Une si fragile flamme.

2e partie : le Purgatoire.

Disclaimer: tous les personnages sont à JK Rowling, sauf ces 8 là: Aurelius, Mireán, Kermar, Eric Sidle, Mathilde Soledango, Adrian Celas, Crimson Lance et Elric. Les poèmes et citations qui sont en tête de chapitres ne sont pas de moi non plus. Et la track-list, c'est juste pour l'ambiance…


Reviews:

- Linalyna/ Lady Snake: moi aussi. Mais ça ira peut-être mieux sur la durée (enfin, je l'espère, parce qu'il m'a fallu presque un an pour l'écrire). Pour Harry et Draco, ne t'inquiète pas, ça va bouger, même si ça prend du temps.

- Vega264: comme je te l'ai dit, Snape n'a pas fini de pleurer et de souffrir (à la lumière du tome 6, je ne regrette pas ce qu'il endure, mais bon…). Et pour ce qui se passe entre Harry et Draco, ça bouge vraiment dans la 2e moitié de cette partie-ci, mais après ça ne s'arrête plus jusqu'à la fin. Bises, et merci pour tes reviews.


Chapitre 4: Malaise.

Severus était assommé par ce qu'avait dit Fudge. Et dire qu'il n'avait rien vu venir…Mathilde, une opposante de Voldemort ? Il avait encore du mal à y croire. Il traversa le couloir, descendit les escaliers et s'engagea dans le passage menant à ses appartements. Se prenant le pied sur l'arête d'une dalle, il trébucha et tomba contre le mur. Il gémit. Le Saule Cogneur ne l'avait vraiment pas raté, et son épaule le faisait toujours souffrir, même si la douleur s'était atténuée.

- Saleté de dalle ! maugréa le professeur. Il faudra que j'en parle à Rusard.

Il prononça le sort de déverrouillage et rentra chez lui. Le salon était plongé dans l'obscurité.

- LUMOS !

Une lueur pâle et blafarde apparut au bout de sa baguette, lui permettant de s'orienter dans la pièce. Il alluma une torche au mur et posa sa baguette sur la table après l'avoir éteinte.

- INCENDIO !

Aussitôt, des flammes s'élevèrent dans la cheminée, projetant une lumière orangée sur les meubles et le tapis. Snape alla se blottir dans un des fauteuils et ferma les yeux. Il avait mal au crâne, et le simple fait de penser l'épuisait. Il regarda la pendule posée sur le manteau de la cheminée. Bientôt midi. Il n'avait pas faim. Mais il savait que si il n'allait pas dans la Grande Salle, Dumbledore n'hésiterait pas à venir lui-même le chercher. Il se leva et tituba. La lumière du feu l'éblouissait, et il avait l'impression d'étouffer. Il secoua la tête et sortit dans le couloir, où la fraîcheur le revigora un peu.

Quand il arriva à la porte par laquelle les professeurs entraient dans la Grande Salle, il entendit les bavardages des élèves et faillit renoncer. Finalement, il poussa le battant et gagna sa place le plus rapidement possible. Le ton baissa d'un cran à son entrée, puis les conversations reprirent de plus belle.

- J'ai bien cru que j'allais être obligé de descendre voir sui vous alliez bien, dit Dumbledore en se penchant vers lui.

- Je suis désolé. Je n'avais pas vu l'heure. Je mettais de l'ordre dans des papiers, articula le professeur de potions à grand peine.

Il regarda la salle et tous ceux qui s'y trouvaient. Pour la première fois depuis bien longtemps, il eut le sentiment de ne pas être à sa place. Il prit sa fourchette pour se donner une contenance, piqua un morceau de viande et le porta à sa bouche. Il avait l'impression de mastiquer du cuir de dragon et faillit s'étouffer en l'avalant.

- Est-ce que ça va, Severus ? demanda McGonagall.

- Oui, oui.

- Vous en êtes sûr ? Vous êtes très pâle.

- Je vous dis que je vais bien.

Un élève éclata de rire à la table des Serpentards, et Snape sentit son sang battre à nouveau douloureusement dans ses tempes. Il avait la nausée et ne savait pas comment sortir de table sans alerter tout le monde. Il but une gorgée d'eau, et sa main se mit à trembler quand il reposa son verre. Il avait de plus en plus de mal à respirer, comme si sa poitrine était prise dans un étau. Il regarda Albus.

