il est clair que nous n'avons pas le choix d'y aller… »

« Eiden tu te rends compte que cela te mettras face à face avec Voldemort et que celui-ci à le pouvoir de lire dans les pensées. Sans compter que à moins d'un miracle tu dois toujours ressentir les effets de sa rage et/ou de sa présence. Tu pourrais être découvert et tué. » Rajouta Dumbledore pour compléter parfaitement le tableau des possibilités de cette situation.

« Je sais. Mais je pense pouvoir survivre à un petit mal de crâne professeur. Quand à ce que je risque, je crois en petre parfaitement conscient. »

« Eiden » tenta Sévérus

« Voldy n'est pas tendre dans ses tortures, ni avec ses hommes, je le sais papa. Crois bien qu'après quelques visions nocturnes même le pire des crétins l'aurait compris. »

« Comment ça « visions nocturnes » ? Tu fais des rêves ? »

« Appelles ça des cauchemars plutôt. Voldy n'est plus conscient que j'existe ni le lien entre nos têtes, je suppose qu'il ne protège plus son esprit et me fait généreusement profiter de ses… distractions »

« C'est trop dangereux ! » s'exclama alors Sévérus d'un ton déterminé. « Il est hors de question que je te laisse t'approcher de ce psychopathe alors qu'il pourrait tout de suite t'identifier par ce lien mental ! »

« Potentiellement ! » répliqua Eiden « Rien ne dit qu'il le fera. Rappelles toi qu'Harry Potter est mort. Voldemort croit logiquement que le lien qu'il partageait avec lui l'est aussi. Il a oublié l'existence d'un tel lien et l'a relégué au statu de détail insignifiant sans aucun doute. Cela ne lui sautera certainement pas aux yeux d'emblée puisqu'il s'en fou. »

« Tu n'en es pas certain ! » répliqua à son tour le professeur de potion acerbe.

« Mais toi non plus ! »

« C'est trop dangereux ! »explosa l'homme en noir en se levant de son siège.

« Mais on a pas le choix ! » répliqua Eiden en sur el même ton en se levant à son tour. « Peut importe les risques pour moi, veux-tu condamner à mort des centaines d'innocents en n'y allant pas ? Parce que ça c'est une certitude, Voldemort fera automatiquement le lien si un de ses si fidèles mangemort ne vient pas ! »

« Je refus de condamner à mort mon propre fils ! »

A ce moment de l'entretient, Dumbledire se félicita mentalement d'avoir choisi de commencer l'entretient en russe. Il ne faisait aucun doute dans son esprit que les éclats de voix entre le père et le fils allaient encore augmenter en volume et raisonner jusqu'aux oreilles des membres présents en ce moment au Qg et des divers adolescents présents également.

« Personne ne te le demande ! »

« Et comment crois-tu que le Seigneur des Ténèbres va réagir une fois qu'il aura fouillé ta tête et vu tes souvenirs ? T'offrir des chocolats ? »

« Je sais protéger mon esprit Papa » expliqua alors Eiden d'une voix plus calme et sûre d'elle.

« Ah oui. Et comment tu as appris ça ? Dans un livre ? » se moqua Sévérus sarcastique. « Le Seigneur des Ténèbres… »

« Est un crétin fini, psychopathe, mazo et frustré ! » explosa Eiden à son tour pour couper court au débat « Et je ne te demande pas de te payer ma tête mais de me faire confiance ! C'est trop demandé peut être ? Mon esprit EST protégé, bien protégé. Comment ou pourquoi je l'ai fait on s'en fou ! C'est le résultat qui compte ! On. A. Pas. Le. Choix. D'aller à cette putain de réunion chez Voldy. Tu crois que ça m'amuse peut-être de me retrouver encore une fois devant ce taré ? Tu crois que je serai assez idiot pour m'y rendre su j'avais une autre alternative moins risque pour moi, pour toi et pour le reste de l'humanité ? Hein franchement ? »

« Eiden je… »

« On va à cette réunion point final », siffla le jeune slave d'une voixglaciale. « Point final. »

Albus regardait avec fascination cet échange entre deux volontés de fer, plutôt de glace si l'on regardait Eiden. L'adolescent avait beau être plus timide et plus effacé que dans son ancienne vie, il gardait ce feu sauvage et farouche au fond de lui ; cette volonté inébranlable comme avait sa défunte mère, cette volonté qui avait la pouvoir de vous faire plier aussi important, puissant ou supérieur que vous étiez à ce que Lyly voulait. Sévérus avait visiblement vu lui aussi les similitudes entre Eiden et une Lyly en colère car il regardait son fils comme il aurait vu un fantôme, mais avec une lueur de fierté et d'amusement dans les yeux en même temps, malgré la gravité de la situation.

