Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
Un grand merci pour vos commentaires et votre fidélité à :
Zeugma, Cididy, DinaChhaya TalaNokomis, Paladin Thorn, AlouetteL, darkcorbeau, Emilie09, NaomiKuz, Juliana, Kaouhete, Daidaiiro, Steph Rogue, SlythenclOw, Lupinette, Fanny, et Emma
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour « relancer la machine » ! )
N/A : Encore un, cette semaine ! Z'avez vu, je pense à vous, malgré tout !
La fiction passe en rating T cette semaine. Je ne pense pas qu'elle contiendra du Lemon (désolée pour Dumbledore, mais je garde mes citrons pour les boissons estivales ), en tout cas, ce n'est pas prévu pour le moment, mais on ne se sait jamais, il pourrait parfois y avoir, de temps en temps, des passages très légèrement citronnés, ou plus violents, qu'au début.
Enjoy & Review !
Le moment de vérité
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Les étudiants avaient regagné leurs dortoirs dès la fin de l'épreuve d'Astronomie, qui s'était achevée très tard, où très tôt suivant le point de vue. La matinée du lendemain était libre, et ils avaient été informés que le petit-déjeuner serait exceptionnellement servi jusqu'à 9 h30, pour leur permettre de dormir un peu plus longtemps. L'examen de Métamorphose étant programmé l'après-midi à 15h. Hermione poussa la porte de sa chambre en baillant, et après un rapide détour par la salle de bains, elle s'écroula littéralement sur son lit. Elle avait pensé sombrer immédiatement dans le sommeil, mais maintenant qu'elle pouvait enfin se détendre, les pensées revenaient tourbillonner dans son esprit. La conversation de la veille avec Remus en particulier.
Si James était allé chez Severus, c'était parce qu'il avait suivi Lily, et qu'il l'avait vue en sortir. Lily avait parfaitement le droit d'aller voir son ami, alors pourquoi cette boule dans sa poitrine ? Contrairement à ce qu'ils prétendaient en public, ils n'étaient pas un couple, et elle n'avait donc normalement aucune raison d'être… jalouse ? Elle s'en voulait. Au contraire, elle aurait dû se réjouir pour son ami, après tout, son but, depuis le début, avait été de rapprocher les deux jeunes gens… De les rapprocher, oui. De les réconcilier oui. Mais… mais pas de… Merlin, et si… non, Severus et Lily ne pouvait pas revenir ensemble, ce changement-là serait trop brutal. Pour le moment, rien de ce qui avait eu lieu n'avait impacté la ligne temporelle irrémédiablement. Les événements majeurs de cette époque suivaient leur cours, n'eut été sa présence, et la nouvelle résolution de Severus, qui de toute façon, n'avait pas pris la marque avant la fin de sa maîtrise. Ils avaient certes récupéré deux Horcruxes, mais sans que leur changement de cachette n'ait aucun impact sur le déroulement de l'Histoire avec un grand H.
Elle ferma son esprit à cette éventualité, se persuadant de toutes ses forces que Remus avait été dans le vrai, lorsqu'il affirmait que Lily avait voulu aller lui rendre visite à elle ! Elle se retourna encore une fois dans le lit, s'obligeant à se concentrer sur sa respiration, comme le lui avait enseigné Severus.
Erreur. Dans son esprit s'imposaient maintenant les yeux sombre du jeune homme. Leur expression était tellement différente de celle du professeur Snape, lorsqu'il les posait sur elle ! Elle se remémora l'étreinte de ses bras alors qu'il tentait maladroitement de la réconforter, sa propre main descendant le long de son corps, pour atteindre le point presque douloureux d'attente, entre ses cuisses. Les lèvres de Severus posées sur les siennes… ses doigts s'activaient maintenant dans une chaude moiteur … non, ce n'étaient plus ses doigts, c'était… c'était… « Severus ! » La vague brûlante née au plus profond de son ventre explosa alors qu'elle se mordait les lèvres pour étouffer ses gémissements. Encore pantelante, sa respiration et les battements anarchiques de son cœur s'apaisant au même rythme que les spasmes de son corps, elle finit par se blottir entre des bras imaginaires. Dans l'engourdissement qui s'emparait d'elle à présent, l'illusion du corps indubitablement masculin pressé contre le sien était si réelle, qu'elle en avait presque la qualité d'un véritable souvenir. C'est dans cette bienheureuse béatitude que le sommeil l'emporta.