- Le ministre est déjà reparti ?

- Pour l'instant, oui. Il n'avait plus rien à faire ici. Mais j'espère bien le revoir, dit le directeur en se tournant vers le professeur. Après tout, il vous doit des excuses publiques, et je compte bien les obtenir, ajouta-t-il sèchement.

Snape tenta vainement de s'intéresser à nouveau au contenu de son assiette, mais il dut renoncer. C'était vraiment au dessus de ses forces.

- Albus, je vous prie de m'excuser, mais je dois préparer mon cours pour lundi après-midi, balbutia-t-il.

- Mais allez-y, répondit Dumbledore sans le quitter des yeux.

- Merci, bredouilla le professeur, qui avait la plus grande difficulté à parler.

Il se leva et vacilla.

- Severus ?

- Ça…aller…santé.

La vue de Snape se brouilla, et ses propos devinrent de plus en plus confus. Il devait absolument sortir de la Grande Salle et retourner chez lui. Il se dirigea vers la porte et glissa le long du mur. Une élève de Serdaigle poussa un cri en voyant le professeur tomber, et le silence se fit.

- Je savais bien que ça finirait par arriver, murmura Dumbledore. Ce n'est rien. Le professeur Snape a juste un léger malaise.

Les élèves étaient figés.

- MOBILICORPUS.

Le corps inanimé de Severus s'éleva dans les airs.

- Minerva, s'il vous plaît, voulez-vous dire à madame Pomfresh que j'arrive avec Severus et qu'il a besoin du plus grand calme.

- Pas de problème.

Elle quitta la Grande Salle et se rendit à l'infirmerie, où elle fut rejointe quelques minutes plus tard par Dumbledore et Snape, toujours inconscient.

- Que s'est-il passé ? demanda Pompom en les voyant arriver.

- Le professeur Snape a eu un malaise au cours du déjeuner. Mais ce n'est rien de grave, rassurez-vous.

L'infirmière regarda Severus, qui avait toujours les yeux clos.

- Rien de grave, c'est vite dit, marmonna madame Pomfresh. Avec le choc qu'il a reçu après la mort de sa femme…

- Justement. Je pense qu'un peu de tranquillité ne lui fera pas de mal. Du moment qu'il y a toujours quelqu'un pour le surveiller.

Dumbledore fixa l'infirmière.

- Vous pensez qu'il pourrait aller jusque là ?

- Il est professeur de potions avant tout, ne l'oubliez pas. Même si je ne crois pas qu'il le fera, pour répondre à votre question.

Severus fut installé dans un lit un peu à l'écart, près du bureau de Pomfresh.

- Il est épuisé moralement et physiquement. Prenez le plus grand soin de lui. Il le mérite, même si il ne le pense pas. Et c'est un des meilleurs professeurs que Poudlard ait eu. Je veux le garder.

- Ne vous inquiétez pas. J'arriverai à le remettre sur pieds.

- Je sais. Je vous fais confiance. Á propos, comment va Neville Londubat ? Je ne l'ai pas vu à midi.

- Beaucoup mieux. Quelques jours de repos lui ont fait le plus grand bien. Mais vous devriez aller le voir. Il s'en veut beaucoup pour l'incident du bureau explosé.

- Oui, Minerva m'en a parlé. Savez-vous où je peux le trouver ?

- Il doit sûrement être en train de travailler dans une des salles vides du premier étage. Il n'a pas arrêté de dire qu'il prenait du retard tout le tems qu'il a été alité. Quand il est sorti, il a juste parlé de continuer à s'entraîner.

- S'entraîner ?

- Oui, c'est le mot qu'il a utilisé. Heureusement qu'il a une grande capacité de récupération, parce que je suis certaine que je le reverrai ici.

- Bien. Encore merci, Pompom.

- De rien, Albus.

Dumbledore quitta l'infirmerie et décida de partir à la recherche de Neville. Il n'avait pas eu le temps de tirer les choses au clair avec le jeune homme à cause des problèmes de Severus. Mais maintenant, il voulait savoir pourquoi le meuble avait explosé. Et il finirait bien par le savoir.


Prochain chapitre: Harry en découvre un peu plus sur le passé du Maître de potions.