Salut tout le monde !
Me voilà de retour avec un chapitre !
Je vous dois encore 1001 remerciements pour toutes ces reviews...
Vous êtes vraiment extras !
Merci, merci, merci !
*
Le prochain chapitre c'est... on va dire allez... mardi !
Parce que lundi c'est mon anniversaire donc lundi, je travaille pas mdr !
*
Je vous embrasse toutes et tous !
Prenez soin de vous !
Bon week-end !
Tiftouff.
Point de vue d'Edward.
J'entrais dans le commissariat, suivi par Carlisle. Comme prévu par Charlie, j'avais été convoqué par Sam Uley. Carlisle avait tenu à me suivre. J'avais longuement réfléchis pour le cahier ! Je dirai que je l'avais planqué dans ma voiture, afin que Marcus ne tombe pas dessus ! Je ne tenais franchement pas à ce qu'Alice ait des emmerdes à cause de moi ! C'est ma meilleure amie cette fille, elle a risqué pour trouver ce cahier. Je me devais de la protéger !
- Bonjour Edward, Mr Cullen...
- Bonjour !
- Bien... Edward... Vous savez pourquoi vous êtes là ?
- A propos du cahier ?
- Exactement... J'aurai quelques questions à vous poser à ce sujet !
A ce moment-là, une porte s'ouvrait sur l'Inspecteur Gerandy. Et merde ! Ce type était un enfoiré fini ! Je pouvais pas me le voir en peinture et je crois que c'était réciproque !
- Le docteur Cullen n'a rien à faire là durant cet entretien, lâcha-t-il durement.
Je regardais Carlisle, qui interrogeait du regard Sam.
- Le docteur Cullen est ici en tant que responsable du mineur Edward Masen, Gerandy !
- Parlons-en de ça justement ! A-t-il légalement un quelconque droit sur ce gamin ? Non ! Et vous le savez très bien, Uley !
- Edward est mineur, il vit sous mon toit depuis quelques temps déjà ! Sa mère est d'accord avec nous à ce sujet. Il me semble que lorsqu'un prévenu est mineur, une autorité majeure doit être au courant de ce qui lui arrive. Je suis ici en tant que tel !
A chaque fois ça me tordait les boyaux la façon dont Carlisle prenait ma défense ! Jamais je n'aurai assez en moi pour le remercier de tout ça !
- Ne prenez pas ce ton avec moi, Docteur ! Techniquement, seul l'avocat d'Edward pourrait être dans cette pièce avec nous ! J'ai déjà beaucoup toléré de votre présence pendant sa garde à vue... N'abusez pas !
- L'avocat d'Edward prendra bientôt contact avec vous ! Faites-moi confiance ! Je vais quitter cette pièce durant l'entretien afin que ma présence... comment dire... n'interfère pas sur les conclusions de cet interrogatoire. Mais je vous conseille de faire ça dans les règles, Monsieur Gerandy ! Je ne serai pas loin ! Edward, ça ira pour toi ?
- Ouais... Aucun souci ! Merci Carlisle !
Il opinait de la tête légèrement et fixait du regard Gerandy un long moment. Carlisle m'avait parlé du fait qu'il aimerait que j'ai un avocat. Au début, ça m'avait dérangé parce qu'un avocat, ça coute du pognon et que de l'argent, je n'en ai pas ! Mais Carlisle m'avait affirmé que je n'avais pas à m'en faire, que son avocat était un excellent ami à lui et qu'il tenait à ce que je sois suivi correctement !
Il finançait ses services pour moi, en échange d'une promesse. Je devrai prendre soin de Bella jusqu'au bout, pour toujours, et la rendre heureuse. Je me battrai pour ça ! Toujours ! Il estimait qu'il était plus important que sa fille soit épanouie. Aussi, lorsque toute cette merde serait officiellement terminée, qu'une sanction aura été prononcé, j'irai demander à Carlisle un ultime présent : la main de Bella. J'étais plus que jamais décidé ! D'ici là, je me trouverai un petit boulot pour gagner suffisamment d'argent pour lui offrir une bague le jour J, et pas simplement une demande minable comme j'avais pu lui faire dans sa chambre...
- Masen ! Vous êtes avec nous ?
Je sursautais. Et merde ! J'étais encore parti dans la lune !
- Oui... Pardon !
- Bien. Alors, asseyez-vous ! Donc, vous nous avez apporté ce carnet dans lequel vous avez consigné diverses choses au sujet de votre beau-père, vous confirmez ?
- Oui.
- Cette preuve arrive comme un cheveu sur la soupe ! Elle sort d'où ?
Gerandy était décidé à m'emmerder ! Clairement !
- Je l'avais dans ma voiture...
- Tiens donc ! Dans votre voiture ! Pourquoi là ? C'est un drôle d'endroit, non ?
- Vous imaginez quoi ? Que j'aurai laissé ce cahier dans ma chambre, sous risque que Marcus le trouve ?
- Comment ça se fait que nous ne l'ayons pas eu avant ?
- J'étais parti à Chicago et je n'y ai repensé que pendant que j'étais chez mon oncle...
- Et avant votre départ, il y a eu du temps, non ?
- Oui.
- Alors pourquoi pas à ce moment-là ?
- Je suppose que la présence de ce carnet dans ma voiture ne m'était pas venu à l'esprit ! Avec ce qui s'est passé, j'ai eu autre chose à penser qu'à un stupide cahier !
- Pourtant, vous n'hésitez pas à le ressortir aujourd'hui !
Charlie m'avait prévenu qu'il était fouille-merde, mais j'imaginais pas à ce point-là !
- Je ne pensais pas qu'il puisse avoir un rôle à jouer dans cette histoire...
- Donc... si je résume... Vous n'imaginiez pas qu'il puisse être une preuve, mais vous nous l'avez quand même apporté ?
