Bonjour à tous,

Je ne sais pas si je fais bien de poster aujourd'hui une semaine après les attentats mais il faut aller de l'avant comme on dit. Attention, il ne faut pas oublier les victimes quelles que soient leurs nationalités ou confessions religieuses et n'oublions pas Diesel non plus car c'est une victime aussi. Je ne suis pas en France en ce moment mais ça m'a rendue malade, triste et abasourdie comme tout le monde de voir ces choses. Par contre, je me dis que ceux qui sont en France doivent vivre avec la peur en ce moment donc le mieux que je puisse faire pour aider après avoir exprimé ma sympathie, soutien et cie partout y compris avec la bougie sur la fenêtre, c'est de changer un peu les idées des autres sans pour autant oublier les victimes.

Merci à tous pour les reviews dont celles d'Ary, Adenoide et Guest. Merci pour tes compliments Ary au sujet de la fiction, je reconnais que le style est enfantin au début mais comme tu as dit c'est en rapport avec les six ans d'Harry. A présent, ce petit bonhomme n'est pas très grand non plus à sept ans mais l'innocence de l'enfance se heurte à certaines réalités. Attention, je n'entend pas briser son enfance mais il vaut mieux qu'il soit informé des faits au lieu de se retrouver comme le dindon de la farce au moment de son entrée à Poudlard.

Pour ce qui est des Dursley, c'est la maladie de Dudley qui leur a servi d'électrochoc et leur a permis de retrouver la raison au sujet de leur fils-neveu.

Pour ce qui est de Sirius, comme dit Adenoide, ce ne serait pas juste de le faire moisir en prison mais je ne sais pas s'il sera en mesure d'accepter la nouvelle vie d'Harry comme Guest l'a souligné. De plus, Sirius a passé des années en prison donc il ne me semble pas judicieux de lui montrer Harry tout de suite (certes, il n'est pas fou mais bon: je pense que Sirius a besoin d'un peu de recul sinon il risque de prendre Harry pour le sosie de James et tentera d'en faire un James Bis). Aussi, je pense qu'il lui faut d'abord reprendre pied si jamais il sortira de prison après un procès.

Pour ce qui est de Dumbledore, j'ai toujours trouvé son attitude ambiguë car je suis étonnée par le fait qu'il ai vraiment cru que Black avait livré les Potter.

Pour ce qui est de Vernon, il a simplement fait preuve de logique en entendant le récit des enfants. Enfin, je pense qu'il a l'habitude de raisonner dans son travail que ce soit pour des projets commerciaux ou la vente des produits donc Dursley est probablement soucieux des détails et s'est aperçu de ce fait.

Enfin, l'attitude de Robert-Bruce peut sembler irrationnelle mais il ne faut pas oublier que ce gamin n'a que six ans. Je ne le justifie pas, néanmoins, c'est encore un gosse et puis ses parents ont du le gâter d'avantage durant la maladie. De plus, il vit un rêve éveillé depuis sa guérison et la révélation de sa magie donc il ne se rend pas compte des choses. Par contre, c'est vrai que Robert risque d'avoir un retour de bâton plus tard s'il ne grandit pas. Enfin, les Parkinson sont désunis à cause de leur peur, leurs préjugés et leur confusion face au phénomène cracmol.

Voilà, je vous souhaite bonne lecture puis on se retrouve en bas pour un détail qui va probablement vous surprendre. Cette chose est volontaire donc j'ai changé la donne sans respecter le canon.


La mère et le fils se rafraîchirent un peu avant de rejoindre les autres en compagnie de Vernon. Harry perturbé n'avait pas très faim, néanmoins, il se força à manger quelques bouchées de gâteau sous le regard inquiet de Dudley et Hermione conscients de la raison de son trouble mais aussi Pansy songeuse. La fillette n'était pas certaine de sa supposition, cependant, des doutes avaient été semés dans son esprit à cause du comportement du petit garçon ainsi que ses demandes. Effectivement, la fillette avait enfin réalisé les bizarreries de la famille Dursley, même si, elle ne connaissait pas grand-chose aux moldus, puisque l'enfant avait compris durant son séjour à l'hôpital qu'ils étaient totalement similaires aux sorciers du point de vue biologique: aussi, Mrs Dursley ne pouvait pas avoir eu Duddy en juin puis son frère Harry en juillet s'ils étaient tous deux nés en 1980.

Pansy songeuse s'attarda ensuite sur la coupe de cheveux d'Harry dont la frange était extrêmement longue malgré la chaleur. La fillette contempla également les cheveux coupés en brosse de Dudley puis elle se demanda si le second petit Dursley dissimulait quelque chose sous sa longue frange. De plus, elle estima silencieusement qu'un petit moldu normal ne chercherait pas autant d'informations sur les amis d'une tante qu'il n'avait pas connue et encore moins sur Sirius Black. Enfin, Mrs Dursley semblait encore bouleversée après le récit de Robert-Bruce et Harry était plutôt silencieux depuis donc ces gens cachaient quelque chose selon la fillette. Toutefois, Pansy dut chasser ses pensées afin de répondre à son cousin désireux d'attirer son attention pour le plus grand dépit de Pétunia qui voulait entraîner la fillette à l'écart pour lui parler. La jeune femme finit par s'éclipser un instant dans la cuisine puis Vernon la suivit.

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Une fois seule avec son mari, Pétunia lui fit part de son désappointement mais aussi son inquiétude car aucun d'eux ne savaient s'ils reverraient la petite Pansy avant la fête donnée par les Mac Kintosh. Aussi, Mrs Dursley ne voulait pas perdre son occasion aujourd'hui puisqu'elle ne pourrait pas rester seule avec la fillette et Harry durant la fête. Au cours de la conversation, Pétunia demanda à Vernon s'il détenait une idée quelconque: son mari penaud confessa son ignorance, néanmoins, il finit par se souvenir que les garçons avaient crevé leur ballon et se lamentaient de ce fait avant d'en parler à la jeune femme. Pétunia affirma qu'il avait finalement trouvé une bonne idée puisque les garçons seraient certainement ravis de le suivre au centre commercial pour acheter un nouveau ballon. Les Dursley pourraient aussi envoyer Hermione flâner dans les rayons des livres avec Marge pendant que Pétunia en profiterait pour s'isoler avec Pansy sous le prétexte de lui montrer les poupées moldues ou d'autres trucs qui n'intéresseraient pas Hermione.

De cette manière, Pétunia estimait éviter l'intrusion des autres enfants durant leur conversation. Les Dursley discutèrent encore un moment entre eux pour mettre leur plan au point avant de retourner auprès des enfants pour leur proposer de se rendre au centre commercial.

Au début, Harry hésita à suivre les autres car les révélations de ses deux amis le perturbait grandement et il désirait rester un peu seul, néanmoins, sa mère insista puis la moldue lui fit discrètement comprendre son idée en affirmant qu'il pourrait montrer plein de trucs moldus à Pansy pendant qu'Hermione choisirait un nouveau livre. Le petit garçon chassa donc ses pensées et se rapprocha de la fillette sans se soucier du regard surpris, voire, jaloux de Robert-Bruce.

XXXXXX

Ensuite, Vernon affirma faire le voyage en deux fois pour transporter tout le monde puis ils laissèrent un mot sur la porte à l'attention de Mrs Parkinson et Mr Rogue. La mention du nom du maître des potions provoqua un froncement des sourcils de la part de Robert-Bruce qui demanda à Pansy si elle était certaine que cet homme n'était pas méchant :

« _ Tu es certaine que ce type te fera pas de mal à toi ou à ta maman ?

- Ne dis pas de bêtises Robert-Bruce : Mr Rogue est gentil ! Protesta Pansy.

