DERNIERS JOURS 4
Après que Ron ait décidé une pause goûter (« Quoi ?! Il n'y a pas d'heure fixe pour un goûter. » « Si tu le dis, Ron… »), les participants reprirent leurs places, moins exubérants mais encore très excités.
- Ça change tout, reconnut Harry. Je n'y ai jamais pensé, mais si on arrête d'être discrets, on peut faire beaucoup plus de choses !
- On pourrait décider ça, oui, s'émerveilla Ron. Semer le maximum de confusion et causer le plus de désordre possible en dernier cadeau ! Et comme tu serais parti, ça ne nous coûterait rien.
- Et impliquer plus de gens nous faciliterait indéniablement les choses, réfléchit Hermione. Dans nos plans je passe beaucoup de temps à essayer de ne pas attirer l'attention de mes parents. Mais mis au courant de la situation ils accepteraient sans doute délivrer un téléphone portable à la gare, où les jumeaux pourraient le relayer à Harry. Ça simplifierait beaucoup les choses.
- Si mes kidnappeurs ne me fouillent pas avant de me laisser partir, rappela Harry d'un ton sinistre.
- Mais quand ? interrompit Ron, songeur. Pas sur le quai 9¾, devant tous les élèves. Et Hermione disait qu'on ne peut ni apparaitre ni utiliser de portoloins dans le train. Donc si tu refuses de sortir…
- Il serait très normal, le relaya Luna, que le Garçon Qui A Survécu après toutes ses aventures, s'inquiète d'un enlèvement possible.
- Et comme justement, reprit Ginny, il a accepté l'invitation des Delacour cet été, c'est à eux de se charger de sa sécurité.
- Ils pourraient décider de venir en famille, songea Ron tout haut, ou d'emmener des gardes du corps.
- Ou plus raisonnablement, ajouta Hermione, de demander à Mme Bones une escorte. Ce qui parait à première vue assez ridicule, mais comme Harry a vraiment le don d'atterrir dans des situations incroyables, elle accepterait sans doute même de n'avertir ses hommes qu'à la dernière minute.
- Est-ce qu'elle irait jusqu'à accepter que mon escorte soit engagée par la confédération internationale ? s'interrogea Harry. Ça serait vexant mais je me sentirais mieux…
- Mmm… piège à plusieurs niveaux ? proposa Ron, les yeux dans le vague. Dumby va nous sermonner, essayer de lire nos pensées et nous culpabiliser. Honnêtement, le plus sûr pour lui serait d'envoyer Harry à Privet Drive par portoloin mais il doit montrer à tout le monde qu'il a repris le contrôle et que les choses sont revenues à la normale. Donc il nous renvoie en train après nous avoir mis la honte, et quelqu'un nous attend à la gare pour « notre sécurité ». Lupin n'est pas sûr, maman n'est pas assez agile…
- Des Aurors seraient parfaits, poursuivit Neville avec une expression calculatrice très dérangeante. Ainsi il peut effectivement montrer à tous les parents présents qu'il prend soin du Garçon Qui A Survécu, tout en proclamant que « tout est revenu à la normale » avec lui aux commandes.
- Ce qui envoie un message à deux niveaux, fait Ginny en fronçant le nez et en essayant de déchiffrer les connotations politiques de la situation. A ses adversaires il dit « je suis de nouveau en contrôle ». Pour les « bons citoyens » c'est que tout est légal, puisque les Aurors appliquent les ordres du ministère, tout le monde le sait…
- Ce qui explique pourquoi un garçon de quinze ans, pratiquement en menottes, est traîné contre son gré vers une destination inconnue, fait Harry sur un ton grinçant. Si ce sont les Aurors, tout va bien. Tu deviens meilleure, dit-il à la rouquine plus sincèrement.
- Merci, fit-elle en rougissant.
