Tsuki

Chapitre 34 : Dernière semaine – Toshiro

Merci beaucoup à Elo17 pour sa review et aux autres qui sont passés. Je vous souhaite d'excellentes vacances (et de bonnes révisions à ceux qui ont des repêches) ainsi que du beau temps et plein de bonne humeur.

Aujourd'hui, c'est Toshiro et quelqu'un qui s'y collent devinez qui est la deuxième personne et je vous ferai un drabble ou OS au choix dans un des animes suivants : Bleach, Kateikyoshi Hitman Reborn et Eyeshield21. (N'oubliez pas de me dire votre couple et le scénario quand vous répondez ce sera plus facile pour moi.)

Certains dialogues seront en italique pour la simple et bonne raison qu'ils apparaissent dans le chapitre 32.

Bonne chance et bonne lecture !

POV : Toshiro

Je n'aurais pas dû dire ses quatre vérités à Tsuki mais elle l'a cherché une espada d'arrancars ! Je me demande si elle connaît le mot responsabilité et voilà que Kyoko me râle dessus il ne manquait plus que ça. L'avantage, maintenant, je sais ce que je dois faire cette dernière semaine dont les trois derniers jours seront des congés. A présent, je sais qui me remplacera s'il y a un problème durant la grande bataille et d'un côté, je m'en sens soulagé.

Dans un soupir, je suis rentré chez moi pour affronter le chat sauvage Kyoko est tellement en colère qu'elle est partie dormir dans le canapé. Je ne comprendrai jamais rien aux femmes et ça ne risque pas de s'améliorer le seul point positif est que maintenant, je dépasse Tsuki question taille. Ma croissance a enfin débuté et franchement, ce n'est pas trop tôt de mon point de vue.

Dès que je suis arrivé dans le salon, j'ai eu droit à un regard meurtrier de la part de ma compagne. Je ne le supporterai plus longtemps ça, c'est une chose qui est sûre et certaine. J'ai des limites qu'il ne faut pas dépasser et je peux avouer que Kyoko est dans la zone rouge. Tout en l'ignorant, je suis passé à côté d'elle et me suis dirigé vers ma bibliothèque pour prendre un quelconque bouquin dans le but de m'occuper l'esprit. Après un certain temps, j'ai senti l'ouverture d'un garganta juste à côté de moi et ai cru apercevoir Tsuki. Sans faire plus attention, je me suis replongé dans ma lecture pour enfin me rendre compte que quelque chose était posé sur ma table un trousseau de clefs accompagné d'un mot.

A la fin de mon livre, je me suis décidé à regarder ce qu'il faisait inscrit sur le bout de papier. Seuls quelques mots étaient gribouillés : « Si Kyoko est insupportable, va dormir chez moi sans le lui dire. Bonne semaine grand frère, Tsuki. » Dans un soupir, je me suis levé et ai fourré le petit trousseau dans ma poche pour ensuite me diriger vers les appartements de la troisième division.

A mon grand désespoir, personne n'est venu me rejoindre la nuit et évidemment, il a fallu que je passe une nuit blanche et pire encore, plongé dans mes souvenirs. En fait, le « grand frère » laissé par Tsuki n'indiquait rien de bon car les seules fois où elle m'a appelé comme ça, c'est avant une mission où on l'a retrouvée presque morte et la seconde est au moment où elle se faisait mordre par Ulquiorra. Je suis sûr à présent que la dernière fois où je verrai ma sœur sera sur le champ de bataille et vraiment plus après à ce moment là, nous parlerons d'elle au passé.

Le matin, je me suis rendu à la réunion quotidienne des capitaines en croisant quelques regards étonnés de la part d'officiers de la troisième division. Une fois arrivé, j'ai attendu que Kenpachi arrive pour que notre briefing commence et comme les jours précédents, nous n'apprenions rien le plan était déjà prévu et en fait, c'était plus pour nous mettre en confiance -si on peut dire- que la réunion avait lieu.

Dans ma division, j'ai croisé Matsumoto une bouteille de Saké à la main en train de discuter avec Abarai. Je suis passé à côté d'eux dans un soupir et me suis rendu dans mes bureaux afin d'achever ma paperasse là bas, Kyoko était en train d'empiler les nouveaux papiers arrivés le matin même.

