Vampire Break

"37"
La fin ?


Gueule d'ange ouvrit de grands yeux hagards, la luminosité lui faisait froncer les sourcils, il se demanda si il avait dormi et si oui, ce qu'il faisait juste avant. L'homme prenait le temps de regarder l'environnement qui l'entourait, la sensation de perte de contrôle qu'il avait eu, cette sensation de glisse perpétuelle dans le vide venait d'un essai infructueux de s'endormir, il en conclut que quoi qu'il se soit passé, il n'eut pas le temps de réellement s'endormir, somnoler au mieux ! Alors pourquoi ne se rappelait-il pas de ce qui s'était passé juste avant ? En face de lui une femme griffonnait sur un carnet. Sa queue de cheval était stricte, Michael se redressa sur le sofa sur lequel il avait pris ses aises ; soudainement, plus que sur la pièce, son attention se porta sur le métronome posé sur une table de chevet, sur les livres de Freud et de Lacan qui s'entassaient dans la bibliothèque, sur l'esquisse d'une dissection de cerveau encadrée sur le mur au dessus de la femme et ce fameux tableau de Munch qui ornait le mur blanc en face de lui. Le Cri, il n'en avait jamais été très friand.

- Et l'obscurité Michael, avez-vous encore peur du noir ? »

Le jeune homme sursauta, son regard bleu balaya la jolie brune qui venait de relever le visage, sa peau était couleur café, ses yeux étaient verts et elle portait un badge sur le cœur, Dr C. Carter. Son nom lui évoquait quelque chose à juste titre, il avait eu vingt ans à peine la première fois qu'il l'avait rencontré et c'était juste quelque semaines après qu'il avait fait un malaise dans l'appartement de son frère lorsque les plombs avaient sauté. L'obscurité ? Oui, elle lui faisait peur, une peur sourde, une peur muette qu'il fuyait du plus profond de son âme. Il savait maintenant pourquoi. La lumière, la plus belle lumière amenait son lot d'obscurité, il était né choyé des dieux, mais son cœur avait été aussi sombre que la nuit, une obscurité qu'on lui avait offerte comme pour le rappeler à l'ordre, pour qu'il devienne meilleur ; pénitence qu'il avait accepté non sans avaler un petit quelque chose pour le réconforter dans la nuit sans fin.
Michael ne voulait pas fouiller dans ces souvenirs-là, bien qu'imbriqués dans son subconscient, ils ne lui appartenaient pas, il ne voulait pas en savoir plus... Ce n'était pas lui, il avait décidé de devenir humain et de vivre une vie loin de tout ce chaos. Il avait oublié et si ça n'avait pas été la sorcière, son ancien subconscient ne se serait jamais réveillé ! Quelque chose le titillait, car l'obscurité devait lui rappeler quelque chose, une personne, un ami, non plus que ça... Pourquoi ne se souvenait-il pas ? Si un nom chanta dans son esprit, franchement pas familier et très probablement pas Américain, son esprit se focalisa étrangement sur un sachet de thé ? Fait inexplicable, car à bien y réfléchir, il n'aimait pas vraiment ça, le thé...

- Michael ? »

Oui ? Ho, elle attendait qu'il réponde à la question ? Quelle était-elle déjà ? Il n'en savait plus rien, il voudrait un thé, ne sachant vraiment pas d'où venait cette lubie, il se leva, sortit du bureau pour se diriger vers la machine dans le couloir. Il prit un thé, regarda le liquide fumant en se disant qu'il ratait quelque chose, puis retourna dans la salle où le toubib l'examinait scrupuleusement.

- Un peu mieux, ça va un petit peu mieux, je gère. Enfin j'essaye. »
- Vous savez que vous ne vous débarrasserez pas des séquelles de cette façon, il est certainement temps de parler de ce que vous a fait subir votre père. »

Michael haussa un sourcil, les lèvres dans le liquide, il toisa sa psy avant que le gout de la boisson n'explose dans sa bouche et qu'il ait la manie de le recracher directement.

- Vous n'aimez pas le thé ? »
- Non. »
- Alors pourquoi en avoir pris un ? »

Ça c'était la véritable question ! L'homme croisa les jambes posant le gobelet en plastique sur la table basse. Ceci n'était pas un sachet de thé, ceci était un instantané dégueulasse aromatisé au citron chimique, dont il n'osait imaginer les effets néfastes pour l'estomac sur une consommation à long terme.

- J'ai eu l'impression que c'est ce qui me fallait. Avez-vous déjà eu la sensation que votre cerveau essayait de vous dire quelque chose, mais qu'il parlait dans une autre langue ? »

L'air de la psy fut soudainement crispé, elle posa son stylo contre son carnet remontant de son indexe la monture de ses lunettes.