Mais le professeur de potion gardait comme même une position raide et sévère, malgré les arguments de son fils. Il ne voulait pas prendre le risque d'exposer ainsi son fils unique s'il y avait une autre solution, quelle qu'elle soit. La tension dans la pièce montait donc à chaque seconde passant, devenant de plus en plus étouffante. Albus ne voulait pas intervenir dans le débat pour autant ; celui-ci ne le concernait pas au premier abord. Eiden comme Sévérus avait des arguments valables et cette décision finale concerneraient le père et le fils avant toutes choses. C'était eux qui allaient risquer leurs vie en allant ou pas à cette réunion et malheureusement l'une comme l'autre de ces solutions comportait les mêmes risques.

« Il en est hors de question » reprit finalement Sévérus avec force. « C'est trop dangereux »

« Est-ce que tu me fais confiance ? » demanda Eiden sur le même ton.

« Ça n'a rien à voir ! »

« Ça à tout à voir au contraire ! Est-ce que tu me fais confiance ou pas ? »

« Eiden ce n'est pas la ques… »

« OUI OU NON SEV ? »

Le professeur de potion ouvrit de grands yeux devant l'éclat de voix de son fils unique. Jamais l'adolescent n'avait levé le ton ainsi avec lui et ce n'était pas pour lui plaire.

« Tu me parles sur un autre ton jeune homme ! » cassa t il d'une voix polaire « Je suis encore ton père et tu me dois le respect. Ne m'oblige pas à me fâcher et à te punir ! »

« Bien ! » claqua la voix de l'adolescent dont le regard c'était considérablement assombrit « Si tu le prends comme ça ! »

« Professeur Dumbledore », salua poliment l'adolescent avant de sortir de la pièce sans un regard vers son père.

Un silence plana dans le petit salon suite au départ du jeune slave jusqu'à ce qu'Albus le rompe d'une voix calme, repassant dans la langue maternelle des deux hommes.

« Alors Sévérus que fait-on ? »

« Je n'en sais rien Albus. Le mieux serait de ne pas y aller, c'est trop dangereux. »

« Mais Eiden à soulevé de bons arguments » compléta le directeur de Poudlard d'un air docte. »Sa question n'est pas sans fondements. Etes vous prêt ou non à laisser votre enfant assumer une décision dans cette histoire ? Lui faites vous assez confiance pour le laisser faire ses propres armes ? »

« Ce n'est pas à lui que je ne fais pas confiance Albus » soupira le maitre des potions en se laissant retomber dans un fauteuil avec un soupire à fendre l'âme « C'est aux autres. Avez-vous une petite idée de qu'IL lui fera s'IL découvre ma trahison ? Pour me punir, il lui faudra faire un exemple. IL ne se contentera pas d'un simple Avada kedavra, il le torturera des jours entiers, voire des semaines, jusqu'à ce qu'il soit tellement brisé qu'il n'y aura plus une seule partie de son esprit et de son corps qui ne sera pas cassée irrémédiablement. Mais d'un autre côté, s'IL venait à découvrir qu'Eiden était le fils de Lyly alors il fera la même chose, peut être même pire. Merlin sait qu'il trouverait toujours pire à faire ! Sa cruauté n'a pas de limites. Evidemment que je fais confiance à Eiden, j'ai confiance en mon fils, je voudrais juste le protégé de tout ça… »

Le vieux directeur acquiesça gravement à ces paroles tout en se levant de son fauteuil.

« Je vous laisse réfléchir à ce que vous voulez faire Sévérus » dit il calmement. « Prenez votre temps, il ne reste après tout encore quatre jours et trois nuits pour trouver une solution à votre résolution…Seulement je pense que vous devriez répéter ce que vous m'avez dit à Eiden, que vous avez confiance en lui malgré tout, votre absence de réponse à cette question ne vous apportera que des problèmes croyez moi ».

OoOoO

« Alors Snape on s'est engueulé avec son père? » Se moqua Ron à peine Eiden entra t il dans le salon. « Quel dommage que tu n'es plus ta maman pour te consoler », rajouta le roux d'un ton faussement affecté.