- Oui il est gentil sinon il ne serait pas venu nous voir, ni ne nous aurait fait un cours. Intervint Hermione.

- Les apparences sont parfois trompeuses Robert-Bruce : le professeur te fait peut-être peur à cause de ses vêtements noirs mais il n'est pas méchant. Dit Vernon.

- Mouais mais mon papa dit qu'il était avec les Mangemorts avant et qu'il devrait donc être en prison avec ses amis. Affirma Robert sans se soucier de la stupeur d'Harry et des autres.

- Robert tais-toi : le professeur Rogue a eu un procès lui aussi et le directeur Dumbledore l'a défendu puis il a été libéré ! Alors n'écoutez pas Robert parce que si Dumbledore le plus grand des sorciers a pris la défense de Mr Rogue c'est que le professeur a du sûrement faire semblant d'être méchant pour pouvoir faire des trucs pour lui pendant la guerre. Enfin, Mr Rogue ne serait pas le professeur de potions à Poudlard s'il était dangereux donc je pense qu'il n'a tué personne mais seulement fait des potions pour les autres ! Insista Pansy.

- Euh c'est vrai : les sorciers ne lui confieraient pas des enfants si c'était un homme méchant et encore moins si c'était un tueur. Reconnut Vernon encore abasourdi mais plus réaliste que les enfants.

- Il a été avec les méchants ? Demanda Harry inquiet.

- Oui mais je ne crois pas longtemps: il s'est peut-être trompé avant de changer d'avis ou alors il travaillait déjà pour Dumbledore et faisait donc semblant d'être méchant, sinon, pourquoi ce grand sorcier aurait défendu Mr Rogue pendant son procès ? Défendit Pansy avec fougue.

- Oui c'était peut-être un 007 sorcier donc il se faisait sûrement passer pour méchant auprès de ces gens pour pouvoir les espionner. Suggéra Dudley qui adorait James Bond.

- Oui ce doit être ça ou il a changé d'avis puis il a aidé les gentils sinon Dumbledore ne l'aurait pas aidé. Renchérit Pétunia surprise mais consciente de l'amour de Rogue envers Lily donc ce type n'aurait jamais rien fait contre elle ou Harry.

- Oui et puis Mr Rogue ne vous aurait pas invité, s'il ne voulait pas vous voir. Le professeur vous a accueilli chez lui donc il se moque que vous soyez des moldus ou des sorciers sang-mêlés. Enfin son papa était un moldu lui aussi donc le professeur est un sang-mêlé alors il ne ferait pas de mal aux moldus ! Rappela Pansy avec fougue.

- Severus aimait beaucoup ma sœur Lily donc il n'aurait jamais rien fait contre elle, ni nous. Enfin, je crois que tout le monde a droit à une deuxième chance. Renchérit Pétunia songeuse.

- C'est vrai. Reconnut Harry encore stupéfait mais soulagé de constater que Rogue avait changé d'avis ou n'était pas un vrai Mangemort comme les vrais méchants.

- Oui Pansy a raison: ce Mr Dumbledore ne confierait pas à des élèves au professeur Rogue s'il avait tué quelqu'un. Estima Vernon de nouveau puisqu'il était conscient que Dumbledore était très exigeant au sujet de la sécurité d'Harry donc ce sorcier l'était probablement aussi pour celle des autres enfants. _ »

Vernon renchérit également sur le fait que Rogue ne lui semblait pas malsain, ni malintentionné. Enfin Dumbledore ne confierait pas des enfants à un Mangemort convaincu ou un meurtrier donc le moldu estima que le sorcier était soit un repenti, soit un espion pendant la guerre.

Afin de changer de sujet, le moldu entraîna son petit groupe jusqu'au camping-car où Pansy curieuse s'assit à la dînette tout en essayant d'observer les gestes de Vernon sous le regard d'Harry mais aussi de Pétunia qui la contemplait depuis le rétroviseur. La jeune femme attendit cependant un moment plus opportun pour lui parler car les enfants restèrent avec elle pendant que Vernon allait chercher Marge.


Une fois tout le monde parvenu à destination, les Dursley entraînèrent les enfants à l'intérieur de la grande surface puis Vernon proposa aux enfants d'aller chercher un nouveau ballon. Hermione fit aussitôt la moue puis Marge lui proposa de venir avec elle au rayon librairie, ce que la fillette accepta volontiers. De son coté, Pansy suivit les garçons jusqu'à un rayon où elle observa avec curiosité les ballons en plastique puis en cuir montrés par Robert-Bruce manifestement passionné par ce sport. Toutefois, elle finit par s'en détourner après la proposition de Pétunia désireuse de lui montrer les jouets des fillettes moldues. Robert observa avec envie les ballons mais il décida d'accompagner Pansy, cependant, Dudley le retint en lui montrant un baby-foot mis en exposition avant de lui proposer de faire une partie.

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Harry profita donc de la distraction de son ami pour suivre Pétunia et Pansy. La fillette curieuse se rendit dans le rayon et contempla aussitôt les poupées ornées d'un énorme B sur la boite puis elle nota de nombreuses différences entre ces jouets moldus et les siens: plusieurs poupées étaient vêtues de robes élégantes comme leurs collègues sorcières, néanmoins, Pansy estimait que les fillettes moldues détenaient des figurines plus modernes mais surtout, très actives comme la figurine rock star, la cavalière, la pilote, la maîtresse d'école d'après le titre sur le carton, l'infirmière, le docteur, ou encore la guerrière comme la princesse She-ra et tant d'autres choses...

L'enfant était également intriguée par les voitures, les avions, les agences de voyage, le cabinet vétérinaire, l'école, le bureau, les magasins, les tenues. Pansy songeuse estima alors que ces poupées « travaillaient » ou du moins selon l'imaginaire des enfants. Elle ne put alors s'empêcher de remarquer le contraste avec leurs collègues sorcières toutes bien peignées, habillées dans de superbes tenues parfois bien plus raffinées que celles des moldues mais qui se contentaient d'attendre leur mari ou fiancé sorcier dans leurs belles maisons, leur manoirs, leurs châteaux, leurs calèches, voire, leurs donjons.

Après cette rapide analyse, Pansy estima donc les poupées sorcières bien moins « dégourdies » puisqu'elle-même mais aussi ses anciennes amies se contentaient de les pomponner puis de leur faire préparer du thé pour la figurine masculine…

Par contre, la petite Parkinson nota la similitude des distributeurs sorciers et moldus occidentaux puisque les poupées étaient blanches pour la plupart. Les anciennes amies de Pansy ou encore Millicent détenaient toutes des poupées anglaises vendues sur le Chemin de Traverse mais la petite Parkinson n'avait pas voulu jouer avec ces figurines au début. Les premiers temps, Patrick Parkinson pensait qu'il s'agissait d'un caprice, néanmoins, Naraantuya avait fait comprendre à son mari qu'il ne s'agissait pas d'une lubie de leur fille mais d'un problème d'identification puisque leur enfant ne parvenait pas à s'identifier à ces poupées blondes, brunes ou rousse qui ne détenaient aucuns traits asiatiques. La sorcière avait alors donné ses propres poupées à sa fille ravie de se retrouver un peu dans les yeux bridés et les cheveux noirs de ces figurines défraîchies mais parfaites à ses yeux.

Après avoir réalisé la justesse des propos de son épouse, Parkinson et Naraantuya avaient donc acheté des poupées asiatiques pour Pansy. Patrick avait cependant continué d'acheter également des poupées anglaises car il insistait souvent auprès de ses enfants au sujet de l'importance de connaitre toutes leurs racines. A la fin, sa fille s'était donc habituée à jouer avec des figurines asiatiques et occidentales.

