Titre: Retrouvailles du passé (2)

Couple : Nnoitra/OC

Rating: K+

Attention : /

Note: Voici la suite ! Toujours merci à Nekoo-chan de me prêter Debby ;p Ah et pour ceux que ça pourrait intéresser : le chapitre 5 de Viva Aizen-sama est en cours d'écriture papier ! (trois pages de ma copie double...) Ah et... J'ai piqué la dernière phrase au titre d'une fic de ma Déesse, Lylyne67. u.u'


Cela faisait déjà un mois que Debby servait Nnoitra. Il ne lui adressait la parole que pour ses ordres, mais la jeune femme ne s'en formalisait pas. Tant qu'il ne la tuait pas, pourquoi s'en faire ?

Ce matin là, il les emmena, Tesla et elle, dans la salle d'entraînement du palais. Il demanda — ordonna, plutôt — à Tesla de venir se battre. Debby alla se placer près de la porte et regarda l'entraînement. Si Tesla se donnait à fond, Nnoitra semblait presque ne rien avoir à faire de ses attaques. Pourtant, il forçait tout de même sur son bras pour repousser la lame de Tesla : elle pouvait apercevoir les muscles de l'Espada se contracter sous sa peau pâle. Soudain, elle dut se déplacer lorsque Nnoitra envoya Tesla s'encastrer dans le mur contre lequel elle s'appuyait précédemment. Elle s'approcha du blond et l'aida à s'asseoir.

« Nnoitra, tu pourrais être moins violent avec lui, franchement !

- Parce que tu crois que les ennemis font des cadeaux ? Tu vaux pas mieux que Neliel en fait, toujours à prêcher le pacifisme ! Viens te battre que j'te dise si t'es digne de sa lâcheté ! »

Ah. Voilà qui était autre chose. Machisme en puissance... À cause des remords ? Debby se releva et se plaça face à lui. Elle inspira profondément puis se rua vers le brun. Celui-ci se contenta d'esquiver en criant qu'elle était trop lente. Elle se retourna et usa du sonido pour se retrouver à son dos. Elle abattit sa lame mais ne frappa que du vide. Nnoitra lui asséna un coup de pied dans le dos qui l'envoya au tapis.

« Bravo, tu es la digne succèsseuse de Neliel !

- Désolée de n'avoir jamais eu à me battre, ironisa la jeune femme. Je ne sais pas qui est cette Neliel mais si tu la traitais avec si peu de respect, je comprends qu'elle t'ait lâché ! »

Le visage de Nnoitra s'assombrit à ces paroles. Il lança Santa Teresa vers sa récente fraccion qui ne dut sa survie qu'à un réflexe hors du commun qu'elle douta inopiné.

« HÉ ! T'es complètement taré !

- Une fraccion tuée lors d'un entraînement, c'est courant. Maintenant, ferme-la et attrape l'autre andouille. »

Debby leva un sourcil face à la grossièreté de Nnoitra mais obtempéra. De retour dans la chambre de leur Espada, Debby entreprit de soigner Tesla. Nnoitra se jeta littéralement sur son lit. Comme s'il avait besoin d'un modèle plus jeune de Nel ! ... Il avait failli tuer celle qu'il avait trompée... Ses remords seraient peut-être partis avec elle. C'est ce qu'il avait espéré. Mais il se doutait que ça n'aurait fait que les empirer.

« Va me chercher à boire, somma-t-il à Debby.

Elle soupira et laissa Tesla. Nnoitra se redressa et la regarda sortir. Ô comme il aimerait pouvoir effacer leur vie d'avant pour pouvoir profiter de celle-ci. Car il voudrait bien la mettre dans son lit et se la faire, mais encore une fois, le passé l'en empêchait. De plus, le fait que Debby encaisse le ton sec qu'il prenait avec elle l'énervait. Pourquoi se laissait-elle faire ?

« Tiens. Ah, et Grimmjow médisait sur toi quand je suis passée devant ses quartiers. »

Et elle venait cafter ? A vrai dire, la verte avait eu un léger accroc avec le Sexta... Pas jusqu'au point de se battre mais… Il valait mieux pour elle de l'éviter. Hé, c'est pas parce qu'elle était qu'une fraccion qu'elle allait laisser une panthère bleue insulter son amant, non mais ! … Ancien, l'amant... Elle commençait à se rattacher à Nnoitra… Ça allait mal se finir tout ça...

Nnoitra fixait le visage de sa fraccion, semblant en très grande réflexion. Elle arborait d'ailleurs une moue très adorable qui fit craquer Nnoitra : il l'embrassa sans vraiment réfléchir. Mais elle ne réagit qu'au bout de trente secondes, en sentant une langue tenter de rentrer dans sa bouche. Elle abandonna alors toute réflexion ; advienne que pourra, elle aviserait la situation au moment où cela serait nécessaire. Au diable les pensées philosophiques à propos de l'avenir ! Carpe Diem, Baby !