The Screamers FR
Coucou tout le monde,
Et voilà une revenante avec son chapitre sous le bras ! Je ne vais pas m'éterniser en blablas, je sais que vous préférez lire le chapitre mais merci à toutes celles qui n'ont pas déserté ou désespéré et qui sont toujours là pour lire cette fic et pour m'encourager ! Alors ne vous inquiétez pas, ça prendra le temps que ça prendra mais j'irai au bout de cette histoire, en même temps, il ne reste plus que deux chapitres.
Pour ne pas changer, je remercie du fond du cœur mon ange qui m'a poussée à me remettre à traduire, qui m'a secouée quand j'avais la flemme, sans elle vous n'auriez pas ce chapitre et aussi ma Libellule pour avoir corrigé plus vite que son ombre !
Remerciements aux non-inscrites :
Merci à lagourmande45, Lena, PrincetonGirl818
Pauline : Et oui, je suis de retour, toi aussi tu m'as manqué ! Si tu as aimé l'Edward du chapitre précédent, tu vas carrément adorer celui là, il est hummm. Mais je vais te laisser découvrir ça par toi-même. Merci pour tes compliments et ta fidélité Miss. Bisous
Jerry03 : Ma pauvre, je compatis pour ton mec qui fait une fixette sur « Mec elle est où ma caisse ? » C'est pour des détails comme ça que je suis contente de plus avoir de mec qui me fait regarder des niaiseries. Contente que tu aimes autant et merci pour tout. Bizz
Zoubida : Merci, je suis contente que ça te plaise tant. Alors pour avoir une fanfic à toi, avant toute chose, il faut que tu t'inscrives sur le site et après c'est assez simple. Quant à la fic que tu me demandes, désolée mais je ne connais pas. Je suis super flattée que tu aies lu et aimé tout ce que j'ai écrit ou traduit. Bizz
o00-Eden-O0o : J'avoue que ce serait plus simple si t'avais un compte FF allez, courage, tu peux arriver à le faire^^ Alors, j'implore ton pardon pour t'avoir fait attendre aussi longtemps cette suite mais tu verras elle vaut le coup ! En tout cas, encore merci tout plein pour tes compliments et ton enthousiasme et à bientôt. Bisous
Laccro : Contente de te retrouver aussi. Non pas de bel italien, je n'avais d'yeux que pour mon bel anglais (mais il ne s'agit pas de Rob mais d'un autre^^) J'espère que tu as passé de bonnes vacances, merci pour tout. Bizz
Coco : Alors, déjà, c'est pas gentil de te réjouir de mon célibat estival^^ Pas avoir de mecs l'année, je m'y suis faite mais en vacances, m**** ! Bon, je suis contente de te faire marrer aussi. Alors est ce que toi tu as trouvé un super coloc qui correspond aux critères d'Edward. Quant à modifier le texte… JAMAIS ! Alors c'est le moment où jamais d'amortir tes actions huggies, pampers etc parce que le nouveau chapitre est là et qu'il va falloir absorber. Mdr. Plein, plein de mercis pour tout et gros bisous.
Scorpionlove09 : Coucou et bienvenue, je suis super contente que tu aimes autant cette fic et que tu l'aies lue aussi vite. Je te pardonne de pas avoir de reviews avant si tu te rattrapes sur les 3 derniers chapitres^^ Et je t'assure que moi aussi j'ai du mal à me dire que cette histoire est presque terminée, je l'ai pas vue passer. Bisous
L : Je suis trop heureuse quand je lis des réactions comme la tienne après les chapitres, c'est juste jouissif et c'est une super récompense ! Par contre si tu voulais des persos mentalement équilibrés, tu t'es plantée de fic, je . Merci beaucoup pour tout et à bientôt.
Lau : Merci et bienvenue sur cette fic. Je suis contente que l'histoire même avec ce vocabulaire particulier te plaise^^ Bizz
Juste-une-faille : Merci beaucoup par contre, j'ai déjà du mal à répondre à toutes les reviews donc je ne fais pas les annonces sur les blogs^^
Roucky : Coucou et bienvenue, merci beaucoup, je suis ravie de voir que tu as autant aimé et que tu es devenue accroc à The Screamers ! En tout cas, merci pour ton passage. Bizz. Ah et pour ton PS, je te laisse attendre la fin pour voir par toi-même^^
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Disclaimer :
Les personnages appartiennent à S. Meyer et l'histoire à KiyaRaven, je ne fais que traduire !
Chapitre précédent : Bree a enfin été arrêtée, Alice et Jasper ont baisé jusqu'à l'épuisement, Bella et Edward ont été sexcotté à chaque occasion. Edward a révélé qu'il avait acheté une Porsche flambant neuve qui a rendu Bella chaude bouillante, et ils ont évité de croiser la mère de Bella parce que Bella n'arrive toujours pas à faire face. Bella a promis d'aller faire du shopping avec Alice avant qu'ils ne se rendent tous à un cocktail organisé en l'honneur d'Edward par sa maison de disque
Chapitre 37 : Le début de la fin
Edward POV
Je baissai le regard et souris.
La main de Bella était sur mon entrejambe.
De tous les endroits où la main de Bella pouvait se poser, sur mon entrejambe était vraiment un de mes préférés.
Elle me caressait par-dessus mon jeans, pendant que je tentais sérieusement de toutes mes forces de ne pas fracasser une voiture de sport à 100 000$.
C'était génial.
« Bella, » grondai-je alors qu'elle empoignait maintenant mon érection palpitante et serrait, « Es-tu réellement en train d'essayer de me faire jouir dans mon pantalon parce que… bon… je serais complètement d'accord pour ça. »
Elle se mit à rire et se pencha, embrassant mon cou d'une façon qui n'aidait pas ma concentration d'un iota.
« Je ne peux simplement pas m'en empêcher, » murmura-t-elle avant d'aspirer le lobe de mon oreille dans sa bouche. « La seule chose qui soit plus sexy que toi et ton magnifique sexe c'est toi et ton magnifique sexe en train de conduire cette voiture. Ca me donne envie de te lécher partout. Ca me donne envie de déchirer ton jeans et de t'enfoncer au plus profond de ma gorge juste là au milieu du trafic. »
Ma jambe soubresauta involontairement, faisant mn pied presser l'accélérateur et propulsant la voiture en avant. Je donnai un coup vif sur le volant, évitant une voiture en face de moi avec un énorme crissement de pneus avant que je ne réussisse à me ressaisir.
« Désolé ! » criai-je par la fenêtre, « la bouche de cochonne de ma petite amie me fait conduire comme un fou ! »
Elle ricana et poussa sa main sous ma chemise, faisant courir ses ongles sur mon torse et mes abdominaux, le bout de ses doigts glissant lentement sur chaque muscle, chaque sillon. Je gémissai et expirai, essayant de résister au besoin de m'arrêter au milieu de l'intersection et de la baiser vigoureusement encore plusieurs fois de suite.
« Bella, tu fais exprès de me torturer, ou est-ce que tu as, en fait, l'intention de coucher avec moi dans un futur proche et de faire disparaitre cette terrible douleur au niveau de mes couilles ? »
Elle recommença à caresser Godzy. Il ronronna comme un foutu chaton.
« Et bien, ça dépend. »
« De quoi ? »
« De si tu peux trouver un endroit isolé où je puisse baiser avec toi sur le capot de cette superbe voiture dans les vingt minutes à venir avant que je ne doive retrouver Alice. »
Jiminy enfoiré-de-sa-mère Cricket.
J'agrippai le volant si fort que mes articulations craquèrent. Je regardai frénétiquement autour de moi, cherchant désespérément une rue sur le côté ou une ruelle qui permettrait à ma petite-amie au cul en feu de réaliser un de mes fantasmes sexuels les plus chers- la baise sur le capot.
Je me dirigeai vers l'Est sur Hollywood Boulevard, et je me mis juste à prendre des rues au hasard, espérant pouvoir trouver un endroit suffisamment retiré pour ne pas être arrêté.
« Edward, où allons-nous ? »
Je la regardai en levant les yeux au ciel. Quelle question ridicule.
« Vers un lieu sûr pour la baise sur le capot. Où est-ce que tu crois qu'on va, bordel ? »
Elle secoua la tête. « Tu crois vraiment chaque mot qui sort de ma bouche, pas vrai ? »
Je lui lançai un regard, lourd de confusion, « Je suis désolé, mais les seuls mots que j'ai imprimés sont `sort' et `bouche'. Qu'est ce que tu essayes de dire ? »
Elle éclata de rire et retira sa main de mon entrejambe.
Ma queue se trouva instantanément immensément triste.
« Edward, il est hors de question que je puisse baiser avec toi sur le capot en plein milieu de la journée. Ce n'est juste pas possible. »
Je tournai dans une rue latérale et fis piler la voiture à l'arrêt, me tournant pour pouvoir planter mon regard le plus sombre dans le visage incrédule mais toujours absolument foutrement magnifique de ma petite amie.
« Bella, » dis-je fermement, « Tu ne peux pas simplement me balancer le concept de la baise sur le capot et ensuite t'attendre à ce que je me comporte comme si rien ne s'était passé. Je suis un homme. La baise sur le capot est un des cinq Sacrés Graals dont nous rêvons dès l'âge où on est capables de jouir dans notre sommeil. »
« C'est quoi les quatre autres ? » demanda-t-elle avec un sourire malicieux.
Je levai ma main et les énumérai sur mes doigts.
« Baiser lors d'un évènement avec beaucoup de spectateurs, de préférence, le Super-Bowl qu'on se donne du plaisir avec nos bouches dans les toilettes d'un restaurant, t'attacher et te faire jouir jusqu'à ce que tu perdes connaissance et enfin, mais abso-foutre-ment pas le moindre, te regarder caresser et te faire caresser par une autre femme, de préférence Kate Winslet, Penelope Cruz, ou la nana de Transformers. »
Bella me regarda en clignant des yeux, la bouche ouverte.
« Est-ce que tu fantasmes sérieusement là-dessus ? » demanda-t-elle, incrédule.
Je pense, en fait que j'ai dû rougir.
« Oui, Bella, » dis-je, essayant de me tenir fièrement malgré mes fantasmes pervers, « Oui, vraiment. »
« Bon Dieu, Edward, » dit-elle doucement, « c'est si foutrement torride. »
« Tu es foutrement torride, » contrai-je, mes yeux automatiquement attirés par ses tétons durcis. « Maintenant, revenons-en aux choses sérieuses. La baise sur le capot ? »
Son visage s'illumina d'un sourire, « Bébé, je t'aime, mais ça n'arrivera pas, peu importe que tu boudes. »
« Bella, je ne boude PAS. »
J'ignorai son ricanement contenu et regardai alentour.
« Regarde, cette rue est globalement déserte à part ces gars là-bas sur le chantier et je suis carrément certain qu'ils apprécieraient un peu de divertissement à l'heure du déjeuner. Alors, allons-y, Mademoiselle. Opération baise sur le capot en avant. »
Je descendis de la voiture et marchai vers l'avant, tapotant le capot dans un geste d'invitation et en lui faisant signe du doigt.
Bella pouffait bruyamment, sa ceinture de sécurité toujours attachée.
Je soupirai et me dirigeai vers sa portière, l'ouvrant et m'inclinant pour défaire sa ceinture de sécurité avant de l'aider à sortir et à claquer la porte derrière elle.