Sirius, Maugrey, Rémus tout comme Arthur, aux mots de son fils, se redressèrent de toute leurs hauteurs, près à réprimander fermement l'adolescent narquois mais le jeune slave leur coupa l'herbe sous le pied.

Il avait était s'asseoir sur le rebord de la fenêtre d'une démarche on ne peut plus calme et c'est avec une voix exprimant la même zénitude qu'il commenta sur le ton de la conversation.

« Un de ces jours il va vraiment falloir que tu apprennes à fermer ta grande gueule Ronald. Ou c'est moi qui m'en chargerai et je t'assure que ce ne sera pas de la manière douce. »

« Des menaces? » Se rengorgea immédiatement le préfet de griffondor, qui avait son caractère de cochon il fallait bien l'avouer n'avait pas le même recul calculé et la même classe que son ex-meilleur-ami.

« Une promesse », répondit néanmoins Eiden et tous ceux présents dans la pièce sentir l'atmosphère autour d'eux se refroidir de plusieurs degré et déglutirent sans même s'en rendre compte.

N'importe quel imbécile aurait compris dans la rigueur polaire avec laquelle le fils de l'espion avec détaché consciencieusement chaque mot de l'autre qu'il ne valait mieux pas le pousser à mettre cette « promesse » à exécution car celle-ci serait surement des plus désagréable pour le receveur.

Ron lui aussi avait dû sentir qu'il se rapprochait dangereusement d'un gouffre dont il n'aimerait pas voir le fond car il se tue et se rassit silencieusement dans son siège.

Pendant plusieurs minutes un silence empli d'une tension mal définie mais très pesante stagna dans la pièce jusqu'à ce que Molly et les jumeaux la casse par leur entrée plus que fracassante.

« Arthur j'en ai plus qu'assez, dit à tes fils que s'ils n'arrêtent pas immédiatement leurs âneries je vais les tuer! »

« Ils sont à côté de toi Molly chérie, ils peuvent t'entendre ». Tenta maladroitement Arthur et les autres adultes présents dans la pièce pouffèrent alors que la mère de famille levait les yeux au ciel, demandant ce qu'elle avait bien pu faire pour mériter une famille pareille.

OoOoO

Le grand soir était finalement arrivé et Sévérus avait fini par céder devant la résolution inébranlable de son fils. Les divers adultes de l'Ordre avaient été mis au courant du sujet de la dispute des deux Snape, même s'ils ignoraient qu'en fait c'était l'adolescent qui avait convaincu son père de s'y rendre et non pas l'inverse, et depuis ils avaient été tous au petits soins avec l'ado, le surveillant du coin de l'œil pour être sûr qu'il gardait le moral. Ron n'avait visiblement pas bien prit ce regain d'attention des adultes sur son camarade et Molly avait fini pas lui lancer en pleine tête que « s'il voulait aussi une dose d'attention il n'avait qu'à se rendre à la place du jeune russe chez Voldemort le soir même ! »

L'adolescent avait alors ouvert de grands yeux devant cette réplique, de même que les autres adolescents qui s'étaient alors immédiatement inquiétés pour Eiden, qui était enfermé dans sa chambre depuis le matin même et n'en était pas sorti.

Sévérus passa la porte du QG aux alentours de 18 heures et se dirigea vers la cuisine où Rémus Lupin se servait une tasse de thé. L'homme abordait l'air fatigué des lendemains de pleine lune.

« Rémus », salua t il poliment.

« Sévérus, une tasse de thé ? »

« Non merci, comment ça s'est passé aujourd'hui ? »

« Plutôt bien Sévérus, mais… ton fils est quelque peu déconnecté. »

« Comment ça déconnecté ? » demanda suspicieusement l'homme en noir.

« Eh bien tu sais, nous nous attendions tous à ce qu'il soit un peu plus difficile aujourd'hui. Surtout avec Ronald qui n'arrêtait pas de lui lancer des piques gratuites sur quelque chose qu'il ignorait. Enfin Molly a un peu explosé là-dessus. Bref ! Avec le stress d'aller dans la fosse aux serpents ce soir on aurait tous compris qu'Eiden pète un câble. Mais non. Il est resté enfermé dans sa chambre tout la journée, à regarder par la fenêtre dehors calmement. Et quand j'ai essayé de lui parler à un moment donné pour savoir comment il se sentait, il n'a même pas réagit, tout dans son attitude corporelle montrait qu'il ne m'avait même pas entendu. C'est ce que je voulais dire par déconnecté. Peut être devrais tu monter lui rappeler l'heure ? On lui a dit d'être prêt pour 18 h30 mais il est possible qu'il n'ait pas vu le temps passer. »

« Ce ne sera pas la peine » intervint la voix de Sirius alors que l'animagus rentrait dans la pièce. « Il va descendre d'ici peu je pense, j'ai entendu une porte s'ouvrir à l'étage et les autres sont tous au salon en bas.»