-Merci Kyoko.

-Oui, je vais y aller si t'as besoin d'aide, appelle Matsumoto.

-J'en ai marre. Tu attends que je rentre dans une colère noire et que je ne sache plus me contrôler ou tu te calmes ?

-Pas besoin de me menacer. Ce que tu as dit à Tsuki-sama est impardonnable elle a fait tout ça pour vous aider, shinigamis.

-Tu ferais bien de profiter des shinigamis parce que je vais te dire que je n'ai même pas envie de me battre et encore moins de survivre pour le peu d'importance que j'ai, tout le monde vivra bien sans moi.

-Je ne vois pas pourquoi tu dis ça.

-Je vais te dire une chose et retiens la bien parce que je ne le dirai qu'une seule fois. Après cette guerre, le nom « Hitsugaya » sera de l'histoire ancienne.

-Att…

Je n'ai même pas pris le temps d'écouter la fin de ce que ma compagne avait à me dire. D'un geste rageur, j'ai ouvert un Senkaimon et ai atterri devant le magasin Urahara. Vu que le gérant était indisponible, j'ai attendu dans la salle d'entraînement et en ai profité pour essayer de retrouver mon calme en compagnie de Hyôrinmaru après un petit quart d'heure, Urahara est venu me chercher avec un sourire énigmatique.

-Que puis-je faire pour vous, Hitsugaya taichou ?

-J'aimerais quelques renseignements.

-Mais bien sûr, en fonction de ce que je sais.

Le reste de ma journée, je l'ai passé sur terre en compagnie d'Ichigo et de sa clique. Durant l'après midi, le shinigami remplaçant a disparu quelques heures avant de réapparaître fatigué. Comme si de rien n'était, il m'annonça qu'il avait vu ma sœur mais quand je lui ai demandé où, il m'a juste dit que c'était dans un endroit secret mais qu'elle se portait bien.

Le soir, je suis rentré chez moi et ai directement été prendre une douche puis me coucher sans passer par la case manger et sans recevoir un simple « bonne nuit » (merci Monopoly). A cause de mon manque de sommeil, je me suis endormi et ai eu un sommeil sans rêves.

Le matin, j'ai encore sauté mon déjeuner et me suis rendu à cette foutue réunion qui commençait sérieusement à me taper sur les nerfs. En sortant de celle-ci, je me suis dit que je n'avais plus que quatre jours en plus de celui-ci à passer seul et l'air de rien, ça me déprimait.

La mort dans l'âme, je suis retourné chez moi et ai pris le livre qui trônait sur la table basse. Dans un soupir, j'ai débuté ma lecture sans grande motivation mais je me suis arrêté quand j'ai aperçu Kyoko par-dessus mon bouquin.

-Tu veux venir au Hueco Mundo avec moi ?

-Je ne te gêne pas ?

-Je m'excuse je n'aurais pas dû me comporter comme ça avec toi.

-C'est pas grave. Allons-y et je présenterai mes excuses à ma sœur.

-Pour ce que tu as dit hier…

-Je verrai bien au moment voulu et en fonction de ce que je saurai faire mais dis-toi bien qu'on ne sait pas éviter l'inévitable.

-Je le sais.

Dans une bonne humeur retrouvée, nous sommes sortis de chez moi et avant d'ouvrir le garganta, nous avons parcouru quelques rues du Seireitei où nous avons croisé Matsumoto et Abarai dans une grande discussion dans laquelle ma lieutenant était presque en larmes. Kyoko m'a alors lancé un regard interrogateur puis d'un commun accord, nous sommes partis vers une ruelle déserta pour ouvrir le portail.

Dès que nous sommes arrivés dans la base de Tsuki, un sentiment désagréable mais à présent familier s'installa dans mon ventre. Après un simple regard autour de moi, j'ai compris que ma sœur n'était pas là et dans un soupir, je me suis approché de Raion pour lui demander où se trouvait Ulquiorra. D'une voix fatiguée, il m'annonça qu'il se trouvait dans le coin nature mais qu'il ne voulait pas être dérangé.

