Chapitre 35 : Confidences.

Harry sentit un énorme poids s'envoler tandis que McClaggan lui souriait, ravi d'être le premier à lui annoncer la grande nouvelle. Ginger n'était pas morte… Mrs Pomfresh avait réussi à la sauver ! Il se promit que dès que Dumbledore lui aurait dit ce qu'il avait à dire, il filerait directement à l'infirmerie et sauterait dans les bras de Ginger puis remercierait autant qu'il pourrait Mrs Pomfresh pour les bons soins qu'elle lui avait apportés en si peu de temps.

-Ginger a besoin de repos, dit McClaggan d'un air amusé, comme s'il avait lu dans ses pensées. Donc il va falloir patienter encore un peu avant de pouvoir la reprendre dans vos bras, Harry !

-J'attendrai le temps qu'il faudra, assura Harry, qui prenait désormais tout à la légère. Merci infiniment, professeur !

Il aurait limite pu lui sauter dans les bras pour le remercier d'avoir été si rapide mais il s'en abstint.

-Si j'avais su qu'elle comptait tant pour vous, dit McClaggan, je crois que je ne vous aurais pas fait part de mon avis quant à votre relation… Peu m'importe si elle a mauvaise influence sur vous. Vous l'aimez, c'est tout ce qui compte !

Ginny évita soigneusement de lever les yeux.

-Professeur, dit soudain Hermione, rompant cet instant un peu particulier, est-il vrai que Neville ait été l'objet d'une prophétie ?

-Ah, je vois que vous avez eu vent de cette histoire, répondit McClaggan. C'est exact. Mais si vous voulez plus de détails, il faudra attendre le retour du professeur Dumbledore. Cela m'ennuierait beaucoup de devoir dire deux fois la même chose…

Il s'agit sur un siège qu'il fit apparaître et soupira. Tous les cinq attendirent, attendirent et attendirent encore, voyant la lune descendre lentement à l'horizon…

Quand Dumbledore arriva enfin par sa cheminée, légèrement essoufflé, les premiers rayons du soleil commençaient déjà à éclairer et chauffer le grand bureau où ils attendaient depuis un bon moment déjà. Le directeur ne s'assit pas directement : il alla tout d'abord toucher quelques mots à l'oreille de Fumseck, son phénix, qui inclina la tête de façon à ce que Harry puisse voir ses beaux yeux puis s'envola et disparut sans laisser de trace. Ensuite, il posa la Coupe de Pouvoir sur son bureau et finalement, il s'assit en se laissant presque tomber dans son fauteuil et enfouit une partie de son visage derrière ses longs doigts fins qu'il avait joints.

-Désolé pour ce léger retard, s'excusa-t-il, mais les employés du Ministère étaient en pleine panique…

-Ca a été un coup dur pour eux, j'imagine, dit McClaggan, d'apprendre que leur bien-aimé ministre n'était autre qu'un mangemort !

-Et pas n'importe lequel, en plus ! osa Harry. Le Prince de Sang-Mêlé ! En personne ! Sous leur nez ! Et sous le vôtre, aussi, professeur ! Comment cela se fait-il que vous n'ayez rien vu venir ?

-Harry, calme-toi, s'il te plait, soupira Dumbledore.

-Mais regardez un peu ! Tous les morts qu'il a faits ! On aurait pu éviter ça !

-Soupçonnais-tu Verpey, Harry ? demanda calmement McClaggan en le tutoya volontairement. Non ? Et bien dans pourquoi Dumbledore l'aurait-il fait plus que toi ? Rien ne laissait croire que c'était lui, ce fameux prince, hormis le fait que, je l'avoue, sa réapparition était peut-être quelque peu intrigante…

-Seulement moi j'avais autre chose à faire que de chercher à découvrir l'identité du Prince ! se défendit Harry. Je n'ai jamais cherché à le savoir ! Tandis que vous, Dumbledore, vous…

Il jeta un regard noir à Hermione quand elle toussota intentionnellement. Bon d'accord, il mentait peut-être un peu, mais c'était vrai, non ? Dumbledore aurait dû le découvrir, depuis tout ce temps ! Et Verpey était venu plusieurs fois à Poudlard les jours où il y avait des meurtres, alors tout de même c'était un peu gros, il aurait pu deviner ! Et s'il s'en était rendu compte, Ginger n'aurait pas voulu se suicider !

Mais une petite voix au fond de lui lui disait que finalement, lui non-plus ne s'en était pas rendu compte, et pourtant il avait vu Verpey ces jours-là…

-Désolé, professeur, s'excusa-t-il, je n'étais pas à ma place. C'est ce qui est arrivé à Ginger qui me perturbe un peu… Avez-vous trouvé une solution pour tous les problèmes que cela cause ?

Dumbledore sourit quand il s'excusa.

-Tu sais Harry, ce qu'il y a de bien avec toi c'est qu'il y a toujours un moment où tu acceptes tes torts ! s'exclama-t-il posément. C'est une qualité que nombres de grands sorciers aimeraient avoir, crois-moi, et tu vas malheureusement en avoir bien besoin, dans les temps qui vont venir…

-Vous voulez parler de la prophétie, c'est ça ? demanda Hermione. Harry vient de nous en parler. Je trouve cela complètement scandaleux ! Contraindre un adolescent à accomplir une tâche aussi abominable, non mais vraiment !

Harry lui jeta un coup d'œil réprobateur qui la fit taire.

-Ne te mêle pas de ça, Hermione. C'est mon destin, un point c'est tout.

-Mais quand même ! Etre condamné à être tueur ou tué !

-Miss Granger, ce qu'il faut que vous sachiez, intervint Dumbledore, c'est que cette prophétie a été faite avant la naissance de Harry, et c'est d'ailleurs pour cette raison que Voldemort a tué ses parents ! Harry représente la seule grande source de danger à ses yeux ! C'est le seul qui a le pouvoir de le détruire à jamais !

-Cool… laissa s'échapper Ron et il plaqua immédiatement sa main contre sa bouche. Enfin je veux dire, non, ce n'est pas cool du tout, c'est grave !

Harry lui jeta un regard noir.

-Que ce soit grave ou pas, la prophétie dit que je suis celui qui doit le faire et je vous jure que je le ferai !

-Bien parlé, Harry ! dit McClaggan en souriant. Ton père aurait dit la même chose…

-C'est en partie pour eux que je le ferai, expliqua l'adolescent. Ce serait bête qu'ils soient morts pour rien… Et pour Sirius, aussi. Pourquoi n'avez-vous pas voulu que je leur parle plus longtemps, cette nuit, professeur Dumbledore ? Je veux dire, il n'y avait pas vraiment besoin d'eux à la bataille, les autres s'en seraient très bien sortis seuls, alors pourquoi les avoir forcés à se battre ?

-J'ignorais l'existence de cette prophétie, Harry, répondit Dumbledore. Je ne pouvais pas savoir ce qu'elle disait réellement… Et puis, ce n'est pas bon de revenir sur la mort des gens, tu sais. Tes parents et Sirius sont morts ; tu auras beau leur parler autant que tu veux sous leur forme de vapeur, comme cette nuit, jamais ils ne reviendront à la vie. C'est pour cela qu'il faut éviter de trop t'attacher à des silhouettes vides, Harry…

-Je ne comprends pas, intervint Ginny. Alors Neville a bel et bien fait revivre les morts à cause de sa prophétie ?