…
Le jeune homme frappa deux coups brefs à la porte, et en personne habituée, entra dans le bureau sans attendre de réponse. Il jeta un coup d'œil étonné autour de lui, et voyant qu'il était seul, se tourna vers le vieillard qui avait été assis derrière son bureau à son entrée. Celui-ci s'était levé et contournait le meuble pour venir se placer dos au meuble, les mains appuyées sur son rebord. Il paraissait préoccupé.
—Bonsoir, monsieur. Personne d'autre n'est encore arrivé ?
—Non. Et personne ne va arriver dans l'immédiat.
—N'étions-nous pas tous conviés à une réunion ?
—Oh ! Bien sûr que si… dans une heure.
—Dans une heure ? Mais…
—Rassurez-vous, vous ne vous êtes pas trompé. Je voulais juste avoir l'opportunité d'un petit entretien privé avec vous. J'aurais pu vous demander de venir avant, mais je voulais attendre de voir si vos récents exploits provoqueraient une réaction.
—Mes récents… j'avoue que je ne comprends pas bien de quoi vous voulez parler, professeur.
—Vraiment ?
—Tout a été calme, ces derniers temps, Qui-vous-savez se tient tranquille, et nous n'avons été envoyés sur aucune mission. Je ne vois pas…
—Faites un petit effort, mon garçon ! Vous ne voyez vraiment aucun sujet sur lequel je pourrais désirer vous entretenir ? Quelque chose qui se serait passé dimanche soir, peut-être ? Cherchez bien !
—Dim… Eh bien, je… nous avons eu une… un différent, avec Lily, et elle a décidé d'aller passer quelques jours dans la maison de sa mère, si c'est de cela que vous parlez. Je sais que vous nous avez clairement demandé de ne prendre aucun risque, aussi, dès lundi, j'ai demandé aux McKinnon s'ils voulaient bien l'héberger. En sa qualité de née-moldue, elle était trop exposée, seule à Manchester. Maintenant, elle ne risque plus rien.
—Les désaccords sont des choses qui arrivent dans tous les couples et je suis conscient que miss Evans a son caractère. Je suis heureux d'entendre que vous vous souciez de la sécurité de votre fiancée, même lorsqu'elle est loin de vous, mais ce n'est pas tout à fait à cela que je pensais. Pas directement, en tout cas.
Le visage du jeune homme se durcit alors qu'il comprenait où son interlocuteur voulait en arriver.
—Serv-Snape !
—Ah, je vois que vous commencez à retrouver la mémoire !
—Qu'est-ce qu'est venu vous raconter cette petite frappe ?
—A ma connaissance, ni monsieur Snape ni personne d'autre ne s'est plaint de rien. Mais vos amis ont eu la sagesse de s'inquiéter pour vous et de venir me prévenir de ce qui s'est passé. Si j'ai laissé s'écouler quelques jours, c'est en partie pour me donner le temps de la réflexion, mais aussi pour être certain qu'aucune poursuite n'avait été engagée contre vous, ainsi qu'il en aurait parfaitement le droit. Je pensais que ces querelles ne survivraient pas à votre scolarité, et je m'aperçois avec peine que je me suis trompé. Puis-je savoir quelle mouche vous a piqué, James ? Quelle justification pouvez-vous invoquer pour avoir employé un sort de torture sur un homme que vous aviez au préalable blessé et désarmé sans raison apparente ?
—Je…
—Vous ?