- Si vous y pensez, ajouta son frère, le regard un peu perdu, on vient peut-être de trouver la prochaine étape du plan de Voldemort. S'il peut mettre la main sur les Aurors, personne ne posera de questions sur ce qu'ils font. Et on sait déjà que personne ne questionne les lois, même quand elles sont idiotes…
- Très encourageant, Ron, fit Hermione en grimaçant. Le pire c'est que ça fonctionnerait très bien. Une robe d'Auror est aussi puissante qu'un déguisement de Mangemort : c'est l'autorité qu'elle représente. Si les lois changent, ou seulement si on dit qu'elles ont changé… ce monde est mûr pour le fascisme ! réalisa-t-elle, horrifiée.
- Ce qui n'est en fait pas très surprenant, répondit Neville qui s'était fait expliquer « fascisme » quelque temps auparavant. Si Dumbledore prépare notre société à obéir aux ordres d'un seul homme, alors cet homme peut être n'importe qui. Seigneur de la lumière ou des ténèbres, quelle importance, si le vrai titre est roi ?
- J'ai en fait quelques idées pour leur mettre des bâtons dans les roues, émit Harry sérieusement.
- Du calme, fit-il devant les regards menaçants et inquiets qui s'étaient tournés vers lui après sa remarque. Rien de dangereux ni de personnel, je ne suis pas fou ! C'est juste qu'en vous entendant parler de déléguer et de mêler le plus de gens possibles à nos affaires, j'ai réalisé que notre liste de trois mètres est compromettante.
- Une liste de crimes, souffla Hermione, les lèvres pâles pour on ne sait quelle raison.
- Exactement, fit son ami aux yeux verts en ce penchant vers elle. Si elle tombait en de mauvaises mains…
- Ça changerait beaucoup de choses, fit le jeune Londubat, songeur. Le chef des Aurors, justement, le Ministère français, l'antenne locale de la Confédération Internationale…
- Quelques particuliers peut-être ? demanda Ginny en hésitant. Les membres du Magenmagot ne peuvent pas être tous corrompus…
- Pas de journaux, fit Luna à regret. La Gazette appartient eu plus fort, le Chicaneur n'est pas pris au sérieux et trop vulnérable, et Sorcière-Hebdo n'osera pas. Rien à gagner de ce côté-là, la presse en Angleterre magique ne vaut rien.
- Il faut avertir les élèves moldus, affirma Harry. Qu'ils ne reviennent pas l'année prochaine.
- De ce côté, l'assura Ron, leur filer la liste sera amplement suffisant. Rien que les restrictions sur la poste et l'absence de procès de Sirius devrait pousser tout le monde à se poser des questions. On leur file l'adresse moldue de la Confédération et ils peuvent se démerder. Ils ne seront pas plus mal lotis que tous les autres, protesta-t-il devant le regard vert de son ami.
Harry hocha la tête a regrets.
- Et je viens de penser, fit Ginny avec un petit sourire, que si Bill n'est pas vraiment motivé pour aider ce comité, une menace contre sa famille devrait faire monter les enjeux. Si on lui envoie la liste, avec nos prédictions…
- Il va se ruer en Angleterre pour obtenir des réponses ! fit Ron horrifié. Probablement en emmenant Charlie avec lui !
- Mais nous connaissons déjà les réponse, remarque sa sœur et Charlie a beaucoup plus de bon sens. Une fois qu'ils auront constaté que la situation est exactement aussi pourrie que nous l'avons dit, si ce n'est plus…
- Ils nous sortiront du pays si vite qu'on ne verra pas le paysage, murmura Ron, émerveillé. Les jumeaux aussi.
- Il faut donc mettre les jumeaux au courant, nota Hermione. Pour que leurs plans et les nôtres ne se croisent pas, expliqua-t-elle. Percy ?
Ron hésita.
- Dans la deuxième vague, répondit Harry à sa place. Celle qu'on enverra une fois que je serais définitivement hors du pays. Avec nos excuses, disant qu'on ne savait pas comment les différentes parties réagiraient et qu'on a voulu sauver nos peaux avant de les laisser décider.