En effet, à 18h30 précise ; les trois ex-ennemis scolaires purent entendre des pas légers se diriger vers eux et quelques secondes plus tard, l'adolescent entra dans la pièce.

Il avait revêtu un pantalon noir et une chemise de la même couleur mais avec quelques arabesques argenté sur les poignets. Ceux-ci ne portaient d'ailleurs plus les fameux bracelets en cuir habituels de l'adolescent et les manches légèrement fendus de la chemise laissaient apercevoir la peau marquée dessous. Ses longs cheveux avaient été attachés en une queue de cheval haute dont la pointe cascadait jusqu'à ses reins, et quelques mèches étaient tressées. Il avait ôter son percing à l'oreille ainsi que tous ses bijoux sauf sa croix en or blanc qui disparaissait sous son col. Enfin des chaussures en cuir noir, type rangers, étaient à ses pieds.

Eiden était sans aucun doute très présentable mais dans le même temps une sorte d'aura froide flottait autour de lui, repoussant l'envie de lui parler habituelle de son personnage. Sa visage était fermé et son port de tête droit. Ses yeux était un peu assombris. A lui seul il expliquait pourquoi les sorciers russes étaient surnommés « sorcier des glaces » par les étrangers ayant vécu chez eux peu de temps.

Voyant de ni son père, ni les deux maraudeurs ne semblaient bouger l'adolescent haussa un sourcil tout en demandant de sa voix douce mais étrangement atone : « Quoi ? »

« Occulomencie », marmonnant alors Sévérus d'une voix mi-sérieuse mi-incrédule. « C'est pourquoi tu étais « déconnecté » cet après-midi. Tu renforçais tes boucliers d'occulomencie ?

Le jeune slave se contenta d'un sourire en coin, étrangement froid lui aussi et moqueur pour réponse ; loin très loin de ses expressions emplies de douceur habituelles.

L'occulomencie était une discipline des branches nébuleuses de la magie, pour ne pas dire « noires », et était particulièrement difficile à acquérir pour tout sorcier lambda ? En effet elle consistait à fermer son esprit de toute pénétration extérieure au minimum. Mais, particulièrement bien maîtrisée, elle pouvait permettre de se forger une véritable carapace aussi bien mentale que physique qui empêchait quiconque de lire en quelqu'un aussi bien dans son attitude corporelle, que ses émotions ou les traits de son visage.

Et visiblement Eiden maîtrisait sur le bout des doigts cette discipline difficile, peut être même mieux que son père, pourtant redoutable espion, ne le faisait

« Bien, eh bien, je suppose que nous allons y aller alors ».

« Votre réunion est maintenant ? » demanda Sirius, revenant de son choc.

« En réalité non, la réunion commence à 21 heure » répondit Sévérus « Mais Lucius nous a invité à passer chez lui d'abord, et refuser… ne serait pas concevable. »

Les deux Snape sortirent alors du Qg de l'Ordre et le maitre des potions attrapa la main de son fils pour les faire transplaner.

OoOoO

Le manoir Malefoy était un endroit grandiose, impressionnant et beau, mais rien n'aurait pu vous le faire qualifié d'accueillant. Une aura de magie noire et de froidure suintait littéralement de toutes les pierres de l'édifice et Eiden se demanda si c'était là le thème de ses premières vacances avec son père : « endroits glauques et obscures ».Tout un planning !

Cependant il garda ses réflexions pour lui alors qu'un petit elfe de maison habillé d'une taie d'oreiller crasseuse leur ouvrait la porte avec milles et une courbette. Sa voix était fort désagréable, très couinante, même Dobby à ses côtés avait une intonation calme et posée, agréable à l'oreille.

Touiny peut elle débarrasser les maîtres de leurs manteaux? Demanda la jeune elfe avec une nouvelle révérence.