-Pas fait revivre, Miss Weasley, répondit McClaggan, il les a juste ranimés le temps de la bataille. Rien de plus…

-Mais que dit réellement cette prophétie ? interrogea Hermione. Et qui l'a faite ?

-Je ne peux pas vous expliquer pourquoi ou comment j'ai eu cette vision car ce serait assez long (McClaggan jeta un regard plein de malice à Harry), mais disons que durant mon sommeil, j'ai vu le professeur Trelawney entrer en transe. Il m'arrive souvent de voir soit le futur, soit le présent pendant que je dors. Cette nuit-là –il devait s'agir de la nuit de lundi, je crois– je ne me suis pas tout de suite rendu compte de ce que j'avais vu, mais je me souviens encore parfaitement de ce que j'ai entendu.

-Et qu'est-ce que vous avez entendu ? questionna Ron.

-Le deuxième enfant aura le pouvoir de réveiller les morts et donnera de sa force pour sauver son égal en réveillant les victimes du Seigneur des Ténèbres… Au départ, je pensais que c'était juste un coup de folie de la part de ma collègue, mais j'en ai parlé à Dumbledore et il m'a savamment expliqué ce que tout cela voulait dire…

-J'ignore si Harry vous a donné tous les détails de la prophétie qui le condamne, reprit le directeur, mais sachez qu'elle aurait pu correspondre à deux enfants. Harry, et Neville.

-Comment ça, elle aurait pu correspondre à deux personnes ? s'exclama Hermione. J'ai lu dans les livres que les prophéties sont à la fois très vagues et très précises. Normalement, elles ne s'appliquent que sur une seule personne !

-Mais elle ne s'est appliquée que sur Harry, Miss Granger, dit simplement Dumbledore. Seul Harry est concerné, désormais.

-Dans ce cas qu'est-ce que Neville vient faire dans l'histoire ? demanda Ron, qui ne comprenait visiblement rien. Pourquoi aurait-il pu correspondre ?

-La prophétie parle d'un enfant né de parents ayant trois fois défiés Voldemort, expliqua McClaggan, et qui serait né quand mourrait le septième mois, c'est-à-dire fin juillet. C'était le cas pour Harry et pour Neville. Seulement voilà : la suite est un peu plus ambiguë : c'est Voldemort qui a fixé le destin de Harry en le marquant comme son égal…

Instinctivement, Harry passa un doigt sur sa cicatrice en forme d'éclair. Il aurait bien voulu qu'on cesse de parler de sa prophétie. Dumbledore lui avait déjà fourni les détails nécessaires pour comprendre et il ne tenait pas à entendre à nouveau toute une explication sur son devoir.

-Harry est le seul marqué, acheva McClaggan, donc le seul concerné par la prophétie…

-Alors si je comprends bien, la première partie de la prophétie est valable pour deux personnes et c'est la deuxième partie qui fait la différence, c'est cela ? demanda Hermione.

Elle jeta un regard inquiet à son ami qui regardait ses pieds pour justement éviter ce genre de coups d'œil.

-C'est cela, Miss Granger, assura Dumbledore. D'où le deuxième enfant aura le pouvoir de réveiller les morts… La prophétie s'est réalisée pour la première fois cette nuit et Neville a fait se réveiller les victimes de Voldemort…

-Le deuxième enfant aura le pouvoir de réveiller les morts et donnera de sa force pour sauver son égal en réveillant les victimes du Seigneur des Ténèbres… répéta Harry. Il y a une chose qui ne va pas, professeur !

-Et quoi donc ? demanda McClaggan.

-Tu veux parler de Sirius ? questionna Dumbledore. Je me suis posé la question, moi-aussi, je l'avoue, et je suis parvenu à cette conclusion : la prophétie, comme l'a dit ton amie Hermione, est très vague et très précise à la fois. A première vue, en prenant le sens exact du terme, on peut penser que seules les personnes tuées par Voldemort seront ranimées par Neville Londubat, d'où le mot « victimes»…

-Et en deuxième lieu, alors ? interrogea Harry. Qu'est-ce que ça veut dire ? Une victime reste une victime, je ne connais qu'une seule définition…

-C'est une chose assez compliquée, tu sais, Harry… Comment t'expliquer… Sirius a été concrètement tué par Bellatrix Lestrange, tout le monde est d'accord là-dessus, n'est-ce pas ?

Harry et les autres firent oui de la tête, même s'ils n'étaient pas spécialement concernés par l'explication.

-Mais on peut être mort et toujours en vie, finalement… Tu vois ce que je veux dire ?

Ron pouffa d'un rire déplacé qui lui valut quelques regards sombres. Il rougit jusqu'aux oreilles et rentra son cou comme s'il voulait que sa tête disparaisse sous ses épaules.

-Désolé mais non, je ne comprends pas vraiment, dit Harry. Etre en vie et mort en même temps ? Pouvez-vous être un peu plus clair ?

-Je peux ? demanda McClaggan à l'adresse du directeur pour savoir s'il pouvait prendre la parole.

-Bien sûr, John, allez-y !

-Et bien en fait, reprit le professeur de défense contre les forces du mal, tu sais aussi bien que moi à quel point Sirius était proche de ton père… Tu imagines donc le choc émotionnel que ça a dû lui faire, le soir où tes parents sont morts…

Hermione et Ginny buvaient toutes les paroles ce qui se disaient et passaient d'une personne à l'autre comme si elles suivaient un match de tennis.

-C'est un peu comme ce que tu as ressenti quand lui-même est mort, l'été dernier… Le même chagrin, la même douleur au fond de soi… Mais en pire.

Harry fit un signe de la tête pour montrer qu'il comprenait où il voulait en venir.

-Sirius et James s'aimaient comme deux frères. Sirius aimait beaucoup Lily, également. Quant à toi, n'en parlons pas ! Même à cette époque, il t'aimait déjà comme son propre fils… Et en un seul soir, en une seule nuit, il a tout perdu : son meilleur ami, ta mère et ses deux amis. Car il avait renié Remus en ayant trop douté de sa fidélité et Peter l'avait trahi… Il aurait pu trouver une branche à laquelle se raccrocher, seulement toi-aussi tu t'en es allé. Comme je te l'ai dit, il a tout perdu ce soir-là. Et comme si cela ne suffisait pas, on l'a emmené à Azkaban.

-Je comprends très bien, assura Harry, mais quel est le rapport avec le fait qu'il soit apparu cette nuit au Ministère ?

-J'y viens, Harry, j'y viens… Tu sais comme la présence des détraqueurs est éprouvante, quand on a connu des horreurs au cours de sa vie, n'est-ce pas ? Vous étiez un peu dans le même cas, tous les deux… Alors inlassablement, pendant douze ans, il a broyé du noir en revoyant dans sa tête tous ses pires souvenirs. Le temps est passé, il t'a retrouvé mais a dû immédiatement fuir puis se réfugier Square Grimmaurd. Là, alors-là…

Il eut un petit rire non pas de joie mais plutôt de tristesse.