—Je suis désolé. Lily venait de partir, j'étais furieux, autant contre elle que contre moi. J'avoue que je l'ai suivie, et lorsque je l'ai vue sortir de chez Snape… Voir qu'aussitôt après m'avoir quitté, elle puisse désirer aller le voir, lui ! J'ai eu peur que… qu'ils… Vous ne le savez peut-être pas, mais ils sont sortis ensemble, il y a quelques années. Je… j'ai vu rouge, j'étais hors de moi, malade de jalousie !
—Avant d'être un temps son petit ami, il avait surtout été, et ce pendant des années, son meilleur ami. N'auriez-vous pas plutôt pu vous dire que se retrouvant seule, il soit normal qu'elle ait voulu se confier à un ami ? Ou plutôt à une amie… mais malheureusement pour monsieur Snape, miss Granger était ici, pour passer ses ASPICs. Avez-vous tellement peu confiance en votre fiancée que vous puissiez la soupçonner de vouloir se jeter dans les bras de son ex-petit ami en sortant de chez vous ? Pour une simple dispute ? Et de plus en trahissant au passage une amie, avec laquelle elle sait qu'il partage désormais sa vie ? Avez-vous donc si peu de considération pour miss Evans ?
—Vous… vous savez ?
—Je sais beaucoup de choses. Et je peux comprendre que la jalousie puisse à la rigueur expliquer un pugilat, et encore je ne m'étendrai pas sur la manière dont vous l'avez attaqué, mais pas un Doloris ! Rien ne peut excuser cela. C'est de la torture, Potter, de la torture ! Vous vous êtes abaissé au même rang que ceux que nous combattons, en commettant cet acte !
—Je… je n'étais plus moi-même ! Je suis désolé ! C'était…
—Une plaisanterie ? La voix de Dumbledore était froide et coupante comme une lame d'acier. « Je pense qu'au contraire, vous étiez tout à fait vous-même ! Asséna-t-il.
—Je…
—J'ai minimisé et couvert beaucoup trop de vos 'plaisanteries', au cours de ces dernières années, et ce faisant, je m'aperçois que j'ai contribué à vous donner l'impression que vous étiez au-dessus des lois, à vous et à vos camarades.
—Croyez-vous que lui ou ses semblables les respectent, vos lois ? Agressa James en relevant la tête, dans une piètre tentative de rébellion, qui se heurta à un mur de glace. Dumbledore ne se donna même pas la peine d'élever la voix.
—Puis-je savoir qui vous appelez ses semblables, monsieur Potter ?
—Les partisans de Vous-savez-qui, bien sûr ! Les Mangemorts… Pouvez-vous penser un seul instant qu'il n'ait pas rejoint leurs rangs dès sa sortie de l'école ?
—C'est une très grave accusation que vous portez-là ! Avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
—Des preuves ? Quelles preuves vous faut-il ? C'est un Serpentard, c'est… enfin, c'est Snape !
—Et cela constitue une preuve valable, selon vous ? Quelle valeur croyez-vous que cet argument pourrait avoir devant le Magenmagot ? Et à supposer même que cela soit exact, ce que je ne pense pas, encore vous faudrait-il apporter aussi la preuve qu'il a commis des actes répréhensibles. Il n'est encore pas interdit de faire partie d'une organisation, dans notre pays, sinon nous serions tous les deux hors-la-loi.
—Ça n'a rien à voir ! Et puis nous, nous sommes du bon côté.
—C'est exactement la même chose, au contraire. Quant au côté… souvenez-vous que ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire, et que pour le moment, si nous tenons compte des forces en présence, ce ne sont hélas pas les nôtres qui sont les plus importantes, ni les plus mieux placées sur l'échiquier, pour gagner cette partie.
James sembla se tasser. Baissant la tête, il tenta la carte de l'humilité.
—Je suis vraiment désolé d'avoir failli vous mettre en difficulté, monsieur ! Vraiment !