Le sourire se dissipa peu à peu de son visage quand je la fis se mettre debout sur le côté de la voiture et calai mon genou entre ses jambes, attirant son visage vers le mien et l'embrassant à perdre haleine tandis que mon corps se pressait contre le sien.
Dès que je poussai ma langue dans sa bouche, elle gémit fortement et empoigna mes cheveux d'une main alors que l'autre se faufilait sous ma chemise et caressait mon dos. Ses doigts s'enfoncèrent dans mes muscles, enflammant ma peau et transformant Godzy en une tige de titane massif. Je répondis en enfouissant une main entre nous et en pressant mes doigts sur la couture de son jeans. Elle se tortilla sous moi et s'écarta de mon visage, haletant bruyamment.
« Oh… Seigneur, » gronda-t-elle, difficilement.
« Non, chérie, ce n'est que moi… Edward, » je souris malicieusement alors que ma deuxième main se relevait pour saisir son sein. « Mais je peux comprendre que tu nous aies confondu. »
« Edward, » dit-elle en s'emparant de ma tête et en tirant mes cheveux brutalement, ses hanches poussant avec puissance contre mes doigts, « on ne peut pas faire ça au milieu de la rue. »
« Vraiment ? » dis-je innocemment, « Parce qu'il semblerait que nous soyons déjà en train de le faire. »
Mes doigts dessinaient des cercles, distillant davantage de pression. Elle haleta et heurta brusquement le côté de la voiture alors que sa tête retombait en arrière, ses yeux se refermant sous un plaisir inspiré par Mister Trou du Cul.
« Bon sang, femme, » grognai-je, en me penchant pour pouvoir enfouir mon visage dans son cou, « Regarde cette trique, nom de Dieu. »
Bella se mit à émettre des sons gutturaux qui accompagnaient toujours la montée de son orgasme, et je souriais de lui faire cet effet sans même qu'elle soit nue. Bien sûr, ma préférence aurait été de l'avoir nue. Toujours nue. Nue le matin, nue le midi et nue le soir – toute la journée, chaque jour. Une Bella perpétuellement nue.
Une partie de mon esprit perverti murmurait que « Bella Perpétuellement Nue » pourrait vraiment être un super reality show. La part follement jalouse de mon cerveau détraqué en colla une au cerveau pro-reality show de façon déplacée et lui dit qu'on ne partageait pas Bella nue. Ou même Bella totalement habillée. Ou Bella tout court. En fait… oh, oh… attends…
Oh, bon sang. Elle agrippe mes fesses et caresse Godzy simultanément.
Femme diabolique qui torture Edward.
Je. Dois. La. Baiser. Maintenant.
« Bella ? » couinai-je, la voix grave et désespérée alors que je bougeai mes doigts plus rapidement, regardant fièrement le plaisir que je lui apportais s'afficher sur son visage. « J'aimerais vraiment t'arracher ce jeans et te baiser sur le capot de ma nouvelle voiture. S'il te plaît laisse-moi faire. »
« On ne peut pas, Edward, » gémit-elle, son souffle devenant de plus en plus irrégulier à chaque passage de mes doigts, « Tout le monde peut nous voir. Ils vont appeler les flics. »
« Tu aimes ce que je te fais, pas vrai ? » murmurai-je à son oreille
Ses yeux étaient fermés et sa respiration difficile et erratique.
« Oui, » soupira-t-elle, ses mains se relevant jusqu'à mes cheveux et les tirant vigoureusement pendant que j'embrassai sa gorge avidement.
« Tu voudrais que je continue, non ? Tu voudrais que je te fasse joui r? »
Elle gémit de nouveau et ouvrit les yeux. Ils étaient sombres et intenses.
« Bon Dieu, oui. »
« Bien, » dis-je avec humeur en m'écartant d'elle et en mettant mes mains sur mes hanches, « j'aimerais une baise sur le capot mais je suppose que ça n'aura pas lieu non plus, c'est ça ? Il va falloir qu'on se fasse tous les deux à la déception. »
Cela lui prit quelques instants pour réaliser que j'avais arrêté de la toucher, mais quand ce fût le cas, son regard fit soudainement craindre à mes boules pour leur vie et rentrer à l'intérieur de mon corps.
« Quoi. Putain. Edward ? »
Je ricanai devant sa colère intense. Elle me fixa durement. J'arrêtai de ricaner. Mes testicules se mirent à frémir.
Oh merde. Pas une bonne manœuvre, Cullen. Pas une bonne manœuvre du tout.
Tu es sur le point d'être carrément et irrémédiablement mort. Et castré.
Elle avança vers moi, un regard meurtrier froid brillant dans ses yeux.
« Bon, allez, Bella, » dis-je en levant les mains en l'air en reculant face à elle, « Tu m'as torturé toute cette foutue matinée. Tu ne supportes pas de goûter à ta propre médecine frustrante hein, Madame Pipi ? »
Elle grogna et bondit sur moi.
Heureusement, l'été que j'avais passé à apprendre la danse de salon aux Planches de Madame Régina avait payé et je fis un rapide pas chassé hors de portée de bras alors que nous contournions la voiture.
« Trou du cul, si tu penses que c'est acceptable d'amener une fille au bord de l'orgasme et ensuite de retirer ta paire de doigts outrageusement doués pour le sexe, tu te plantes misérablement. Maintenant reste en place pour que je puisse botter ton petit cul outrageusement torride. »
Elle gronda et bondit de nouveau sur moi.
Je tournai les talons et me mis à courir.
Bordel, riez pas. Bella a survécu dans la rue pendant TROIS ANS toute seule. Cette femme pourrait foutre la trouille à Freddy Kruger.
Je dévalai la rue en sprintant, vraiment foutrement reconnaissant d'avoir arrêté la cigarette et de pouvoir courir plus que quelques mètres sans faire le même bruit qu'un vieillard de quatre vingt ans avec de l'emphysème. En fait, durant les derniers mois, Emmett m'avait traîné et fait hurler dans le monde du fitness. S'il était là en ce moment, j'embrasserais son cul. Pas littéralement bien sûr.
J'entendais Bella me pourchasser, ses pas lourds et déterminés.
Elle était rapide, mais je l'étais encore plus.
J'activai mes jambes furieusement, mettant autant de distance que possible entre nous avant de bifurquer dans une allée latérale et de m'arrêter soudainement. C'était un cul de sac.
Merde.
J'étais coincé.
Je pouvais entendre Bella rager tout en courant.
Adieu, mes couilles. C'était vraiment sympa de vous connaître.
Je me retournai juste au moment où Bella franchissait l'angle. Elle balaya la ruelle du regard et ses yeux s'écarquillèrent.
« Bon, Bella, » dis-je nerveusement, « Arrêtons-nous une minute et parlons de ça. J'aime vraiment mes boules. Je t'en prie, ne les arrache pas. »
« Oh mon Dieu, » dit-elle le souffle court, fixant le bout de l'allée.
D'accord, boules toujours intactes. Jusqu'ici tout va bien.
Je fis volte face pour voir ce qu'elle regardait.
C'était une porte. Une porte ordinaire, gris foncé à environ 100 mètres.
Je me retournai vers elle. Elle respirait bruyamment et son regard revêtait une expression étrange.
« Bella ? »
« Hmmmm ? »
« Tu vas bien ? »
Elle me regarda enfin.
« Je n'en reviens simplement pas de où nous avons atterri, » dit-elle calmement, « je n'aurais jamais pensé revoir cet endroit. »
Je fronçai les sourcils. « Euh… d'accord, il va falloir que tu me donnes un peu plus d'informations parce que comme la série télé du même nom, je suis Lost. » (NT : Pour celles qui ne le sauraient pas, perdu en français)
« Viens avec moi, » dit-elle en saisissant tout à coup ma main et en marchant vers la porte mystérieuse, « je veux te montrer quelque chose. »
Alors que nous avancions dans la ruelle, je remarquai que les piles de déchets et de boites plaquées contre les murs étroits n'étaient pas complètement fortuites. Il y avait de petits amas d'affaires personnelles fourrées dans des sacs en plastique et dans de vieux cartons… et calés à côté de cela, il y avait des gens si délabrés et crasseux qu'ils étaient complètement camouflés parmi les ordures.
L'une des piles bougea lorsque nous passâmes, une paire de bottes très abimées émit un bruit de pas traînant et nerveux avant de s'immobiliser.
Tout à coup une toux sèche résonna contre les hauts murs et je me tournai pour voir une fille – une adolescente d'après son apparence – recroquevillée contre le mur. Son visage et ses mains étaient sales, et je ne pouvais m'empêcher de la dévisager alors qu'elle levait des yeux méfiants vers moi. Sa main se resserra autour de son sac à dos derrière elle, comme si elle avait peur que j'essaye de lui prendre. Ses yeux bleus me scrutaient et son visage était figé dans une expression de rage et de défiance, m'exhortant à partir. Mais je ne pouvais détourner le regard. Elle avait l'air si jeune, et ses yeux étaient hantés, effrayés, me suppliant pratiquement de la laisser tranquille.
Seigneur.
Je me souvenais de ce regard. Je l'avais vu, il y a de ça quelques mois dans des yeux marrons quand je m'étais précipité dans une ruelle similaire à celle-ci.
Bella tira sur ma main et je continuai de me déplacer, ma peau se hérissant soudainement en réalisant pourquoi elle avait été surprise de se trouver de nouveau ici.
« Ces gens, » dis-je doucement, « Cette fille. Ils… Ils vivent ici, n'est-ce pas ? »
Bella soupira et secoua la tête. « Pas techniquement. Ils se déplacent surement dans le secteur mais… c'est là qu'ils dorment en ce moment, ouais. »
Je rabaissai les yeux sur cette étroite allée répugnante.
« Bella ? Est-ce que tu… Je veux dire, quand tu étais dans la rue… est ce que tu… ? »
« Ouais, » dit-elle calmement, « Il m'est arrivé de camper ici un moment. Tu sais, de retour au bon vieux temps glamour où j'avais l'habitude de manger des déchets. Ah, la belle époque. »
Je déglutissais difficilement en pensant à elle dormant ici – ma magnifique Bella coincée entre les ordures et la puanteur. Ma main serra les siennes, elle se tourna vers moi et plissa le front.
« Cullen, si je vois ta tronche pleine de pitié, je vais t'arracher les couilles finalement. »
Je tentai de repousser la douleur que je ressentais face à son comportement et lui offris un sourire.
« Alors c'est tout ce que j'ai à faire en fait pour que tu touches mon matos aujourd'hui ? Bon à savoir. »
Nous atteignîmes la porte et elle l'ouvrit tandis qu'une rafale d'air rance teintée d'odeurs corporelles et d'urine nous assaillait.
« Bella, c'est quoi cet endroit ? » demandai-je alors que nous descendions un escalier faiblement éclairé.
Elle s'arrêta en bas et se tourna vers moi, me désignant d'un geste un grand réfectoire rempli de personnes.
« C'est le Sanctuaire, » dit-elle doucement, « Un des rares endroits de la ville où les sans-abris sont les bienvenus. »
Elle me poussa plus en avant dans la pièce, chaque œil se tournant vers nous sur notre passage. J'étais soudainement hyper conscient du fait que je portais une chemise à 200 dollars et une paire de boots montantes qui coutait au moins aussi chère que la pension de la plupart des gens.
