Disclaimer: Tous les persos appartiennent à Stephenie Meyer, je ne réclame que ma jolie lettre d'amour lol. Bon et si je pouvais aussi obtenir son propriétaire je dirais pas non ^^

A/N: Suite à vos demandes, voici la suite et fin de l'histoire, du POV d'Alice. J'espère que ça répondra à vos attentes, mais les reviews sont là pour m'en informer!!!


APOV

J'étais vraiment en colère. Je veux dire, ce n'était pas comme si je lui demandais de se souvenir de plein de choses. Nous avions cet accord tacite de ne célébrer que deux fêtes tous les deux, notre anniversaire de rencontre, le plus important, et notre anniversaire de mariage. Les autres fêtes nous importaient peu, même s'il nous arrivait de les faire en famille. Je tenais particulièrement à ces deux là, car en général les autres n'étaient pas concernés, et nous nous retrouvions seuls au monde, savourant ce petit moment d'intimité partagée.

Mais cette année là mon Jasper m'avait déçue, pour la première fois en près d'un siècle de vie commune. Il avait purement et simplement oublié notre anniversaire de mariage, symbole de notre union aux yeux du monde, et des gens qui comptaient pour nous. Etait-ce signe que nous tombions dans la routine, comme tous ces couples humains ? J'espérais que non, car je ne pouvais pas me résoudre à penser de cette manière. J'aimais mon mari comme au premier jour, m'extasiant à chaque instant sur sa patience, sa gentillesse, sa douceur, et remerciant le ciel de l'avoir un jour mis sur mon chemin.

Mais là, pour le moment, j'étais en colère. Parce que jamais il n'avait oublié avant, parce que je pensais réellement qu'il allait me faire une surprise, parce que j'avais même fait de mon mieux pour ne pas tricher avec mes visions. J'avais même déjà préparé son cadeau, une montre à gousset argentée avec l'écusson de l'Armée de la Confédération gravée sur le battant. Et rien. Il avait seulement oublié le jour que l'on était. Il avait pourtant acheté un cadeau, pas de problème avec ça, mais quand il me l'offrit vers les 23h après que je lui ai rappelé la date, ça avait perdu de son charme. Il s'était excusé, au moins cent fois, mais j'étais trop contrariée pour le pardonner tout de suite. Il allait devoir faire mieux que ça. Alors j'étais allée me coucher en boudant comme une enfant de huit ans, et ne lui avait plus adressé la parole de la nuit. Il avait bien essayé quelques tentatives de rapprochement, mais je lui avais fait clairement comprendre qu'il n'avait pas intérêt à espérer quoi que ce soit de moi ce soir là. Non mais, les réconciliations sur l'oreiller, ça marchait peut-être pour Rosalie et Emmett, mais nous étions différents.

Les jours qui suivirent, j'étais toujours contrariée, et même si je lui parlais de nouveau, je me montrai assez froide et distante avec lui. Je n'étais pas allée chasser en sa compagnie depuis quelques jours, et je savais qu'il en était affecté. Cela pouvait paraître exagéré, mais je voulais qu'il comprenne qu'il m'avait fait de la peine. Alors je l'ignorai un peu, passant tout mon temps avec mes sœurs.

Et puis ce soir là, alors que je rentrais d'une séance de shopping intensive avec Rose et Bella, j'aperçus immédiatement la petite enveloppe posée avec soin sur mon oreiller. Reléguant tous mes paquets dans un coin de la pièce, je vins m'asseoir sur le bord du lit et m'en saisit. L'odeur qui l'accompagnait m'était familière, celle de mon Jasper. Un instant je pris peur. Et si j'avais été trop loin ? Et si je l'avais poussé à bout au point qu'il s'agisse d'une lettre d'adieux ?! Non, il ne pouvait pas partir, je ne le supporterais pas. Je tâchai de me rassurer en me disant que si effectivement il s'agissait d'une lettre d'adieux, alors je l'aurai vu en vision. Les mains tremblantes, je fixai avec attention la belle écriture soignée sur l'enveloppe. Il avait juste écrit mon nom sur le devant. Prenant mon courage à deux mains, je décidai de l'ouvrir, retenant mon souffle.