—Vous n'avez jamais failli me mettre en difficulté, James. Et le jeune homme perçut sans peine le message… cette fois, si Servilus avait décidé de donner suite, il ne s'en serait sûrement pas sorti indemne... S'il décidait d'en rester là, la dette de vie que le Serpentard avait contractée envers lui lorsqu'il l'avait aidé à sortir sain et sauf de la Cabane Hurlante serait largement payée. « Mais vous avez gravement blessé et torturé un homme innocent sans aucune raison. Alors vous allez maintenant me dire quels sont vos griefs contre Severus Snape. Pendant sept ans, j'ai préféré détourner les yeux et penser qu'il s'agissait de querelles entre enfants, puis adolescents, mais c'est manifestement plus grave que cela. Dites-moi ce qu'il vous a fait, pour que vous puissiez en arriver là, aujourd'hui.
—Je…
—Rien ! Il ne lui avait rien fait !
Les deux hommes tournèrent ensemble la tête vers la porte, dans l'encadrement de laquelle se tenait une Lily Evans livide.
—Vous êtes en avance ! Fit sèchement remarquer Dumbledore.
—Je le sais. En fait, monsieur, j'espérais pouvoir vous parler, avant l'arrivée des autres. Je pensais que vous seriez seul. J'ai frappé, mais personne n'a répondu, et comme vous nous aviez dit que nous pouvions vous attendre dans votre bureau, si vous étiez absent… Je ne voulais pas être indiscrète !
—Entrez, miss Evans, je me doute bien que vous ne vouliez pas nous espionner, se radoucit le directeur. « C'est ma faute, j'aurais dû verrouiller la porte. Mais ce qui est fait est fait. Votre intervention est peut-être bienvenue, finalement, puis-je vous prier de continuer ?
—Lily !
—Je t'en prie James, tais-toi ! Se tournant vers Dumbledore, elle poursuivit : « Je ne savais pas qu'il s'était passé quelque chose entre James et Severus. J'habite chez les McKinnon depuis plusieurs jours, et personne n'a jamais évoqué le sujet devant moi, mais lorsque Sirius et Remus sont venus me chercher, à Cokeworth lundi matin, pour me convaincre de m'y installer en attendant, je les cite 'que les choses se clarifient entre James et toi', j'ai bien vu qu'ils me cachaient quelque chose, et Sirius a toujours l'air gêné en ma présence, lorsqu'il vient voir Marlène. Et maintenant, je viens d'entendre les mots gravement blessé et torturé. Je veux savoir !
—Asseyez-vous miss Evans. Si vous n'avez jamais entendu parler de rien, c'est parce qu'hormis James, Sirius et Remus, personne d'autre n'est au courant, du moins, dans votre entourage. Je n'ai moi-même entendu que la version de Remus, qui n'est arrivé chez monsieur Snape qu'à la fin de la scène, et a heureusement réussi à maîtriser votre fiancé. Je comptais d'ailleurs demander à monsieur Potter, puisqu'il n'a pas nié les faits, de me montrer ses souvenirs, afin que je puisse me rendre compte par moi-même de leur réelle gravité. Se tournant vers James : comme je viens de le dire, je n'ai aucun autre témoignage que celui de l'un de vos meilleurs amis, je dois vérifier que les choses ne sont pas encore plus graves que ce qu'il m'a raconté.
—Et si je refuse ?
—Si tu refuses, je n'hésiterai pas à te Pétrifier moi-même, pour te les prendre de force !
Dumbledore leva une main apaisante.
—Ce n'est pas tout à fait de cette façon que cela fonctionne, miss, mais il existe effectivement d'autres manières, de vous obliger à nous les montrer, James. Et dans votre intérêt, il vaudrait mieux que cela reste entre nous, croyez-moi ! D'un geste de la main, il fit venir à eux la Pensine de pierre qui était posée sur un guéridon, dans un angle du bureau. « Et je ne vous conseille pas de tenter d'altérer quoi que ce soit, vous n'êtes pas assez bon Occlumens pour cela !
Après que James se fut exécuté, à contre-cœur, Dumbledore l'obligea encore à plonger avec Lily et lui dans la Pensine, afin qu'il puisse contempler ses souvenirs de l'extérieur. Lorsqu'ils reprirent, tous les trois, pied dans la réalité, Lily se laissa tomber dans un fauteuil, l'air horrifié et une main posée sur sa bouche pour réprimer un haut-le cœur. James paraissait lui-même assez choqué par ce à quoi il venait d'assister, il était blafard, et Dumbledore n'avait jamais semblé autant en colère.