-Toute son enfance s'est déroulée dans cette maison, cette maison qu'il avait tant haïe avec sa mère… Remus m'a raconté qu'il allait très mal quand il était seul là-bas, l'année dernière… Apparemment il parlait de se suicider si on ne le laissait pas revoir ses amis ou son filleul… Tu comprends donc à quel point sa vie a été détruite le soir où tes parents sont morts, Harry, et tous les malheurs qui se sont enchaînés pour lui… Et quand une vie est détruite, peut-on encore appeler cela une vie ? C'est là la raison de son apparition cette nuit. En fin de compte, Sirius est resté en vie pendant quatorze années durant lesquelles il était comme mort… Son âme avait été comme emporté petit à petit par tout ce qu'avait fait Voldemort pour le détruire… Le passage derrière le voile ne fut rien d'autre pour lui que la fin des souffrances, si tu veux… Un passage vers une mort concrète, dans laquelle il reverrait James…

Harry ne put rien dire. Il ne chercha pas même à tenter de savoir si McClaggan avait répondu à sa question. C'était le chagrin de Sirius qui lui restait en mémoire, peut-être même plus que son propre chagrin. Jamais il n'aurait pensé que son parrain avait autant souffert au fond de lui. Il lui avait toujours paru si fort… Certes, il savait que sa vie avait été dure, mais pas à ce point-là… S'il avait su, il aurait passé plus de temps avec lui…

-Ce n'est pas de ta faute, Harry, murmura Dumbledore comme s'il avait lu dans ses pensées. Tu n'aurais rien pu faire de plus pour lui…

-Vous n'arriverez pas à me tirer de la tête que si j'avais fait plus d'efforts pour lui, sa vie aurait peut-être été un peu moins difficile à supporter durant ces deux dernières années, dit tristement Harry.

-L'année dernière, Ombrage t'a empêché tout contact avec lui ! rappela Hermione d'une voix compatissante. Que veux-tu faire, dans un cas comme celui-là ?

-Et l'année d'avant, tu avais déjà suffisamment de problème avec ton tournoi sans en plus avoir à te soucier de lui, vieux ! renchérit Ron.

-Ils sont raison, approuva Ginny. Tu n'y es pour rien, là-dedans, Harry. Il a juste été malchanceux, c'est tout.

Mais Harry ne le voyait pas de cet œil-là. Il avait été profondément touché par le récit de McClaggan. Avoir entendu de sa bouche que Sirius avait été si malheureux le rendait mal dans sa peau. Son parrain n'avait pas mérité un tel chagrin… Et dire que plus jamais il ne pourrait le revoir vivant et joyeux…

Sans même qu'il s'en rende compte, ses yeux avaient commencé à le picoter légèrement et il les sentait se remplir de larmes qu'il se força à ravaler avant qu'elles ne coulent le long de ses minces joues. C'était comme si un an après, la plaie s'était rouverte, plus intense, plus profonde et plus douloureuse qu'elle ne l'avait jamais été. Sirius mort, c'était une chose, mais Sirius mort malheureux, c'en était une autre qu'il supportait encore moins, ce qui n'était pas peu dire. Il aurait voulu crier très fort pour évacuer une partie de sa rage. Voldemort n'avait pas le droit de l'avoir fait souffrir ainsi.

-Sèche tes larmes, Harry… murmura gentiment McClaggan. Il n'aurait pas voulu de te voir ainsi…

-Qu'est-ce que je fais, à votre avis ? gronda l'adolescent en essuyant d'un revers de manche une larme qu'il n'avait pas réussi à retenir. Je vous rappelle que c'est de mon parrain qu'il s'agit !

Il leva les yeux vers Ginny qui abaissa immédiatement les siens.

-La seule personne qui ait jamais su me comprendre… ajouta-t-il tout bas de façon à ce que personne n'entende hormis son professeur.

-Pourquoi avez-vous ramené la coupe ? demanda ce dernier à l'adresse de Dumbledore pour changer de sujet.

-Dans quelques minutes, elle va redevenir verdâtre et le nom de Verpey, inscrit à l'intérieur, disparaîtra à jamais. C'est comme cela que ça se passe à chaque fois qu'il faut changer de Ministre. Seulement là, il n'y a plus personne pour le remplacer alors je la garde dans mon bureau où elle sera à l'abri de tous les éventuels prétendants au titre.

Harry se leva du siège dans lequel il était assis et vint se placer au-dessus de la coupe qui au même moment passa au vert. La lueur colorée se refléta sur son visage, l'éblouissant un instant, mais lui permis de voir qu'en effet, le nom de Verpey s'effaçait lentement.

-Qui va devenir ministre, alors ? demanda-t-il d'une voix un peu changée par l'émotion. On ne va pas laisser la communauté magique sans dirigeant !

-Non, en effet, soupira Dumbledore en haussant les épaules, mais la personne devra être la bonne, cette fois. Nous ne pouvons pas nous permettre de refaire la même erreur…

-Et personne n'a vraiment aucune idée de qui pourra assurer le rôle de ministre ? s'enquit Hermione. Professeur Dumbledore, vous ne pourriez pas assurer votre poste de directeur en même temps que celui de ministre ?

Dumbledore fit non de la tête.

-Je le pourrais si je n'ai pas à veiller sur quelqu'un d'encore plus important que le ministre, si vous voyez ce que je veux dire…

Harry, se sentant profondément visé, reporta son attention sur la Coupe de Pouvoir. Mais là, ils sursauta et ouvrit la bouche d'ébahissement.

-Il y a un nom d'écrit ! s'exclama-t-il.

Dumbledore se pencha aussitôt sur la coupe pour vérifier ses dires. Il fronça les sourcils et sembla ne pas comprendre mais rapidement dut se rendre à l'évidence.

-La coupe affirme que le prochain ministre sera une femme, dit-il lentement. Doit-on le croire ? Je crois que oui… J'ignore comment, mais Narcissa Malefoy prendra le pouvoir…

A son grand désarrois, Harry n'eut pas l'autorisation d'aller rendre visite à Ginger avant sa sortie d'infirmerie. Mrs Pomfresh lui répéta inlassablement qu'elle avait besoin de beaucoup de repos et que les visites, surtout celles du petit-ami, n'arrangeraient en rien les choses car pendant qu'elle discuterait avec ses amis, elle ne dormirait pas. Cependant, Harry savait bien qu'un peu de visite ne lui ferait que du bien après ce qu'elle venait d'endurer. Il connaissait bien le sentiment procuré par la perte d'un proche. Aussi allait-il parfois la voir pendant la nuit, dissimulé sous sa cape d'invisibilité, mais généralement elle dormait et il ne pouvait que la regarder, déposant parfois un baiser furtif sur ses lèvres desséchées, baiser qu'elle ne sentait même pas. Mais cela lui convenait : de toute manière, il ne pouvait pas faire beaucoup mieux et il ne pouvait s'empêcher de penser que peut-être Ginger le voyait l'embrasser au beau milieu de tous ses pires cauchemars hantés par sa sœur. Il pouvait rester des heures devant son lit sans bouger, seulement pour l'observer respirer plus ou moins calmement. Il préférait la voir ainsi plutôt qu'avec un couteau planté dans le cœur, de toute façon…

