Chapitre 38

Pendant de longues minutes, Ianto fit couler l'eau en pressant l'éponge à quelques centimètres de la peau de son compagnon, puis quand elle eut trop refroidi, il vida la baignoire et ouvrit le battant pour lui permettre de sortir. Il l'enveloppa dans un peignoir et le frictionna doucement puis l'accompagna dans la chambre et le fit s'allonger sur le lit.

Il prit une petite bouteille et fit sauter le bouchon. L'immortel, couché sur le ventre, le regardait frotter ses mains enduites de liquide. Devant son regard interrogateur, le Gallois sourit.

– C'est un mélange que je fais moi-même, fit Ianto. J'utilise de l'huile de Gaulthérie, de menthe poivrée et d'arnica, pour leurs propriétés anti-douleur et anti-inflammatoire, que j'ajoute aux huiles de lavandin et de romarin à camphre, pour leurs vertus décontracturantes. Tu vas voir, tu te sentiras un homme neuf quand j'aurai fini.

Lentement, il commença à étaler le produit, commençant par le cou et les épaules, descendant doucement sur la colonne vertébrale, sentant les muscles se détendre progressivement sous ses doigts. Il poursuivit en direction des reins puis s'arrêta quelques instants pour changer de position, venant s'asseoir près de l'immortel qui soupirait doucement.

Il prit un bras et le massa lentement, passant sur toutes les zones jusqu'au poignet pour finir par le bout des doigts et posa la main pour aller s'occuper de l'autre membre qui eut droit à la même attention. Avant de s'intéresser aux jambes du Capitaine, il se pencha et l'embrassa tendrement.

– Comment te sens-tu maintenant ?

– Très bien, tu as des doigts de fée, je confirme.

Ianto sourit puis s'assit près des jambes de son époux et commença son massage, descendant lentement jusqu'au mollet puis la cheville pour finir par les orteils. Il releva la tête en entendant le leader rire.

– Tu me chatouilles, fit-il sans bouger.

– Désolé.

– Ce n'est rien, continue, souffla-t-il.

Le Gallois obéit et s'occupa de la seconde jambe. Quand il eut terminé, il alla se laver les mains puis revint près de l'immortel qui n'avait toujours pas bougé.

– Tu devrais te retourner, tu seras mieux installé, fit-il doucement.

Il l'aida à changer de position puis rabattit la couette sur son corps.

– Est-ce que tu as faim ?

– Un peu, mais je ne sais pas si je vais pouvoir avaler quelque chose, j'ai la gorge irritée, ça ira mieux demain.

– Tu avais un tube dans la gorge, sais-tu pourquoi ils te l'avaient mis ?

– Non, je n'en ai aucune idée, mais je priais pour qu'ils ne me tuent pas, souffla le Capitaine, des larmes dans les yeux.

– Ok, c'est fini, tout va bien maintenant, fit le Gallois pour rassurer. Pour manger, je peux te proposer un potage, ça devrait descendre tout seul.

– Je veux bien.

Ianto posa un baiser sur son front et partit dans la cuisine. Il prépara le bol pour son amant et mélangea quelques gouttes du décontractant que Owen lui avait donné puis il repartit vers la chambre. Assis auprès du leader, il l'aida à boire puis le rallongea.

– Maintenant, tu vas dormir un peu et demain, je resterai avec toi. Owen et Neill pourront se débrouiller.

– D'accord, fit Jack en fermant les yeux, se laissant envahir par une douce torpeur.

Ianto s'assura qu'il était bien couvert et sortit de la chambre. Tout en se préparant un plat, il téléphona au médecin pour le rassurer et le prévint que le lendemain, il resterait avec son époux.

Après avoir dîné et pris une douche rapide, il se coucha près de son compagnon et celui-ci vint se lover contre lui. Le Gallois lui caressa tendrement les cheveux et posa un baiser sur son front, puis se laissa gagner par le sommeil.

