Bonjour à tous !
Alors le voilà, le dernier chapitre ... Evidemment, il reste encore l'épilogue mais je crois que cela marque bien la fin ! Cette fois-ci, les elfes quittent définitivement la Terre du Milieu et la laisse aux Hommes. J'ai vraiment adoré écrire ce chapitre même s'il a été un vrai casse-tête. Je voulais vraiment qu'il soit parfait et j'étais jamais contente de ce que je faisais. Mais le voici, j'espère qu'il sera à la hauteur de vos espérances !
Agnes : Encore une fois, merci à toi pour cette review ainsi que pour tes compliments ! Je t'en pris, les fautes d'orthographes, j'en fait aussi et pourtant, j'ai 19 ans et un bac L :) Alors par contre, j'espère sincèrement que tu vas lire ce commentaire, mais tu ne peux pas me donner ton adresse mail dans les reviews. Par question de sécurité, elle n'apparait pas. Donc si tu veux que je puisse te prévenir, il faudrait que tu ailles sur mon profit et que tu m'envois un mail en m'indiquant ton pseudo avec mon adresse mail. Elle y ait dessus donc c'est là qu'il faut que tu me prévienne :) Sinon, je ne pourrais pas te prévenir. Encore une fois merci à toi pour ton commentaire et j'espère avoir de tes nouvelles par mail :) Bizz !
Temperance18 : Merci beaucoup ! J'étais heureuse de lire ton commentaire comme à chaque fois :) Oui, le rappel de la vision de Alzena était une pièce maitresse de la suite ;) Je voulais à tout prix la caser dans le présent ! Contente que cela t'ait plu ! Et pour répondre à ta question, la réponse est oui, dans l'épilogue :) J'espère t'y retrouver ! A très vite ! Bizz !
Bonne lecture à tous !
"Les vrais amis ne se disent jamais adieu. Ils se disent simplement à bientôt"
Le bruit des sabots des chevaux sur le sol terreux qui menait au port du dernier village avant l'océan résonnait dans le silence religieux qui régnait en ces lieux. Ce village n'était autre que celui des elfes lorsque ces derniers vivaient encore en Terre du Milieu. Aujourd'hui, il était désert et les derniers d'entre nous partaient à jamais, emportant avec eux le souvenir d'un peuple à l'histoire flamboyante.
Ma fille devant moi, j'examinais les lieux avec un émerveillement peu commun. Tout ici était magnifique. La déchéance des elfes ne l'avait pas encore atteint et il brillait de toutes ses couleurs vives sous le soleil couchant. Bientôt, la nuit serait là. Et nous, nous serions loin.
-Bienvenue à Elkaïwen, lança Elrond d'une voix douce quelques mètres plus loin devant nous. Dernier village avant l'éternité.
Mes yeux détaillaient tout autour de moi, imprimant chaque détail du paysage dans mon esprit. Même pour quelqu'un comme moi qui avait tant vu d'endroits magnifiques ou grandiloquent, ce village était la beauté même.
Entre mes bras, ma fille regardait autour d'elle avec ses yeux d'enfant. Tout comme son frère jumeau, elle était à présent assez âgée pour distinguer ce qui se passait autour d'elle, même si elle ne comprenait pas encore tout.
-On est où ? demanda Aerandir monté sur le cheval de Thranduil.
-Nous arrivons au port, expliqua mon beau-père en souriant.
Pour la première fois, je le voyais vraiment heureux. Je savais qu'il espérait retrouver sa femme, comme j'espérais retrouver mes parents. Son visage paraissait avoir des centaines d'années de moins et ressemblait à s'y méprendre à celui de Legolas et Círdan.
Nos chevaux se perdirent dans le dédale des rues avant que soudainement, les maisons et les boutiques ne cèdent leur place à une étendue étincelante. Le port.
-Notre dernier voyage, fit Círdan à nos côtés. Le dernier voyage des elfes.
Le port était magnifique, brillant par ses couleurs et sa perfection. Mais plus encore, le bateau qui y était accosté attirait le regard. Le dernier bateau elfique, grand, large et sculpté dans la beauté même. Tout en lui clamait son appartenance à un peuple qui disparaissait. Et plus loin, des mètres devant nous, se dressait les portes qui protégeaient la Terre du Milieu. Les portes de l'éternité.
-C'est magnifique, souffla Jorika qui ne parvenait pas à s'empêcher de tout détailler. C'est plus que magnifique.
Je ne pouvais qu'être d'accord avec mon amie et ma joie ne fut estompée que par les visages tristes et mélancoliques de ceux qui restaient.