Il restait néanmoins sérieux dans son travail car les examens de fin d'année étaient tous proches, désormais. Quand il se sentait trop fatigué, il renonçait à sa visite quotidienne et montait se coucher, se répétant inlassablement tout ce qu'il avait revu dans n'importe quelle matière jusqu'à ce que le sommeil l'emporte. Certains cours lui étaient également très utiles car le professeur Flitwick, par exemple, leur permit pendant la semaine précédant les examens de revoir tout ce qu'ils voulaient durant ses cours. Harry passa ainsi de très bons moments en compagnie de Ron et Hermione, s'amusant plus que travaillant, mais même Hermione s'en fichait un peu. Ces derniers temps, ils n'avaient pas beaucoup passé de temps ensemble et ils avaient ainsi l'impression de se rattraper maintenant que tout était fini. Harry leur en était très reconnaissant car lui-même s'en voulait énormément de les avoir laissés de côté jusqu'à ce que Verpey ne lui envoie sa dernière lettre. Hermione, en temps que grande émotionnelle, avait très bien compris que c'était uniquement son amour pour Ginger qui l'avait poussé à les oublier (elle avait du mal à se faire à l'idée que McClaggan ait pu mettre une potion d'asservissement dans son verre, provoquant ainsi un changement de caractère de leur part) tandis que Ron avait préféré faire comme si rien ne s'était passé et ce n'était pas plus mal comme ça. C'était comme un nouveau départ pour eux trois après une année un peu différente des autres en matière d'amitié et une pluie d'excuses de la part de Harry qui faisait tout pour effacer le mal qu'il avait fait entre eux. Beaucoup de disputes étaient survenues, cette fois-ci, et Harry constata avec honte qu'il avait été au cœur de chacune… Et, sachant maintenant ce qui l'attendait, Ron et Hermione se montraient beaucoup plus compréhensifs quant aux quelques tensions qui subsistaient encore entre eux dès que la conversation revenait aux prophéties. Cependant il ne regretta pas une seule seconde de leur avoir tout avoué. Au moins tout était clair entre eux, désormais… Leur relation revint rapidement comme celle qu'il avait toujours eu avec eux : une amitié durable et solide. En bref, Ron et Hermione étaient redevenus ce qu'ils avaient toujours été : ses meilleurs amis. Et avec le temps, il sut que cette fois, même Ginger ne parviendrait pas à troubler son amitié. Il avait bien pris soin de les mettre, elle, Hermione et Ron, dans deux catégories différentes qui ne se mélangeraient que le jour où ses amis accepteraient Ginger, ce qui n'était peut-être pas pour tout de suite.

-Je comprends que tu sois partagé entre Ginger et nous, avait affirmé Hermione. Mais je te fais confiance et je sais que tu ne referas pas la même erreur deux fois. Parfois, l'amour prend le dessus sur l'amitié… Il faut savoir s'en rendre compte et ne pas la laisser s'enfuir…

Harry eut comme l'impression qu'Hermione avait mûri pendant la période où il n'avait pas été très présent et il en fut agréablement surpris. Même Ron avait changé. Ou c'était peut-être le fait qu'ils se retrouvaient enfin après cette incompréhension qui lui faisait croire qu'ils avaient changés. Peut-être même que c'était lui qui avait changé depuis qu'il était avec Ginger, il n'en savait rien. Ou peut-être encore qu'ils avaient tous changés… Il dut bien s'avouer qu'il avait fait des choses avec Ginger qu'il n'aurait jamais faîtes avec Ron et Hermione, comme par exemple passer des nuits au bord du lac ou bien fumer de l'aconit dans le bureau de McClaggan, qui finalement avait raison depuis le début. Toutes ces choses n'étaient pas foncièrement mauvaises mais pas non-plus très bonnes et il avait bien conscience qu'il ne devait pas les recommencer, que Ginger le veuille ou non… Au moins, comme Hermione l'avait dit, « il ne referait plus les mêmes erreurs », mais il avait tout de même l'impression quand il faisait le point qu'il avait fait beaucoup d'erreurs cette année à Poudlard…

-Ne t'en fais pas, vieux, le rassura Ron, je ne suis pas certain qu'on ait été vraiment parfaits nous non-plus… En regardant bien, on aurait pu venir te parler pour tout remettre au clair mais on ne l'a pas fait alors s'il te plait, ne remets pas toute la faute sur toi…

Cependant, Harry ne pouvait s'empêcher de songer à ce qui se serait passé si jamais Verpey les avait tués. C'était seulement maintenant qu'il se rendait compte de l'importance de ses amis. Certes, il avait toujours énormément tenu à eux, mais jamais il ne s'en était aperçu à ce point. Et s'il avait été présent pour eux tout au long de l'année, ils n'auraient peut-être pas été capturés…

Les Weasley eurent beaucoup de mal à s'avouer la mort de Percy, même s'il y avait des témoins, dont Harry. Même Ron semblait très touché par le décès de son frère et pourtant il n'avait pas été réellement proche de lui. Les jumeaux s'en voulaient énormément de ne pas l'avoir pris au sérieux au moins une fois dans sa vie : après leur mère, ils devaient être les plus anéantis par la nouvelle. Tout la famille passa à Poudlard la semaine précédent les examens, sous les regards de tous les autres proches des victimes tués au cours de la dernière bataille. Ce jour-là Harry alla jusqu'à frapper Malefoy qui riait à la vue de Mrs Weasley écroulée sous le poids des larmes.

-Laisse… Harry… sanglota-t-elle. Il n'en vaut… pas la peine…

Mais ce qui attristait le plus Harry, c'était que la mort de Percy avait toujours été la chose que Molly redoutait le plus. Pendant un instant, il se revit Square Grimmaurd devant l'épouvantard qui avait pris la forme de nombreux cadavres dont le sien. Mrs Weasley devait rester forte pour ne pas craquer… Un peu comme lui, en quelque sorte…

Il voyait bien que Ron lui jetait souvent des regards en biais, comme s'il hésitait à lui poser des questions. En même temps, il n'était pas sûr de pouvoir l'aider à surmonter ce décès, n'étant lui-même pas certain d'avoir accepté celui de Sirius. A vrai dire, si, il l'avait accepté durant toute l'année, mais les sentiments et la rage avaient repris le dessus dans le bureau de Dumbledore à l'entente de tous les malheurs de son parrain. Il avait l'impression d'être revenu en arrière et que Sirius n'était mort que quelques jours auparavant. Ainsi, le cœur blessé, plusieurs fois il hésita à appeler Luna Lovegood, se souvenant que c'était elle qui l'avait fait se sentir mieux l'été dernier, mais à chaque fois il se disait qu'il devait apprendre tout seul à surmonter ce genre d'épreuve qui, il le savait, ne tarderait pas à se reproduire.

