Chapitre 36

J-... Pourquoi compter les jours ? C'est stupide, il n'en reste aucun, il part demain... Demain... Il avait passé la journée et la nuit d'hier avec les garçons réservé celle d'aujourd'hui à sa famille et la soirée et nuit à notre couple... Il était prévu que nous allions au restaurant de notre premier rendez vous, puis que nous restions ensemble tranquillement chez lui pour regarder un film et profiter de ces derniers instants en restant dans les bras l'un de l'autre. Au réveil je me sentais vide, triste et avais l'impression que mon corps ne me répondait pas totalement... Pourtant je pris mon courage à deux mains et me levais pour aller prendre mon petit déjeuner, j'en profitais pour remplir la gamelle de Kkoming qui l'avait vidée dans la nuit et donnais quelques feuilles de salade aux tortues dont je n'arrivais toujours pas à me souvenir les noms... De toute façon elles ne répondaient pas quand elles étaient appelées donc... Au final ce n'était pas si dérangeant. Bien entendu je comptais bien retenir un jour, mais là je n'en avais franchement pas la tête on va dire... Une fois que tout le monde était nourrit je me rendis dans ma salle de bain afin de me doucher, me brosser les dents, m'habiller, me coiffer et me maquiller. J'en sortis à peine une demi heure plus tard comme à mon habitude, je ne mets jamais de temps à me préparer le matin il faut l'avouer.

Je passais ma journée en ville avec Sae Hee, je savais que mon fiancé serait au Hänsel&Gretel mais évitais d'y aller, je ne pouvais pas m'incruster alors qu'il voulait passer sa journée avec sa famille, et les fans qui iraient au café. Je l'aurais pour moi toute seule toute la soirée alors je n'allais pas me plaindre ! Me promener avec l'amie la plus proche que j'avais ici me faisait le plus grand bien... Ce que j'aime dans ce pays c'est que les grandes galeries sont ouvertes aussi le dimanche ! Chose pratique quand on travaille toute la semaine non stop ! Nous étions dans la plus grande galerie de Séoul à faire les boutiques, je rachetais des robes, des jeans, des chaussures, du maquillage et pleins d'accessoires pour mes activités à l'orphelinat. Et alors que nous étions assises à la table d'un petit café de la galerie pour prendre un petit goûté et un thé deux ombres se firent à nos côtés. Je cru d'abord à des personnes que nous connaissions mais j'ai, en quelque sorte, fait fausse route...

« - Eh bah, nous qui espérions que tu sois morte à ne plus te voir... Fausse joie... » Fit la première arrogante comme jamais.

« - Si tu me dis que tu es encore avec Oppa j'te massacre sur place ! » Ajouta la seconde se pensant menaçante.

« - Vous ne grandirez donc jamais ma parole ? Ce n'est pas possible l'immaturité dont vous faites preuve ! Vous avez quel âge hein ? 17-18 ans ? Ne devriez-vous pas commencer à vous comporter comme des adultes à cet âge là ? Vous n'avez franchement pas honte de vous bloquer sur une chose aussi futile ? A quoi cela vous sert-il au juste hein ? A part faire de la peine à votre Oppa ? Parce que oui vous lui faites de la peine à ne pas accepter son bonheur ! Et pas qu'un peu de peine vous pouvez me croire, je l'ai vu en pleurer de votre comportement ! Ca me brise le cœur de le voir dans cet état à cause de filles comme vous qui sont censées lui montrer leur admiration et lui offrir tout le courage dont il a besoin pour sa carrière ! Si vous l'aimiez vraiment, réellement, si vous le respectiez un tant soit peu vous ne réagiriez pas comme ça au fait que lui et moi sommes ensemble et nous aimons ! Grandissez un peu et mettez vous dans le crâne que tout le monde a le droit à l'amour, même les Idols ! » M'énervais-je en les reconnaissant et me levant.

