Résumé: Tout à commencé lorsqu'ils naquirent. Au début, ils n'avaient ni renommée, ni talent, ce n'étaient que deux nourrissons ordinaires. Et puis un jour leur nom inspira la peur et le respect. Mais avant d'être les dragons jumeaux de Sabertooth, ils n'étaient que Sting et Rogue.
Ou comment inventer un passé à des personnages secondaires.
Les personnages et l'Univers de Fairy Tail appartiennent à son créateur.
Il est possible que certains éléments diffèrent du manga. Avis aux puritains: c'est Mon histoire je fais ce que je veux nah! Mais toutes les divergences seront expliquées et détaillées.
/!\ AVERTISSEMENT /!\
Il y aura, dans ce chapitre, une jolie petite description de violence. Moi je la trouve très correcte pour mon standard, cependant sait on jamais :)
Love you guys
Numéro 712, 7 ans
Salle de classe 76, Institut
712 se ratatina sur sa chaise, le coeur battant, du coin de l'oeil 987 l'observait, le sourire mauvais. En une seconde il fut face à lui, 328 et 421 postés derrière lui comme une meute de chiens affamés. Il avait ce sourire sadique que 712 avait appris à reconnaitre. L'enfant recroquevilla plus encore, il anticipait ce qui allait suivre, son estomac se nouait de bille et sa tête tournait, nauséeuse.
Il avait envie de disparaitre.
987 savourait la peur de sa victime avec délectation. Il régnait en maitre sur l'autre garçon. La sensation de toute puissante était grisante. Ses deux faire-valoirs ricanaient sardoniques, 712 sentait la panique se répandre sous sa peau. Il ne servait à rien de quérir de l'aide auprès de 567, un enfant aussi distant que sec, et 342, bien que sensible et délicate, ne risquerait jamais de se compromettre pour lui.
"Hey 712" commença 987 avec un air espiègle "Parait que hier t'as encore foiré" 712 se rétracta tellement qu'on eut dit qu'il eut voulut fusionner avec le sol. Des rougeurs honteuses empourprèrent ses joues, il avait chaud. Hier les élèves avaient eut un test de calcul, 712 n'aimait pas ces examens, il fallait calculer mentalement, vite et ne pas faire d'erreur.
Il avait eut une note déplorable, comme d'habitude.
Son échec scolaire ne l'aurait pas dérangé mais Priscille...Sa mère était affreusement déçus lorsqu'il lui ramenait ces notes, preuves évidentes de sa bêtise, comme disaient les professeurs, et de l'échec qu'il représentait, disaient les médecins. L'enfant qui se tenait en peu d'estime voyait sa confiance en lui s'amoindrirent après chaque de plus depuis peu Priscille parlait d'avoir un nouveau sujet et 712 craignait qu'elle ne se débarrasse de lui.
Mais 987 ne le laissait jamais en paix.
"Bah alors tu réponds pas" cracha le sujet roux en frappant sur la table juste à côté de 712. Ce dernier sursauta les larmes à l'oeil en secouant négativement la tête. "Réponds! Parles"
"Oui parles parles parles !" reprirent les deux autres comme on scande une moquerie.
712 ne voulait vraiment pas. Aujourd'hui était vraiment un mauvais jour. Castille était partie la veille, et Priscille voulait un nouveau sujet maintenant...987 lui saisit le poignet brusquement, 712 eut beau se débattre, 987 avait une poigne implacable.
"Tu sais j'ai entendu dire que Castille avait démissionné à cause de toi " La respiration du sujet devint saccadée et incertaine, il chouinnait des brides incompréhensibles de phrases, mélanges de supplications et d'avertissements. Il sentait déjà une part de lui lui souffler d'éliminer la menace, de l'annihiler, de la détruire.
987 lui saisit les cheveux, les tirant en arrière.
Sa gorge était exposée... sa gorge était...sa gorge... "Il parait qu'elle ne supportait plus que tu sois un échec"
712 devint blanc.
712 se leva silencieusement, ignorant les moqueries piaillées de ses camarades qui bourdonnaient dans la salle. 567, qui pourtant ne prêtait jamais attention à ses collègues haussa un regard surpris et fronça les sourcils. 712 avait saisis sa chaise à deux mains. 987 lui riait toujours au nez et les autres suivaient ses indications et le gouaillaient joyeusement. Ils le rabrouaient en coeur et ricanaient, raillaient son silence, lançant des insultes calomnieuses et cruelles sans rien remarquer.
L'impact fut d'une violence inouïe.