Tordu le gars ! Et vicieux !
- Au stade que cette bagarre a pris, je crois qu'il faut que je tente tout pour que la vérité éclate, non ?
Gerandy me fixait. Son regard était intense ! Mais je n'avais pas peur de lui !
- Vous savez ce que je crois, moi ? Je crois que ce petit cahier là... Vous l'avez écrit pendant votre petit séjour à Chicago avec de fausses dates. Vous avez fabriqué cette preuve, Masen !
Alors là ! Il était fort ce mec quand même !
- En gros, tout ce que je pourrais vous dire maintenant vous semblera mensonge, c'est ça ? Vous n'avez qu'à faire venir une espèce d'expert qui déterminera grâce à une tactique tordue la date réelle de ces écrits ! Vous verrez bien que je ne mens pas ! Des cahiers comme ça, j'en ai plein dans ma chambre sur différents sujets ! Vous pouvez perquisitionner, vous en trouverez à foison !
Un large sourire s'étalait sur le visage de l'Inspecteur.
- Une attitude de névrosé, mon gars ?
- Peut-être que c'est ce que je suis ! Qu'est-ce que vous en savez ?
- Ou peut-être que c'est ce que vous voulez qu'on croit !
- GERANDY !
Sam se levait de son siège.
- CA SUFFIT ! On est pas là pour porter un jugement, c'est au tribunal de décider de ce qui est vrai ou faux !
- Je ne le crois pas !
- Ca, c'est pas le problème du jour ! L'entretien est terminé ! Edward, vous confirmez que vous avez trouvé ce cahier dans votre voiture après votre retour de Chicago ?
- Oui !
- Bien ! Signez votre déposition !
Je m'exécutais tandis que Gerandy fulminait. Uley semblait l'avoir à l'oeil.
- Il est probable qu'une expertise psychologique soit demandée. Elle se déroulera dans ces locaux, avec le psychologue, votre avocat, l'avocat de Marcus et sûrement ce dernier, ainsi qu'un policier. Il y aura peut-être un ou plusieurs entretiens. Compris ?
Quoi ? Marcus serait là ?
- D'accord...
- Vous recevrez votre convocation chez les Cullen d'ici quinze jours !
Je quittais le commissariat et trouvais Carlisle dans le couloir.
- Alors... ça a été ?
- J'aime pas ce type là... Gerandy...
- Je ne l'aime pas beaucoup non plus... Il avait été mandaté quand Esmé avait déposé plainte contre son ex-mari, Aro. Il a essayé de la faire craquer à plusieurs reprises... Il a été très dur avec elle. D'ailleurs, j'avais dû déposer un recours pour qu'il n'accède plus au dossier. Esmé en était malade dès qu'elle savait qu'elle avait un entretien avec lui... A la fin, elle ne faisait plus rien sans mon avocat.
- C'est pour ça que vous ne l'aimez pas...
Il ouvrait la portière passager de ma voiture et y entrait.
- Oui ! Et il ne m'aime pas non plus ! Ils t'ont dit quoi ?
- Que j'allais passer à l'expertise, apparemment... et aussi que Marcus serait là !
- Il faudra te préparer à sa présence. Ne pas t'énerver surtout. Ne pas l'accuser de front. Ca ne ferait que t'enfoncer.
- Ouais... Je vais essayer...
Je me garais devant chez les Cullen, songeur. J'allais devoir affronter avec calme la présence de Marcus... Ca ne serait pas chose facile ! Nous entrions dans la maison et... Elisabeth ?
Ma mère était assise sur le canapé en compagnie d'Esmé et Bella. Ma compagne m'adressait un large sourire et me tendait sa main. Je m'approchais, sonné. Ben ça alors... Elisabeth ici... Elle semblait si fatiguée... Je me penchais pour l'embrasser, ainsi qu'Esmé et déposais mes lèvres sur celles de Bella avant de m'asseoir à côté d'elle.
- Maman ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Elisabeth ! Quelle surprise ! s'étonnait Carlisle.
La main de Bella serrait la mienne et elle s'appuyait contre mon torse, sa main libre posée sur mon genou. Elisabeth nous adressait un petit sourire.
- Je suis venue pour te dire quelque chose, Edward...
- On va vous laisser parler... Bella, tu viens ?
Ils quittaient la pièce, me laissant seul avec ma mère.
- Je t'écoute...
J'étais un peu étonné de la voir ici !
- Comment tu vas, Edward ?
- Ca va... je dois beaucoup travailler pour rattraper mon retard pour les cours mais ça va... et toi ? Ton traitement ?
- Ca va aussi... C'est épuisant mais j'ai envie de m'en sortir !
J'opinais. Moi aussi je voulais qu'elle s'en sorte...
- De quoi voulais-tu me parler ?
Elle se redressait un peu, se raclant la gorge. Ses mains tripotaient nerveusement le bas de sa veste.
- Je veux t'annoncer une nouvelle... J'ai pris une décision.
Je me sentais très nerveux... Cette décision me concernait forcément. Elle avait probablement choisi de rester auprès de Marcus... C'était à prévoir !
- Oui ?
- Je vais demander le divorce.
HEEEEEIN ???
- Qu...
Le divorce ? Divorce comme divorcer ? D'avec Marcus ? Elle allait faire ça ? Elle reportait son attention vers moi.
- J'ai été stupide de croire qu'un jour, toi et lui pourriez vous entendre. J'ai été stupide pour ne pas me dire que si tu étais mal dans ta peau, c'était de sa faute... Je savais que vous ne vous supportiez pas... Je n'ai jamais rien fait pour t'élever dans un environnement qui t'aurait épanoui... je...
- Maman...
Je détestais qu'elle pense que c'était sa faute ! Bien sûr, je lui en voulais... mais elle n'avait pas à se fustiger non plus exagérément !