- Vous entendez des voix ? »

Zut ! Ce n'était pas du tout ce qu'il avait voulu dire, il n'était pas schizophrène loin de là ; allons bon, il était un petit génie, il savait fichtrement bien ce qu'il avait, un déficit d'inhibition latente pas une putain de schizophrénie ! Si il avait accepté de voir ce toubib, c'était juste parce que son très cher frère le lui avait demandé. Michael ne pouvait pas refuser quelque chose à Lincoln, parce que son frère était tout pour lui, soit, ils n'avaient pas la même mère et peut-être pas le même père, mais ça c'était encore à vérifier, cependant quelque chose le reliait à Burrows. Déjà, il était la seule famille qui lui restait, il était son ami, son frère, quelque fois son père... Pour dire vrai, plus souvent, il était le grand-frère de Lincoln, car l'homme avait tendance à agir sans réfléchir avant. Burrows était le poing et lui le cerveau à eux deux ils pouvaient venir à bout de tout. Normal qu'il soit tombé amoureux de son frère ! L'avait-il révélé au toubib ? Il ne savait plus trop, et si elle avait compris son problème incestueux, si c'était vraiment le cas, pourquoi ne lui parlait-elle pas plutôt de ça ?!
A bien y réfléchir, il aimait son frère mais plus de cette façon, à croire que quelqu'un avait pris la place que son cœur malmené par son esprit crevait d'offrir à qui en voudrait. Mais qui ? Son regard tomba sur le thé qui refroidissait sur la table basse, sa main dans un geste abscons sonda le fond de sa poche à la recherche de quelque chose dont il ignorait tout.

- Je crois... mais qu'est-ce que je fais ici ? »

Il n'avait pas revu le Docteur Carter depuis son passage à l'asile psychiatrique, juste après l'obtention de son diplôme. Quelque chose sonnait faux, effroyablement faux dans cette composition.

- Nous sommes là pour trouver la lumière. Michael, vous souvenez-vous m'avoir raconté cette apparition ? L'image que votre cerveau d'enfant a fait devenir réel. L'ange. Nous sommes là pour l'ange... »

Quelque chose ne collait pas, non, il n'avait jamais aimé le thé, mais ce n'était pas ça le plus déroutant, c'était le regard soudainement intéressé du Dr Carter. Lorsque mal à l'aise sa main quitta sa poche emmenant la doublure qui dépassa de son pantalon en toile, Gueule d'Ange sembla se crisper, l'image lui rappelait quelque chose et une voix chaude et rauque tonna à l'intérieur de son cerveau lui intimant de se réveiller. Il devait se souvenir, il devait comprendre, il plongea son regard dans le vert de la boisson et tout à coup il percuta.

L'homme se tenait le nez, son cobaye était récalcitrant, son regard bleu venait de s'ouvrir après que la tête de son cobaye soit venue lui dire bonjour de près. Il avait essayé toutes les formes d'interrogatoire, mais l'humain, enfin, pour ce qu'il en laissait paraitre, était coriace. Évidement, il avait récupéré l'intelligence extrême du chérubin et ce bougre avait déjà possédé un esprit brillant avant ça ! Quelle plaie ! A chaque fois quelque chose venait court-circuiter son scénario et ça en revenait presque toujours à l'alter-égo maléfique du jeune homme en face de lui, si ce n'était pas aux allusions vomitives du roman Twilight pour se focaliser sur le vampire ! Theodore Bagwell et ce Spike commençaient à lui courir sur le haricot !

- L'ombre suivra toujours la lumière et la lumière aura toujours besoin de l'ombre... N'as-tu pas peur? »

L'homme à la peau bleue fit un mouvement évasif de la tête, il sentait l'obscurité monter, il sentait la mort arriver, mais si c'était là leur avenir, leur destin, que pouvaient-ils faire ? Ils avaient essayé de tester Bagwell, ils avaient essayé de le faire réagir quant à la fin de cette aventure, mais chaque humain, aussi mauvais soit-il, possédait son libre-arbitre. Ils étaient des examinateurs, des juges et des jurés, mais jamais ils ne pourraient empêcher un humain de jouir de son libre-arbitre, ce n'était pas dans les règles du jeu.

- Ça s'abattra sur nous bientôt, nous avons eu tord de croire en cet homme ! »
- Michael est notre seul espoir... »
- Mais il préfère rester humain ! Il ne nous sert à rien si il n'utilise pas la porte que la sorcière a ouverte ! »
- La magie ne résout pas tout, tu l'as vu par toi-même... »
- Alors quoi ? On attend que tout le monde meurt ? »

L'homme haussa les sourcils, il fit un mouvement de la main, changeant l'objectif de sa vue omnisciente. Le cadeau qu'avait fait l'ange à l'humain, l'arme qui causera certainement la perte du monde n'était pas rassurante, à croire que les deux zouaves venus de l'Éden avaient préparé quelque chose dont il ignorait tout, comme quoi, même sa puissance supérieure ne pouvait pas tout prévoir !

Le barbus n'avait jamais imaginé l'enfer comme ça, enfin... T-Bag ne s'était jamais posé plus de questions sur l'endroit où il finirait, mais dans son imaginaire juvénile ça avait été plus bruyant, plus rouge, plus chaud, plus... enflammé que ça ! L'endroit était obscure, moite et rouillé. Ça ressemblait à une prison... Est-ce que l'enfer était au reflet de la personne qui y entrait ? Possible, qu'est-ce qui pouvait être pire pour un ancien détenu que de passer l'éternité dans une cage ? Pas grand chose... L'enfer était visiblement chiant, mais pas malsain, l'ange derrière lui ferait certainement pleurer les plus costauds en moins de temps !