« C'est le réfectoire, » dit-elle, en se dirigeant vers un petit couloir. « Les gens peuvent avoir un repas décent ici. Habituellement, à cause de la demande, chaque personne n'est autorisée qu'à un repas par jour, mais pour la plupart des gens dans la rue, c'est un luxe. »
Je regardai la nourriture sur les plateaux des gens qui passaient. De la soupe, un petit bol de légumes et un morceau de pain. Difficilement du luxe pour un connard gâté comme moi, mais certainement de l'ambroisie pour qui n'avait pas mangé de la semaine.
Une femme maigre avec les cheveux en bataille me lança un sourire méprisant alors que nous passions. Bella tira sur ma main et je me rappelais que je ne devais pas les dévisager.
Elle me conduisit à travers le couloir jusqu'à un grand bureau. Plusieurs petits bureaux étaient dispatchés dans la pièce. Deux femmes étaient assises l'une face à l'autre, parlant calmement au téléphone, demandant des dons.
Comme nous entrions, un homme de taille imposante d'âge moyen leva les yeux vers Bella et sourit.
« Bien, bien, bien, Miss Swan, » dit-il, un regard de vive surprise passant sur son visage alors qu'il l'enveloppait dans une étreinte, « je commençais à me dire que tu nous avais tous oubliés. Je ne t'ai pas vu depuis presque un an. »
« Salut Dimitri, » dit-elle en lui rendant son étreinte, « je croyais que tu serais reconnaissant de ne pas avoir plus de bouches à nourrir. »
« Tu n'as jamais été qu'une simple bouche à nourrir, Bella, » dit-il en prenant ses deux mains dans les siennes, « Tu étais comme un membre de la famille. »
Il regarda dans ma direction et tendit sa main.
« Bonjour, je suis Dimitri Lenski, directeur du Sanctuaire, ravi de faire votre connaissance. »
Je pris sa main et la serrai alors que Bella se précipitait pour dire, « Oh, désolée. Dimitri voici… euh… mon petit ami… Edward Cullen. »
« Enchanté de vous rencontrer, Dimitri, » dis-je, en souriant alors que l'homme secouait ma main avec enthousiasme.
« Tout le plaisir est pour moi, » s'extasia-t-il. « Je suis un grand fan de votre musique, Mr Cullen. »
Je riais. « Vraiment ? Et bien ce que je fais semble bien futile comparé au travail que vous faîtes ici. »
Il arrêta de secouer ma main et regarda autour de lui.
« Nous faisons du mieux que nous pouvons avec ce que nous avons, » dit-il solennellement. « On m'a dit que Bella avait gagné le cœur d'une rock star. Ca ne m'a pas surpris, bien sûr. Elle a toujours été une fille très spéciale. »
Bella rougit en disant, « On, Dimitri ? Est-ce que ce on a un nom ? »
Dimitri éclata de rire et se pencha contre le bureau derrière lui.
« Qui crois-tu ? »
« Charlie ? »
« Ouais. Il vient toujours ici chaque semaine, mais maintenant, il est bénévole en cuisine. C'est merveilleux de le revoir d'aplomb. Il me dit que c'est à toi qu'il doit tout. »
Bella secoua la tête. « Faux. Charlie est un homme têtu, comme tu le sais. J'ai simplement proposé de l'aider. Il a été celui qui a pris la décision de changer de vie. »
Dimitri acquiesça et sourit.
« Peu importe la raison, » répondit-il, «il a l'air en forme. Il reprend ses médicaments et il est parfaitement sobre. Je n'arrive pas à dire à quel point ça me fait plaisir. »
Bella lui sourit chaleureusement. « Moi aussi. »
« Est-ce que ça arrive très souvent ? » demandai-je, mon regard allant de l'un à l'autre, « Des gens qui quittent la rue et qui remettent leur vie sur la bonne voie ? »
Dimitri fit non de la tête tristement. « Pas assez souvent, Edward. Nous faisons de notre mieux pour apporter du soutien aux gens ici, mais nous avons tellement à faire. »
Il s'écarta du bureau et me regarda attentivement. « Ca te dirait que je te fasse visiter ? »
« Absolument, » répondis-je, en prenant la main de Bella. Cet endroit avait fait partie de son passé, J'avais soudainement besoin de tout savoir à propos de ça.
« Et Bella ? » dit Dimitri en regardant par-dessus son épaule alors qu'il nous entraînait dans le couloir, « je crois que tu connais une des bénévoles qui travaille ici aujourd'hui. »
Bella me regarda et fronça les sourcils.
Dimitri s'arrêta alors que nous atteignions le réfectoire et qu'il montrait la cuisine. « C'est notre service le plus populaire. Nous cuisinons trois repas par jour dans notre cuisine et nous servons autant de monde que possible. La plupart de notre nourriture provient de dons et tout notre personnel en cuisine est bénévole. Nous servons à manger jusqu'à ce que nous n'ayons plus rien, ce qui arrive plus souvent que nous le voudrions. »
Je remarquai la fille de la ruelle qui attendait pour la nourriture, ses bras entourés autour d'elle alors que ses yeux scrutaient les alentours nerveusement. Sa toux résonnait dans la pièce. Comme nous nous approchions, ses yeux se posèrent sur Dimitri et elle lui fit un signe de la main, un léger sourire relevant le coin de sa bouche.
« Salut, Angela, » dit-il chaleureusement en passant. « Encore bienvenue. N'oublie pas de voir l'infirmière à propos de cette toux avant de partir, d'accord ? »
Elle acquiesça et avança dans la file, ses mains se tendant avec gratitude pour saisir le plateau de nourritures qui lui était offert.
« Une des nouvelles habituées, » murmura Dimitri, « Elle a un père abusif et une mère alcoolique. Elle est dans la rue depuis qu'elle a treize ans. J'essaye de la convaincre d'aller en famille d'accueil avant que quelque chose ne lui arrive. »
Un éclair de rage explosa en moi.
Cette fille devrait être chez une amie, à parler des garçons et à regarder des DVDs. Son souci le plus oppressant devrait être d'avoir de bonnes notes et de décider dans quelle faculté aller. Bon sang, elle avait l'âge de la plupart des `Criardes' mais elle n'avait pas la moindre idée de qui j'étais. Alors que la majorité des filles ramperaient devant moi et me supplieraient pour un autographe, elle me regarda comme si j'étais un prédateur qui voulait lui voler son sac à dos.
Elle ne devrait pas avoir à lutter pour survivre dans la rue sans parents ou sans nourriture ou sans un putain de toit au dessus de sa tête. C'était si foutrement anormal que ça me tournait la tête.
Aucune de ces personnes ne devrait avoir à vivre ça.
Bella n'aurait pas dû avoir à vivre comme ça.
J'étais tout à coup inexplicablement en colère contre moi pour avoir autant et de le considérer comme acquis.
Dimitri s'arrêta au fond de la salle et désigna les doubles portes de l'autre côté du réfectoire. « Par là bas, se trouvent les sanitaires. Nous fournissons des produits de toilette et des serviettes propres pour nos invités. Ils peuvent venir ici pour prendre une douche et se raser – un luxe rare dans la rue. »
Je regardai Bella et l'imaginai venant ici, crasseuse et avide d'une bonne douche et d'un repas chaud. J'avais soudainement besoin de donner un paquet de pognon à cet endroit. Immédiatement.
« Je vais vous montrer les installations, » dit Dimitri en nous entraînant par un autre couloir jusqu'à une grande pièce de la taille d'un terrain de basket. « Ceci est notre aile `Sommeil en Sécurité'. »
« Sommeil en Sécurité ? » demandai-je, en regardant les rangées de modestes couchettes individuelles autour de nous.
Dimitri se tourna vers moi.
« Edward, ce que la plupart des gens ne savent pas ou choisissent d'ignorer c'est que chaque nuit des centaines de personnes sillonnent les rues de notre ville, nos pas de porte en carton, et autres foyers improvisés. Certains souffrent de maladie mentale, d'autres abusent de substances illicites et d'autres sont juste réfractaires aux foyers. Certains sont là, simplement parce qu'ils n'ont nulle part ailleurs où aller. Notre travail est de les sortir de la rue. Nous proposons des lits propres et confortables à nos invités tous les jours, et nous avons une section spéciale pour les parents avec enfants. »
Une énorme boule se forma dans ma gorge. « Des familles ? »
« Malheureusement, oui. Pour diverses raisons, certaines familles ne peuvent pas s'offrir une résidence permanente et finissent dans les rues. Bien que nos installations ne soient pas très glamour, c'est propre, il fait chaud, et c'est sûr. Et pour des parents avec de jeunes enfants, la sécurité est l'inquiétude prédominante. »
Mon esprit se débattait pour essayer de concevoir des enfants sans foyer. Je n'y arrivais pas.
Bella avait dû lire sur mon visage, parce qu'elle serra ma main.
En théorie, je savais à quoi elle avait fait face avant de me connaître, mais en réalité, je n'en avais pas la moindre idée. La majorité des américains l'ignoraient. Nous sommes tous si obnubilés par nos propres vies que nous ne nous arrêtons pas pour penser aux gens qui seraient reconnaissants de n'avoir qu'une petite fraction de notre bonne fortune.
« Tu es restée ici ? » demandai-je doucement à Bella.
« Oui, » répondit-elle en caressant ma main alors qu'elle sentait ma tension monter, « Mais la plupart du temps il n'y avait pas assez de lits, et il y avait des gens qui en avaient plus besoin que moi. C'est une des raisons qui a fait que j'ai arrêté de venir.»
Mon regard balaya la pièce. Il devait y avoir une cinquantaine de lits alignés contre les murs, et ce n'était pas suffisant. Je serrai les dents face à ce constat amer.
Dimitri pointa du doigt le fond de la salle. «Par là-bas, se trouve notre infirmerie. Nous avons une infirmière qui peut traiter les maladies les plus communes, et si nécessaire, nous avons un docteur d'astreinte pour les urgences médicales. Nous avons aussi nos salles de conseils pour les abus de drogue et la psychiatrie par là, et trois jours par semaine, un enseignant qualifié est ici pour aider ceux qui veulent poursuivre leur éducation. Angela étudie actuellement pour son baccalauréat. »
Mon cerveau luttait pour appréhender tout cela.
« Comment pouvez vous payer tous ces services ? » demandai-je, incrédule.
Dimitri rit.
« On ne peut pas. L'essentiel de notre équipe est constituée de bénévoles, et nous utilisons l'argent que nous recevons de nos donateurs pour acheter des choses comme du matériel médical, des livres et des jouets pour les enfants. » Il me regarda et je pus voir la frustration qu'il ressentait de ne pas pouvoir faire plus. « Nous faisons du mieux que nous pouvons, Edward. Malheureusement, ce n'est jamais assez. »
Il nous entraîna hors de la pièce et vers une volée de marches.
« En bas, par là, se trouve notre banque de vêtements. Nos invités peuvent choisir de nouveaux vêtements, des chaussures… parfois des couvertures si nous en avons de disponibles. » Il s'arrêta à la porte et regarda Bella. « Je pense que tu vas être surprise en voyant qui s'occupe actuellement de la coordination de la banque, » dit-il en ouvrant la porte.
Il nous laissa Bella et moi entrer avant de s'écrier, « Hey, Renée ! Regarde qui j'ai trouvé en train d'errer dans le coin.»
Renée ?
« Si c'est Mikey Newton, » rétorqua une voix familière, « dis-lui que j'ai raccommodé et lavé son pantalon alors qu'il peut arrêter de courir partout en sous-vêtements.»