- Ce qui est la pure vérité, fit Hermione avec un petit sourire amusé.
- On est en train de parler de détruire un gouvernement, vous réalisez ?! fit Ginny, impressionnée malgré elle.
Luna s'éclaircit poliment la gorge.
- Si vous me permettez, fit-elle dans le silence qui suivit, je voudrais remarquer que c'est exactement la raison pour laquelle nous désapprouvons l'attitude de monsieur Dumbledore. Tous ces secrets ne peuvent être excusés ou expliqués par « sur le moment ça paraissait une bonne idée ». Devant le nombre, on est bien obligé de se rendre compte que depuis quelques années, monsieur Dumbledore mène un gouvernement privé, indépendant du ministère et de ses objectifs. Il est très possible que plusieurs sinon toutes les personnes appartenant à ce gouvernement ne connaissent ni les raisons des actes qu'elles commettent ni leurs résultats et seraient possiblement horrifiées par les conséquences. Je suis sûre par exemple que Ludo Bagman a ignoré quelques règles du Tournoi des Trois Sorciers pour des raisons moins qu'honnêtes, mais a-t-il réalisé avant la fin à quel point il était compromis dans la mise en danger de mineurs et la mort d'un des concurrents ? Il est facile de demander un service et de ne pas détailler les résultats de ce service. De même beaucoup de membres du Magenmagot seraient horrifiés d'apprendre qu'ils ont par leur inaction, condamné un homme innocent à dix ans de prison. L'ignorance n'est pas l'innocence, au contraire - quand on est chargé de responsabilités, l'ignorance vous rend coupable.
- C'est merveilleux, dit Neville après quelques instants de silence. Depuis que je suis avec vous, je vois littéralement les choses changer !
- Tu es d'accord, donc ? s'enquit Harry, yeux verts le regardant anxieusement de derrière ses lunettes.
L'autre hocha la tête.
- Je pense que ça ne peut faire que du bien. Un nettoyage par le fond, pour ainsi dire. Je crois, et ce qu'on a vu le confirme, que l'Angleterre magique à ce point est trop tournée sur elle-même pour pouvoir réaliser ce qui cloche. Beaucoup de gens doivent savoir que quelque chose va mal, mais quoi exactement ? L'étendue de la corruption est absolument incroyable.
- Il va y avoir la panique, ajoute Ron, sombrement.
- Mais l'intervention des forces internationales va rassurer les gens, qu'ils se l'avouent ou non, insista Neville. L'Angleterre a refusé leur aide jusque-là par fierté nationaliste mais eux ont une réputation d'impartialité qui va être très bienvenue. Leurs découvertes ne seront pas mises en doute, même si elles mettent en cause des individus haut placés de notre gouvernement.
- Et tout va s'écrouler sans notre aide, dit Hermione, incrédule. Et je crois qu'on a résolu tous nos problèmes.
- Non ?! fait drôlement Harry. Tu es sûre qu'on n'en a pas oublié deux ou trois… mille ?
En riant, elle essaya de l'assommer avec un coussin. Après un interlude léger, Hermione reprit.
- Les plans de secours seront organisés parce qu'on n'est jamais trop prudent. Vous connaissez vos responsabilités. Le plan principal est d'avoir les Delacour et Chef Bones, plus une escorte honorifique attendre le Garçon Qui A Survécu à la gare pour assurer un départ pour la France sans incidents.
- Est-ce que j'aurais besoin d'un passeport ? s'inquiéta le jeune homme. De la permission des Dursley ? Vous savez que Dumbledore va jouer la carte du Grand-Père responsable…
- Les Delacour peuvent s'occuper des formalités administratives de leur côté, s'empressa d'intervenir Luna. Et je suis sûre que les Dursley se feront une joie de t'autoriser à sortir de leur vie définitivement.