- Vous faites comme on a dit et on sortira vainqueur de cette bataille. »

Gabriel avait changé une fois qu'ils les avaient matérialisé dans ce monde, l'ange n'avait plus son regard auto-suffisant, il était différent, plus... Il ne saurait vraiment le dire mais il était différent ! Son visage était lisse, consciencieux, il avait même lâché sa putain de sucette rouge sang ! En fait il ressemblait à un ange maintenant. Il portait son pieu argenté à la main droite qu'il dirigea vers sa joue pour l'entailler. Il se demandait pourquoi l'emplumé faisait ça, c'est alors qu'il le vit peindre quelque chose sur le sol à l'aide de son sang.

- Ça sera notre plan de secours. »

Ils laissèrent la marque derrière eux, continuant leur avancée vers les profondeurs de plus en plus obscures, étonnement, il ne fut pas mal à l'aise dans cette atmosphère étouffante, pas comme Willow qui semblait souffrir d'un manque d'oxygénation. Son regard tomba sur le vampire avant de se rappeler que Spike n'avait pas besoin de respirer ! Ce moment d'inattention fut le moment que choisirent deux créatures invisibles pour fondre sur eux. Il s'apprêta à défendre l'humaine mais l'ange l'en empêcha.

- Inutile, nous sommes en enfer, tu n'en viendras pas à bout. »

La rouquine tira de sa manche une sorte de morceau de bois, oh par pitié, une baguette à la Harry Potter, ne pouvait-elle pas faire plus cliché ! Si il comprenait bien, il ne pouvait rien faire contre ça, mais la sorcière pouvait se la jouer apprenti-sorcier ! La créature sembla faire du surplace, il entendait les ergots crisser contre la roche, puis les yeux de l'humaine changèrent de couleur fonçant d'une façon qui ne lui disait rien qui vaille. Lorsque les bêtes furent repoussées et s'entrechoquèrent sur le mur le plus proche, le voile d'invisibilité s'envola. Les chiens de l'enfer étaient largement différents de ceux qu'ils avaient aperçu dans leur... monde. Il n'était pas certain que ça soit un autre monde techniquement, peut-être des plans, ou des dimensions, qu'en savait-il ?! En tout cas, ces choses semblaient beaucoup plus puissantes.
T-Bag n'avait pas pour habitude de paniquer, mais les grognements furent de plus en plus nombreux à tel point que l'endroit venait de prendre des airs de chenil surpeuplé.

- Willow, je suis désolé. »
- C'est eux qui devrait l'être ! »

Avant qu'ils ne prennent le chemin de l'enfer, l'ange et la sorcière avaient discuté seul à seul, il ne s'était pas vraiment posé la question à savoir ce qui s'était dit, mais au fond il le savait. Theodore était loin d'être un idiot, cette descente aux enfers finirait mal. Lui, qu'on semblait accuser de la fin du monde, se retrouvait avec une arme capable de le raser, chose qu'il ferait sans aucun regret si jamais il arrivait quelque chose à Gueule d'Ange. La voix de Willow était plus obscure, mais ce n'était pas ça qui l'avait intéressé en premier lieu mais l'air grave de l'ange tandis qu'il les poussait à aller de l'avant laissant derrière une sorcière bien différente que celle qu'il avait vu d'un peu trop près. Sa peau blanche était parsemée de veines saillantes et obscures, elle n'avait plus rien de la druidesse qu'il avait entre-aperçu au Panama ce n'était pas une lumière blanche qui illuminait le corridor mais un flot d'obscurité. De la magie noire. Il avait cru comprendre qu'elle avait, à un moment précis de son existence, fait le mauvais choix, un choix qu'elle reprenait aujourd'hui en tout état de cause. Si l'ange lui avait demandé ça, si elle avait accepté c'est que les paris étaient contre eux.

- On y va, c'est son combat ! »

Elle ne devait pas faire ça pour leurs beaux yeux, elle faisait ça pour celle qu'elle aimait ; comme lui, recéder à la tentation d'une obscurité totale n'était pas quelque chose que l'on faisait par gaité de cœur, loin de là... Willow ne reviendrait certainement pas, pas qu'il s'en fasse pour elle, mais c'était une amie de Spike. Un coup d'œil sur sa droite tandis qu'ils s'éloignaient du chaos de la bataille magique lui indiqua que le blond avait, lui aussi, compris ce qui se passait. Ses yeux bleus le toisèrent, le vampire eut un sourire crispé. Spike et lui aimaient le même homme d'une façon différente, certes, mais il n'était rien qu'ils ne feraient pas pour les beaux yeux de Michael et quelque part, T-Bag se rendait compte que Spike serait très probablement le prochain à rester en arrière...
Tandis qu'ils courraient parmi les boyaux de ce labyrinthe en suivant l'ange, T-Bag se demanda ce que les instances pensaient de leur plan bancale, pour sûr il les imaginait chier dans leur froc à cause de ce qu'il avait mis dans la poche interne de son manteau.

- A droite, on arrivera dans le repaire de Crowley, je m'occupe de lui en personne, Michael sera dans une des cellules de torture. La marque vous fera sortir d'ici, si vous arrivez jusqu'à elle...

L'ange sourit tristement tandis qu'il battit des ailes et s'engouffra dans la grande pièce ressemblant à un appartement de haut standing. Le maitre des lieux vida un verre de Bourbon avant de décroiser les jambes et tapoter amicalement la tête de son chien de compagnie.