Au milieu de la nuit, il fut brutalement réveillé par un hurlement. Il se redressa et vit le Capitaine plié en deux sur le lit, les mains croisées sur son ventre.

– Jack, qu'y a-t-il ? demanda-t-il inquiet.

Mais le leader ne répondait pas et gardait les yeux fermés, le visage crispé par une douleur lancinante. Le jeune homme ne savait pas quoi faire et il décida d'appeler le médecin.

– Ianto, fit Tosh en décrochant.

– Excuse-moi de vous déranger, il faut que je parle à Owen.

– Bien sûr, je te le passe, fit-elle en secouant son mari.

– Oui Ianto, qu'y a-t-il ? répondit le médecin après quelques instants de silence.

– C'est Jack, je ne sais pas ce qu'il a, mais il semble souffrir. Je ne sais pas ce que je dois faire.

– Très bien, j'arrive, je n'en ai pas pour longtemps, fit son collègue en se levant rapidement. Peux-tu me dire s'il a de la fièvre.

– Il ne me semble pas, répondit le Gallois après avoir passé sa main sur le front de son époux.

– Je suis chez toi dans dix minutes.

Il raccrocha et s'habilla rapidement. En sortant de la salle de bain, il vit que Tosh était, elle aussi, vêtue et qu'elle l'attendait.

– Tu aurais dû rester couchée.

– Non, je viens avec toi, tu peux avoir besoin de moi, fit-elle en lui tendant son blouson.

– Ok, on y va.

À cette heure de la nuit, les rues étaient dégagées et ils arrivèrent très vite à la villa. La jeune femme sonna et le Gallois vint rapidement leur ouvrir, les faisant pénétrer dans le salon.

– Il s'est un peu calmé, mais il semble souffrir, fit Ianto.

– Je vais voir ça.

Le médecin se rendit auprès du leader et l'examina consciencieusement. Quand il eut terminé, il se tourna vers son ami qui attendait de savoir ce qu'il se passait.

– Bien, il n'a pas l'air d'avoir de souci particulier, je pense qu'il a fait un cauchemar avec tout ce qui lui est arrivé. J'ai trouvé la trace d'un produit hallucinogène dans son sang. Je pense qu'ils ont fait toutes sortes d'expériences sur lui et ont pu lui faire croire n'importe quoi. Tu devrais rester prudent et à son écoute. Les effets vont disparaître mais il faudra être patient.

– D'accord, mais les petits vont bien ? demanda Ianto.

– Oui, tu pourras le lui dire, je pense que ça le rassurera. Bien, nous allons te laisser et appelle-moi en cas de besoin.

– Je vous remercie d'être venus. Je suis désolé de vous avoir dérangés en pleine nuit.

– Ne le sois pas, fit Tosh, c'est bien normal, crois-moi. Je te téléphone demain pour avoir des nouvelles et veille sur lui.

Elle posa un baiser sur sa joue et ouvrit la porte pour aller à la voiture. Le médecin le salua et Ianto referma derrière lui puis retourna dans la chambre. Il s'allongea près de son époux et celui-ci retrouva rapidement l'abri de ses bras. Le Gallois ferma les yeux, écoutant la respiration régulière de son compagnon et finit par s'assoupir.

Au matin, Ianto s'éveilla le premier et regarda son époux dormir. L'opération s'était bien passée et ils avaient réussi à le tirer des griffes de ce Général qui se prenait pour Dieu le Père ! Il approcha sa main, mais suspendit son geste en voyant le Capitaine se crisper dans son sommeil. Durant sa captivité, il avait subi des examens qui avaient mis son organisme à rude épreuve mais sa solide constitution avait pu en palier les effets. Restait à savoir comment les fœtus avaient supporté les divers actes auxquels l'immortel avait été soumis.

Il finit par renoncer à le toucher et quitta le lit pour aller se faire un café. En sortant de la chambre, il ferma doucement la porte après un dernier coup d'œil au leader. Il alluma la cheminée et s'assit devant en buvant sa boisson. Son téléphone vibra sur la table basse et il le saisit, voyant le nom du médecin s'afficher.