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Au bout de quelques instants, Pansy chassa ses pensées puis elle continua son exploration du rayon avant de s'arrêter avec surprise devant un poupon asiatique. La fillette détenait plusieurs poupées mannequins mais aucun poupon car ces derniers ne l'intéressaient pas avant, néanmoins, elle avait changé d'avis à la vue de ce joli poupon ainsi que la vision de Lilymay. Dans un moment d'euphorie, Pansy voulut donc demander à Mrs Dursley de le lui acheter car elle estimait que sa mère rembourserait Pétunia dés son retour puisque son papa lui achetait souvent des poupées.

Toutefois, la réalité reprit aussitôt le dessus comme une douche froide puis la fillette songea que sa mère détenait déjà trop de frais pour préparer sa fuite et que son père ne lui achèterait pas le poupon puisqu'elle lui faisait honte. Aussi, la fillette estima ne pas devoir faire débourser de l'argent à ses parents, ni aux Dursley. Elle ne demanda donc rien puis la petite fille voulut s'éloigner des poupées avant de demander à Pétunia surprise si elle pouvait lui montrer son fertilisant préféré pour l'entretien de ses plantes.

La moldue affirma le lui montrer tout en retenant dans son esprit le poupon qui avait manifestement plu à la gamine. Effectivement, Pétunia estimait qu'un cadeau la ferait parler plus facilement et puis: le poupon n'était pas fabriqué par une grande marque, ni onéreux donc elle pourrait l'acheter sans problèmes.


Elle entraîna ensuite les deux enfants à la jardinerie où Pansy curieuse tenta de comprendre l'étiquetage des fertilisants avant d'estimer devoir étudier longuement afin de comprendre ces choses. Harry curieux nota encore une fois le clignement des yeux de Pansy face aux petits caractères de l'étiquette, néanmoins, la fillette affirma de nouveau ne détenir aucun problème de vue, ni avoir besoin de lunettes après avoir la question du petit garçon à ce sujet. Harry acquiesça puis Pétunia lui posa une question :

« _ Pansy tu peux nous en dire plus sur Sirius Black ?

- Robert vous a déjà tout dit sur lui. Répondit Pansy surprise.

- Je n'ai pas l'impression que tu sois d'accord avec lui. Insista Pétunia.

- Je ne connais pas ce monsieur. Précisa Pansy indécise et inquiète face à l'insistance de cette femme.

- Tu crois vraiment qu'il a fait les choses que Robert a dit ? Tenta Pétunia.

- Euh vous croyez vraiment qu'on peut parler de ça ici ? Demanda Pansy inquiète tout en observant la jardinerie.

- Il n'y a personne ici. L'encouragea Harry.

- Mm, je ne sais pas trop. Dit Pansy.

- On peut s'asseoir là-bas si tu veux. Proposa Pétunia en montrant le fond de la jardinerie où les employés du magasin avaient exposé un salon de jardin.

- Oui c'est plus discret. Acquiesça Pansy prudente qui cherchait à gagner du temps afin de réfléchir à ce qu'elle pouvait dire ou non.

- Alors allons-y. L'invita Harry._ »

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Ils se rendirent au salon de jardin et s'assirent sur une balancelle. Ensuite, Mrs Dursley saisit Lilimay pour la tenir dans ses bras puis Harry se rapprocha de Pansy et Pétunia car la fillette ne voulait pas parler à voix haute. D'ailleurs, la petite Parkinson contrôla à plusieurs reprises l'absence de moldus ou d'oreilles indiscrètes comme celles de Robert avant de reprendre la parole :

« _ Pourquoi vous voulez savoir ces choses ? Interrogea Pansy un peu inquiète.

- On est simplement curieux. Tenta Pétunia sous le regard incrédule de Pansy qui contempla longuement la frange d'Harry.

- Alors Pansy: tu crois que Sirius Black a fait ces choses ? Insista Harry inconscient des doutes de Pansy.

- Je ne sais pas mais les adultes pensent que oui car ils disent que c'était le gardien du secret des Potter. Déclara Pansy

- C'est quoi un gardien du secret ? Demanda Harry livide mais désireux de savoir la vérité.

- C'est un sorcier ou une sorcière qui garde le secret d'un autre sorcier. Répondit Pansy.

- Sirius Black gardait un secret des Potter ? Demanda Pétunia.

- Les gens disent que oui. Affirma Pansy tout en se demandant si elle pouvait passer sa main dans la franche d'Harry pour la soulever et voir son front ou non.

- Quel secret gardait-il ? Interrogea Pétunia.

- Il gardait le secret sur l'endroit où se trouvait leur maison. Révéla Pansy.

- Comment Black pouvait-il garder le secret sur leur maison ? Demanda Pétunia surprise.

- C'est simple : si un sorcier veut cacher sa maison, il choisit d'abord un gardien de son secret puis il lance le sort de Fidelitas pour que les gens ne voient plus sa maison. Ensuite, personne ne peut trouver la maison à moins que le gardien ne dise où elle est. Expliqua Pansy.

- Donc si j'ai bien compris : personne ne peut trouver la maison sauf si le gardien révèle le secret. Résuma Pétunia songeuse.

- C'est ça. Acquiesça Pansy.

- Donc Voldemort a tué Lily et James parce que le gardien lui a dit où était leur maison ! Réalisa Harry peiné.

- Harry : il ne faut pas dire son nom ! S'affola Pansy avant de regarder de droite à gauche si jamais un ex Mangemort ou l'ombre de Voldemort arrivait.

- Mais il est mort Pansy ! Protesta Harry surpris par la réaction de la fillette qui était restée calme tout à l'heure contrairement à Robert .

- Harry : personne ne sait si le tabou marche encore donc c'est risqué de dire le nom. Je t'ai écrit son nom parce que ce n'était pas dit à voix haute mais il ne faut pas le prononcer. En fait, on ne sait pas si un de ses amis ne l'entendra pas un jour et ne viendra pas chercher celui qui l'a dit. Ce sorcier est peut-être mort mais il a encore des amis qui sont bien vivants eux. Insista Pansy paniquée.

- Mm, je n'y avais pas pensé donc je ne le dis plus promis. Affirma Harry.

- C'est qui ce type ? Demanda Pétunia.

- C'est le méchant sorcier qui a tué les Potter mais les gens disent qu'il ne faut pas dire son nom car il avait fait une malédiction donc ce fou ou ses complices pouvaient savoir qui le disait puis ils venaient le ou la tuer pendant la guerre. Expliqua Pansy.

- Ah… Dit seulement Pétunia abasourdie.

- Alors, ne le dis plus Harry car tu pourrais le dire dans un coin plein d'amis de ce fou un jour. Ensuite, ces gens s'en prendraient à toi donc ne risque pas ta vie bêtement. Insista Pansy.

- Bon d'accord. Promit Harry après avoir compris les pensées de la fillette.

- Pansy tu crois que Sirius Black a vraiment révélé le secret à ce méchant sorcier ? Reprit Pétunia après s'être ressaisie puisque le fameux Voldemort n'était plus en vie.

- … (silence inquiet de Pansy).

- S'il te plait réponds-nous c'est très important pour nous. Insista Harry en ouvrant de nouveau de grands yeux._ »

XXXX

La fillette était tiraillée entre la prudence habituelle des Parkinson et l'envie de dire tout ce qu'elle savait à son ami dont les yeux étaient un formidable aimant. En son for intérieur, Pansy eut l'impression de fondre sous les deux émeraudes implorantes puis elle se souvint également de la gentillesse d'Harry à son égard avant de céder :

« _ Harry, Mrs Dursley vous devez me promettre de rien dire à Robert, son père, Ridge ou les autres sorciers. Il ne faut pas leur dire sinon mon papa pourrait avoir des problèmes à cause de ça. Insista Pansy.

- Promis. Affirma Harry.

- Vous aussi Mrs Dursley. Insista Pansy.