- En fait, fit Ron, même ça on pourrait le déléguer à quelqu'un d'autre. On sait que Sirius est ton seul gardien légal. On sait aussi qu'il n'est pas fait pour ce rôle. Je crois qu'avec une simple lettre de permission de ta part, Harry, ils pourraient convaincre un tribunal soit de t'émanciper, soit de les nommer eux gardiens provisoires. Je sais que c'est un risque à prendre, ajouta-t-il devant le regard interdit de l'autre, on les connait à peine, mais…
Il fut interrompu quand son ami se jeta dans ses bras, les larmes encore une fois près de jaillir.
- Eh ben, eh ben, fit-il en tapotant tout doucement le dos de sa charge, du calme. Tout va… bien ? On est avec toi…
Ron releva la tête pour découvrir un assortiment de regards, de « morte de rire » devant son embarras (Ginny) à « émue et près des larmes aussi » (Hermione) fixé sur lui. Il leur tira très sérieusement la langue et profita de ce qu'ils gloussaient comme des premières années pour installer Harry plus confortablement sur ses genoux et embrayer.
- Hem. Donc les Delacour récupèrent Harry à la descente du train, toute scène prenant place là est accessoire et par là je veux dire qu'on s'en fout, parce que l'objectif un est atteint.
Ginny prit la relève.
- Il est tout à fait possible que l'ampleur de la scène, même accessoire, joue en notre faveur. Si elle est assez énorme, l'Ordre du Phoenix sera affolé et maman dans tous ses états. On pourrait être oubliés pendant un bon moment.
- Du bon côté, comprit Ron, mon interrogatoire pourrait être long à venir. Comme on l'a répété tout au long de ces réunions, Dumbledore ne nous estime pas, il n'attendra pas grand-chose de nous. Du mauvais côté, on ne rentrera pas à la maison avant peut-être des jours entiers et on sera coincés à Place Grimmaud avec l'Ordre. Chouette.
- Mais le délai pourrait être salvateur, coupa Hermione qui avait vu les yeux d'Harry s'assombrir d'inquiétude. Parce que si on poste la première vague de notre liste de crimes avant de prendre le train…
- Comment on va organiser ça ? demanda Neville à ce moment. Parce que si on veut que les Delacour comprennent dans quoi ils se fourrent, il va falloir les avertir. Et Mme Bones peut-être.
- On avait dit plusieurs vagues, rappela Hermione, les yeux fixés sur le vide. La dernière immédiatement après la confirmation qu'Harry est sorti d'Angleterre. Il serait plus facile au gouvernement français de me contacter moi par moyens moldus, je pense. Ensuite…
- Ensuite tu me contacte moi, dit Neville, soit par chouette soit pas signal arrangé, ça serait plus pratique. J'ai une armada de chouettes à Château Londubat et personne ne surveille mon courrier. Si on a assez de copies, on peut noyer l'Angleterre dessous.
- Est-ce qu'on ne devrait pas leur donner une meilleure forme ? s'enquit Hermione faiblement. Une liste est un peu difficile à comprendre. Peut-être un livre, avec les évènements et les conclusions que nous en avons tiré ?
- Un récit d'enquête, décide Harry. Une enquête criminelle portant sur quinze ans.
- Si on a le temps, intervient Ron fermement. Côté pratique d'abord, la mise en forme passe après. Si vous avez le temps, dit-il plus gentiment à la mine désolée d'Hermione, vois avec Harry et Neville pour ce qui sera le plus lisible.
Il répondit à son sourire soulagé avant de retourner à la réunion.
- Donc ça c'est la dernière vague, la première étant ?
- Les gens avec qui nous complotons, fit simplement Luna. Ceux qui nous aident vont avoir besoin de savoir ce que nous savons.
- Déterminer qui est qui, donc. Tu t'en charges ?
Elle le regarda, surprise et touchée puis sourit à en éclairer la pièce.
- C'est parti, patron !
- Et moi, et moi ?! protesta Ginny. J'ai le droit de participer à la rébellion, moi aussi !
Ils rirent tous.