Elles me regardèrent toutes les deux en mode poissons rouges, certainement qu'elles ne s'attendaient pas à ce que je m'énerve ainsi. Mais c'est avec un regard assassin, que ce soit pour l'une ou pour l'autre, qu'elles nous laissèrent finalement tranquille... Tout ce que j'espérais à présent c'est qu'elles ne reviennent pas à la charge avec d'autre sasaeng... Sae Hee me regardait complètement hallucinée alors que je reprenais place sur ma chaise. Je voyais le patron du café pas loin qui était près à intervenir en cas de besoin qui me souriait comme s'il était heureux que je les envoie balader... Plusieurs clientes me regardaient elles aussi avec le sourire... Je me sentais soutenue et c'était assez agréable... J'avais enfin tenu tête à ces deux garces et j'étais assez fière de moi ! Je regardais mon amie avec des étoiles dans les yeux, j'avais réussi à vaincre ma crainte et les avais affrontées toutes les deux... Elle me souriait à présent, remise de sa surprise et me montrant à quel point elle était fière de moi. Nous continuons donc de boire notre thé en mangeant nos parts de gâteaux et discutant tranquillement, une fois ceci terminé nous payons puis continuons notre petit tour dans la galerie. Puis arrive l'heure de nous séparer, elle rentre chez elle pour se préparer à son rencard, je vous laisse deviner avec qui... Et moi je rentrais pour mon rencard à moi... Ou plutôt ma dernière véritable soirée en amoureux avec mon fiancé... J'avais passé un bon moment scotchée devant ma penderie pour décider de la tenue que j'allais mettre, puis me décida enfin en prenant une jupe plissée toute simple et un chemisier blanc aux bordures noires, j'allais vers mon tiroir pour prendre des sous vêtements propres et mon collant... Malheureusement je filais ce dernier en le sortant du meuble... En effet il s'était accroché à la vis de la poignée sans que je ne m'en aperçoive à temps pour éviter le drame... Pestant un peu contre moi je décidais donc de ne pas en mettre et passer un coup de rasoir sur mes jambes pour être sûre qu'il ne reste pas un poil rebelle qui aurait échappé à l'esthéticienne quelques jours plus tôt. J'allais donc à la douche et me préparais de sorte à être prête quand il rentrerait de sa journée en famille.

"Ils ont eu mes drames
Ma douleur
Mais c'est toi
Qui as mon cœur
Et il n'ira jamais ailleurs
Ils ont pris mes larmes
En voleurs
Mais c'est toi
Qui as mon cœur
Et il n'ira jamais ailleurs"

Le repas au restaurant se passa comme le premier, à l'exception qu'une pointe de tristesse se sentait dans nos comportements respectifs... Chose qui ne pouvait nous être reprochée au final... Dès que l'occasion se présentait il prenait une de mes mains dans une des siennes et la caressait tendrement en me regardant amoureusement. Comme s'il voulait s'assurer qu'il n'était pas entrain de rêver, ou me prouver que notre amour ne fanerait pas pendant ces deux années à ne presque pas se voir. Même si je savais pertinemment que les sentiments que nous éprouvions l'un pour l'autre ne changeraient aucunement je me sentais rassurée qu'il m'envoie ce genre de message muet... Le chemin du retour dans sa voiture se passa tranquillement et en silence... J'avais posé ma main gauche sur sa droite, il avait la mauvaise habitude de conduire avec cette dernière sur son levier de vitesse. Je ne m'en plaignais pas, cela me permettais de pouvoir la caresser et profiter de sa douceur. Nous arrivons plus rapidement que je ne le pensais à notre immeuble. Nous descendons donc du véhicule une fois qu'il l'avait garé dans le parking sous terrain. Une fois dans son appartement nous nous installons devant la télé pour regarder son film préféré ensemble. Prise d'une soudaine envie je me levais pendant le générique de début pour préparer du thé et des gâteaux... Une fois ceci fait je m'installe contre lui et nous regardons le film en buvant le thé et mangeant les friandises.

La fin du film approchait et je voyais l'heure défiler... Je les comptais, ces heures qui nous rapprochaient de cet évènement si emmerdant... Oui emmerdant autant dire les choses telles qu'elles sont ! Ma main posée sur son torse s'accrocha soudainement à sa chemise, comme si mon cerveau me disait de ne plus le lâcher afin qu'il ne parte pas... Il sentit alors mon malaise... Je m'étais mise à pleurer sans m'en rendre compte, mais que m'arrivait-il au juste ? Me forçant à me relever afin de me regarder et me réconforter il me demanda comment j'allais et ce qu'il m'arrivait... Quand nos regards se croisèrent il y eu un blanc, sans même prévenir il se fondit sur moi et m'embrassa m'allongeant sur le canapé, en dessous de lui... Je répondis à son baiser avec tout mon amour...