Aragorn, Arwen, Eomer et son épouse, Radagast, Eowyn et Faramir, tous avaient décidé de nous mener jusqu'à notre dernier voyage. Certains par reconnaissance envers nous, d'autres par amour. Et c'était ici et maintenant que se déroulait les adieux.
Mais avant, nous devions attendre l'arrivée des derniers passagers de ce bateau. Trois passagers qui méritaient mieux que n'importe qui la place qui leur avait été attribuée. Et si les autres hobbits ignoraient encore le départ de Frodon, je me doutais que leurs adieux seraient les plus difficiles.
-Vous allez me manquer, murmura Arwen quand elle nous rejoignit Jorika, Tauriel et moi-même. Vous allez me manquer à un point inimaginable.
-Toi aussi tu nous manqueras, répondit Tauriel en serrant son épaule. Mais un jour ou l'autre, nous nous reverrons. Tous ensemble. Et nous vous ferrons découvrir les Terres Immortelles où l'on sera réunit à jamais.
Un sanglot secoua Arwen et elle finit par pleurer. Ma cousine, si forte, si courageuse, cédait enfin à sa souffrance. Passant un bras autour de sa taille, je l'amenai contre moi et la serrai dans mes bras, tentant de lui insuffler assez de force et de combativité pour qu'elle se reprenne. Les larmes n'étaient pas de mauvaises choses, mais Arwen avait encore tant de choses à vivre. Elle ne devait pas s'effondrer après ce départ.
-Un jour, tu m'as dit que nos liens de sang étaient les plus forts, murmurai-je à son oreille. Tu m'as dit que peu importait ce qui nous sépareraient, la mort, le temps, la distance, nous serions toujours ensemble. Toujours proches l'une de l'autre.
Elle hocha la tête, des larmes pâles cascadant sur ses joues cristallines. Les essuyant d'un mouvement de la main, je souris à Arwen.
-À cet instant, j'ai cru en tes paroles, repris-je. J'ai eu confiance en toi et je t'ai cru. Cela m'a mené à aujourd'hui, nous a réunis après une guerre qui paraissait presque impossible à gagner. Aujourd'hui, c'est à toi de me croire. C'est à toi de me faire confiance et de croire en moi.
Arwen vrilla ses yeux aux miens et je gardai mon sourire malgré la peur qui se lisait sans son regard. Je lui devais cela, je le devais à Aragorn et à leur histoire.
-Nous nous reverrons Arwen, conclus-je. Quand tu auras vécu une vie heureuse et pleine en ce monde. L'océan ne nous séparera pas. Nous serons toujours liées, toujours proches. Toujours cousines. Et quand tu arriveras, je serais là pour t'accueillir. Mais en attendant, je veux que tu vives pleinement chaque instant de ta vie, les bons comme les mauvais, et que tu ne te souviennes que de nos bons moments ensemble. De nos rires, de nos peurs et de pleurs. Mais surtout, que tu te souviennes de tout le chemin que nous avons parcourut depuis le début.
Elle hocha la tête, étouffant un sanglot et me serra contre elle, entrainant Tauriel avec elle. Je savais que sa douleur était inégalable. Mais je savais aussi qu'elle était surmontable.
-Ce n'est qu'un au revoir, ajouta Tauriel en caressant les longues mèches brunes de notre cousine. Qu'un au revoir jusqu'à nos retrouvailles.
-Faites attention à vous, implora-t-elle. Et soyez heureuses !
-N'en doute jamais, répondis-je en la serrant une dernière fois contre moi alors que le bruit de sabots retentissaient à nouveau dans le village. Tout ira bien Arwen, je te le jure !
Elle analysa mon visage, puis finit par sourire et reculer. Elle avait pleuré, maintenant, elle serait assez forte pour affronter l'avenir. Un avenir que je lui souhaitais radieux.
Tournant une dernière fois le regard sur les larmes de ma cousine, je pivotai sur mes talons juste à temps pour voir apparaître la charrette des hobbits ainsi que les trois chevaux de Merry, Pippin et Sam.
Ils étaient resplendissants, et c'était peu de le dire. Même le visage sévère de Sam rayonnait de royauté et de beauté. Pour ce dernier moment, il s'était habillé en conséquent, à l'image de ses amis.
La charrette s'arrêta devant nous et Gandalf en descendit en aidant un autre hobbit à en faire de même.
J'avais rarement vue Bilbo, mais son visage me fut immédiatement familier. J'admirai la pureté de ces traits, l'air joyeux qui régnait sur son visage et ses yeux rayonnant de bonheur quand il nous vit.