- Laisse-moi finir, tu veux ? Je vais contacter un avocat pour divorcer. J'avais vu ton mal-être, mais je n'ai jamais su y mettre fin. Je n'ai jamais voulu croire ce que j'avais sous les yeux. Je n'ai jamais soupçonné que mon fils puisse être terrorisé par mon propre mari... Je ne me le pardonnerai jamais. Jamais plus je ne pourrai te regarder sans me dire que si tu es comme ça, c'est de ma faute ! Tu as su trouver des gens qui... qui font de toi quelqu'un d'encore meilleur que ce que j'aurai pu espérer... Ces gens qui ne te connaissent que depuis septembre ont su mieux te cerner que moi, qui te connait depuis ta naissance... J'ai manqué à tous mes devoirs, en tant que mère...
J'en avais le ventre noué. Je savais au fond de moi que c'était une de ces erreurs que l'on ne se pardonne pas, malgré tous les efforts et toutes les paroles... quoi que je fasse, jamais elle n'accepterait que tout n'avait pas été entièrement sa faute... Dans cette histoire, j'avais eu énormément de tords. Tord de m'enfermer dans ce mutisme au lieu de lui parler... C'était ma mère et je ne lui avais pas fait confiance, en m'imaginant qu'elle aurait préféré Marcus...
- Pardonne-toi, Maman... On a tous fait des erreurs... Je n'ai pas parlé, j'ai été idiot ! J'ai préféré écrire dans des cahiers... au lieu de te dire ce que je vivais... Maintenant, c'est fait. Il faut qu'on vive avec, tout simplement. Je n'ai pas su te dire ce que je ressentais... J'ai fait cette erreur-là, c'est aussi ma faute...
Un tendre sourire naissait sur le visage de ma mère et lentement, elle passait sa main sur mes cheveux en un geste affectueux. Elle me manquait...
- Tu n'es pas mon fils pour rien, finalement...
Je ne pus retenir un sourire.
- C'est vrai qu'on a quelques défauts en commun...
- C'est dans les gènes...
Elle pressait ma main rapidement et se relevait.
- Je voulais que tu saches en tout cas que Marcus va quitter la maison...
- Je suis heureux de l'apprendre !
- Je sais...
Sa voix s'éteignait et elle fixait le sol.
- Je vais y aller...
- Il est encore là-bas ?
Elle acquiessait. Ca me faisait peur... il pourrait s'en prendre à elle ! Ce mec était cinglé !
- Je dors à la paroisse, dans une des chambres...
- Ce n'est pas très confortable !
- Oh si... Ne t'inquiète pas !
Je la raccompagnais jusqu'à la porte d'entrée.
- Passe une bonne soirée, Edward...
- Merci... Toi aussi !
Je la regardais s'éloigner jusqu'à sa voiture.
- Fais attention à toi, Maman...
Elle m'adressait un petit sourire avant de s'en aller. Je refermais la porte et me calais contre elle. Esmé et Carlisle sortaient de leur chambre. Je leur adressais un petit sourire, sentant mon coeur s'envoler. Elle va divorcer ! Il va dégager ! Bien que je me sentais mal que son histoire avec lui se termine aussi durement pour Elisabeth, j'étais heureux ! Je grimpais à l'étage pour retrouver Bella.
Elle était allongée sur le ventre sur son lit, les pieds se balançant dans l'air, grignotant dans son paquet de chips. Elle se relevait en m'apercevant alors que je fermais la porte derrière moi.
- Elle va divorcer...
- Vraiment ?
J'acquiessais et laissais ma joie m'envahir. Je me précipitais sur Bella pour la prendre dans mes bras et la faire tournoyer dans les airs.
- Mais c'est super !
Je sentais sa prise se resserrer sur ma nuque et je reposais ses pieds au sol, tenant fermement ses reins contre mon corps. Je m'emparais de ses lèvres fougueusement, nos langues luttant férocement. Mes mains partaient à l'assaut de ses courbes et, après avoir verrouillé la porte à clé, j'allongeais ma compagne sur le lit pour lui faire l'amour avec toute mon âme et tous mes sentiments.
Nous unissions nos corps deux fois de suite, dans deux rapports passionnels et sensuels. J'étais certain de deux choses. Un : le vent tournait. Les choses s'amélioraient et les bonnes nouvelles venaient redonner un certain éclat à ma vie, effaçant peu à peu dix ans de merde. Et deux : Bella deviendrait ma femme. Et quand ça serait le cas, je ne divorcerai pas !
..::..
Point de vue de Jasper.
Et ben putain ! Six scènes à tourner et rien que pour aujourd'hui ! Cette fois, ce n'était plus du jeu, mais un véritable job ! Je devais assurer, prouver que j'étais performant dans mon domaine.
Je relevais la tête de mon script et des indications du réalisateur qu'on avait étalé sur la table en plastique devant nous.
- Moi là, je suis pas d'accord ! Il faut donner un ton très sombre, on peut pas tourner cette scène en pleine journée ! Il nous faut une nocturne !
- Comment tu vois ça toi, Thomas ?
Il avait beau être pas mal critiqué, ce type avait un gros potentiel de mise en scène pour les personnages qu'il interprétait !
- Je crois sincèrement qu'on peut commencer à faire en sorte que Logan tombe dans sa folie meurtrière. J'imaginais un plan assez sombre, une balade dans une rue isolée où Logan aurait entendu des voix, comme des rires mauvais ou un truc comme ça. Il regarderait tout autour de lui, presque paniqué et commencerait à courir pour rejoindre une artère principale avec du monde... Là où a toujours été sa place : entouré de dizaines de personnes, en symbole avec son ex-célébrité broyante !
Ca, c'était loin d'être con !