- Gabriel... De tous les anges ici bas... je ne pensais pas te voir venir jusqu'ici. L'enfer n'est pas un endroit fait pour les archanges, tu la sens n'est-ce pas l'obscurité... comme ça doit être douloureux. Pauvre, pauvre petit Gabriel, toujours choyé par papa, mais châtié pour sa rébellion, abandonné de tous, jeté en pâture dans le monde des humains, obligé de se cacher pour ne pas avoir les ailes arrachées ! Pourtant tu es là, afin de m'empêcher d'ouvrir l'Éden. Pourquoi ? »
- L'Éden doit tomber mais pas de ton fait. »
- Par la main de qui alors ? Cette chose, ni tout à fait humaine, ni tout à fait démoniaque ? »
- Crowley, tu mets trop de temps à comprendre, vraiment trop de temps... Il est humain, démon et vampire, il fait parti de trois plans sur quatre. »

L'homme sur sa chaise de crispa, ses yeux sombres s'ouvrirent en grand à la réalisation de ce qu'était réellement Theodore Bagwell à ce moment précis du récit. Les plans du vieux maitre vampire n'ont pas été de rendre les vampires résistant à la lumière, mais aussi résistant à son propre pouvoir, si Crowley n'avait pas fichu cette entreprise en l'air, les neo-vampire auraient pris possession de tout ce qu'il aurait réussi à conquérir ! La perfidie des fils d'Eve n'était donc pas légendaire ! Lorsqu'il se leva l'ange se jeta sur lui, plantant son arme entre ses côtes. Crowley ressentit une douleur incomparable, si il n'avait pas été si âgé, il serait mort comme la plus part des siens, mais sa rapidité lui permit de réduire les dégâts et de sortir la lame avant qu'elle décharge son énergie angélique, le chien sauta à la carotide de l'ange pour protéger son maitre qui chancela. Il n'eut pas le loisir d'arrêter les deux rats qui s'élancèrent vers les escaliers menant au donjon, mais Crowley était loin d'être un homme ou plutôt un démon qui n'avait pas de suite dans les idées. A peine les deux hommes descendus dans les profondeurs de son enfer que les escaliers y menant disparurent cloitrant ses trois prisonniers à l'intérieur.
Un archange n'avait vraiment rien à faire dans cet endroit et le venin de son chien de garde se répandit dans l'organisme de l'envoyé de Dieu l'empêchant de cicatriser. Gabriel était un guerrier et ça se voyait dans sa façon de repousser l'assaut de son chien, mais chaque morsure amenait inévitablement à la mort de l'ange. Il avait beau planter la bête ou la repousser de ses ailes, le chien ne souffrait d'aucune douleur, celui-ci était spéciale, il avait demandé des millénaires de sélection naturelle, de croisement et de haute magie noire pour le créer, parfait, invincible et imperméable aux anges. Crowley se reversa un verre de bourbon, le temps que l'ange comprenne qu'il allait mourir ici.

- Inutile, tu ne peux pas matérialiser tes ailes ici. Je ne suis pas n'importe qui ! Je ne suis pas ton frère tombé. Je suis un sorcier, un démon, je maitrise mon art et des sortilèges dont tu n'as aucune idée. Tu l'as fait n'est-ce pas ? Tu as apposé le sceau des anges lorsque tu es entré ? Idiot... Tu t'es condamné, cet endroit aspire la magie ambiante, elle se nourrit du sang qui coule et développe des défense naturelle contre. Merci d'ailleurs d'avoir envoyé la petite sorcière ici bas, il me manquait une femme seyant à ma carrure, n'ait crainte je ne la tuerais pas. Mais toi... toi, tu vas mourir, Gabriel et lorsque j'en aurait fini, je saignerais à mort cette immondice et son pouvoir sera le mien et tu sais quoi Gabriel, quand je l'aurais saigné, mon plan sera fait des quatre. »

Il était surpris de voir que Gabriel ne s'en faisait pas plus que ça, avait-il déjà deviné ses plans ? Qu'importait car l'ange ne résisterait pas plus longtemps lorsqu'il referma sa main concentrant son pouvoir maléfique le bras droit de l'ange se disloqua puis se brisa en trois endroits différents, il s'empressa de faire la même chose au gauche, observant le soldat droit dans les yeux. Gabriel ne cilla pas, il attendit que Crowley lui assène le coup de grâce pour déployer enfin ses ailes et brûler son âme. Lorsque la lumière céleste fut à son comble le chien prit retraite fuyant à travers les couloirs de l'enfer.

- Qu'est-ce que... ? »