-Oh ! s'exclama-t-il en comprenant ce qu'il faisait ici.
Avançant à petits pas, il parut beaucoup plus jeune qu'il ne l'était vraiment et je souris doucement en le voyant rejoindre Thranduil et Elrond, à qui il tapota le bras, trop petit pour atteindre leurs épaule. Leurs yeux se croisèrent et pendant un instant, ils semblèrent se souvenir d'un temps passé. Quel plus beau cadeau auraient-ils pu faire au hobbit ? Aucun.
-Merci, souffla-t-il en se tournant vers Galadriel et Celeborn qui répondirent par un doux sourire.
-Merci à vous, répondit ma Grand-mère en inclinant légèrement la tête.
Pendant quelques instants, le silence régna tandis que chacun se perdait dans ces pensées. Puis, peu à peu, le bruit des mouettes et celui des flots nous rappela à l'ordre. Il était l'heure.
-Il est temps, fit doucement Celeborn. Le dernier bateau doit partir.
Lentement, chacun se sépara, rejoignant des personnes pour leur dire au revoir. Repoussant ma tristesse, je m'approchai de Arwen et la serrai une dernière fois contre moi. Son étreinte fut forte, mais pas désespérée. Elle avait comprit.
-Tu feras une excellente mère, murmurais-je. Meilleure que toutes celles que nous sommes.
-Tes enfants n'auraient pu rêver mieux comme mère, répondit-elle. Soyez heureux !
Souriant, je me dégageai de son étreinte pour passer à Aragorn à qui Legolas disait au revoir. Les deux amis se tapèrent dans l'épaule et je perçus toute l'amitié et la gratitude de Aragorn à l'égard de mon mari. Elle était visible.
Lorsque je parvins devant lui, mon cousin sourit d'un vrai sourire. Il savait que c'était ce que je voulais. Pas de larmes. Pas trop de larmes.
-Tu as toujours douté de toi-même, fit-il en me regardant. Et regarde-toi aujourd'hui ! Tu es magnifique, rayonnante et libre.
-Merci à toi, répondis-je. Merci pour tout ce que tu as fait. Et bon courage pour le futur. Même si je ne me fais pas vraiment de soucis pour toi. Tu es le meilleur roi que je n'ai jamais côtoyé. Et pourtant, j'en ai vu défiler.
Aragorn éclata d'un rire léger et me serra contre lui. Plaquée contre sa poitrine, je laissai son odeur imprégnée mes narines avant de reculer. Il embrassa doucement mon front, me souhaitant tout le bonheur du monde. Puis chacun se détourna.
Me retrouvant face à Faramir, je ne trouvai rien à dire à part le fait que son frère serait mille fois fier de lui. Je le serrai dans mes bras avec force. Même si nous ne nous étions pas vraiment côtoyés, il faisait partit de ceux à qui je donnais une confiance aveugle.
Quand je fus face à Eowyn, elle sourit, les larmes brillants dans ces yeux. Elle tenta d'esquisser un sourire mais celui ci se noya dans un sanglot. L'attirant à moi, je la serrai avec douceur dans mes bras, la remerciant pour son courage et son amitié. Car c'était ainsi que je la considérais. Comme une des mes amies.
-Prend soin de Faramir, fis-je et elle hocha la tête. Tu es plus que digne de faire partie de cette famille Eowyn. Ne doute jamais de toi. Car personne n'aurait eu le courage de faire ce que tu as fait. Personne !
Je lui souris une dernière fois avant de pivoter vers Eomer. On se fixa longuement tous les deux, hésitant sur ce qu'ils nous fallait dire. Puis il esquissa un sourire et ouvrit grands les bras. N'hésitant pas un instant, je m'y jetai avec joie.
-Quand je repense à notre première rencontre, j'ai l'impression que cela date de si longtemps, me confia-t-il. Et jamais je n'aurais pensé à cet instant te serrer un jour dans mes bras.
-Moi non plus, avouai-je dans un rire. Mais à ce moment-là, je t'avais dit que les choses changeaient. Je ne pensais évidemment pas à cela, mais j'avais raison. J'ai toujours raison !
Eomer protesta, mais la force de son étreinte prouva qu'il ne le faisait que pour la force. M'embrassant sur le front, il me laissa reculer.
-Bon courage ! clamai-je. Et je suis sûre que tu feras un excellent roi. Ajoute juste plus de feux de cheminés dans ton palais. Il faisait bien trop froid !
Nous étions en guerre ! protesta-t-il alors que je m'éloignais en riant.