- Il a raison ! Là, on peut le glisser entre la séquence 25A et la 25D. Trouver un créneau temporel d'une quarantaine de secondes. Logan marche dans la rue et passe devant un kiosque à journaux. Il voit un papier avec une critique négative sur la pièce de théâtre qu'il a interprété avant et là, à ce moment-là, on fait un fond avec un murmure et des critiques positives sur son travail, en flash-back. A ces bons côtés de sa carrière viennent s'ajouter dans son esprit les plus négatives et Logan commence à entendre ces rires cyniques !
- Ouais mais à ce moment-là, il faudrait qu'on entende ces rires avant, comme le soir où Logan fait la première de la pièce et qu'au buffet d'après-représentation, les richous viennent le trouver et lui disent : «C'est une sombre blague, Logan cette pièce ? Vous voulez planter votre carrière avec ce très mauvais choix ?».
Thomas fronçait les sourcils et observait les notes de Gabriel, notre assistant-production. Il se reculait, toujours concentré, dans son costume noir.
- Donc en fait là, on fait un muet ?
- Ben ça me semble bien, non ?
- Un truc comme ça ?
Thomas s'éloignait un peu derrière un mobile-home et revenait, totalement dans la peau de son personnage Logan. Il avait le regard vide de toute expression, les yeux rivés vers le sol, la démarche nerveuse. Il ne cessait d'agiter ses doigts dans de petits mouvements rapides. Il attrapait un papier en guise du journal, s'arrêtait, fronçait les sourcils, reposait le papier et partait en reculant, heurtant son dos contre le mobile-home. Il émettait un halètement et regardait autour de lui, apeuré, avant de lancer un «NON!» rageur. Il repartait dans le sens inverse en courant et en regardant tout autour de lui.
ET BEN VOILA ! C'EST CA QU'IL NOUS MANQUAIT !
Thomas revenait vers nous tranquillement. Ce mec me bluffait ! Il passait de sa propre personnalité à Logan en un claquement de doigt !
- On fait ça, alors ? C'est ça que vous voulez ?
- Je suis pour !
- Moi aussi !
- Pareil, mais essaie de faire ça un poil plus long. D'abord lentement et après un peu plus vivement... qu'on puisse voir ton personnage passer de l'abattement à l'affolement, tu vois ?
- Ouais ok ! Ca peut se faire !
Gabriel tapait dans ses mains.
- ALLEZ LES GARS ! ON M'AMENE LE DECOR 17 ET LES FUMIGENES POUR LE BROUILLARD ! ET QUE CA SAUTE ! PROCHAINE PRISE DANS VINGT MINUTES !
Et hop ! C'est l'heure du café ! Thomas me rejoignait alors qu'on se dirigeait vers le bar installé pour l'occasion. Nous commandions deux cappucinos quand deux mains se plaquaient sur mes yeux. Maria...
- Devine qui c'est !
Je me retournais en retirant ses mains.
- Tiens ! Je t'avais pas reconnu, souriais-je.
- Moque-toi de moi !
Je ne retenais pas un rire et me tournais vers Thomas.
- Thomas, je te présente ma fiancée, Maria. Maria, voici Thomas...
Mais déjà, Maria ne m'écoutait plus.
- OHLALA J'Y CROIS PAS !
- Heh si tu peux, Maria ! C'est bien lui !
Thomas lui tendait la main avec un léger sourire alors que Maria pâlissait à vue d'oeil. Elle me faisait marrer avec ses réactions d'adolescente parfois !
- C'EST VRAIMENT... WOW J'Y CROIS PAS!
Nous éclations de rire alors que ma future femme semblait sur le point d'exploser de l'intérieur.
- Elle est fan de toi ! Elle râtait pas un épisode de ta série où tu jouais Hugo !
- Ah ben merci c'est gentil...
- J'adore ce que vous faites ! Vraiment ! Olala mon dieu ! si on m'avait dit que je vous rencontrerai un jour et que mon Minou tournerait avec vous... !
Je manquais m'étrangler dans mon café. MON MINOU ? ELLE VIENT BIEN DE M'APPELER MON MINOU DEVANT TOUT LE MONDE ? Thomas avait un large sourire dans ma direction. Ok, j'suis foutu, grillé comme une brochette trop cuite !
Maria ne cessait de complimenter Thomas. Ce dernier, bien que patient, commençait à se lasser un peu. Je voyais très clairement son visage me dire de stopper Maria.
- Maria... Si tu allais voir si Bella n'est pas arrivée avec sa copine ?
- Oh... oh, d'accord !
Elle était déçue, ça c'est clair !
- Merci !
- Vous serez encore là Thomas, quand je reviens ?
Thomas reposait sa tasse de café, manquant d'en renverser partout sur son costume.
- Humm ? Hein ? Pardon... Vous disiez ?
- Vous serez encore ici quand je reviendrai ?
- Ben c'est à dire qu'on va pas tarder à tourner une nouvelle séquence, alors...
Maria haussait les épaules. C'était assez amusant, en fait !
- On se verra au dîner ce soir alors !
Un repas était organisé avec toute l'équipe du film pour fêter la fin de la première semaine de tournage et Maria ainsi que ma famille qui était sur Seatle ce week-end étaient invitées !
- Ouais... A ce soir !
Je retenais difficilement mon envie d'éclater de rire alors que Maria s'éloignait. Thomas n'était pas très motivé apparemment !
- Tu m'en veux si ce soir j'ai une soudaine grippe chopée au Bengale ?
J'éclatais de rire. Pas mal cette excuse !
- Elle t'énerve ? Non, parce que tu me dis sinon...
- Elle est très groupie ta copine quand même ! soupirait Thomas.
Et pas qu'un peu ! Maria quand elle aime, elle aime passionément !
- Oh non putain elle revient déjà ! J'me tire ! Je vais dans ma loge !