Il trouvait cependant un peu de réconfort et de gaieté quand il rendait visite à Remus, rentré épuisé mais en bonne santé du Ministère. Il s'était bien remis de cette pleine lune, apparemment… Dumbledore l'avait autorisé à rester quelque temps à l'école et Harry savait bien que c'était pour lui qu'il le faisait, même si cette fois, il n'avait aucune raison de se plaindre de cette décision. Au contraire, il avait passé tellement de temps loin de lui qu'il voulait à tout prix rattraper le temps perdu. Ginger n'était toujours pas sortie de l'infirmerie, de toute manière… Il lui arrivait donc très souvent de renoncer à une demi-heure de révisions pour lui rendre visite et ces moments se révélaient toujours agréables. Remus voyait souvent quand il n'allait pas très bien et c'était généralement lui qui parvenait le mieux à le consoler. Ron et Hermione avaient beau dire tout ce qu'ils voulaient, il ne parvenait pas à se tirer de la tête que tout n'était que de sa faute.

-Ce qu'il faut que tu te dises, Harry, c'est que tout le monde fait des mauvais choix dans sa vie, expliqua-t-il. Et ces mauvais choix sont la plupart du temps pardonnés s'il y a une bonne raison derrière. Je connais bien Ron et Hermione, tu sais, et je te jure qu'ils ne t'en voudront jamais pour de telles bêtises… L'amitié n'est pas une chose qui se détruit aussi facilement qu'un mur de briques. Quand j'avais ton âge, il m'arrivait parfois de m'embrouiller avec ton père, Sirius ou Peter, et c'est déjà arrivé que ce soit pour une chose assez grave. Mais en fin de compte, qu'est-ce qui a brisé notre amitié légendaire ? La trahison de Peter, des années après. Crois-tu réellement que votre amitié à vous est assez fragile pour s'écrouler à cause d'une simple histoire d'éloignement passager ? Ron et Hermione sont grands, maintenant, et ils ont bien conscience que tu regrettes de t'être comporté ainsi. J'ignore les détails de l'histoire, mais je suis certain qu'à partir du moment où tu as des remords, c'est comme si tu faisais le pacte de ne jamais recommencer. C'est un peu la preuve que la leçon est comprise, en quelque sorte. Tu en as sûrement assez de l'entendre mais je sais que tu ne referas pas les mêmes erreurs…

Durant ces instants où ils n'étaient que tous les deux, Harry avait souvent senti au fond de lui que l'image de Sirius disparaissait un peu pour laisser place à celle de Remus. Lui aussi aurait fait beaucoup de dégâts dans son cœur… Il le lui avoua et cela ne le fit que sourire tristement, mais venant de Remus, il ne s'entendait pas à beaucoup plus. Lupin n'était pas Sirius. Il n'était pas son parrain. Il n'avait pas été le meilleur ami de son père. Il était seulement le loup-garou peu confiant de lui-même et qui avait toujours vécu seul après la mort des Potter. Seulement la roue de secours, comme il s'appelait parfois. Harry sentait à chaque fois ses joues s'empourprer car il savait qu'il avait quand même en partie raison : si Sirius n'était pas mort, jamais ils n'auraient été aussi proches tous les deux.

-Il ne faut pas te dire ça, murmura tout de même Harry. J'ai besoin de toi maintenant et tu le sais très bien. Et si tu ne le sais pas, et bien je peux te le montrer !

Ecoutant son cœur qui lui parlait, il le prit dans ses bras et le serra très fort. Remus, un peu pris au dépourvu, lui rendit son étreinte et Harry en fut ému : il se sentait beaucoup plus fort en sachant qu'il avait quelqu'un qui serait pour lui. De toute manière, lui aussi serait pour Remus si l'occasion se présentait… Il était rare qu'il se laisse aller aussi franchement vers quelqu'un. C'était comme un besoin, parfois, et à ce moment-là, c'en était un. Il avait besoin de sentir le poids d'un père, même non-naturel.

-Si ton père me voyait comme ça ! murmura Remus.

-Mon père est mort… Sirius est mort. Il ne me reste plus que toi, Remus, dit Harry en se dégagent de l'étreinte.

-Il te reste Ron, Hermione et Ginger, contredit Lupin. Ils sauront te donner beaucoup plus que moi je ne le pourrai jamais, tu sais…

-Seulement ce sont mes amis, chuchota Harry, et il est des moments où ce dont j'ai besoin représente pour moi bien plus que de l'amitié étant donné que c'est quelque chose dont je n'ai jamais pu réellement profiter…

-Je ne suis pas ton père, Harry… dit tristement Remus.

-Je le sais. Mais dans mon cœur c'est tout comme, désormais…

Harry se leva sans un mot et ferma doucement la porte derrière lui. Il ignorait quelle serait la réaction de Lupin mais tout ce qu'il avait dit était sincère, même s'il avait parfois eu du mal à se l'avouer par pure mauvaise foi et par respect pour son véritable père et pour Sirius. Mais s'il voulait que les choses avancent, il devait être honnête avec lui et les autres, même si la vérité, aussi belle soit-elle, était difficile à admettre…

Il s'était longtemps demandé ce qui s'était passé dans les Vieux Bâtiments en son absence et ce fut Ron et Hermione qui lui apportèrent une réponse qu'il mit en commun avec ses propres connaissances. Quand Dumbledore était arrivé dans le hall du Ministère, un mangemort spécialement prévu à cet effet avait immédiatement donné le signal d'alerte. C'était celui-là qui était venu prévenir Verpey alors qu'il leur donnait à tous des explications et c'était donc à ce moment que Harry avait été emporté ailleurs par la deuxième porte. Ensuite, pendant que Verpey l'emmenait dans le hall, Dumbledore avait été prévenu qu'ils se tenaient prisonniers dans les Vieux Bâtiments et visiblement, il avait tout de suite compris à quoi il avait affaire. Il avait transplané jusqu'à l'entrée des quartiers des mangemorts et avait cherché et cherché pour les retrouver, tout en ne sachant pas que Harry venait de faire le chemin dans le sens inverse. Puis, il avait fini par les trouver et à ce moment, exactement quand il ouvrait la porte de la pièce où ils étaient enfermés, Remus et Ashley commençaient à se métamorphoser en loups-garous. Avait alors débuté une incroyable course contre le temps. Dumbledore ne perdit pas une seconde et détacha tous les autres pour leur permettre de s'enfuir et de se mettre à l'abri dans une cellule. Tous s'étaient donc dispersés dans les innombrables couloirs pour échapper aux deux bêtes féroces qui ne tarderaient pas à arriver. En effet, le directeur avait tout juste eu le temps de lui-même fuir avant que des rugissements ne retentissent. A ce moment-là, Voldemrot et Verpey commençaient leur rituel…

Puis, Dumbledore avait fait demi-tour et avait immédiatement rejoint le hall où déjà, il arrivait presque trop tard. Harry avait la main plongée dans la coupe… Les autres courraient toujours dans les Vieux Bâtiments, se retrouvant parfois, se perdant, se croisant… Notamment, Ron, Hermione et Ginny firent une bonne partie du chemin ensemble tandis que Ginger progressait toute seule dans les couloirs… Jusqu'à ce qu'elle n'arrive dans une pièce contenant une cheminée qu'elle utilisa immédiatement. Tous les mangemorts étaient partis se battre, de toute façon, et elle n'était pas là pour demander la permission de s'enfuir. Elle était donc revenue dans la hall où la bataille faisait rage. Les autres, quant à eux, n'étaient arrivés que plus tard, quand le mal était fait.