Je saluai brièvement l'épouse de Eomer que je connaissais relativement peu, lui souhaitant bon courage avec un mari tel que lui. Elle me répondit alors avec un sourire tendre qu'elle savait le contrôler. J'éclatai de rire et hochai la tête.
-Je n'en doute pas un instant, fis-je. Pas un seul.
-Bon voyage, fit-elle en riant également.
-Bon courage ! répétais-je avant de me tourner vers Radagast. Ah… euh…
Aucun de nous deux ne s'étaient vraiment adressé la parole. Radagast ayant eu littéralement eu peur de moi et Jorika quand il était arrivé. Mais son appréhension s'était estompée avec le temps. Il avait apprit à nous connaître et avait comprit que nous avions changés. Mais nos rapports étaient limités.
-Eh bien bon courage, lançai-je en lui serrant la main. Vous en aurez besoin en Terre du Milieu !
Je le crois aussi, souffla-t-il. Je crois que je vais faire très attention !
Son air sérieux ne lui allait pas, lui qui était tant habitué à délirer. Mais je l'appréciais beaucoup et caressais le bout du nez du hérisson qui me regardait sur son épaule. Saluant les deux oiseaux nichés sur sa tête, je m'éloignais pour rejoindre les hobbits.
Je ne pensais pas que leur dire au revoir serait aussi difficile. Et pourtant, ce fut le moment le plus dur. Malgré tout, je m'étais attachée à Sam à force de veiller sur lui lors de sa progression en Mordor. Et les blagues de Merry et Pippin me manqueraient.
-Ne changez jamais, ordonnai-je aux deux hobbits après m'être agenouillée pour les serrer dans mes bras. Pour personne. Vous êtes des perles, et personne ne doit pouvoir enlever cela à la Terre du Milieu. Restez comme vous êtes !
-On vous le jure ! promit Pippin en me broyant les côtes. On ne changera jamais !
Je regardai Merry qui semblait sur le point de pleurer. Souriant doucement, je serrai ses doigts lentement. Il me regarda, larmoyant.
-Ce que vous avez fait était courageux, fis-je. Et je vous demande une fois encore de faire preuve de courage. Continuez à avancer. Vous verrez que avec le temps, ce sera plus simple. Nous seront toujours unis. A jamais !
Il me serra contre lui, rapidement rejoint par Pippin et je manquai de m'effondrer par terre. Mais je me rattrapai au dernier moment. Riant doucement, je me tournai vers Sam.
-Personne n'aurait pu faire ce que tu as fait, lançai-je et il me regarda, surprit. C'était courageux, mais plus que tout, c'était loyal. Tu es un digne ami Sam. Veille sur les tiens. Tant que tu seras là, personne n'aurait rien à appréhender.
Je ne le serrai pas dans mes bras. Sam était quelqu'un de réservé et de timide, et nos rapports n'étaient pas des plus forts. Alors je me contentai de sourire avant de me redresser.
Mes adieux étaient terminés et je rejoignis Legolas et mes enfants. Mon mari lia ses doigts aux miens et je souris doucement en prenant Seregon contre moi. Mon fils tira sur une de mes mèches et je caressai doucement son visage. Il sourit et ses yeux brillèrent de joie. L'embrassant sur le front, je me reconcentrai sur ce qui se passait.
Chacun avait finit ses adieux et à présent, ceux qui partaient étaient clairement identifiés. Ceux qui restaient étaient plus éloignés, serrés les uns contre les autres. Une seule personne était encore en train de faire ses adieux. Gandalf.
-Le pouvoir des trois anneaux n'est plus, fit Galadriel d'une douce voix. Le temps est venu, pour la domination des Hommes.
Elle adressa un regard à Aragorn et Eomer, puis sourit à leurs épouses. Plus tendrement à Arwen qui lui répondit plus crispée.
Gandalf hocha la tête et chacun écouta ses propos, attentif. Appuyée contre Legolas, une main sur la tête de Aerandir qui se tenait pour une fois sagement, je regardai le magicien.
-Adieu mes braves hobbits, fit-il. Mon œuvre est achevée. C'est ici, sur les rives de la mer, que prend fin notre Communauté.
Les hobbits se mirent à véritablement pleurer et même Sam sembla sangloter. Un sourire triste dessina mon visage tandis que Gandalf nous rendait à tous notre liberté. Bien sûr, nous serions tous liés à jamais par le cœur, mais à présent, ce serait la dernière chose qui nous uniraient.