Dans la fameuse salle nature, le cuarta espada de Tsuki était allongé et fixait le plafond avec intérêt. Calmement, je me suis approché jusqu'à ce que la voix d'Ulquiorra vienne briser le silence pesant de la pièce.

-Que me vaut la visite du grand Hitsugaya Toshiro ?

-Je viens prendre des nouvelles de Tsuki. Peux-tu me dire où elle se trouve ?

-Tsuki est partie depuis maintenant trois jours et est introuvable et injoignable parce qu'elle a laissé on soul pager ici.

-C'est de ma faute.

-Probablement. En tout cas, je n'ai plus eu de nouvelles et comme si ça ne suffisait pas, je dois diriger l'espada si elle ne revient pas vite, je crains pour une rébellion.

-Et en quel honneur ?

-Demande à ton quatrième siège de diriger ta division et barre-toi sans rien dire. On verra comment ils vont réagir dans ta division. En tout cas, je ne sais pas si tu as remarqué la tension mais c'est dur à canaliser.

-Il n'y a pas de tension ici à la Soul Society, on prépare tout pour dans quatre jours. Pour dire, je n'ai même plus le temps pour moi. On s'est éclipsé pour venir prendre des nouvelles car nous n'en avons plus eu depuis trois jours.

-Stationnaire pour le moment mais ne vous inquiétez pas, on va tous les descendre avant vous.

-Et que vont devoir faire les shinigamis ?

-Si possible soigner les blessés et nous aider en cas de problème.

-Des nouvelles de Las Noches ?

-Gin se doute de quelque chose alors les autres font profil bas et ne sortent plus ou presque.

-C'est pas bon.

-Je sais.

Nous avons continué à parler de la stratégie de Tsuki surtout à propos du rôle que la Soul Society devrait jouer dans cette guerre. En fait, nous n'aurions presque rien à faire car l'espada de Tsuki s'occupera de tout et apparemment, il y aurait aussi une aide extérieure que je ne pouvais pas savoir. J'allais demander des informations plus précises sur ces inconnus lorsqu'un portail s'ouvrit près de nous. Tsuki en sortit mais pas comme je l'aurais cru : borgne, pleine de balafres, en appui sur Neko en version bankai et presque égorgée. En quelques pas de shunpo, Ulquiorra était devant elle et la rattrapa dans sa chute. Sans un mot, nous l'avons conduite dans ses appartements et avons attendu qu'elle reprenne connaissance. Elle ne s'est réveillé que quelques heures après son arrivée.

De suite, Tsuki prit la parole et commença à raconter tout ce qu'elle avait fait durant ces trois derniers jours.

-Aizen nous a bien eus. Il a formé une deuxième espada bien plus puissante que la première. Je suis tombée dessus par hasard et je peux dire que j'ai eu de la chance de m'en sortir si le primera n'était pas intervenu parce que je suis une belle arrancar égarée dans le Hueco Mundo, vous ne m'auriez jamais revue.

-Qu'est-ce que tu as fait durant ces trois jours ?

-Le premier jour, j'ai été vagabonder dans le Rukongai à la chasse aux souvenirs. Le deuxième, je l'ai passé chez les vizards pour leur expliquer ce que j'avais prévu et le dernier jour donc aujourd'hui, j'ai flâné dans le Hueco Mundo à la recherche d'un Vasto Lorde pour essayer de manger quelque chose avant de rentrer ici. Je suis tellement énervée que je tuerais le premier qui vient m'énerver. Sinon, ça s'est bien passé ici ?

-Je n'aime pas diriger les troupes et en plus, je ne suis pas le plus puissant ici.

-T'inquiètes pas, je suis revenue. Je vais aller rassurer les autres.

-Tu devrais te reposer tu dois reprendre des forces pour fin de la semaine.

-Ne t'inquiètes pas pour moi, je suis une grande fille d'ailleurs, quand on regarde mon frère, on se rend compte qu'il est plus grand que moi.

Je pense que Tsuki avait totalement oublié que je me trouvais dans la même pièce qu'elle mais elle s'en est aperçue quand je me suis étouffé. Elle détourna juste son regard puis essaya de se lever mais encore une fois, son amant l'a rattrapa elle se rallongea sur son lit avec un soupir résigné puis demanda à Ulquiorra de nous laisser tous les deux. Une fois que la porte s'est refermée, elle a commencé.