Renée poussa une porte au fond de la pièce, les bras chargés de vêtements pliés. Elle leva le regard et nous vit Bella et moi. Elle se figea immédiatement.
« Euh… salut, » dit-elle avec hésitation.
« Maman ? » dit Bella avec surprise, « Qu'est-ce que tu fais là ? »
Renée nous regarda fixement pendant quelques instants avant de poser méticuleusement les vêtements dans différents bacs en plastique, bougeant lentement et timidement alors que Bella regardait. « Hum… J'ai trouvé cet endroit quand je te cherchais. Ils avaient l'air d'avoir besoin d'une paire de mains supplémentaire alors j'ai commencé à être volontaire. »
Bella la fixa et cligna des yeux. « Depuis combien de temps viens-tu ici ? »
Renée termina son tri et leva les yeux nerveusement. « Presque six mois. Dimitri m'a dit que tu venais ici de temps en temps et, bon… Je suppose qu'une part de moi espérait que tu puisses franchir cette porte un jour. »
La mâchoire de Bella se crispa.
« Tu ne l'as jamais fait bien sûr, mais rien que la possibilité de te voir continuait de me faire venir chaque semaine. »
« Et maintenant ? » demanda Bella à voix basse, « Qu'est-ce qui te pousse à revenir ? »
Renée lui sourit. « Maintenant, je viens ici parce qu'ils ont besoin de moi, et je peux me rendre utile en prenant soin de la fille de quelqu'un d'autre, même si je n'ai pas pu prendre soin de la mienne. »
Je regardai Bella déglutir péniblement. Son visage était impassible et je pouvais voir qu'elle essayait de contenir ses émotions. Elle regarda Renée pendant un long moment, incapable de dire quoi que ce soit.
Le silence inconfortable fût rompu quand Dimitri dit, « Et bien, tu sais Bella, on trouve toujours à utiliser une nouvelle paire de mains ici. Tu pourrais peut être aider Renée à attaquer le tri des piles des vêtements qu'on nous a donné. »
Bella et Renée se retournèrent immédiatement pour le regarder, un léger voile de panique recouvrant leurs deux visages.
J'avais l'impression que Dimitri était très doué pour gérer un conflit. Il leur sourit calmement, en levant les sourcils.
« Ah, je ne peux pas, » s'exclama Bella, trouvant soudainement quelque chose de fascinant au niveau de ses chaussures. « C'est vrai, j'aimerais, mais… euh… je dois y aller. Ce que je veux dire, c'est pas que j'ai envie de m'en aller mais… je dois retrouver une amie d'ici peu. Désolée. »
« C'est bon, » dit Renée sur un ton apaisant, en hochant la tête, « peut-être une autre fois. »
Bella saisit ma main et commença à la caresser, ce qui était étrange parce que de toute évidence, je n'étais pas celui qui flippait. Je passai mon pouce sur l'arrière de sa main et elle soupira avant de lever un regard lourd de supplications vers moi.
Je savais qu'elle voulait partir. Je savais que la dernière personne qu'elle s'attendait à voir ici était sa mère, et considérant qu'elle l'évitait depuis des semaines, je suppose qu'elle n'était pas encore prête à faire la paix.
« Bien, » dis-je en me tournant vers Dimitri et en lui serrant la main, « nous ferions mieux d'y aller. Merci beaucoup pour la visite, Dimitri. Est-ce que ça vous va si… ah… je vous appelle la semaine prochaine ? J'aimerais vraiment que nous parlions de comment je peux aider. »
Dimitri donna une ferme impulsion à ma main avant de sortir son portefeuille et de me tendre une carte de visite avec ses coordonnées. « Ce serait formidable, Edward. Quelque forme d'aide serait grandement appréciée. »
J'acquiesçai et glissai sa carte dans ma poche, souriant tout en promettant, « Je vous appelle lundi. »
Je me tournai vers Renée et pris la main de Bella dans la mienne. Elle était légèrement moite.
« Au revoir Renée. Ravi de vous avoir revue. »
« Oui, » sourit-elle, «Ca a été long depuis qu'on s'est vus ce matin. »
Je ricanai alors que Bella disait au revoir à Dimitri, avant de se tourner vers Renée.
« Salut… M'man, » dit-elle mal à l'aise. « Je suis… » Elle prit une profonde inspiration et la relâcha lentement. Je souriais. Les conseils de sérénité d'Emmett déteignaient aussi sur elle apparemment.
Elle leva le regard vers sa mère et dit calmement, « Je suis vraiment heureuse que tu donnes un coup de main ici. Ca… et bien…ça signifie beaucoup pour moi. »
Les yeux de Renée étincelèrent et je pus voir qu'elle était touchée. « Peut-être que je te verrais dans le coin ? » dit-elle avec espoir.
Bella hocha la tête, en avalant péniblement sa salive pendant qu'elle m'entraînait vers la porte. Juste avant que nous n'empruntions les escaliers elle se tourna de nouveau vers Renée et dit, « Peut-être que je te verrais le week-end prochain… si tu es ici bien sûr. J'aimerais vraiment aider. Cet endroit a fait tellement pour moi quand je n'avais rien. J'aimerais donner quelque chose en retour. »
Renée sourit en déglutissant alors que l'humidité envahissait ses yeux. « Et bien, habituellement, je suis assise sur le banc d'un parc le dimanche matin, mais après ça ? Je serai là, » murmura-t-elle. « J'aimerais aussi donner quelque chose en retour. »
« Super, » dit Bella en acquiesçant doucement pour elle-même. « Je te verrai peut-être alors. »
Je souriais en mon for intérieur quant à la tournure inattendue des évènements tandis que nous remontions les escaliers et regagnions la rue. A chaque fois que je pensais que je ne pouvais pas aimer Bella davantage, elle trouvait un moyen de me donner tort.
« Est-ce que tu pensais ce que tu as dit à Dimitri, » demanda-t-elle quand l'insignifiante porte grise se refermait derrière nous. « Tu veux faire quelque chose pour venir en aide à cet endroit ? »
« Absolument, » répondis-je, mon cerveau s'emballait, tentant de toutes ses forces de calculer exactement combien d'argent cela me coûterait pour m'assurer que chaque personne qui franchissait ces portes ait trois repas par jour, tous les jours, aussi longtemps qu'ils en auraient besoin. « Je pense, qu'hormis donner de l'argent, ce que j'ai pleinement l'intention de faire, je me dis que peut-être je pourrais faire un concert à leurs profit…rallier quelques autres célébrités à la cause ? Peut-être même rétribuer une partie de mes ventes de disques. »
Bella m'arrêta au moment ou nous sortions de l'allée et regarda mon visage.
« Edward, » dit-elle avec une expression de gratitude à vous retourner littéralement le cœur, « ce serait… Seigneur, tu n'as pas idée à quel point ce serait génial… quelle différence ce genre de médiatisation ferait pour cet endroit. » Elle posa sa main sur mon torse et soupira, «merci.»
Je caressais son visage qu'elle appuya contre ma main, fermant les yeux et poussant un profond soupir.
« Mon Dieu, s'il te plaît ne me remercie pas Bella, » soufflai-je en la regardant, remerciant silencieusement chaque divinité à l'écoute pour me laisser l'aimer, «c'est absolument le moins que je puisse faire. J'aurais aimé savoir pour cet endroit il y a longtemps. Peut-être que si j'avais… tu n'aurais pas eu à… » Je fermai les yeux alors que l'image de Bella dormant parmi les ordures m'assaillit de nouveau. « Il y aurait peut-être eu assez de lits. Pour tout le monde. »
S'il y avait eu suffisamment de lits, peut-être que Bella n'aurait pas succombé à James. Si je pouvais aider à ça, peut-être que je pourrais aider quelqu'un comme Angela à ne jamais avoir à faire le même choix.
Je sentis ses doigts sur mon visage et ouvris les yeux pour la voir m'observer avec tant d'amour que je crus que mon cœur assourdissant allait fracasser ma cage thoracique. Elle se dressa sur ses orteils et m'embrassa, ses lèvres douces et chaudes, reconnaissantes et compréhensives, me disant de cesser de me punir sans même avoir prononcé les mots.
« J'ai décidé de revenir la semaine prochaine, » dit-elle en s'écartant et en passant ses bras autour de mon cou. « On dirait qu'ils ont vraiment besoin d'aide. »
« Je trouve que c'est une super idée, » dis-je, souriant, écartant ses cheveux de son visage et effleurant la peau douce de son cou. « Ca t'ira de travailler à proximité de Renée ? »
Elle avala durement et baissa les yeux.
« Ouais… je crois. Je pense que ce sera bien… pour nous deux. »
Je l'attirai contre moi, la serrant au plus près tout en m'émerveillant encore de quelle personne incroyable elle était. Elle avait supporté tout ce que la vie lui avait infligé – la violence, être sans-domicile, l'humiliation, la manipulation – et elle y avait survécu, devenant la personne la plus forte que j'aie jamais connu.
Malgré tout, elle allait faire le premier pas pour avoir une relation avec sa mère. Je ne me faisais pas de fausses idées sur le fait qu'elles se brosseraient les cheveux mutuellement dans un futur proche, mais au moins c'était un début. Ca semblait vraiment approprié qu'elles tissent ce lien dans un endroit tel que celui-ci – un endroit dont le seul but était d'aider les gens.
Il semblait que le Sanctuaire n'aidait pas seulement les sans-abris.
Après que j'aie déposé Bella, mon humeur devint maussade très rapidement.
Je savais très bien que ma sœur la retiendrait en otage aussi longtemps que possible, alors je retournai à l'appartement, boudant parce que ma petite amie avait été shopnappée par une petite personne diabolique.
Maudite sois-tu Alice.
Je comprenais et acceptais devoir partager Bella avec d'autres personnes de temps à autres, mais ça ne voulait pas dire que j'aimais ça.
Etre séparé d'elle m'emplissait toujours d'un malaise.
J'avais entendu des histoires sur les vétérans de guerre qui avaient été amputés d'un membre et qui souffraient de douleurs fantômes sur des parties qui n'étaient plus là. C'est ce que je ressentais quand je n'étais pas avec Bella. C'était comme si il me manquait un morceau mystérieux de moi et ça faisait mal, elle me démangeait au possible.
Quand elle était avec moi bien sûr elle me démangeait d'une façon complètement différente, mais je supposais que c'était parce qu'elle était foutrement superbe et la femme la plus remarquable et sexy de cette planète. Elle aurait démangé n'importe quel mec au sang rouge.
Mais la démangeaison de séparation ? C'était le pire.
Pas besoin de dire que quand j'étais retourné à mon appartement-vide-de-Bella, me sentant impatient et mécontent, Jasper le remarqua et ordonna une séance de thérapie immédiate.
Son traitement recommandé était de me forcer à jouer à Band Hero pour quelques heures. Son raisonnement en théorie, était que le défi de jouer à ce truc me garderait l'esprit si occupé que ça limiterait mon aptitude à bouder, mais la réalité était que ma démangeaison fantôme était constante et persistante et ne saurait être diminuée. Je savais parfaitement bien que la vraie raison pour laquelle il voulait jouer, c'était qu'il voulait vivre le rêve de sa vie : être le batteur d'un groupe de rock, et il avait besoin que je sois son acolyte pour qu'il ne se retrouve pas complètement pathétique à faire un groupe de rock de un.