Sévérus lui lança un regard passablement agacé avant de lui donner sa cape avec réluctance. Eiden lui ôta sa veste et la tendit d'un geste dénué de tout sentiment et de toutes considérations à la créature. Il aurait été très mal vu chez les Malefoy de faire preuve d'un peu de compassion ou de gentillesse envers leurs 

esclaves, d'autant plus lorsqu'on était un serpentard et qu'on devait rencontrer le Seigneur des Ténèbres quelques heures plus tard.

Des bruits de pas interrompirent les simagrées de la créature qui était décidément horriblement bavarde et Lucius Malefoy apparu dans toute splendeur dans le hall d'entrée. Il était vêtu d'une robe de sorcier richement brodée dans des couleurs bleu glace, ses longs cheveux blonds platine étaient retenus en arrière et son éternelle cane à tête de serpent dans la main droite.

« Sévérus, mon cher ami, content que tu es accepter notre invitation. Ponctuel comme d'habitude », énonça le maitre de maison avec justesse et rigueur. « Et ce jeune homme doit être ton fils. »

« Oui Lucius laisses moi te présenter mon fils Eiden Zachary Snape. »

La poignée de main impérieuse du bras droit de Voldemort passa néanmoins pour ridicule devant la froideur et la neutralité totale des traits du fils de son ami d'école. L'ex serpentard dû d'ailleurs être impressionner du maintient de ce jeune adolescent car il lui adressa un presque imperceptible signe de tête agrémenté d'un léger sourire, sourire que le jeune slave ne lui rendit même pas.

« Nous allons pouvoir passer au petit salon Sévérus, Narcissia a hâte de te voir. Eiden si vous voulez vous pouvez aller rejoindre Draco dans sa chambre, je vais vous appeler un elfe pour vous guider. »

« Merci beaucoup Monsieur Malefoy », répondit poliment Eiden mais d'une voix atone.

Sévérus eut un sourire intérieur devant le frisson appréciateur de Lucius aux mots de son fils dans le même temps qu'il était lui-même impressionné par la qualité de la pratique d'occulomencie d'Eiden. Ce comportement distant et froid sans pour autant être hautain ou impoli était complètement à côté de ce qu'était Eiden habituellement. L'homme comprenait mieux qu'avec des capacités d'actes pareilles le choipeau ait décidé d'envoyer son fils à serpentard finalement, il incarnait parfaitement le cliché sur les verts et argents en ce moment : des gens au mieux détachés au pire indifférent du monde qui les entourait.

Le bras droit de Voldemort appela donc de nouveau son elfe de maison et lui ordonna sévèrement de conduire leur jeune invité chez le jeune maître. L'elfe de maison s'inclina profondément devant son maître, avant de faire de même devant 

Eiden qui lui emboita le pas après un léger signe de tête en guise d'au revoir pour les deux adultes.

« Ton fils est… surprenant », annonça alors le maître de maison à son vieil ami et collègue mangemort alors que l'adolescent disparaissait à l'étage.

« Oui, je crois que c'est le mot », confirma Sévérus d'une voix neutre avant de changer rapidement le sujet. « Tout est prêt pour la réunion de ce soir Lucius? Sais-tu si certains auront le culot de ne pas venir? »

« Personne cher ami, si tu veux mon avis, personne. La seule personne qui aurait pu être excusée est toi vis-à-vis du vieux fou… »

« Ce serait mal venu. Cette réunion est un honneur que nous fait le maître, le vieux fou je m'en arrange n'en doute pas. Ce vieux hibou me mange dans la main », répliqua Sévérus avec un rictus et les deux "amis" se dirigèrent vers le salon souriant d'un air affecté.

OoOoO

« Touiny, qu'est ce que tu veux? » Demanda Draco d'une voix lasse en voyant l'elfe de son père entrer dans sa chambre.

L'adolescent blond était allongé sur son lit, complètement démotivé. Ses vacances étaient d'un ennui mortel et en plus son père venait de le prévenir que ce soir il aurait l' « honneur » d'assister avec lui à une réunion chez « le Maitre » après dîner.

Franchement quel honneur! Draco ne voulait pas entrer dans ce cercle vicieux, celui des mangemorts, parfaitement conscient que dès que la marque serait sur son bras il ne s'en sortirait plus. Que cette atrocité le condamnerait toute sa vie à une existence maudite, en plus de le marquer comme du vulgaire bétail. Il ne croyait plus comme à des faits inébranlables aux croyances de son père depuis longtemps, pour la majorité il les contestait même. Bref, cette soirée promettait d'être un véritable cauchemar et c'est donc particulièrement démotivé que l'adolescent attendait que sonne l'heure de son destin.