Personne ne savait comment Ashley avait fait pour se retrouver dans le hall elle-aussi : elle n'avait pas pu utiliser de cheminée ni même transplaner toute seule… L'hypothèse la plus probable était qu'un mangemort l'avait aidée à sortir pour attaquer, mais en même temps, cette théorie restait peu vraisemblable car lâcher un loup-garou, même pendant une bataille, se révélait être un acte totalement irresponsable étant donné que la bête ne pouvait pas se contrôler et qu'elle aurait fait des dégâts dans les camps. Harry pensait (et il savait que cette idée n'était pas la plus idiote) que c'était Pettigrow qui l'avait laissé partir en la guidant vers les cheminées sous forme de rat. Ainsi, lui qui n'était ni dans le camp de Dumbledore ni réellement dans celui de Voldemort aurait pu y trouver satisfaction… Mais ce n'était que son avis personnel et il n'avait aucune preuve de ce qu'il avançait.

Si ses relations avec Ron et Hermione et Remus lui apportaient le grand bien-être d'avoir retrouvé ses points de repères et que tout semblait pour l'instant aller au beau fixe entre eux, Harry eut bientôt de nouvelles raisons de se faire du souci. En effet, alors que personne ne lui avait rien demandé, Drago Malefoy trouva quelque chose à dire et ne s'en priva pas pendant le cours de soins aux créatures magiques que Hagrid avait préparé avec minutie. Dès qu'il le vit s'approcher de lui, les mains sur les hanches, la tête haute et le regard dédaigneux, Harry sut qu'il allait s'en prendre plein la figure.

-Attention, je crois que c'est pour toi, murmura Ron à son oreille.

Harry se redressa, prêt à se défendre et même à attaquer s'il en avait l'occasion. Le souvenir de son père le menaçant de sa baguette magique restait bien présent dans sa mémoire et il n'était pas prêt de laisser son fils faire sa loi et lui marcher sur les pieds.

-Salut, Potter ! minauda Malefoy. Belle journée ?

Derrière lui, Crabbe et Goyle retroussèrent leurs manches pour paraître plus menaçants.

-Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas vus, n'est-ce pas ? reprit Malefoy.

-Et ça n'était pas plus mal comme ça, répliqua froidement Harry. Qu'est-ce que tu veux ? Tu as oublié l'épisode du match de Quidditch ?

Il faisait allusion à la fois où il lui avait à moitié sauvé la vie et l'empêchant de se fracasser le crane au sol après une mauvaise chute sur son balai.

-Ca t'amuse, hein ? grogna Malefoy en jetant un regard à Hagrid qui expliquait le cours sur les centaures aux élèves encore attentifs. Je te rappelle que mon père aussi s'est bien amusé l'autre soir mais qu'il est un peu déçu de comment ça s'est terminé…

Harry ne répondit rien et le regarda par dessus ses lunettes comme s'il avait peur d'user ses verres pour lui.

-Ne m'observe pas comme ça, Potter, avertit Malefoy. Tu as entendu ce que Tu-Sais-Qui a dit : ceux qui sont contre lui en verront de toutes les couleurs…

-Il a dit ça au moment où son petit plan tenait encore debout, rétorqua Harry.

-Mais il n'a pas dit son dernier mot, Potter ! Dis-moi, qu'est-ce que ça t'a fait de voir le fantôme de ta mère ?

-Lâche-le, Malefoy ! intervint Ron.

-En même temps ça a dû t'être utile, fit Malefoy comme s'il n'avait rien entendu, car tu sais maintenant ce qui attend Granger… C'est vrai que tu les as laissés tomber comme deux vieilles bouses, tes deux chiens ?

-Ferme-la ! bougonna Hermione.

-Tiens, la sang-de-bourde est encore vivante ! s'exclama Malefoy en faisant comme s'il la voyait pour la première fois depuis la bataille du Ministère. Dis-moi, Granger, qu'est-ce que ça t'aurait fait à ton avis de voir la mère de Potter –ton égale, autrement dit– morte ? Ca doit faire un choc, non ? Hein Potter ? Ca choque de voir le fantôme de sa mère impure, pas vrai ?

Harry serra les poings et dut faire un gros effort pour ne pas lui sauter dessus et le frapper de toutes ses forces. Il savait que Malefoy n'attendait que ça : qu'il déclenche une bagarre. Mais il ne céderait pas.

-Je te dis seulement une chose, Potter, menaça Malefoy. Si jamais je te revois ne serait-ce qu'une seule fois t'associer avec ma mère, qui elle est toujours bien en vie et de sang pur, je te massacre… Et je ne plaisante pas !

Harry eut un rire qui sonna faux.

-Oh oh, des menaces ! Mais dis-moi, j'ai très peur ! se moqua-t-il. Et comment tu vas t'y prendre, alors ? Tu vas me pendre ? Me poignarder ? Ou bien mieux encore, tu vas utiliser un avada kedavra !

-Harry… reprocha Hermione qui pensait que ce n'était peut-être pas le bon moment pour provoquer Malefoy.

-Ne te fous pas de moi, Potter, avertit Malefoy, car je te jure que je le ferai !

-L'été dernier, tu m'as menacé de mort pour avoir envoyé ton père en prison, rétorqua Harry, et autant que je sache, je suis encore en vie. Alors tes menaces, tu peux te les garder car aujourd'hui elles ne valent plus rien !

-Tu fais le malin, Potter, mais je peux te dire que quand il s'agit de ma mère, je ne rigole pas. Alors tiens-toi à carreaux, OK ?

-Malefoy… soupira Harry. Si ta mère décide de m'aider, c'est son problème et tu vois ça avec elle. Tiens regarde, la voilà !

Il mit du temps avant de saisir le sens de ce qu'il venait de dire. Malefoy se retourna brusquement vers l'endroit qu'il montrait du doigt et fit la grimace. Harry lui-même afficha une expression de stupéfaction : Mrs Malefoy et Pettigrow traversaient tranquillement le parc vers le château. D'accord, il venait de le dire, mais il ne s'était pas réellement rendu compte de que ce cela signifiait. Allaient-ils voir Dumbledore ?

-Et bah tiens, on dirait qu'elle a encore envie de nous aider, ta mère ! se moqua-t-il. Finalement, la tienne et la mienne ont quelques points communs : certes la tienne est sang-pur, la mienne sang-de-bourbe, mais au moins elles auraient désormais été du même côté…

-Tu es un homme mort, Potter ! siffla Malefoy et la cloche sonna à ce moment. Je te conseille de ne pas venir pointer ton nez au bal de fin d'année… Tu vas en voir de toutes les couleurs, tu peux me croire !

Le Serpentard s'en alla d'un pied ferme vers sa mère qui lui fit signe avec un grand sourire. Harry, lui, préféra ne pas s'en soucier et rentrer tranquillement avec Ron et Hermione pour assister à leur cours de défense contre les forces du mal. Il se fichait de ce que pouvait dire Malefoy : avec ou sans son accord, avec ou sans Ginger, il irait au bal, rien que pour passer une agréable soirée avec ses amis.