-Tu sais Toshiro, cette guerre, elle ne finira que quand Sosuke Aizen sera mort et je peux aussi te dire qu'en tant que leader, il n'est pas assez fou pour créer une armée dont un seul membre est plus fort que lui. Toute personne normale en fait autant, moi y compris.

-Où veux-tu en venir ?

-Je me battrai contre Aizen mais je ne pense pas que j'en ressortirai vivante alors je te le dis comme je le pense. Je suis persuadée que tu vas me suivre n'est-ce pas grand-frère ?

-Comment as-tu su ?

-Je te connais assez alors, s'il te plaît, pour Kyoko, va trouver Urahara Kisuke et arrange toi pour qu'après cette foutue bataille, elle ait un souvenir de toi.

-C'est ce que tu as fait je suppose ?

-Exactement. Je vais aussi te dire quelque chose d'utile : pour un corps spirituel, il faut plus ou moins cinquante ans pour réapparaître à la Soul Society et il y a un certain pourcentage de chance pour que tu récupères ta mémoire ainsi que tes pouvoirs. De mon côté, tout est déjà orchestré et c'est déjà sûr pour certaines choses telles que l'avenir de la troisième division ainsi que pour ce qu'il restera de mon espada. J'espère que tu comprendras mon choix.

-Je ne sais pas je trouve ça totalement stupide mais je fais pareil donc je ne peux pas juger.

-J'aimerais que tu me promettes deux choses grand frère. La première soit que tu profites de la présence de Kyoko et la seconde est que si tu ressuscites et moi aussi, on se recherche.

-Tu sais comme le Rukongai est grand ce sera impossible.

-Non, Kisuke m'a dit qu'il partira de temps en temps à notre recherche.

-Je te promets de faire de mon mieux. A plus tard Tsuki.

-On se reverra sur le champ de bataille.

Je suis ressorti comme si de rien n'était mais intérieurement, c'est un véritable combat intérieur qui se déroule. En plus, l'endroit où je me trouve ne m'aide pas à éclaircir mes idées. D'un coup, j'ai été trouver Kyoko et lui ai proposé un restaurant avant que l'on ne rentre à la Soul Society elle accepta à mon grand soulagement. Dix minutes plus tard, nous quittions les autres avec un grand sourire aux lèvres pour ma compagne et un simple sourire pour moi.

Les quatre derniers jours, je les ai passés rien qu'avec Kyoko dans le Rukongai (avec l'accord du soutaichou). Nous enchaînions dîners en tête à tête, ballades, visites du quartier ainsi que parties de jambes en l'air.

Ce qui m'affectait le plus, c'est que durant ces derniers jours, nous avions développé une vie de couple comme on aurait pu en rêver et même si Kyoko ne le savait pas encore, nous allions devoir nous quitter.

Devant le garganta, nous étions tous rassemblés dans l'ordre de nos divisions chaque cinq premiers sièges en fait. Derrière moi se trouvait ma compagne et la place à ma droite était réservée à ma lieutenant. Lorsque le soutaichou ouvrit le portail, un soupir de pure tristesse franchit mes lèvres et je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un regard par-dessus mon épaule pour vérifier si Kyoko allait bien.

D'un pas décidé, je suis rentré dans le portail.

***POV : Bonus

Nous avançons calmement dans le Senkaimon et à présent, je m'en veux. Je n'ai même pas eu le courage de lui dire que j'étais enceinte.

Ben voilà pour ce chapitre sur Toshiro et je dois dire que j'ai réussi à le faire assez long à mon goût et en seulement deux jours.

Pour le cadeau énoncé au début, il suffit que vous trouviez le nom de notre chère Bonus. Un indice, c'est une fille. Bon courage à tous et à toutes, Manion-chan.

P.S. Je mettrai sûrement le(s) gagnants sur une page suivante avec le titre de leur histoire. Si le gagnant ou la gagnante est inscrit su , il recevra un message lui disant qu'il a gagné. Cette fois-ci, il peut y avoir plusieurs gagnants mais je fermerai le bonus le mercredi 21 juillet 2010.

3 jours