« Touiny est désolée de déranger le jeune maître, mais le Maître à demandé à Touiny de guider le jeune maître Snape jusque chez maître Draco, maître. Mais si maître Draco ne veut pas de visite, Touiny peut… »

« Quoi ? Eiden est là ? » Coupa Draco en connectant enfin ce que son serviteur avait dit avec son cerveau et en se redressant d'un coup sur son lit.

« Oui maître Draco. Touiny est désolée du dérangement Maître Draco mais le Maître à dit… »

« Tu ne me déranges pas Touiny. Tu peux y aller. Juste vient nous appeler quand il sera l'heure de descendre manger ou si un des adultes monte. »

« Oui maître. »

« Bien vas! »

L'elfe de maison s'inclina une fois de plus devant son jeune maître avant de disparaitre dans un craquement sonore alors que celui-ci se levait et se dirigeait vers la porte qu'il ouvrit.

Son petit ami était appuyé contre un des pans de murs du Manoir, contemplant attentivement le plafond peint du couloir, adorable comme d'habitude.

Draco l'attrapa par un bras et le tira dans sa chambre avant que le garçon n'est eu le temps de réagir. Il le plaqua contre la porte maintenant close et l'embrassa doucement.

Il senti Eiden rire sous ses lèvres et le jeune slave énonça d'une voix taquine quand le blond l'eut un peu relâché de son étreinte.

« Si tu accueilles tout tes invités comme ça, je vais être jaloux. »

« Ne dis pas de bêtises », répondit Draco avec un petit sourire. « Cet accueil là t'es réservé. »

« Je préfère », sourit doucement Eiden.

« Qu'est ce que tu fais là, je te croyais en Russie? Où est ton père? »

« En bas avec le tien, ils doivent sûrement parler de la prochaine réunion », répondit Eiden en haussant légèrement les épaules.

C'est alors que le déclic se fit dans l'esprit de Draco. Sévérus faisait lui aussi parti du cercle proche du « Maître » donc il avait dû être convié à cette réunion et Eiden aussi par un effet de ricocher. Merlin, Draco ne souhaitait déjà pas ça 

pour lui mais encore moins pour son petit ami! Le garçon était quelqu'un de très calme, doux, sensible et gentil, tout le contraire de ce qu'étaient les mangemorts et leur maître. Il allait se faire bouffer tout cru à cette réunion et aux suivantes si Voldemort insistait pour qu'ils reviennent. Et honnêtement Draco ne voyait pas pourquoi Il changerait d'avis là-dessus.

Eiden avait dû lire l'inquiétude dans son regard car il lui caressa doucement la joue en disant d'une voix calme:

« Eh, ça va aller ok? »

« Eiden je ne crois pas que tu sais vraiment ce qui t'attends ce soir. Merlin je préférais que tu n'ais pas à le découvrir du tout. Pourquoi Sévérus ne t'a-t-il pas laissé en Russie! » s'exclama Draco en colère maintenant.

« Il a pas eu le choix », répondit toujours de cette voix douce et calme le jeune slave. « Mais je suis pas en sucre Draco tu sais, j'en ai vu d'autre et je suppose que c'est un peu obligé étant qui nous sommes de passer par là même si on aimerait l'éviter. Chut! Dray laisses moi finir. Il y a des choses cependant que ni LUI, ni ton père, ni le mien n'ont besoin et envie de savoir… »

« Qu'est ce que tu veux dire? »

« Crois tu honnêtement que ton père m'aurait proposé de monter s'il s'était attendu à ça », répondit Eiden en faisant un geste pour désigner les mains de son petit ami qui reposait toujours sur ses hanches. « Et que le mien m'aurait laissé monter si lui savait? Et que penses tu que leur cher patron va penser du fait que l'une des mes meilleures amies anglaise est une fille de moldue et une griffondor? Ou que toi, Pansy, Blaise ou même Théo avaient fait amis-amis avec elle? De ce que vous pensez réellement de lui? »

Le blond avait blanchit à ces paroles, il n'avait pas pensé un seul instant à ça. Merlin ils étaient morts! Voldemort était connu et craint par ses hommes et ses ennemis pour sa capacité à lire dans les pensées d'autrui. Seuls quelques rares personnes ayant des capacités et/ou apprentissages spécifiques pouvaient se protéger de ce genre d'intrusion mentale et seuls les plus doués et/ou puissants pourraient se confronter au Seigneur Noir et remporter le duel des esprits.