712 fracassa la chaise sur le visage surpris de 987. Le gamin tomba sur le sol au milieu des hurlements des autres enfants. Cependant 712 ne perdait pas de temps, le premier coup avait mit son adversaire au sol mais ne l'avait pas neutralisé. 987 gémissait en se recroquevillant, une main crispée sur son nez de travers.
"Je vais te buter" criait il. 712 ne répliquait rien, il considérait les débris de la chaise. Le choc avait éclaté le mobilier. Il tiqua de mécontentement et attrapa un des pieds à présent séparé du reste. Sa main soupesa l'arme. C'était lourd, pas suffisamment pour être difficile à manier, mais assez pour causer de sérieux dommages. "Qu'es ce que tu crois faire hein!" hurla encore 987 en se ramassant sur lui même prêt à bondir sur son adversaire.
Il n'en eut pas le temps.
La batte improvisée lui faucha la tempe l'envoyant au sol une nouvelle fois, puis elle lui saisit les cotes, les jambes, les bras. Une suite de coup sauvages, bestiales. Le sang volait.
"Arrêtes! Tu vas le tuer, tu vas le tuer !" supplia 318 tandis que 342 pleuraient en hurlant la même symphonie. 421 tenta d'arrêter son camarade. 712 attrapa un de ses doigts entre ses dents, et le mordit.
L'appendice roula sur le sol alors qu'un autre cris déchira la salle.
421 serrait convulsivement son moignon. Cette fois les filles n'en finissaient plus de s'époumoner, 342 s'était même pissée dessus. 712 n'y prêtait pas attention. Il leva sa batte une nouvelle fois pour frapper encore 987 inconscient mais une force le retient.
567 avait attrapé le bâton de bois et le regardait intensément.
"712 il n'en vaut pas la peine" 712 cligna des paupières, ne comprenant pas. 987 était dans un état piteux. Ses jambes avaient de drôle d'angles, sa face était une plaie gonflée, exposée, ensanglantée... Une opération chirurgicale serait assurément nécessaire pour lui rendre un visage humain et sa mobilité. Mais il n'était pas mort. 712 dégagea son arme.
"J-j-j-je m-mm-men m-mmmoque" 712 attrapa le poignet de sa victime, il lui tendit le bras bien droit. Sa batte implacable violenta une nouvelle fois 987 sur le coude. "J-jj-je l-ll-le hait!" La peau éclata et l'os apparut sous les lambeaux de chaire. "J-jj-je l-ll-le hait!" 712 se sentait ailleurs, dissocié de la réalité, sa tête tanguait fort, si fort.
Marcelin entra en courant, il gueula quelques chose que l'enfant ne compris pas. 712 senti une prise puissante lui saisir les bras, son arme tomba sur le sol à côté du visage bouillie de son ancien camarde.
"L-l-la-chhhh-hh-éééééééé. L-l-lachez m-mm-oi" débattit il prit de panique, mais les mains sur ses avants bras étaient plus féroces de ses serres de rapace. "L-l-lachez m-mm-oi" ce n'était qu'un gémissement. "L-l-lachez m-mm-oi" qu'un soupir résigné. "J-jj-je vous hait!" qu'un sanglot abattu. "J-jje v-vous hait tous!"
La terre tremblait. Des gens accouraient depuis le couloir. On bramait des ordres, on s'approchait avec des seringues. 712 ne voulait pas tout ça. Il voulait juste être libre. Il ne méritait pas ça. Il n'avait fait que se défendre. Il n'était pas coupable. Il était un animal acculé. il, Il, IL...
Il voulait tous les tuer.
"712 ça suffit!" Il connaissait cette voix.
Samalger
Ce fut comme un électrochoc, son corps devint liquide et il cessa de lutter.
Qu'avait il fait. Qu'avait il fait. Mais qu'avait il fait ! Jamais il ne s'en sortiraient que la faute lui incombe ou pas n'avait aucune importance. On allait l'emmener dans la Salle. L'enfant commença à se balancer, hystérique, dans l'espoir de se calmer. Il ne voulait pas retourner dans la Salle, elle le terrorisait, le terrifiait, elle...
On le lâcha immédiatement.
Marcelin sorti avec les enfants, des infirmières avaient posé 987 sur un brancard et courait vers les salles d'opérations. Mais 712 ne le vit pas, l'enfant léthargique peinait à reprendre contenance. En relevant les yeux il tomba sur une paire de botte en cuir cirée et immédiatement il se tendit. "Tu sais pourquoi je suis la 712?" Le ton sévère de Samalger fit se ratatiner l'accusé.
Oh oui, il savait.