Alors je décidai de lui faire plaisir. Après tout ce n'était pas comme si j'avais quoi que ce soit d'autre à faire… comme ma petite amie.
Nous avions appelé notre groupe ` Sucks To Be Us' (N/T : Ca craint d'être nous) et balancé un peu de rock. Jasper s'acharnait sur le kit de batterie en plastique comme si sa vie en dépendait, et à chaque fois que nous avions cinq étoiles, il se levait et faisait de grands signes de la main à la foule inexistante, faisant tourner ses baguettes et grimaçant comme le mauvais garçon qu'il n'était vraiment pas du tout.
C'était hilarant de voir mon ancien thérapeute collet-monté s'adonner à un passe-temps aussi juvénile avec un dévouement si fervent.
J'explosai presque en retenant mon rire hystérique.
Après que nous ayons joué pendant environ une heure, je demandai s'il voulait jouer de la guitare pendant que je m'essayai à la batterie. J'aurais aussi bien pu lui demander d'arrêter de coucher avec ma sœur. Son regard d'une incrédulité extrême et distant me dit qu'il préfèrerait se couper la couille gauche plutôt que de renoncer à cette batterie.
Ce type était grave.
« D'accord, Jas, je crois que ça suffit pour le moment, » dis-je finalement quand mon poignet commença à avoir une crampe. C'est vrai, bon sang, j'étais une rock star dans la vraie vie. Je n'avais pas vraiment besoin de faire semblant d'en être un dans la réalité virtuelle aussi. C'était juste trop épuisant.
Jas ronchonna brièvement avant de décider à continuer de jouer tout seul.
Trop triste.
Je le laissai s'acharnant sur `You Give Love A Bad Name' sur sa petite batterie en gomme alors que je me faufilai dans ma chambre et fermai la porte.
Mon besoin maladif de ma petite amie ne fut pas du tout soulagé quand je reçus un texto d'Alice disant qu'elles en auraient encore pour au moins une heure dans la mesure où Bella venait juste de demander à aller dans une autre boutique.
Putain, Bordel, enfoiré de merde.
Je m'effondrai sur le lit et grognai.
J'attrapai mon téléphone et envoyai un sms à ma petite amie accroc au shopping.
'Swan, rester loin de moi aussi longtemps est in-foutrement-acceptable. Ramène ton cul ici je te prie.'
Je pressai la touche `envoyer' et attendis patiemment, en tapant mes bottes l'une contre l'autre de manière spasmodique et m'ennuyant à cent sous de l'heure.
Quelques minutes plus tard, je reçus une réponse.
'Cullen, si tu savais où je suis et ce que je suis en train de faire, tu ne serais pas si pressé que je parte.'
Je fronçai les sourcils et composai un nouveau message.
'Putain, qu'est-ce que ça veut dire ? '
Mon téléphone sonna à sa réponse.
'Ils disent qu'une image vaut toutes les explications. Tiens-toi prêt pour mon explication.'
Presque immédiatement un autre message arriva et quand je l'ouvris, j'ouvris grand la bouche et tombais pratiquement du lit. C'était une photo de Bella portant la lingerie la plus sexy que j'aie jamais vue. C'était de la dentelle fleurie et bleue, et diaboliquement minuscule.
Godzy se fit automatiquement, remarquablement et douloureusement solide.
Elle achetait de la lingerie ? Que je sois damné.
'Retard pour cause de shopping accepté, mais tu DOIS m'envoyer des photos de tout ce que tu essaies. Immédiatement. Ou le plus tôt que possible. '
Elle répondit, `Comme tu voudras, Amour de ma vie, mais t'as pas intérêt à te branler en regardant ces photos. Je te veux avide et en rut quand je rentrerai la maison. '
Je riais pour moi-même.
'Swan, quand je suis près de toi, je suis toujours avide et en rut. Tu ne le sais pas depuis le temps ?'
Elle me répondit en envoyant une photo d'elle dans un soutien-gorge noir avec le string ficelle coordonné, le sourcil froncé pendant qu'elle pressait ses seins l'un contre l'autre.
Tentatrice maléfique.
La demi-heure suivante passa à reluquer un éventail d'ensembles à vous rendre durs comme le marbre, ce qui donna envie à Godzy de se lever pour applaudir, et il ne fallut pas longtemps avant que je ne sois désespéré de soulager la douleur lancinante de mon entrejambe.
Je venais juste de déboutonner mon jeans et d'entourer mon érection nécessiteuse de mes doigts quand je reçus un texto de Bella qui disait, ` Si tu ne laisses pas ta queue tranquille, je ne serai pas encline à honorer notre rendez-vous pour fellation de plus tard dans la soirée. Penses-y sérieusement avant de bouger ta main, Cullen.'
Le Diable m'emporte. Elle me connaissait trop bien.
Je grondai et replongeai Godzy dans mon pantalon, lui concédant une petite tape compatissante alors qu'il hurlait de frustration.
Je lui renvoyai un sms.
'Ok, l'heure du shopping est officiellement et foutrement terminée. Ramène ton cul ici, Madame Pipi. Maintenant.'
' Tu t'sens frustré, mon amour ? Garde cet état d'esprit. Je suis sur le retour.'
Je ricanai en me relevant, réajustant un Godzy toujours dur en entrant dans la salle de musique. Je m'imaginai que je pourrais passer le temps en écrivant quelque chose de nouveau tout en attendant impatiemment.
Bizarre que je considère cet endroit comme chez moi. Bien que je me sente à l'aise dans cet appartement, ce n'était chez moi que parce que Bella était là. Alice avait choisi cet appartement pendant que j'étais… loin.
D'accord, `loin' est une notion complètement édulcorée de ce que j'étais à cette époque. J'étais en fait complètement incapable de réfléchir et j'essayai de me convaincre que je pouvais vivre sans Bella ce qui me semblait maintenant si incroyablement inconcevable que j'avais même honte de seulement admettre l'avoir envisagé.
Le fait est que bien que toutes mes affaires soient ici dans cet appartement de location de type basique, j'étais très impatient d'avoir un endroit qui ne corresponde qu'à Bella et moi. Un endroit que nous aurions choisi ensemble.
De plus, je voulais vraiment qu'elle ait un endroit qu'elle aime, où elle puisse mettre sa marque. Elle avait passé tellement de temps dans la rue sans rien, et la seule chose que je voulais lui donner pour le reste de sa vie c'était tout. Tout ce qu'elle n'avait jamais eu.
Je rangeai ce désir dans mon dossier mental `à faire' en m'asseyant au piano et en commençant à jouer, mes doigts et mes oreilles travaillant ensemble afin de trouver une progression d'accords qui me plairaient.
Assez étrangement, je me mis à écrire une chanson intitulée `Home' (N/T : La maison, le foyer) en visualisant le visage de Bella.
Une heure et demie plus tard, les filles n'étaient toujours pas revenues et je commençai vraiment à m'inquiéter. La réception de la maison de disques était ce soir et elles allaient être justes.
Au même moment, mon téléphone s'illumina avec le numéro d'Alice.
« Bordel, vous êtes où Alice ? Il faut qu'on parte pour la soirée dans quarante cinq minutes. »
« Je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée. On est coincées sur Laurel Canyon. Il y a eu un accident et il n'y a pas moyen de bouger d'ici. Chéri, il va falloir que tu ailles à la réception tout seul et Bella et moi te rejoindrons dès que nous pourrons. »
Je rageai et laissai tomber ma tête en arrière. Alice savait à quel point je détestais ces choses, et maintenant elle voulait que je me montre seul ?
« Alice, » couinai-je comme une fillette de cinq ans que j'étais de toute évidence, « je peux pas juste attendre que vous rentriez à la maison et ensuite on ira tous ensemble ? »
« Non, Edward. Cette réception est pour toi. Ca aurait l'air carrément minable si l'invité d'honneur n'était pas là. Nous ne serons pas si longues. Même toi tu peux t'en sortir pendant à peu près une heure sans ta Bella de sécurité. »
Je fis la moue malgré moi et fus très tenté de taper du pied en criant `veux pas !'
A la place, je soupirai de résignation.
« Bien. Mais tu ferais mieux de te dépêcher ou je suis susceptible d'être mort d'ennui d'ici à ce que vous arriviez. »
Elle rit.
« Je suis sûre que tu t'en sortiras. Les gens vont s'agglutiner les uns aux autres pour dire à quel point tu es génial et combien ils t'aiment. Comment pourrais-tu t'ennuyer avec ça ? »
Facilement. J'étais uniquement intéressé par entendre une seule personne dire qu'elle m'aimait, et j'avais été éloigné d'elle bien trop foutrement longtemps pour une même journée.
« Tiens bon, Edward, » dit Alice, en éloignant le téléphone de sa bouche. J'entendis la voix de Bella en arrière fond, et ensuite Alice marmonna, « Euh, si j'y suis obligée.» Elle se rapprocha et dit, « Bella veut que je te dise qu'elle t'aime et que tu lui manques et qu'elle te voit bientôt. »
Je souriais.
Pas assez tôt, belle plante.
Je raccrochai et me préparai à contre cœur, prenant mon temps alors que je me mettais en condition pour une soirée de torture à parler de banalités.
Une heure plus tard, j'arrivai à une demeure dans les collines d'Hollywood, la longue allée parsemée de centaines de lumières féériques.
En arrivant, j'entendis ma musique s'échapper du système audio alors qu'un voiturier en veste rouge prenait les clés de la Porsche.
Je m'approchai de la porte et une jeune femme blonde se dirigea vers moi et me tendit la main.
« Salut, Edward, je suis Jane de la maison de disques. Alice a appelé et dit qu'elle serait en retard alors je vais m'occuper de vous un moment si c'est d'accord ? »
Je lui serrai la main et souriais. Elle n'était pas Bella mais une fois de plus, personne ne l'était.
« Salut Jane, ravi de vous rencontrer. Euh, génial. Vous menez et je suis. »
Elle ouvrit la porte et me conduisit vers la réception. Des centaines de personnes emplissaient le vaste hall d'entrée et s'étalaient jusqu'à l'espace piscine à l'arrière de la maison, et la plupart me regarda lorsque j'entrais. Je me sentais comme un insecte sous un microscope.
« Hey, tout le monde, » dis-je timidement en faisant un geste de la main sans conviction, « C'est super de vous voir tous. »
Je n'ai pas la moindre idée de qui chacun d'entre vous peut être, et je serai vraiment chanceux si aucun d'entre vous n'est un psychopathe terrifiant qui veut m'enfermer dans une cage dans son sous-sol.
Alice, amène-moi Bella. Sur le champ, bordel, s'il te plaît.
Je pris quelques profondes inspirations pour dissiper mon anxiété croissante. J'avais vraiment besoin d'une session avec Emmett. Si seulement, je pouvais l'écarter de Rosalie cinq secondes, bien sûr.
« Laissez-moi vous montrer les environs, » dit Jane en me faisant entrer dans la maison, « Nous avons récemment acheté cette propriété pour un de nos clients en vue d'évènements comme celui-ci. C'est un lieu fantastique pour s'amuser. »
Je devais l'admettre, la maison était carrément sublime. Elle était spacieuse et moderne sans faire froide, et elle avait une vraie personnalité.
Alors que nous arrivâmes sur la terrasse, j'eus une vision très claire de Bella allongée au bord de la piscine dans un bikini, mais je la repoussai rapidement avant que Godzy ne puisse formuler une opinion et rendre mon temps avec Jane aussi embarrassant que possible.