Je me tournais mais Thomas avait déjà filé ! Traitre ! Scélérat ! Mais Maria ne revenait pas toute seule. Elle était en compagnie de Bella et d'Alice. J'avais du mal à décoller mes yeux de cette dernière. Même à des mètres, je pouvais sentir comme une aura de bonne humeur émaner d'elle. Et c'était assez exceptionnel qu'un seul être fasse sortir tout ça de soi !
Des trois filles qui avançaient vers moi, Alice était la plus attrayante. Bella était fidèle à elle-même : souriante, une attitude sereine sur son visage. Surtout depuis qu'elle avait retrouvé «son Edward»... Quant à Maria... l'exact opposé d'Alice. Et pourtant au début, Maria avait ce même grain de folie qui avait fait que j'avais craqué... Et dieu sait que j'avais aimé Maria à cette époque grâce à ça...
- Salut les princesses !
Maria ronchonnait.
- Ca fait je sais pas combien de temps qu'il m'a plus appelé comme ça ! soupirait ma fiancée.
Je savais qu'elle plaisantait à son sourire mais c'est pas faux... Ca faisait combien de temps que je n'avais plus eu un mot amoureux pour elle ?
- Wow mais c'est géant, ici !
Je regardais Alice tournoyer sur elle-même, admirant tous les décors. Elle était assez spontanée dans ses réactions !
- Ils sont au baseball les gars ?
Bella acquiessait.
- JASPER ! ON TOURNE !
- Ah... Excusez-moi ! Passez voir Samantha là-bas, elle va vous donner des badges, je l'ai prévenu de votre venue. Vous les récupérez et vous allez jusqu'au cordon blanc là-bas. On va tourner une scène dans le décor du salon entre Haley et Logan. Vous faites juste silence mais vous pouvez venir !
Je me dirigeais vers le décor et passais sous le cordon. Les deux acteurs principaux étaient déjà en place, prêts à jouer une nouvelle scène de dispute dans leur couple.
- Ok c'est bon ? Scène 7, prise I ! Action !
Et là franchement, j'en aurais jouis dans mon calebar ! Depuis que je voulais faire ce job, dire ce putain de mot "action" me faisait fantasmer ! Alors, dès le premier jour du tournage, je vivais un gros kif !
Logan commençait à tourner en rond dans le salon, Haley sur ses talons. J'observais la scène sur le petit écran à côté de la caméra, qui nous servait à avoir une première vision des choses. Tout allait bien ! Logan et Haley étaient au niveau de la cheminée et Logan se tournait vivement, pour accrocher avec force le poignet de sa femme, quand j'apercevais dans le miroir du décor un reflet à cause du panneau de lumière.
- COUPEZ ! Lawrence ! Décale-toi sur la droite, ça fait un reflet avec ton panneau !
Tout le monde se replaçait en fonction de ce désagrément et on entamait une nouvelle prise... interrompue par une erreur de texte de Thomas.
- COUPEZ !
- Merde, désolé !
Il reprenait son script, relisait et nouvelle prise. Là, durant la dispute, Sofia qui interprétait Haley, se cassait la figure sur le tapis. Nous éclations de rire. Ce vieux valdingue putain !
- COUPEZ !
Thomas l'aidait à se relever, en riant.
- Ca va ? Rien de cassé ?
Elle se reprenait quelques instants mais le fou-rire semblait s'emparer d'eux. C'est pas le moment, merde ! La scène est censée être profonde et complexe et sérieuse !
- Allez on se calme ! Scène 7, prise 4 ! Action !
Ils reprenaient le début mais n'arrivaient plus à s'arrêter de rire ! On est dans la panade !
- COUPEZ !
Ils éclataient de rire et tombaient sur le canapé, hilares. Fallait les laisser se calmer quoi ! En tout cas, en devenant assistant-producteur et réalisateur, jamais j'aurais imaginé que je passerai plus de temps à hurler «coupez» que «action» !
*
Finalement, la fin de la journée fut vite arrivée. On avait pu tourner toutes nos scènes et on prévoyait la nocturne à 2h du matin tout à l'heure. Je retrouvais ma soeur, ma fiancée et Alice derrière le cordon de sécurité.
- Alors, ça vous a plu ?
- Ah ouais c'était excellent !
- Tu as beaucoup de talent, Minou !
Miaou ! Ca me soule ça !
- Pourquoi tu l'appelles Minou ? Tu peux pas trouver autre chose ? C'est assez ridicule !
Je me tournais vers Alice, qui semblait énervée. Woow...
- Je l'appelle comme je veux. Tu verras quand tu auras quelqu'un, tu seras heureuse de lui donner des surnoms...
Alice se mit à ricaner.
- Sûrement pas des surnoms dans ce genre-là en tout cas !
- Je suis sûre que Bella donne des petits surnoms à son copain ! Hein, Bella ?
Ma soeur, qui se contentait jusque-là de suivre la discussion, écarquillait les yeux.
- Heu... ben... oui, mais je l'ai jamais appelé Minou !
Minou était devenu une affaire d'état ! Ce que ça peut être chiant les gonzesses des fois putain !
- Ah tu vois ?! Le minou est démodé ! Le minou ne ressemble à rien !
Alice descendait de son siège et partait marcher. Bella la suivait en soupirant.
- Cette fille est bizarre ! lâchait Maria.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Ca la regarde si je te surnomme Minou ?
Je haussais les épaules. Non, évidemment, mais elle n'avait pas pu faire en moins que d'entendre la conversation !
- Elle dit ce qu'elle pense, c'est tout !
- Elle pourrait être plus diplomate !
Maria cherchait la petite bête !
- Elle a 17 ans ! Elle va pas te dire que Minou est un surnom ridicule en te faisant des courbettes !