Gabriel ferma les yeux, il sentit les mains de Balthazar se refermer autour de son torse, l'ange le réconforta de sa voix. Bien que son ami et compagnon de galère ne soit pas physiquement là, sa grâce l'accompagnait parmi tous les plans. Il aurait aimé rentrer chez lui, mais Crowley ne pouvait mourir que de la main d'un être supérieur... Voilà longtemps qu'il se cachait sous le nom de Loki, qu'il vivait comme un dieu païen au milieu des humains à faire des farces le plus souvent dangereuses. Voilà longtemps qu'il n'avait pas illuminé les cieux de son essence d'ange, voilà longtemps qu'il avait caché ce qu'il était vraiment, un ange en cavale. En faisant briller son essence comme des milliers de soleils, il savait ce qui l'attendait et bientôt un séraphin descendrait pour lui arracher les ailes et la grâce punition qu'il esquivait depuis maintenant des millénaires. Les séraphins pouvaient détruire des mondes rien qu'à leur apparitions, aussi il rigola lorsque l'appartement entier pris feu et que le démon se mit à fumer des pieds à la tête. Impossible maintenant pour Crowley de quitter son corps pour se cacher dans les très fond de l'enfer, le séraphin apparut dans un tonner blanc, déchainant le couperet de sa sentence, sa voix inhumaine fit trembler la terre jusqu'à chaque cellule de son corps humain et puis la lame enflammée trancha sa grâce dégageant une énergie sans fin qui ébranla l'enfer pour une toute dernière fois. Lorsque le maelström divin fut fini, il ne restait plus rien de Crowley qu'un tas de cendres fumantes, l'archange, ou plus précisément l'humain tomba sur ses genoux, il n'aurait pas loisir de réparer son corps cette fois. Allongé sur le sol brûlant, Gabriel chercha son souffle, la douleur était puissante autant pour son âme fractionnée que pour son corps brisé. Il était maintenant seul, il ne pouvait plus entendre les révélations bien qu'il avait passé son temps à se couper du flux des anges pour ne pas être repéré, mais il avait toujours laissé une porte ouverte pour certain des siens, comme Balthazar dont il ne percevait plus la présence rassurante. En descendant ici, il avait su ce que ça lui couterait mais devenir un humain était une chose terrifiante qu'il ne voulait certainement pas gouter seul.

- Balthazar... »

Theodore s'immobilisa un instant le temps que l'espèce de tremblement de terre ne cesse, l'énergie venant de l'étage du dessus le rendait nauséeux, aussi il sut rapidement de quoi provenait cette déflagration. Quoi que fasse l'ange maintenant, il ne lésinait pas sur son combat, n'avait-il pas dit que cette descente aux enfers ne signifierait rien si ils ne tuaient pas le chef autoproclamé ? Il se demanda qui prendrait la relève, mais cette idée n'eut pas le temps de percuter car une sorte de projectile lui arriva droit dessus. Encore heureux qu'il lui restait des réflexes surhumains car sinon il aurait été embroché !

- Spike ! »

L'homme blond secoua la tête négligemment comme si il aurait préféré se fracasser la tête contre un mur en écoutant du Britney Spears plutôt que d'entendre cette voix ! Le vampire grommela en poussant Theodore à continuer sa route, ça s'adressait à lui et très franchement ça faisait bien longtemps qu'il avait envie de se venger de cette vieille peau ! Rendre impuissant un vampire n'était pas une très bonne idée et bien qu'elle soit morte, il allait lui rafraichir les idées un bonne fois pour toute. Il n'était pas un putain d'animal de laboratoire !

- Maggie... Maggie Walsh... quel bon déplaisir ! »

Voir la femme ici ne l'étonnait guère, elle avait quand même mutilé l'un de ses fils jusqu'à en faire un monstre de foire et avait jeté le second dans une vie de tuerie et de violence. La gentille prof du lycée qui s'autoproclama chasseuse de vampire et protectrice de la population n'avait été qu'un être vide en cherche de pouvoir et de considération. Un tyran doué des plus bas instincts ! Le vampire s'élança sur le femme afin de lui assener un coup de poings dans le ventre, mais fut étonné par la vivacité de l'ancienne humaine qui le repoussa sans grand effort. Ce n'est qu'en voyant son regard de nuit qu'il comprit qu'elle avait été promue démon, de quoi rendre le combat bien plus intéressant.

Theodore ne put s'empêcher de regarder en arrière à maintes reprises car au fond il s'en faisait pour Spike, ami qui avait fini par devenir bien plus avec le temps, mais la mission consistait à faire sortir Michael des enfers par tous les moyens possibles, aussi il se focalisa sur sa tâche, pensant à juste titre que le blond serait en accord avec cette décision, il continua donc de descendre dans les profondeurs obscures.

- Gueule d'Ange ? »

Ses grands yeux bleus hagards s'ouvrirent à la mention de son nom, le jeune homme toujours arnaché sur sa chaise de torture grogna puis se débattit afin de s'extraire de ses chaines tandis qu'une personne s'approchait de lui. Les illusions avaient été nombreuses à tel point qu'il hurla lorsque le barbu le toucha, Michael sentait sa faible résistance psychique s'étioler avec le temps, quelque chose en lui brulait, certainement son ancienne part d'ange qui réagissait aux flux de cette dimension.

- Michael, c'est moi, on est venu te chercher. »
- Si tu es vraiment... toi... fuis. Il... est venu me chercher. »

Le bourdonnement sévère qu'il percevait depuis quelques minutes s'amplifiait de plus en plus. L'humain était terrorisé, qu'importe ce qui approchait, ce n'était pas là pour son bien. Tandis que Theodore s'affairait à le délivrer de ses liens, son regard bleu épiait ses matons, tout ceci avait un gout de déjà vu, mais à sa grande surprise le maitre des lieux n'avait pas amené Bellick jusqu'ici. Peut-être que l'homme était toujours en vie ? Son esprit divaguait et se perdait dans de brumeuses sphères.