Au cours de l'heure suivante Jane me présenta à ce qui me semblait toutes les personnes présentes à la soirée. Ils me félicitaient tous et disaient des choses flatteuses au sujet de ma musique, et bien que j'essayai de mon mieux d'interagir avec eux avec enthousiasme, je suis quasiment sûr que je passai pour une espèce de connard. Si Bella était ici, je serais énergique et confiant. En l'état actuel, mon visage était fatigué de sourire, ma gorge était fatiguée d'avoir trop usé de mon faux rire et mon épaule était complètement disloquée d'avoir été tapée si souvent.
Je n'en pouvais plus.
Tout ce que je voulais c'était retrouver Bella, enfouir mon visage dans son cou et la respirer pour au moins deux heures, puis le besoin féroce que je ressentais actuellement me fit aussi mal que si on m'avait écorché vif.
Je passai mes doigts dans mes cheveux et soupirai lourdement. Jane toucha mon bras avec inquiétude.
« Edward ? Vous allez bien ? »
Je lui adressai ce que je pensai être un sourire rassurant. Elle eut un mouvement de recul horrifié.
« Oh, bon sang, vous allez vomir ? » demanda-t-elle, horrifiée, en reculant avec prudence.
Note à moi-même : Travailler son sourire rassurant dans le miroir. Apparemment, tu ne le fais pas bien.
« Non, Jane, je vais bien, » dis-je rapidement, « J'ai juste… J'ai juste besoin de faire une pause pendant un moment. Il me faut une boisson. »
Elle eut immédiatement l'air contrit.
« Oh, Seigneur, Je suis tellement désolée. J'aurais dû aller vous chercher quelque chose. Quelle idiote ! Qu'est-ce qui vous plairait ? Bière, vin ? Whisky ? »
Putain. Je tuerais pour une bière sur le coup. Mais hélas, j'étais au régime sec au niveau des boissons alcoolisées.
Je lui tapotai l'épaule et me mis à rire.
« Vous n'avez pas à aller me chercher quoi que ce soit. Je reviens dans un petit moment, d'accord ? »
Ouais, genre deux ou trois heures.
Elle sourit et soupira.
« Oh, d'accord, bien sûr. Ils feront la présentation de votre disque de platine dans environ une demi-heure. Prenez votre temps. »
Je me frayai un chemin à travers la foule jusqu'à atteindre la terrasse de la piscine. Il y avait moins de monde par ici et l'air frais de la nuit m'enveloppa alors que je m'avançais vers le bar.
« Coke (N/T : en anglais coke veut aussi dire coca) s'il vous plait. »
Le barman regarda aux alentours prudemment.
« Euh… je suis désolé, Mr Cullen, on m'a dit de ne pas vous donner de stupéfiants. »
Je le dévisageai, incrédule.
Merde, je ne devrais pas être surpris. C'est une soirée de musiciens à L.A. Bien sûr qu'il y a des drogues à disposition.
« C'est bon, » dis-je avec un sourire, « En fait, je veux juste une boisson. Un Coca. Cola. »
Le barman éclata de rire avant de me tendre un grand verre de Coca avec de la glace.
J'étais sur le point de prendre une gorgée quand j'entendis un rire affreusement familier derrière moi.
« O… M… G! Edward Cullen! Je ne t'ai totes pas vu depuis genre, une éternité! Est-ce que tu as déjà genre, jeté ta petite amie crasseuse ? Parce que toi et moi on devrait totes baiser ! »
Je fermai les yeux.
Oh mon Dieu, non. Ce n'est pas possible. Elle a été arrêtée. Je l'ai vu au journal. Je vous en prie faites que le monde m'engloutisse dans une coulée de lave bouillonnante pour que je n'aie pas à faire à elle.
Je contractai la mâchoire et me retournai doucement, seulement pour me retrouver confronté au visage illuminé du sourire en coin de ma petite amie espiègle et belle à en mourir.
Je soupirai bruyamment de soulagement tandis que son rire redoublait.
« Swan, » dis-je dangereusement en marchant vers elle et en enroulant mes bras autour de sa taille, « ce n'était foutrement pas drôle. »
Elle ricana et hocha la tête.
« Oh, si ça l'était. Tu aurais dû voir ta tête. Tout ton corps s'est crispé. Même tes fesses se sont contractées. »
Je hoquetai, « C'est parce que j'étais sur le point de me lancer dans mes prises de karaté et de te massacrer, à l'ancienne. »
Elle se mit à rire plus fort.
« Cullen, tu ne connais pas le karaté, » dit-elle, sceptique.
« Si,» insistai-je, « j'ai pris des cours pendant un an au début du lycée. J'ai… bon… j'ai été inscrit parce que j'étais petit et maigrichon. Mon père pensait que je devais être capable de me défendre tout seul. »
Elle arrêta de rire et secoua la tête.
« Je n'arrive vraiment pas à t'imaginer petit et maigrichon. »
Je lui lançai un sourire en coin.
« Et bien, de toute évidence, je suis devenu grand et musclé, mais je n'ai pas toujours été le Dieu du sexe que tu connais et que tu aimes. »
« Mensonges, » haleta-t-elle, « Je choisis de croire que tu es sorti du ventre de ta mère avec ce visage et ce corps à faire tomber les culottes. Ne ruine pas mon fantasme. »
« Ma mère serait désespérée à l'idée de donner naissance à un homme virilement musclé d'1m89, Swan. »
« Cullen, qu'est-ce que je viens de dire à propos de ruiner les fantasmes ? » me réprimanda-t-elle en attrapant mon visage et en le serrant.
Bon Dieu, il faut vraiment que je présente Bella à mes parents bientôt. Ils vont l'adorer.
Je souris et la fixai avec mon regard le plus sexy, en fronçant les sourcils de manière suggestive.
Elle se vengea en s'écartant de moi et en volant mon Coca, levant les yeux vers moi de façon sexy en le sirotant et en se léchant les lèvres.
Je secouai la tête et plongeai mes mains dans mes poches pour cacher mon érection grandissante en prenant le temps de réellement regarder ce qu'elle portait.
Jééé-sus.
Son haut était scintillant et tombait sur une épaule, et je grognai pratiquement en réalisant qu'elle ne portait pas de soutien-gorge dessous. Pour la moitié inférieure, une mini-jupe en cuir à faire durcir les queues qui révélait des hectares de peau, et pour couronner le tout, une paire de chaussures que j'étais plutôt certain, il fallait qu'elle garde quand je la baiserai plus tard.
« Bon Dieu, Swan, » râlai-je, en essayant de former une phrase qui ne serait pas totalement constituée de beuglements incohérents, « qu'est-ce que tu essayes de me faire en portant une tenue pareille ? »
Elle fronça les sourcils et sourit malicieusement. « J'essayai de t'exciter, Cullen. Ca a marché ? »
Je m'avançai vers elle et l'attirai contre mon corps, serrant la mâchoire alors que son ventre roulait contre mon érection.
« Qu'est-ce que tu en penses ? »
Elle se redressa et passa ses bras autour de mon cou, soupirant tout en me regardant.
« Je pense que tu es l'homme le plus sexy de toute cette maudite planète, » murmura-t-elle tandis que sa main descendait le long de ma gorge et jouait avec les poils de mon torse, « et il faut que je fasse des choses indécentes à ton corps sur le champ. »
Je grognai avant de regarder autour de moi.
« Viens avec moi, » grondai je, en saisissant sa main et en l'attirant vers le bâtiment au bord de la piscine, déposant le verre de Coca sur une table au passage. Je suis pratiquement sûr que les gens nous regardaient – après tout elle était la femme la plus sexy de la Terre et j'étais une star du rock avec une érection dure comme la pierre – mais à ce stade, je m'en moquais vraiment.
Je tentai la porte de la maison d'invités et Dieu merci elle n'était pas fermée parce que si je ne posais pas mes mains immédiatement sur sa peau, j'allais perdre la raison.
Je la précipitai à l'intérieur, claquai la porte et la verrouillai, donnant un petit coup sur l'interrupteur avant de me retourner pour lui faire face.
Je plaquai son dos contre la porte et l'embrassai, suçant ses lèvres avidement alors qu'elle saisissait ma tête et tirai mes cheveux.
« Bordel, oui, » grognai-je, mon cœur tambourinant alors que ma peau brûlait contre la sienne, « j'aime quand tu me tires les cheveux. »
Je plongeai ma langue dans sa bouche et elle gémit bruyamment, sa propre langue chaude, avide et vorace en retour.
Seigneur, sa bouche. Je ne me lasserai jamais d'explorer sa bouche. Si chaude et délicieuse et capable de mettre mon corps en feu en quelques brèves secondes.
Je passai sous son tee-shirt et empaumai ses seins nus, ses tétons durs et tendus contre le creux de mes mains. Elle haleta quand je pinçai délicatement ses mamelons et poussai mon érection contre ses hanches, incapable d'arrêter de me frictionner contre elle pour soulager un peu de la douleur divinement lancinante qui résidait dans mon entrejambe depuis l'essentiel de la journée.
« Bon sang, Edward, » haleta-t-elle alors que je me frottai contre elle, « Tu pourrais planter des clous avec cette chose. »
« En parlant de ça, » gémissais-je en déplaçant ma bouche vers sa gorge, « il a été dur pour toi toute cette putain de journée. Apparemment, avoir une trique douloureusement permanente est un des pièges d'avoir une petite amie aussi foutrement sexy. »
« Est-ce qu'il a aimé les photos que je t'ai envoyé plus tôt, » haleta-t-elle, en retirant ma veste de mes épaules.
« Il les a foutrement aimées, » répondis-je, mes lèvres bougeant le long de son cou pendant que mes mains caressaient ses seins incroyables. « Je t'en prie, dis-moi que tu portes ce string ficelle noir en ce moment. »
« Non, » dit-elle, le souffle saccadé tout en déboutonnant ma chemise et en l'ouvrant, « je ne porte aucun sous-vêtement. »
Je me figeai.
Mon souffle se coinça dans ma gorge.
Mes mains arrêtèrent de bouger contre ses seins.
« Bella ? » dis-je d'une voix étranglée que je reconnus à peine comme étant la mienne, « es-tu en train de me dire que Giney est nue sous cette jupe scandaleusement microscopique ? »
Elle promena ses mains lentement sur mon torse et le long de mon abdomen tout en levant le regard vers moi, les yeux sombres, pleins d'envie et aussi brûlants que les flammes de l'Enfer.
« Totalement nue, » dit-elle doucement tandis que sa main agrippait Godzy au travers de mon pantalon, ses doigts serrant et courant sur sa longueur, «et je me suis fait faire le maillot à la brésilienne aujourd'hui, alors non seulement Giney est nue, mais elle est complètement épilée. »
Je laissai retomber ma tête sur son épaule et essayai de respirer.
Nom de Dieu.
Comment se faisait il qu'elle était capable de me rendre totalement handicapé juste avec quelques mots ?
J'aspirai une grande bouffée d'air tandis que ma main droite descendait lentement le long de son corps, frôlant la peau douce de son ventre avant de disparaitre plus loin, m'emparant de la petite bande de cuir et la relevant.
Ses mains s'immobilisèrent sur mon érection, ses yeux s'ancrant aux miens pendant que ma main cherchait le paradis chaud en haut de ses cuisses.