- Promis nous ne leur dirons rien. L'apaisa Pétunia.

- Bon je ne peux pas vous faire faire un serment inviolable donc j'espère que votre promesse est sincère sinon j'aurais des problèmes. Avoua Pansy inquiète.

- C'est quoi un serment inviolable ? Demanda Harry curieux.

- C'est un truc où tu jures quelque chose et tu respecte ta promesse sinon tu meurs. Expliqua brièvement Pansy.

- Dis donc la confiance règne chez les sorciers. Estima Pétunia abasourdie.

- Mon papa dit toujours : une promesse c'est bien mais un serment inviolable c'est mieux. Récita Pansy également convaincue de ces choses.

- Alors qu'est-ce que tu peux nous dire sur ce Sirius ? Interrogea Harry.

- Je peux vous dire seulement que ce que j'ai entendu. Précisa Pansy.

- D'accord donc nous t'écoutons Pansy : qu'est-ce que tu as entendu ? L'encouragea alors Pétunia.

- Mon papa se demande si c'était vraiment Sirius Black le gardien du secret. Avoua alors Pansy sous le regard attentif de Pétunia et Harry.

- Pourquoi ? Demanda aussitôt Harry.

- Mon papa est plus grand donc il n'allait plus à Poudlard quand les Potter ou Black y sont entrés mais Daddy les voyait souvent au magasin. Expliqua Pansy.

- Ah bon ? Demanda Harry.

- Oui il les voyait souvent car beaucoup d'élèves de Poudlard viennent à la boutique pour acheter des trucs à Noël ou l'été pendant les vacances. Mon papa aimerait aussi ouvrir une boutique à Pré-au-Lard pour leur vendre aussi des trucs quand ils peuvent sortir de l'école mais il préfère attendre encore un peu pour le faire. Expliqua Pansy.

- Donc il a vu les Potter et leurs amis uniquement pendant leurs vacances. Estima Mrs Dursley.

- Non pas seulement car les Potter, Sirius Black ont continué de venir acheter des choses même après Poudlard quand ils étaient grands. Expliqua Pansy.

- Alors tu pense que ton papa les connaissait bien ? Interrogea Pétunia.

- Il les voyait seulement au magasin donc je ne crois pas mais Papa a toujours dit à la maison que Black était très ami avec Mr Potter au point qu'on aurait dit deux frères. Aussi, mon père ne croit pas du tout que Black a pu vendre les Potter à Vous-Savez-Qui. Affirma Pansy.

- Donc ton papa pense qu'il est innocent ! Réalisa Harry.

- Oui. Confirma la fillette.

- Mais alors pourquoi ton papa n'a rien dit quand ils ont arrêté Black ? Demanda Pétunia curieuse.

- Euh: il n'a aucune preuve Mrs Dursley et puis personne ne croirait mon papa car nous étions en Chine quand les Potter sont morts donc Papa n'a rien vu avec ses propres yeux. En fait, Daddy a su que Black est en prison seulement après notre retour en Angleterre puis les sorciers ne voulaient pas écouter son avis et ils lui ont dit que les gens ont vu Black tuer Peter Pettigrow mais aussi des moldus. A la fin, Papa a du se taire donc il ne dit rien sur ça en public pour ne pas avoir de gros problèmes avec les gens. Dit Pansy.

- Mm Peter Pettigrow c'était l'ami des Potter. Se souvint Harry.

- Mouais c'était un ami des Potter mais mon papa dit que si jamais quelqu'un a vendu les Potter c'est lui et pas Black. Confessa alors Pansy.

- Quoi ? S'exclamèrent Pétunia et Harry choqués.

- Papa a toujours dit que Pettigrow était gentil quand il était petit mais qu'il avait changé ensuite. En fait, ce Pettigrow ne lui plaisait pas quand il est devenu plus grand et qu'il venait au magasin avec ses amis ou tout seul. Mon père dit que ce sorcier était très jaloux de ses amis et que c'était aussi un lèche-botte ou un trouillard qui aurait vendu sa maman contre sa propre vie. Je vous jure que ce sont ses mots à lui. Dévoila Pansy.

- A ce point-là ? S'étonna Pétunia.

- Oui mais ne dites pas à Robert que je vous ai dit ça car pour lui tous les Gryffondor sont très courageux hormis Black donc il se fâcherait contre moi s'il savait ce que j'ai dit. Dit Pansy inquiète.

- Le courage n'est certainement pas une qualité exclusive des Gryffondor. Modéra Pétunia.

- Ma maman a raison. Affirma Harry.

- Je sais mais Robert ne le comprend pas : il est plus petit que nous Harry car il va faire sept ans qu'en septembre. Rappela Pansy toujours assez indulgente envers son petit Mac Kintosh adoré.

- Mm, il comprendra plus tard. Estima Harry.

- J'espère mais bon les Gryffondor sont têtus donc ce n'est pas sûr: Papa dit que ces gens font leurs trucs d'abord sans se soucier des conséquences puis ils réfléchissent ensuite si jamais ils ont des problèmes à cause de ça. Avoua Pansy.

- Et ton papa fait quoi lui ? Interrogea Harry curieux.

- Euh… Papa réfléchit d'abord et il fait ses trucs ensuite si c'est possible ou alors il attend le bon moment pour les faire. Éluda Pansy pour ne pas évoquer l'opportunisme de la famille Parkinson.

- Pansy : ton papa n'a rien d'autre pour prouver l'innocence ou non de ce Black ? Reprit Pétunia pensive.

- Si: Papa dit que Black aimait les moldus et que ce sorcier était fâché contre toute sa famille pour ça donc mon père pense que Black ne peut pas avoir tué des moldus. Reprit Pansy.

- Il était fâché avec sa famille à cause des moldus ? S'enquit Harry curieux.

- Oui : les Black sont des sang-purs comme moi Harry mais eux ils détestent les moldus. Ces gens ne veulent donc pas que les moldus ou leurs enfants puissent faire de la magie. Expliqua Pansy.

- Et Sirius Black voulait que les enfants des moldus fassent de la magie ? Interrogea Pétunia.

- Oui donc il était ami avec Mrs Potter et puis c'est le parrain du petit Harry Potter. Je ne sais pas si vous le savez mais ce petit garçon est un sang-mêlé puisque son père était un sang-pur comme moi et sa maman était née moldue donc Papa pense que Black n'aurait pas accepté de devenir son parrain s'il n'aimait pas les moldus. Mon père est aussi convaincu qu'il ne peut pas avoir vendu les Potter, ni son filleul à Vous-Savez-Qui. Répondit la fillette.

- C'est son parrain ! S'exclama Pétunia surprise.

- Un parrain. Sut seulement dire Harry abasourdi.

- Oui tout le monde le sait chez les sorciers. Dit simplement Pansy avant d'observer attentivement les Dursley._ »


Harry stupéfait s'accrocha à la balancelle puis il tenta de réfléchir sur les propos de la fillette. Perturbé par toutes ces révélations, Harry était également partagé entre la stupeur face à l'existence d'un parrain et les doutes de Patrick Parkinson sur ce Black. Harry inquiet ne voulait pas laisser un innocent en prison, néanmoins, il ne souhaitait pas non plus mettre sa famille en danger car rien ne lui prouvait que ce « parrain » était vraiment innocent.

De son côté, Pétunia ruminait les informations obtenues ainsi que la mention du parrain. La moldue ne pouvait pas en vouloir à sa sœur pour son choix puisque toutes deux ne se parlaient plus alors. Toutefois, la jeune femme anxieuse s'inquiétait des répercussions qu'un parrain pourrait avoir sur l'existence d'Harry car rien ne pouvait lui certifier l'innocence de ce type donc elle ne désirait absolument pas mettre la vie de sa famille en danger à cause d'un éventuel déséquilibré.