- Michael ? »

Théodore sentit quelqu'un l'attraper par la nuque, aussitôt il utilisa le pouvoir qui était devenu sien pour se protéger de la lame qui vint effleurer sa carotide. Bien qu'il ait gagné une certaine immortalité avec le temps, il devait prendre gardes aux armes surnaturelles qui pouvaient trainer ça et là dans ces dimensions. Aussi, ne voulant pas trainer plus qu'il ne le fallait dans le coin, la marrée sombre qui maintenant faisait partie intégrante de lui s'abattit, comme déchainée, sur le premier des démons à s'approcher. T-Bag n'était pas contre un bon petit combat mais soudainement le sol se mit à trembler et les trois créatures qui venaient de l'attaquer s'étiolèrent en nuage de fumée noire. Ce tremblement de terre n'avait rien de naturel, c'était beaucoup plus insidieux et si il n'était pas ce qu'il était la présence qui se dessinait de plus en plus le rendrait bien malade voir, le tuerait. Le pédophile dut se couvrir les yeux pour ne pas perdre la vue sous la luminescence qui se matérialisa soudainement dans la pièce. Le barbu se recula jusqu'à la présence de Michael qu'il ne percevait qu'à moitié à croire que cette lumière ne malmenait pas simplement que son sens de la vision. Malgré tout, les sens du pédophile tiquèrent lorsque Michael articula une langue qui lui était inconnue.

- Debout Aladiah. Il est temps de te faire purifier et retourner là où est ta place. »

Michael observa ses bras se mouvoir librement, l'humain se leva, oubliant sa chaise de supplice pour s'approcher de la lumière comme hypnotisé par l'essence du séraphin. Son corps humain, habité par l'essence d'un ange ne réagit pas lorsque le feu de l'ange embrasa la pièce. Sa main faillit se tendre vers la présence si ce n'est qu'un râle le fit revenir à la réalité. L'humain sembla hésiter un instant avant de se retourner et de voir le corps du pédophile se recroqueviller devant la puissance de leur adversaire.

- Theodore... »
- Aladiah ! Dernière semonce. Si tu ne reviens pas en Eden tu seras détruit. Ton influence sur les plans est trop grand... l'hérésie que tu es, aurait dû mourir, voilà pourquoi nous devons te purifier, tu redeviendras bientôt le chérubin que jadis tu fus. »

Quelque chose était simple, beaucoup trop simple. Il pouvait très certainement mettre un terme à tout ce chaos en suivant l'ange là où était visiblement sa place. En regardant le bon côté des choses, son essence d'ange pourrait ramener à la vie les défunts, plus particulièrement son frère, aider les vivants... aider... ça n'avait jamais été que son but dans la vie... Offrir de son temps et de sa vie pour ceux qui avaient eu besoin de lui. Lincoln, LJ, Sucre, C-Note, Abruzzi, Westmoreland et Spike... Et puis... T-Bag, bien que la réciprocité de leur amitié n'avait pas été automatique. Et puis il y avait eu les amis de Spike dont le fameux Angel et son fils ainsi que quelques personnes dont il avait oublié jusqu'au nom... Il y avait aussi eu le scooby gang en la personne de Willow à qui il devait la vie. Il n'oubliait pas son fils d'adoption et l'ange qui s'était greffé à l'histoire...
Pourrait-il toujours veiller sur sa famille, sur ses amis, même au loin ? L'humain sentit son cœur s'accélérer lorsque la réponse vint d'elle-même, car il serait purifié. Plus rien, alors de Michael Scofield ne survivrait à ce traitement, aussi tous ces gens ne seraient plus rien pour lui. Un chérubin ne pouvait pas s'élever face à un séraphin et il était persuadé que son amant ne pourrait rien faire contre cette présence capable de détruire des mondes. Quelque chose pourtant l'interpella, car un sentiment étranger le faisait réagir à la présence du barbu, ce n'était pas Bagwell en lui-même, mais autre chose, un sentiment bien plus familier et étranger à la fois. Il ne fut pas le seul à y réagir car le séraphin furieux s'élança sur la présence du pédophile qui hurla à lui en déchirer le cœur. Michael fut prompt à réagir et dévia la présence de l'ange par un mouvement fluide et contrôlé, protégeant de son corps le sociopathe qui pesta.

- Utilise-la... Théodore... je veux rester... Michael Scofield. C'est à nous de choisir, n'est-ce pas ? »
- Aladiah ! »
- Tss, j'adorerais chanter tes louanges mon mignon, car c'est peut-être ici la fin de l'aventure. »
- Ou le début... Je t'aime Theodore Bagwell, ne l'oublie jamais. »
- Michael... »