Ses yeux se fermèrent de béatitude quand je la trouvai chaude, douce et carrément parfaite. Mes doigts bougèrent sur elle avec facilité, habiles et sûrs alors qu'elle gémissait en réponse.
« Seigneur, Edward, tes doigts, » soupira-t-elle, les yeux toujours fermés, « Tes doigts divinement sexveilleux. »
Mes doigts traçaient des cercles autour du point précis que je connaissais si bien. Le point qui la faisait crier à gorge déployée et s'accrocher à mon corps. Le point qui faisait tous ses muscles se tendre, s'enrouler et se contracter.
« Oh, mon Dieu, » marmonna-t-elle, ses yeux s'ouvrant et fixant les miens, « Oh, mon Dieu, oui, Edward. Là. Merde. Juste là. »
Je me penchai pour l'embrasser en continuant mes caresses, son corps se tortillant contre moi tandis que mes doigts lui prodiguaient son plaisir, entourant les fils de son orgasme autour d'eux et les tirant délicatement, essayant de les démêler pour moi.
Elle gardait ses yeux rivés aux miens, inébranlables, ardents alors que son souffle se faisait de plus en plus erratique.
« Oh, Seigneur, oui, Edward. Je t'en prie… ne t'arrête pas. Oh… mon Dieu. N'arrête pas. »
Mon cœur s'emballait tout en amadouant son plaisir, manipulant la chair douce et gonflée pendant que ses yeux me dévisageaient et que ses mains touchaient chaque partie de mon corps qu'elle pouvait atteindre.
Doux. Chaud. Magnifique.
« Mon Dieu, Bella, » grognai-je, « j'aime regarder ton visage quand je te touche. J'aime voir ce que je te fais. »
Ses yeux restaient ancrés aux miens pendant que mes doigts bougeaient sur elle, traçant des cercles de plus en plus étroits, ajoutant lentement davantage de pression, de vitesse. Son visage se plissait de concentration alors que sa bouche s'ouvrait et que de petits gémissements s'échappaient d'elle, chacun plus sublime que n'importe quel autre son au monde.
Sa respiration devenait de brefs halètements et je savais qu'elle était proche. Je tendis le bras et pris son sein en coupe, tirant doucement son téton entre mon pouce et mon index en voulant la faire jouir.
« Oh, mon Dieu, » soupira-t-elle, « Oh, mon Dieu… Edward… oui, Seigneur… oh, oui. »
Ses yeux s'écarquillèrent et elle empoigna ma nuque, attirant mon visage à elle brusquement, sa bouche se refermant sur la mienne en criant son orgasme dans notre baiser. Je l'embrassai intensément, passionnément, en continuant de bouger mes doigts, lui donnant chaque once de plaisir que je pouvais avant que les spasmes extatiques ne se dissipent. Elle me rendit mon baiser, désespérément, ses gémissements devenant lentement plus doux quand le poids lourd de la satisfaction s'installa dans ses muscles.
Je retirai ma main et léchai mes doigts méticuleusement, appréciant le regard qui illuminait son visage alors qu'elle me regardait. Lorsque les dernières traces d'elle eurent disparu, je l'attirai contre moi, son corps alangui et repu, lourd et reconnaissant.
« Seigneur, tu es incroyable, » soupira-t-elle, frôlant tendrement mon torse du bout de son nez et me reniflant. « C'était… oh, putain… c'était… je ne peux même pas te dire à quel point c'était bon. Merci. »
Je souris et me penchai en avant pour remettre sa jupe minuscule en place. « C'était le moins que je puisse faire. C'est vrai avec toi sans sous-vêtements et tout. »
« Hummm… » Murmura-t-elle en m'embrassant amoureusement, « je ne porterai plus jamais de culotte.»
Je déglutissais difficilement alors que la pensée d'une Bella sans-culotte de façon permanente s'insinuait dans mon esprit. Les mots `accès facile' commencèrent à faire des loopings dans mon imagination accompagnés d'images pornographiques.
« Swan, je ne peux même pas te dire à quel point c'est une idée géniale. »
Soudain, on frappa à la porte.
« Edward ! »
Merde. Alice.
« Je sais que tu es là ! »
« Non, j'y suis pas ! » criai-je inutilement.
« C'est presque l'heure de la présentation. Sors ton cul de là, s'il te plait. Toi aussi, Bella. »
« Je ne suis pas là non plus, » s'écria-t-elle avant de se mettre à glousser de rire. Je me mis à rire avec elle.
« Oh vous êtes totalement hilarants tous les deux. Vous devriez avoir votre propre talk show, » s'exclama Alice derrière la porte. « LA RECREATION EST TERMINEE ! DEPECHEZ VOUS ! »
« On arrive, » grondai-je.
Je commençai à refermer les boutons de ma chemise.
Bon sang, combien de fois je me suis retrouvé à moitié nu aujourd'hui sans avoir la moindre satisfaction ? En parlant de boules bleues. Les miennes étaient carrément violettes maintenant.
Bella posa ses mains sur les miennes et m'arrêta.
« Qu'est-ce tu crois faire ? » demanda-t-elle, incrédule, défaisant les boutons à nouveau et passant ses mains sur mon torse.
D'accord, ça ne va RIEN faire pour aider à soulager mes bourses douloureuses.
« Euh… je m'habille ? » dis-je, en immobilisant sa main parce que, assez honnêtement, elle me rendait complètement dingue, « A moins que tu ne penses que je devrais aller accepter mon disque de platine torse nu ? »
Ses yeux scrutèrent mon torse et elle grogna.
« Je vote pour que tu fasses tout torse nu, » dit-elle en me faisant me retourner de manière à ce que mon dos soit contre la porte, ses mains passant sur mes muscles avec voracité, «parce que plutôt sincèrement, Edward, ton torse est une des merveilles du monde moderne. Mais ce n'est pas le problème. »
Je grondai alors que ses mains continuaient de me torturer.
« Alors quel est le problème ? » suffoquai-je.
« Le problème c'est que tu ne vas nulle part pour le moment. »
« Ah bon ? »
« Non. »
« Pourquoi pas ? »
« Parce que c'est l'heure. »
Je fronçai les sourcils.
« L'heure de la présentation ? »
« Non. »
« Alors c'est l'heure de quoi ? »
Bon Dieu, j'étais tellement confus. Ses mains me tuaient de plaisir, mon sexe palpitait et menaçait d'exploser dans mon pantalon, je n'arrivais plus à respirer et tout me faisait mal.
Je la regardai désespérément.
Elle affichait un sourire en coin et se mit à déboutonner mon pantalon.
Oh.
Putain.
Je regardai ma montre.
Ouais. Sûr et certain.
Il était huit heures et demie.
Dieu bénisse ma femme et son sens du devoir implacable !
Elle baissa rapidement mon pantalon et mon boxer, s'agenouillant devant moi en se retrouvant nez à nez avec un Godzy fier et raide d'un désir évident.
« Salut chéri, » dit-elle, en parlant directement à ma queue, « tu m'as manqué. »
Je suppose que ça aurait été bizarre si ce n'était pas si foutrement torride !
Elle plaça ses mains sur mes hanches et se contenta de le regarder, ses yeux dévorant chaque centimètre de peau, l'examinant comme si il était une magnifique créature rare.
Je me penchai contre la porte et gémissais.
Etait-il possible de jouir rien que grâce au regard de quelqu'un sur vous ? Si elle continuait comme ça, il était certain que j'allais avoir la réponse.
J'avais l'impression d'être une bouteille de soda qui aurait été secouée toute la journée, des milliers de bulles comprimées et serrées, poussant en avant, cherchant avidement la délivrance. Ca n'allait vraiment pas me prendre longtemps pour exploser. Je me languissais.
« Bella, » gémissais-je de façon pathétique, « j'ai besoin de toi. Godzy a besoin de toi. S'il te plait. »
Elle sourit et me caressa délicatement, le bout de ses doigts effleurant à peine la peau sensible.
« Puuuuuuuuutain, » grondai-je en fermant les yeux.
Des doigts doux. Bon Dieu, Bella. Touche-moi. Bon Dieu, oui.
« Edward, ce matin tu t'es vanté que tu pourrais tenir trois minutes, » plaisanta-t-elle alors que ses doigts s'enroulaient autour de moi et serraient doucement, « Tu maintiens cette estimation ? »
Je tentai de rester sous contrôle mais mon corps était en ébullition, tendu et agité sous son toucher. Je pouvais tout juste me concentrer sur ce qu'elle disait.
« Trois minutes ? » couinai-je en gardant mes yeux durement fermés, mes ongles s'enfonçant dans la porte, « je ne vais pas tenir trois secondes. »
« Ouvre les yeux, » ordonna-t-elle avec douceur.
J'ouvris les yeux et baissai le regard vers elle. Ses yeux rencontrèrent les miens quand sa langue passa sur la tête de Godzy, déclenchant une décharge de plaisir pur qui se propagea en moi, faisant convulser mon corps tout entier.
« Putain… Bella, » grognai-je.
Ses yeux étaient lourds, sombres et luisants du désir de me satisfaire.
Moi. L'homme qu'elle aimait. L'homme avec qui elle avait choisi d'être.
Moi. Personne d'autre.
Moi, moi, putain de foutrement chanceux de moi.
Bordel, oui.
Je grognai de nouveau.
« Edward, » dit-elle d'une voix qui était pour une part un souffle, pour deux parts une sorte de je-suis-sur-le-point-de-chambouler-ton-univers, « Je veux que tu me regardes quand je te prends dans ma bouche. Tout entier. »
Putain. Ne jouis pas, Cullen. T'as pas intérêt à jouir.
Elle ouvrit la bouche et lécha ma longueur, chaque centimètre de peau hurlant et frémissant alors que sa langue la recouvrait, humide et chaude et incroyablement agile.
Seigneur, sa langue était merveilleuse. Ses lèvres étaient merveilleuses. Ses yeux marrons, parfaits et remplis d'amour et de désir me regardant par en dessous étaient merveilleux.
Ses doigts m'agrippèrent sans serrer et pompèrent délicatement tandis que sa langue continuait d'explorer chaque once de mon manche dur, des gémissements de satisfaction rauque résonnant douloureusement alors qu'elle pressait ses lèvres contre moi.
« Ohhh, mon Dieu, » murmurai-je quand mes terminaisons nerveuses craquèrent et explosèrent en une déferlante de plaisir, mon cœur battant de manière désordonnée tout en la regardant me lécher et m'embrasser lentement et avec dévotion. Je sentais les battements de mon cœur se répercuter en moi à un rythme incessant, électrique et insistant, me remplissant jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour quoi que ce soit d'autre.
« Edward, » soupira-t-elle en resserrant son poing autour de moi, un sourire suffisant illuminant son visage pendant que je gémissais en réponse, « Tu as la plus magnifique verge que j'aie jamais vu. Il faut que je l'aie. Maintenant. »
Avant que je ne puisse me calmer, elle baissa sa bouche autour de moi, ses lèvres bougeant de haut en bas alors qu'elle prenait lentement davantage de moi en elle. C'était sérieusement foutrement érotique.
J'écartai ses cheveux de son visage et la regardai avec fascination alors que plus de moi disparaissait, la pression de sa gorge et de ses lèvres faisant chaque muscle de mon corps se tendre et se contracter d'anticipation. J'étais crispé et désespéré, haletant comme un chien un jour de canicule, m'accrochant à la porte frénétiquement pour ne pas m'effondrer dans un grognement, tel un sac d'os sur le sol.