« Heureusement », reprit cependant Eiden comme s'il n'avait pas noté la pâleur de son petit ami. « Ni Blaise dont la famille est toujours neutre pour le moment, ni Pansy et Théodore dont les pères n'appartiennent pas au cercle ne seront là ce soir. Ce qui reste toi et moi. Draco, as-tu confiance en moi? »

« Bien sûr que oui Eiden. »

« Alors laisses moi faire, si tu as des questions je te promets d'essayer de t'y répondre après ok? »

« Heu.. Ok... » Répondit le blond dubitatif.

Il vit alors son petit ami fermer les yeux de concentration alors qu'il posait ses mains fraîches contre les tempes de Draco. Le blond ne senti au début rien du tout, mais peu à peu les mains d'Eiden se mirent à luire légèrement et il eut la sensation que quelque chose de très chaud et de très doux en même temps passait dans son esprit, coulait dans ses veines jusqu'à son cœur. Puis soudain il eut nettement l'image d'un cadenas qui se ferme d'un claquement sec d'imprimé sur sa rétine.

Les mains d'Eiden quittèrent alors ses tempes et le garçon rouvrit les yeux. Il avait l'air plus fatigué qu'avant son action, quelle qu'elle soit. Draco le guida alors jusqu'à son lit, sur le rebord duquel il le fit s'asseoir.

« Ça va Eiden? » Demanda t il d'une voix inquiète.

« Donnes moi cinq minutes et ça ira mieux », sourit doucement le brun en se massant les tempes. « Des questions? »

« Heu… oui… je suppose… qu'est ce que tu as… t'es sûr que ça va aller Eiden? Tu veux t'allonger un peu? »

« Non, c'est bon. Tu connais l'occulomencie Draco? »

« L'art de fermer son esprit? Oui je connais mais les occlumens, surtout compétents, sont très rares dit-on et… Est-ce que tu essayes de me dire que tu m'as « occulomencé » ou quelque chose comme ça? »

« Quelque chose comme ça. Je maîtrise l'occulomencie depuis que j'ai 6 ans, mon grand frère me la apprise. Il y a quelques gènes dans ma famille qui facilite l'apprentissage de ce genre de choses. Ivan, mon grand frère, m'a dit que mon "caractère" aidait aussi, quoi que cela puisse vouloir dire. Mon esprit est donc protégé des intrusions extérieures, en permanence mais à un niveau faible. J'ai passé tout l'après midi aujourd'hui à renforcer mes boucliers mentaux pour 

pouvoir ne rien laisser transparaitre ce soir et je ne les ai fait tomber qu'en entrant dans ta chambre. »

Draco eut un sourire surprit à cet aveux.

« Sinon, tu ne m'aurais pas reconnu crois moi, cela donne une personnalité…. froide. Bref. Tout ça pour dire qu'on ne peut pas "occulomencer" une personne comme tu dis, c'est impossible. Seul un occlumen peut fermer son esprit des attaques extérieures… »

Draco ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais Eiden posa sa main dessus pour l'empêcher de le couper.

« Mais », reprit il, « L'ancienne magie peut en revanche permettre de mettre certains caractères d'une personne sous clef en quelques sorte. La personne peut y accéder et personne d'autre. C'est comme ci toute cette partie de son esprit mise sous clef n'existait pas pour le légimen tentant une intrusion. Mais pour pouvoir le mettre en place, ce rituel ancien à besoin que l'envouté ait une totale confiance dans l'envoûteur, c'est pour ça que je t'ai posé la question tout à l'heure. Je n'ai pas pu lire tes souvenirs, je n'en avais pas envie de toutes façons, mais j'ai plus mettre sous clef tout ceux qui se rapportait même minimement à des émotions, des sentiments que tu pourrais ressentir. »

« Qu'est ce que tu as enfermé? » Demanda alors Draco.