XXXX

Ensuite, Pétunia songea à un détail et reprit la parole :

« _ Pansy: Black peut-il sortir de prison un jour ?

- Non: il est à Azkaban pour toujours, même si, Papa dit que ce n'est pas juste d'être enfermé sans avoir eu un procès. Répondit la fillette.

- Attends : tu veux dire que Black n'a pas eu de procès ? Réalisa Pétunia.

- Non. Avoua Pansy.

- Mais c'est très grave et injuste ! S'indigna Harry abasourdi.

- Je ne sais pas quoi te dire Harry: les gens ont eu peur durant la guerre puis il y avait des témoins qui disaient que Black a tué les moldus et Pettigrow. Ils disaient aussi que c'était lui le gardien du secret des Potter donc le Magenmagot l'a puni sans procès puis les sorciers ont repris leur vie. Mon papa pense qu'il a été puni pour l'exemple et surtout pour rassurer les gens. Estima Pansy.

- Le Magenmagot c'est quoi ? Demanda Pétunia.

- C'est le tribunal des sorciers._ Expliqua la fillette._ Euh n'oubliez pas : vous m'avez promis de ne rien dire donc ça reste secret s'il vous plait. Mon papa dit ces choses seulement à la maison donc nous savons on qu'il ne faut rien dire dehors sinon ma famille aura de gros problèmes. Insista Pansy inquiète.

- Pansy tu crois qu'on peut demander un procès pour Sirius Black ? Interrogea Harry.

- Euh Harry personne ne t'écoutera, ni moi : nous sommes des enfants. Enfin, ils n'écouteraient pas mon père non plus et puis je ne veux pas qu'il ai des problèmes parce que je vous ai parlé ! Protesta Pansy livide.

- D'accord mais les gens écouteraient peut-être Harry Potter ? Demanda Harry songeur.

- Harry tu ne dois pas… Commença Pétunia inquiète.

- Mrs Dursley ne vous inquiétez pas : j'ai déjà compris qui est Harry depuis tout à l'heure mais je ne dirai rien à personne. L'interrompit Pansy.

- Tu le sais ? Réalisa Pétunia.

- Mrs Dursley ne vous vexez pas, ni toi Harry mais vous n'êtes pas très discrets tous les deux. En fait, j'ai eu des doutes quand Harry a commencé à demander des trucs sur Sirius Black puis quand je vous ai vue faire un malaise Mrs Dursley. Enfin, Harry tu es né le 31 juillet comme le petit Potter et Dudley en juin donc vous n'êtes pas des jumeaux. Répondit Pansy.

- …

- De plus, il fait très chaud donc Dudley a des cheveux très courts mais toi tu as une très longue frange comme si tu caches quelque chose sur son front et puis tu poses des tas de questions bizarres donc j'ai compris ce que tu cachais. Heureusement, Robert est plus petit que moi donc il n'a pas compris. Expliqua Pansy.

- Tu le sais et tu n'as rien dit ? S'étonna Harry abasourdi.

- Harry: c'est ton secret pas le mien donc je ne dirai rien. Répondit Pansy.

- …

- Maintenant Harry, je ne veux pas que tu penses mal de moi à cause de ce que je vais te demander mais tu dois me promettre de ne pas poser toutes ces questions aux sorciers que tu verras à la fête de Robert-Bruce. Reprit Pansy.

- Pourquoi ? S'étonna Harry.

- Parce que ces gens vont comprendre qui tu es si tu continue de demander tous ces trucs. Répondit Pansy.

- Tu crois que c'est grave s'ils savent qui je suis ? Demanda Harry songeur.

- Tous les méchants sorciers ne sont pas en prison Harry donc je crois que c'est pour ton bien, si quelqu'un t'as dit de rester caché jusqu'à Poudlard. Enfin, tu vis tranquille avec ta famille maintenant mais tu ne le serais plus si tu te montrais aux sorciers. L'avertit Pansy.

- Pourquoi ? Redemanda Harry abasourdi.

- Parce que tout le monde veut voir Harry Potter pour devenir son ami, lui demander son autographe ou savoir s'il se souvient de ce qu'il a fait pour chasser Vous-Savez-qui. Expliqua Pansy.

- Mais j'étais bébé quand c'est arrivé donc je ne me rappelle rien ! Protesta Harry surpris par la bêtise des gens.

- Oui je sais mais les gens sont bêtes donc ils font n'importe quoi quand ils pensent voir Harry Potter. Je le sais parce que j'ai vu ce qu'ils ont fait à un petit garçon australien l'année dernière quand il est venu à la boutique avec ses parents puis papa l'a appelé Harry devant les clients. Révéla Pansy.

- Qu'est-ce que les gens ont fait ? Demanda Pétunia inquiète.

- Les gens se sont précipités sur lui pour le toucher avant de lui arracher ses vêtements ou ses cheveux pour avoir un souvenir. Ils ne le lâchaient plus donc mon papa et ma maman ont aidé les parents à récupérer leur enfant. Commença Pansy.

- … (stupeur de Pétunia et Harry).

- C'était triste de voir ce petit garçon en pleurs et griffé partout dans les bras de sa maman. A la fin, mon papa a mis les clients dehors puis il a montré notre cheminée aux Australiens avant de les envoyer au Chaudron Baveur: c'est un pub sur le Chemin de Traverse. Poursuivit Pansy.

- Quelle horreur… Dit seulement Pétunia.

- Ensuite, Papa a dit que les gens sont bêtes car ce petit Harry était australien et puis il n'avait pas de cicatrice alors que les rumeurs disent qu'Harry Potter en a une sur le front. Aussi, ça se voyait que ce n'était pas le petit Potter.

- …

- Papa a dit aussi que même si c'était Potter, il ne fallait pas l'embêter ainsi, ni lui poser des questions sur ce qui s'est passé car c'est un enfant. Mon père pense que tu as eu beaucoup de chance Harry ce soir-là car un miracle t'a sûrement sauvé contre le méchant sorcier donc mon père pense que tu n'es pas un héros mais un rescapé. Papa dit que tu es aussi une victime puisque tu as perdu ton papa et ta maman donc il nous a fait promettre de ne jamais faire comme ces gens si on te voyait un jour. Conclut Pansy.

- Tu crois donc toi aussi qu'Harry doit rester caché jusqu'à sa rentrée à Poudlard comme Dumbledore l'a recommandé ? Demanda Pétunia.

- Oui c'est mieux Mrs, sinon, les gens vont venir chez vous et vous embêter s'ils trouvent où vous habitez. Mr Dumbledore a raison de cacher Harry. L'avertit Pansy.

- Mais comment je peux demander un procès pour Black dans ce cas ? Harry Potter pourrait faire quelque chose mais pas moi maintenant. Se lamenta Harry désireux d'aider ce type.

- Mm, tu veux vraiment aider ce Black ? Interrogea Pansy songeuse.

- Oui.

- Il y a peut-être un moyen mais ce n'est pas un truc courageux. L'avertit Pansy.

- C'est dangereux ? Demanda Pétunia inquiète.

- Non ce n'est pas dangereux mais ce n'est pas glorieux donc personne ne saura qui a fait ça. Euh, je sais que les Gryffondor sont courageux et qu'ils font tout sans se cacher mais toi Harry tu ne peux pas te montrer pour le moment. Donc je vois qu'un truc possible pour aider Black, même si, les gens ne sauront pas que c'est toi qui le demande. Répondit Pansy.

- Tu sais la gloire je m'en fous et puis le courage ce n'est pas de faire les choses puis réfléchir ensuite si ça a fait des dégâts mais de trouver une vraie solution. Donc si tu sais comment je peux aider ce Black à avoir un procès, dis-moi ce que je dois faire, même si personne ne le saura. Insista Harry.