Maria me regardait, incrédule. Elle détestait que je lui tienne tête ! Surtout quand je défendais une autre fille qu'elle !
- Parce que tu trouves que Minou est un surnom ridicule ?
Oh ho... piégé !
- Non... Ecoute, faut que j'aille ranger quelques trucs là-bas... On se voit tout à l'heure, hein ?
Je l'embrassais sur la bouche rapidement et m'éclipsais.
Et voilà, j'ai encore merdé en beauté ! J'ai encore fuis. Finalement, j'aurais fait un bon taulard qui veut pas se faire choper ! J'étais doué pour esquiver des trucs quand même ! J'avais conscience que c'était pas la solution. Mais je savais pas quoi faire ! Et plus le temps passait, plus toutes mes certitudes s'évanouissaient à propos de pas mal de choses.
..::..
Point de vue de Bella.
Alice n'avait pas reparlé de cette altercation. Nous nous baladions tranquillement dans les décors du tournage, admirant les techniciens au travail. Une Alice silencieuse est une Alice qui ne va pas bien !
- Ca va, Alice ?
- Impeccable ! Pourquoi ?
Son ton était plutôt sec.
- Avec Maria dans les parages...
Alice soupirait et s'asseyait au sol.
- J'y ai été un peu fort, hein ?
Je haussais les épaules et m'asseyais près d'elle.
- C'est plus fort que moi ! Je voudrais ne rien dire, mais j'y arrive pas. Tu comprends, quand je vois Jasper là... Je sais plus me contrôler ! Il déteste ce surnom en plus, ça se voit !
C'était une évidence ! Je n'arrivais même pas à mesurer combien ça devait être pénible cette situation pour Alice... pénible et douloureux...
- Je comprends...
- Je t'envie d'avoir Edward...
- Comment ça ?
- Tu peux te réveiller dans ses bras, l'embrasser quand tu veux et lui dire que tu l'aimes... Il te dit aussi qu'il t'aime et il te fait l'amour... Vous avez votre petit cocon l'un et l'autre... Jamais je n'aurai tout ça et j'en suis consciente !
Ca me rendait incroyablement triste pour elle... Je devais lui dire quoi ? « Mais si allez, accroche-toi!» et lui faire croire en de faux espoirs ? ou lui répondre : «Je sais Alice, mais tu trouveras quelqu'un, un jour!» et la faire entrer dans une rage monstre parce qu'elle n'imaginait personne d'autre que Jasper ? J'étais bien consciente de la chance que j'avais d'avoir Edward et de pouvoir plonger dans ses yeux lorsqu'il me faisait l'amour. C'était une chose que je ne troquerai pour rien au monde ! Cet instant d'infinie douceur, de tendresse et d'oubli en l'autre...
- C'est une situation difficile Alice...
- Je le sais bien ! Si seulement j'étais capable d'occulter tout ce que je ressens pour ton frère...
- J'imagine oui... Dis-moi, tu as déjà eu des copains depuis que tu as flashé sur lui ?
- Aucun ! Pas un mec qui me plaisait, rien ! C'est idiot, d'ailleurs...
- Peut-être que si tu sortais et voyais quelqu'un d'autre, ça serait plus facile pour toi !
- Peut-être... Mais je n'arrive pas à envisager ça pour le moment !
- Ca viendra sûrement... Rien ne dure toute la vie, pas même les ennuis !
- Ca, d'ennui, ça en est un gros ton frère ! Un énorme même !
Nous éclations de rire et j'apercevais Maria qui se dirigeait vers nous. Elle peut pas nous foutre la paix dix minutes celle-là ??
- Bella, tu as vu ton frère ?
- Non !
- Ma mère m'a appelé, elle veut mon avis pour les décorations du mariage et comme visiblement, ça emmerde ton frère que je sois là, je vais rentrer !
- Je lui dirai si tu veux...
Elle me regardait comme si je venais de l'insulter. Elle s'attendait à quoi ? Que je la supplie de rester ? Ce n'était vraiment pas mon genre !
- Mon avion part dans 2h30, je ne dinerai pas avec ta famille et son équipe de tournage !
- Oui... J'avais bien compris !
Voyant que son annonce n'avait pas l'effet escompté, elle tournait les talons après nous avoir sèchement saluées.
- Et ben voilà ! Nous voilà débarassées !
Alice m'adressait alors un large sourire. J'ignorais si rester en contact avec Jasper serait positif pour elle, mais une chose était certaine, c'est que ça jouait énormément sur son moral !
Mon frère nous retrouvait après une bonne trentaine de minutes.
- Heh, vous êtes encore là ? Elle est pas avec vous, Maria ?
- Elle m'a chargé de te dire que sa mère l'a appelé pour je sais pas quoi sur votre mariage alors elle est partie prendre son avion !
Jasper haussait les sourcils, visiblement étonné.
- Elle s'imagine aussi de trop sur le plateau alors elle a piqué son boudin et elle s'est barrée.
- Ah... Ca lui a pris comme ça ?
- Ouais, apparemment !
- Bon ben tant pis ! Elle va rater un repas royal ce soir ! Ils sont pas revenus les gars ?
- Je crois qu'ils allaient directement à l'hôtel après le match...
- On va y aller alors ! Papa voulait visiter un peu le plateau de tournage avant de repartir !
Jasper nous conduisait jusqu'à l'hôtel. Nous patientions dans le hall jusqu'à l'arrivée des mâles. Jasper et Alice discutaient de cinéma et de la chef costumière du film. Une heure plus tard, enfin, les hommes daignaient pointer le bout de leur nez. C'est pas qu'Edward m'aurait manqué, mais presque !