Je me mis à balbutier comme un dément, ma voix grave et tendue à force de lutter pour garder le contrôle.
« Bella… oh, mon Dieu… tu es si belle… ta bouche. Putain de bordel de Dieu, Bella, ta bouche… c'est incroyable. Tu es incroyable. Si fabuleux. Tu… oh, Seigneur, oui… tu es tout ce que j'ai toujours voulu… Je t'aime… Mon Dieu… Je t'aime tellement. »
Je me sentais approcher, une énorme boule de tension grandissant divinement en moi, se propageant dans tous mes muscles, tout se tendant, me noyant dans cette sensation.
Tout à coup, la porte vibra sous des coups violents.
« EDWARD ! Sors d'ici, putain. Ils te cherchent ! » Siffla Alice, sa voix stressée et nerveuse, « S'il te plaît, arrête de baiser et ramène ton cul dans la maison ! »
« Putain de merde, Alice ! » Grognai-je de frustration alors que Bella continuait de me sucer et de me caresser, « j'y serai dans une minute ! »
Seigneur… j'y suis presque. Palpitant. Il faut que je laisse partir. Mon Dieu, Bella. Si merveilleuse. Je t'aime.
Mes mains se levèrent et saisirent mes cheveux alors que mon abdomen brûlait et me lançait à cause de l'imminence de mon orgasme.
« Edward, si tu ne sors pas d'ici immédiatement, je vais rentrer et te botter les fesses ! »
« ALICE ! » criai-je tandis que Bella ricanait autour de moi, « JE TE DONNERAI CENT DOLLARS POUR QUE TU FOUTES LE CAMP DEUX FOUTUES MINUTES ! S'IL TE PLAIT ! TU ME TUES LA ! »
Si proche. Putain. Si, si proche. Continue, Bella. Je t'en prie. N'arrête pas de me toucher. Jamais
« Deux minutes, » s'exclama Alice, « et après je viens te chercher. »
Je l'entendis s'éloigner quand Bella accéléra le rythme, gémissant, léchant, caressant et suçant jusqu'à ce que je sois pris dans un maelstrom de plaisir, de pression , de puissance chaude et humide.
« Putain…Bella…oh, mon Dieu… oui… Oh, Bébé… Seigneur… Je vais… Oh, merde, Bella… AHHHHH ! »
Explosif. Dévastateur. Fracassant. Oui… oh mon Dieu, OUI !
Je haletai en sentant la boule de tension en moi se dissiper, une soudaine onde de plaisir se répandant en moi, bouillante, aigue et palpitante, m'arrachant un énorme grondement quand mon orgasme me terrassa comme un ouragan.
« Oh, mon Dieu, BELLAAAAAAAA… »
Des vagues d'extase dévastatrices jaillirent de moi alors que la bouche de Bella continuait de travailler, extirpant chaque dernier soupçon de tension et de pression, m'amenant vers une brume d'euphorie qui explosa dans mon entrejambe et se propageant dans le reste de mon corps, m'enveloppant et me consumant alors que je gémissais de manière incontrôlable.
Mon Dieu, oh, mon Dieu… oh, mon Dieu.
Mes genoux tremblaient et je m'écroulai lourdement contre la porte, des gémissements éhontés s'échappant de moi alors que tous mes muscles se liquéfiaient – lourds et visqueux. Mon cœur tambourinait et mes poumons sifflaient alors que je luttais pour trouver suffisamment d'air.
Fascinant.
Seigneur. C'était sérieusement foutrement fascinant.
Je me tenais là, pantelant, submergé par une béatitude totale tandis que la femme que j'aimais levait le regard vers moi avec émerveillement et fascination. Elle me regardait comme si j'étais son tout.
« Seigneur, Bella, » haletai-je alors qu'elle me relâchait et se relevait, ses mains glissant légèrement sur mon abdomen jusqu'à ce qu'elles arrivent sur mon torse, sa main droite se plaquant contre mon cœur battant la chamade, en appuyant sur les muscles tremblants. « C'était juste… mon Dieu… tu es… putain… tu es juste si… tu es une déesse. »
Elle sourit alors que je titubai légèrement, essayant maladroitement de relever mon pantalon mais échouant parce que mes jambes étaient comme de la gelée et que j'étais sous l'effet du sexe et d'elle.
« Calme-toi, grand nigaud, » se mit-elle à rire, me poussant contre la porte en s'inclinant et en remettant mon boxer et mon pantalon. « Est-ce que j'ai oublié de te dire que mes pipes pouvaient gravement affecter ta coordination motrice et tu ne devrais pas essayer de manipuler des engins lourds ou des pantalons pendant au moins une heure ? »
Je la regardai, à moitié endormi, tandis qu'elle refermait mon pantalon et ma ceinture avant de reboutonner ma chemise.
« Tu es si magnifique, » marmonnai-je, en caressant ses cheveux tendrement.
Elle sourit et passa ses bras autour de moi, me redressant et m'écartant de la porte.
« Toi aussi, » dit-elle en déverrouillant la porte, « mais on ferait mieux de sortir d'ici avant qu'Alice ne débarque avec un AK47 et ne nous refroidisse. »
Elle me relâcha et je tanguai quelque peu.
« Tu vas bien ? » me demanda-t-elle avec inquiétude.
Seigneur. Cet orgasme était comme boire une pleine bouteille de téquila.
« Je vais bien, » dis-je d'une voix traînante en faisant un pas en arrière et en tombant immédiatement, « Mais…euh… je vais juste m'assoir un instant apparemment. »
Bella grommela et s'assit à côté de moi, reposant sa tête sur mon épaule en saisissant ma main et en la caressant.
« Alors je suppose que tu as aimé ça, hein ? » dit-elle avec un sourire en coin.
Je la regardai et secouai la tête.
« Swan, il n'y a pas de mot suffisamment fort dans la langue française pour décrire à quel point j'ai `aimé' ça, » maugréai-je, mes mots se brouillant un peu. « C'était l'orgasme le plus fantastique que j'aie jamais eu. Est-ce qu'on pourrait faire ça tous les jours à cette heure-ci, ou à n'importe quelle heure d'ailleurs… mais quotidiennement… comme, au moins une fois par jour ? Parce que ce serait… et bien, ce serait carrément cool. »
Elle éclata de rire et secoua la tête.
« Naaan. Hors de question, Trou du cul. Si je te faisais ça tous les jours, tu t'en lasserais assez vite. »
Je la dévisageai, incapable d'assimiler l'absurdité de sa réplique.
« Swan, laisse-moi t'assurer dans des termes plus que certains je ne me lasserai JAMAIS que tu me fasses CA. Jamais. Au grand jamais. Jamais, jamais, jamais, jamais, JA-MAIS ! »
« Tu pourrais. »
« Ca n'arrivera pas. »
« On verra. »
« Ca veut dire que tu le feras ? Tous les jours ? »
« On verra. »
« Ca veut dire oui ? »
« Non, ça veut dire peut-être. »
« Peut-être que oui ? »
« Peut-être. »
« Excellent. »
« As-tu la moindre idée de ce que tu racontes ? » demanda-telle en s'esclaffant.
« Pas du tout, » répondis-je honnêtement, « en fait, je pense que mon cerveau s'est éteint au moment ou tu as refermé ta bouche autour de ma queue. »
« C'est vraiment triste. »
« Et merveilleux. »
Elle se remit à rire et se leva, me tirant sur mes pieds.
« Whaou, » dis-je avec fascination alors que mes yeux détaillaient son corps.
« Quoi ? » demanda-t-elle, perplexe.
« Ben, tu sais que tu viens juste de me Britney Spears-isé, pas vrai ? »
« Je t'ai quoi ? » demanda-t-elle dans un rire.
« Britney Spears-isé ? Tu sais ? Jupe courte, pas de culotte ? Déballé les bons trucs ? »
« Oh, alors ça te plaît, hein ? » provoqua-t-elle. « Bien, dans ce cas, joue les bonnes cartes, Cullen et en rentrant à la maison ce soir, je pourrais être disposée à te Divine Brown-iser. »
Je plissai les sourcils.
« Me Divine qui ? »
« Tu sais ? La call-girl qui a été surprise en train de faire une pipe à Hugh Grant dans sa Porsche ? »
Godzy se redressa soudainement, accordant une attention particulière au concept de sexe oral dans une voiture d'enfer.
« Et bien, tu sais, Swan, » dis-je avec pragmatisme, « Il n'y a qu'un tout petit pas d'une pipe sur une banquette arrière à la baise intégrale sur le capot. Puis je te donner envie de passer au niveau suivant ? »
Elle rit et m'attira vers elle pour un baiser quand la porte s'ouvrit violemment et Alice apparût comme un minuscule ange vengeur.
« Bon, c'est gentil à vous deux d'avoir déverrouillé cette foutue porte, » cracha-t-elle en nous poussant tous les deux hors de la maisonnette. « Foutrement pas trop tôt. Vous êtes contents tous les deux de vous être envoyés en l'air pendant que des centaines de personnes vous attendaient ? »
« Ouais, je suis plutôt carrément heureux, » dis-je, en regardant Bella pour confirmation.
« Moi aussi, » dit-elle, en acquiesçant, « Heureuse et satisfaite. »
« ASSUREMENT satisfait, » confirmai-je, en tentant de ne pas rire.
Alice nous fixait durement.
« Et bien, c'est foutrement génial, » dit-elle en nous dirigeant vers une petite scène au bout de la piscine où tout le monde s'était rassemblé. « Maintenant, Edward, monte là et accepte ce putain de disque de platine pour qu'on puisse dégager d'ici. Je viens juste de parler à Jasper et apparemment, ça fait six heures qu'il joue à Band Hero. Si je rentre à la maison et que je découvre qu'il s'est foulé ses doigts ensorceleurs de clito, je vais piquer une crise monstrueuse. »
Bella et moi éclatâmes de riant en atteignant la scène, et je me retournai pour l'embrasser rapidement.
« Bella, mon amour, » dis-je sérieusement, avec un petit accent espagnol, « je dois te quitter maintenant parce que je dois accepter un prix pour être foutrement génial et une légende pour des millions de personnes, mais je veux que tu saches que je n'apprécierai pas ça parce que ça veut dire que je vais devoir arrêter de te toucher et c'est juste mal et contre-nature. »
Elle sourit et agrippa l'avant de ma chemise et m'attira à sa hauteur pour murmurer à mon oreille.
« Edward, contente-toi de monter là-dessus et de passer un bon moment, d'accord. Et si tu es un très bon garçon, on pourrait faire un détour en rentrant à la maison ce soir pour… euh… passer au niveau suivant. »
Mon cœur commença à s'emballer.
« Madame Pipi, es-tu en train de dire ce que je crois que tu dis ? »
Elle me regarda en fronçant les sourcils.
« Tu ne sais jamais la chance qui t'attend dans une grande ville, mon pote» murmura-t-elle en lissant ma chemise et en me poussant vers la scène.
Bordel.
J'avais la meilleure petite amie de la planète. Incontestablement.
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J'espère que ce chapitre vous a un peu réchauffées à l'approche du froid et qu'il vous fera patienter jusqu'au prochain.
Allez, je vais essayer d'être moins longue pour vous traduire les deux derniers chapitres de cette histoire alors à bientôt et prenez soin de vous.
Bisous
Ness