- D'accord alors voilà : Sirius Black était fâché avec sa famille mais ses parents, son frère ou ses cousines peuvent demander un procès pour lui donc tu dois juste écrire des lettres sans dire ton nom à ces gens et leur dire que ce Sirius a droit à son procès lui aussi. Il faut que tu insiste sur le fait que les Black sont des sang-purs et sur leur honneur donc ils ne doivent pas laisser leur fils ou cousin sans procès. Ensuite, il faut attendre de voir ce qu'ils vont faire. Calcula Pansy consciente de l'importance de l'honneur pour les sang-purs et en particulier pour les nobles après avoir entendu les longs discours de son oncle Saturnus Nott sur ce sujet.

- Tu veux dire qu'Harry doit écrire des lettres anonymes ? Demanda Pétunia songeuse.

- Oui je sais que ce n'est pas courageux, ni beau et que c'est plus un truc de Serpentard que de Gryffondor. Commença Pansy légèrement honteuse.

- …

- Mais personne ne doit rien savoir sur Harry pour le moment donc c'est le seul truc possible. Mon Papa dit : la fin justifie les moyens. Enfin, je vois ça comme ça. Précisa Pansy._"

XXXXX

D'ailleurs, la fillette avait déjà vu ses parents écrire des lettres anonymes pour dénoncer certains faits sans devoir s'exposer publiquement. De plus, son père, Auntie Patricia et Grandad Kenneth avaient même tenu plusieurs leçons aux enfants Parkinson ainsi que Théodore sur l'art de la rédaction d'une lettre anonyme mais surtout comment ne pas faire remonter la piste jusqu'à l'auteur donc ce genre de choses étaient très banales à ses yeux, même si, elle se rendait compte que d'autres personnes ne partageaient probablement pas son avis. Ensuite, l'enfant chassa ses pensées pour écouter les propos de son ami:

"_ Ce n'est peut-être pas courageux mais c'est mieux que de rester sans rien faire ou de faire venir des méchants sorciers chez nous à cause de mon nom. Pansy, je n'ai pas de baguette donc je ne peux pas protéger ma famille si des gens méchants me trouvent. Rappela Harry.

- Tu es vraiment différent des autres Gryffondor Harry : Robert m'aurait dit que c'est lâche et que je ne dois pas dire des trucs comme ça. Estima Pansy surprise.

- Moi je ne vois pas ça comme ça : je veux aider ce Mr Black mais pas voir ma famille souffrir à cause de moi donc je fais ce que je peux. Répondit Harry désireux de rétablir la justice mais pas non plus d'exposer les siens aux baguettes des amis de Voldemort.

- Tu aimes la justice mais tu prends soin de ta famille et tu réfléchis avant d'agir Harry. Mm, je me demande si tu iras vraiment à Gryffondor ou si tu finiras à Serdaigle ou Poufsouffle. Avoua Pansy curieuse.

- Tu ne me vois pas à Serpentard ? Demanda Harry amusé.

- Non : tu es beaucoup trop gentil pour ça. Euh, les Serpentards ne sont pas tous méchants non plus mais ils sont différents. Estima Pansy.

- Je ne sais pas si j'irai à Gryffondor: mes premiers parents étaient là-bas mais je n'aime pas tout ce qu'ils ont fait à l'école. Avoua Harry en songeant à leur attitude envers Rogue.

- Je ne sais pas quoi te dire Harry, tu verras ça à Poudlard. Affirma Pansy._ »


Le trio continua de discuter un petit moment durant lequel Pansy évoqua toutes les rumeurs qui circulaient sur Harry, sa cicatrice ou son « combat » contre Vous-Savez-Qui. La fillette promit ensuite aux Dursley de trouver un moyen pour les revoir ou de rédiger les lettres anonymes à la place d'Harry le cas échéant. Elle conseilla de nouveau la prudence au petit garçon avant de l'écouter parler de sa vie heureuse avec sa maman Pétunia, son papa Vernon, son frère Duddy et leur sœur.

Pansy acquiesça mais elle lui recommanda encore une fois de toujours couvrir son front avec sa frange devant Toorj ou encore les autres sorciers. En son for intérieur, Pétunia surprise nota alors la délicatesse de la fillette qui ne demanda pas à Harry de lui montrer sa cicatrice, même si, la curiosité devait certainement la ronger à ce sujet. Ensuite, la moldue écouta de nouveau les propos de la petite Parkinson qui affirmait à Harry que Robert ne lui ferait pas de mal volontairement, néanmoins, il serait trop content et fier d'être l'ami d'Harry Potter pour rester silencieux face aux Weasley ainsi que tous les amis de son père qui seraient présents à la fête.

Or, Pansy ne voulait pas voir son ami finir comme le petit garçon australien, ni assister à l'invasion de Privet Drive par ses nombreux fans ou pire encore, d'éventuels supporters de Vous-Savez-qui. Enfin, la fillette hésita un instant avant de rajouter une chose :

« _ Les sorciers que tu vois sont honnêtes avec toi pour l'instant mais ça peut changer s'ils savent qui tu es car t'es un héros dans le monde magique donc tout le monde veut être ton ami. Le problème, c'est qu'ils ne verront pas Harry comme je te vois maintenant mais seulement le Harry Potter ou Celui-qui-a-Survécu, Celui qui a vaincu Vous-Savez-Qui, l'Élu et compagnie. Estima Pansy.

- Tu es bien mature pour une petite fille. Constata alors Pétunia surprise.

- Je n'étais pas comme ça avant Mrs Dursley quand personne ne savait que je suis cracmolle donc mon papa me gâtait beaucoup avant. J'avais aussi plein, plein d'amis mais les autres ont fait de la magie puis ils m'ont mise de côté. Maintenant les gens ne me regardent plus comme Pansy Parkinson mais comme le Pékinois ou la cracmolle. Enfin, mon papa va me mettre en pension donc ça change la vie et ça vous fait comprendre beaucoup de choses. Expliqua Pansy lucide.

- … (peine de Pétunia pour la gamine).

- Au fait Pansy, je n'ai pas compris une chose : tu as parlé du frère de Sirius Black mais Robert-Bruce a dit qu'il était mort ? Interrogea Harry.

- En fait, beaucoup de gens pensent qu'il est disparu ou mort depuis longtemps, mais ce n'est pas vrai, même si, son elfe aussi le croyait mort quand il l'a ramené chez lui. Ensuite, le médicomage a dit qu'il était dans le coma donc Black l'ont soigné chez eux et n'ont rien fait savoir aux gens. Révéla Pansy.

- Et il est toujours dans le coma ? Demanda Pétunia.

- Non il a fini par se réveiller mais il est très malade car il ne bouge pas, ne regarde rien et ne parle pas donc il ne sort pas de chez lui. Mon père nous a dit que son elfe le laisse dans son lit ou le met sur une chaise roulante puis il reste comme ça toute la journée. Répondit Pansy.

- Oh… Dit seulement Harry surpris.

- Les parents de Sirius Black sont malades aussi et fragiles : Mr Black a failli mourir après avoir vu son plus jeune fils comme ça puis l'arrestation de Sirius Black. Enfin, Mrs Black ne sort pas de chez elle non plus et elle n'est pas gentille. Reprit Pansy.

- Comment tu sais tout ça ? S'étonna Pétunia.

- Je le sais car mon papa est allé livrer des trucs chez les Black qui ont confiance en lui donc ils savent que Papa ne dira jamais rien. _Révéla Pansy._ Euh vous ne devez pas dire que je vous ai dit ça car j'ai trahi mon papa pour vous. Je suis la honte de ma famille. Réalisa Pansy inquiète.