Ca me faisait plaisir de le voir entrer avec un large sourire aux lèvres. Carlisle, lui et Eric étaient visiblement lancés dans une grande discussion très drôle ! Emmett et les deux fils du collègue de Papa, Félix et Alexandre, portaient casquette et sachets de pop-corn. Je laissais Alice et Jazz pour me diriger vers Edward et l'embrasser.
- Ca va ? Alors ce match ?
- Les Mariners leur ont foutu une vieille branlée ! Ca valait le coup ! répondait Emmett
- Putain espèce de gros con ! Ils ont gagné et j'ai râté ça ?! scandait Jasper
- Bah ouais mais t'es bien une couille molle toi aussi de bosser un jour de match !
- Tu crois que j'ai eu le choix ? T'es bien aussi intelligent qu'une banane flambée mon pauvre ami !
- Les enfants... grondait Carlisle.
Jasper fut interpelé par le producteur de son film dans le hall de l'hôtel pour qu'il aille visionner des séquences. Nous montions chacun dans notre chambre réservée pour nous préparer pour le dîner de ce soir.
Edward refermait la porte de notre chambre et balançait sur le lit ses affaires avant de s'y affaler sur le dos. Je m'installais à califourchon sur ses cuisses et il posait ses mains sur les miennes, les frôlant du bout des doigts.
- Alors, c'était sympa ce match ?
- Ouais... J'ai adoré ! J'en avais encore jamais vu ! C'était extra !
J'attrapais ses mains pour entrelacer nos doigts ensemble. Il les portait à sa bouche et les embrassait.
- Tu m'as manqué...
Je me penchais sur son torse pour l'embrasser.
- Tu m'as manqué aussi, murmurais-je contre ses lèvres.
Il posait sa main derrière ma nuque et me retournait sur le lit.
- C'est à 20h le dîner ?
J'acquiessais, nouant mes bras autour de son cou, ma langue allant caresser ses lèvres. Il m'accordait l'entrée de sa bouche et nous échangions un long baiser.
- Mais tu sais... si on a dix minutes de retard... c'est pas trop grave...
Il émit une sorte de grognement et sa main caressait mon flanc gauche en douceur. Je retenais difficilement un gémissement quand ses doigts passèrent sous ma jupe, pour remonter jusqu'à ma cuisse et en caresser l'intérieur. Je sentais son sexe durcir contre moi alors qu'il suçotait ma langue, m'envoyant mille décharges jusqu'à ma féminité.
Sa bouche glissait sur mon cou et mon débardeur et il trouvait par-dessus le tissu mes tétons qui pointaient de désir. Il refermait ses lèvres dessus, suçotant avec douceur ces points sensibles tour à tour.
- Edward...
Mon bassin bougeait seul, cherchant une quelconque friction. Ses doigts frôlaient mes jambes et ma taille, remontant le tissu de ma jupe jusqu'à mes reins. Ses lèvres descendaient jusqu'à la peau de mon ventre nu et il s'agenouillait entre mes jambes, léchant et mordillant chaque courbe de ma peau. Je me tordais de plaisir sous sa torture, alors que ses doigts chatouillaient le creux de mes coudes, remontant à mes épaules et revenant au centre de mes seins. Sa langue traçait l'élastique de ma culotte en dentelle noire, parfois passant dessous légèrement.
- Bon sang Edward... fais quelque chose !
Il ricanait. Mais c'est pas drôle ! J'allais me consumer si ça continue ! Ses mains me retiraient enfin mon sous-vêtement et il m'enlevait également mon débardeur. Je libérais son sexe de sa prison de jeans et le caressais sur toute sa longueur. Edward frissonnait, fermant les yeux. Je caressais son bout de mon pouce et admirais son visage se crisper.
Il retirait ma main de son sexe et se replaçait entre mes jambes, nos désirs butants l'un sur l'autre.
- Ils sont où les préservatifs ?
- Dans la trousse de toilettes...
Il se tendait par-dessus moi pour attirer le sac de voyage et j'en profitais pour caresser son dos et mordiller légèrement la peau de son cou. Il gémissait et attrapait enfin une capote dont il déchirait l'emballage. J'attrapais la protection et la plaçais sur son envie érigée. J'en profitais pour le masser légèrement et Edward soufflait bruyamment. Il se plaçait à mon entrée et je le dirigeais, caressant de son bout mes lèvres intimes.
- Oui !
J'en savourais la sensation, une nouvelle coulée de désir préparant ma féminité. Je le guidais jusqu'à mon intimité et il me pénétrait enfin, lentement, mouvement par mouvement, approfondissant la pénétration à chaque fois.
- Oohhh...
Ses allers et retours se firent assez rythmés rapidement, le plaisir s'emparant de nos deux corps. Ma respiration se saccadait et j'écoutais ses halètements et grognements. Il m'embrassait la bouche et le cou, avant de s'agenouiller et de cambrer mon bassin, faisant buter son sexe sur un point particulièrement sensible.
- OUI ! Encore !
Il recommençait, me pénétrant plus fort. Ses mains sur mes hanches me serraient et il me marquerait probablement mais qu'importe ! Ses doigts se faufilaient jusqu'à ma poitrine, qu'il caressait fortement pour mon plus grand plaisir, titillant mes mamelons de cercles délicieux. Il caressait mon ventre alors que je me léchais deux doigts, fixant ses yeux qui s'assombrissaient encore plus, s'ouvrant plus grands. Il aimait ça que je me touche devant lui ! Je glissais ma main humide sur mon sein que j'empalmais, titillant mon téton. La sensation de frais me procurait un intense bonheur et les pénétrations d'Edward se faisaient plus brutales. Il me rallongeait sur le dos, plantant ses poings sur le matelas et se redressant sur ses bras.
- Bella ! Putain ! C'est si bon...
- OUI ! EDWARD ! ENCOORE !
Ses mouvements n'étaient plus tendres et il atteignait au fond de mon ventre, me faisant crier de plaisir.
