Comme annoncé, nous sommes mardi (14 juin 2011, il est presque 16H00 et... on s'en fout.) et voilà la suite!
Merci pous les coms les amis, ça me ravit (le mot est faible) toujours autant! Tout d'abord, je précise trois choses :
1 - Gangsters ne veut pas dire voleurs, mais bandits (en anglais bandit=gangster je crois), malfaiteurs... Je ne voudrais pas que vous vous fassiez de fausses idées. Il ne va pas y avoir de vol, par contre...
2 - Pour le fameux plan, vous en saurez plus au prochain chapitre. Avant, celui-ci est un passage quasi obligé.
3 - Tony ne sera pas torturé. Ca a été le cas dans Confiance et Trahison, psychologiquement parlant dans Personne et il y a une allusion dans Les Tripl's. Je vais tenter d'innover! Enfin, je vous confirme qu'il va lui arriver deux trois bricoles.
Ensuite :
PBG : Oui, le plan se dessine. Et je pense que les deux frères en "gangsters", ça devrait te plaire. mais chut, surprise.
sirius : Sadique va! Tony ne va pas souffrir au sens où tu l'entends. Pour la torture j'ai déjà donné dans mes autres fics, là j'ai choisi un autre angle d'approche. Enfin, je n'en dirai pas plus. Avertissement : un peu de Tiva dans ce chapitre.
MC : J'ai trouvé le manuel "Comment désamorcer une bombe en trente secondes", tu ne m'auras pas! Et ce chapitre n'entretenait pas l'AIPM voyons, quelle idée saugrenue!
Choka : Il n'y aura aucun cambriolage de banque. Par contre, il y a un "banquier" qui risque d'avoir des problèmes.
diab'eau'lik : Non, tu ne peux pas faire partie du plan et on garde Vance. Moi je l'aime bien, il est une sorte de "méchant" et les gentils (l'équipe quoi) se battent contre les méchants. Ils gagnent et eux s'en prennent plein la gueule. Donc on garde Vance. Des nouvelles d'Abby dans ce chapitre. Pour l'hosto c'est le Bâtiment III à Bethesda. Et si je sais très bien que c'est mieux de lire des fics que de réviser (moi aussi je suis comme ça!).
lady A : J'espère que la suite va te plaire!
Très bonne lecture.
Chapitre 38 - Tout dire
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Tony doit se concentrer sur son rapport. Difficile quand on sait ce qu'il s'apprête à faire. Il doit aussi retenir le sourire qui menace d'étirer ses lèvres toutes les cinq secondes. Il faut dire que le souvenir de ce matin et la tête de Tim après qu'il lui ait expliqué son plan était mémorable. Il était resté figé longtemps, incapable de réagir tant ce qu'il venait d'entendre l'avait stupéfait. Et c'était peu dire. Il n'arrive d'ailleurs toujours pas à trouver de qualificatif approprié. Enfin, il avait fini par lâcher un « Il n'y a que toi pour avoir des idées pareilles! » suivi aussitôt de « Un plan de dingue Tony, c'est un plan de dingue encore pire que le premier! ». Même maintenant le bleu ne devait toujours pas s'en être remis. Il avait dû le secouer avant de partir pour qu'il se mette au travail. Heureusement les mots Abby, bébé et Papa ont de grands pouvoirs sur lui.
- Tu aurais pu m'en parler!
Il redresse la tête avec surprise.
- Ziva? dit-il étonné en la voyant penchée vers lui au-dessus de son bureau.
- Tu invites l'équipe à déjeuner chez toi le jour de Noël. Tu ne crois pas que tu aurais pu m'en parler?
Elle vient de dire l'équipe, pas « toute l'équipe ». Il ne peut que relever ça avant de lui répondre.
- Je n'y ai pas réfléchi. L'idée m'est venu comme ça.
Ce qui est la stricte vérité.
- Et alors? Tu ne pouvais pas m'en parler avant?
Sous-entendu « avant de leur demander », quoique ordonner est plus proche de la vérité. Enfin c'est vrai que de ce côté là, il a merdé. Ils vivent quasiment ensemble, il aurait dû lui en toucher deux mots. Sauf que c'est trop tard à présent.
- J'aurais dû le faire, reconnait-il.
- Et?
- J'aimerai beaucoup m'excuser, mais Gibbs ne serait pas d'accord et tu m'en voudrais toujours.
Elle le considère un instant. Puis elle se penche plus près.
- Tu as intérêt à te rattraper, souffle-t-elle dans son oreille.
Il la regarde et lui sourit.
- Je vais te donner un Noël inoubliable!
- J'espère bien!
Elle regagne son bureau, un léger sourire sur le visage. Il se laisse aller sur son siège. C'est sûr qu'il ne risque pas de la décevoir le vingt-cinq décembre. Plus que quatre jours et Tim sera de retour. Il a hâte. En attendant, il va devoir aller récupérer son colis. C'est le numéro de Brad qui s'affiche sur son téléphone.
Il doit patienter jusqu'à ce que Gibbs les autorise à partir. Ils se reverront le lendemain pour leur dernier jour de boulot, ensuite vacances.
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Il se dépêche de rejoindre son appartement. Il récupère les billets que Tim lui tend avant de repartir aussitôt pour l'aéroport.
Il ne cherche pas longtemps Brad une fois là-bas, mais il doit jouer des coudes pour le rejoindre. Il l'attend devant une des portes d'entrée. L'endroit est bondé.
- J'ai tout trouvé, lui annonce le doc. Joyeux Noël!
Tony récupère la boite entourée de papier cadeau qu'il lui tend ainsi que l'enveloppe contenant les billets d'avion. Puis il lui en tend une à son tour sur laquelle est collé un ruban.