Le barbu s'esclaffa lorsqu'une lumière dorée s'échappa du dos de son amant, déchirant l'espace vide qui les séparaient d'un son mélodieux. Theodore n'avait jamais rien vu d'aussi beau et il resta médusé par l'amour qui se propageait jusqu'à lui. Quelque chose au fond de son cœur refusa de faire emploie de l'arme qu'on lui avait concédée, car il pouvait imaginer ce qu'elle ferait entre ses mains, il devait l'utiliser avec parcimonie et avec son amant, cependant le séraphin ne lui en laissa pas le loisir car la rébellion de Michael fut punie avec sévérité. Son regard d'humain n'eut pas le temps de voir ce qui se passa, mais l'explosion blanche qui le fit fumer comme un vampire au soleil précéda la vision effrayante d'un Michael chancelant, un pieu argenté logé au milieu du cœur. L'espace d'un instant son monde s'effondra, comme le corps de son amant qui tomba, inerte sur le sol. Le silence derrière ce son enchanteur figea son cœur tout comme le temps qui s'arrêta pudiquement de s'écouler lorsqu'il mit un genou en terre. Le sol sous Michael venait de se parer de deux grandes tâches grises, une sorte de suie, vestige de ce qui restait des ailes flamboyantes d'un chérubin, mort comme un être humain. Theodore n'hésita pas lorsque l'autre ange s'approcha de lui, car de la léthargie résultant de la mort du seul être qui avait réussi à l'aimer quand bien même son obscurité, à la fureur sans nom, il ne fallut qu'un battement d'aile. Aussi, il tira de sa poche le poids qu'il fit sauter dans les airs, l'instrument baigné d'ombre et d'une lumière rémanente perça le séraphin qui explosa dans un halo de lumière. Oh, il aurait pu trouver réconfort dans cette image, mais T-Bag ne pensait plus correctement et même si il avait pu, aurait-il été capable d'arrêter cette masse rougeoyante qui balaya la dimension d'une secousse impressionnante ? Peu à peu, la lumière rouge se fit plus aveuglante et il n'y eut plus rien qu'un vide et un silence pesant jusqu'à la déflagration tant attendue.

Derrière son écran d'omniscience la femme bleue chancela puis s'écroula sur le sol, l'arme venait de détruire l'enfer une bonne fois pour toute et commençait à ronger l'éden grâce au lien qu'elle avait trouvé via le séraphin. Les quatre plans autre fois unis se scindèrent irrévocablement faisant tomber la population angélique dans le chaos.

- Alors est-ce ça ? L'apocalypse ? »
- Et les ténèbres envahiront la terre... »
- On aurait dû les arrêter. »
- Ne comprends-tu pas ? Chaque pas qu'ils ont emprunté les ont mené ici, la fin était inéluctable. »
- Tout est fini... »

La planète Terre fut déchirée par les hordes de démons qui avaient réussi à fuir, ainsi que par une série de comètes qui s'écrasa sur la Terre amenant avec elles le restant de la population angélique et puis le purgatoire s'ouvrit dévidant sa population de créatures diverses et variées. Les gens criaient, hurlaient, essayaient de fuir car le chaos s'épaississait de plus en plus.

- Sainte Marie mère de Dieu ! »

Abruzzi embrassa son chapelet en voyant le ciel devenir d'un noir d'encre en plein milieu du repas de famille. Son regard tomba sur Wesley et Giles qui observaient la scène avec une admiration presque scientifique. Il récita alors les seules prières qu'il connaissait tandis que sa grande tante prenait soin de cacher les enfants de la famille dont le jeune LJ sous la grand table du jardin dans un geste inutile puisque le vent souffla sur la terre avant de déverser sur eux un torrent rougeoyant de flammes. Le vieil italien ferma les yeux, il n'avait pas toujours été un homme bon, mais il ne pensait pas finir ainsi, bruler par le brasier de l'enfer.

- Papa, papa regarde, le ciel est tout rouge ! »

Installé dans son fauteuil, Benjamin relava la tête de son journal, sa femme venait de faire tomber son plateau lorsqu'il tourna un regard attentif sur la porte-fenêtre. Un vent presque rouge venait de déraciner l'arbre devant la maison, aussi il sauta hors de son fauteuil afin de protéger sa femme et sa fille des bris de verre qui éclatèrent et se dispersèrent dans la pièce. Le vent foudroyant tira sa femme au dehors, tout ce qu'il put voir d'elle furent ses mains fermement cramponnées à la chambranle de leur porte avant que les cendres de cette étrange tempête ne l'oblige à fermer les yeux. Les cris de sa femme le torturèrent, ramenant les images de morts lors de ses états de services aux Koweit.

- Kacee ! »

C-Note resserra son étreinte sur le corps de sa fille en pleurant, il avait toujours essayé de prendre les meilleurs décisions, mais il n'y avait rien qu'il puisse faire pour sauver sa petite fille, aussi tandis que les poutres cédaient sous la torture du vent, le soldat assura à sa fille qu'elle ne craindrait bientôt plus rien.

- Tu as vu comme il s'amusent ? »
- Bientôt notre fille courra comme ces gosses ! »

Maricruz fit un sourire tendre à son nouveau mari, ses doigts glissèrent sur l'anneau qu'elle avait passé au doigt de Sucre, ils s'étaient dit oui et ce jusqu'à ce que la mort les séparent. Ils avaient beaucoup endurés pour être à nouveau ensemble et chaque soir elle n'oubliait pas de remercier le seigneur et de bénir Michael Scofield, l'homme qui lui avait ramené l'homme de sa vie. Elle ne vit rien, ni le ciel qui se déchira, ni la panique qui prit les passant l'arbre sous lequel le couple et leur bébé avait décidé de faire un pic-nique se déracina après un tremblement de terre fulgurant et recouvrit pudiquement le coupe amoureux et la petite fille dans son landau dans un tombeau discret.

Lorsque le ciel devint rouge sang, Westmoreland était assis sur un banc en face de la tombe de sa fille, il resta apathique devant la stèle lorsque le monde partit en vrille. Le vieil homme souriait presque, sa faiblesse mentale depuis la mort de sa fille ne lui donnait pas l'envie de survivre. Chaque jour, il venait s'assoir là à demander la mort, la délivrance... Un père ne devrait pas avoir à survivre à l'un de ses enfants. Si l'homme avait fait tout ça, tout ce chemin, ça n'avait été que dans le but de la tenir dans ses bras une toute dernière fois, geste qu'il avait pu faire avant que son bébé ne rende l'âme. Ses derniers mots furent pour sa fille qu'il rejoindrait rapidement, brulant sous le feu qui embrasa la terre.