McClaggan passa la plupart de son heure de cours à revoir tous les sortilèges appris cette année avec lui tout en passant dans les rangs pour annoncer discrètement à ses élèves ce qu'il faudrait améliorer pour être au meilleur niveau lors d'un duel. Harry ne reçut pas nombre de commentaires : le professeur le savait déjà capable de bien se battre, même avec sa main gauche. D'ailleurs, il lui avait suffi d'aller voir Mrs Pomfresh qui lui donna un produit cicatrisant pour aller mieux. Sa main droite était redevenue comme neuve en moins d'une heure d'immersion dans le produit.

-Ginny se demande avec tu iras au bal, chuchota Ron quand McClaggan atteignait le fond de la classe. Je crois qu'elle aimerait y aller avec toi…

-Ca va dépendre de Ginger, répondit Harry. Si elle sort de l'infirmerie, j'y vais avec elle, sinon, dis à ta sœur que c'est d'accord. Et précise bien que nous irons en amis, compris ?

Ron fit oui de la tête.

-Harry, pourriez-vous rester deux minutes après la fin du cours ? demanda McClaggan à son oreille. J'ai quelque chose à vous dire… C'est très important…

Un peu surpris, Harry attendit impatiemment que le cours se termine pour découvrir ce que son professeur avait de si important à lui dire.

-Si tu veux mon avis, il veut juste te féliciter pour ta brillante année, assura Ron, un sourire aux lèvres.

-Mon année était tout sauf brillante et tu le sais très bien, répliqua Harry en rangeant ses affaires alors que les autres se précipitaient vers la sortie.

-Alors tu me raconteras ! s'exclama Ron et il sortit à son tour, bras-dessus bras-dessous avec Hermione.

Mais McClaggan ne voulut pas le féliciter. A vrai dire, il l'emmena dans son bureau où deux personnes les attendaient déjà : Remus et Queudver. A la vue de ce dernier, il ne sut pas trop que penser. Pettigrow restait un mangemort, même s'il l'avait aidé…

Il se mit à réfléchir à toute allure, voyant bien qu'ils voulaient tous qu'il dise quelque chose mais il s'en sentait incapable.

-Euh… commença McClaggan mais lui non-plus ne trouva rien à dire et il referma sa bouche, l'air désolé.

-J'ai parlé à Dumbledore, dit Pettigrow, apparemment décidé à prendre les choses en main. Un grand homme, ce Dumbledore, qui laisse toujours une seconde chance aux gens. Il… euh… comment dire… Je lui ai demandé quelque chose et il m'a répondu qu'il n'était pas le seul à décider…

-A décider de quoi ? rétorqua sèchement Harry, qui ne faisait vraiment aucun effort pour cacher son manque d'envie de converser avec celui qui avait livré ses parents à une mort certaine.

-Ce qu'il veut de te dire, expliqua Remus en soupirant, c'est qu'il a demandé à Dumbledore s'il pouvait être pardonné et faire partie de son camp à nouveau…

Harry pouffa de rire.

-C'est une plaisanterie ?

Mais en voyant les visages fermés de chacun, il comprit que c'était du sérieux et que Peter Pettigrow, le traître ayant fait assassiner ses parents comptait bel et bien quitter Voldemort pour de bon.

-Remus, dis-moi que je rêve ! s'exclama-t-il. Lui, il veut revenir de notre côté ? Et toi tu l'as pardonné ?

-Là n'est pas la question, Harry, s'exclama Remus. J'ai beau en vouloir encore énormément à Peter, je préfère le voir ici plutôt que sous les ordres de Voldemort !

-C'est vrai, ça, approuva McClaggan, et c'est aussi ce que pense Dumbledore.

-Non mais vraiment ! gronda Harry. Pourquoi me demandez-vous mon avis si vous avez déjà fait votre choix, hein ? Ce type a trahi mes parents, vous l'avez oublié ? Alors qu'il soit de notre côté ou non, jamais je ne lui pardonnerait, c'est clair ?

-Et bien au moins, c'est parfaitement clair, soupira Remus. Désolé Peter, mais j'ai moi-même du mal à te pardonner. Si tu restes, tu resteras sans nous… John ?

McClaggan, voyant que son ami et son élève s'étaient levés, prêts à mettre fin à cette brève discussion, hésita et soupira puis jeta un dernier regard à Queudver.

-Je suis content que aies enfin découvert quel était le bon chemin pour toi, dit-il à son adresse, mais personnellement je pense que c'est un peu tard : tout le monde ici te considèrera toujours comme un mangemort reconverti, quoique que Dumbledore en puisse en dire... Je te souhaite une bonne soirée !

Tous trois partirent en laissant derrière eux un Peter plutôt désappointé. Remus semblait soucieux et quelque peu incertain de sa décision mais il était évident que comme tout le monde, le souvenir de la mort des Potter restait bien gravé dans sa mémoire.

-Le temps fera le reste… murmura-t-il plus pour lui-même que pour les autres. Il n'est jamais trop tard pour ce genre de choses…

Harry aurait voulu ajouter quelque chose mais il se ravisa en voyant apparaître devant lui, au bout du couloir, une silhouette qu'il aurait reconnue entre mille malgré sa démarche légèrement bancale. Il oublia toute cette histoire quand il vit le sourire de Ginger emplir tout le couloir d'une chaleur inaltérable. Elle était enfin sortie de l'infirmerie et paraissait rayonnante !

Remus lui donna une petite tape dans le dos pour l'encourager à aller la voir et lui fit un clin d'œil que Harry remarqua à peine. Il s'avança lentement, puis plus vite, et ce jusqu'à ce qu'ils se serrent dans leurs bras, les larmes aux yeux, sous les regards émus de McClaggan et de Lupin. Sans même se soucier de leur présence, les adolescents s'embrassèrent tendrement pendant un long, long moment, rattrapant le temps perdu, puis, au beau milieu de ces instants de retrouvailles, Ginger murmura d'une voix presque inaudible à son oreille quelques mots qu'il ne comprit pas totalement mais qui suffirent cependant à faire cesser son cœur de battre. Comme dans un cauchemar, Harry entendit la phrase qu'il aurait voulue ne jamais entendre :

-Il va falloir qu'on se sépare, Harry…



bon je sais j'entends déjà vos cris d'indignation d'ici : il faut pas qu'ils se séparent! lol! mais vous saurez pourquoi dans le prochain chapitre... en attendant, la barre des 130 reviews est passée! merci tout le monde!

Maelstrom, comme tu le vois Remus va très bien ! Et au fait, merci pour la photo! lol! au moins je sais que tu tiens tes promesses! et aussi, je me suis motivée pour tenter HP 6 en anglais... si j'y arrive pas c'est pas grave! j'ai essayé pendant un petit moment vendredi (pendant le cours d'angais on faisait ce qu'on voulait)de lire quelques passages du 3 et ça avait l'air d'aller à peu près donc à la limite pourquoi pas essayer le 6? et puis si ça marche pas tant pis j'attendrai qu'il sorte en français (ou bien tu me raconteras! lol)

Zabou, autant j'avoue que j'ai tirée une réplique de Pirates des Caraïbers, autant j'avais pas pensé au Roi Lion mais maintenant que tu me le dis, oui, ça ressemble un peu! et puis pour Ginger, tu l'as dit toi-même, elle aurait pas pu mourir, j'aurai pas fait ça ! bon par contre elle a encore un petit problème, mais bon, ce sera pour le prochain chapitre!