- Mais non tu n'es pas la honte de ta famille Pansy car personne n'en saura rien. Enfin, tu n'as pas trahi ton papa pour nous : tu vas nous aider à rétablir la vérité si Black est innocent donc merci pour ton aide. Affirma Pétunia.

- C'est sûr ? Demanda Pansy soulagée.

- Oui c'est sûr. En tout cas, je te promets que ton papa ne sera pas impliqué car nous ne dirons rien sur lui. De toute façon, je suppose que les gens savent que les Black ne sont pas morts si l'annonce de leur décès n'est pas apparue dans votre journal. La rassura Pétunia tout en songeant aux propos d'Archibald sur La Gazette du Sorcier.

- Oui c'est vrai. Se rassura Pansy.

- A qui d'autre il faut écrire Pansy ? Demanda Harry.

- A Mrs Andromeda Tonks et Milady Malefoy la maman de Draco Malefoy, l'autre cousine de Sirius Black est à Azkaban donc ce n'est pas la peine de lui écrire puisqu'elle était avec Vous-Savez-Qui. Estima Pansy.

- Cette Mrs Tonks et Milady Malefoy sont donc des cousines de Black elles aussi ? S'enquit Pétunia.

- Oui ce sont deux soeurs mais aussi les cousines de Black. La maman de Draco s'appelle Narcissa, c'est une sang-pure très sévère mais je pense qu'elle demandera un procès pour son cousin si on lui dit que l'honneur des Black est en jeu. Enfin, Mrs Tonks le fera aussi, même si, elle ne voit plus les Black. Calcula Pansy.

- Pourquoi elle ne voit plus les Black ? Interrogea Harry curieux.

- Mm, je vois que le papa de Robert ne t'a rien dit sur les sang-purs. Constata Pansy.

- Euh je ne sais pas: il devait me dire des trucs sur eux ? Demanda Harry surpris.

- C'est pas très important pour moi mais je pense que oui car il y a beaucoup de sang-purs qui ne veulent pas voir les moldus faire de la magie, ni se marier avec eux. Beaucoup de sorciers sang-purs cherchent donc d'autres sang-purs pour se marier entre eux. Mr Tonks est un sorcier né-molu comme ta première maman donc ses parents sont moldus. Alors, les Black n'ont pas voulu de lui. Révéla Pansy.

- Ils ont donc renié Mrs Tonks c'est ça ? Devina Pétunia.

- C'est ça : Mrs Tonks ne fait donc plus partie de la famille des Black. C'est dommage car les Tonks sont des gens gentils mais pleins de sorciers sang-purs ne veulent pas les voir. Mon papa: lui il s'en fout car il sert tous ses clients puisqu'ils payent donc il est content quand les Tonks viennent au magasin car ils nous achètent toujours plein de choses. Affirma Pansy.

- Et toi Pansy : tu pense quoi des moldus ? Demanda Harry.

- Je ne connaissais pas de moldus donc j'avais peur d'eux avant de vous voir puis vous m'avez montré que les moldus ne sont pas tous méchants donc je n'ai plus peur, même si, nous devons garder le secret sur le monde sorcier. Répondit Pansy.

- Pansy : tu pense quoi du professeur Rogue ? Interrogea ensuite Harry confus et fatigué après cette conversation très sérieuse.

- Le professeur Rogue est un peu sévère mais il n'est pas méchant Harry. Mr Rogue ne méprise pas les sang-mêlés, les moldus ou les cracmols sinon il ne nous inviterait pas chez lui donc tu ne dois pas croire tout ce que diront les gens sur lui. Insista Pansy.

- Oui. Promit Harry.

- Est-ce qu'il sait qui tu es ? Interrogea Pansy.

- Oui il le sait et il était très ami avec ma première maman avant sa mort. Révéla Harry.

- Tu vois : il ne recevrait pas chez lui celui qui a chassé Tu-Sais-Qui s'il aimait ce fou non ? Renchérit Pansy. _ »

XXXX

La fillette convainquit le petit garçon de son mieux puis Harry se promit d'en parler également avec le professeur Rogue plus tard, même si, il était définitivement convaincu que le sorcier avait profondément changé s'il était auparavant un Mangemort. Ensuite, Pansy changea les idées d'Harry en lui proposant une stratégie :

« _ Il faudra insister sur le fait que Black doit avoir droit au Veritaserum, même si, y a des gens qui disent que ça marche pas toujours.

- C'est quoi le Veritaserum ? Demanda Harry.

- C'est une potion qui t'oblige à dire la vérité si on te pose une question. Avoua Pansy.

- Wow c'est super ce truc : les méchants ne peuvent pas mentir alors ! Estima Harry.

- Des sorciers disent que des personnes peuvent mentir si elles répondent à côté mais Maman pense qu'il faut seulement être très précis dans ta question pour éviter les mensonges. Affirma Pansy.

- Comment ça ? S'étonna Harry.

-Attends que je trouve un exemple… Ah voilà : tu portais des chaussures hier Harry ? Demanda Pansy.

- Beh oui. Répondit Harry.

- Pose-moi maintenant la question. L'invita la fillette.

- Tu portais des chaussures hier Pansy ?

- Oui je portais des chaussures mais si je m'arrête là c'est que ta question n'est pas assez précise. A moi maintenant : quelle chaussures tu portais à seize heures ? Reprit la fillette.

- Des baskets.

- Quelles chaussures tu portais à vingt-deux heures ?

- Je n'avais pas de chaussures car j'étais pieds nus. Précisa Harry.

- Voilà, c'est ça la différence : je t'ai répondu que j'avais porté des chaussures mais sans aucune précision donc je pouvais aussi te mentir, si, je ne portais pas de chaussures le matin ou le soir mais seulement l'après-midi. Expliqua Pansy qui avait également eu des cours au sujet de l'art de la bonne utilisation du Veritaserum.

- Mm, effectivement, il y a beaucoup d'échappatoires possibles. Reconnut Pétunia songeuse.

- Voilà pourquoi il faut que le Magenmagot demande à Black qui était le véritable gardien du secret des Potter. Il faut demander aussi si Black voulait les tuer ou les donner à Vous-Savez-Qui et s'il a tué les moldus ainsi que Pettigrow. Enfin, le Magenmagot doit demander à Black si Pettigrow était le vrai gardien et s'il a trahi les Potter comme le pense mon papa. Expliqua Pansy en toute logique Parkinsonienne.

- Il faut être très précis. Estima Harry.

- C'est ça, bon il faut réfléchir à ce qu'on écrira dans les lettres. Enfin, il faut que je te porte du parchemin et des plumes ou j'écrirais moi toute seule si on ne se voit pas. En tout cas, il ne faut pas utiliser de trucs moldus sinon les Black ne liront rien. Calcula Pansy.

- Pansy tu ne veux pas aussi écrire à Dumbledore ? Proposa Pétunia.

- Euh, je ne sais pas trop : il est très intelligent donc je ne voudrais pas qu'il trouve qui a écrit ça. Avoua Pansy.

- Bon on se passera de lui alors. Décida Pétunia.

- Wow t'es très intelligente Pansy. Affirma Harry admiratif.

- Oh c'est gentil de dire ça mais tu sais mon papa n'appelle pas ça de l'intelligence: c'est de la logique Parkinson car Papa nous a appris à réfléchir sur tout avant d'agir. Bon je n'ai pas trop réfléchi tout à l'heure sinon je ne te disais rien mais il faut dire que t'as des yeux qui m'empêchent de te résister Harry. Je crois que maman appelle ça du chari… Chercha Pansy.

- Du charisme. Intervint Pétunia.

- C'est ça : t'as un grand pouvoir Harry tu sais ? Mais tu ne dois pas abuser de ça. Insista Pansy.

- Je ne fais rien pour ça Pansy. Affirma Harry surpris.