– Salut Owen, fit-il

– Bonjour Ianto. Alors, comment ça va ?

– Il dort encore, je n'ai pas voulu le réveiller, mais je m'inquiète. Il semble faire des cauchemars assez régulièrement. Que puis-je faire pour l'aider ?

– Pour le moment, rien du tout ! Contente-toi d'être près de lui, il faut qu'il se sente soutenu. Je passerai cet après-midi pour l'examiner.

– D'accord. Vous vous en sortirez au centre ?

– Ne t'en fais pas pour ça. Nous sommes quatre, on arrivera à gérer. Occupe-toi de lui, il en a besoin.

– Merci, fit-il avant de raccrocher.

Il se leva et alla dans le bureau, il lui fallait contacter l'artisan qui devait venir décorer les chambres des enfants. Le début du chantier était prévu pour la semaine suivante et il préférait repousser de quelques jours, voire quelques semaines. L'entrepreneur comprit parfaitement sa position et accepta la nouvelle échéance. Ianto l'informa qu'il recevrait une compensation et l'homme l'en remercia après avoir essayé de l'en dissuader.

Quand il passa devant la porte de la chambre, il entendit des gémissements et ouvrit doucement. L'immortel se débattait dans les draps, le visage en sueur et le jeune homme se précipita à ses côtés. Il s'assit sur le bord du lit et lui caressa tendrement le visage, laissant dérouler une longue litanie de mots gallois qui eurent pour effet de calmer son époux. Avec un soupir, il se détendit et continua de dormir. Cependant, quand Ianto voulut se lever, il se rendit compte que son poignet était fermement tenu par le Capitaine qui crispait ses doigts par moments. Il tenta de se libérer, mais n'y parvenant pas, il se déplaça et se coucha près de lui.

Au bout d'une heure, Jack ouvrit doucement les yeux et croisa le regard de son époux. Ianto se redressa et l'embrassa tendrement puis il s'écarta avant retrouvé sa liberté de mouvements, attendant que son compagnon lui parle. Mais aucun son ne sortit de sa bouche, visiblement, il cherchait à savoir s'il était dans un rêve ou si son Gallois était bien près de lui.

Parle-moi Jack. Dis-moi ce qui ne va pas.

L'immortel sursauta, les paroles s'étaient glissées dans son esprit et il pensa qu'il était toujours dans les mains de l'Unit. Une larme coula le long de sa joue et son époux s'inquiéta.

– Non, ne pleure pas, je t'en prie, tout va bien. Tu es chez nous, tenta Ianto.

Le regard perdu, le leader essayait de se focaliser sur la voix qu'il entendait. Il sentait l'odeur de son compagnon et la caresse de sa main sur sa peau. Il ne rêvait donc pas, à moins que le Général ne lui ait, de nouveau, fait injecter ce produit qu'il lui donnait régulièrement.

Le jeune homme ne savait plus quoi faire, puis brusquement, il eut une idée. Il s'installa à califourchon sur son époux qui ne le quittait pas du regard et prit son visage entre ses mains. Il ferma les yeux un instant pour trouver, au fond de sa mémoire, tous les détails de l'image qu'il voulait lui montrer, puis il se connecta à son esprit et vrilla son regard dans le sien. Peu à peu, il vit les prunelles azur étinceler doucement et un soupir s'échappa des lèvres entrouvertes.

Rappelle-toi, Jack, souviens-toi de cette plage que tu m'as fait découvrir. Qui d'autre que moi pourrait la connaître ?

– Ianto ?

– Oui Cariad, je suis là, fit le Gallois en posant un léger baiser sur ses lèvres.

Jack passa sa main derrière sa nuque et l'attira à lui pour approfondir l'échange, il voulait se persuader qu'il ne rêvait pas. Non, il en était maintenant certain, c'était le cas. Aucun de ses rêves n'auraient pu reproduire toutes les sensations que faisaient naître ce corps qui se pressait contre le sien, cette langue qui caressait la sienne, cette odeur qui s'insinuait dans ses narines, ces doux mots gallois qui lui étaient murmurés dès que leurs lèvres se séparaient.