- Greg ? Tu as entendu ça ? »

Le docteur Tancredi fronça des sourcils lorsque leur voisine s'égosilla pour la seconde fois. Vêtue de son déshabillé blanc, la femme sorti du lit, faisant ronchonner l'homme qui venait tout juste de s'endormir.

- Ce n'est pas la fin du monde, vient te rallonger, ça lui arrive de couiner pour rien, cette vieille femme est folle ! »

Sans écouter la mauvaise fois de son amant, la femme se dirigea vers la porte d'entrée, elle glissa un regard au travers du judas afin de vérifier que tout allait bien. La surprise qui l'attendit derrière la fit sursauter, la femme se recula, faisant tomber une étagère de livres. La main sur sa bouche afin de ne pas hurler d'horreur, le toubib tourna un regard terrifié vers l'homme qui s'était retourné dans les draps. La créature rougeoyante brisa la porte d'entrée, attrapant Tancredi par la cheville et l'attirant vers sa gueule béante. Le raffut tira son amant du lit, mais sa mauvaise jambe l'empêcha d'arriver à temps. Le sang baignait l'entrée signe que la seule femme qu'il avait réellement aimé n'était plus. Gregory ne trouva même pas étrange de se trouver nez à nez devant un monstre sorti tout droits des enfers. Il n'essaya pas de fuir car il était bien incapable de courir, mais il ne lâcha pas la créature du regard jusqu'à ce que ses yeux ne discernent plus rien...

- Willow... »

Kennedy s'écroula en pleurent sur le sol de la maison familiale des Summers, tandis qu'Alex et Dawn chantaient faux le dernier tube tendance qui passait à la télé. Kiliane fut le premier à se lever et observer par la fenêtre la nuit faire soudainement place à une lueur funeste. Le Kelpie frissonna, manquant d'air à cause de la montée en température.

- Il se passe quelque chose ! »

Leurs amis de longues dates, installés dans le salon s'arrêtèrent de parler, certains déjà au chevet de Kennedy comprenaient avec effroi que Willow venait de mourir.

- Ils ont échoué ? »
- Non... ils ont réussi. »

Le brun fit tourner l'une de ses nattes violette en poussant un hennissement digne de ce qu'il était véritablement, il ne regarda pas Dawn lorsque la maison se coupa en deux suivant la zébrure du sol, car il n'y avait plus rien à sauver...

Alexander se réveilla en sursaut, il ne sut pas vraiment ce qui l'avait tiré de son sommeil, certainement un cauchemar. L'agent du Shield se redressa dans le lit allumant une cigarette, à côté de lui, l'agent Morgan cilla dans son sommeil semblant reprendre doucement connaissance. Il ne put s'empêcher de descendre le drap qui la couvrait pour observer le corps nu qui s'y dissimulait. Le poirier japonais serait certainement pour une autre fois, mais l'ange n'avait pas eu une mauvaise idée. Cela fait longtemps qu'il n'avait pas décidé de penser à quelqu'un d'autre qu'à sa femme... de désirer quelqu'un d'autre que sa femme. Il fut surpris de voir une silhouette s'approcher de son lit, son arme sur la table de nuit fut attrapée précipitamment et il donna un avertissement qui réveilla sa collègue. Lorsque la silhouette fit un pas en avant il tira à trois reprises, mais la chose s'élança rapidement, Alex jura en voyant le visage de sa femme se découper dans l'obscurité, elle brandit une sorte de pieu qu'elle longea dans l'abdomen de Gretchen avant de se jeter sur la carotide de son ancien mari.

Balthazar resta de marbre face à tout ce qui se passait, car l'essence de Gabriel avait arrêté de luire et il savait de source sûre que le plan suicidaire de l'archange avait réussi, signant avec lui la mort de son ami et frère de longue date. L'armurier de l'Éden leva le nez au ciel cherchant les révélations, mais rien ne répondit à son attente car l'Éden venait d'être dissout dans un nuage rougeoyant. Voir ses frères tomber comme des étoiles filantes le fit sourire, sa main serra celle du gamin dont il avait été affublé tandis qu'il déployait ses ailes.

- Qu'est-ce qui se passe ? »
- Tes pères ont réussi, voilà ce qui se passent. L'éden, l'enfer, le monde des humain et celui des fils d'Eve se fond et ne fera plus qu'un. »
- On va mourir ? »
- Oui. »

Le changeling fronça les sourcils mais n'ajouta rien. L'ange lui avait expliqué en détail ce qui allait arriver, aussi il savait que T-Bag, Michael et son père biologique étaient déjà morts. Il aurait voulu pleurer car ça faisait de lui un orphelin, mais il n'aurait pas ce loisir très longtemps car le sol s'ouvrit lâchant une horde de démons sur la terre ferme. Balthazar s'opposa au plus grand nombre, protégeant l'enfant jusqu'à ce qu'il tombe et que sa lumière divine se taise une bonne fois pour toute. L'enfant observa le ciel de nuit avec un regard enchanteur, il courut derrière les légions en souriant comme un beau petit diable, si c'était là la fin, autant qu'il en profite !