- Attends, la rassura Ron, je suis sûr qu'il y aura du travail pour tout le monde, surtout qu'on se rapproche vraiment de la fin de l'année et qu'il faudra fignoler les détails. On a la première vague de courrier et la dernière, la première étant les Delacour, la dernière Ludo Bagman, par exemple. On est d'accord ?
L'un après l'autre, après réflexion, ils hochèrent la tête.
- Bon. Où est Percy ?
Le silence accueillit sa question, vaguement perplexe chez les uns, coupable chez les autres.
- La première vague, reprit-il, est adressée aux gens en qui on a plus ou moins confiance, en tout cas assez confiance pour croire qu'ils agiront de la bonne façon en recevant ce courrier. La seconde est censée être une sorte de bombe composée d'informations confidentielles arrivant par surprise dans les mains de gens qui sont censé déjà les connaitre en espérant qu'assez d'entre eux seront simplement ignorants et pas malhonnêtes pour que ça fasse une différence. Mais qu'est-ce qu'on fait pour les gens en qui on aimerait avoir confiance et qui nous en voudront d'avoir été placés avec les gens de qui on se méfie même si c'est vrai ?
Le silence menaçait de s'éterniser quand Luna intervint avec son énergie habituelle.
- Trois vagues, décida-t-elle. A rebours : une au moment de l'arrivée d'Harry en France, une immédiatement après son départ d'Angleterre, la première… quelques jours avant ?
Pour la première fois depuis le début de sa tirade, le doute envahissait sa voix.
- C'est la question, n'est-ce pas, murmura Hermione qui s'était reprise. Je dirais… la Communauté Internationale, une semaine avant. En Angleterre, rien avant le jour-même. Une heure ou deux entre envois juste pour marquer la différence, même si le message est simplement « J'aurais aimé te faire confiance. »
- D'accord ? demanda Harry en les regardant tour à tour.
- D'accord, répondit immédiatement Neville.
- D'accord, enchaina Ginny, un peu pâle quand même.
- D'accord, conclut Ron d'un ton résolu.
- Adjugé, vendu ! essaya de plaisanter Harry pour détendre l'atmosphère. Mesdames, messieurs, nous sommes sur la dernière ligne droite : Un Chemin Pour La Liberté d'Harry Potter !
- Et il était temps, encore ! ajouta Ron. Depuis le temps qu'on y est ! Vous vous rendez compte que c'est peut-être la dernière réunion de ce Comité !
- Vous nous manquerez, fit Neville un peu triste.
- Pfff, s'empressa d'embrayer le rouquin en remarquant que les yeux des filles s'étaient embués, tu n'auras pas le temps de penser à nous, monsieur je-veux-changer-le-monde ! Tu veux te rapprocher des autres sangs-purs, tu te rappelles ? Malefoy et Parkinson n'attendent que toi !
L'autre blêmit à l'idée de ce qui l'attendait.
- Oh, Magwen…
Alors que les garçons riaient méchamment de ses futures aventures, Luna lui prit la main et la serra.
- Mais au moins tu ne seras pas tout seul, lui rappela Ginny. Lu et moi, on est là, tu te souviens ?
- Vraiment ? fit-il, touché. Vous voudrez bien… ?
- Evidemment, ballot ! répondit Ginny avec sa délicatesse habituelle. On est dans l'affaire jusqu'au bout ! Si tu y penses bien, c'est notre pays qu'on libère, en fait.
- Et maintenant, ajouta Luna avec un délicieux sourire, que nous nous sommes astucieusement débarrassés de nos moldus et demi-sang, nous allons pouvoir concentrer nos efforts sur ceux qui comptent vraiment : nos pairs !
Harry, Hermione et Ron les regardaient, bouche bée. Après un long instant de stupéfaction, Harry grogna en aveu de défaite, Hermione se cacha le visage de ses mains et Ron déclara, les yeux au ciel :
- Et longue vie au Comité de ceux qui se sauvent eux-mêmes ! Qu'il vive à jamais !
Et une fois de plus, la réunion se termina sur des rires.
A Suivre.