-Je ne vous dirais pas de ne pas pleurer, reprit Gandalf. Car toutes les larmes ne sont pas un mal.
Gandalf leur sourit une dernière fois avant de nous rejoindre. Puis, quelques pas avant nous, il s'arrêta et se tourna à nouveau vers les hobbits. Il manquait quelqu'un. Quelqu'un qui attendait pour faire ces adieux.
Tous les hobbits se tournèrent vers Frodon dont le visage se fit plus pâle. Pivotant vers ses amis, il leur sourit doucement.
-Que veut-il dire ? demanda Sam qui refusait de comprendre.
-On nous a envoyé pour sauver la Contrée, expliqua Frodon. Et elle a été sauvée. Mais pas moi…
Personne ne dit un mot, tandis que la nouvelle se propageait dans l'esprit des hobbits qui fixaient Frodon avec effroi. Je comprenais leurs réactions, j'aurais eu la même à leur place. Mais Frodon devait partir. Ce dernier sortit un grand livre de sa veste et le donna à Sam qui l'attrapa comme s'il tenait un trésor en or entre ses mains.
-Vous n'y pensez pas, supplia Sam. Vous n'allez pas partir !
-Les dernières pages sont pour toi Sam, confirma Frodon doucement.
Le hobbit serra ses amis dans ses bras avec émotion et sous les larmes, il prit Sam contre lui. Face à face, les deux sauveurs de la Terre du Milieu se fixèrent, avant de se dire adieu.
Puis Frodon recula et nous rejoignit, le visage en paix. Celeborn écarta les bras et accompagna Bilbo dans le bateau, disparaissant après un dernier sourire à Arwen dont les yeux brillèrent à nouveau de larmes.
-Cela a été un honneur de nous battre à vos côtés, clama fortement Gimli en levant le poing. A bientôt mes amis. Le plus tard possible.
Un sourire dessina toutes les lèvres tandis qu'il suivait Galadriel dans le navire. Le regard de notre grand-mère effleura Arwen, semblant lui rendre courage.
Thranduil salua tout le monde en s'inclinant légèrement et il attrapa ses petits-enfants pour les faire monter à bord du bateau. Gandalf sourit, emplit de lumière et posa le pied sur le bateau, rejoint par Frodon. Ce dernier adressa un dernier sourire à ses amis, avant de disparaître à bord.
Jorika lança un regard remplit de larmes à Eomer et Eowyn, mais aussi emplit de joie et d'excitation. Elle les salua de la main et monta à bord en compagnie de Haldir. Tous les deux s'immobilisèrent en haut du pont, nous attendant.
-Il est temps, souffla la voix de Elrond dans l'air.
Souriant à mes amis, je vrillai une dernière fois mes yeux dans ceux de Arwen, lui insufflant toute ma force. Puis je laissai Legolas me conduire à bord du bateau.
Une fois sur le pont, la passerelle qui nous avait permit de monter se rétracta et au bout de quelques instants, le bateau tangua, s'élançant doucement.
-Au revoir, cria Jorika en secouant la main vivement, les larmes cascadant sur ses joues.
Ce fut seulement quand notre bateau passa l'immense muraille et que les silhouettes de nos amis disparurent que je m'autorisais à pleurer. Ce n'était pas de la douleur ou de la peine, simplement de la joie. Et aussi de la mélancolie. Car désormais, le monde était devant.
-Tout va bien ? me demanda Legolas, inquiet que je regrette ma décision.
Pivotant sur mes talons, je le serrai contre moi, un grand sourire dessinant mon visage trempé par les larmes. Embrassant doucement mon mari, je posai ma tête sur son épaule.
-Je vais très bien, répondis-je. Je vais mieux que jamais.
Des cris retentirent et Aerandir se précipita sur nous. Serrant Seregon dans mes bras, tandis que Legolas en faisait de même avec Linaewen, on pivota vers l'arrière du bateau où les immenses murailles de la Terre du Milieu se dessinait encore.
Au revoir, soufflai-je dans le vent.
Une brise légère me caressa le visage et je souris. Lançant un dernier regard vers le passé, je me tournais vers le présent. J'étais prête pour le futur.
Voilà ! Dernier chapitre posté, j'espère vous retrouver pour l'épilogue et la longue liste de remerciements qui viendra après parce que vous êtes nombreux à m'avoir posté des commentaires et je compte bien vous remercier un à un (je ferais mieux de m'y mettre maintenant d'ailleurs !). Donc je vous souhaite à tous un bon week end et une bonne semaine. J'attend vos avis avec impatience et à Samedi Prochain ! Bizz !