« Tout ce que Voldemort n'aime pas », répondit Eiden sans prêter garde au sursaut de Draco à la prononciation du nom interdit. « Tout ce qui se rapporte à l'amitié, l'amour, la joie, la peine aussi. Ainsi il ne verra pas tes forces ni tes faiblesse. »

« Tu veux dire que s'il fouille mon esprit…. »

« Il n'y verra que les qualités qui feront de toi un futur très bon mangemort, ni plus, ni moins. Il sera satisfait et ne cherchera pas plus loin avec toi. »

« Oh Eiden merci », s'exclama Draco en le serrant dans ses bras. « Je ne sais pas ce que je serai advenu sans toi! Mais et toi? Tu as fais la même chose avec ton esprit alors? »

« Non », répondit Eiden doucement.

"Non? »

« Non, ce rituel ne peut être fait que sur d'autre personne, c'est pour ça qu'il est beaucoup plus difficile de devenir occlumen que d'envouter quelqu'un. Même si le sort que j'ai utilisé sur toi est très ancien je te l'ai dit, et donc oublié du commun des mortels. Je suis certain que même Voldemort aussi puissant soit il n'en a jamais entendu parler, je le tiens d'une source très… ancienne. »

°Stella me tuerai si elle savait que je parle d'elle comme d'une source ancienne, songea Eiden avec un sourire intérieur.°

« Et alors, qu'est ce que Voldemort verras de toi? » Demanda Draco avec une nouvelle angoisse, entièrement centrée sur son petit ami maintenant.

« Rien, absolument rien, excepté une chose que j'ai laissée devant mes boucliers. »

« Rien? Mais tu vas paraître suspect non? »

« Oh oui sûrement, le cher maître de mon père va tout de suite comprendre que je suis un occlumen, seul un occlumen peut vider entièrement son esprit. Et la plus part d'entre eux ne cachent juste que les souvenirs gênants dans une situation donnée pour ne pas paraître suspect et être démasqué. »

« Eiden c'est dangereux… »

« Ne t'inquiètes pas Dray je sais ce que je fais. Oui Voldemort va se poser des tonnes de questions, oui il ne va sûrement pas apprécier, mais il ne me fera rien du tout, il n'osera pas. »

A ce moment de leur conversation l'elfe de maison à la taie d'oreiller crasseuse revint vers eux leur annoncer qu'ils étaient attendus en bas pour le dîner.

« Pourquoi Eiden? » Demanda alors Draco à voix basse alors qu'ils descendaient tout deux les marches. « Qu'est ce que tu laisses filtrer qui te protège tant que ça d'après toi? »

Eiden se pencha vers son oreille et murmura « Le blason de ma famille et de ma communauté » avec un clin d'œil, avant de fermer un instant les yeux.



Une seconde plus tard, ils entraient tous les deux dans la salle à manger où les attendaient les trois adultes, les boucliers mentaux d'Eiden de nouveau fermement en place.

OoOoO

Le dîner chez les Malefoy avait été très formel. Les parents de Draco n'étaient pas ce qu'Eiden aurait appelé des hôtes chaleureux. Il faut dire que lui-même n'était pas un invité des plus locasse lors de ce repas. Narcissia lui avait adressé un sourire poli en guise de bonjour qu'il lui avait rendu de la même manière mais ensuite il s'était simplement assis aux côtés de son père, en face de Draco, et avait manger silencieusement, faisant fit des conversations autour de lui. Il entendit vaguement Sévérus dire à Lucius que le décalage horraire expliquait son comportement actuel lorsque l'homme blond lui rapporta qu'il avait entendu que son fils était normalement quelqu'un de chaleureux. L'explication ne fut pas remise en doute, au grand soulagement des deux Snape, et le sujet dévia sur d'autres choses.

Quand le dîner prit finalement fin, il n'était pas loin de 21 heures, aussi Lucius et Narcissia Malefoy disparurent ils quelques instants pour se changer dans leurs robes noires de mangemorts, avant que tous ne partent en direction du Manoir Sombre de Lord Voldemort...


Eh oui mes amis je coupe là ! Je sais c'est très sadique mais ce chapitre fait déjà 45 pages words !(10 425 mots!!) Un record pour moi, et même si la suite n'est pas encore finie, elle devrait aller dans le même ordre de pages alors… Je coupe ! Je ne me vois pas vous livrez un chapitre de 100 pages non ?

Une petite rewiew pour me dire ce que vous en avez pensé jusque là et je vous livre le prochain chapitre trèèèèèèès bientôt.

Non ce n'est pas du chantage, pas du tout… (doggy eyes)

Bisous

Anonyma1