Après un long moment, il ouvrit les yeux et plongea dans ceux de son époux qui lui souriait. Le téléphone sonna, obligeant le jeune homme à quitter rapidement les bras de son amant. Il alla répondre puis revint quelques minutes plus tard avec un café qu'il posa sur la table de nuit.

– C'était l'électricien pour les alarmes de porte. Je lui ai demandé de repousser son passage à la semaine prochaine. Je veux que tu te reposes, c'est important.

– Ian…

– Oui Cariad.

– Depuis combien de temps…

– Nous t'avons récupéré hier, mais tu as été absent quinze jours.

Visiblement, l'immortel tentait de se souvenir de ce qu'il s'était passé pendant qu'il était retenu, mais il n'arrivait pas à tout se rappeler.

– Comment…

– Comment nous avons fait ?

– Oui.

– Owen a demandé à des amis militaires de nous donner un coup de main. Il a terminé la formule du Retcon qu'il a décliné en version liquide. Nous avons investi l'Unit et obligé tout le monde à s'hydrater, ainsi, ils en ont tous pris. Nous avons effacé les quarante derniers jours de leur mémoire et détruit tous les fichiers te concernant. Ils n'ont plus rien sur le Docteur également, il va être tranquille.

– Pourquoi quarante ?

– C'est le temps qu'ils ont eu depuis le moment où le Général a reçu la copie de ton échographie. Owen ne savait pas que les images étaient conservées dans le serveur, il a donc fallu faire table rase de tout ce qui aurait pu les ramener à toi. Je me suis également occupé de McFernan, il ne faut pas t'inquiéter. Quand ils se sont réveillés, je pense qu'ils ont dû avoir quelques soucis, mais Tosh et Eirian surveillent les ordinateurs. Si quelque chose n'est pas normal, elles le sauront rapidement. Quand tu iras mieux, on contactera Martha pour qu'elle prévienne le Docteur.

– Elle n'était pas à l'Unit ?

– Non et de toute façon, elle n'aurait pas eu droit au même traitement que les autres. Elle est de notre côté, n'est-ce pas ?

– Oui, souffla l'immortel.

– Tiens, tu devrais le boire avant qu'il ne soit froid, fit le Gallois en lui mettant la tasse dans les mains.

Il le regarda boire par petites gorgées et passa tendrement ses doigts dans ses cheveux. Le Capitaine gardait les yeux fermés, se raccrochant à la douceur du geste. Après tout ce qu'il avait subi, il avait l'impression d'être au paradis.

– Merci, fit-il en rendant le mug.

– Tu devrais te reposer maintenant, Owen va venir ce soir pour t'examiner.

– Reste avec moi, le supplia-t-il.

– Si tu veux, répondit le Gallois en s'allongeant près de lui. Viens.

Son époux se lova dans ses bras et attrapa sa hanche, s'ancrant dessus comme à une bouée en mer. Peu à peu, Ianto le sentit se détendre puis sa respiration se fit plus régulière, l'immortel venait de s'endormir.

Quand son estomac commença à gronder, le jeune homme se dégagea doucement et quitta la chambre, laissant la porte entrouverte. Il se prépara un plat qu'il mangea devant la cheminée, regardant danser les flammes qu'il avait ranimées. Un léger bruit lui fit tourner la tête et il vit son époux venir à lui d'un pas incertain. Il se leva et alla lui proposer son bras pour l'accompagner jusqu'au canapé où il s'installa.

– Veux-tu manger quelque chose ?

– Je n'ai pas très faim.

– Je m'en doute, mais il faut que tu penses à te nourrir correctement et n'oublie pas que pour eux, fit-il en posant sa main sur son ventre, c'est la même chose.

– Tu es sûr qu'ils sont toujours là, je n'ai plus de sensations, je ne….