- Oh alors tu ne t'en rends pas compte mais tu fais fondre les gens Harry. Estima Pansy.

- Euh si tu le dis. Répondit le petit garçon surpris.

- Au fait Harry : tout le monde ne s'est pas battu comme les Potter donc méfie toi de ceux qui te diront que c'étaient des héros à moins qu'ils ne te donnent des preuves. Ma famille est vue comme lâche parce que nous sommes partis en Chine pendant la guerre mais beaucoup de sorciers britanniques se sont cachés eux aussi, même s'ils sont restés en Grande-Bretagne donc fais attention à ce qu'ils te diront quand tu te montreras comme Harry Potter. Conseilla Pansy. _ »


Enfin, ils retournèrent auprès des autres dont Vernon penaud et inquiet au sujet de la réaction de à sa femme abasourdie par la vision du mini babyfoot dans le caddie en plus de trois ballons en plastique, de jeux de plein air pour les enfants et de quelques livres pour Hermione. Le moldu affirma alors à son épouse que le babyfoot était bradé car c'était le modèle d'exposition : ce truc avait beaucoup plu aux gamins donc Dursley voulait leur faire plaisir… En réalité Vernon avait aimé y jouer lui aussi et puis ce n'était pas un des gros baby-foots présents dans les bars mais un modèle bien plus réduit donc son prix était beaucoup plus bas.

De son côté, Harry oublia un instant ses préoccupations à la vue du babyfoot avant de s'animer au fur et à mesure des descriptions de Dudley.

La vision d'Harry soudainement redevenu un enfant comme les autres convainquit alors Pétunia de céder à ce caprice, néanmoins, elle songea que Pansy n'avait rien eu contrairement aux autres. De plus, Pétunia souhaitait vraiment lui offrir quelque chose en guise de remerciement. La moldue l'enjoignit donc à choisir un jouet, néanmoins, la fillette gênée refusa poliment car elle n'osait pas demander quoique ce soit aux Dursley rencontrés depuis peu: certes, elle avait bien accepté leurs cadeaux précédents durant la correspondance avec les deux garçons, cependant, Pansy avait pu leur donner des choses en échange. En revanche, elle estimait ne rien pouvoir leur donner en retour cette fois-ci donc elle ne voulait pas profiter de ce fait.

Contrairement aux préjugés des gens au sujet des Parkinson vus comme des opportunistes de première catégorie par la plupart des sorciers britanniques, Pansy ne voulait donc pas abuser de la gentillesse de ses nouveaux amis bien plus gentils que Malefoy et toute sa clique. En revanche, Harry et Pétunia ne voyaient pas les choses ainsi donc ils insistèrent, en particulier le petit garçon animé d'un sens du partage très aiguisé.

A la fin, Pétunia alla chercher elle-même le poupon convoité par la fillette qui ne résista pas d'avantage avant de remercier les Dursley pour ce cadeau. La fillette attendit donc impatiemment le passage en caisse puis de remonter à l'intérieur du camping-car pour ouvrir la boite.


Une fois à bord, Robert-Bruce l'aida à déchirer joyeusement le carton d'emballage et à dénouer les ficelles attachées aux poignets ou encore aux pieds du poupon. Enfin, le petit garçon le tendit à Pansy radieuse qui lui affirma qu'ils avaient maintenant un bébé sous les éclats de rire de Dudley :

« _ C'est un poupon et pas un vrai bébé. Rappela Dudley hilare.

- C'est notre bébé quand même, pas vrai Toorj ? Insista Pansy.

- Oui. Répondit le petit garçon.

- C'est quoi un garçon ou une fille ? Demanda Hermione amusée par la joie de l'autre fillette face à son poupon.

- Attends je regarde. Dit Pansy avant de déshabiller le poupon.

- …

- C'est un garçon comme le petit frère de Millicent. L'informa Pansy tout en rajustant la grenouillère du poupon avant de le tenir dans ses bras.

- Bon on a un garçon alors. Claironna Robert-Bruce.

- Oui ! S'exclama Pansy joyeuse.

- Au fait on l'appelle comment ? Demanda le petit garçon.

- Je ne sais pas: mes parents ont appelé mon premier frère comme mon papa donc on peut faire pareil. Tu veux qu'on appelle notre bébé Robert-Bruce junior ? Proposa Pansy.

- Oh non : Robert-Bruce c'est trop long, donc on a qu'à l'appeler comme mon papa. Les sorciers mettent souvent le nom du grand-père à leurs enfants: moi j'ai celui du mien et puis ton second frère s'appelle Kenneth comme ton grand-père. Rappela Robert-Bruce.

- Euh non je n'aime pas Archibald car c'est trop long et puis je ne veux pas du nom Reginald non plus ! Protesta Pansy en songeant à l'attitude des deux hommes à l'hôpital.

- Je n'ai pas d'idées donc tu veux choisir toi ? Proposa alors Robert.

- On va l'appeler Toorjii alors, c'est joli et puis c'est un peu comme toi puisque ton nom mongol c'est Toorj. Proposa Pansy.

- Bon si tu veux. _ »

Les deux enfants discutèrent encore quelques minutes au sujet de Toorjii puis ils furent surpris par le flash de Dudley hilare qui avait utilisé son polaroid (offert par Marge après sa guérison) pour les photographier tous les trois. Pansy abasourdie resta ensuite sans voix à la vue du cliché sorti de l'appareil moldu. L'enfant songea aussitôt que les sorciers n'étaient manifestement pas les meilleurs en tout contrairement aux estimations de son oncle Saturnus Nott puisqu'ils ne possédaient pas une telle technologie. Certes, la magie permettait de faire de nombreuses choses, néanmoins, les moldus n'étaient pas des faibles ou des idiots non plus malgré les propos du papa de Théodore.

Ensuite, Pansy se ressaisit et remercia chaleureusement Dudley qui lui offrit le cliché sous le regard inquiet de Robert-Bruce. Ce dernier affirma aussitôt que sa maman Nalaa avait un appareil elle aussi donc il pourrait lui faire plein de photographies durant ses visites chez lui puis il accapara l'attention de la fillette grâce au poupon. Dudley hilare contempla la scène tout comme Harry qui oublia un instant ses pensées avant d'estimer que leur ami était manifestement accro à sa Pansy. Une fois rentrés, ils descendirent du camping-car pendant que Vernon allait chercher sa sœur.


Voilà j'espère que ça vous a plu et distrait un peu. Alors je reconnais avoir réalisé à de très gros changements par rapport au canon mais le personnage de Regulus Black m'a toujours fait de la peine. Enfin, il me semble que les époux Black pourraient plus facilement convaincre le Magenmagot (à coups de pots de vin) d'organiser enfin un procès discret de Black sans avertir la presse ou ils pourraient également museler les journaux aussi. Pour ce qui est des motivations des Black,ce sera probablement évoqué dans un autre chapitre.

Rassurez-vous il y aura bien une ellipse temporelle mais vous comprenez bien que cette histoire doit être d'abord réglée tout comme le cas de Severus Rogue. L'indiscrétion de Robert a provoqué la stupeur chez les Dursley, même si, les propos de Pansy ont modéré les choses. Harry va donc probablement poser des questions au professeur même si ce ne sera pas forcément tout de suite.

Bon je ne sais pas ce que vous pensez du choix proposé par Pansy car une lettre anonyme n'est pas très glorieuse, néanmoins, la famille Parkinson ne brille pas par ses actions spectaculaires. Ces gens sont plutôt discrets, secrets et opportunistes. J'ai voulu finir le chapitre sur une petite note plus joyeuse avec le poupon mais on verra bien s'il n'aura pas une utilité quelconque plus tard. J'avoua ma curiosité au sujet de vos réaction ou de vos suppositions pour la suite.

A bientôt.