LEMON (j'vous préviens c'est cucul à souhait xD)

Ses mains passèrent sous mon chemisier, d'abord hésitantes puis finalement beaucoup plus sûres... Ses lèvres brûlantes embrassaient mes lèvres et mon cou avec passion et fougue. J'avais du mal à croire à ce qui se passait, nos corps collés l'un à l'autre étaient bouillonnant de désir, nous étions en train de franchir cette étape, celle qui nous unirait définitivement... Le mariage ne serait qu'une formalité administrative à côté... Nous étions en ce moment même en train de nous faire la promesse de nous appartenir mutuellement et de nous être fidèles à jamais. Oui, c'était comme ça que je le voyais... C'était peut-être stupide mais Jong Woon serait le premier, mais aussi le seul à mes yeux et à mon cœur. Doucement il m'aida à me lever du canapé, et finit par me prendre dans ses bras pour m'emmener jusque dans son lit où il nous allongea toujours avec autant de délicatesse. Son regard était à la fois aimant, désireux, vorace et suppliant. Aucun mot n'avait été soufflé, nos regards suffisaient largement à se faire comprendre, le déclic était né, nous nous désirions plus que tout, c'était maintenant ou jamais... Et comme demain matin était son départ pour deux ans avec juste quelques permissions pour nous revoir... C'était maintenant que cela se produirait.

Avec un doigté dont je n'aurai jamais soupçonné l'existence il déboutonna mon chemisier, faisant ainsi une ouverture à ses lèvres qui descendaient à présent vers ma poitrine, puis mon ventre... Il s'attarda à mon nombril ou il me mordilla légèrement. Puis il remonta vers mes lèvres laissant à présent mon buste à la portée de ses mains qui se promenaient sur mon ventre, ma poitrine et mon dos... Il fini par enlever définitivement le chemisier qui, apparemment, le dérangeait. Il caressa encore un long moment ma peau avant de faire descendre ses mains sur mes cuisses, il les fit passer autour de lui en les caressant de ses mains douces et qui me donnait l'impression de brûler ma peau et pourtant provoquaient des frissons sur tout mon corps. Intérieurement je me mise à remercier le ciel d'avoir filé mon collant en le sortant de mon tiroir, je pouvais ainsi sentir ses caresses à même ma peau et s'en était délicieux. Une de ses mains revint à mon visage qu'il caressa en m'embrassant alors que la seconde passa sous ma jupe, légèrement tremblante mais se ressaisissant en me sentant me cambrer, autant par surprise que par le plaisir que me procurait ce geste, cette sensation était incomparable à ce qu'il avait pu faire avant... Pourtant j'en avais eu des caresses de sa part...

Je sentais la bosse, qui s'était formée un peu plus tôt sous son jean, se durcir un peu plus à chaque seconde. Sa respiration, comme la mienne, c'était accélérée, j'avais fait voler sa chemise qui était certainement tombée pas loin de mon chemisier, mes mains caressaient donc son dos et son torse, je l'avais fait tellement de fois que je n'hésitais plus à présent. C'était un peu comme si j'avais déjà tâté le terrain et que maintenant je le connaissais par cœur et pouvais le pratiquer les yeux fermés. Parfois je remontais une main ou les deux dans ses cheveux, ses magnifiques cheveux qu'il raserait demain... Non, ne pas penser à demain, ne penser qu'à lui et moi, là dans ce lit, à moitiés nus et nous unissant corps et âmes ! Alors qu'il marquait son passage sur la peau délicate de mon cou je sentis sa main caresser mon intimité à travers le tissu de mon shorty. Un gémissement m'échappa alors que mes cuisses se resserraient, sans vraiment que je le contrôle, un peu plus autour de ses hanches... Je le sentis sourire avant de recommencer son suçon et de défaire ma jupe d'un geste rapide. Retirant sa tête du creux de mon cou il se releva pour m'enlever ma jupe, je me relevais ensuite, sans qu'il ne s'y attende, pour défaire sa ceinture et son jean qu'il enleva tout de suite en se mettant à côté du lit. J'en profitais pour embrasser son torse aux endroits que je savais sensibles et érogènes. Un soupire lui échappa alors qu'il se mit à caresser ma tête avant de la relever afin de venir capturer mes lèvres et me rallonger en dessous de lui.