– Ne t'en fais pas, le coupa-t-il, si ça peut te rassurer, je vais demander à Owen de te faire passer ton échographie aujourd'hui.

– Tu ferais ça ?

– Évidemment, ne bouge pas, je vais chercher le téléphone, fit-il en se levant.

L'immortel ne le quittait pas des yeux et le jeune homme revint s'installer près de lui. Il contacta le médecin qui fut heureux de savoir que son leader était debout. Il promit de venir avec l'appareil et le Gallois lui proposa de rester dîner. Un couple à la fois n'allait pas trop fatiguer le Capitaine, le lendemain, il en ferait de même avec Neill et Eirian. Il estimait qu'il était important que chacun voie qu'il allait mieux et pour cela, il fallait qu'il se sente entouré par ses amis.

Avant de reposer le combiné, il téléphona au traiteur, passant commande pour se faire livrer vers 18 h des mets préférés de l'immortel. Celui-ci ne le quittait pas du regard, écoutant la voix de son époux. Elle lui avait tellement manqué tout au long de ces quinze jours de séparation !

– Veux-tu aller faire quelques pas dans le jardin ? demanda le Gallois, je pense que ça te ferait du bien.

– D'accord.

– Ok, ne bouge pas, je vais chercher ton manteau et tes chaussons, ce n'est pas la peine d'attraper la mort.

– Tu sais bien qu'elle ne veut pas de moi ! essaya-t-il d'ironiser.

Ianto lui sourit, son époux tentait de paraître détendu, mais il sentait bien que ce n'était pas simple. Il se rendit dans la chambre et rapporta également des chaussettes. Agenouillé devant lui, il les lui passa et le laissa mettre ses pantoufles puis il lui tendit son manteau, l'aidant à l'enfiler. Après que le Gallois se soit également bien couvert, ils passèrent la baie vitrée et firent quelques pas sur le chemin de dalles qui courait sur la pelouse à moitié recouverte de la neige fine qui était tombée la nuit précédente.

L'air froid leur tira des volutes de vapeur, mais ils restèrent quelques minutes à regarder les oiseaux qui cherchaient leur pitance sur le tapis blanc. Ianto fit demi-tour et rentra dans la maison, revenant quelques secondes plus tard avec du pain émietté qu'il leur lança. Les volatiles, toujours plus nombreux, se jetèrent littéralement sur cette manne et repartirent aussi vite qu'ils étaient arrivés.

– Nous devrions rentrer maintenant, il faut que tu manges quelque chose, insista le Gallois.

Ils retournèrent à l'intérieur et le jeune homme aida son époux à retirer son manteau puis le laissa s'installer sur le canapé. Dans la cuisine, il fit réchauffer un bol de sa soupe préférée et la lui apporta.

– Tiens, bois ça, ça va te faire du bien.

– Je…

– Ah non, je ne tolèrerai pas un refus. Tu dois te nourrir, vous en avez besoin… tous les trois.

Les larmes au bord des yeux, l'immortel abdiqua et avala le liquide par petites gorgées. Ianto ranima le feu et vint s'asseoir près du Capitaine. Quand celui-ci eut terminé, il lui prit le bol et le posa sur la table puis s'appuya sur le dossier, ouvrant les bras pour que son leader vienne s'y réfugier, ce qu'il fit sans hésitation.

Mon Dieu, Jack, mais que t'ont-ils fait pour que tu sois dans cet état.

Il leva les yeux et fixa le Gallois sans rien dire, l'azur de ses yeux emprunt d'une grande tristesse.

Aime-moi, Ianto, fais-moi me sentir vivant.

Le jeune homme s'écarta doucement en captant la pensée et vrilla son regard dans le sien. Son époux semblait complètement perdu et il ne savait pas si sa demande était pertinente dans son état, mais pouvait-il refuser ? Lentement, il approcha son visage et posa ses lèvres sur celles de l'immortel, glissant sa main dans son cou et sur son épaule, descendant sur son torse en écartant le peignoir.

À suivre…