Nicopotter, je suis contente que ça te plaise tant que ça! dis-moi t'as dû te coucher à une heure pas possible si tu as tout lu d'un coup! lol! parce que pour l'instant ça me fait quand même plus de 360 pages Word, ça fait pas mal quand même! ça a dû t'occuper! lol! comme tu peux le voir Ginger n'est pas morte, enfin elle aurait pu mourir mais j'avais pas envie alors je l'ai pas fait! lol! et oui c'est pratique d'être auteur!

Bon, bah on peut dire que toi, Mimi Lufkin, ça te plait que Ginger soit toujours vivante! T'inquiète pas moi aussi c'était Sirius mon personnage préféré et ça m'énerve qu'il soit mort, mais bon on ne va pas blamer la grande J.K.Rowling! reste plus qu'à se raccrocher à Remus et c'est ce que Harry fait dans mon histoire, j'espère que dans la vraie aussi... j'aime beaucoup Remus... enfin bon bref, moi aussi je passe du cop à l'âne! et pour les 150 reviews, j'aimerais bien tu sais! mais il reste plus que 2 chapitres... enfin celui-là, que je suis entrain de terminer, et un autre...

Rebecca Black, tu trouveras un peu de Drago dans ce chapitre mais pas beaucoup, je sais... juste quelques menaces qui tiennent pas vraiment debout... je vais encore le faire revenir dans le prochain chapitre mais faut que je trouve un coup pas sympa qu'il pourrait faire faire à Harry... histoire de mettre une de ses menaces à exécution, quand même!

Et bah je crois que je me suis fais une amie! Lily Black, bienvenue au club des supers fans du beau Johnny Depp de Pirates des Caraïbes! lol! On s'entendrait bien, toutes les deux, je crois! lol! c'est vrai que pour l'histoire de Remus, moi je me serais ennuyée à faire durer le suspens et peut-être pas vous, mais bon tant pis! et pour la 7è année, c'est exactement ce que maelstrom m'a dit sur msn: il faut que je fasse aussi bien que cette 6è année. Je reviendrai tout à l'heure sur tout ça (je sais toujours pas si je la fait, cette suite...)

Unefan, pour te répondre, oui, Ron et Hermione redeviennent des meilleurs amis. Dans ce chapitre, Harry se rend vraiment compte qu'il a fait une connerie en les mettant à part, cette année. Donc tout s'arrange entre eux et en plus, la prophétie est dévoilée alors ils repartent sur de bonnes bases, sans mensonge... c'est mieux comme ça, non?

Alors là, Mysm, il doit y avoir un de nous deux qui a mal compris... parce qu'en fait, Harry est déjà marqué comme l'égal de Voldemort, non? enfin je veux dire, c'est sa cicatrice le lien! donc Harry peut se faire tuer par Voldemort... non?

Cédric, si jamais je fais la suite je ne pense pas que je ferai ce qu'on a dit! Voldemort estpas trop con quand même, il va pas accepter de fournir son savoir à Harry tout en sachant qu'il est son pire ennemi, la seule personne à pouvoir le détruire! et puis c'est un legilimens alors même, il verrait tout dans les pensées de Harry, sauf si celui-ci apprend correctement l'occlumencie, mais comme je n'en ai pas parlé dans cette fic, ça me semble difficile...

Miss Black, je suis désolée de te dire que Sirius n'a pas tué Bellatrix... Personne ne l'a tuée, les mangemorts ont fuit avant qu'il n'y ait trop de dégâts... Et comme moi tu connais Ron et Hermione, ils n'abandonneront pas Harry, au contraire!
pour ce qui est de toute la 2è partie de ta review, ça m'a fait très plaisir, merci! tu sais pourquoi je poste assez vite? Parce que dès que j'ai du temps libre je me fous devant l'ordi et je tape. C'est d'ailleurs pour ça que ça me ferait bizarre si j'arrêtais soudain d'écrire: je m'ennuierai, après tout ce temps!

Et pour finir avec toi, Davstory, et beh je peux pas dire grand chose d'autre que merci pour ta review! : )

bon, maintenant passons aux choses sérieuses... lol! cette fameuse 7è année... donc comme je l'ai déjà dit, je ne sais toujours pas si je vais la faire ou si je ferai autre chose. Tout ce dont je suis sûre, c'est que j'écrirai encore après la fin de ma 6è année, c'est-à-dire bientôt puisqu'il ne reste plus qu'un chapitre à écrire et qu'il est commencé. Soit je continue sur ma lancée et je raconte tout ce qui va se passer pour Harry, Ron, Hermione, Ginger et les autres, soit je fait autre chose. Par exemple, ça me plairait bien d'écrire quelque chose sur les maraudeurs. Seulement voilà: que j'écrive sur les maraudeurs ou la 7è année de Harry, c'est un peu la même chose vu qu'il faudra dans les deux cas retrouver toute une intrigue intéressante à faire, imaginer ce qui va se passer tout autour, comment ça va se passer, et tout ça, donc en gros, pas mal de boulot pour tout imaginer. J'ose même pas penser à comment ça doit être dur d'écrire la fin de la prophétie, le grand duel entre Harry Voldemort... En plus, comme on me l'a fait remarquer, si j'écris une suite, il faut qu'elle soit à la hauteur de son début, sinon c'est même pas la peine... alors du coup, c'est un peu le doute dans ma tête. Qu'est-ce que je fais? Je continue? j'écris sur les maraudeurs? Ce que je pourrai faire, c'est attendre qu'on ait des informations sur l'intrigue du tome 7 pour fonder mon histoire à partir de ça, mais j'ai pas envie de laisser tomber tout ce que j'ai déjà fait pour l'instant: abandonner le personnage de Ginger, par exemple, ça m'ennuierait beaucoup... donc je pense que cette possibilité est à écarter... donc il me reste à choisir: entre nous, comme il me faudra tout réinventer dans les deux cas (maraudeurs ou Harry), je penche plutôt pour continuer sur ma lancée quand j'aurai tout trouvé mon intrigue. Peut-être que ça prendra du temps, sûrement, même, mais je pense vraiment que c'est ce que je ferai... Surtout que quand vous allez voir le prochain chapitre, je pense que vous voudrez encore une suite! Je vous dis quand même que rien n'est sûr: à tous les coups, demain je ne penserai plus la même chose... Donc ne vous fiez pas totalement à ce que je dis puisque ça peut changer.
De toute manière, si j'écris une suite, je la posterai juste après le prochain chapitre (au passage, il sera intitulé un triste bal de fin d'année) dès que le premier chapitre de la 7è année sera prêt, donc vous connaissez le lien. Sinon, si je prends les maraudeurs, mon pseudo restera le même, donc si vous voyiez s'afficher louknaille, vous saurez que c'est moi!

donc voilà je crois que c'est tout ce que j'avais à dire... je vous dis à bientôt pour le dernier chapitre (et oui, déjà! j'ai du mal à réaliser que j'ai presque fini...) qui sera sûrement là mercredi, enfin on verra parce que c'est quand même le dernier chapitre et il risque d'être plus long que les autres...

allez bisous tout le monde! bye!