- Joyeux Noël à toi aussi, dit-il. Profites-en bien. On se voit à ton retour.
- Ça marche.
- Maintenant dépêche-toi d'aller rejoindre ta chérie et de trouver ton vol!
Le docteur Pitt ne se fait pas prier et disparaît dans la foule. Tony attrape son téléphone, le prépayé.
- C'est moi le bleu, déclare-t-il dès qu'on décroche. J'ai fait l'échange, active-toi pour que tout le monde croit bien qu'ils aient pris leur vol. J'ai encore un truc à faire, je te rejoins ensuite. Si tu as faim, il y a à manger dans le frigo. À tout à l'heure.
Il éteint le portable et regagne sa voiture.
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Une demi-heure plus tard, en pestant contre le trafic, il se gare devant l'immeuble de sa compagne. Il laisse le cellulaire dont il s'est servi plus tôt sous le siège avant. Il quitte sa mustang et pénètre dans le bâtiment. Ziva habite au premier étage. Ça lui laisse tout juste le temps de repasser son histoire en tête. Il va devoir jouer serrer les prochains jours. Pourvu qu'elle aille dans son sens ou il ne sait pas comment il va arriver à gérer la situation.
La jeune femme est étendue sur le canapé lorsqu'il entre dans son appartement. Elle fixe le plafond blanc d'un air absent. Elle a posé un coussin sur son ventre et croisé ses mains dessus. Son visage ne laisse rien filtrer. Il ne saurait dire à quoi elle pense sans la regarder dans les yeux.
Alors il s'approche d'elle en l'appelant doucement. Il s'assoit sur la table basse à ses côtés. Elle tourne sa tête vers lui, accroche son regard et il comprend ce qui la tracasse.
- Que t'a dit Abby? l'interroge-t-il doucement.
Son regard se fait douloureux.
- Rien, souffle-t-elle.
- Mais?
- Tu l'aurais vu, dit-elle en se redressant, elle avait l'air si désespérée. Je ne l'avais jamais vu comme ça.
- Elle a eu Sarah au téléphone? suppose-t-il en s'asseyant près d'elle.
- Oui. J'ignore ce qu'elles se sont dit, mais quand elle a raccroché...
Elle n'arrive pas à terminer sa phrase. Mettre des mots sur la détresse de sa meilleure amie est difficile. Il comprend et l'attire contre lui.
- J'irai lui parler demain. Toi, tu devrais aller la voir. Il ne faut pas la laisser seule.
- Tu crois qu'elle pourrait...
- Faire une bêtise? Non. Mais je ne suis pas tranquille de la savoir sans quelqu'un à ses côtés. La déprime n'est jamais bon pour personne. Tu devrais t'installer avec elle, le temps que ça aille mieux.
- Ça n'ira mieux que lorsque Tim sera revenu.
Il garde le silence. Il ne peut pas lui dire la vérité, pas encore.
- Qu'est-ce-que tu me caches Tony?
Voilà la question qu'il redoute depuis des semaines. Il la serre contre lui et dépose un baiser sur sa tempe sans répondre.
- Répond-moi. S'il-te-plait.
Il ne peut pas lui mentir, elle comprendrait tout de suite. Il ne peut pas non plus lui dire la vérité. Alors...
- Plus tard, dit-il.
- Tony, menace-t-elle.
- Je te dirai tout Ziva, mais plus tard.
- Quand?
- À Noël.
- Pourquoi?
- Parce que.
- Ce n'est pas une réponse.
- Je ne peux rien te dire pour l'instant.
- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas?
- Les deux. Il faut que tu sois patiente. Bientôt je t'expliquerai tout.
- Ça a un rapport avec la disparition de Tim?
- Oui.
Il regrette sa réponse sitôt qu'il l'a prononcée. La réaction de Ziva le soulage.
- Alors j'attendrais. J'irai habiter avec Abby jusque là. Mais je te préviens, tu devras tout me dire le vingt-cinq. Je ne te lâcherai pas.
- Je le sais.
Le silence s'installe. Ils savourent ces instants de quiétude, l'un contre l'autre. Tous deux ont conscience de vivre le calme avant la tempête. C'est une sensation étrange.
- Tu devrais y aller, souffle-t-elle enfin.
- Oui.
Ils ne bougent pas. Ils sont bien comme ça. Ils savent qu'ils n'auront plus ce genre de moment avant longtemps. Combien de temps exactement, ils l'ignorent. Ils le savent, c'est tout.
- Merci, murmure-t-il à son oreille.
Elle se détache de lui. Leurs regards s'accrochent de nouveau, elle pose une main sur sa joue. Un sourire triste étire ses lèvres.
- Je t'aime, lui dit-elle.
Il l'enlace. Elle se laisse faire. Il se détache rapidement d'elle. Si il ne part pas maintenant, il risque de craquer. Il se lève après l'avoir embrassée une dernière fois et quitte l'appartement.
Tout le temps du retour jusqu'à chez lui, le même sentiment qui l'a saisi quand il était près d'elle ne le quitte pas. Les choses vont changer, c'est certain, mais pour lui elles risquent de mal finir.
Pour la suite, dès qu'elle est finie!
J'ai aussi les Tripl's à continuer, le BP, Personne et ma fic stargate à relire et corriger (pc puis net), ainsi que d'autres fics avant de les mettre sur fictionpress. Sans compter que j'ai une vie aussi.
Hem... Mouais, un chapitre normalement ce weekend, mais je ne vous garanti pas la longueur et l'intégralité du plan raconté. Je suis légèrement occupée!