Nous étions à présent en travers du lit, mais nous nous en fichions, nos caresses continuaient, nos baisers étaient vraiment de plus en plus brûlants, je m'étonnais même que nos sous vêtements n'ai pas encore volés... Sa main allait caresser l'endroit le plus sensible de tout mon corps de plus en plus souvent, m'arrachant des petits gémissements et soupires de plaisirs qui le faisait sourire, heureux de réussir à me mettre, en quelque sorte, dans tous mes états. Je décidais donc de me venger et d'en faire autant, lui faisant lâcher à lui aussi des bruits assez étranges prouvant qu'il appréciait mais ne s'y attendait pas. Il se stoppa dans tout ce qu'il avait, jusque là, entreprit et me regarda intrigué, j'avais réussi à le surprendre. Avec un sourire narquois je me relevais légèrement pour l'embrasser à pleine bouche, pour la première fois depuis que je suis avec lui j'osais ce que l'on appelle communément un French Kiss... Il me permit l'accès à sa langue que je caressais avec la mienne... Au début il me laissait faire sans bouger puis finalement il se mit lui aussi à caresser ma langue avec la sienne. Il profita du fait que je sois décollée du matelas pour défaire mon soutient gorge, puis quand nous arrêtons nos baiser pour cause du manque de souffle il me rallongea sans cérémonie pour s'attaquer à mes seins. Il les suçotât tous les deux avant de se mettre à mordiller les mamelons. Je m'en mordais la lèvre inférieur à la limite de m'en faire saigner. Je griffais son dos, enfonçant parfois mes ongles dans sa peau quand le plaisir montait en pic.

Après m'avoir encore arraché quelques gémissements il se décida à passer sa main sous mon shorty. Ce qui me surprit le plus fut de sentir son doigt pénétrer en moi... Un petit cri m'échappa, il fit aller et venir son doigt en moi, faisant monter le plaisir par vague au plus profond de moi. J'avais chaud, très chaud, nos respirations rapides et haletantes s'étaient synchronisées sans même que nous le désirions vraiment. Il vint m'embrasser entre deux de mes gémissements, je ne pu résister à l'envie de lui mordre la lèvre inférieur, chose qui le fit sourire et lâcher un petit gémissement. Ce fut l'élément déclencheur de la fin des préliminaires. Sans plus attendre il vira mon shorty et son caleçon d'un geste vif et assuré. Il s'installa entre mes jambes se collant à moi et les remontant autant qu'il le pouvait contre son corps, je les fis se rejoindre dans son dos, l'entourant et l'emprisonnant alors.

« - Excuse moi mon amour... » Me glissa-t-il à l'oreille sans que je comprenne réellement pourquoi.

Puis je le sentis entrer en moi dans un coup de bassin assez sec mais pas trop brutal, dans ce geste je compris qu'il voulait entrer du premier coup en essayant de me faire le moins mal possible. Chose légèrement loupée, un cri de surprise et de douleur m'échappa et alors que je cachais mon visage dans son cou je sentis des larmes m'échapper. Il s'excusa plusieurs fois alors que je lui disais de continuer, que tout allait bien que c'était juste le coup de la surprise. Il continua alors, doucement, tout doucement... La douleur s'atténua laissant place à un plaisir qui augmentait un peu plus à chaque coup de rein. Mes gémissements se faisaient plus forts, plus rapprochés. Il s'enfonçait un peu plus profondément en moi à chaque coup de bassin, et moi je lui réclamais sans cesse d'aller plus vite, plus loin. Nos souffles étaient coupés, accélérés et irréguliers, nos corps collés étaient bouillants à cause du plaisir et de la température qui avait augmentée. Je murmurais son nom et lui le miens. De plus en plus souvent, de plus en plus fort jusqu'à ne plus être des murmures. Une vague étrange et forte de sensation s'empara de nous deux, il m'embrassa à m'en mordre les lèvres, je lui rendis la pareil enfonçant mes ongles dans ses épaules et dans un dernier coup de rein nous criâmes tous deux à l'unissons pris d'un orgasme déferlant. Il fit encore quelques vas et viens en moi avant de se retiré, essoufflé et souriant. Nous nous embrassons et nous câlinons un long moment, allongés l'un à côté de l'autre, avant de nous décider à aller nous doucher... Ensemble... Ne nous échangeons que quelques mots avant de nous coucher et nous endormir pour de bon.

« - Nous sommes véritablement unis à présent... Méli, par cet acte je te jure fidélité et amour éternel... »

« - Jong Woon, tu es le premier et le seul à qui mon corps et mon cœur appartiennent. Je t'aime si tu savais à quel point... »