« Ma très chère Alice,

Je ne sais par où commencer. Peut-être devrais-je simplement te dire combien je t'aime. Plus que tout, plus que ma vie, aujourd'hui et pour l'éternité. Mais ce serait inutile, car tout cela tu le sais déjà… Je me fais un devoir te le rappeler chaque jour que le destin me permet de rester à tes côtés. J'ai été béni des cieux en recevant ton amour, et par un geste maladroit de ma part, le voici bafoué, et tu dois surement te retrouver confuse vis-à-vis de mon geste.

Je sais que cette lettre n'effacera en rien mon erreur, ni ta colère, par ailleurs justifiée, à mon égard. Mais le fou que je suis persiste à s'accrocher à l'espoir que tu me pardonneras pour avoir oublié l'une des choses les plus importantes à notre couple. Te rencontrer reste surement le plus beau cadeau qu'il m'ait été donné de recevoir... Gagner ton amour fut le miracle de ma longue, très longue existence. Alors que je ruine tout ce bonheur en « oubliant » notre anniversaire de mariage, qui fut le sacre de notre amour, je peux comprendre que tu m'en veuilles, et que tu me croies indigne de ton amour… Vivre sans me nourrir de sang humain me paraît difficile, parfois même insurmontable, mais vivre sans ton amour est pire encore, il n'existe pas de mots pour décrire cet enfer permanent.

Alors je t'en prie, je t'en conjure, n'y renonce pas, et donne moi une chance de te rendre heureuse une nouvelle fois. Quoi qu'il m'en coûte, quoi que tu me demandes, considère-le comme acquis, car je donnerais ou renoncerais à tout pour de nouveau pouvoir te tenir entre mes bras, pouvoir encore sentir tes lèvres contre les miennes, pouvoir caresser ta peau de mes mains pourtant si impures.

Je ne suis pas très doué quand il s'agit d'exprimer ce que je ressens par écrit Alice, mais sois sure d'une chose, car moi je le suis plus que jamais, je t'aime, et veux passer le reste de l'éternité avec toi.

Jasper »

C'est dans ce genre de moments que j'aurais souhaité être humaine, pour pouvoir laisser les larmes qui menaçaient couler librement sur mes joues, au lieu de laisser mes épaules se secouer bêtement. Comme d'habitude, mon Jasper savait trouver les mots, savait ce que je voulais entendre. Bien qu'en colère contre lui, jamais je n'avais imaginé un instant le quitter, il était tout pour moi, comme j'étais tout pour lui. Serrant la lettre contre mon cœur inerte, je décidai de rendre les armes et de signer l'armistice. Il s'était assez torturé l'esprit comme ça, il était temps de le ramener à moi.

Glissant l'enveloppe dans le tiroir secret de ma coiffeuse – où je gardais toutes les choses les plus précieuses que je possédais – je me dirigeais joyeusement vers l'étude où il avait trouvé refuge. Je ne frappai pas à la porte, entrant sans un bruit. Il était inutile que je parle, je savais qu'il m'avait instantanément reconnue, même s'il me tournait le dos pour ranger un livre dans la bibliothèque. Sans un mot, je m'avançai à sa hauteur, avant de venir l'enlacer par derrière, enfouissant mon visage dans son dos musclé. Je le sentis se détendre, laissant échapper un soupir de soulagement. Il se retourna pour me faire face, plongeant timidement ses iris dorés dans les miens.

« Je suis désolé Alice. Je t'aime. »

« Et je t'aime aussi. »

« Pardonné ? »

« Pardonné. »

A ces mots il prit mon visage entre ses mains et m'embrassa avec force et passion. Rapidement le désir se réveilla en nous, et nous nous mîmes en tâche de célébrer, avec un peu de retard, notre anniversaire de mariage…


Arrivant bientôt à la 40e OS, je me suis dit que ce serait sympa de vous laisser choisir l'histoire que vous voudriez. Alors faites vos suggestions, et je m'atèlerai à l'écriture de la plus populaire! ++