—Je vous repose la question, monsieur Potter. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ? Que vous a fait monsieur Snape pour que vous le poursuiviez d'une telle haine depuis des années ?
—Je… je ne m'étais pas rendu compte… dans le feu de l'action, je… je reconnais que j'ai perdu mon sang froid, mais Je vous jure que…
—Répondez !
—Il ne lui avait rien fait ! Répéta Lily qui s'était reprise, et elle raconta la scène qui s'était déroulée dans le Poudlard Express, huit ans auparavant. « Il voulait juste être réparti dans la même maison que sa mère… comme James voulait l'être dans celle de son père. Lorsque lui et Sirius ont commencé à nous insulter, en lui donnant ce surnom ridicule, nous sommes sortis du wagon sans plus insister, mais depuis… oh Merlin ! Severus avait déjà été tellement… et toi… les autres… et moi ! Seigneur qu'avons-nous fait ?
—Ne nous mets pas non plus tout sur le dos, Lily, il ne se gênait pas pour…
—Pour quoi ? Pour se défendre ? Parce qu'en plus, il aurait fallu qu'il se laisse faire sans réagir ? Tais-toi, tu me dégoutes ! Et je me dégoute presque autant moi-même, de ne pas avoir réalisé tout ce qu'il se passait, et ce à quoi cela le menait ! Je m'en veux de ne pas avoir su, ou voulu, prendre en compte la situation dans laquelle vous l'aviez mis lorsqu'il m'a traitée de Sang-de-bourbe ! Si j'avais accepté de l'écouter, si je lui avais au moins pardonné, même si nous n'aurions peut-être pas pu rester amis… Comment ai-je pu me laisser embobiner par tes belles paroles ?
—Lily ! C'est… c'est pour toi que… je t'aimais… depuis le premier jour. Je ne comprenais pas ce que tu lui trouvais. Et dimanche… j'ai eu peur de te perdre.
La jeune fille leva la tête pour le fixer, le regard dur.
—Eh bien tu n'as plus à avoir peur, c'est fait, maintenant !
—Je t'en supplie, pardonne-moi ! Donne-moi une chance ! Je ne savais plus ce que je faisais !
—Te… pardonner ? Tu as encore l'arrogance de penser que je pourrais te pardonner une chose pareille ? Je t'ai déjà pardonné beaucoup trop de choses, James, mais c'est fini, j'ai terminé de fermer les yeux !
—Snape est un Mangemort, tu crois qu'il n'a jamais fait pire ?
—Severus n'est pas un Mangemort, et même s'il l'avait été, rien ne t'autorisait à agir de cette manière sans raison, ni avec lui, ni avec un autre ! Ce sort n'est même pas un sort de combat, c'est un sort de torture, James ! De torture !
James se tourna vers Dumbledore, qui le regardait d'un air froid. Toute arrogance l'avait quitté, il paraissait vraiment misérable.
—Dites-moi ce que je dois faire… je suis prêt à n'importe quoi pour me racheter !
—Il n'y a pas grand-chose que vous puissiez faire pour cela, James. Je doute que monsieur Snape accepterait vos excuses, même si vous étiez disposé à les lui offrir. Et même dans ce cas, je doute aussi qu'elles seraient sincères. Tout ce que vous pouvez faire, c'est essayer d'agir au mieux dans votre vie de tous les jours, en espérant que vos actes futurs rachèteront votre faute. Tout ce que je puisse faire moi, c'est de vous donner une chance de prouver que vous pouvez changer, mais en ce qui concerne miss Evans, c'est à elle seule de décider si vous méritez aussi une seconde chance à ses yeux… Mais je crains que vous ne deviez éventuellement terminer cette conversation plus tard, termina-t-il en se tournant vers la porte. « Bonjour Alastor, Fabian, Gideon…
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