- OUIII ! EDWAARD !
Un dernier acte et il se déversait dans le préservatif, serrant fortement sa mâchoire pour ne pas hurler. Il retombait à côté de moi, essouflé, continuant difficilement de me distiller quelques douces caresses sur le ventre. Nos lèvres se retrouvaient avec davantage de douceur, amoureuses.
*
Le repas se passait dans la bonne humeur. L'équipe de tournage de mon frère était plus que sympa et bonne vivante. Emmett faisait le pitre avec Jasper, comme bien souvent. Il avait branché Alice avec la costumière du film, et ces deux ne cessaient de parler chiffons. Elles s'entendaient bien. A côté de moi, Edward souriait en les regardant. Il avait une infinie tendresse pour sa meilleure amie. Ca m'avait toujours frappé même au lycée, à l'époque où on ne se fréquentait pas encore.
- Isabella, encore un peu de vin ?
- Non merci Eric !
Le collègue de mon père, assis face à Edward, reposait la bouteille après avoir servi ses deux fils. - Bah dis donc Carlisle, elle est raisonnable ta fille !
- Ca va oui, on a pas à se plaindre avec Esmé !
- Pouah ! Bella raisonnable ? Ce qu'il faut pas entendre !
Emmett et Jasper éclataient de rire. Nous terminions nos plats alors que les discussions reprenaient. Edward voulait absolument me faire goûter la sauce un peu épicée de son plat mais je m'obstinais à dire non.
- J'aime pas ça...
- Mais goûte tu vas voir ! C'est pas si fort que ça !
- Je te préviens que si c'est un plan vaseux, je te quitte !
- Mais non t'inquiète pas... Tu as confiance en moi ?
J'acquiessais en prenant la bouchée qu'il me tendait avec sa fourchette. Finalement, c'était pas si fort !
- Ben tu vois...
J'acquiessais et, du coup, lui en piquais un peu quand Eric l'interpelait.
- Edward ?
- Oui ?
- Je voudrais te poser une question...
- Allez-y oui !
- Est-ce que... comment dire ? Est-ce que tu aurais quelque chose contre le fait que j'envisage éventuellement d'inviter un jour ta maman à boire un café ?
Edward manquait de s'étouffer et je lui tapotais le dos. Il fixait Eric, incrédule.
- Je comprendrais que tu ne sois pas d'accord, rassure-toi ! Je veux juste que tu sois au courant, et que tu me donnes ton opinion à ce sujet-là... Je ne veux pas te prendre en traître ou faire quelque chose qui t'embêterait profondément !
Je regardais Edward, qui semblait toujours ne pas y croire. Ce que venait de faire Eric avait une importance capitale ! Il lui montrait qu'il accordait de l'intérêt à son opinion, il ne prenait pas Edward de front, comme Marcus avait l'habitude de le faire ! Et ça, c'était vraiment très intelligent de sa part ! Edward était considéré comme une personne à part entière, et pas un chien ! Eric attendait sa réponse, sans le bousculer. Edward me regardait, ébahi. J'attrapais sa main sous la table et la pressais, pour l'inciter à donner une réponse positive.
- Euh... ben... en fait ça me regarde pas si vous voulez... l'inviter ou je sais pas...
- Si ! Ca te regarde ! C'est ta maman... et avec tout ce qui s'est passé, je comprendrais tout à fait que tu ne souhaites pas ça pour le moment ! Et c'est important pour moi que tu sois d'accord avec cette idée !
Edward ne savait pas comment réagir, je le sentais bien. Il serrait ma main fortement et je lui caressais le bras. Il paniquait facilement quand on lui présentait une situation nouvelle. Et être traité avec respect par des adultes masculins était nouveau pour lui...
- Ben... oui... enfin non... enfin j'veux dire ça me dérange pas... si vous faites ça ! Elisabeth vous aime bien alors je suppose que ça lui ferait plaisir... ce café !
Eric acquiessait, sobrement. Edward ne cessait de le regarder, silencieux, durant le reste du repas.
*
Il était maintenant presque deux heures du matin. Les autres étaient partis se coucher, excepté Alice, Edward et moi qui allions assister au tournage de la scène nocturne avec Jasper. Nous étions allés nous changer dans la chambre d'hôtel et Edward m'avait confié tout son étonnement à propos de la demande d'Eric. J'avais essayé de le rassurer. Eric n'inspirait pas de mal... En plus, Edward le trouvait sympa !
Après une bonne douche en commun qui avait éveillé nos sens mais malheureusement interrompue par Alice tambourinant à la porte, nous sommant de nous dépêcher, nous étions descendus assez frustrés. Aussi, des petits bisous et des caresses imperceptibles vivaient, au nez et à la barbe des autres. J'espérais que le tournage ne terminerait pas trop tard... Edward et moi échangions un nouveau baiser langoureux.
- Ouh mais c'est pas vrai ! Vous allez finir par tomber en panne sèche de salive ! soupirait Alice.
Edward lui faisait signe de se taire avec sa main et nous reprenions notre baiser.
- Jasper ! Attends-moi ! Ils font que des cochonneries devant mes petits yeux !
Jasper s'arrêtait de marcher devant nous, et lui tendait la main.
- Ouh les méchants ! Viens-là ! Ils vont te pervertir l'esprit !
Edward et moi les regardions. Quel ne fut pas notre étonnement de voir Alice se rapprocher de lui et mon frère entourait ses épaules de son bras droit ! Notre amie passait son bras gauche autour de la taille de mon frère en pleurnichant.
- Ils me traumatisent...
- Ce sont deux obsédés ! T'en fais pas petite chose fragile, je vais te protéger !
Ils avançaient ainsi jusqu'au décor, sans se lâcher. J'échangeais un regard avec Edward.
Décidément, cette soirée était plus que surprenante !
